<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd"><channel><title><![CDATA[Daily Green - La nature en ville]]></title><description><![CDATA[Je vous invite à parcourir la ville et partager un moment avec celles et ceux qui font de nos villes des lieux plus vivants, plus verts, sensibles à la santé et à la cohésion sociale. 

Bienvenue sur Daily Green. <br/><br/><a href="https://dailygreen.substack.com?utm_medium=podcast">dailygreen.substack.com</a>]]></description><link>https://dailygreen.substack.com/podcast</link><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Mon, 25 May 2026 05:23:16 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://api.substack.com/feed/podcast/55233.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><author><![CDATA[Hicham E.]]></author><copyright><![CDATA[Hicham En Nakhla]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[dailygreen@substack.com]]></webMaster><itunes:new-feed-url>https://api.substack.com/feed/podcast/55233.rss</itunes:new-feed-url><itunes:author>Hicham E.</itunes:author><itunes:subtitle>S’inspirer de la nature, inspirer la ville !

</itunes:subtitle><itunes:type>episodic</itunes:type><itunes:owner><itunes:name>Hicham E.</itunes:name><itunes:email>dailygreen@substack.com</itunes:email></itunes:owner><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:category text="Science"><itunes:category text="Nature"/></itunes:category><itunes:category text="Science"><itunes:category text="Nature"/></itunes:category><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/55233/1eb9c26b89a98babdeb03bad9ad1c14b.jpg"/><item><title><![CDATA[[EP#23] le paysage est politique avec Nicolas Deshais - Fernandez]]></title><description><![CDATA[<p>Bonjour, </p><p>Je découvre Nicolas Deshais-Fernandez par un post LinkedIn intitulé "Je ne suis pas désolé". </p><p>D'ailleurs, ce n’est pas un post, c'est une tribune, une prise de position franche et assumée, pour ses collaborateurs, pour son métier, pour la valeur économique de son expertise.</p><p>Paysagiste concepteur et botaniste depuis 13 ans, Nicolas ne rentre dans aucune case. Formé à l’École Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux, il passe par le Jardin Botanique de la ville, aux côtés de Philippe Richard et Dominique Vivand. Puis il rejoins Gilles Clément et Coloco, avant de fonder l’Atelier NDF avec une conviction profonde : <strong>nous sommes le paysage.</strong></p><p>Aujourd’hui, il est aussi adjoint au maire de Ferrières-en-Gâtinet, en charge du cadre de vie et de la transition écologique. Avec la conviction que regarder le problème de l’autre côté de la barrière ne suffisait plus.</p><p>Dans cet épisode, Nicolas démonte les préjugés sur les mauvaises herbes, les espèces invasives, la palette végétale. Il nous rappelle que le vrai responsable du déclin de la biodiversité, c'est nous. Et que sans argent, sans ambition politique, même les meilleures idées seront vouées à rester sur le papier.</p><p>Bonne écoute </p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/3cyeX0295tQEcNoUUXridD?si=fK___1CcQnWbzn1l8vQk0Q"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/23-le-paysage-est-politique-avec-nicolas-deshais-fernandez/id1819952254?i=1000767783791"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/hfunuTa9bEA"><strong>YouTube</strong></a><strong> |</strong></p><p><strong>La ville n’est jamais un espace vide</strong></p><p>Nicolas a passé des années à travailler sur les friches et les délaissés urbains à Bordeaux. Sa conviction : ces espaces que l'on dit "vides" ne le sont jamais. Ils sont remplis d'usages informels, de végétal spontané, de vie. </p><p>La mauvaise herbe qui pousse dans un trottoir n'est jamais un problème esthétique, c'est un signal, un indicateur. Et donc avant d'agir, on se doit d’apprendre à lire ce que le vivant raconte.</p><p><strong>Le végétal n’est pas un mobilier, encore moins sur le PLU</strong></p><p>Encore aujourd’hui dans beaucoup de projets, on place un arbre sur un plan comme on placerait un banc. On l’illustre simplement par un rond sur AutoCAD. </p><p>Nicolas vient de la biologie végétale et quand il arrive sur un site, il regarde d’abord ce qui pousse. Le végétal raconte le sol, la fréquentation, l’histoire du lieu. </p><p>Et avec le dérèglement climatique qui s’accélère, ce qui est local aujourd’hui ne le sera plus dans vingt ans. </p><p><strong>“Comment peut-on figer dans des documents d’urbanisme une palette végétale qui évolue plus vite que ces documents ? On ne s’autorise pas assez l’expérimentation.”</strong></p><p><strong>D’abord le portefeuille, ensuite le papillon</strong></p><p>Si ce concepteur paysagiste est engagé, c’est aussi et avant tout un entrepreneur depuis plus de dix ans.</p><p>Et il a appris à faire face aux logiques économiques du métier. Au début, il arrivait en réunion avec ses papillons et ses plantes indigènes, avec l’espoir de sensibiliser ses interlocuteurs aux enjeux de biodiversité…Il perdait à coup sûr. </p><p>Aujourd’hui, il parle d’abord foncier, valorisation, retour sur investissement. Et si le papillon et la biodiversité s’invitent dans l’équation, c’est pour lui une victoire. </p><p>Selon lui, cela n’a rien selon lui d’une compromission. C’est de la stratégie, car sans argent, même le meilleur manifeste du monde ne sort jamais de terre.</p><p><strong>Dans cet épisode, on a parlé de :</strong></p><p>* Pourquoi une friche urbaine n’est jamais vide, elle est remplie d’usages invisibles</p><p>* La mauvaise herbe comme miroir politique de notre société</p><p>* Comment convaincre un promoteur en parlant d’abord au portefeuille, et ensuite au papillon</p><p>* Le dérèglement climatique redessine la palette végétale plus vite que nos documents d’urbanisme</p><p>* La réglementation qui étouffe la liberté du concepteur paysagiste à petit à petit</p><p>* Et pourquoi les seuls responsable du déclin de la biodiversité, c’est nous.</p><p><strong><em>“Les projets, c’est des prétextes pour donner la parole au paysage et au végétal. Je suis davantage militant que concepteur.”</em></strong></p><p><strong><em>_Nicolas Deshais Fernandez</em></strong></p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/3cyeX0295tQEcNoUUXridD?si=fK___1CcQnWbzn1l8vQk0Q"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/23-le-paysage-est-politique-avec-nicolas-deshais-fernandez/id1819952254?i=1000767783791"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/hfunuTa9bEA"><strong>YouTube</strong></a><strong> |</strong></p><p>Nous espérons que cet épisode vous a plu et qu'il vous a convaincu d'une chose : la nature en ville, ce n'est pas qu'une question d'esthétique. C'est une question politique, économique et culturelle. </p><p><strong>Un grand merci à notre partenaire </strong><a target="_blank" href="https://www.salonduvegetal.com/"><strong> le Salon du Végétal</strong></a><strong>, le rendez-vous des professionnels qui façonnent le végétal de demain</strong></p><p><strong>L’évenement se tiendra à Angers du 15 au 17 Septembre 2026.</strong></p><p>le Salon du Végétal réunit l’ensemble des acteurs de la filière pour découvrir les innovations végétales, partager les expertises et imaginer les solutions face aux enjeux climatiques, urbains et sociétaux.Au programme : nouvelles variétés, solutions pour la nature en ville, innovations techniques et rencontres entre professionnels engagés pour un végétal plus durable.</p><p>Retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a>, <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a> et <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/@Daily_Green_nature">Youtube</a>). Si vous avez aimé ce numéro, merci de nous soutenir en mettant un like et/ou en partageant cet épisode.</p><p>Prenez soin de vous !</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://dailygreen.substack.com?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">dailygreen.substack.com</a>]]></description><link>https://dailygreen.substack.com/p/ep23-le-paysage-est-politique-avec</link><guid isPermaLink="false">substack:post:197507629</guid><dc:creator><![CDATA[Daily Green]]></dc:creator><pubDate>Fri, 15 May 2026 13:27:04 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/197507629/21eef6564ea68a7e4d1bdc4140be3b8c.mp3" length="35829282" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Daily Green</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2986</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/55233/post/197507629/bf3ac228e6d7413173192a55438ddb99.jpg"/></item><item><title><![CDATA[[EP#22] L’agriculture urbaine : les villes fertiles et solidaires avec Romain Guitet (AFAUP)]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/71hv5rufuUjOWX4xLx4uVL?si=ybssJQaYTgKboXuJKmB-tg"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/22-lagriculture-urbaine-les-villes-fertiles-et-solidaires/id1819952254?i=1000764393886"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/AtMpJ3hRh-E?si=6AG-8ORM_Qd408HP"><strong>YouTube</strong></a><strong> |</strong></p><p>Bonjour,</p><p>L’agriculture urbaine est souvent réduite à des images de potagers sur les toits ou à des start-ups high-tech qui ont fait la une des journaux avant de s’effondrer. La réalité est bien plus riche, plus diverse et surtout plus ancrée dans le quotidien des habitants.</p><p>J’ai eu le plaisir d’échanger avec <strong>Romain Guitet</strong>, chargé de mission au sein de l’<strong>AFAUP </strong>Association Française d’Agriculture Urbaine Professionnelle. </p><p>L’AFAUP, dont la mission est de <em>“faire de l’agriculture urbaine un levier incontournable pour rendre les villes durables, fertiles et solidaires”</em>, compte aujourd’hui plus de <strong>4 500 lieux</strong> recensés partout en France. </p><p>Romain y œuvre depuis cinq ans au développement et à la reconnaissance de ce secteur.</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Une agriculture qui dépasse la production</strong></p><p>Quand on parle d’agriculture urbaine, on imagine souvent des salades et des tomates. Mais la réalité du terrain est tout autre.</p><p>Romain l’affirme clairement : </p><p>L’agriculture urbaine, bien sûr qu’il y a une dimension productive, mais il y a aussi une dimension pédagogique, sociale, paysagère, écologique, toutes ces vocations doivent être prises en compte.</p><p>L’AFAUP distingue quatre grandes familles de professionnels : les <strong>producteurs</strong>, les <strong>producteurs-animateurs</strong>, les <strong>animateurs</strong> et les <strong>bureaux d’études et conseil</strong>. Chacun porte un modèle économique différent, avec ses contraintes et ses réussites.</p><p><strong>4 500 lieux en France</strong></p><p>L’AFAUP dispose aujourd’hui d’un outil de référence : l’Observatoire de l’Agriculture Urbaine, qui recense plus de 4 500 lieux en France. <strong>La grande majorité de ces lieux, 80% sont des jardins et potagers collectifs </strong>: jardins partagés, familiaux, thérapeutiques ou ouvriers. Les 20% restants sont des structures professionnelles à modèle marchand, avec des salariés, un chiffre d’affaires et une modèle économique à assumer au quotidien.Pour les porteurs de projet qui envisagent un modèle productif viable, Romain pose un seuil clair : en dessous de 5 000 m², la viabilité économique devient difficile à atteindre. </p><p><strong>Le foncier : nerf de la guerre</strong></p><p>C’est le sujet qui concentre le plus de tensions pour les agriculteurs urbains. Romain est direct : <em>“Demander à un agriculteur en ville de trouver son rythme de croisière en trois ans et d’être auto-financé, c’est presque une chimère.”</em></p><p>Les baux trop courts, souvent six ans ou moins, fragilisent les ambitions. Les projets ont besoin de temps pour s’enraciner. <em>“Le cycle du vivant, ce n’est pas d’un claquement de doigts que l’on construit un écosystème productif.”</em></p><p><strong>L’AFAUP milite pour des baux plus longs et une véritable volonté politique</strong> d’allouer du foncier urbain à ces projets.</p><p><strong>Les leçons des échecs des start-ups</strong></p><p>AgriCool, Agripolis… Ces noms ont marqué les esprits. Romain tire une leçon simple : </p><p>C’est une leçon d’humilité, ça ne sert à rien de voir trop grand, d’avoir les yeux plus grands que le ventre. Des investissements trop lourds, clairement.</p><p>Ces échecs ont surtout biaisé la perception de l’agriculture urbaine en la réduisant à la technologie et à la production intensive, alors que <strong>90% des projets en France fonctionnent en pleine terre ou en bac</strong>.</p><p>Mais Romain apporte une nuance importante : il n’est pas là pour distribuer bons et mauvais points. L’AFAUP ne juge pas les modèles, elle les accompagne. </p><p>Nous espérons que ce nouvel épisode vous a plu et qu’il vous a convaincu d’une chose : la nature en ville, ce n’est pas qu’une question d’esthétique, c’est une question d’adaptation, de lien et de sens. Et l’agriculture urbaine en porte les valeurs humblement, concrètement, un quartier à la fois.</p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/71hv5rufuUjOWX4xLx4uVL?si=ybssJQaYTgKboXuJKmB-tg"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/22-lagriculture-urbaine-les-villes-fertiles-et-solidaires/id1819952254?i=1000764393886"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/AtMpJ3hRh-E?si=6AG-8ORM_Qd408HP"><strong>YouTube</strong></a><strong> |</strong></p><p>Retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a>, <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a> et <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/@Daily_Green_nature">Youtube</a>). Si vous avez aimé ce numéro, merci de nous soutenir en mettant un like et/ou en partageant cet épisode.</p><p>Prenez soin de vous !</p><p></p><p><p>Recevoir les prochains épisodes !</p></p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://dailygreen.substack.com?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">dailygreen.substack.com</a>]]></description><link>https://dailygreen.substack.com/p/ep22-lagriculture-urbaine-les-villes</link><guid isPermaLink="false">substack:post:195725384</guid><dc:creator><![CDATA[Daily Green]]></dc:creator><pubDate>Thu, 30 Apr 2026 08:19:18 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/195725384/d71c7e258de68c1994c854adb637483c.mp3" length="32091473" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Daily Green</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2674</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/55233/post/195725384/2341eb499c90854692f1573af83419a4.jpg"/></item><item><title><![CDATA[[EP#21] La ville du quart d'heure : de la proximité au soin avec Carlos Moreno ]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/4LwmYdzs4mUSDoQYDKTZqh?si=aiiaquiWQI6nX56HY9-y2Q"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/ep-21-la-ville-du-quart-dheure-de-la-proximit%C3%A9-au/id1819952254?i=1000761794002"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/_ujq6ei5LJg?si=JMpaj5mIN5MoG2_0"><strong>YouTube</strong></a><strong> |</strong></p><p>Bonjour, </p><p>Dans cet épisode, j’ai le plaisir de recevoir <strong>Carlos Moreno</strong>, urbaniste et directeur scientifique de la Chaire <em>Entrepreneuriat Territoire Innovation</em> à l’IAE Paris-Sorbonne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. </p><p>Il est le concepteur de la <strong>ville du ¼ d’heure et du Territoire de la ½heure</strong>. Imaginer une ville où chacun(e) puisse accéder à l’essentiel à pied, à vélo ou en transport en commun.</p><p>Mais Carlos, c’est avant tout un parcours humain hors du commun. Arrivé en France comme réfugié colombien, sans réseau ni repères, il a reconstruit sa vie pour devenir l’une des voix les plus influentes de l’urbanisme mondial. </p><p>Aujourd’hui, sa pensée dérange autant qu’elle inspire, au point de faire fait l’objet d’attaques complotistes virulentes et d’une mise sous surveillance policière. Il en parle sans filtre.</p><p>Dans ce nouvel épisode, on explore aussi son nouvel engagement la ville du soin <em>(éditions de l’Observatoire, mars 2026)</em> : au-delà de la proximité des services, comment nos villes et nos territoires peuvent-ils garantir le bien-être de leurs habitants ? </p><p>Parce qu’avoir tout près de chez soi ne suffit plus, encore faut-il <strong>aller bien</strong>.</p><p>Bonne écoute !</p><p>“Tout le monde à l’heure, personne n’a du temps”</p><p>Carlos est né à Cali, en Colombie. Dans une rue qui appartenait à tout le monde, où les adultes jouaient aux dominos sur le trottoir, où les enfants grimpaient aux arbres pour cueillir les fruits en rentrant de l’école. Une ville de quartier, vivante et connectée.</p><p>À 20 ans, il arrive à Paris comme réfugié. Il reconstruit sa vie, fait des mathématiques, de l’informatique, de la robotique. Puis, peu à peu, une conviction s’impose : <strong>la technologie seule ne peut pas reconfigurer nos villes face aux grands défis.</strong></p><p>Il se tourne alors vers quelque chose de plus humain. Et formule ce constat sans concession sur nos vies modernes :</p><p><strong>“On perd nos vies pour les gagner.”</strong></p><p>La ville qui nous rend malades</p><p>Nos villes ont été pensées pour la voiture. Les zones résidentielles d’un côté, le travail de l’autre, la culture ailleurs. Et pour passer de l’une à l’autre, il y a l’autoroute. Ce modèle a un prix. Des trajets quotidiens interminables qui éloignent les parents de leurs enfants, des particules fines,<em>“les sucres de la ville”</em>, comme les appelle Carlos que l’on respire sans s’en rendre compte. Sans parler de la charge mentale et de solitude de plus en plus croissantes dans nos sociétés modernes.</p><p><strong>“On a produit des villes qui nous rendent malades.”</strong></p><p>La proximité comme résilience</p><p>Pour Carlos Moreno la ville du quart d’heure, c’est l’antidote. Une ville <strong>polycentrique</strong>, où les services essentiels, école, médecin, épicerie, espace vert, lieu de travail sont accessibles à pied ou à vélo. Pas une ville où l’on est enfermé dans son périmètre. </p><p>Une ville où l’on choisit de ne pas traverser toute la métropole pour vivre. Mais là encore il ne réduit pas la ville à une question de 15 mn, c’est seulement un marqueur qui nous permet d’envisager une ville de la proximité. </p><p>Carlos a même inventé un mot pour ça : la <strong>Proxilience</strong> : la proximité comme meilleure résilience face aux crises climatiques, énergétiques et sanitaires.</p><p>Ce concept s’applique partout : des grandes métropoles aux villes de 5 000 habitants comme Tréport-sur-Seine, en passant par les 260 000 habitants de la communauté de communes de Béthune-Bruay.</p><p>Au-delà de la proximité : la ville du soin</p><p>Son nouveau livre, <strong><em>La ville du soin</em></strong>* <em>(éditions de l’Observatoire, mars 2026)</em>, va encore plus loin. Avoir tout près de chez soi ne suffit plus. Encore faut-il aller bien dans son corps et dans sa tête.</p><p>Carlos pose alors la question autrement : et si nos territoires avaient une responsabilité directe sur le bien-être de leurs habitants ? Et si la ville était non seulement fonctionnelle, mais soignante ?</p><p><strong>“Prendre soin, ce n’est pas uniquement ne pas être malade. Il faut au-delà de guérir, bien se porter.”</strong></p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/4LwmYdzs4mUSDoQYDKTZqh?si=aiiaquiWQI6nX56HY9-y2Q"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/ep-21-la-ville-du-quart-dheure-de-la-proximit%C3%A9-au/id1819952254?i=1000761794002"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/_ujq6ei5LJg?si=JMpaj5mIN5MoG2_0"><strong>YouTube</strong></a><strong> |</strong></p><p>Retrouvez toutes l’actualité de Carlos Moreno sur <a target="_blank" href="https://www.moreno-web.net/">son site internet</a> et son nouveau livre “<a target="_blank" href="https://www.eyrolles.com/Litterature/Livre/la-ville-du-soin-9791032937167/"><strong><em>La ville du soin</em></strong></a><strong><em>”</em></strong> en librairie.</p><p>Retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a>). Si vous avez aimé <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/article/la-ville-sous-loeil-dun-photographe-naturaliste-avec-yann-crochet/">ce numéro</a>, merci de nous soutenir en mettant un like et/ou en partageant cet épisode.</p><p><strong>Chaque édition de Daily Green décrypte des projets concrets de nature en ville :</strong></p><p>* Les précédents numéros, <a target="_blank" href="https://dailygreen.substack.com/archive?sort=new">c’est par là</a>.</p><p>* Vous souhaitez soutenir et devenir sponsor d’une édition, <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/contact/">écrivez-nous.</a></p><p>* Pour vous abonner et recevoir les prochains numéros :</p><p></p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://dailygreen.substack.com?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">dailygreen.substack.com</a>]]></description><link>https://dailygreen.substack.com/p/ep21-la-ville-du-quart-dheure-de</link><guid isPermaLink="false">substack:post:194413909</guid><dc:creator><![CDATA[Daily Green]]></dc:creator><pubDate>Fri, 17 Apr 2026 08:46:34 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/194413909/f58606c7e4f10c8402b887c787b516ba.mp3" length="49478053" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Daily Green</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2474</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/55233/post/194413909/c44e75a31e9b814155e67cba10f5e2f0.jpg"/></item><item><title><![CDATA[[EP#20] Les jardins de copropriétés avec Laurent Gasquet]]></title><description><![CDATA[<p></p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/1L7NyIWuHg0YEe141tqeD2?si=vprsE_dKSuSEHZ5415NcIA"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/ep-20-les-jardins-de-copropri%C3%A9t%C3%A9s-avec-laurent-gasquet/id1819952254?i=1000758883431"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/V4MiqZ1rJwk"><strong>YouTube</strong></a><strong> |</strong></p><p>Bonjour,</p><p>Dans cet épisode, j’ai le plaisir de recevoir <strong>Laurent Gasquet</strong>, dirigeant de <strong>Sofraeve</strong>, une PME de 70 jardiniers spécialisée dans la gestion des espaces verts de copropriétés en Île-de-France.</p><p>Depuis 2020, il mène une transformation profonde : faire des jardins privés de nos villes de véritables alliés face au changement climatique en commençant par les copropriétés.</p><p>La place de la nature en ville existe bien.<strong> Entre 50 et 70% de la surface végétale de la ville se trouve sur le domaine privé</strong>. Ce sont des milliers de jardins de copropriétés, de cours intérieures, de toitures invisibles depuis la rue, et pourtant des espaces décisifs pour répondre aux enjeux climatiques et sociaux de nos villes.</p><p>Avec cet ancien cadre de la grande distribution, nous avons parlé de la puissance du végétal, de la transformation de son entreprise, et du rôle des jardins privés comme remède à la solitude des villes.</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Se reconvertir pour aligner ses valeurs et son métier</strong></p><p>Parcours atypique, Laurent n’avait à la base pas d’affinité particulière avec le végétal avant de reprendre l’entreprise <a target="_blank" href="https://sofraeve.fr/">Sofraeve</a>. C’est une prise de conscience écologique, le dérèglement climatique d’un côté, l’effondrement de la biodiversité de l’autre, qui l’a poussé à changer de vie et à reprendre cette entreprise familiale créée en 1973. Ce projet est devenu pour lui bien plus qu’un engagement entrepreneurial, il est une façon d’agir concrètement.</p><p><strong>“Je me suis rendu compte de la puissance du végétal, sa puissance poétique et intime, et cette capacité à nous reconnecter à la nature et aux choses vraiment importantes.”</strong></p><p><strong>Le jardin de copropriété : bien plus qu’un décor</strong></p><p>Historiquement, le jardin des résidences d’Île-de-France a été pensé comme un marqueur de statut social, pelouses uniformes, haies géométriques, maîtrise de la nature. Un héritage du jardin à la française, encore très ancré dans notre culture. Mais Laurent décrit un changement profond de cette vision.</p><p><strong>Aujourd’hui, ses équipes portent auprès des copropriétaires quatre fonctions essentielles du jardin vivant :</strong> un refuge pour la biodiversité, un régulateur climatique, des espaces de bien-être, et un lieu de lien social.</p><p>Le jardin s’inscrit dans une trame verte urbaine, participant ainsi à la préservation et à la régénération des espèces. Il devient un refuge pour la biodiversité.</p><p>Végétaliser un parking, planter des arbres, désimperméabiliser une surface peut faire baisser la température locale de 3 à 5 degrés. Il devient alors un régulateur climatique pour l’ensemble de la résidence.</p><p>Un sol vivant absorbe l’eau de pluie là où elle tombe et la stocke dans son sous-sol. Enfin, le jardin est un espace de vie sociale, un lieu propice à la convivialité, aux échanges entre voisins et à la création de liens.</p><p><strong>Des projets concrets : du toit d’un centre commercial au jardin du musée Rodin</strong></p><p>Avec son entreprise, il gère aujourd’hui des espaces totalement différents. Cela peut-être le toit d’une grande surface, en plein Paris. Un lieu original composé d’une mare, d’une prairie, de ruches et de refuges à chauves-souris. </p><p>Puis il y a des jardins patrimoniaux comme celui du musée Rodin à Meudon. Un lieu emblématique transformé en espace de gestion différenciée avec des prairies naturelles fauchées seulement une fois par an.</p><p>Ce dernier projet sert de vitrine : il montre à tous les jardiniers de l’entreprise qu’un beau jardin ne nécessite pas forcément une gestion intensive.</p><p><strong>“On peut avoir de très beaux jardins, même avec des zones plus naturelles où on laisse la nature s’exprimer et s’épanouir librement.”</strong></p><p><strong>Réinventer le métier de paysagiste en ville</strong></p><p>La décarbonation de l’entreprise a conduit Laurent à repenser l’ensemble de la chaîne. Moins de déchets verts sont évacués (–25% depuis son arrivée), l’outillage est électrique, il met en place actuellement une flotte vélos-cargo pour les déplacement sur les chantiers urbains. La transformation est systémique mais progressive.</p><p><strong>“Quand on commence à tirer la pelote, il y a vraiment une approche systémique cohérente qui se met en place.”</strong></p><p>Il rappelle que l’évolution de son métier se pense sur le temps long, avec une priorité absolue : l’adhésion de ses équipes.</p><p><strong>Le jardin comme remède à la solitude urbaine</strong></p><p>Laurent défend clairement le fait que le jardin est un vecteur de re-sociabilisation. Son grand enjeu pour les années à venir ? Faire redescendre les résidents dans leurs jardins, autour d’un potager collectif, d’une fête des voisins ou d’un atelier avec les enfants.</p><p><strong>“La reconnexion des citadins à la nature est intimement liée à la préservation et à la régénération de la biodiversité en ville.”</strong></p><p>Retrouvez cet épisode passionnant sur votre plateforme d’écoute préférée.</p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/1L7NyIWuHg0YEe141tqeD2?si=vprsE_dKSuSEHZ5415NcIA"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/ep-20-les-jardins-de-copropri%C3%A9t%C3%A9s-avec-laurent-gasquet/id1819952254?i=1000758883431"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/V4MiqZ1rJwk"><strong>YouTube</strong></a><strong> |</strong></p><p><strong>Chaque édition de Daily Green décrypte des projets concrets de nature en ville :</strong></p><p>* Notre livre blanc : <a target="_blank" href="http://ville&#8220;https://www.dailygreen.fr/20-solutions-pour-plus-de-nature-dans-votre-ville/">20 Solutions pour plus de nature dans votre ville. </a></p><p>* Les précédents numéros, <a target="_blank" href="https://dailygreen.substack.com/archive">c’est par là</a>.</p><p>* Vous souhaitez soutenir et devenir sponsor d’une édition, <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/contact/">écrivez-nous</a>.</p><p>* Pour vous abonner et recevoir les prochains numéros :</p><p>Merci de nous soutenir en mettant un like et/ou en partageant cette édition, cela nous aide beaucoup à la faire connaitre, et à continuer à vous proposer du contenu “de qualité”.</p><p>Retrouvons-nous sur nos réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a>, <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a> et <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/@Daily_Green_nature">Youtube</a>).</p><p>Dernière chose : prenez soin de vous !</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://dailygreen.substack.com?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">dailygreen.substack.com</a>]]></description><link>https://dailygreen.substack.com/p/ep20-les-jardins-de-coproprietes</link><guid isPermaLink="false">substack:post:192853572</guid><dc:creator><![CDATA[Daily Green]]></dc:creator><pubDate>Fri, 03 Apr 2026 10:41:45 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/192853572/0ae13278f7b8f5b0d843a6348ef9ad8c.mp3" length="39303463" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Daily Green</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3275</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/55233/post/192853572/92ad090e51b6f2ef13e8f00092230386.jpg"/></item><item><title><![CDATA[[EP#19] La ville sous l'œil d'un photographe naturaliste avec Yann Crochet]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/6iEDVOU1Zvifp7sEUrwoNu?si=vURLNn3lSFOIqfxUHdmzqg"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/ep19-la-ville-sous-l%C5%93il-dun-photographe-naturaliste/id1819952254?i=1000756145391"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/hFmqB7ZUBVw?si=TBZdypAc7XBZEFmR"><strong>YouTube</strong></a><strong> |</strong></p><p>Bonjour,</p><p>Saviez-vous que des hérons se laissent approcher à 3 mètres dans les parcs parisiens ? Ou que des faucons crécerelles nichent en colonie au château de Vincennes, au point d’attirer une équipe de télévision japonaise pendant un mois entier ?</p><p>C’est le Paris que <strong>Yann Crochet</strong> nous décrit. Une capitale presque secrète, vivante où fourmille une biodiversité que la plupart d’entre nous frôlons sans jamais la voir.</p><p>Dans ce nouvel épisode de Daily Green, j’ai eu le plaisir d’accueillir Yann, photographe naturaliste parisien depuis plus de 30 ans. Il arpente les bois de Vincennes, le bois de Boulogne, les cimetières et les friches de la capitale avec un seul objectif : <strong>immortaliser le vivant en ville</strong>. </p><p>Nous avons parlé de la faune sauvage qui s’adapte au milieu urbain, de son combat pour sensibiliser les Parisiens à cette biodiversité, et de l’art de cultiver son regard.</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Ralentir pour voir la ville sous un autre angle</strong></p><p><strong>“Il y a des images que je réalise à Paris que je n’arrive pas à réaliser à la campagne.”</strong></p><p>Yann est originaire de province. Arrivé à Paris pour ses études, il ressent rapidement ce besoin de reconnexion à la nature. Plutôt que de fuir la ville, il choisit de la regarder autrement et même de la scruter avec son appareil photo avec une patience d’entomologiste.</p><p>Martins-pêcheurs (un des signes que les eaux sont saines) faucons pèlerins, renards, fouines, ragondins... Paris peut se vanter d’être devenu un <strong>refuge</strong> pour la faune sauvage notamment grâce à la disparition des pesticides.</p><p><strong>“La biodiversité est présente. Il faut juste se poser et observer ce qui nous entoure.”</strong></p><p><strong>Quand la ville transforme les animaux</strong></p><p>Yann nous parle de <strong>synurbanisation</strong>. Les animaux en ville ne se comportent plus comme leurs congénères à la campagne. Le renard parisien ne “mulotte” plus. D’ailleurs, il n’a plus besoin de sauter sur ses proies toutes les poubelles sont à portée de crocs. Le héron fuirait, en rase campagne, s’il vous apercevait à 200 mètres. En ville, il continue sa pêche aux poissons rouges sans sourciller au milieu d’un parc bondé.</p><p><strong>“La ville devient en quelque sorte un refuge. Tant qu’ils ont un habitat et de la nourriture, ils s’y installent.”</strong></p><p>On parle également des <strong>corridors écologiques</strong>, comme la coulée verte, qui permettent à ces animaux de remonter jusqu’au cœur de la capitale.</p><p><strong>Un engagement pour une ville plus vivante</strong></p><p>Yann ne se contente pas de photographier. Administrateur à la <strong>Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN)</strong>, il intervient dans les écoles, organise des expositions en plein air et échange chaque jour avec des dizaines de passants. </p><p>Il raconte sa rencontre avec Josiane, 82 ans, lorsqu’elle vient le questionner alors que Yann est allongé parmi les fourmis d’un parc parisien. La nature en ville crée du lien là où les smartphones créent souvent de l’isolement.</p><p>Il cite la <strong>biophilie</strong>, ce besoin fondamental de connexion au vivant, essentiel à notre santé psychique, et rappelle que ceux qui ne peuvent pas quitter Paris le week-end se retrouvent naturellement dans les bois et les parcs. La nature urbaine n’est pas un luxe. C’est une infrastructure de bien-être.</p><p><strong>“Cultivons notre regard et préservons la biodiversité, pas seulement sur la nature, mais sur tout ce qui nous entoure.”</strong></p><p>Retrouvez le travail de Yann sur <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/yann_crochet_photographe/">Instagram</a>. Dites-nous ce que vous pensez de cet épisode !</p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/6iEDVOU1Zvifp7sEUrwoNu?si=vURLNn3lSFOIqfxUHdmzqg"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/ep19-la-ville-sous-l%C5%93il-dun-photographe-naturaliste/id1819952254?i=1000756145391"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/hFmqB7ZUBVw?si=TBZdypAc7XBZEFmR"><strong>YouTube</strong></a><strong> |</strong></p><p>Retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a>). Si vous avez aimé <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/article/la-ville-sous-loeil-dun-photographe-naturaliste-avec-yann-crochet/">ce numéro</a>, merci de nous soutenir en mettant un like et/ou en partageant cet épisode.</p><p><strong>Chaque édition de Daily Green décrypte des projets concrets de nature en ville :</strong></p><p>* Les précédents numéros, <a target="_blank" href="https://dailygreen.substack.com/archive?sort=new">c’est par là</a>.</p><p>* Vous souhaitez soutenir et devenir sponsor d’une édition, <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/contact/">écrivez-nous.</a></p><p>* Pour vous abonner et recevoir les prochains numéros :</p><p></p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. 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Si la clé pour affronter l’urbanisation massive et le “risque d’asphyxie” des villes n’était pas technologique, serait-elle émotionnelle et scientifique ?</p><p>Je suis heureux de vous partager ce nouvel épisode avec Emilia Tamko, fondatrice d’UNature, une organisation qui traduit la science en solutions concrètes pour intégrer la nature, la santé mentale et la justice sociale dans nos vies urbaines.</p><p>Nous avons parlé de son enfance dans le 93, de l’extinction de l’expérience qui appauvrit génération après génération notre lien à la nature, de justice environnementale et de comment densifier les villes sans sacrifier notre bien-être physique et psychique.​</p><p>J’étais curieux de comprendre comment Emilia a vécu cette transition de ce quartier défavorisé aux grands espaces canadiens, sa relation à la nature et le travail qu’elle mène au quotidien. Un épisode passionnant sur la santé et la place de la nature urbaine.</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Du 9.3 aux forêts québécoises</strong></p><p><strong>“Le principal frein à l’intégration de la nature en ville n’est pas l’espace. Il est affectif.”</strong></p><p>Emilia Tamko grandit en Seine-Saint-Denis, dans un environnement urbain dur, marqué par la précarité, la délinquance et un accès très limité aux espaces verts. Pourtant, derrière chez elle, une simple pelouse interdite aux enfants et deux sapins deviennent son univers : un refuge pour échapper au bruit, aux violences du quartier, et un poste d’observation d’où elle rêve de son avenir en Amérique du Nord.</p><p>Elle formule alors une conviction :</p><p><strong>“Pour un enfant, la nature ne se mesure pas en hectares, mais en fréquence de contact. Même un seul arbre peut devenir l’arbre de la vie.”​</strong></p><p>Son constat est direct :<strong>“L’extinction de l’expérience” fait que chaque génération transmet une nature plus pauvre, moins sensorielle”</strong> La psychologie environnementale montre que sans affect pour la nature, le recyclage ou le compostage irritent plus qu’ils ne motivent.​</p><p>À Montréal, après un passage par Londres, elle découvre une culture où “on a besoin d’aller au bois” : faire du feu (au risque d’affronter les ours) et d’apprivoiser la forêt. </p><p>Ce virage personnel la pousse à se questionner : pourquoi une vue sur des arbres accélère-t-elle la guérison post-opératoire de 20-30% ? Pourquoi plus d’arbres dans un quartier pauvre réduit-il la criminalité de 20% ?​</p><p><strong>Quand la science de la nature rencontre la santé publique</strong></p><p>Emilia crée UNature en 2014 avec son conjoint Hubert Mansion. Cet ancien avocat et écrivain fait l’expérience d’une immersion et s’isole durant sept mois en forêt nord-québécoise pour faire face à une dépression sévère. Il en ressort transformé. Qu’est‑ce qui s’est passé, biologiquement et psychologiquement, dans cette forêt ?</p><p>Des années plus tard, en préparant un livre, ils se documentent et ouvrent les archives scientifiques des années 80. Ils découvrent des pépites : des patients avec une vue sur la nature récupèrent plus vite, consomment moins de médicaments.</p><p>Ils réalisent alors qu’il existe une masse de connaissances, mais très peu traduite pour les décideurs, les enseignants, les urbanistes, les responsables RH.</p><p><strong>“Nous ne sommes pas chercheurs, mais communicateurs. Notre job : faire traverser la science vers les écoles, les entreprises, les politiques publiques.”</strong>​</p><p>UNature se donne donc la mission de compiler cette recherche (près de 8 000 études), de la mettre en forme et de la rendre actionnable. L’organisation développe des formations pour les écoles, des ateliers pour les entreprises, des projets pilotes de forêts thérapeutiques et des parcours immersifs où l’on mesure en temps réel les comportements des participants. </p><p>Elle travaille avec des villes, des ministères, des hôpitaux, mais aussi avec des acteurs de terrain en France, au Luxembourg, en Suisse, en Belgique, en Italie et au-delà.</p><p>Au cœur de leur approche, une conviction : la nature n’est pas un “plus” décoratif, ni un argument marketing, mais une <strong>infrastructure de santé</strong> au même titre qu’un hôpital ou une école.</p><p>Un engagement pour des villes plus justes</p><p>Emilia a écrit un mémoire dédié au gouvernement fédéral canadien pour alerter sur le “risque d’asphyxie” dans les villes très denses comme Montréal ou Paris. Elle propose d’intégrer la nature comme levier central de santé publique, d’équité et de productivité. </p><p>On y trouve notamment l’idée de repositionner les parcs nationaux et les forêts privées comme infrastructures de santé mentale préventive, avec un investissement estimé à 250 millions de dollars pour créer des accès et des programmes.</p><p>Elle insiste aussi sur la nécessité d’inscrire dans la loi des mécanismes de consultation obligatoires incluant les groupes marginalisés (personnes en situation de handicap, personnes âgées, communautés racisées) pour éviter que la transition écologique ne creuse les inégalités et ne se fasse sans eux.</p><p>Et pour conclure, Emilia insiste<strong> “Si on ne cultive pas l’affect pour la nature dès l’enfance, on ne protégera jamais ce que l’on ne connaît pas.”</strong></p><p>Face à l’urbanisation (70% de la population mondiale en ville d’ici 2050), elle fait un pari : <strong>la transformation urbaine passe par la reconnexion émotionnelle à la nature</strong>.​</p><p>Dites-nous ce que vous pensez de cet épisode ?</p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/5vbQ4AeYFAuQYMIj69509Z?si=9fRyRzmlQo2KlitmoyPqeQ"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/ep-18-from-the-hood-to-the-woods-avec-emilia-tamko/id1819952254?i=1000753365728"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <a target="_blank" href="https://youtu.be/BfM3UEyABDk?si=L7eYA4gJRxLKMx1I"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>Retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a>). 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Les métiers se transforment vite, et les droits des salariés sont souvent méconnus.</p><p>​À quoi sert concrètement une “branche” professionnelle, et pourquoi c’est souvent là que se joue une partie du quotidien (formation, protection sociale, égalité, prévention) des architectes, paysagistes et urbanistes ?​</p><p>J’ai le plaisir de vous partager ce nouvel épisode avec <strong>Tiana Popovic</strong>, salariée d’une grande agence parisienne, représentante du personnel, et engagée depuis 2019 dans le dialogue paritaire au niveau national pour les entreprises d’architecture, de paysagisme et d’urbanisme.​</p><p>Dans cet épisode, on parle de : la fragilité de petites structures, la surcharge, le stress, la montée en compétences, mais aussi des soutiens existants.</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>La ville… vue depuis ses métiers</strong></p><p>Tiana raconte que, côté paysage, la “ville verte” crée une dynamique (plus d’entreprises, plus de demandes), mais que la rémunération des missions reste souvent faible au regard du temps passé, et que les structures demeurent fragiles.​</p><p>On évoque aussi les transformations profondes des métiers (normes, exigences, digitalisation, transition écologique) qui imposent de se former et de se réinventer en permanence.​</p><p>Enfin, derrière la beauté des projets, il y a le réel : surcharge de travail, stress, rapports sociaux plus tendus, et parfois une insécurité du travail qui remonte dans les entreprises.​</p><p><strong>La Branche de l’Architecture </strong></p><p>Cette représentante du personnel explique que la convention collective ne vient pas de l’Ordre des architectes, mais de la <a target="_blank" href="https://www.branche-architecture.fr/action-sociale/nos-solutions/"><strong>Branche des entreprises d’architecture</strong></a>, où se négocient des droits pour les salarié(e)s.​</p><p>La Branche travaille aussi sur des sujets comme l’égalité professionnelle (avec une campagne de prévention/sensibilisation sur les agissements sexistes et le harcèlement), la formation professionnelle, et les régimes de prévoyance/santé.​</p><p>Tiana explique également pourquoi la Branche est d’autant plus importante que beaucoup d’entreprises du secteur sont petites (souvent moins de 11 salarié(e)s) et ont peu de temps pour construire des accords en interne.​</p><p><strong>Les aides concrètes(à connaître)</strong></p><p>Cet épisode met en lumière le Fonds d’action sociale de la Branche, avec des dispositifs pouvant aider au quotidien : soutien à la parentalité, prise en charge partielle de suivi psychologique, aide financière en cas de violences conjugales, et d’autres formes d’assistance selon les situations.​</p><p>Tiana insiste sur le fait que ces aides restent encore trop peu utilisées, notamment parce que beaucoup de salarié(e)s ne savent pas qu’ils/elles y ont droit.</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong></p><p>Premier conseil simple : lire une fois dans sa vie la convention collective, pour comprendre ses congés, ses récupérations, les contrats, et règles de base.​Pour explorer les accords, les commissions et les dispositifs, <a target="_blank" href="https://www.branche-architecture.fr/action-sociale/nos-solutions/"><strong>rendez-vous sur la page dédiée</strong></a> de La Branche de l’Architecture.​</p><p>Dîtes-nous ce que vous pensez de cet épisode et si cela vous a été utile ?</p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/0Sw8KJ747O5AOihPfRbrTK?si=Ap_wH_uZRya7w7dgh4Y0hQ"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/ep-17-accompagner-la-transition-des-m%C3%A9tiers-de/id1819952254?i=1000750507718"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <a target="_blank" href="https://youtu.be/ZYwnvMiWRqQdcast | YouTube |"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>Retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a>). 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Quelle place donner à la nature dans des espaces urbains structurés depuis des décennies autour de la voiture ? Et surtout : comment se donner la <strong>permission culturelle</strong> nécessaire pour repenser radicalement nos rues ?</p><p>Je me réjouis de vous partager ce nouvel épisode avec Reena Mahajan, architecte et urbaniste, fondatrice du studio DiverCity, cabinet de conseil en urbanisme et de StreetSmart, une plateforme civic-tech qui aide à révéler et qualifier l'expérience vécue des rues pour éclairer leur transformation.</p><p>Nous avons parlé de ce que signifie vraiment vivre<strong> en ville quand on devient parent</strong>, quand chaque traversée de rue devient une épreuve, quand la nature existe mais reste inaccessible. </p><p>J’étais curieux de savoir pourquoi la compatibilité entre nature et voiture n’est plus tenable aux proportions actuelles, comment les dessins plus que les mots ont un impact, et comment le langage ou les expérimentations temporaires peuvent débloquer des transformations que l’on croyaient jusque-là impossibles.</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>La place de la voiture dans les espaces urbains</strong></p><p><strong><em>Le principal frein à la transformation des villes n’est pas technique. Il est culturel.</em></strong></p><p>Reena Mahajan en a pris conscience à Montevideo, la capitale de l’Uruguay.</p><p>Marcher avec son enfant dans une ville dessinée pour la voiture lui révèle une absurdité quotidienne, celle d’attendre 15 minutes pour traverser une avenue de six voies pour se rendre à la plage, juste en face. Mais d’observer aussi des personnes âgées renoncer à sortir parce que les feux passent trop vite et constater que l’espace public priorise systématiquement le mouvement automobile sur la vie des habitants.​</p><p>Reena formule alors une conviction : <strong>“La nature en ville est totalement incompatible avec une ville qui est organisée autour de la voiture”</strong>.​</p><p>Elle nous partage dans cet épisode son engagement : comment trouver la <strong>permission culturelle</strong> nécessaire pour transformer les villes et remettre la nature au cœur de l’espace urbain ?</p><p><strong>Repenser nos priorités</strong></p><p>Reena a créé une infographie qui étend la pyramide inversée de la mobilité et au sommet, au-dessus du piéton, elle place <strong>la nature</strong>.​</p><p>La nature est le paysage originel de l’humanité, celui qui soutient les êtres humains. Et parce que la rue n’est pas seulement un espace de circulation : c’est un lieu de vie, de repos, de jeu, de cohésion sociale.​</p><p>Son constat est direct : <strong>“Si on veut plus de nature en ville, forcément, on a besoin de moins de voiture”</strong>. La nature a besoin d’espace, de continuité, de temps. </p><p>La voiture, quant à elle, représente la vitesse. Elle fragmente la ville et a un besoin massif d’espace pour son stockage. Dans les proportions actuelles, les deux sont incompatibles.​</p><p>Elle introduit aussi un terme puissant : <strong>la motonormativité</strong>. Cette normalisation culturelle de la voiture nous fait accepter ce que l’on ne tolérerait pour aucun autre objet. Vous en apprendrez plus sur la machine à laver ;)</p><p>À Montevideo, elle lance <strong>Montevideo Pacificada</strong>, une campagne visuelle organique sur les réseaux sociaux. Des dessins, des cartoons qui exposent l’absurde quotidien. <strong>“Le dessin parle plus vite que l’argumentation logique”</strong>, explique-t-elle.​</p><p>Elle questionne aussi le langage : pourquoi parle-t-on d’« usagers vulnérables » pour les piétons et cyclistes, comme si c’était leur faiblesse et non le danger des voitures qui posait problème ? Pourquoi « micro-mobilité » pour le vélo, normalisant ainsi la « macro-mobilité » automobile ?​ <strong>“L’urbanisme et les espaces publics ne sont pas neutres, ils sont très politiques”</strong>.​</p><p><strong>La permission culturelle pour transformer nos villes !</strong></p><p>Reena développe StreetSmart, une plateforme web qu’elle décrit comme “un Duolingo pour l’urbanisme”. </p><p>Le principe est de photographier une rue et d’obtenir instantanément une analyse de sa marchabilité, de la sécurité, de l’accessibilité. Puis de répondre à quelques questions simples sur son expérience vécue.​</p><p>Elle affirme que l’objectif est d’aider les habitants à comprendre leur rue et à remonter leurs ressentis aux municipalités. Cela permettrait à la participation citoyenne d’intervenir plus tôt dans les projets.​</p><p>“<strong>Si on ne change pas la culture, on ne peut pas changer la réalité</strong>”, nous dit Reena. Au sein du Lab of Thought, le think tank néerlandais, elle travaille sur un phénomène clé : l’ignorance pluralistique. </p><p>La majorité des gens veulent des villes paisibles, marchables, vertes, bonnes pour les enfants. <strong>Mais une minorité bruyante bloque le changement.​</strong></p><p>Elle parle d’“Hill of Hysteria” (colline d’hystérie). Dès qu’un changement est annoncé, la résistance atteint un pic et c’est là que la plupart des autorités reculent. Mais en dépassant ce pic par une expérimentation temporaire, à faible risque et fort impact, la résistance baisse. Et le résultat est positif car, le changement est accepté et très souvent les politiques sont réélus.</p><p>Enfin, Reena évoque la relation des enfants à la nature. Cette génération a accès à l’information, est sensibilisée sur la protection de l’environnement, mais n’a pas de contact réel avec la nature. </p><p>Sa conviction : “<strong>Je pense qu’on ne peut pas avoir cette motivation de protéger quelque chose qu’on ne connaît pa</strong>s”. </p><p>Face aux modifications profondes du climat, Reena Mahajan fait un pari : <strong>la transformation urbaine passe par la transformation culturelle</strong>. Celle-ci commence par nommer ce qu’on a normalisé, expérimenter dans l’espace public, et reposer les bonnes questions.</p><p>Dîtes-nous ce que vous pensez de cet épisode ?</p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/7oAyz2FkA5s9hmSBq2Afz1?si=sFl0bfo7RSS6JMmz_GRj6A"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/ep-16-la-transformation-des-villes-est-culturelle-pas/id1819952254?i=1000748428467"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <a target="_blank" href="https://youtu.be/_YRPgZpK1Ak"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>Retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a>). 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Quelles ambitions pour une capitale qui s’impose comme une référence européenne lorsqu’il s’agit de laisser plus de place au végétal au cœur des rues ?</p><p>Je suis ravi d’accueillir Christophe Najdovski maire adjoint à ville de Paris, en charge de la végétalisation de l’espace public, des espaces verts, de la biodiversité et de la condition animale.​</p><p>Dans cet épisode, nous avons parlé de ce qu'implique vraiment d'adapter la ville quand les vagues de chaleur deviennent la norme. Pourquoi la végétalisation n'est plus seulement un sujet de décoration urbaine, mais une question vitale :<strong><em> </em></strong></p><p>comment allons-nous continuer à habiter nos villes dans les années à venir ?</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Paris, ville jardin ! </strong></p><p>Le basculement s’accélère quand la ville vit des événements extrêmes. De la canicule de 2003 aux vagues de chaleur récentes, les îlots de chaleur urbains deviennent une expérience quotidienne au cœur de la capitale.</p><p>Christophe Najdovski résume l’enjeu : “On est dans une forme de course contre la montre”.</p><p>Cet ancien professeur devenu adjoint à la Maire de Paris porte avec ses équipes un engagement : faire de Paris une <strong>ville-jardin</strong>, dans laquelle la <strong>nature irrigue toutes les rues, les places, les toits et les murs</strong>.</p><p>En mars 2025, Paris a consulté ses habitants via une votation sur la piétonnisation et <strong>la végétalisation de 500 rues supplémentaires</strong>. L’approbation est nette : 66 %. Nous avons discuté du taux de participation et du plébiscite des votants pour ces nouveaux aménagements.</p><p>​Sur le terrain, Christophe rappelle l'ampleur des chantiers : <strong>300 rues végétalisées </strong>sur ce mandat dont une part importante est réalisée autour des écoles.</p><p>L’objectif reste l’adaptation : réduire la minéralité, ramener de la fraîcheur et rendre la ville plus vivable, en priorisant l’espace public où les Parisien(ne)s cohabitent au quotidien.</p><p><strong>Planter sur tout le territoire parisien </strong></p><p>Paris communique sur ses ambitions de plantation. <strong>L’objectif de 170 000 arbres est présenté comme un mot d’ordre de mobilisation.</strong> Mais pourquoi ce chiffre ? </p><p>Christophe Najdovski détaille les différentes méthodes de plantation selon les sites : Miyawaki sur le périphérique, forêts urbaines sur certaines places, arbres d'alignement dans les rues.</p><p>Et qu’en est-il des essences ? Si vous aviez une affection pour le hêtre, sachez qu’il ne sera plus planté à Paris.​ Il nous détaille la liste des arbres plantés pour répondre aux évolutions du climat.</p><p>Enfin, pour ne pas oublier le domaine privé et les cours d'immeubles, le dispositif <strong>Coproasis </strong> combine aide financière (jusqu’à 30 000 €) et accompagnement technique pour transformer ces "fours" en "cours oasis".</p><p><strong>Biodiversité et condition animale</strong></p><p>Christophe Najdovski relie la biodiversité à la condition animale. Il prend l’exemple des <strong>renards</strong> observés notamment au Père-Lachaise. Leur présence est, selon lui, un signe que la biodiversité urbaine se porte bien. </p><p>Quant aux compagnons canins, Paris a créé une quarantaine de lieux pour leur permettre de courir sans laisse. Il affirme qu’ “<strong>une ville dans laquelle les animaux se sentent bien est une ville qui se porte bien”</strong> du point de vue biodiversité.</p><p>Face aux vagues de chaleur, Paris fait un pari : réintroduire massivement la nature pour rester habitable.</p><p>Dites-nous ce que vous pensez de cet épisode ? </p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/1bBXQAAnnMspDeCgpGaL6H?si=nNB4AsZEQkmbL1jAS6ptQg"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/15-paris-ville-jardin-pour-rester-habitable-avec-christophe/id1819952254?i=1000746226071"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <a target="_blank" href="https://youtu.be/1ZfF-8iqqpo"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>Retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a>). 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://dailygreen.substack.com?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">dailygreen.substack.com</a>]]></description><link>https://dailygreen.substack.com/p/ep15-paris-ville-jardin-pour-rester</link><guid isPermaLink="false">substack:post:185346251</guid><dc:creator><![CDATA[Daily Green]]></dc:creator><pubDate>Fri, 23 Jan 2026 08:00:20 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/185346251/095d87c7c69441e20e7ebe9ca7d27f5e.mp3" length="38239235" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Daily Green</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3187</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/55233/post/185346251/119cfc1dab7e7bf13ba945a8c9776cba.jpg"/></item><item><title><![CDATA[[EP #14] Sortir du faux dilemme urbain : nature et densité avec Sylvain Grisot]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/6kg1N8eLQ74lWr5tpFFWki?si=wWJ0z2rMRLCHUwMwtG-d_w"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/14-sortir-du-faux-dilemme-urbain-nature-et-densit%C3%A9/id1819952254?i=1000744308349"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <strong> </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/stI4YXCwNik?si=KNmtenGJ44PCPVL-"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>Bonjour, </p><p>J’ai le plaisir d’accueillir l’urbaniste Sylvain Grisot, fondateur de l’agence Dixit, auteur entre autres du célèbre livre “Manifeste pour un urbanisme circulaire”.</p><p>Il est connu pour son franc-parler, et ses punchlines, souvent reprises par des politiques ou des professionnels. Même s’il s’en défend. Je savais que ce serait un bon épisode pour mieux comprendre la fabrique de la ville et où la nature en ville se positionne face à la densité urbaine.</p><p>Il pose un regarde lucide sur nos villes, déterminé à ne pas laisser l’Histoire se dérouler sans nous, alors qu’il existe des leviers puissants pour être à la hauteur des rendez-vous de 2050.</p><p>Nous sommes très contents de vous proposer ce nouvel épisode, le 14e d’une série de rencontres avec celles et ceux qui font de nos villes des lieux plus vivants, plus verts, sensibles à la santé et à la cohésion sociale.</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>“je suis urbaniste, voilà, c’est tout”</strong> </p><p>Voilà comment se présente Sylvain Grisot.  Il est urbaniste, essayiste et fondateur de l’agence de conseil <strong>Dixit.net</strong>. Après un parcours atypique, Sciences Po, anthropologie, chef de projet web, puis une reconversion vers l’urbanisme autour de 30 ans. Il exerce à Mayotte, à Lille, puis à Nantes avant de créer sa structure en 2015.​</p><p>Depuis plus de 20 ans, il accompagne acteurs publics et privés confrontés à des enjeux de transformation d’espaces urbains : friches industrielles, hôpitaux qui déménagent, usines qui ferment. Son travail porte sur <strong>l’alignement des pratiques de fabrique de la ville avec les limites planétaires</strong>.​</p><p>Auteur de plusieurs ouvrages dont <em>Manifeste pour un urbanisme circulaire</em> (2020) et <em>Réparons la ville</em> (avec Christine Lecomte), il publie également la newsletter <strong>Dixit</strong> depuis 2019 et prépare actuellement une thèse sur le Zéro Artificialisation Nette.​</p><p><strong>L’urbanisme circulaire : repenser la ville existante</strong></p><p>L’urbanisme circulaire transpose les principes de l’économie circulaire à la fabrique de la ville. Face à un urbanisme “linéaire” qui consomme des espaces agricoles, construit du neuf standardisé et accumule des friches (3 millions de logements vacants et 9 millions de m² de bureaux vides en France), Sylvain Grisot propose une inversion radicale des priorités.​</p><p><strong>Les 4 boucles de l’urbanisme circulaire</strong> :​</p><p>* <strong>Intensifier les usages</strong> : une cantine scolaire vide les après-midi et week-ends peut devenir salle de spectacle ou espace de coworking</p><p>* <strong>Transformer le bâti</strong> : éviter la démolition pour préserver le capital carbone des bâtiments existants</p><p>* <strong>Recycler les friches</strong> : construire dans les périmètres déjà urbanisés plutôt que d’étaler la ville</p><p>* <strong>Renaturer</strong> : rendre certains espaces urbanisés à des usages naturels pour la résilience climatique</p><p><strong>“80% de la ville de 2050 est déjà là”</strong>  cette punchline nous rappelle que contrairement aux voitures, les bâtiments construits aujourd’hui seront encore là en 2050.​</p><p><strong>Nature en ville : 70% du potentiel est dans le privé</strong></p><p><strong>“Les arbres qui nous feront de l’ombre en 2050, c’est maintenant qu’il faut les planter”</strong>. Sylvain Grisot démonte l’opposition entre densification et végétalisation, pointant “l’éléphant dans la pièce” : la place de la voiture et des infrastructures.​</p><p><strong>En ce qui concerne la répartition du potentiel de végétalisation</strong> (étude de la métropole de Lyon) :​ 10% est dans l’espace public (les rues), 20% dans le domaine public (cours d’écoles, préfectures) et 70% dans le domaine privé (jardins, copropriétés, entreprises).</p><p>Chaque transformation d’espace public devrait être “<strong>l’occasion d’une vraie révolution”</strong> : re-questionner la répartition des espaces, faire passer la mobilité douce, massifier le végétal et “globalement virer le parking de surface”. </p><p>Le défi temporel est double : les rues se renouvellent tous les 30-50 ans, et une fois plantés, les arbres ont besoin de temps pour pousser.​</p><p>Sylvain questionne également nos pratiques actuelles sans presque forcer le trait : enlever le sol existant pour le mettre en décharge, ramener de la terre végétale (sous-produit de l’étalement urbain), et se rendre en avion, pour choisir un arbre venu d’Italie ou d’Allemagne, et le planter pour faire la nature en ville.​</p><p><strong>Un changement d’état d’esprit depuis 2020</strong></p><p><strong>“L’état d’esprit a changé, on n’en est plus à la question de la prise de conscience”</strong>. La loi Climat-Résilience de 2020 sur le Zéro Artificialisation Nette a popularisé le débat sur la consommation d’espaces agricoles et l’a imposé dans les conseils municipaux et dans le développement économique.​</p><p>Cette génération d’élus entrée en fonction en 2020 “a découvert ça dans bien des cas” : un bouleversement du cadre législatif qui “est progressivement rentré dans le quotidien des élus locaux et des professionnels”. Malgré les controverses, Sylvain Grisot pense qu’il n’y aura sans doute pas de retour en arrière car sur le terrain l’état d’esprit a changé.​</p><p><strong>Si Sylvain devait republier une tribune en mars 2026</strong> (avant les municipales), son message serait clair : “La façon dont on fait nos villes doit être au cœur du débat”. Mais pourquoi ? Parce que cela détermine “notre mobilité, nos émissions carbone, nos consommations de matières, la qualité de l’espace public. En quelques mots, <strong>tout est là</strong>, et cela a sans doute plus d’intérêt à être au cœur des débats que les questions de sécurité ou d’immigration”.​</p><p>Aujourd’hui, Sylvain se concentre sur la formation des professionnels, la recherche (thèse sur le ZAN), et la <strong>Fabrique des transitions urbaines</strong>, une association sans but lucratif dont l’objectif est d’accélérer les transitions de la fabrique de la ville. </p><p>Nous espérons que cet épisode vous plaira, en ce qui concerne nous avons pris plaisir à le réaliser. Merci à Sylvain Grisot pour sa participation. Nous invitons à visiter le site de l’agence <a target="_blank" href="http://ftu.city/">Dixit</a>.</p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/6kg1N8eLQ74lWr5tpFFWki?si=wWJ0z2rMRLCHUwMwtG-d_w"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/14-sortir-du-faux-dilemme-urbain-nature-et-densit%C3%A9/id1819952254?i=1000744308349"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <a target="_blank" href="https://youtu.be/stI4YXCwNik?si=KNmtenGJ44PCPVL-"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>C’est tout pour aujourd’hui, retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a>). Si vous avez aimé <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/article/nature-et-densite-sortir-du-faux-dilemme-urbain/">ce numéro</a>, merci de nous soutenir en mettant un like et/ou en partageant cet épisode.</p><p><strong>Vous découvrez Daily Green ? Voilà quelques informations :</strong></p><p>* Les précédents épisodes, <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/le-podcast/">c’est par là</a>.</p><p>* Vous souhaitez soutenir et devenir sponsor d’une édition, <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/contact/">écrivez-nous.</a></p><p>* Pour vous abonner et recevoir les prochains numéros :</p><p></p><p></p><p>Prenez soin de vous !</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://dailygreen.substack.com?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">dailygreen.substack.com</a>]]></description><link>https://dailygreen.substack.com/p/ep-14-sortir-du-faux-dilemme-urbain</link><guid isPermaLink="false">substack:post:183667632</guid><dc:creator><![CDATA[Daily Green]]></dc:creator><pubDate>Fri, 09 Jan 2026 07:22:37 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/183667632/457093e59a6ca5274181c0a646603354.mp3" length="39537311" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Daily Green</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3295</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/55233/post/183667632/b3620f5cf34f1456bb2acfccdc5e4265.jpg"/></item><item><title><![CDATA[[EP #13] Le sol, notre héritage : entre péril et espoir avec Marc-André Selosse]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/13-le-sol-notre-h%C3%A9ritage-entre-p%C3%A9ril-et-espoir-avec/id1819952254?i=1000736628752"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/0ZENJDpBaCNMIFfk81WfHw?si=a281757103894ccb"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/OFCnuoDwjwE?si=BuprdttfrPbWeKrx"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>Bonjour, </p><p>Sous chaque hectare de terre se cachent 5 tonnes de microbes, 5 tonnes de racines et une tonne et demie d’animaux. </p><p>Aujourd’hui, j’ai le plaisir de recevoir Marc-André Selosse, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et spécialiste mondial des sols. </p><p>Depuis des années, il parcourt la France pour sensibiliser les professionnels et le grand public à l’importance fondamentale du sol et de la vie qui s’y trouve. Ses conférences, visibles en ligne, passionnent des milliers de personnes.</p><p>Mais Marc-André est aussi un scientifique qui alerte : les faits, les données scientifiques sont de plus en plus balayés dans les débats. Et, selon lui, c’est pour cette raison qu’il continue, inlassablement, à “aligner les faits avec rigueur éthique”.</p><p>Alors en tant qu’urbain nous sommes très souvent plus en contact avec le bitume et le béton. Mais sous nos pieds, même en ville, il y a une vie extraordinaire. Cet épisode est aujourd’hui l’occasion de découvrir pourquoi elle est en péril et comment nous pouvons encore la protéger.</p><p>Très content de vous proposer ce nouvel épisode, merci bien de le relayer si vous pensez qu’il peut être utile à votre entourage.</p><p>Bonne écoute ! </p><p><strong>Vous découvrez Daily Green ? Voilà quelques informations :</strong></p><p>* Les précédents numéros, <a target="_blank" href="https://dailygreen.substack.com/archive?sort=new">c’est par là</a>.</p><p>* Vous souhaitez soutenir et devenir sponsor d’une édition, <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/contact/">écrivez-nous.</a></p><p>Pour vous abonner et recevoir les prochains numéros :</p><p><strong>Le sol, cet écosystème vivant méconnu</strong></p><p>Marc-André Selosse est professeur au Muséum national d’histoire naturelle et spécialiste des champignons. Il cultive cette fascination pour le sol depuis l’enfance.</p><p>Dans cet épisode, il nous explique que le sol est “un mélange de vie” qui abrite 60% des espèces vivantes sur Terre, et le plus impressionnant, c’est qu’elles sont majoritairement invisibles à l’œil nu. </p><p><strong>Un hectare contient “5 tonnes de microbes, 5 tonnes de racines, et une tonne et demie d’animaux, soit l’équivalent de 200 moutons de taille moyenne”. </strong></p><p>Le sol stocke deux fois plus de carbone que l’atmosphère et retient entre 50 et 400 litres d’eau par mètre carré. Marc-André formule une vision poétique de notre lien au sol : “<strong>Nous sommes issus du sol, notre phosphore, notre potassium, notre magnésium viennent de cette vie du sol… </strong>Nos vies sont un sursaut au-dessus du sol dont proviennent tous nos éléments”. </p><p>Et comme il le dit : vivre, c’est “faire un petit saut de 80-90 ans au-dessus du sol” avant d’y retourner. Culturellement, le sol est méconnu, voire même négligé et cela malgré son importance vitale pour notre alimentation, notre eau et notre climat.​</p><p><strong>Le péril d’une artificialisation irréversible</strong></p><p>L’artificialisation des sols en France progresse à une vitesse “3,7 fois plus importante que la croissance démographique”. Il explique que cela signifie que ce n’est pas un problème de surpopulation, mais bien un problème lié à nos modes de vie.</p><p><strong>Depuis les années 70, “nous avons artificialisé l’équivalent de la région PACA”, représentant “10% de la surface agricole perdue en 50 ans”. </strong></p><p>Le processus d’artificialisation est radical : on détruit les matières organiques, on compacte, tout en créant ainsi des “sols morts” qui perdent leurs fonctions de rétention d’eau, de fertilité et de stockage de carbone . </p><p>Il est cependant possible de restaurer, mais cela a un coût énorme avec des moyens limités aussi en termes de matières organiques pour restaurer ces sols. Sans compter que les sols urbains accumulent des polluants (métaux lourds, hydrocarbures) nécessitant souvent un décaissement complet. </p><p><strong>L’espoir d’une ville vivante et en bonne santé</strong></p><p>Malgré les constats alarmants, Marc-André Selosse se définit comme un optimiste qui propose des “solutions pour la santé, pour la production d’aliments, pour le climat”. </p><p>Les bienfaits de la nature urbaine sont scientifiquement prouvés, il nous donne des exemples du Pays de Galles, de Barcelone où les enfants les plus en contact avec la nature montrent une meilleure “vitesse de développement, de mémorisation et degré de concentration”. </p><p>Le contact direct avec le sol améliore le système immunitaire des enfants, car “nos ancêtres ont été sélectionnés pour vivre” en contact avec la terre. Le professeur recommande le concept 3-30-300 : “chacun doit voir trois arbres de chez lui, avoir 30% de décor végétal à sa fenêtre et être à moins de 300 mètres d’un parc”. Pour lui, “ce n’est pas de l’urbanisme, c’est de la santé dont il s’agit”.</p><p>Quand on lui demande quels sont les gestes concrets que peuvent mettre en place les habitants des villes, il recommande de composter (100 kilos de matières organiques par personne et par an), de végétaliser les toits, de créer des jardins d’eau pour absorber les pluies. </p><p><strong>Enfin, Marc-André Selosse affirme que : “moralement et surtout si on a des enfants, ce serait inacceptable de lâcher”. Un épisode à écouter et à réécouter.</strong></p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée :</strong></p><p><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/13-le-sol-notre-h%C3%A9ritage-entre-p%C3%A9ril-et-espoir-avec/id1819952254?i=1000736628752"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/0ZENJDpBaCNMIFfk81WfHw?si=a281757103894ccb"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/OFCnuoDwjwE?si=BuprdttfrPbWeKrx"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>C’est tout pour aujourd’hui, retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a>). Si vous avez aimé <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/article/le-sol-notre-heritage-entre-peril-et-espoir/">ce numéro</a>, merci de nous soutenir en mettant un like et/ou en partageant cet épisode.</p><p>Pour retrouver les précédent(e)s invité(e)s, rendez-vous directement <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/le-podcast/">sur le site</a>.</p><p>Prenez soin de vous !</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://dailygreen.substack.com?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">dailygreen.substack.com</a>]]></description><link>https://dailygreen.substack.com/p/ep-13-le-sol-notre-heritage-entre</link><guid isPermaLink="false">substack:post:178803928</guid><dc:creator><![CDATA[Daily Green]]></dc:creator><pubDate>Fri, 14 Nov 2025 10:40:49 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/178803928/01f340bdd522a5dc7a9cccf98bf41cb5.mp3" length="31044172" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Daily Green</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2587</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/55233/post/178803928/227501a2ab8b525aea93a8034038a3cf.jpg"/></item><item><title><![CDATA[[EP #12]Comment réconcilier habitants et nature en ville ? avec Anne Marchand]]></title><description><![CDATA[<p>Lorsque l’on évoque les espaces verts et, plus largement, la nature en ville, on pense immédiatement aux nombreuses actrices et acteurs de terrain qui œuvrent partout en France.</p><p>Parmi eux, l’association Hortis occupe une place importante, forte de ses 90 ans d’existence. Elle fédère les responsables d’espace nature en ville.</p><p>J’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui la présidente d’Hortis, Anne Marchand, qui est la première femme à la tête de cette institution emblématique.</p><p>Au quotidien, Anne est aussi très active sur le terrain, dans le département des Hauts-de-Seine, cet “haricot﻿“ collé à la capitale dont la densité, à certains endroits, peut rivaliser avec celle de Singapour.</p><p>En tant que cheffe de service Événementiel, Valorisation et Animation, elle et son équipe orchestrent des événements destinés à reconnecter les habitants à la nature, avec des actions pensées pour le grand public, les plus jeunes ainsi que les professionnels, et cela, quelle que soit la saison, de jour comme de nuit.</p><p>Anne Marchand n’hésite pas à rendre hommage à celles qui l’ont inspirée, et accompagnée tout au long de son parcours, de Jane Goodall en passant Olympe de Gouges à Cathy Biass-Morin soulignant l’importance de cette continuité et transmission.</p><p>C’est le 12e épisode du podcast, je vous souhaite une très bonne écoute !</p><p>Hicham</p><p><strong>Vous découvrez Daily Green ? Voilà quelques informations :</strong></p><p>* Les précédents numéros, <a target="_blank" href="https://dailygreen.substack.com/archive?sort=new">c’est par là</a>.</p><p>* Vous souhaitez soutenir et devenir sponsor d’une édition, <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/contact/">écrivez-nous.</a></p><p>* Pour vous abonner et recevoir les prochains numéros :</p><p>Une inspiration familiale dans un parcours engagé</p><p>Anne Marchand nous éclaire sur ses racines et sur la façon dont son histoire familiale a nourri sa sensibilité pour la nature.</p><p>“<strong>J’avais une grand-mère qui avait une collection de Dahlia, et un grand-père qui était très attaché,à ce qu’on pourrait appeler aujourd’hui l’agriculture biologique”</strong></p><p>Cet héritage s’est nourri de son vécu au bord de la mer dans le camping familial, où l’évolution des paysages l’a profondément marquée. Animée par une volonté de servir le bien public et la fonction publique, elle a orienté sa carrière vers la gestion écologique, la valorisation et la sensibilisation, faisant le pont entre technique, nature et société.</p><p>Son engagement est guidé par cette observation simple : préserver la nature, c’est préserver la vie, en milieu urbain comme ailleurs.</p><p>La sensibilisation à la nature urbaine dans le département des Hauts-de-Seine</p><p>Aujourd’hui Cheffe de service Événementiel & Valorisation & Animation au département des Hauts-de-Seine.</p><p>Son service au sein du département développe une politique active de sensibilisation, touchant environ 3 500 jeunes par an lors de plus de 250 animations. L’ambition est d’encourager une connexion directe avec la nature.</p><p>Son service crée des occasions concrètes et pédagogiques pour que chaque habitant puisse redécouvrir et mieux respecter son environnement local.</p><p>Par le biais d’événements tels que des festivals dédié au grand public “Patrimoine Grandeur Nature” notamment à l’occasion de la floraison des cerisiers japonais, ou la “Nuit des Parcs,” une programmation de nuit, au coucher du soleil, en début de nuit, ou soit au lever du soleil.</p><p>Elle exprime également une préoccupation majeure face aux phénomènes météo extrêmes qui peuvent survenir. Et notamment l’orage supercellulaire qui a frappé la région parisienne en mai 2025 avec des vents à plus de 100 km/h et des chutes de grêle intenses causant d’importants dégâts.</p><p><strong>“Cela m’interroge énormément sur la pérennité et la résilience de nos espaces de nature”</strong>. Cet événement souligne l’urgence d’adapter la gestion urbaine aux changements climatiques.</p><p>Présidente de l’association Hortis</p><p>À la tête d’Hortis, elle est la première femme présidente de cette association historique qui regroupe depuis près de 90 ans les directeurs, chefs de service, techniciens, ingénieurs, paysagistes et tous les agents engagés dans le développement du patrimoine végétal et naturel pour le service public.</p><p>Hortis agit comme un lieu de rencontre, d’échanges et de coopération entre professionnels, permettant de mutualiser les expériences, bonnes pratiques et stratégies.</p><p>L’objectif de cette organisation est d’apporter des solutions pour faire face aux enjeux actuels : adaptation des végétaux au climat, développement de solutions fondées sur la nature, protection de la biodiversité, gestion raisonnée de l’eau et conception écologique des projets urbains.</p><p><strong>“On milite dans le même sens pour plus de nature, plus d’arbres, pour faire attention, être plus sobre dans la gestion de l’eau… On travaille beaucoup avec l’Union nationale des entreprises du paysage, l’UNEP avec Valhor, l’interprofession du végétal, Verdir.”</strong></p><p>Le congrès Hortis qui se tient chaque année est un rendez-vous qui vise à faire évoluer les métiers, valoriser les innovations et renforcer la biodiversité urbaine tout en encourageant le dialogue intergénérationnel entre professionnels.</p><p>Le thème de cette année, est d’après Anne, issu des discussions internes de membres sur le canal Whatsapp, notamment sur l’écologisation des pratiques entre femmes et hommes de terrain partout en France?</p><p>Anne insiste aussi sur l’importance de susciter des vocations chez les plus jeunes, afin d’assurer la continuité et le renouveau de ces professions indispensables.</p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée :</strong></p><p><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/12-comment-r%C3%A9concilier-habitants-et-nature-en-ville/id1819952254?i=1000734236844&#38;l=en-GB"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/6RR36MiuCfI5xA17o7nnDB?si=Iub-GIpNSlOzg-Zb0qWNEw"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/9sbNiARzGBY?si=MHwbnDTqYSXuIWVK"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>C’est tout pour aujourd’hui, retrouvons-nous sur les réseaux (<a target="_blank" href="https://www.instagram.com/daily_green_fr/">Instagram</a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/daily-green">Linkedin</a>). 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://dailygreen.substack.com?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">dailygreen.substack.com</a>]]></description><link>https://dailygreen.substack.com/p/ep-12comment-reconcilier-habitants</link><guid isPermaLink="false">substack:post:177472392</guid><dc:creator><![CDATA[Daily Green]]></dc:creator><pubDate>Fri, 31 Oct 2025 08:31:09 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/177472392/63e35e01f64f2d6dc766917debcfed89.mp3" length="38876205" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Daily Green</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3240</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/55233/post/177472392/da126eeedf8b66d8dec2f6ecdf20f2e0.jpg"/></item><item><title><![CDATA[[EP#11] Plante & Cité : le plus grand centre de ressources "Nature en ville" avec Caroline Gutleben]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée : </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/11-plante-cit%C3%A9-le-plus-grand-centre-de-ressources/id1819952254?i=1000732149840&#38;l=en-US"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/1MFZXQT9SUQd8bjgGPBRkV?si=d77bWPVEQ0aczwUz8lbDvA"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/OcmALnQdsO4?si=JeTr2a7T04fejuFM"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>Bonjour,</p><p>Les ressources sur la nature en ville ne manquent pas, c’est vrai. </p><p>Cependant, s’il y a une base de ressources, un centre de connaissances incontournable à connaître, c’est bien Plante & Cité. Cette association s’évertue non seulement à mener, référencer les travaux de recherche, mais surtout à faire le lien crucial entre la science et le terrain. </p><p>D’ailleurs, j’ai de nombreuses fois cité leurs travaux dans cette newsletter, et ils ont souvent été une source d’inspiration précieuse pour nos réflexions. </p><p>Avec plus de 800 structures adhérentes et plus de 4200 références scientifiques et techniques, Plante & Cité s’impose depuis bientôt 20 ans, comme le centre technique national de référence sur les espaces verts et la nature urbaine. </p><p>Nous avons voulu en savoir plus sur cette association unique et, naturellement, nous avons invité Caroline Gutleben, sa directrice, à partager un moment au micro de notre podcast. </p><p>Comment ce centre technique assure-t-il concrètement le partage des connaissances scientifiques vers les professionnels de terrain ? Quels sont les projets innovants mis en place, les outils développés pour référencer les végétaux, protéger notre patrimoine vert et nous informer des dernières évolutions en matière de nature urbaine ? </p><p>Et si cette plateforme s’adresse aux professionnels du secteur, aux entreprises et aux collectivités territoriales, de nombreuses ressources restent ouvertes et accessibles au grand public.</p><p>Bonne écoute ! </p><p><strong>Vous découvrez Daily Green ? Voilà quelques informations :</strong></p><p>* Les précédents numéros, <a target="_blank" href="https://dailygreen.substack.com/archive?sort=new">c’est par là</a>.</p><p>* Vous souhaitez soutenir et devenir sponsor d’une édition, <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/contact/">écrivez-nous.</a></p><p>* Pour vous abonner et recevoir les prochains numéros :</p><p>Une vocation ancrée dans le végétal</p><p><strong>« J’ai toujours aimé le végétal, une sorte d’attraction naturelle pour la nature. »</strong></p><p>Ingénieure en horticulture formée à Angers, Caroline Gutleben dirige aujourd’hui Plante & Cité, un centre technique national qui fêtera ses 20 ans en 2026. Née d’une vocation précoce pour le végétal, elle incarne cette alliance entre rigueur scientifique et sensibilité à la nature. Son parcours l’a menée de l’expertise technique en collectivités à la direction d’une structure qui compte 800 adhérents et accompagne la transformation écologique des espaces verts urbains.</p><p><strong>Plante & Cité agit comme interface entre recherche et pratique terrain, produisant des connaissances actionnables pour les collectivités.</strong> L’association développe des outils concrets comme Floriscope (base de 23 000 taxons pour choisir les végétaux), le Barème de l’arbre (qui calcule leur valeur monétaire) ou le label Éco-jardin. Ces ressources permettent aux gestionnaires d’espaces verts de passer à l’action avec des données fiables.</p><p>Réconcilier nature, santé et ville</p><p><strong>« Il y a vraiment un enjeu à faire sortir les enfants dans des espaces de proximité. »</strong></p><p>Caroline alerte sur le « syndrome d’enfant à l’intérieur » et ses conséquences : obésité, troubles de l’attention, déconnexion du vivant. Les recherches menées avec l’université d’Angers, notamment la thèse du Dr Bastien Vajou, démontrent les mécanismes par lesquels la nature restaure la santé mentale.</p><p>La règle <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/article/regle-3-30-300-la-prescription-pour-plus-darbres-et-de-bien-etre-en-ville/">3-30-300</a> pourrait devenir « la première infrastructure de santé ». Le concept de « nature sur ordonnance », déjà budgété au Royaume-Uni, émerge en France avec de nouveaux métiers de médiation.</p><p>Caroline cite aussi l’étude d’Anne-Caroline Prévost-Julien sur les films Disney, révélant l’appauvrissement des représentations de la nature dans notre culture : <strong>« L’appauvrissement des représentations alimente un appauvrissement des connaissances, du lien avec le vivant. »</strong></p><p>Les inégalités environnementales constituent un autre combat majeur. La métropole de Lyon a démontré les corrélations entre absence de canopée et mortalité cardiovasculaire dans certains quartiers. Ces données guident les priorités d’intervention, même si les arbitrages restent complexes dans les territoires défavorisés. <strong>« Est-ce qu’il vaut mieux construire un gymnase pour que les jeunes puissent faire du sport ou est-ce que du coup on va faire un parc ?»</strong></p><p>Planter mieux et préserver le sol</p><p><strong>« On a été ces dernières années dans une approche très quantitative et monospécifique de la renaturation en ville. »</strong></p><p>La ville de demain privilégiera la qualité à la quantité : diversité des essences, alignements plurispécifiques, équilibre pour toutes les formes de vivant. Le sol devient l’enjeu central. <strong>« Un des gros sujets va être de préserver la capacité de la ville à accueillir de la végétation. C’est le sol le véritable enjeu, le lien à la Terre. »</strong> Plante & Cité travaille sur la désimpermabilisation (programme Dessert) et la préservation de la trame brune, comme le montre l’exemple pionnier de Ris-Orangis.</p><p>Enfin, embarquer les habitants passe par le sensible plutôt que l’injonction. Caroline évoque l’artiste qui nommait les plantes sauvages sur les trottoirs nantais, transformant le regard sur la flore spontanée. L’espace privé (75 à 85% du territoire) représente un levier majeur : inciter propriétaires, bailleurs et entreprises à préserver, planter, laisser faire.</p><p>Pour sa balade idéale avec deux personnalités vivantes ou disparues, Caroline choisirait : François Colson, fondateur de Plante & Cité qui a une rose à son nom, et Rachel Carson, auteure du <em>Printemps silencieux</em> qui a éveillé sa conscience environnementale. Deux figures qui incarnent l’héritage et l’esprit pionnier.</p><p><strong>Écouter sur votre plateforme préférée :</strong></p><p><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/11-plante-cit%C3%A9-le-plus-grand-centre-de-ressources/id1819952254?i=1000732149840&#38;l=en-US"><strong>Apple Podcast</strong></a><strong> |</strong> <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/1MFZXQT9SUQd8bjgGPBRkV?si=d77bWPVEQ0aczwUz8lbDvA"><strong>Spotify</strong></a><strong> | </strong><a target="_blank" href="https://youtu.be/OcmALnQdsO4?si=JeTr2a7T04fejuFM"><strong>YouTube</strong></a> <strong>|</strong></p><p>Si vous avez aimé <a target="_blank" href="https://www.dailygreen.fr/article/plante-cite-le-plus-grand-centre-de-ressources-nature-en-ville/">ce numéro</a>, merci de nous soutenir en mettant un like et/ou en partageant cet épisode. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://dailygreen.substack.com?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">dailygreen.substack.com</a>]]></description><link>https://dailygreen.substack.com/p/1-au-chevet-des-arbres-preserver-c20</link><guid isPermaLink="false">59dda3e5-34f0-4b54-a5e4-de03c20d85e5</guid><dc:creator><![CDATA[Daily Green]]></dc:creator><pubDate>Wed, 11 Jun 2025 14:24:50 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/166724360/7ff662af71a2c1b3e59843fb20ac686f.mp3" length="30272509" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Daily Green</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2523</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/55233/post/166724360/bc5a298395b066bd9d4d458e9da9e044.jpg"/></item></channel></rss>