<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd"><channel><title><![CDATA[Indébattable]]></title><description><![CDATA[Chaque épisode de Indébattable est soit un débat entre des personnes polarisées, soit une discussion avec un expert sur les outils du débat constructif.

Nous avons conçu un format qui permet à nos débatteurs d’exprimer leurs idées avec clarté et force de persuasion, sans sombrer dans des désaccords inutiles. 
Avec les experts, nous prenons toujours un contre-pied, nous discutons sans tabous des intérêts de ces pratiques et de leurs limites.

Notre objectif : dépolariser sans dépolitiser.

Le désaccord est sain, lorsqu’il est bien mené. C’est exactement ce que nous cherchons à rendre possible.

👉 Pour en savoir plus sur le format, visitez : https://phsbarrett.com/debatology <br/><br/><a href="https://debatology.substack.com?utm_medium=podcast">debatology.substack.com</a>]]></description><link>https://debatology.substack.com/podcast</link><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Wed, 08 Apr 2026 07:29:46 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://api.substack.com/feed/podcast/4793647.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><author><![CDATA[Créer des conversations constructives lorsqu'elles semblent impossibles]]></author><copyright><![CDATA[PHSBARRETT]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[peter@debatology.com]]></webMaster><itunes:new-feed-url>https://api.substack.com/feed/podcast/4793647.rss</itunes:new-feed-url><itunes:author>Créer des conversations constructives lorsqu&apos;elles semblent impossibles</itunes:author><itunes:subtitle>Dépolariser sans dépolitiser. Et si le débat n’était pas un combat à gagner mais un jeu à repenser ? Récits, science et tactiques pour sortir de la polarisation et #MieuxDebattre</itunes:subtitle><itunes:type>episodic</itunes:type><itunes:owner><itunes:name>Créer des conversations constructives lorsqu&apos;elles semblent impossibles</itunes:name><itunes:email>peter@debatology.com</itunes:email></itunes:owner><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:category text="Education"/><itunes:category text="Science"/><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/4793647/3d7a8a02f7ca72ff8de8319449758bed.jpg"/><item><title><![CDATA[Comment parler...de religion ? avec Léa Zainoune]]></title><description><![CDATA[<p><p>Une fois par mois, je propose<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/phsbarrett/recent-activity/events/"> un entretien en live sur Linkedin avec un.e expert</a>.e qui nous éclaire sur comment améliorer la qualité de nos discussions, notre capacité à coopérer et le débat démocratique. Si vous voulez voir et interagir en live, suivez moi et je vous inviterai aux prochains ! Sur substack, vous trouverez la rediffusion et un court article basé sur la discussion.</p></p><p>Dans <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparlerdereligion7369053592797728769/theater/">cet épisode de </a><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparlerdereligion7369053592797728769/theater/"><em>Comment parler ?</em></a>, j’échange avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/l%C3%A9a-zainoune/"><strong>Léa Zainoune</strong></a> (fondatrice de <strong>Liens pluriels</strong>, ex-éducation à la laïcité) sur une question brûlante : <strong>comment parler de religion sans s’écharper</strong> — à l’école, au travail, en famille.</p><p>Parler de religion : la relation avant la position</p><p>Léa distingue la <strong>loi</strong> (ce qui s’applique) de la <strong>manière de l’appliquer</strong> (comment on en parle, comment on accompagne), souvent absente des réflexes professionnels. Connaître le cadre ne suffit pas : il faut aussi <strong>savoir l’apporter</strong>, avec un souci de relation et de pédagogie.</p><p>Pourquoi c’est si difficile ?</p><p>Un <strong>arrière-plan historique</strong> conflictuel, une <strong>sécularisation rapide</strong> (repères religieux moins partagés), et un <strong>flou pratique</strong> autour de la laïcité créent un terrain miné. Résultat : projections, malentendus, parfois évitement jusqu’à la crise.</p><p>Ne pas parler « à la place » des personnes</p><p>Première règle de Léa : <strong>nous ne sommes ni dans la tête ni dans le corps de l’autre</strong>. Prêter des raisons aux croyances de l’autre, c’est déjà porter un jugement qui ne sera pas reconnu et qui rendra la conversation difficile.</p><p>Evidemment, on <strong>demande le consentement</strong> à parler, on vérifie la disponibilité émotionnelle et… on accepte aussi le <strong>« pas maintenant »</strong>.</p><p>Cadre légal ≠ posture</p><p>Exemple scolaire : la <strong>loi de 2004</strong> s’applique ; mais <strong>crier, humilier, expulser</strong> abîme la confiance et n’aide pas l’application de la règle. On peut être <strong>ferme sur la norme</strong> et <strong>humain sur sa mise en œuvre</strong> (process clair, dialogue, bilans à froid).</p><p>Conformités qui s’affrontent… besoins qui se répondent</p><p>Souvent, l’adulte « fait appliquer » une conformité légale tandis que l’élève « se conforme » à une exigence religieuse. <strong>Même besoin de cohérence</strong>, deux cadres. Nommer les <strong>besoins</strong> (sécurité, dignité, appartenance, cohérence) permet d’ouvrir des options compatibles ici-et-maintenant.</p><p>Quand tout nous oppose : 6 gestes utiles</p><p>* <strong>Dépersonnaliser</strong> : contester une action/une règle, pas la personne.</p><p>* <strong>Formuler un objectif commun</strong> (« qu’est-ce qu’on veut préserver/assurer ensemble ? »).</p><p>* <strong>Poser le cadre</strong> : temps, périmètre (vécu vs théologie), règles simples (non-mépris, droit de sortie). </p><p>* <strong>Traiter l’asymétrie</strong> (prof/élève, manager/collaborateur) sans autoritarisme : clair sur les contraintes, <strong>négociable sur le « comment »</strong>. </p><p>* <strong>Prototyper des ajustements réversibles</strong> (petit format, on évalue, on étend). </p><p>* <strong>Documenter à froid</strong> : transformer l’incident en procédure plus robuste (classe/équipe).</p><p>Le kintsugi du lien</p><p>On n’efface pas ; on <strong>répare mieux</strong>. Un incident devient l’occasion d’un ‘<strong>kintsugi social’</strong> : débrief, soin, puis règles et rituels qui <strong>renforcent</strong> la relation. « Ce n’est jamais trop tard pour en parler » — même des mois après.</p><p>Ce que cela demande… à nous</p><p><strong>Intention</strong> (relation > victoire), <strong>curiosité non-agressive</strong>, <strong>hygiène des projections</strong>. Apprendre à tenir ces conversations, c’est augmenter la <strong>capacité coopérative</strong> de nos classes, équipes et institutions.</p><p>Pour aller plus loin (idées à tester)</p><p>* <strong>Rituel d’ouverture</strong> : « <em>Si on en parle, ma priorité reste notre relation.</em> »</p><p>* <strong>Questions-ponts</strong> : « <em>Qu’est-ce qui est important pour toi là-dedans ?</em> » / « <em>Qu’est-ce qui ferait qu’on sorte de cet échange en se respectant ?</em> » </p><p>* <strong>Hygiène des plateformes</strong> : privilégier les échanges <strong>synchrones</strong> et facilités sur sujets inflammables ; bannir la <strong>mise en scène punitive</strong>.</p><p>Le désaccord peut être fertile ; c’est l’hostilité qui abîme. Si nous voulons des communautés vivantes, acceptons le dissensus <strong>et</strong> soignons les conditions du dialogue — surtout quand il s’agit de religion.</p> <br/><br/>Get full access to Debatology at <a href="https://debatology.substack.com/subscribe?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_4">debatology.substack.com/subscribe</a>]]></description><link>https://debatology.substack.com/p/comment-parlerde-religion-avec-lea</link><guid isPermaLink="false">substack:post:173107121</guid><dc:creator><![CDATA[Peter Barrett]]></dc:creator><pubDate>Sun, 22 Mar 2026 08:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/173107121/640555ecf54f9ed4b2e3624e537e94df.mp3" length="56613689" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Peter Barrett</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3538</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/4793647/post/173107121/3d7a8a02f7ca72ff8de8319449758bed.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comment parler...du conflit Israël-Palestine ? avec Rafael Tyszblat]]></title><description><![CDATA[<p><p>Une fois par mois, je propose<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/phsbarrett/recent-activity/events/"> un entretien en live sur Linkedin avec un expert</a> qui nous éclaire sur comment améliorer la qualité de nos discussions, notre capacité à coopérer et le débat démocratique. Si vous voulez voir et interagir en live, suivez moi et je vous inviterai aux prochains ! Sur substack, vous trouverez la rediffusion et un court article basé sur la discussion.</p></p><p>Dans <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparlerduconflitisra-l-pa7321129380196372481/theater/">cet épisode de </a><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparlerduconflitisra-l-pa7321129380196372481/theater/"><em>Comment parler ?</em></a>, j’échange avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/rafaeltyszblat/"><strong>Rafael Tyszblat</strong></a>, médiateur et “entrepreneur de dialogue”. Son travail : concevoir des espaces où <strong>juifs, musulmans et autres publics</strong> peuvent <strong>se parler vraiment</strong> d’Israël–Palestine — sans se renier, sans se hurler dessus, et sans minimiser la douleur de l’autre.</p><p>Pourquoi dialoguer quand tout pousse au clash ?</p><p>Depuis le <strong>7 octobre 2023</strong>, la polarisation déborde des réseaux sociaux dans nos <strong>universités, organisations et familles</strong>. Beaucoup pensent qu’il est <strong>impossible</strong> de parler de ce conflit sans insulte ni rupture. L’expérience de terrain de Raphaël montre l’inverse : <strong>c’est possible</strong>, à condition de <strong>poser un cadre</strong> et de <strong>respecter des étapes</strong>.</p><p>Le conflit peut être fécond ; c’est la <strong>violence</strong> (physique ou verbale) qui rend toute parole impossible. Le dialogue n’est pas une capitulation : c’est un <strong>choix de méthode</strong>.</p><p>Ce que le dialogue n’est pas</p><p>* <strong>Pas de dialogue sous la violence directe.</strong> Il faut un minimum de sécurité et, surtout, du <strong>consentement</strong> des participants.</p><p>* <strong>Pas d’“arbitrage de la Vérité”.</strong> Le facilitateur n’est ni juge ni professeur : il <strong>soutient</strong> l’expression de chacun de façon <strong>multipartiale</strong> (soutien égal à toutes les parties), plutôt que “neutre” au sens indifférent.</p><p>Les conditions qui rendent la conversation possible</p><p><strong>1) Co-construire le cadre</strong> (dès le début) :</p><p>* Confidentialité.</p><p>* Parler en <strong>“je”</strong>, éviter les généralisations.</p><p>* <strong>Ne pas hiérarchiser</strong> les souffrances (stopper la “compétition victimaire”).</p><p>* S’écouter, ne pas se couper, <strong>poser des questions</strong> en cas de désaccord.</p><p><strong>2) Passer du mode réseau social au mode rencontre.</strong>Les échanges <strong>asynchrones</strong> (posts/commentaires) suppriment le <strong>non-verbal</strong> et le <strong>para-verbal</strong>, et attisent les malentendus. En live, avec un tiers, on <strong>comprend mieux</strong> — et on <strong>se retient</strong> davantage.</p><p><strong>3) Travailler sur le langage avant qu’il n’explose.</strong>Des mots-détonateurs comme <strong>“sionisme”, “antisionisme”, “apartheid”, “terrorisme”, “résistance”</strong> n’ont pas une définition unique partagée. On commence par <strong>clarifier ce que chacun met derrière</strong> ces termes, au lieu de s’essentialiser.</p><p><strong>4) Viser l’“être entendu” comme bénéfice immédiat.</strong>Pour obtenir le consentement, on n’invite pas les gens à “changer d’avis” mais à <strong>faire passer leur message</strong> dans un cadre qui <strong>maximise leur capacité d’être compris</strong>. Et on rappelle que <strong>chacun reste libre de partir</strong> si ça ne lui convient pas.</p><p>Multipartialité > neutralité : la posture clé</p><p>Inspirée de <strong>Carl Rogers</strong>, la posture de Rafael consiste à <strong>soutenir activement toutes les parties</strong> pour qu’elles puissent s’exprimer <strong>et être entendues</strong>. Ce n’est pas “être d’accord avec tout le monde” ; c’est <strong>garantir l’équité d’attention et de soutien</strong>, même (surtout) quand les propos heurtent.</p><p>Conduire le dialogue sans déclencher de “menace identitaire”</p><p>Le cœur du travail consiste à <strong>réduire la menace identitaire</strong> ressentie quand l’autre parle.Outils : <strong>écoute active</strong>, <strong>reformulation</strong>, <strong>résumé fidèle</strong>, questions de précision (“Quand tu dis X, qu’entends-tu par là ?”). On <strong>accueille les émotions</strong> (colère ≠ violence) tout en contenant la forme.</p><p>Organiser un dialogue chez soi, en classe ou au travail : mode d’emploi</p><p>* <strong>Se préparer soi-même</strong> : puis-je écouter des propos très durs <strong>sans disqualifier</strong> la personne ?</p><p>* <strong>Se former</strong> (médiation, facilitation, écoute, dynamique de groupe).</p><p>* <strong>Recruter prend du temps</strong> : aujourd’hui, 80–90% du travail, c’est <strong>rassurer</strong> et <strong>inviter</strong>.</p><p>* <strong>Prendre le temps</strong> : viser plusieurs séances de 2–3h, avec des <strong>étapes</strong> (mise en confiance → expression franche → moments difficiles → compréhension accrue).</p><p>* <strong>Co-faciliter si possible</strong> avec une <strong>diversité de profils</strong> (p. ex. un facilitateur juif et un facilitateur musulman) pour incarner la <strong>confiance partagée</strong>.</p><p>Et sans tiers ? Le “calling in” plutôt que le “calling out”</p><p>Si tu n’as pas de facilitateur :</p><p>* <strong>Clarifie tes objectifs</strong> (influencer, comprendre, apaiser ?) et ton état émotionnel.</p><p>* <strong>Prépare des questions d’exploration</strong> plutôt que des accusations.</p><p>* <strong>Privilégie le “calling in”</strong> : interpeller <strong>en privé, avec curiosité</strong>, plutôt que humilier en public.</p><p>Le dialogue n’absout ni n’efface la justice ; il <strong>prépare</strong> le terrain pour que <strong>vérité partagée</strong> et <strong>coexistence</strong> redeviennent pensables. Face à un conflit qui <strong>défie les définitions</strong> et <strong>bouscule les identités</strong>, la voie “multipartiale” propose une chose simple et exigeante : <strong>se comprendre avant de se convaincre</strong>.</p><p>Sources mentionnées dans le podcast</p><p>* Soliya - ONG qui propose de créer des cadres de dialogue sur la question Israel-Palestine notamment sur les campus : https://soliya.net/</p><p>* Connecting Actions - Association qui vise à rassembler les acteurs du dialogue : https://connectingactions.net/</p><p>* Anti-Clash et Nous Réconcilier : podcast sur le dialogue et association qui propose des dialogues Israel-Palestine : <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/anticlash.media/"><strong>https://www.instagram.com/anticlash.media/</strong></a></p><p>* Documentaire Arte - Mettre fin à la guerre ou bâtir la paix : <a target="_blank" href="https://www.arte.tv/fr/videos/120449-000-A/mettre-fin-a-la-guerre-ou-batir-la-paix/"><strong>https://www.arte.tv/fr/videos/120449-000-A/mettre-fin-a-la-guerre-ou-batir-la-paix/</strong></a></p> <br/><br/>Get full access to Debatology at <a href="https://debatology.substack.com/subscribe?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_4">debatology.substack.com/subscribe</a>]]></description><link>https://debatology.substack.com/p/comment-parlerdu-conflit-israel-palestine</link><guid isPermaLink="false">substack:post:171131391</guid><dc:creator><![CDATA[Peter Barrett]]></dc:creator><pubDate>Sun, 01 Mar 2026 08:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/171131391/6de7ad984edf4b54b26fbbc1e5091f1f.mp3" length="64656477" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Peter Barrett</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4041</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/4793647/post/171131391/3d7a8a02f7ca72ff8de8319449758bed.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comment parler...et agir pour le climat ? avec Mélusine Boon-Falleur]]></title><description><![CDATA[<p><p>Une fois par mois, je propose<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/phsbarrett/recent-activity/events/"> un entretien en live sur Linkedin avec un expert</a> qui nous éclaire sur comment améliorer la qualité de nos discussions, notre capacité à coopérer et le débat démocratique. Si vous voulez voir et interagir en live, suivez moi et je vous inviterai aux prochains ! Sur substack, vous trouverez la rediffusion et un court article basé sur la discussion.</p></p><p>Dans <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparleretagirpourleclimat7381260601756426240/theater/">cet épisode de </a><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparleretagirpourleclimat7381260601756426240/theater/"><em>Comment parler ?</em></a>, j’échange avec <a target="_blank" href="https://www.melusinebf.com/"><strong>Mélusine Boon-Falleur</strong></a>, chercheuse en psychologie sociale et environnementale au CRIS de Sciences Po. </p><p>Le paradoxe : croire au changement climatique sans changer</p><p>96 % des Français reconnaissent que le changement climatique est réel et grave (dont 75% qu’il est anthropique).Mais seuls 30 % déclarent avoir modifié significativement leurs comportements.C’est ce qu’on appelle le <strong>belief–action gap</strong> : l’écart entre ce que nous croyons et ce que nous faisons.</p><p>Pourquoi un tel fossé ?Selon Mélusine Boon-Falleur, ce n’est pas (seulement) une question de mauvaise volonté ou de cynisme : c’est une question <strong>de contexte, de cognition sociale et d’équité perçue</strong>.Nos comportements ne suivent pas directement nos convictions. Ils suivent <strong>les normes sociales, les signaux d’équité et la possibilité réelle d’agir.</strong></p><p>Clé 1 – Les croyances ne suffisent pas : les gens ont besoin de voir des bénéfices proches</p><p>“Nous préférons les bénéfices sûrs et immédiats aux bénéfices collectifs et lointains.”</p><p>Le cerveau humain est câblé pour privilégier le présent.L’action climatique est l’exact inverse : <strong>des coûts immédiats pour des bénéfices futurs et diffus.</strong></p><p>Ce qu’on peut faire :</p><p>* <strong>Rendre visibles les bénéfices de court terme</strong> : santé, confort, économies, lien social.</p><p>* Mettre en avant les <strong>co-bénéfices tangibles</strong> de l’action climatique (réduction de la pollution, bien-être, sécurité énergétique).</p><p>* <strong>Projeter les gens dans leur futur</strong> : les aider à imaginer leur vie dans 30 ans si l’action climatique réussit ou échoue.<em>(Technique de visualisation utilisée aussi pour l’arrêt du tabac ou la motivation sportive.)</em></p><p>Clé 2 – L’action écologique est d’abord une question de coopération</p><p>“Les bénéfices sont collectifs, les coûts sont individuels.”</p><p>Tout le défi du climat repose sur un dilemme classique de théorie des jeux :nous ne voulons pas être <em>les seuls à faire des efforts</em>.C’est pourquoi les politiques et les discours doivent viser à <strong>rendre la coopération visible, équitable et gratifiante.</strong></p><p>Ce qu’on peut faire :</p><p>* <strong>Montrer les comportements vertueux autour de nous</strong> (visibilité des normes sociales).</p><p>* <strong>Valoriser les comportements publics positifs</strong> (usage de la gourde, vélo, participation citoyenne).</p><p>* <strong>Redistribuer équitablement les coûts et les bénéfices</strong> : par exemple via des coopératives locales d’énergie ou des retombées financières partagées.</p><p>* <strong>Communiquer sur la justice</strong> : l’action climatique doit <em>sembler juste</em> pour être acceptée.</p><p>Clé 3 – Sans sentiment d’équité, pas de coopération</p><p>“Personne n’aime être mis en défaut moral quand il n’a pas la capacité d’agir.”</p><p>Les politiques perçues comme injustes – comme la taxe carbone au moment des gilets jaunes – échouent même si elles sont rationnellement efficaces.Les gens acceptent plus volontiers les coûts écologiques s’ils perçoivent que <strong>les plus aisés, les grandes entreprises ou l’État</strong> en assument leur part.</p><p>Ce qu’on peut faire :</p><p>* <strong>Mettre en avant la redistribution existante et les efforts partagés.</strong></p><p>* <strong>Faire apparaître la justice</strong> (et pas seulement la réclamer).</p><p>* <strong>Ancrer le discours dans l’équité perçue</strong>, pas seulement dans les chiffres.</p><p>Clé 4 – Changer les normes sociales change les comportements</p><p>“Nous faisons ce que nous voyons les autres faire.”</p><p>Trois mécanismes de <strong>cognition sociale</strong> guident notre passage à l’action :</p><p>* <strong>La détection des normes</strong> : savoir ce qui est “normal” dans mon groupe.</p><p>* <strong>La gestion de la réputation</strong> : éviter d’être vu comme celui qui ne joue pas le jeu.</p><p>* <strong>Le calcul de la justice</strong> : agir seulement si les coûts et bénéfices semblent partagés.</p><p>Ce qu’on peut faire :</p><p>* <strong>Rendre les comportements écologiques visibles</strong> (affichage, communication, exemplarité).</p><p>* <strong>Créer des récits d’appartenance positive</strong> : “Nous sommes la première commune neutre en carbone du département.”</p><p>* <strong>Montrer les réussites collectives</strong> : l’action devient contagieuse lorsqu’elle est perçue comme une norme sociale valorisée.</p><p>Clé 5 – Agir ne veut pas dire seulement consommer autrement</p><p>“La vraie question n’est pas comment rendre les individus plus écolos, mais comment les motiver à rendre le système plus vertueux.”</p><p>Manger moins de viande ou recycler, c’est utile, mais insuffisant.L’essentiel de l’impact passe par des <strong>actions systémiques</strong> : vote, plaidoyer, engagement professionnel, influence dans les organisations.</p><p>Ce qu’on peut faire :</p><p>* <strong>Encourager l’action politique et collective.</strong></p><p>* <strong>Valoriser les engagements publics et professionnels</strong> (voter, écrire à ses élus, soutenir des associations, faire évoluer son entreprise).</p><p>* <strong>Communiquer sur le pouvoir d’agir</strong> : l’autoefficacité individuelle est un prédicteur majeur de l’action durable.</p><p>Clé 6 – Faire peur ne suffit pas. Il faut donner envie.</p><p>La peur peut mobiliser… ou paralyser.L’espoir sans action mène à l’inaction.L’équilibre : <strong>concerner et responsabiliser</strong>, sans accabler.</p><p>Ce qu’on peut faire :</p><p>* <strong>Rendre le problème concret et personnel.</strong></p><p>* <strong>Donner des solutions claires et atteignables.</strong></p><p>* <strong>Faire de la narration un levier de motivation</strong>, pas un vecteur d’angoisse.</p><p>En résumé</p><p>“Convaincre, c’est moins parler de ses valeurs que comprendre celles de l’autre.”</p><p>Pour parler et agir pour le climat :</p><p>* Relier l’abstrait au concret.</p><p>* Relier l’individuel au collectif.</p><p>* Relier l’inquiétude à l’action.</p><p>* Et surtout, relier la conviction à la coopération.</p><p>Sources mentionnées dans le podcast</p><p>* Boon-Falleur, M., Grandin, A., Baumard, N., & Chevallier, C. (2022). Leveraging social cognition to promote effective climate change mitigation. Nature Climate Change, 12(4), 332-338.</p><p>* Vlasceanu, M., Doell, K. C., Bak-Coleman, J. B., Todorova, B., Berkebile-Weinberg, M. M., Grayson, S. J., ... & Lutz, A. E. (2024). Addressing climate change with behavioral science: A global intervention tournament in 63 countries. <em>Science advances</em>, <em>10</em>(6), eadj5778.</p><p>* Doell, K. C., Todorova, B., Vlasceanu, M., Bak Coleman, J. B., Pronizius, E., Schumann, P., ... & Lutz, A. E. (2024). The International Climate Psychology Collaboration: Climate change-related data collected from 63 countries. <em>Scientific data</em>, <em>11</em>(1), 1066.</p><p>* Programme des Nations Unies pour le Développement (2021, 2024). <em>People’s Climate Vote.</em></p><p>* Eurobaromètre Spécial 538 (2023). <em>European citizens’ attitudes towards climate change.</em></p><p>* Stren, P. C. (2000). Toward a coherent theory of environmentally significant behaviour. <em>Journal of Social Issues</em>, <em>56</em>(3), 407-424.</p><p>* Cialdini, R. B. (2003). Crafting normative messages to protect the environment. <em>Current directions in psychological science</em>, <em>12</em>(4), 105-109.</p><p>* Thøgersen, J., & Crompton, T. (2009). Simple and painless? The limitations of spillover in environmental campaigning. <em>Journal of Consumer Policy</em>, <em>32</em>(2), 141-163.</p><p>* Kahan, D. M. (2015). Climate‐science communication and the measurement problem. <em>Political Psychology</em>, <em>36</em>, 1-43.</p><p>* Bandura, A. (2014). Exercise of personal agency through the self-efficacy mechanism. In <em>Self-efficacy</em> (pp. 3-38). Taylor & Francis.</p><p>* Stoknes, P. E. (2015). <em>What we think about when we try not to think about global warming: Toward a new psychology of climate action</em>. Chelsea Green Publishing.</p> <br/><br/>Get full access to Debatology at <a href="https://debatology.substack.com/subscribe?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_4">debatology.substack.com/subscribe</a>]]></description><link>https://debatology.substack.com/p/comment-parleret-agir-pour-le-climat</link><guid isPermaLink="false">substack:post:176150171</guid><dc:creator><![CDATA[Peter Barrett]]></dc:creator><pubDate>Sun, 18 Jan 2026 08:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/176150171/3f9a157838e5717945e9841053f54fbf.mp3" length="63109611" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Peter Barrett</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3944</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/4793647/post/176150171/3d7a8a02f7ca72ff8de8319449758bed.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comment parler...de politique ? avec Mathieu Groffe]]></title><description><![CDATA[<p><p>Une fois par mois, je propose<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/phsbarrett/recent-activity/events/"> un entretien en live sur Linkedin avec un expert</a> qui nous éclaire sur comment améliorer la qualité de nos discussions, notre capacité à coopérer et le débat démocratique. Si vous voulez voir et interagir en live, suivez moi et je vous inviterai aux prochains ! Sur substack, vous trouverez la rediffusion et un court article basé sur la discussion.</p></p><p>Dans un récent épisode de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparlerdiff-remmentdepoli7346166136893308928/theater/"><em>Comment parler ?</em></a>, j’ai reçu <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/mathieu-groffe-456241153/">Mathieu Groffe</a>, président de l’association <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/janus.org.fr/">Janus</a>, pour explorer une question simple mais vertigineuse : <em>comment parler autrement de politique ?</em></p><p>Aujourd’hui, le constat est largement partagé : la défiance est massive, la polarisation s’accroît, et l’espace démocratique ressemble de plus en plus à une scène de théâtre où l’on s’interrompt, se caricature et se bat pour la viralité plutôt que pour la vérité. Les réseaux sociaux accentuent cette dérive : trop d’informations, pas assez de nuance. L’infoboulimie épuise les citoyens et renforce l’impression que la politique est devenue un jeu de postures.</p><p>Le diagnostic : une démocratie fragilisée</p><p>Mathieu évoque un double phénomène : la <strong>brutalisation du débat</strong> et la <strong>désinformation de masse</strong>. Autrefois, diffuser une rumeur demandait des moyens logistiques. Aujourd’hui, quelques clics suffisent pour inonder l’espace public d’informations biaisées ou fausses. Résultat : une société enfermée dans des chambres d’écho, où l’écoute disparaît et où la confiance dans les institutions s’effondre.</p><p>Comme le résume Étienne Klein, nous vivons à l’ère de l’<strong>« ultra-crépidarianisme »</strong> : tout le monde a un avis sur tout, rarement fondé sur une expertise réelle.</p><p>La proposition Janus : trois clés pour un débat constructif</p><p>Face à ce mur, <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/janus.org.fr/">Janus </a>avance une vision simple mais exigeante : réapprendre à débattre. Trois principes guident cette démarche :</p><p>* <strong>Respecter son interlocuteur</strong>, même en désaccord.</p><p>* <strong>Cultiver l’esprit critique</strong>, y compris envers sa propre position.</p><p>* <strong>Penser l’intérêt général</strong>, en dépassant le clientélisme et les logiques partisanes.</p><p>Cette approche vise à transformer le débat politique en un lieu d’intelligence collective plutôt qu’en un ring médiatique.</p><p>Réinventer les institutions : une Sixième République imaginative</p><p>Janus ne s’arrête pas au constat. L’association met sur la table des pistes audacieuses :</p><p>* Une <strong>démocratie directe numérique</strong>, où chaque citoyen pourrait voter régulièrement sur les lois via une interface sécurisée.</p><p>* Des <strong>collèges éphémères</strong> tirés au sort, rassemblant citoyens, experts et parties prenantes, pour co-construire chaque texte législatif.</p><p>* Un <strong>conseil d’éthique prospectif</strong>, chargé non seulement de contrôler la constitutionnalité des lois mais aussi d’anticiper les grands défis (IA, biotechnologies, climat).</p><p>* Un nouvel indicateur, l’<strong>Indice de Prospérité (IDP)</strong>, plus riche que le PIB, intégrant la justice sociale, la durabilité écologique et la qualité démocratique.</p><p>Ces idées ne sont pas des dogmes. Leur objectif est clair : rompre avec l’immobilisme institutionnel et tester des alternatives concrètes.</p><p>Les tensions et critiques</p><p>Bien sûr, tout cela soulève des questions : une démocratie directe ne risque-t-elle pas d’aplatir la complexité des débats ? Le transpartisanisme n’est-il pas voué à la compromission ?</p><p>Groffe reconnaît ces risques mais insiste : <em>l’immobilisme est pire</em>. Attendre une révolution ou une crise majeure pour réinventer nos institutions, c’est courir droit vers le mur. Tester des solutions imparfaites dès aujourd’hui, c’est au contraire créer de l’apprentissage collectif.</p><p>La démocratie comme défi permanent</p><p>« La démocratie est un conflit institutionnalisé », rappelle Groffe. Le conflit est normal, mais il doit être fécond et constructif.</p><p>Ce que propose Janus n’est pas une solution clé en main, mais une invitation à l’expérimentation démocratique. <em>Plutôt que de subir la polarisation, pourquoi ne pas tester ensemble de nouvelles formes de débat et de représentation ?</em></p><p>Et vous, si vous pouviez changer une seule règle du jeu démocratique, laquelle oseriez-vous réinventer ?</p><p>Sources mentionnées dans le podcast</p><p>- World Economic Forum - Global Risks Report 2025 <a target="_blank" href="https://www.weforum.org/publications/global-risks-report-2025/"><strong>https://www.weforum.org/publications/global-risks-report-2025/</strong></a>- La Fièvre parlementaire : ce monde où l’on catche ! Colère, polarisation et politique TikTok à l’Assemblée nationale <a target="_blank" href="https://www.cepremap.fr/2025/01/note-de-lobservatoire-du-bien-etre-n2025-01-la-fievre-parlementaire/"><strong>https://www.cepremap.fr/2025/01/note-de-lobservatoire-du-bien-etre-n2025-01-la-fievre-parlementaire/</strong></a>- Information : l'indigestion <a target="_blank" href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/information-l-indigestion"><strong>https://www.editions-eyrolles.com/livre/information-l-indigestion</strong></a>- La Dictature des Algorithmes <a target="_blank" href="https://www.tallandier.com/livre/la-dictature-des-algorithmes/"><strong>https://www.tallandier.com/livre/la-dictature-des-algorithmes/</strong></a>- Baromètre de la confiance politique <a target="_blank" href="https://www.sciencespo.fr/cevipof/fr/etudes-enquetes/barometre-confiance-politique/"><strong>https://www.sciencespo.fr/cevipof/fr/etudes-enquetes/barometre-confiance-politique/</strong></a>- Le jugement majoritaire <a target="_blank" href="https://mieuxvoter.fr/le-jugement-majoritaire"><strong>https://mieuxvoter.fr/le-jugement-majoritaire</strong></a></p> <br/><br/>Get full access to Debatology at <a href="https://debatology.substack.com/subscribe?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_4">debatology.substack.com/subscribe</a>]]></description><link>https://debatology.substack.com/p/comment-parlerde-politique-avec-mathieu</link><guid isPermaLink="false">substack:post:171047044</guid><dc:creator><![CDATA[Peter Barrett]]></dc:creator><pubDate>Sun, 28 Dec 2025 08:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/171047044/926ed9e855bd02f580248c186da6be06.mp3" length="60399145" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Peter Barrett</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3775</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/4793647/post/171047044/3d7a8a02f7ca72ff8de8319449758bed.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comment parler...des sujets sensibles en s'amusant ? avec Valérie Gauthier]]></title><description><![CDATA[<p>Une fois par mois, je propose<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/phsbarrett/recent-activity/events/"> un entretien en live sur Linkedin avec un expert</a> qui nous éclaire sur comment améliorer la qualité de nos discussions, notre capacité à coopérer et le débat démocratique. Si vous voulez voir et interagir en live, suivez moi et je vous inviterai aux prochains ! Sur Substack, vous trouverez la rediffusion et un court article basé sur la discussion.</p><p>Dans <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparleretagirpourleclimat7381260601756426240/theater/">cet épisode de </a><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparlerdesujetssensiblese7392512311678181376/theater/"><em>Comment parler ?</em></a>, j’échange avec <a target="_blank" href="https://www.hec.edu/fr/faculty-research/faculty-directory/faculty-member/gauthier-valerie"><strong>Valérie Gauthier</strong></a>, professeure à HEC et autrice de <a target="_blank" href="https://www.editions-eyrolles.com/livre/reinventer-le-dialogue"><em>Réinventer le Dialogue, du savoir-être au savoir-relier</em></a><em> </em>(Eyrolles 2024).</p><p>On croit souvent que parler de sujets sensibles demande du sérieux, du recul, presque de la gravité.Et si, au contraire, la légèreté et le jeu étaient <strong>la clé d’un vrai dialogue</strong> ?</p><p>C’est le pari de <strong>mon invitée</strong>, créatrice du jeu <a target="_blank" href="https://dialog.ngo/le-jeu-dialog/"><strong>Dialog’</strong></a>, un outil pédagogique et ludique pour réapprendre à se parler : dans les écoles, les entreprises et même les hôpitaux.</p><p>Dans cet épisode de <em>Comment parler…</em>, nous explorons ensemble comment <strong>le jeu, l’émotion et la narration</strong> peuvent recréer des ponts entre des individus, même quand tout semble les opposer.</p> <br/><br/>Get full access to Debatology at <a href="https://debatology.substack.com/subscribe?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_4">debatology.substack.com/subscribe</a>]]></description><link>https://debatology.substack.com/p/comment-parlerdes-sujets-sensibles</link><guid isPermaLink="false">substack:post:178697586</guid><dc:creator><![CDATA[Peter Barrett]]></dc:creator><pubDate>Sun, 07 Dec 2025 08:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/178697586/5035bf1540e783c565d9919899dc28f8.mp3" length="59587469" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Peter Barrett</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3724</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/4793647/post/178697586/3d7a8a02f7ca72ff8de8319449758bed.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comment parler...lorsque tout nous oppose ? avec Antoine Marie]]></title><description><![CDATA[<p><p>Une fois par mois, je propose<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/phsbarrett/recent-activity/events/"> un entretien en live sur Linkedin avec un expert</a> qui nous éclaire sur comment améliorer la qualité de nos discussions, notre capacité à coopérer et le débat démocratique. Si vous voulez voir et interagir en live, suivez moi et je vous inviterai aux prochains ! Sur substack, vous trouverez la rediffusion et un court article basé sur la discussion.</p></p><p>Dans <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparlerlorsquetoutnousopp7337904343456628736/theater/">cet épisode de </a><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparlerlorsquetoutnousopp7337904343456628736/theater/"><em>Comment parler ?</em></a>, j’échange avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/antoine-marie-ph-d-465174113/"><strong>Antoine Marie</strong></a>, chercheur en psychologie politique au CEVIPOF de SciencesPo, pour démêler ce qui alimente nos frictions et comment rouvrir le dialogue lorsque tout semble nous opposer.</p><p>Polarisation : le désaccord n’est pas le problème</p><p>Antoine distingue le <strong>désaccord utile</strong> (normal, même nécessaire à la démocratie) de la <strong>polarisation affective</strong> : l’hostilité envers l’autre camp, qui pourrit les échanges et abîme la société. Cette hostilité est contre-productive, surtout quand des sujets exigent une <strong>coordination à grande échelle</strong> (ex. climat).</p><p>Sommes-nous plus polarisés qu’avant ?</p><p>Historiquement, nos sociétés occidentales vivent une période <strong>bien moins violente</strong> qu’au XXe siècle. Ce qui change, c’est notre <strong>exposition</strong> et notre <strong>sensibilité</strong> aux signaux clivants : les réseaux sociaux amplifient punchlines et messages hostiles, tout en restant ambivalents (libération de la parole vs division). Peter souligne le côté « Pinkérien » du constat : attention à l’<strong>effet performatif</strong> de « nous sommes polarisés » qui… finit par nourrir la polarisation.</p><p>Trouver un objectif commun (sans fabriquer un ennemi)</p><p>Un levier pour retisser des liens : <strong>nommer un objectif commun</strong> plutôt qu’un adversaire humain. Face à un virus ou au dérèglement climatique, on peut sortir de la logique tribale et coopérer, même en gardant des désaccords. Oui, il restera des sceptiques (« antivax », climatosceptiques) mais dans une démocratie, ces voix comptent aussi, à la mesure de leur représentation, et ont un rôle dans le débat public.</p><p>Le “paradoxe du paradoxe de la tolérance”</p><p>Faut-il <strong>censurer</strong> les idées jugées dangereuses ? Le débat glisse vite vers le « cordon sanitaire » (dé-plateformisation) et la restriction d’expression. Popper rappelait qu’une société tolérante ne peut tout tolérer… Mais, comme on le discute ici, <strong>supprimer</strong> un discours peut <strong>le renforcer</strong> (martyrisation, sentiment de persécution). Surtout, l’efficacité des stratégies de cordon sanitaire est <strong>une question empirique</strong>, aux effets souvent ambivalents selon les contextes. Pour en savoir plus sur ce sujet, j’ai écrit un <a target="_blank" href="https://open.substack.com/pub/debatology/p/parlons-de-convergence-inclusive?r=27pjrf&#38;utm_campaign=post&#38;utm_medium=web&#38;showWelcomeOnShare=false">article complet sur la limite du paradoxe de la tolérance</a>.</p><p>Nos angles morts cognitifs</p><p>Deux biais majeurs compliquent le vivre-ensemble :</p><p>* Nous sommes <strong>mauvais pour “lire” les motivations</strong> des autres camps ; chacun se pense moralement motivé, et tant qu’on n’intègre pas cela, on ne comprend rien à la conflictualité.</p><p>* Nous anticipons mal les <strong>effets en chaîne</strong> de nos actions collectives (ex. une interdiction bien intentionnée peut devenir un carburant pour la radicalisation).</p><p>Quand tout nous oppose : 6 gestes utiles</p><p>* <strong>Dépersonnaliser la divergence</strong> : contester une idée sans disqualifier la personne.</p><p>* <strong>Formuler l’objectif commun</strong> en positif (ce que l’on veut atteindre ensemble), plutôt que l’adversaire à abattre.</p><p>* <strong>Éviter l’escalade morale</strong> (diabolisation) qui ferme les portes aux modérés de l’autre camp au risque de les pousser à se radicaliser.</p><p>* <strong>Conserver le lien</strong> avec ceux qu’on juge dangereux : dans nos démocraties, l’autre camp est rarement une <strong>menace existentielle</strong> ; garder la communication augmente les chances d’inflexion.</p><p>* <strong>Rester pluraliste</strong> : une minorité peut parfois avoir raison ; le désaccord raisonné renforce la <strong>résilience</strong> collective.</p><p>* <strong>Se méfier des solutions “magiques”</strong> (interdictions, pénalisation type “Facebook crimes”, etc.) : leurs effets réels sont <strong>complexes</strong> et souvent non linéaires.</p><p>Ce que cela demande… à nous</p><p>Parler quand tout nous oppose est <strong>possible</strong>, mais <strong>difficile</strong> : cela exige un travail sur la <strong>posture</strong>, l’apprivoisement de sa <strong>radicalité</strong>, et de l’<strong>humilité intellectuelle</strong>. Un entraînement quotidien qui n’a rien de simple ou d’évident.</p><p>Pour aller plus loin (idées à tester)</p><p>* <strong>Rituels d’ouverture</strong> : reconnaître d’emblée l’intention commune (comprendre > convertir), clarifier les règles (écoute, temps de parole).</p><p>* <strong>Questions “ponts”</strong> : « Qu’est-ce qui serait un progrès minimal acceptable pour toi ? » / « Qu’aurais-tu besoin d’entendre pour envisager un pas de côté ? »</p><p>* <strong>Hygiène des plateformes</strong> : privilégier les échanges synchrones et facilités quand l’enjeu est inflammable ; limiter les “punchlines” asynchrones.</p><p>Le désaccord peut être <strong>fertile</strong> ; c’est l’<strong>hostilité</strong> qui abîme. Si nous voulons des démocraties vivantes, acceptons le dissensus sans en faire une guerre sainte, retrouvons des objectifs communs et choisissons des méthodes qui <strong>réduisent</strong> (plutôt qu’alimentent) la menace identitaire. C’est à la fois modeste et ambitieux et ça commence par <strong>comment</strong> on parle.</p><p>Sources mentionnées dans le podcast</p><p>* Forscher, P. S. et al. (2019). A meta-analysis of procedures to change implicit measures. Journal of Personality and Social Psychology.</p><p>* Nyhan, B. & Reifler, J. (2010). When corrections fail: The persistence of political misperceptions. Political Behavior.</p><p>* Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance.</p><p>* Iyengar, S. et al. (2019). The origins and consequences of affective polarization in the United States. Annual Review of Political Science.</p><p>* Reiljan, A. (2020). ‘Fear and loathing across party lines’ (also) in Europe: Affective polarisation in European party systems. European Journal of Political Research.</p><p>* Tucker, J. A. et al. (2018). Social media, political polarization, and political disinformation: A review of the scientific literature. Political Polarization.</p><p>* Brewer, M. B. (1999). The psychology of prejudice: Ingroup love and outgroup hate? Journal of Social Issues.</p><p>* Kurzban, R., & Leary, M. R. (2001). Evolutionary origins of stigmatization: The functions of social exclusion. Psychological Bulletin.</p><p>* Stephan, W. G. & Stephan, C. W. (2000). An integrated threat theory of prejudice. In S. Oskamp (Ed.), Reducing prejudice and discrimination.</p><p>* Kalmoe, N., & Mason, L. (2022). Radical American Partisanship. University of Chicago Press.</p><p>* Popper, K. (1945). The Open Society and Its Enemies.</p><p>* Van Spanje, J. (2010). Parties beyond the pale: Why some parties are ostracized by their competitors while others are not. Comparative European Politics.</p><p>* Pettigrew, T. F., & Tropp, L. R. (2006). A meta-analytic test of intergroup contact theory. Journal of Personality and Social Psychology.</p><p>* Davis, D. (2016). Klan-destine Relationships: A Black Man’s Odyssey in the Ku Klux Klan.</p><p>* Tversky, A., & Kahneman, D. (1974). Judgment under Uncertainty: Heuristics and Biases. Science.</p><p>* Jussim L. Précis of Social Perception and Social Reality: Why accuracy dominates bias and self-fulfilling prophecy. Behav Brain Sci. 2017</p><p>* Cassie Jaye, réalisatrice de The Red Pill, a donné un TEDx Talk en 2017 intitulé “MEETING THE ENEMY: A feminist comes to terms with the Men’s Rights movement”</p><p>* Lowe, M. (2024). Has intergroup contact delivered?. Annual Review of Economics, 17.</p><p>* Bottemanne, H. (2024). Bayesian brain theory: Computational neuroscience of belief. Neuroscience.</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.france.tv/slash/mascus-les-hommes-qui-detestent-les-femmes/">Reportage sur le mouvement Incels</a> - France TV </p> <br/><br/>Get full access to Debatology at <a href="https://debatology.substack.com/subscribe?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_4">debatology.substack.com/subscribe</a>]]></description><link>https://debatology.substack.com/p/comment-parlerlorsque-tout-nous-oppose</link><guid isPermaLink="false">substack:post:171132651</guid><dc:creator><![CDATA[Peter Barrett and Antoine Marie PhD]]></dc:creator><pubDate>Sun, 16 Nov 2025 08:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/171132651/b068af544d2700ec625a647ee03cc5df.mp3" length="72243691" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Peter Barrett and Antoine Marie PhD</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4515</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/4793647/post/171132651/3d7a8a02f7ca72ff8de8319449758bed.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comment parler...aux complotistes ? avec Antonin Atger]]></title><description><![CDATA[<p><p>Une fois par mois, je propose<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/phsbarrett/recent-activity/events/"> un entretien en live sur Linkedin avec un expert</a> qui nous éclaire sur comment améliorer la qualité de nos discussions, notre capacité à coopérer et le débat démocratique. Si vous voulez voir et interagir en live, suivez moi et je vous inviterai aux prochains ! Sur substack, vous trouverez la rediffusion et un court article basé sur la discussion.</p></p><p>Dans <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparlerauxcomplotistes7304136213760753664/theater/">cet épisode de </a><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/events/commentparlerauxcomplotistes7304136213760753664/theater/"><em>Comment parler ?</em></a>, j’échange avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/antonin-atger-68254217/"><strong>Antonin Atger</strong></a> (doctorant en psychologie sociale du complotisme… et écrivain de science-fiction). Objectif : comprendre ce qui alimente ces croyances et comment garder des conversations utiles, sans jugement vain ni joute stérile.</p><p>Complotisme : ce que c’est (et ce que ce n’est pas)</p><p>Un <strong>complot</strong> existe quand un groupe agit en secret pour nuire ou tromper (ex. Watergate, opérations clandestines). Une <strong>théorie du complot</strong>, elle, explique le monde <em>par défaut</em> par des complots, même quand le hasard, l’erreur ou des dynamiques sociales suffisent. Douter des médias ou des responsables politiques n’est pas, en soi, du complotisme.</p><p>Pourquoi y croit-on ? L’anomie au cœur</p><p>Le facteur le plus saillant n’est pas « la bêtise », mais <strong>l’anomie</strong> : le sentiment d’être déconnecté de la société et de ses institutions. Quand on se sent dehors, la défiance devient réflexe, et l’explication complotiste colle mieux à l’expérience vécue.</p><p>À retenir : restaurer du <strong>lien social</strong> est souvent plus efficace que d’empiler des études.</p><p>Croyances d’abord, arguments ensuite</p><p>Dans l’idéal, des <strong>arguments</strong> mènent à une <strong>conviction</strong>. En réalité, on part souvent de la conviction… puis on va chercher des arguments qui la confirment (le fameux <strong>mille-feuille argumentatif</strong>). Débunker « point par point » ne change donc pas la croyance-racine ; on remplace juste les arguments par d’autres.</p><p>Pourquoi le fact-checking frontal échoue (souvent)</p><p>Attaquer en public, asséner des sources opposées, humilier ou « gagner le débat » nourrit la réactance, la polarisation et la valorisation sociale de la posture complotiste. <strong>Mieux vaut déplacer l’échange en privé</strong>, où la personne n’a pas à « tenir son rang » devant un public.</p><p>La confiance, levier n°1 (ex. Michel Onfray)</p><p>Un exemple parlant : <strong>Michel Onfray</strong> a finement changé d’avis durant le Covid non pas parce que « Twitter l’a convaincu », mais suite à la parole d’un <strong>médecin de confiance</strong>. Quand la confiance institutionnelle est basse, la <strong>confiance interpersonnelle</strong> devient décisive.</p><p>Le piège de « je ne crois que ce que je vois »</p><p>L’<strong>empirisme</strong> personnel peut aider (un platiste qui observe le jour permanent au pôle finit par admettre que nous vivons sur un sphéroïde), mais la plupart des sujets collectifs (vaccins, climat) <strong>dépassent notre expérience individuelle</strong>. Il faut alors… faire <strong>confiance</strong> à des institutions et des méthodes qu’on ne maîtrise pas entièrement — exactement ce qui fait défaut dans l’anomie.</p><p>Traits individuels : prudence sur les portraits-robots</p><p>Les liens simples entre « personnalité » et complotisme se <strong>reproduisent mal</strong> ; difficile de dresser un portrait fiable au Big Five. En revanche, certains traits de la <strong>“dark triad”</strong> (narcissisme, machiavélisme, paranoïa) montrent des corrélations — sans stigmatiser pour autant tous les croyants. Moralité : s’attaquer d’abord aux <strong>contextes</strong> sociaux et au lien.</p><p>Kit pratique : 10 gestes qui aident vraiment</p><p>* <strong>But clair</strong> : viser <em>comprendre > convertir</em> (au moins au départ).</p><p>* <strong>Privé > public</strong> : proposer MP / appel plutôt que la scène ouverte.</p><p>* <strong>Ouvrir un cadre sûr</strong> : temps de parole, non-coupure, questions avant réfutation.</p><p>* <strong>Parler en “je”</strong> : « <em>voilà pourquoi </em><strong><em>moi</em></strong><em> je pense X</em> » plutôt que « <em>tu dois croire X</em> ».</p><p>* <strong>Explorer le “pourquoi”</strong> : croyance religieuse ? identité de groupe ? bénéfices sociaux ? (on travaille la racine, pas seulement les feuilles).</p><p>* <strong>Offrir des chemins de cohérence</strong> : montrer qu’on peut garder son identité tout en nuançant un point.</p><p>* <strong>Donner du temps</strong> : viser l’érosion progressive (de 90 % de certitude à 80 %, c’est déjà un pas).</p><p>* <strong>Entretenir le lien</strong> : rester la personne « encore digne de confiance » dans le cercle restreint.</p><p>* <strong>Reconnaître les zones communes</strong> : « oui, les médias se trompent parfois… mais pas <em>toujours</em>. »</p><p>* <strong>Humilité symétrique</strong> : accepter <em>soi-même</em> de pouvoir changer d’avis, sinon l’entretien peut virer à la manipulation.</p><p>« Et si on les laissait croire ? »</p><p>Question légitime. Sauf que ces croyances ont des <strong>conséquences collectives</strong> : baisse de vaccination, opposition à l’éducation sexuelle (avec effets délétères prouvés), exploitation financière et politique par des entrepreneurs de la désinformation. On ne combat pas des personnes, mais <strong>des effets</strong> qui abîment nos biens communs.</p><p>Le complotisme n’est pas qu’une erreur de raisonnement : c’est un <strong>signal social</strong> — d’isolement, d’anomie, de défiance. Notre tâche n’est pas de ridiculiser, mais de <strong>comprendre</strong> ce que ces croyances disent de <em>nous</em>, puis d’inventer des méthodes de dialogue qui réparent du lien au lieu de le casser. C’est modeste et ambitieux à la fois, et ça commence par <strong>comment</strong> on parle.</p><p>Sources mentionnées dans le podcast</p><p>* Une manière que les psychologues ont de mesurer le complotisme sont les "échelles", vous pouvez trouver un exemple d'échelle psychométrique utilisée dans la recherche scientifique : <a target="_blank" href="https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2013.00279/pdf"><strong>https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2013.00279/pdf</strong></a></p><p>* Si cela vous intéresse vous pouvez passer un "test" qui mesure votre susceptibilité à la désinformation issue de travaux de chercheurs très reconnus dans le domaine dont Van Der Linden et Maertens : <a target="_blank" href="https://yourmist.streamlit.app/">https://yourmist.streamlit.app/</a></p><p>* Je vous encourage à utiliser l'outil DebunkBot pour lui parler des théories du complot dans lesquelles vous croyez. Issue de travaux très récents qui utilisent l'IA générative, ce bot aide à la déradicalisation et à sortir de la pensée complotiste : <a target="_blank" href="https://www.debunkbot.com/">https://www.debunkbot.com/</a></p><p>* Antonin a mentionné l'ouvrage de Sébastien Dieguez et Sylvain Delouvée très complet : Le Complotisme - Cognition, Culture et Société chez Mardaga éditions</p><p>* On a aussi parlé de ma méta-analyse de Shauna Bowes et al. sur les facteurs corrélés au complotisme. Vous pouvez en retrouver un résumé ici : </p><p>* Nous n'en avons pas parlé mais c'est un sujet intéressant : est-ce que le complotisme a un bord politique ? De récentes études montrent un paysage mitigé : </p><p>* Il y a aussi des chercheurs qui remettent en question la distinction scepticisme et complotisme. Vous pouvez retrouver le point de vue de l'un d'entre eux ici : </p> <br/><br/>Get full access to Debatology at <a href="https://debatology.substack.com/subscribe?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_4">debatology.substack.com/subscribe</a>]]></description><link>https://debatology.substack.com/p/comment-parleraux-complotistes-avec</link><guid isPermaLink="false">substack:post:171133564</guid><dc:creator><![CDATA[Peter Barrett]]></dc:creator><pubDate>Sun, 26 Oct 2025 08:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/171133564/07c6568f39b344b9d42dd1dc492f40a7.mp3" length="60611469" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Peter Barrett</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3788</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/4793647/post/171133564/3d7a8a02f7ca72ff8de8319449758bed.jpg"/></item></channel></rss>