<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd"><channel><title><![CDATA[Nouveau Départ]]></title><description><![CDATA[Le média de la transition <br/><br/><a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/podcast</link><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Mon, 11 May 2026 12:59:14 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://api.substack.com/feed/podcast/36821.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><author><![CDATA[Laetitia Vitaud & Nicolas Colin]]></author><copyright><![CDATA[Nicolas Colin & Laetitia Vitaud]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[nouveaudepart@substack.com]]></webMaster><itunes:new-feed-url>https://api.substack.com/feed/podcast/36821.rss</itunes:new-feed-url><itunes:author>Laetitia Vitaud &amp; Nicolas Colin</itunes:author><itunes:subtitle>Le média de la transition</itunes:subtitle><itunes:type>episodic</itunes:type><itunes:owner><itunes:name>Laetitia Vitaud &amp; Nicolas Colin</itunes:name><itunes:email>nouveaudepart@substack.com</itunes:email></itunes:owner><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:category text="News"><itunes:category text="News Commentary"/></itunes:category><itunes:category text="Business"/><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/c670df2e3add9e757a5999c1d2cc8b2f.jpg"/><item><title><![CDATA[Petites phrases, grands dégâts]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans ce nouvel épisode du podcast Nouveau Départ, j’ai eu le plaisir d’échanger avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/diane-gonin/"><strong>Diane Gonin</strong></a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/alexia-sena/"><strong>Alexia Sena</strong></a> autour de <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a22166786/Diane-Gonin-Petites-phrases-grands-degats-sexisme-racisme-agisme-comment-agir-face-aux-microagressions-au-travail?NUMERICAL=Y#bl=FA_ebook">leur livre </a><a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a22166786/Diane-Gonin-Petites-phrases-grands-degats-sexisme-racisme-agisme-comment-agir-face-aux-microagressions-au-travail?NUMERICAL=Y#bl=FA_ebook"><strong><em>Petites Phrases, Grands Dégâts</em></strong></a><strong><em> </em></strong>(Vuibert), que j’ai eu le plaisir de préfacer. Nous parlons de toutes ces remarques ou plaisanteries du quotidien — « tu fais jeune pour ce poste », « tu viens d’où, vraiment ? » — que l’on range dans la catégorie des maladresses. Or ces <em>microagressions</em> ne sont en rien des détails car elles façonnent profondément l’expérience du travail.</p><p>Dans notre conversation, nous revenons sur ce que recouvrent réellement ces actes subtils d’exclusion, sur pourquoi ils passent si souvent sous les radars, et sur leurs effets bien réels, non seulement pour les personnes ciblées, mais aussi pour les témoins et les collectifs de travail. </p><p>Diane et Alexia examine le poids de la « contagion émotionnelle », quand une ambiance dégradée se diffuse et finit par peser sur la créativité, l’engagement et la confiance de toute une équipe. C’est pour cela qu’il est essentiel de transformer les témoins en allié·e·s.</p><p>Nous parlons aussi de <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_du_t%C3%A9moin">l’effet du témoin</a>, de la sidération qui nous empêche souvent d’agir sur le moment, et surtout des marges de manœuvre dont chacun·e dispose, même a posteriori, pour briser le silence. Le changement culturel ne viendra pas seulement des politiques RH, mais des micro-courage du quotidien.</p><p>Dans un contexte social de plus en plus polarisé, cet échange rappelle que le monde du travail reste l’un des derniers lieux où peut se reconstruire du commun. Si nous apprenons à mieux voir, mieux nommer et mieux intervenir, alors ces « petites phrases » peuvent devenir le point de départ de grandes transformations. </p><p>Ne manquez pas notre conversation avec Diane et Alexia ! 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/petites-phrases-grands-degats</link><guid isPermaLink="false">substack:post:189188118</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Feb 2026 06:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/189188118/9611652218392d8f5ccc7d4792c8f835.mp3" length="56481454" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3530</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/189188118/3149089cfdc1a71b044cbd6827ea1d7e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Formation professionnelle : la nouvelle lutte des classes]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans ce nouvel épisode de Nouveau Départ, <strong>nous recevons </strong><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/antoineamiel/"><strong>Antoine Amiel</strong></a><strong> pour parler de formation professionnelle et d’avenir du travail</strong>. Fondateur et CEO de Learn Assembly, Antoine a également publié un livre sur le sujet, intitulé <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a21539182/Antoine-Amiel-Formation-professionnelle-la-nouvelle-lutte-des-classes"><strong><em>Formation professionnelle. La nouvelle lutte des classes</em></strong></a> (éditions de l’Aube) 📚 Avec Nicolas, nous l’avons invité à parler de ce pilier essentiel de notre contrat social et de l’avenir du travail que représente le monde de la formation professionnelle. </p><p>La formation professionnelle est une singularité française. Historiquement, le système a tenté de concilier deux ambitions parfois contradictoires : une approche utilitariste (adapter les compétences aux besoins de l’économie, renforcer la compétitivité) et une vision plus politique et émancipatrice de l’éducation permanente comme droit individuel. Cette double promesse a structuré la gouvernance et le financement du système, notamment depuis la loi Delors de 1971.</p><p>Un demi-siècle plus tard, le constat est sévère. Le système est devenu un patchwork souvent illisible, saturé d’acronymes et de dispositifs empilés, que beaucoup vivent comme une « pompe à brouillard institutionnelle ». Cette complexité administrative agit comme un repoussoir, nourrissant défiance et sentiment d’injustice, alors même que des dizaines de milliards d’euros y sont consacrés chaque année.</p><p>Antoine Amiel parle d’une nouvelle lutte des classes. La promesse de mobilité sociale par la formation n’est plus tenue. Le financement reproduit une pyramide bien connue : les cadres dirigeants et les hauts potentiels accèdent aux formations les plus qualitatives et les plus coûteuses, tandis que les publics les plus fragiles enchaînent des parcours longs, mal rémunérés et souvent déconnectés des réalités territoriales (logement, garde d’enfants, transports).</p><p><em>Il est temps de dépasser la pensée magique qui fait de la formation le remède placebo à tous les maux du monde du travail. </em></p><p>La formation n’est pas une solution miracle. Former sans cesse pour des métiers structurellement peu attractifs, comme dans le sanitaire et le social, ne compense ni les mauvaises conditions de travail ni les bas salaires. La formation ne peut pas être la béquille de politiques qui refusent de traiter les causes profondes.</p><p>Ne manquez pas cet échange riche avec Antoine Amiel !  🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/formation-professionnelle-la-nouvelle</link><guid isPermaLink="false">substack:post:182005756</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 19 Feb 2026 06:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/182005756/c0c0aeedab0ff030e3bae00fd21370d0.mp3" length="51314597" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3207</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/182005756/63a42d9e2c582b6086013c49c343aa1c.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Canada, sortir de l’ombre étatsunienne]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans ce nouvel épisode, nous recevons <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/val%C3%A9rie-lion-38424429/?originalSubdomain=fr"><strong>Valérie Lion</strong></a>, rédactrice en chef de Vives Média, journaliste à <em>La Croix</em> (Opinions/Débats) et autrice de la newsletter <a target="_blank" href="https://attachetatuque.substack.com/"><strong><em>Attache ta tuque !</em></strong></a> pour <strong>parler du Canada et des Canadiens</strong>, à l’occasion de la sortie de son livre <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a21711981/Nathalie-Lion-Comprendre-les-Canadiens-Guide-de-voyage-interculturel"><strong><em>Comprendre les Canadiens. Guide de voyage interculturel</em></strong></a> (Riveneuve) 📚 À Davos, le 20 janvier, Mark Carney a appelé le Canada à s’affirmer comme « puissance intermédiaire » dans un monde où l’ordre dominé par les États-Unis appartient au passé. Force est de constater que, depuis Trump, les projecteurs sont braqués sur le Canada. 🇨🇦 Il était temps que nous y consacrions un podcast !</p><p>Dans ce discours particulièrement remarqué, Carney acte la recomposition de l’ordre mondial et la fin de l’équilibre dominé par les États-Unis. « La nostalgie n’est pas une stratégie », a-t-il lancé, appelant des pays comme le Canada à réduire leurs dépendances, diversifier leurs partenaires et nouer des alliances entre puissances intermédiaires. Un message fort : sans être une superpuissance, le Canada veut désormais jouer un rôle actif dans ce monde plus instable.</p><p>Le pays vit un tournant politique et symbolique. Immense par sa taille mais peuplé de seulement 41 millions d’habitants, le Canada s’est construit dans l’opposition aux États-Unis, tout en restant économiquement très intégré à son puissant voisin.</p><p>Le retour de Trump, ses droits de douane, ses pressions économiques et même ses provocations sur un possible « 51e État » ont provoqué un électrochoc. Conséquences : un réveil du sentiment national, une volonté affirmée de souveraineté et l’élection de Mark Carney sur une dynamique anti-Trump.</p><p>Le modèle canadien — immigration, multiculturalisme, rapport à la nature, réflexion sur son histoire — suscite une curiosité croissante, notamment en Europe. Pour décrypter ce Canada en pleine transformation, nous échangeons avec Valérie, fine observatrice du pays, afin d’explorer ce que ce « moment Canada » dit du monde qui vient — et ce qu’il peut nous apprendre.</p><p><em>Avec ses velléités d’annexion, le président Trump a réveillé de vieilles angoisses chez les Canadiens, qu’ils soient descendants de colons ou d’origine autochtone. Car les autochtones ont, eux, vu leur territoire annexé sans complexe par les colons européens. </em></p><p><em>On comprend mieux l’insistance des Canadiens à se définir en creux, par la négative, comme « non Américains ». L’histoire a fait d’eux un peuple qui a dû se battre pour ne pas devenir américain. La création de la Confédération canadienne en 1867 n’est pas le résultat d’un élan révolutionnaire vers la liberté ou l’indépendance, mais le fruit de longues discussions (…) pour parvenir à établir des règles communes de gouvernement dans un cadre de référence très british.</em> (<a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a21711981/Nathalie-Lion-Comprendre-les-Canadiens-Guide-de-voyage-interculturel"><em>Comprendre les Canadiens</em></a>, Valérie Lion)</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/canada-sortir-de-lombre-etatsunienne</link><guid isPermaLink="false">substack:post:186318147</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Fri, 06 Feb 2026 07:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/186318147/b281bc08f307e403a356d94dbe3cd72b.mp3" length="57231683" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3577</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/186318147/9996d0e7c1791c495084aef2c4cdfe23.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Femmes et monde du travail : la trahison]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans l’épisode de cette semaine, j’ai eu le plaisir d’échanger <strong>avec Lucile Quillet, journaliste et autrice du remarquable ouvrage </strong><a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a21816787/Lucile-Quillet-Renverser-la-table"><strong><em>Les Méritantes</em></strong></a><strong><em> </em></strong><strong>à propos des femmes dans le monde du travail</strong>. Ensemble, nous parlons de la croyance selon laquelle le mérite et le travail bien fait suffiraient à garantir l’égalité professionnelle. Profondément biaisé, le monde du travail n’a de cesse de « trahir » les femmes.</p><p>Les « bonnes élèves », ces femmes investies et consciencieuses, font plus que ce qui est attendu, mais leur travail est rarement reconnu à sa juste valeur. Les femmes ont tendance à travailler plus, souvent mieux, et pourtant elles avancent moins vite, elles sont moins payées, moins promues, moins visibles. Non pas par manque de compétences ou d’ambition, mais à cause de règles du jeu implicites, façonnées par et pour les hommes.</p><p>Avec Lucile nous parlons des limites du discours sur l’empowerment et le coaching individuel. Apprendre à négocier ou à prendre confiance en soi ne suffit pas quand le système lui-même est profondément inégal. Le problème ne vient pas des femmes, mais de l’organisation du travail, la définition du <em>mérite</em>, et la dévalorisation constante des métiers et des rôles réputés « féminins ».</p><p>Ce nouvel épisode de notre podcast <em>Nouveau Départ</em> est une invitation à changer de regard : arrêtons de demander aux femmes de s’adapter en permanence et commençons à interroger collectivement le fonctionnement du travail. Une conversation pour mieux comprendre pourquoi le compte n’y est toujours pas et pourquoi il est urgent de repenser le travail.</p><p><em>Puisque l’on désigne les freins féminins par des syndromes, nommons ceux de la réussite. Ce premier critère du temps pourrait s’appeler « le syndrome du piquet » : être toujours planté là, pour être vu, quand bien même on ne travaille même pas. Car il ne faut pas se leurrer : être présent ne veut pas dire travailler. Tout comme ne pas être là (en télétravail, par exemple) ne veut pas dire qu’on ne travaille pas. (</em><a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a21816787/Lucile-Quillet-Renverser-la-table">Les Méritantes</a><em>).</em></p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/femmes-et-monde-du-travail-la-trahison</link><guid isPermaLink="false">substack:post:181720485</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 08 Jan 2026 17:50:14 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/181720485/ea1fb3b6a26d29558d50bdf3232b7266.mp3" length="47143809" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2946</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/181720485/b1a983ed047a45278f797f3d2dda2ba5.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Psychédéliques : au-delà du moi]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans ce nouvel épisode de Nouveau Départ, nous recevons <a target="_blank" href="https://mathilderamadier.com/"><strong>Mathilde Ramadier</strong></a><a target="_blank" href="https://mathilderamadier.com/"> </a>pour parler de son livre <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a21539120/Mathilde-Ramadier-Au-dela-du-moi-Quand-les-psychedeliques-bousculent-la-cons"><em>Psychédélique : au-delà du moi</em></a> 📚 Avec Nicolas, nous l’avons invitée à revenir sur l’histoire des psychédéliques : d’où viennent ces substances, comment elles ont été utilisées à travers le temps, et pourquoi elles reviennent aujourd’hui au cœur des débats. </p><p>Nous discutons aussi des promesses thérapeutiques de ces substances. Certaines études montrent qu’elles pourraient aider à traiter la dépression, les addictions ou l’anxiété, parfois mieux que les antidépresseurs classiques. Mathilde partage ce qu’elle a découvert en enquêtant et en échangeant avec de nombreux « psychonautes ». </p><p>Mathilde raconte sa propre expérience de l’ayahuasca, un breuvage utilisé depuis longtemps en Amazonie. Elle explique comment ce voyage intérieur l’a bouleversée, comment il s’inscrit dans un cadre rituel. Dans cet échange, nous abordons la quête de sens, les états modifiés de conscience et la manière dont ils nous poussent à réfléchir autrement à notre « moi ».</p><p><em>Rien ne se perd, rien ne s’oublie, tout se refoule. Nous empilons les couches de souvenirs comme un oignon ses peaux et serions capables de nous souvenir de tout ce qui nous est arrivé. Seulement, pour ne pas ployer sous le poids de cette masse de connaissances en grande partie inutiles, comme un saule pleureur s’affaisserait dans un ruisseau en crue, le conscient est obligé de faire le tri. Pour ne pas disjoncter devant tant d’encombrement, le cerveau range une partie du vécu dans le placard, voire sous le tapis. Non seulement l’ayahuasca ouvre grand les placards, mais elle fait voler les tapis. </em>(Mathilde Ramadier, <em>Psychédéliques : Au-delà du moi</em>)</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/psychedeliques-au-dela-du-moi</link><guid isPermaLink="false">substack:post:177303790</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Fri, 14 Nov 2025 13:31:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/177303790/dfa8260ec4c2a8addfae85e4fcf36cdb.mp3" length="58086809" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3630</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/177303790/86f3720778869282ee955ccc6c874814.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Recrute-t-on mieux avec l'IA ?]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans l’épisode de cette semaine, nous parlons d’IA et de recrutement. L’IA “fatigue” se fait-elle déjà sentir ? Entre les candidatures générées par IA, les agents et les réponses automatiques envoyées par les recruteurs, la rencontre entre candidats et entreprises est-elle déjà trop automatisée ? Elle peut aussi ressembler de plus en plus à une course aux “swipes” infructueuse. Si l’IA promet de tout changer… est-ce pour le meilleur ou pour le pire ?</p><p>Pour inaugurer notre <strong>nouveau format de podcast à trois voix</strong>, Nicolas et moi avons invité un expert qui décrypte avec clarté et pragmatisme les transformations du recrutement à l’ère de l’IA : <a target="_blank" href="https://www.unow.fr/nos-experts-formateurs/pierre-monclos-1/"><strong>Pierre Monclos</strong></a><a target="_blank" href="https://www.unow.fr/nos-experts-formateurs/pierre-monclos-1/">, ancien DRH et expert en digital learning chez </a><a target="_blank" href="https://www.unow.fr/nos-experts-formateurs/pierre-monclos-1/"><strong>Unow</strong></a>, auteur de <a target="_blank" href="https://pierremonclos.substack.com/">la newsletter </a><a target="_blank" href="https://pierremonclos.substack.com/"><em>« L’IA pour les RH, en pratique ! »</em></a>. Ensemble, nous interrogeons les promesses et les pièges des nouveaux outils qui bouleversent les pratiques RH.</p><p>Faut-il s’inquiéter de la montée des agents IA capables de postuler à la place des candidats ? Comment éviter les biais discriminatoires dans les algorithmes de recrutement ? Et si l’IA, au lieu d’exclure, permettait enfin de mieux traiter les candidats en leur offrant des feedbacks personnalisés ?</p><p>Dans cet épisode, nous explorons aussi les différences culturelles entre les États-Unis et la France, la réalité de la pénurie de profils IA, et les conséquences profondes de ces transformations sur la marque employeur. Bref : un échange riche, vif et lucide sur une question brûlante — <strong>recrute-t-on mieux avec l’IA ?</strong></p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p></p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/recrute-t-on-mieux-avec-lia</link><guid isPermaLink="false">substack:post:177304066</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Fri, 31 Oct 2025 11:51:42 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/177304066/6197a012dd5b0ff137b5434024efa9b6.mp3" length="51199283" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3200</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/177304066/51d107c5834b555e94360c6a31360c46.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La chaise tue]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans l’épisode de cette semaine, nous parlons de sédentarité, l’un des plus grands maux sanitaires de notre époque. Plus nous passons de temps scotchés sur nos écrans, moins nous bougeons. “<a target="_blank" href="https://www.lachaisetue.com/">La chaise tue</a>”, c’est le titre d’un livre génial, paru chez Eyrolles. J’en parle avec l’un de ses deux auteurs, Alexandre Dana, créateur de Livementor, expert de la lutte contre la sédentarité.</p><p>Lors de cette conversation stimulante avec Alexandre, nous parlons :</p><p>* de la genèse du livre écrit avec Victor Fersing ;</p><p>* de l’histoire de la sédentarité ;</p><p>* des risques sanitaires liés à la sédentarité ;</p><p>* des NEATs ;</p><p>* de la marche “holistique” qui ne sépare pas le corps et l’esprit ;</p><p>* de l’économie de l’attention et l’économie de la flemme ;</p><p>* du travail de bureau ;</p><p>* de marche et de cognition ;</p><p>* des villes et de l’<em>active design</em> ;</p><p>* de pourquoi la médecine s’intéresse si peu au pouvoir de la marche ;</p><p>* de la sédentarité (moindre ?) des femmes ;</p><p>* du vieillissement de la population, etc.</p><p>Dans le podcast, j’évoque le livre <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a16737102/Roger-Pol-Droit-Je-marche-donc-je-pense?esl-k=sem-google|nx|c|m|k|p|t|dc|a21790152206|g21790152206&#38;gclsrc=aw.ds&#38;gad_source=1&#38;gad_campaignid=21790157174&#38;gclid=CjwKCAjwu9fHBhAWEiwAzGRC_3mVULbEwX2aWsAGFkXk4HAumTzZnM2E3-tWa6n8whn-99jYx4spMRoCDNUQAvD_BwE"><em>Je marche donc je pense</em></a><em> </em>(Roger-Pol Droit, Yves Agid, 2022) (mais pendant l’enregistrement, j’en ai oublié le titre).</p><p><em>Se lever de la chaise, c’est enfin un raccourci pour ralentir le temps. Dans son essai </em>Pas à pas<em>, l’explorateur Erling  Kagge explique comment la lenteur, intrinsèquement liée à la marche, possède une faculté à distordre le temps d’un manière inattendue : « Là réside précisément le secret que partagent ceux qui marchent : la vie dure plus longtemps quand on marche. Marcher démultiplie le temps. (…) » (</em><a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a21523178/Alexandre-Dana-La-chaise-tue">La Chaise tue</a><em>).</em></p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-chaise-tue</link><guid isPermaLink="false">substack:post:176677583</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Fri, 24 Oct 2025 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/176677583/c7aab21c5666b86db6f78c442d544d7a.mp3" length="54400009" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3400</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/176677583/854b64a7afcfc4ab03ecb263bbe1d688.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Conversation avec Laetitia autour de "L'Atout âge"]]></title><description><![CDATA[<p><strong>À l’occasion de la</strong> sortie de <em>L’Atout Âge</em>, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Laetitia dans un nouvel épisode de notre podcast <strong>Nouveau Départ</strong>. Ce livre, qu’elle mûrit depuis plusieurs années, explore un sujet essentiel et trop peu discuté : la place de l’âge au travail. Nous y parlons de cette révolution silencieuse qu’est le vieillissement collectif, et de la manière dont les organisations peuvent en faire une force plutôt qu’un fardeau.</p><p>Dans cet épisode, nous revenons sur les idées qui ont nourri le livre, sur les stéréotypes qui pèsent encore sur les jeunes comme sur les plus âgés, et sur les pistes concrètes pour bâtir des environnements de travail réellement intergénérationnels. Laetitia y partage les 64 clés qu’elle propose pour transformer la diversité des âges en atout collectif, tandis que je l’interroge sur le parcours qui l’a menée à ce sujet.</p><p>Nous évoquons aussi les implications plus larges de cette réflexion : comment nos sociétés peuvent s’adapter à la longévité, repenser les carrières, et mieux reconnaître la valeur de l’expérience à tous les âges. Une conversation franche, vivante, et pleine d’idées pour celles et ceux qui veulent comprendre ce que le vieillissement change — et ce qu’il peut apporter.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/conversation-avec-laetitia-autour</link><guid isPermaLink="false">substack:post:176373351</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Fri, 17 Oct 2025 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/176373351/cfb77073a6b9ee318e69fe362bb0dd1d.mp3" length="43539304" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2721</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/176373351/ae65eaf10c9e96413ce92f47561b178c.jpg"/></item><item><title><![CDATA[En équilibre]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans l’épisode de cette semaine, nous parlons d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle avec <a target="_blank" href="https://www.conscious-cultures.com/"><strong>Sandra Le Guyader-Fillaudeau</strong></a>, autrice de <a target="_blank" href="https://www.vuibert.fr/livre/9782311628425-en-equilibre"><em>En équilibre</em></a><a target="_blank" href="https://www.vuibert.fr/livre/9782311628425-en-equilibre"> (Vuibert, 2025)</a> et créatrice du <a target="_blank" href="http://podcast Les &#201;quilibristes">podcast </a><a target="_blank" href="http://podcast Les &#201;quilibristes"><em>Les Équilibristes</em></a>. Nous déconstruisons l’idée de la « formule magique » pour tout concilier. </p><p><em>Et si nous envisagions l’équilibre comme un processus dynamique, fait d’ajustements constants, plutôt qu’un état idéal à atteindre ?</em></p><p>Nous abordons des questions concrètes : comment déterminer la « juste » place du travail dans sa vie, gérer le temps libre face au temps contraint, soigner notre attention sabotée par nos usages numériques et vivre ses relations avec indépendance et interdépendance. </p><p>👉 À écouter en cette rentrée, surtout si vous avez l’impression d’affronter un rouleau compresseur et que vous vous surprenez à penser : « mais comment font les autres ? »</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/en-equilibre</link><guid isPermaLink="false">substack:post:172605383</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Sandra Fillaudeau]]></dc:creator><pubDate>Thu, 04 Sep 2025 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/172605383/4dfa1a7e1fb7a2fdd5bfae2b194d988e.mp3" length="46220959" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Sandra Fillaudeau</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2889</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/172605383/c1c7b0ed3d47b51c078efff876a45c44.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'IA nous mène-t-elle tout droit à la stagflation ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Tous les économistes le</strong> disent : la stagflation fait son grand retour. Ce phénomène, qui avait tant déconcerté lors de sa toute première occurence dans les années 1970, est maintenant bien connu : dans certaines conditions macroéconomiques, l’augmentation du chômage peut coïncider avec l’augmentation des prix, à rebours de tous les enseignements de la science économique traditionnel. Mais d’où vient la stagflation qui se profile actuellement aux États-Unis ? Et quel va être son impact ?</p><p><strong>Dans ce nouvel épisode</strong> de notre podcast “À Deux Voix”, Laetitia et moi décortiquons la situation. Nous rappelons ce qui s’est passé exactement dans les années 1970 et expliquons les causes de la stagflation de l’époque : non seulement les chocs pétroliers de 1973 et 1979, mais aussi l’essoufflement du paradigme techno-économique du pétrole, de l’automobile et de la production de masse à la fin des Trente Glorieuses.</p><p>Aujourd’hui, nous pourrions nous trouver dans une situation similaire. Le paradigme de l’informatique et des réseaux, désormais dominé par une poignée d’entreprises gigantesques et toutes puissantes, semble arriver à son tour à maturité et donne des signes d’essoufflement. Surtout, les prix de l’énergie augmentent – en particulier aux États-Unis, où le réseau électrique n’arrive pas à suivre le déploiement effréné des <em>data centers</em> nécessaires pour démocratiser l’accès à l’intelligence artificielle.</p><p>À cela s’ajoutent les politiques publiques erratiques mises en oeuvre par l’administration Trump : entre droits de douane, déportation des travailleurs immigrés, encouragement à la consolidation et à la prédation dans certains secteurs où les prix sont déjà élevés, et atteintes manifestes à l’indépendance de la Réserve fédérale, Trump semble faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire redémarrer l’inflation – alors même que la fin annoncée de l’inflation était l’un de ses messages qui avaient résonné le plus fort lors de la campagne présidentielle de 2024 !</p><p>Il est encore trop tôt pour déterminer la contribution respective de tous ces facteurs à la situation du marché du travail et à l’évolution des prix aux États-Unis et dans le reste du monde. En revanche, il est déjà clair que la stagflation est devenu un sujet brûlant dans les médias et les discussions entre économistes. Il était donc temps d’en discuter dans <em>Nouveau Départ</em> ! Nous espérons que vous apprécierez notre échange.</p><p><a target="_blank" href="https://www.nouveaudepart.co/p/la-disparition-de-valry-giscard-destaing?utm_source=publication-search"><strong>La disparition de Valéry Giscard d’Estaing</strong></a><strong> </strong>(“À Deux voix”, janvier 2020) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://www.nouveaudepart.co/p/la-france-peut-elle-devenir-largentine?utm_source=publication-search"><strong>La France peut-elle devenir l’Argentine ?</strong></a> (“Nouveaux Départ, Nouveaux Défis”, septembre 2023)</p><p><a target="_blank" href="https://www.nouveaudepart.co/p/linflation-et-les-limites-du-progres?utm_source=publication-search"><strong>L'inflation et les limites du progrès technologique : des années 1970 à aujourd’hui</strong></a> (“Nouveau Départ, Nouveaux Défis”, janvier 2025)</p><p><a target="_blank" href="https://www.driftsignal.com/p/welcome-to-the-1970s-of-tech"><strong>Welcome to the 1970s of Tech</strong></a> (en anglais—<em>Drift Signal</em>, août 2025)</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/lia-nous-mene-t-elle-tout-droit-a</link><guid isPermaLink="false">substack:post:172261904</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Fri, 29 Aug 2025 14:20:02 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/172261904/35e39d3f13e32bba15a73af07a3138b2.mp3" length="54841748" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3428</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/172261904/e7af30353b64d3f2e0021589887e9f19.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le coût de la séniorité des femmes]]></title><description><![CDATA[<p>Ce 12 juin, <strong>la Fondation des femmes publie </strong><a target="_blank" href="https://fondationdesfemmes.org/telechargements/le-cout-de-la-seniorite-des-femmes/"><strong>une note sur </strong></a><a target="_blank" href="https://fondationdesfemmes.org/telechargements/le-cout-de-la-seniorite-des-femmes/"><strong><em>« Le coût de la séniorité des femmes »</em></strong></a><a target="_blank" href="https://fondationdesfemmes.org/telechargements/le-cout-de-la-seniorite-des-femmes/">, rédigée par Laetitia</a>. Dans ce nouveau podcast « à deux voix » de <em>Nouveau Départ</em>, Laetitia échange avec Nicolas sur un paradoxe frappant : <strong>au moment où les femmes atteignent leur plus grande lucidité professionnelle — entre 45 et 65 ans — la société les rend invisibles.</strong></p><p><strong>Il y a là un angle mort économique majeur. </strong>Les chiffres sont sans appel : l’écart salarial entre femmes et hommes passe de 23,8 % à 29,4 % après 55 ans. Un sixième des 55-69 ans sont « ni en emploi ni en retraite » — et 60 % de ces oubliés sont des femmes. Résultat : 70 % des retraités pauvres sont des femmes. </p><p>Neuf millions de femmes cumulent les défis : carrières hachées par la maternité, charge de l’aidance (elles représentent 60 % des 11 millions d’aidants), grand-maternité non reconnue (23 millions d’heures de garde offertes chaque semaine). Tandis que les hommes accèdent aux responsabilités, elles stagnent ou disparaissent.</p><p>À la pénalité maternelle s’ajoute la « pénalité de la ménopause » : une baisse de revenus de 4 à 10 % dans les années suivant le diagnostic (d’après une étude britannique). Plus touchées par les troubles musculo-squelettiques, leurs accidents du travail augmentent de 40 %, quand ceux des hommes baissent de 27 %.</p><p><strong>Pour découvrir l’analyse complète et les propositions détaillées, consultez la note de la Fondation des femmes.</strong></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://fondationdesfemmes.org/telechargements/le-cout-de-la-seniorite-des-femmes/"><strong>LA NOTE DE LA FONDATION DES FEMMES</strong></a></p><p><a target="_blank" href="https://www.nouveaudepart.co/p/apres-la-penalite-maternelle-celle"><strong>Après la « pénalité maternelle », celle de la ménopause</strong></a><strong> </strong><em>(Nouveau Départ, Nouveau Travail)</em></p><p><a target="_blank" href="https://www.nouveaudepart.co/p/allemagne-le-probleme-du-temps-partiel"><strong>Allemagne : le problème du temps partiel féminin</strong></a><strong> </strong><em>(Nouveau Départ, Nouveau Travail)</em></p><p><a target="_blank" href="https://www.nouveaudepart.co/p/lindex-qui-cache-la-foret"><strong>L’index qui cache la forêt</strong></a><strong> </strong><em>(Nouveau Départ, Nouveau Travail)</em></p><p><a target="_blank" href="https://www.nouveaudepart.co/p/pourquoi-la-retraite-des-femmes-est"><strong>Pourquoi la retraite des femmes est-elle 40% plus basse ?</strong></a><strong> </strong><em>(podcast Vieilles en puissance / Bruno Palier)</em><strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://www.nouveaudepart.co/p/en-finir-avec-le-travail-low-cost"><strong>En finir avec le travail “low cost”</strong></a> <em>(podcast Nouveau Départ / Bruno Palier)</em> <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://www.nouveaudepart.co/p/quel-est-le-prix-a-payer-du-couple"><strong>Quel est le prix à payer du couple ?</strong></a><strong> </strong><em>(podcast Vieilles en puissance / Lucile Quillet)</em><strong> 🎧</strong></p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-cout-de-la-seniorite-des-femmes</link><guid isPermaLink="false">substack:post:165539238</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 12 Jun 2025 12:49:34 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/165539238/1c3de8a9df1c3d41c4461a974fc36d54.mp3" length="49784047" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3111</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/165539238/130086ebebe52bc511b1b6cf6723ed44.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Naviguer en incertitude, survivre dans le flou]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans l’épisode de cette semaine, nous nous interrogeons sur <strong>l’action dans l’incertitude</strong>. J’ai eu le plaisir d’échanger avec <a target="_blank" href="https://carolineloisel.com/"><strong>Caroline Loisel</strong></a>, experte des relations au travail. <strong>Comment (sur)vivre dans le flou ?</strong> Entre crises géopolitiques et politiques, catastrophes climatiques, tensions sociales, menaces sur le commerce mondial, nous vivons une époque où nos repères semblent s’effriter. Comment s’adapter à cette réalité floue, sans sombrer dans la passivité ou l’anxiété ? Caroline nous livre des clés pratiques et un modèle original — le modèle SAVE — pour avancer avec <em>souplesse, audace, vision et entraide</em>.💡</p><p>Au fil de cette conversation, nous explorons aussi les transformations que l’incertitude impose au monde du travail, à nos décisions et nos relations humaines. 🎧</p><p>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Caroline de :</p><p>* la "Chaos-Phonie" : comprendre comment l'incertitude bouscule nos certitudes ;</p><p>* la distinction entre risque et incertitude : pourquoi la planification traditionnelle devient obsolète dans un monde incertain ;</p><p>* les comportements face à l'incertitude ;</p><p>* l'incertitude dans le monde du travail et ce que ça veut dire pour l’organisation du travail ;</p><p>* le modèle SAVE…</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans. Après avoir vécu près de 10 ans à Londres puis à Munich, nous sommes revenus en France en août 2024. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/naviguer-en-incertitude-survivre</link><guid isPermaLink="false">substack:post:160954883</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 10 Apr 2025 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/160954883/dda6fea905f282f03d3bf37869881fc1.mp3" length="34182474" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2136</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/160954883/1e596a54c5fa385feca6e276cee0fac7.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Fermentations : pourquoi le moisi nous fascine]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans l’épisode de cette semaine, je vous propose de plonger dans <strong>le monde fascinant de la fermentation avec </strong><a target="_blank" href="https://www.philonomist.com/fr/personne/moreau-anne-sophie"><strong>Anne-Sophie Moreau</strong></a>, philosophe, journaliste et autrice du livre <a target="_blank" href="https://www.seuil.com/ouvrage/fermentations-anne-sophie-moreau/9782021526868"><strong><em>Fermentations. Kéfir, compost et bactéries : pourquoi le moisi nous fascine</em></strong></a><strong> (Seuil, 2025)</strong> 📚 Pourquoi tant de personnes se passionnent-elles aujourd’hui pour le levain, le kombucha ou le kimchi ? Pourquoi la fermentation est-elle si riche pour de nouveaux imaginaires politiques et philosophiques ? À travers son enquête, Anne-Sophie explore les métaphores du pourri, les liens entre fermentation et écologie, l’impact des microbes sur notre santé et notre identité, mais aussi les imaginaires qu’ils nourrissent. Dans cet échange, nous parlerons de notre rapport aux bactéries, de la transition entre hygiénisme et fascination pour le vivant, du féminisme fermentatif et même des implications politiques et existentielles de la fermentation. Laissons fermenter toutes ces idées !</p><p>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Anne-Sophie de :</p><p>* son parcours de philosophe et écrivaine ;</p><p>* la genèse du livre <em>Fermentations</em> ;</p><p>* la passion croissante pour la fermentation et ses festivals ;</p><p>* de la transition d’un monde hygiéniste qui fait la guerre à tous les microbes… à un monde qui distingue les “bonnes” des “mauvaises” ;</p><p>* le cru, le cuit et le pourri ;</p><p>* la "blessure narcissique” que représente la découverte des microbiotes ;</p><p>* le féminisme fermentatif ;</p><p>* le <em>bedrotting</em>, le <em>tangping</em> et le désespoir ;</p><p>* les fantasmes de dissolution et les ferments révolutionnaires…</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans. Après avoir vécu près de 10 ans à Londres puis à Munich, nous sommes revenus en France en août 2024. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/fermentations-pourquoi-le-moisi-nous</link><guid isPermaLink="false">substack:post:157611984</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 27 Feb 2025 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/157611984/94f43d605e1a68c4a1129717588d2d48.mp3" length="49962560" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3123</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/157611984/e3237ec33c32b068919c0b0d14a40574.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Mal-entendus : les Français, les médias et la démocratie]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans l’épisode de cette semaine du podcast <em>Nouveau Départ</em>, je reçois la journaliste <strong>Nina Fasciaux</strong>, dont le livre <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a20930785/Nina-Fasciaux-Mal-entendus"><em>Mal-entendus. Les Français, les médias et la démocratie</em></a> vient de paraître aux éditions Payot. Dans cet ouvrage, elle s’interroge sur la responsabilité des médias dans la polarisation du débat national et explore les fractures qui traversent notre société. Ensemble, nous discutons du rôle du journalisme dans une démocratie en crise, de la défiance croissante envers les médias et des pistes pour recréer des espaces d’écoute et de dialogue. À l’heure où les débats se radicalisent et où les incompréhensions se creusent, comment repenser l’information et le débat public pour restaurer la confiance ? </p><p><em>Le philosophe Maxime Rovère résume, dans son livre </em>Se vouloir du bien et se faire du mal, Philosophie de la dispute<em>, qu’écouter, c’est avant tout chercher ce que l’autre dit de vrai : « On a tous envie de s’exprimer. On a tous envie d’être écouté. Mais tant qu’on est tous dans la même posture, il n’y aura personne pour entendre, il n’y aura personne pour écouter. C’est pour ça qu’on s’énerve, c’est parce que chacun ne se sent pas écouté. Ce cercle vicieux s’inverse quand il y en a un, seulement un, qui se met à écouter, qui se met à entendre. Dans cette écoute, il y a quelque chose qui va reconstruire une confiance dans notre capacité collective à la vérité (…) » (Mal-entendus)</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Nina de</strong> :</p><p>* son histoire personnelle : ses années en Russie ;</p><p>* son travail avec le think-tank Destin Commun ;</p><p>* les « laissés pour compte », les « identitaires » et les autres familles de la typologie de Destin Commun ;</p><p>* l’écoute comme compétence ;</p><p>* le <em>looping</em> ;</p><p>* les récits complexes et la langue simple ;</p><p>* le journalisme, le divertissement et la propagande ;</p><p>* la bollorisation des médias ;</p><p>* le caractère protéiforme des médias d’aujourd’hui ;</p><p>* l’IA et l’écoute…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ceux-qui-reviennent-et-creent-du"><strong>Ceux qui reviennent … et créent du lien</strong></a><strong> : </strong>article <em>Nouveau Départ</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/retour-au-pays-et-hybridation"><strong>Retour au pays et hybridation</strong></a> : podcast avec Pauline Rochart</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quand-lia-fait-baisser-la-productivite"><strong>Quand l’IA fait BAISSER la productivité</strong></a> : article <em>Nouveau Départ</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lire-et-ecrire-a-lage-des-ia-generatives"><strong>Lire (et écrire) à l'âge des IA génératives : 3 pistes pour éviter la noyade</strong></a><strong> : </strong>article <em>Nouveau Départ</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travailler-dans-un-monde-anxieux"><strong>Travailler dans un monde anxieux</strong></a> : article <em>Nouveau Départ</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-putrefaction-des-plateformes"><strong>La putréfaction des plateforme</strong></a> : podcast “À deux voix” avec Nicolas</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans. Après avoir vécu près de 10 ans à Londres puis à Munich, nous sommes revenus en France en août 2024. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/mal-entendus-les-francais-les-medias</link><guid isPermaLink="false">substack:post:156447455</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 13 Feb 2025 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/156447455/372961371658f99c5d53b51b6a1e552a.mp3" length="54614024" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3413</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/156447455/7845b76d3e0825fb94a470a1a41f6031.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'IA, le travail et les RH : au-delà des idées reçues]]></title><description><![CDATA[<p>🎙️ Dans le podcast <em>Nouveau Départ </em>de cette semaine, j’ai le plaisir de recevoir <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/pierre-monclos-drh-formation/"><strong>Pierre Monclos</strong></a> pour parler de l’IA et de son influence sur le travail et les ressources humaines. Avec un double parcours d’entrepreneur RH et de DRH, Pierre est l’une des figures de proue dans le décryptage des impacts de l’IA sur la fonction RH. Auteur du livre <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a18231781/Michel-Barabel-Quand-les-start-up-scale-up-et-licornes-reinventent-les-RH"><em>Quand les start-up, scale-up et licornes réinventent les RH</em></a> (Éditions Dunod), il a aussi conçu la première certification française sur "Les RH à l’ère de l’intelligence artificielle" et un MOOC suivi par près de 12 000 professionnels en 2024. Ensemble, nous allons explorer comment l’IA transforme les métiers RH, ses opportunités, ses paradoxes, mais aussi ses défis éthiques et inclusifs.</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Pierre de</strong> :</p><p>* l’automatisation des tâches administratives ;</p><p>* la personnalisation des parcours ;</p><p>* l’évaluation des compétences ;</p><p>* la productivité du travail ;</p><p>* le paradoxe de Solow ;</p><p>* le recrutement et la gestion des talents ;</p><p>* le feedback et le bien-être au travail ;</p><p>* la diversité et inclusion dans l’IA ;</p><p>* les risques liés aux biais dans les algorithmes ;</p><p>* les défis éthiques à venir ;</p><p>* la transparence des outils ;</p><p>* la régulation européenne ;</p><p>* les principaux enseignements de Pierre pour préparer les RH à l’ère de l’IA…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quand-lia-fait-baisser-la-productivite"><strong>Quand l’IA fait BAISSER la productivité</strong></a> : article <em>Nouveau Départ</em> </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lire-et-ecrire-a-lage-des-ia-generatives"><strong>Lire (et écrire) à l'âge des IA génératives : 3 pistes pour éviter la noyade</strong></a><strong> : </strong>article <em>Nouveau Départ</em> </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fin-des-programmes-diversite-and"><strong>La fin des programmes Diversité & Inclusion dans les entreprises ?</strong></a><strong> : </strong>article <em>Nouveau Départ</em> </p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans. Après avoir vécu près de 10 ans à Londres puis à Munich, nous sommes revenus en France en août 2024. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/lia-le-travail-et-les-rh-au-dela</link><guid isPermaLink="false">substack:post:155918680</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 30 Jan 2025 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/155918680/40faaa4ab4a8964427699829b9395c25.mp3" length="56393695" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3525</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/155918680/3006ae5fdf6058a678652bc4df3ac35e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'avenir de l'automobile]]></title><description><![CDATA[<p>Dans ce nouvel épisode du podcast <em>Nouveau Départ</em>, je reçois <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/sarahzitouni/"><strong>Sarah Zitouni</strong></a>, directrice de la stratégie chez <strong>Aurobay</strong>, en Suède. Passionnée d’automobile depuis son enfance, Sarah pose un regard expert sur les mutations du secteur automobile et les grands enjeux qui le traversent. En parallèle, elle est la fondatrice de <strong>PowHER ta carrière</strong>, un réseau qui aide des milliers de femmes à prendre leur place dans le monde du travail. Dans cet épisode, nous discutons de <strong>l’avenir de l’automobile : la montée en puissance des constructeurs chinois, l’électrification, Volkswagen, les constructeurs européens, les enjeux géopolitiques et les défis économiques qui redessinent les équilibres mondiaux</strong>. J’ai trouvé cette conversation passionnante ! Je ne saurais trop vous recommander de l’écouter.</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Sarah de</strong> :</p><p>* l’origine de sa passion pour l’automobile ;</p><p>* sa carrière dans l’automobile ;</p><p>* la crise des constructeurs européens, avec des fermetures d’usines comme celles annoncées par Volkswagen ;</p><p>* comment les constructeurs chinois se sont imposés dans le marché des voitures électriques ;</p><p>* Musk et Tesla ;</p><p>* les éventuels futurs droits de douane de Trump et leur impact ;</p><p>* les nouveaux comportements des consommateurs ;</p><p>* les concessionnaires et le marché de seconde main ;</p><p>* la promesse ratée des voitures autonomes ;</p><p>* la voiture de demain…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/elon-musk-et-lextreme-droite-allemande"><strong>Elon Musk et l'extrême-droite allemande : clefs pour comprendre</strong></a> : article <em>Nouveau Départ</em> de Laetitia & Nicolas.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/volkswagen-lallemagne-va-t-elle-enfin"><strong>Volkswagen : l’Allemagne va-t-elle enfin tourner la page du XXe siècle ?</strong></a> : article <em>Nouveau Départ</em> de Laetitia.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/linflation-et-les-limites-du-progres"><strong>L'inflation et les limites du progrès technologique : des années 1970 à aujourd’hui</strong></a> : article <em>Nouveau Départ</em> de Nicolas.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans. Après avoir vécu près de 10 ans à Londres puis à Munich, nous sommes revenus en France en août 2024. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/lavenir-de-lautomobile</link><guid isPermaLink="false">substack:post:154552548</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 23 Jan 2025 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/154552548/dde01153ffcde0a15dc3865845665811.mp3" length="52664245" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3291</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/154552548/5d71be40480e8e3808d17528d6424076.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Retour au pays et hybridation]]></title><description><![CDATA[<p>Dans ce nouvel épisode du podcast <em>Nouveau Départ</em>, je m’entretiens avec <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/authors/pauline-rochart"><strong>Pauline Rochart</strong></a>, consultante, autrice, et “sociologue de l’expérience”. Pauline vient de publier <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/authors/pauline-rochart"><strong><em>Ceux qui reviennent</em></strong></a> aux éditions Payot, un livre passionnant qui explore le phénomène des "revenants" : ces Français qui, après avoir vécu et travaillé à Paris, décident de retourner dans leur région d'origine. À travers son récit personnel, des entretiens et de nombreuses lectures, elle met en lumière une quête de sens, de racines et de communauté qui résonnent profondément aujourd’hui. </p><p><em>Depuis que je suis rentrée, je suis sûre d’une chose : j’ai toujours des convictions, mais de moins en moins de certitudes.</em><em>Le retour est un phénomène d’hybridation. Et s’hybrider, c’est accepter de se laisser questionner, chambouler par l’autre.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Pauline de</strong> :</p><p>* ceux qui reviennent ;</p><p>* son retour à Dunkerque ;</p><p>* ses réflexions sur l’hybridation identitaire que ce choix implique ;</p><p>* le télétravail, le travail indépendant et les combinaisons différentes dans les couples ;</p><p>* les <em>somewhere</em> et les <em>anywhere</em> et l’écueil de la binarité ;</p><p>* le mythe de l’archipellisation de la société ;</p><p>* les revenants “traits d’union” ;</p><p>* le rapport au territoire et à l’identité ;</p><p>* le voyage intérieur qui accompagne toute mobilité ;</p><p>* le syndrome du cul entre deux chaises ;</p><p>* ceux qui reviennent de l’étranger…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ceux-qui-reviennent-et-creent-du"><strong>Ceux qui reviennent… et créent du lien</strong></a> : mon article <em>Nouveau Départ, Nouveau Travail</em></p><p><em>Avec Pauline, nous avons enregistré plusieurs podcasts Nouveau Départ qui n’ont rien perdu de leur actualité </em>🎧</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/family-friendly-pauline-rochart/articles/carriere-parentalite-appui-grands-parents"><strong>Carrière et parentalité : le soutien précieux des grands-parents</strong></a> : un article de Pauline dans <em>Welcome to the Jungle</em></p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans. Après avoir vécu près de 10 ans à Londres puis à Munich, nous sommes revenus en France en août 2024. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/retour-au-pays-et-hybridation</link><guid isPermaLink="false">substack:post:154480238</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 16 Jan 2025 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/154480238/98936b390b27662e5d8a08875eb9d017.mp3" length="63050079" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3941</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/154480238/8796f4ca60f2f8e2afd2ae0af30f866a.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La nouvelle place des chiens dans nos vies]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine parle de <strong>la nouvelle place des chiens dans nos vies — </strong><strong><em>« de la niche… au canapé… puis au lit de ses </em></strong><strong><em>maîtres</em></strong><strong><em> parents »</em></strong><em> — </em><strong>des activités économiques et rituels qui se développent autour de ces animaux, de nos habitudes de vie et de consommation</strong>. Pour en parler, je reçois la journaliste <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/mylenebertaux/?hl=en"><strong>Mylène Bertaux</strong></a><strong>. </strong>Elle vient de sortir un livre intitulé <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a20765051/Mylene-Bertaux-Toutoute"><strong><em>Toutoute. La nouvelle place des chiens dans nos vies</em></strong></a>. Pour les besoins de son enquête, Mylène est partie à Chihuahua au Mexique, mais aussi aux États-Unis ou en Corée du Sud… </p><p><em>(…) toute cette enquête est aussi une histoire d’être humains, </em>dog parents<em> urbanisés et encapsulés dans des logements de plus en plus petits, avec leur besoin irrépressible de nature sous forme d’animaux de compagnie et de plantes ultratransformées. Un chien, un monstera. Nous avons, sans le savoir, sculpté leur ADN comme de la pâte à modeler pour les mouler à nos besoins. (…)</em><em>Plus tout à fait animaux, pas tout à fait humains, que sont-ils exactement ? (…) Quelle nouvelle forme de relation nous unit à eux ? Comment changent-ils nos vies et redéfinissent-ils notre rapport au monde ? </em>(Mylène Bertaux)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Mylène</strong> :</p><p>* de Toutoute, sa chienne et <em>Toutoute</em>, son livre ;</p><p>* des 9 et quelques millions de chiens en France ; </p><p>* des activités économiques en croissance autour des animaux domestiques ;</p><p>* de l’histoire des chiens et des humains ;</p><p>* des races, des “it-dogs” et “designer dogs” ;</p><p>* de l’anthropomorphisme et ses conséquences ;</p><p>* de chiens et de féminisme ;</p><p>* des livres marquants publiés ces dernières années à propos des chiens ;</p><p>* des chiens et du « retour au bureau » ;</p><p>* des voyages de Mylène ;</p><p>* de démographie (humaine) et d’animaux domestiques…</p><p><em>                  (Toutoute dégustant un pupuccino. Crédit photo: Sébastien Vincent)</em></p><p>📚 <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a19310947/Ovidie-Assise-debout-couchee"><em>Assise, debout, couchée</em></a>, Ovidie (JC Lattès, 2024) : cet essai féministe est passionnant de bout en bout. Je l’ai adoré !</p><p>📚 <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a17694668/Cedric-Sapin-Defour-Son-odeur-apres-la-pluie"><em>Son odeur après la pluie</em></a>, Cédric Sapin-Defour (Stock , 2023) : ce roman est l’un des grands succès français de 2023 … mais je ne l’ai pas encore lu.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Des articles sur le travail et l’économie</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans. Après avoir vécu près de 10 ans à Londres puis à Munich, nous sommes revenus en France en août 2024. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-nouvelle-place-des-chiens-dans</link><guid isPermaLink="false">substack:post:150881727</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 31 Oct 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/150881727/863458d8df92638db9c636a48cf4593a.mp3" length="40597348" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2537</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/150881727/375152c9ff9912b7cc79a8c7f2cc52a9.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les mots du travail]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine parle des <strong>mots du travail</strong>. En effet, <strong>les mots que l’on utilise pour parler du travail ont une histoire et véhiculent un imaginaire</strong>. On nous a tant répété que le mot <em>travail</em> vient du latin <em>tripalium</em> (un instrument de torture pour écarteler les rebelles) qu’on a fini par associer toujours travail et torture. Pourtant, <strong>cette étymologie est fausse : </strong><strong><em>travail</em></strong><strong> ne vient pas de </strong><strong><em>tripalium</em></strong><strong> !</strong> Avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/mariette-darrigrand-4218b010/?originalSubdomain=fr"><strong>Mariette Darrigrand</strong></a>, on va déboulonner ce mythe et discuter des mots. Sémiologue, elle vient de publier un livre intitulé <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?Search=l%27atelier+du+tripalium&#38;sft=1&#38;sa=1"><em>L’atelier du tripalium. Non, travail ne vient pas de torture !</em></a><em> </em>aux éditions des Équateurs.</p><p><em>Cette fausse étymologie nous détourne de territoires imaginaires riches et variés portés par d’autres mots. (…)</em></p><p><em>Et voilà le  « trabalh » ! puisque le mot appartient à la langue d’oc. Il désigne en provençal (…) une machine de bois, constituée de quatre poteaux et de courroies de cuir, construction à l’intérieur de laquelle on place le cheval à ferrer. Le  travail est donc d’abord l’outil principal du maréchal-ferrant. </em></p><p><em>En ancien français, la « trave » est une poutrelle (…) Travailler, c’est construire des traves : des poutres, des solives qui solidifient les toits des bâtiments. (…) « Travail » venu du bois désigne peu à peu l’ensemble des efforts fournis pour construire des charpentes et des toitures. (</em><a target="_blank" href="https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?Search=l%27atelier+du+tripalium&#38;sft=1&#38;sa=1"><em>L’atelier du tripalium</em></a>, Mariette Darrigrand)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Mariette</strong> :</p><p>* de son travail de sémiologue ;</p><p>* de la <em>fake news</em> qui dit que <em>travail</em> vient de <em>tripalium</em> ; </p><p>* des mots du travail qui se sont longtemps fait concurrence (labeur et travail) ;</p><p>* du <em>work</em> de Hannah Arendt ;</p><p>* d’<em>ergon</em>, d’<em>ergonomie</em> et du plaisir d’imiter les dieux ;</p><p>* de la technique et de la mythologie grecque ;</p><p>* de la vocation (<em>Beruf</em>) ;</p><p>* de l’oisiveté, différente de la paresse ;</p><p>* de nos erreurs sur le « droit à la paresse » de Lafargue ;</p><p>* du travail et du voyage (<em>travel</em>)…</p><p><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/emploi/article/2024/10/03/mariette-darrigrand-semiologue-le-travail-a-vehicule-par-le-passe-des-imaginaires-positifs-loin-de-la-vision-doloriste-actuelle_6342220_1698637.html">Mariette Darrigrand, sémiologue : « Le travail a véhiculé par le passé des imaginaires positifs, loin de la vision doloriste actuelle »</a> (<em>Le Monde</em>)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-le-travail-low-cost">En finir avec le travail « low cost »</a> (avec Bruno Palier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/eloge-du-bricolage">Éloge du bricolage</a> (avec Fanny Lederlin) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-la-productivite">En finir avec la productivité</a> (à deux voix) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans. Après avoir vécu près de 10 ans à Londres puis à Munich, nous sommes revenus en France en août 2024. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-mots-du-travail</link><guid isPermaLink="false">substack:post:150003596</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Fri, 18 Oct 2024 11:58:27 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/150003596/e187de2bb76598b52e59f4be7671d17a.mp3" length="44642313" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2790</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/150003596/78a8155183ee80b279ac618debf15dc0.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Souffrance au travail : la boule au ventre]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine parle de souffrance au travail, de harcèlement, d’emprise et de violences sexuelles. Spécialiste de la défense des salariées (et salariés), l’avocate <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/elise-fabing/"><strong>Élise Fabing</strong></a>, a publié cette année un livre aussi révoltant que passionnant, intitulé <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a19346595/Elise-Fabing-Ca-commence-avec-la-boule-au-ventre"><strong><em>Ça commence avec la boule au ventre</em></strong></a> (Les Arènes, 2024), en collaboration avec le journaliste Jules Thomas. </p><p><em>J’ai compris que les femmes étaient en première ligne face aux agressions et au harcèlement moral ou sexuel, et que ni l’entreprise ni la loi ne les protégeaient suffisamment. (Élise Fabing)</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Élise</strong> :</p><p>* de l’écriture de son livre (une réussite !) avec Jules Thomas ;</p><p>* d’emprise et ce que sa carrière lui a appris sur le sujet ;</p><p>* des rapports de force et de la soumission ;</p><p>* de l’archétype de l’assistante dévouée ;</p><p>* du travail invisible ;</p><p>* du corps des femmes, souvent utilisé contre leur progression professionnelle ;</p><p>* de l’hypersexualisation des corps féminins ;</p><p>* de maternité, de menstruation et de ménopause ;</p><p>* des femmes séniors au travail ;</p><p>* de son travail d’avocate et de son regard (sombre) sur le monde du travail … </p><p><em>📚 </em><a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a19346595/Elise-Fabing-Ca-commence-avec-la-boule-au-ventre"><strong><em>Ça commence avec la boule au ventre</em></strong></a><strong><em> </em></strong>: le dernier ouvrage d’Élise (Les Arènes, 2024)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/que-faire-contre-le-harcelement-au?s=w#details"><strong>Que faire contre le harcèlement au travail ?</strong></a><strong> </strong>(avec Élise Fabing)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/qui-prend-soin-des-travailleuses"><strong>Qui prend soin des travailleuses du soin</strong></a> (avec Rose-Myrlie Joseph, Vieilles en puissance) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-retraite-des-femmes-est"><strong>Pourquoi la retraite des femmes est-elle 40% plus basse</strong></a> (avec Bruno Palier, Vieilles en puissance) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-reprise"><strong>La reprise</strong></a> (avec Thi-Nhu An Pham) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-masculinites-au-travail"><strong>Les masculinités au travail</strong></a> (avec Haude Rivoal) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nice-girl-au-travail"><strong>“Nice Girl” au travail</strong></a> (Places à prendre)  <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ma-juste-valeur-negocier-sa-remuneration"><strong>Ma juste valeur : négocier sa rémunération</strong></a> (avec Insaff El Hassini) <strong>🎧</strong></p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans. Après avoir vécu près de 10 ans à Londres puis à Munich, nous sommes revenus en France en août 2024. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/souffrance-au-travail-la-boule-au</link><guid isPermaLink="false">substack:post:148672771</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 10 Oct 2024 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/148672771/a3b239d9a04ee873d53e18d5f8d6193f.mp3" length="43835681" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2740</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/148672771/7cb49e4f19de225fed6aa9aa6d2906e9.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les vieilles pauvres : un sujet politique]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le dernier épisode (11ème) de la saison 1 du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a>, à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes.</p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.</em></p><p>J’espère que cet épisode vous plaira !</p><p><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/claire-plaffpodcast/?originalSubdomain=fr"><strong>Claire Flury</strong></a> est la « marraine » de Vieilles en puissance. Depuis qu’elle a lancé <a target="_blank" href="https://podcast.ausha.co/plaff">son podcast PLAFF</a> (Place aux femmes fortes), sur l’emploi des femmes de plus de 50 ans, elle est devenue très calée sur ce sujet, comme sur celui des retraites. Claire est une personne qui nous inspire beaucoup. Elle a accepté d’écouter tous les épisodes religieusement pour enregistrer l’épisode-bilan de la saison 1 et nous faire ses retours réfléchis et incarnés sur le podcast. Comme elle l’a souligné, nous n’avions pas interviewé de « vieille » dans cette saison 1, du moins personne de plus de 70 ans comme elle. Il était donc grand temps qu’on donne la parole à quelqu’un de sa génération ! Et puis, le mot <em>vieille</em> dans <em>Vieilles en puissance</em>, c’est aussi un peu à elle qu’on le doit, comme nous l’évoquons dans la conversation…</p><p>La première saison du podcast <em>Vieilles en puissance</em> s’achève, avec 10 épisodes déjà diffusés et cet épisode-bilan aujourd’hui. On y a parlé des retraites, du couple, des violences économiques, de la pénalité maternelle, de santé mentale, des travailleuses du care… On a mené tout un tas de conversations passionnantes à l’intersection entre l’âge, les femmes et l’argent pour vieillir « en puissance », ne pas devenir une vieille pauvre.</p><p><a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/pourquoi-la-retraite-des-femmes-est?r=qulw"><strong>Pourquoi la retraite des femmes est 40% plus basse</strong></a> (avec Bruno Palier)</p><p><a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/comment-la-peur-de-vieillir-appauvrit?r=qulw"><strong>Comment la peur de vieillir appauvrit les femmes</strong></a> (avec Sophie Dancourt)</p><p><a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/comment-agir-contre-les-violences?r=qulw"><strong>Comment agir contre les violences économiques</strong></a> (avec Héloïse Bolle)</p><p><a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/comment-donner-du-pouvoir-a-son-moi?r=qulw"><strong>Comment donner du pouvoir à son moi futur quand on est salariée</strong></a> (avec Sarah Zitouni)</p><p><a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/quel-est-le-prix-a-payer-du-couple?r=qulw"><strong>Quel est le prix à payer du couple ?</strong></a> (avec Lucile Quillet)</p><p><a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/pourquoi-les-inegalites-patrimoniales?r=qulw"><strong>Pourquoi les inégalités patrimoniales augmentent</strong></a> (avec Marion Leturcq)</p><p><a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/les-vieilles-en-puissance-cest-nous?r=qulw"><strong>Les vieilles en puissance, c’est nous : bilan à mi-parcours</strong></a> (avec les VEP)</p><p><a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/quels-liens-entre-sante-financiere?r=qulw"><strong>Quels liens entre santé financière et santé mentale ?</strong></a> (avec Philippa Motte)</p><p><a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/entrepreneures-apprenez-a-vendre?r=qulw"><strong>Entrepreneures : apprenez à vendre comme vous respirez !</strong></a> (avec Catherine Barba)</p><p><a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/qui-prend-soin-des-travailleuses?r=qulw"><strong>Qui prend soin des travailleuses du soin ?</strong></a> (avec Rose-Myrlie Joseph)</p><p>Pour clôturer la saison et préparer la transition avec la prochaine, Claire a accepté de revenir sur plusieurs sujets et de nous partager ses réflexions sous la forme d’un rapport d’étonnement. </p><p>Parmi les sujets évoqués dans ce podcast :</p><p>* le vieillissement et quand on devient « vieille » ;</p><p>* son podcast PLAFF ;</p><p>* ce qu’on fait par amour ne fait généralement pas gagner d’argent ;</p><p>* la pauvreté des vieilles femmes ; </p><p>* l’impact de la réforme des retraites sur les femmes ;</p><p>* l’aidance et son importance ;</p><p>* l’argent que les femmes ne gagnent pas ;</p><p>* les injonctions qui pèsent sur les individus ;</p><p>* ce qu’on peut faire de toutes les connaissances accumulées sur le sujet des inégalités ;</p><p>* les mesures politiques qui permettraient d’ “empouvoirer” les femmes… </p><p><strong>Mercredi 25 septembre, nous avons organisé une table ronde-apéro </strong><strong><em>Vieilles en puissance</em></strong><strong> à la cité audacieuse à Paris, pour célébrer la fin de la saison 1 et surtout, pour vous rencontrer et échanger avec vous</strong> 🤗 Nous avons parlé (avec passion) de l’argent des femmes tout au long de la vie.</p><p><strong>Un immense MERCI à vous d’être venues aussi nombreuses (nombreux) et de nous avoir fait passé un moment chaleureux mémorable ! </strong>Nous adorerions remettre le couvert en 2025 !</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-vieilles-pauvres-un-sujet-politique</link><guid isPermaLink="false">substack:post:149661291</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 03 Oct 2024 05:45:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/149661291/6ae30a394c87aa1f2ac9fb75f727327e.mp3" length="43915067" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2745</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/149661291/e6ff716ed9fbe1a86d0f4b3f0a5d8bd4.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les batailles de la natalité]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine parle de natalité et de démographie. <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/julien-damon-13005727/?originalSubdomain=fr"><strong>Julien Damon</strong></a>, enseignant à Sciences-Po et à HEC, conseiller scientifique de l’École nationale supérieure de Sécurité sociale (En3s) et rédacteur en chef de la revue <em>Constructif</em>, est un auteur prolifique, dont le dernier ouvrage, intitulé <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a20365907/Julien-Damon-Les-batailles-de-la-natalite-Quel-rearmement-demographiqu#:~:text=Cet%20essai%20analyse%20la%20baisse,r%C3%A9armement%20d%C3%A9mographique%3F%C2%BB."><strong><em>Les batailles de la natalité. Quel « réarmement démographique » ?</em></strong></a> vient de paraître aux éditions de L’Aube. Il y analyse les causes multiples de la baisse de la fécondité et les politiques familiales et il propose quelques pistes pour les réactualiser.</p><p><em>Rhétorique guerrière et vocabulaire militaire accompagnent depuis longtemps le natalisme à la française. À partir de la fin du XIXe siècle, le souci de repopulation, au moins de lutte contre la dépopulation, irrigue les discours politiques. La France explique sa défaite dans la guerre de 1870-1871, en partie, par la supériorité démographique prussienne. Les débats parlementaires et les tribunes dans la presse de l’époque évoquent profusément une mobilisation générale et un devoir moral, pour faire des enfants. Des innovations institutionnelles jettent les bases de politiques à vocation nataliste. (</em><a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a20365907/Julien-Damon-Les-batailles-de-la-natalite-Quel-rearmement-demographiqu#:~:text=Cet%20essai%20analyse%20la%20baisse,r%C3%A9armement%20d%C3%A9mographique%3F%C2%BB."><em>Les batailles de la natalité</em></a>, Julien Damon)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Julien</strong> :</p><p>* de la polémique engendrée par l’expression macronienne « réarmement démographique » et de ses sources historiques ;</p><p>* du décalage entre le choix individuel et intime de faire (ou pas) un enfant et le focus collectif sur la natalité (soldats, contribuables, travailleurs pour la nation) ;</p><p>* de la baisse de la natalité et de la transition démographique ;</p><p>* des indicateurs — l’indice conjoncturel de fécondité et la descendance finale ;</p><p>* du fait que l’égalité parentale et domestique n’a pas suivi la (relativement) meilleure égalité femmes-hommes dans la sphère professionnelle ;</p><p>* des « no kids » et du (non) désir d’enfants ;</p><p>* de l’accès au logement et de la pénalité maternelle ;</p><p>* des allocations familiales et de la préférence française pour les familles nombreuses ;</p><p>* du quotient familial ;</p><p>* des familles recomposées et des familles homoparentales ;</p><p>* du soutien aux pères / aux seconds parents…</p><p><em>📚 </em><a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a20365907/Julien-Damon-Les-batailles-de-la-natalite-Quel-rearmement-demographiqu#:~:text=Cet%20essai%20analyse%20la%20baisse,r%C3%A9armement%20d%C3%A9mographique%3F%C2%BB."><strong><em>Les batailles de la natalité</em></strong></a><strong><em> </em></strong>: le dernier ouvrage de Julien Damon (L’Aube, 2024)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/toilettes-publiques-histoire-et-politique"><strong>Toilettes publiques : histoire et politique</strong></a><strong> </strong>(avec Julien Damon)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-nobel-contre-la-penalite-maternelle"><strong>Un Nobel contre la pénalité maternelle</strong></a><strong> </strong>(conversation « À deux voix ») <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/faut-il-etre-jeune-pour-innover"><strong>Faut-il être jeune pour innover ?</strong></a><strong> </strong>(conversation « À deux voix ») <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/maternite-place-a-lambivalence"><strong>Maternité : Place à l’ambivalence</strong></a><strong> ! </strong>(épisode « Places à prendre » avec Céline Alix et Sandra Fillaudeau)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-suicide-de-lespece"><strong>Le suicide de l’espèce</strong></a> (avec Jean-David Zeitoun) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-syndrome-du-wonderparent"><strong>Le syndrome du wonderparent</strong></a> (avec Anne Peymirat) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-naissance-sous-toutes-les-coutures"><strong>La naissance sous toutes les coutures</strong></a> (avec Agnès Gepner) <strong>🎧</strong></p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans. Après avoir vécu près de 10 ans à Londres puis à Munich, nous sommes revenus en France en août 2024. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-batailles-de-la-natalite</link><guid isPermaLink="false">substack:post:148671657</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 12 Sep 2024 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/148671657/1303fe1dc40f3537b0aa7faa7e79fe85.mp3" length="74342940" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4646</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/148671657/83ab980b805666d7537e4ec0f4054747.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Qui prend soin des travailleuses du soin ?]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le 10ème épisode du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a>, à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes.</p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.</em></p><p>J’espère que cet épisode vous plaira !</p><p><strong>Qui prend soin des travailleuses du soin ? </strong>Docteure en sociologie clinique et en études de genre, <a target="_blank" href="https://cv.hal.science/rose-myrlie-joseph"><strong>Rose-Myrlie Joseph</strong></a>, étudie le travail des femmes du soin avec une approche intersectionnelle, internationale et interdisciplinaire. Sa thèse portait sur le travail des femmes haïtiennes, plus précisément <em>« l’articulation des rapports sociaux, de sexe, de classe et de race dans la migration et le travail des femmes haïtiennes »</em>. Avec elle, nous regardons de plus près qui sont ces travailleuses et les vieilles en puissance qu’elles sont (ou devraient être).</p><p><strong>Les femmes du soin sont le plus souvent invisibles</strong>. Elles s’occupent des enfants, des malades et des personnes âgées, à domicile ou dans des établissements collectifs. Ce sont essentiellement des femmes et très souvent, <strong>des femmes migrantes</strong>. Beaucoup d’entre elles sont à la tête de familles monoparentales et travaillent dans des conditions précaires. </p><p><strong>Le sort des femmes du soin est lié à celui de </strong><strong><em>tous</em></strong><strong> les actifs</strong> : sans elles, de très nombreux actifs ne pourraient pas travailler. Et oui, comme on l’a “découvert” pendant les confinements, quand il n’y a plus personne pour garder les enfants, d’autres adultes ne peuvent plus faire leur travail. <strong>Nous entretenons un lien de dépendance étroit avec ces personnes</strong>. Non seulement le travail domestique et le travail de soin concerne de nombreuses femmes mais il rend possible le travail de tous les autres.</p><p>Comme l’explique Rose-Myrlie, il est important de considérer le <em>care drain</em>. <strong>Le concept désigne la migration des travailleuses (travailleurs) du soin (infirmières, aides-soignants, gardes d'enfants ou aides à domicile) depuis leurs pays d'origine vers des pays plus riches</strong> en quête de meilleures opportunités économiques. Dans les pays d'origine, la perte de professionnels qualifiés aggrave les pénuries de personnel de soins, dégrade la qualité et l'accessibilité des services de santé et représente une perte d'investissement pour les gouvernements qui ont financé leur formation. Les pays d'accueil, eux, bénéficient de l'arrivée de ces travailleuses, qui les aident à combler les déficits de main-d'œuvre. </p><p>Ces femmes font un travail <em>essentiel</em>. Mais elles sont souvent à temps partiel, avec des horaires « atypiques », peu rémunérées et peu protégées. Que leurs enfants et leurs proches soient avec elles ou dans leur pays d’origine (ou les deux), elles ont un accès limité aux bonnes écoles pour leurs enfants, aux services de soin pour elles-mêmes et leurs proches et à la protection sociale. </p><p><strong>Qui prend soin des femmes du soin, de leur santé, de leurs enfants, de leurs aînés ?</strong> Quelle est leur vie quand elles sont vieilles ? Combien sont des « vieilles pauvres » quand elles ont l’âge de la retraite ? Comment appréhendent-elles leur propre vieillissement ? </p><p><strong>🙏 Cet échange avec Rose-Myrlie Joseph est à écouter absolument ! Aucune réflexion sur le travail ne peut se permettre d’oublier à quel point notre société et notre économie sont dépendantes des travailleuses migrantes.</strong></p><p>Parmi les sujets évoqués dans ce podcast :</p><p>* le travail de recherche de Rose-Myrlie ;</p><p>* l’articulation des rapports sociaux dans la migration des femmes haïtiennes ;</p><p>* le travail des haïtiennes ;</p><p>* celles qui partent et celles qui restent ;</p><p>* le fait que “la retraite, c’est les enfants” ;</p><p>* le vieillissement des femmes du soin ;</p><p>* la division sexuelle du travail et la division internationale du travail ;</p><p>* le <em>care drain</em> ;</p><p>* les familles des migrantes ;</p><p>* les liens de dépendance qui existent dans le monde du travail ;</p><p>* les vieilles en puissance…</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> : </p><p>💡 <a target="_blank" href="https://domesticites.hypotheses.org/a-propos/rose-myrlie-joseph"><strong>Domesticités : Groupe de recherche interdisciplinaire sur les domesticités</strong></a><strong> : </strong></p><p><em>Que deviennent les enfants des travailleuses domestiques? Comment ces travailleuses de care arrivent-elles à prendre soin de leurs enfants ? Il est fondamental de se demander  comment font ces cheffes de fil des familles transnationales pour “concilier” leur travail domestique et leur vie familiale.</em><em>Comment se définit le projet parental pour ces femmes ? Quelle est la place du projet de mobilité sociale intergénérationelle dans ces familles où les parents, les travailleuses domestiques et de care en particulier, ont l’impression d’avoir échoué ? Comment font-elles pour réussir leurs enfants ? Entre leur projet de réussite scolaire pour leurs enfants et les contraintes de la domesticité, comment articulent-elles leurs sphères de vie? Comment concilient-elles le service domestique, le travail scolaire, et les tâches parentales plus généralement ? Comment font-elles face à l’institution (pré)scolaire, ses attentes, la coéducation?</em></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/qui-prend-soin-des-travailleuses</link><guid isPermaLink="false">substack:post:146210494</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 04 Jul 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/146210494/f802e987c1d41aa1ae8067863d729d04.mp3" length="51468843" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3217</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/146210494/b63888248d23e60f93f7a5bf40842beb.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Entrepreneures : apprenez à vendre comme vous respirez !]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le 9ème épisode du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a>, à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes.</p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.</em></p><p>J’espère que cet épisode vous plaira !</p><p><strong>Entrepreneures : apprenez à vendre comme vous respirez ! </strong>C’est<strong> </strong><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/envischool/?originalSubdomain=fr"><strong>Catherine Barba</strong></a>, notre invitée,<strong> </strong>qui le dit. Son 4ème projet entrepreneurial est <strong>une école pour les indépendants, </strong><a target="_blank" href="https://www.envischool.com/"><strong>Envi</strong></a><strong>, dont l’ambition est d’aider les nouveaux indépendants à vivre durablement de leur activité</strong>. Et il y en a de plus en plus : les travailleurs non salariés sont aujourd’hui plus de 3,5 millions en France. <strong>Les femmes sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers l’entrepreneuriat</strong>.</p><p><strong>Mais en France, deux femmes qui entreprennent sur trois se rémunèrent moins de 1500€ par mois. </strong><strong><em>(</em></strong><a target="_blank" href="https://blog.bougetaboite.com/chiffres-entrepreneuriat-feminin-france/"><strong><em>Source Lab’ Bouge ta Boite</em></strong></a><strong><em>) </em></strong>Moins de 1500€ par mois ? Tant d’efforts pour si peu ? Pour Catherine Barba, ce n’est pas acceptable : il faut apprendre à vendre. <strong><em>« On ne se demande pas si on aime respirer. Pourquoi se demander si on aime vendre ? C’est nécessaire à la survie. » </em></strong></p><p>On aime aussi <a target="_blank" href="https://entrepreneurs.lesechos.fr/creation-entreprise/reseaux-accompagnement/les-bons-conseils-de-catherine-barba-aux-freelances-et-independants-1990085">les mots de Catherine sur la confiance</a> : <em>« la confiance, cela se muscle de plusieurs manières. D'abord en faisant un retour sur tes petites victoires et tes grandes victoires. Tu te regardes capable de faire. Après, c'est l'action, c'est se mettre en mouvement qui donne confiance. »</em></p><p>Parmi les sujets évoqués dans ce podcast :</p><p>* les nombreuses formes que peut prendre l’entrepreneuriat ;</p><p>* la relative précarité des femmes qui entreprennent ;</p><p>* la nécessité d’apprendre à vendre “comme on respire” ;</p><p>* le parcours d’entrepreneure de Catherine ;</p><p>* la puissance du réseau (les amis, la famille, les proches) ; </p><p>* l’art de la relance ;</p><p>* la confiance ;</p><p>* ce qu’on gagne avec l’âge ;</p><p>* ses conseils de sage aux entrepreneures en puissance ;</p><p>* les vieilles en puissance…</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> : </p><p>🎒 <a target="_blank" href="https://www.envischool.com/">Envi, l’école et la communauté de tous les indépendants</a> (allez voir le site !)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/entrepreneures-apprenez-a-vendre</link><guid isPermaLink="false">substack:post:145991968</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 27 Jun 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/145991968/a89951fc97a9b1545482c7d4e1f1e26a.mp3" length="40841395" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2553</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/145991968/67e88fa5321f832393a18cf94f916bce.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Longévité : une nouvelle médecine ]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine parle de médecine de la longévité. Sommes-nous programmés à l’obsolescence ou bien les limites que nous pensions infranchissables peuvent-elles encore être franchies ? Mon invité cette semaine, Dr <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_de_Jaeger"><strong>Christophe de Jaeger</strong></a>, est médecin, chercheur et spécialiste du vieillissement du corps humain. Il a notamment publié récemment <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/M%C3%A9decine-long%C3%A9vit%C3%A9-r%C3%A9volution-Christophe-Jaeger/dp/2813229954"><em>Médecine de la longévité : une révolution !</em></a> (Guy Trédaniel éditions)</p><p><em>Nous nous sommes habitués à considérer qu'il était normal et inéluctable de se dégrader progressivement, de tomber malade et de mourir. Or, depuis trente ans, grâce à une multitude de découvertes scientifiques, nous pouvons enfin espérer mettre fin à des millénaires de fatalité. </em></p><p>La <em>sénescence</em> est le processus biologique par lequel les cellules, les tissus et les organismes vivants subissent des changements avec le temps, menant finalement à un déclin de nos fonctions physiques. Elle se caractérise par une diminution de la capacité des cellules à se diviser et à fonctionner correctement, ainsi que par une accumulation de dommages cellulaires et moléculaires. Ce processus est associé au vieillissement et à diverses maladies liées à l'âge, comme les maladies cardiovasculaires, le cancer, et les maladies neurodégénératives.</p><p>La <em>médecine de la longévité</em> est un domaine de la médecine qui se concentre sur l'étude et la mise en œuvre de stratégies pour prolonger la durée de vie humaine et améliorer la qualité de vie pendant le vieillissement. Elle vise à comprendre les mécanismes biologiques du vieillissement et à développer des interventions pour ralentir, arrêter ou même inverser le processus de vieillissement. Ces interventions peuvent inclure des changements de mode de vie, des régimes alimentaires spécifiques, des suppléments nutritionnels, des médicaments, ainsi que des thérapies avancées comme la thérapie génique, les cellules souches, et d'autres technologies émergentes.</p><p>L'objectif ultime de la médecine de la longévité est de permettre aux individus de vivre plus longtemps en bonne santé, en retardant l'apparition des maladies liées à l'âge et en améliorant la vitalité physique et mentale au fil du temps.  </p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/longevite-une-nouvelle-medecine</link><guid isPermaLink="false">substack:post:145809314</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 20 Jun 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/145809314/6cfb731b229aeba382d2215f1123122c.mp3" length="58640605" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3665</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/145809314/26242fc4c4db3b76d475add9f98c2fcb.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Quels liens entre santé financière et santé mentale ?]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le 8ème épisode du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a>, à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes.</p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.</em></p><p>J’espère que cet épisode vous plaira !</p><p><strong>Quels liens y a-t-il entre santé financière et santé mentale ?</strong> C’est sur ce thème que nous avons échangé avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/philippa-motte-49a03785/?originalSubdomain=fr"><strong>Philippa Motte</strong></a>, autrice, consultante, coach certifiée… et spécialiste de la santé mentale au travail. Elle s’est fixé un défi : déstigmatiser les personnes touchées par des troubles psychiques et favoriser leur (ré)insertion socio-professionnelle. Pour ce faire, elle a créé un cabinet de conseil.</p><p>La mauvaise santé financière (et notamment le stress causé par la précarité) peut altérer la santé mentale. Réciproquement, une mauvaise santé mentale représente un frein à la carrière. C’est dangereux pour la santé financière. La mauvaise santé mentale précarise fortement les femmes concernées.</p><p>Parmi les sujets évoqués dans ce podcast :</p><p>* le parcours de vie de Philippa et ce qui l’a amenée à travailler sur ce sujet ;</p><p>* ce qu’est la santé mentale ;</p><p>* l’impact économique des problèmes de santé mentale ;</p><p>* le fait que la précarité est source de fragilité mentale ;</p><p>* les mères solos et des formes de violence qu’elles subissent ;</p><p>* le prix de la santé ;</p><p>* les ruptures de parcours et la réinsertion professionnelle ;</p><p>* l’isolement et l’importance des liens ;</p><p>* les vieilles en puissance ;</p><p>* l’écriture de ses romans…</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> : </p><p><em>📚 </em><a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a14651708/Philippa-Motte-Le-jour-ou-ma-mere-m-a-tout-raconte"><em>Le jour où ma mère m'a tout raconté</em></a> (un roman de Philippa)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/quels-liens-entre-sante-financiere</link><guid isPermaLink="false">substack:post:145547386</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 13 Jun 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/145547386/dd627ffd52cf2f92150c6005da8f8c92.mp3" length="59963879" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3748</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/145547386/6da929b275299d19951738e34caf7f99.jpg"/></item><item><title><![CDATA[En finir avec le travail "low cost"]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine parle du monde du travail et des politiques publiques. En France, depuis plusieurs décennies, nos politiques publiques cherchent à réduire le coût du travail à coups de « baisses de charges ». Et si cette stratégie était complètement à côté de la plaque ? Et s’il fallait plutôt miser sur la <em>qualité</em> ? C’est en substance le message de mon invité, le chercheur <a target="_blank" href="https://www.sciencespo.fr/centre-etudes-europeennes/en/researcher/bruno-palier.html"><strong>Bruno Palier</strong></a>. Directeur de recherche du CNRS à Sciences Po, il est spécialiste des réformes des systèmes de protection sociale en France et en Europe et l’auteur de nombreux livres. Il a récemment dirigé un ouvrage collectif sur le travail, intitulé <a target="_blank" href="https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?GCOI=27246100782310"><strong><em>Que sait-on du travail ?</em></strong></a> (Presses Sciences-Po)</p><p><a target="_blank" href="https://www.sciencespo.fr/liepp/fr/content/bruno-palier-comment-les-strategies-du-low-cost-la-francaise-ont-intensifie-et-abime-le-trav.html#:~:text=Cette%20strat%C3%A9gie%20low%20cost%20repose,management%20vertical%20par%20le%20chiffre."><em>À force d’être considéré exclusivement comme un coût</em></a><em>, du fait des stratégies du low cost des entreprises et des gouvernements, le travail s’est trouvé fortement dévalorisé et abîmé… D’autres stratégies sont pourtant possibles, celles qui considèrent le travail comme un atout pour les entreprises et pour le pays.</em></p><p>Depuis plus de 30 ans, on cherche en France à baisser le coût du travail pour améliorer la compétitivité des entreprises et lutter contre le chômage. Cette approche repose sur des exonérations de cotisations sociales et diverses subventions, visant à alléger le fardeau des "charges". Mais cette stratégie a conduit à la dévalorisation et à l'intensification du travail, affectant particulièrement les secteurs où les travailleurs sont déjà mal rémunérés. Les entreprises françaises, adoptant des stratégies de "low cost", ont intensifié les tâches, dégradé les conditions de travail, et marginalisé les travailleurs âgés et moins qualifiés.</p><p>Les conséquences de ces stratégies sont désastreuses. Elles ont maintenu de nombreux emplois de faible qualité et créé des trappes à bas salaires, empêchant ainsi l’amélioration des compétences et de la qualité de la production française. Les entreprises ont souvent préféré délocaliser, sous-traiter, et intensifier le travail restant plutôt que d'investir dans l'innovation et la qualification des employés. Cette approche a non seulement dégradé les conditions de travail, mais aussi exacerbé le stress et réduit le sens et la satisfaction au travail. En réponse, les travailleurs français, confrontés à une intensification croissante et des conditions de travail difficiles, montrent une réticence croissante à prolonger leur carrière professionnelle, préférant partir en retraite dès que possible.</p><p><em>📚 </em><a target="_blank" href="https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?GCOI=27246100782310"><strong><em>Que sait-on du travail ?</em></strong></a><strong><em> </em></strong><em> </em>: l’ouvrage collectif dirigé par Bruno Palier (Presses Sciences-Po)</p><p><a target="_blank" href="https://www.sciencespo.fr/liepp/fr/content/bruno-palier-comment-les-strategies-du-low-cost-la-francaise-ont-intensifie-et-abime-le-trav.html#:~:text=Cette%20strat%C3%A9gie%20low%20cost%20repose,management%20vertical%20par%20le%20chiffre.">Comment les stratégies du low cost à la française ont intensifié et abîmé le travail ?</a> : article de Bruno (Sciences-Po) </p><p> <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-retraite-des-femmes-est"><strong>Pourquoi la retraite des femmes est-elle 40% plus basse ?</strong></a> (épisode du podcast “Vieilles en puissance” avec Bruno Palier) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/en-finir-avec-le-travail-low-cost</link><guid isPermaLink="false">substack:post:145350209</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 06 Jun 2024 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/145350209/70457b58f9bd2e9259e904d702f48a1a.mp3" length="56665773" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3542</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/145350209/e2dde49f5d28f5931d9849af2f5ee6d4.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les vieilles en puissance, c'est nous : bilan à mi-parcours]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le 7ème épisode du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a>, à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes.</p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.</em></p><p>C’est <strong>un épisode un peu particulier</strong> puisque, à mi-parcours, alors que plus de la moitié des épisodes de la saison 1 de <em>Vieilles en puissance </em>ont déjà été publiés, <strong>nous prenons le micro et discutons à trois voix</strong> de tous les sujets déjà évoqués dans le podcast, des leçons que nous avons apprises, des choses que nous avons changées dans nos vies grâce à ces apprentissages et prises de conscience, des impressions que nous ont laissé les invités géniaux interviewés dans les six premiers épisodes.Une chose est sûre : <strong>c’est notre propre rapport à l’argent et à l’âge que nous questionnons grâce à ce projet</strong> qui nous est cher. Retraite, vieillissement, violences économiques, <em>empowerment</em> au travail, impact du couple, régime matrimonial et patrimoine… nous explorons grâce à <em>Vieilles en puissance</em> des thématiques essentielles que nous avions jusqu’ici un peu ignorées.</p><p>Voici les 6 premiers épisodes déjà publiés :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/pourquoi-la-retraite-des-femmes-est"><strong>Pourquoi la retraite des femmes est 40% plus basse</strong></a> (avec Bruno Palier)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/comment-la-peur-de-vieillir-appauvrit"><strong>Comment la peur de vieillir appauvrit les femmes</strong></a> (avec Sophie Dancourt)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/comment-agir-contre-les-violences"><strong>Comment agir contre les violences économiques</strong></a> (avec Héloïse Bolle)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/comment-donner-du-pouvoir-a-son-moi"><strong>Comment donner du pouvoir à son moi futur quand on est salariée</strong></a> (avec Sarah Zitouni)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/quel-est-le-prix-a-payer-du-couple"><strong>Quel est le prix à payer du couple ?</strong></a> (avec Lucile Quillet)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/p/pourquoi-les-inegalites-patrimoniales"><strong>Pourquoi les inégalités patrimoniales augmentent</strong></a> (avec Marion Leturcq)</p><p>Les vieilles en puissance, c’est nous : Laetitia Vitaud (en haut à gauche), Katerina Zekopoulos (en haut à droit), et Caroline Taconet (en bas).</p><p>Ce n’est pas fini. La première saison n’est pas encore terminée. Les prochains épisodes seront à nouveau des interviews. Et nous réfléchissons déjà sérieusement à la saison 2 tant les sujets sont nombreux et nous sentons que nous avons encore du chemin à faire pour devenir vraiment des <em>vieilles en puissance</em>…</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-vieilles-en-puissance-cest-nous</link><guid isPermaLink="false">substack:post:145109406</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 30 May 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/145109406/a606bb94bc04595a4a353950d28b5cfa.mp3" length="28384122" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>1774</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/145109406/2fef260b2df3bf7e79d6fd8430a469e1.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Mangeuses : les femmes et la nourriture, c'est compliqué]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine traite du rapport compliqué que les femmes entretiennent avec la nourriture. Mon invitée, <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lauren_Malka">Lauren Malka</a>, journaliste et podcasteuse, vient de publier un essai brillant (et délicieux) intitulé <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a18268238/Lauren-Malka-Mangeuses-Histoire-de-celles-qui-devorent-savourent-ou-se"><em>Mangeuses. Histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l’excès</em></a>, aux éditions Les Pérégrines, dans lequel elle décortique l’histoire de la gastronomie et de l’alimentation sous le prisme du genre. Comment a-t-on déréglé l’appétit des femmes ? Pourquoi les femmes ont-elles tout le temps faim ? Quel rôle ont joué les mythes dans notre rapport à la nourriture ? Dans un échange passionnant, nous évoquons les mythes, la culture populaire, les troubles alimentaires et l’histoire de la gastronomie à travers le prisme du genre.</p><p><em>Dans la mythologie, la littérature, le cinéma, les hommes mangent, dévorent, gloutonnent. Ils musclent leur fraternité autour de grandes bouffes, de banquets. Les femmes ? Elles ne mangent pas. Aucun roman ni aucun film célèbres ne les réunissent autour de tablées. La sororité s’émiette à chaque siècle en conseils et astuces pour briller aux fourneaux, rester « appétissantes » et, surtout… ne pas manger.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Lauren :</strong></p><p>* Des femmes de lettres et de la littérature ;</p><p>* Du rapport compliqué des femmes à la nourriture ;</p><p>* Des troubles alimentaires ;</p><p>* De chasse, de cueillette et de stéréotypes ;</p><p>* De l’univers très fermé de la gastronomie et des critiques ;</p><p>* Des hommes <em>chefs</em> et des femmes <em>cuisinières</em> ;</p><p>* De la peur de grossir ;</p><p>* De la faim ;</p><p>* Du rapport à la graisse ;</p><p>* De l’injonction à être mince et grosse à la fois ;</p><p>* Des mouvements féministes qui parlent de nourriture…</p><p><em>📚 </em><a target="_blank" href="https://editionslesperegrines.fr/fr/books/mangeuses"><strong><em>Mangeuses. Histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l'excès</em></strong></a><em> </em>: le livre de Lauren Malka</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-revanche-des-autrices">La revanche des autrices</a> (conversation avec Julien Marsay) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quelle-place-pour-lintime">Quelle place pour l’intime ?</a> (épisode “Places à prendre” avec Céline Alix & Sandra Fillaudeau) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/comment-la-peur-de-vieillir-appauvrit">Comment la peur de vieillir appauvrit les femmes</a> (conversation avec Sophie Dancourt pour “Vieilles en puissance”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/mangeuses-les-femmes-et-la-nourriture</link><guid isPermaLink="false">substack:post:144120112</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 23 May 2024 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/144120112/34fb769dfad9c7d226645de90a53ceda.mp3" length="57369203" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3586</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/144120112/d5d8d04a4541a0b05659a709e17681df.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Pourquoi les inégalités patrimoniales femmes / hommes augmentent]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le 6ème épisode du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a>, à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes.</p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.</em></p><p>J’espère que cet épisode vous plaira !</p><p><strong>Pourquoi les inégalités patrimoniales entre les femmes et les hommes sont-elles en augmentation ?</strong> C’est la question que nous avons posée dans ce 6ème épisode du podcast <em>Vieilles en puissance</em> à <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/marionleturcq/?originalSubdomain=fr"><strong>Marion Leturcq</strong></a>, économiste, chercheuse à l’Ined (Institut national d’études démographiques).</p><p>Les inégalités de revenus ne sont pas en augmentation. Les inégalités de pensions de retraite non plus. Les femmes ont obtenu de grandes avancées pour gagner davantage de pouvoir économique. Mais alors POURQUOI les inégalités patrimoniales sont-elles en augmentation ? <a target="_blank" href="https://www.humanite.fr/societe/inegalites/pourquoi-les-inegalites-genrees-de-patrimoine-ont-double-en-vingt-ans-793420">Elles ont même doublé en 20 ans</a> !!Dans le livre <a target="_blank" href="https://www.editionsladecouverte.fr/le_genre_du_capital-9782348044380"><em>Le genre du capital. Comment la famille reproduit les inégalités</em></a><em> </em>(récemment <a target="_blank" href="https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-le-genre-du-capital/album-le-genre-du-capital">adapté en BD</a>), Sibylle Gollac et Céline Bessière se penchent (entre autres causes) sur la manière genrée dont les « biens structurants » se transmettent au sein des familles et le rôle que jouent les notaires dans ces transmissions.</p><p>Marion Leturcq et Nicolas Frémeaux, eux, analysent le rôle des évolutions matrimoniales dans l’augmentation des inégalités de patrimoine. En bref, le régime dit de la « communauté de biens » a beaucoup décliné ces dernières années. Il y a davantage de couples non mariés (séparation de biens par défaut), de couples pacsés (séparation de biens aussi) ou de couples mariés sous le régime de la séparation de biens. On assiste donc depuis environ 20 ans à <a target="_blank" href="https://www.ined.fr/fr/actualites/presse/lindividualisation-des-patrimoines-accentue-les-inegalites-entre-les-femmes-et-les-hommes/#:~:text=Les%20in%C3%A9galit%C3%A9s%20en%20d%C3%A9but%20d,femmes%20par%20rapport%20aux%20hommes.">une individualisation croissante du patrimoine</a>.</p><p>Pour schématiser :- Avant, les femmes s'occupaient de leurs enfants et gagnaient moins d'argent par leur travail MAIS grâce au régime matrimonial de la communauté de biens (réduite aux acquêts ou universelle), en cas de divorce, elles avaient tout de même la moitié de l'appartement ou de la maison achetée (ou de n’importe quel autre bien acquis) pendant leur union ;- Maintenant, les femmes s'occupent toujours des enfants et gagnent moins d'argent par leur travail MAIS, le plus souvent, il y a séparation de biens (ou concubinage ou PACS), donc elles n'ont plus droit à la moitié du patrimoine accumulé. En 20 ans, les mariages avec séparation de biens, le PACS et le concubinage ont beaucoup progressé. Davantage de gens ne voient plus l'intérêt du mariage « classique » et sous-estiment les conséquences de leur choix sur le patrimoine de femmes.  </p><p><em>De 1998 à 2010, la manière dont le patrimoine est détenu au sein des couples a profondément changé. La généralisation de la cohabitation hors mariage, l’essor du pacs et le recours plus fréquent au régime de la séparation de biens pour les couples mariés ont conduit à une individualisation du patrimoine. Cette individualisation a eu pour conséquence une augmentation des inégalités de patrimoine entre conjoints. Cette transformation du mode de détention du patrimoine n’a toutefois pas été prise en compte dans la fiscalité du patrimoine en France, celle-ci tendant à faire l’hypothèse d’une mise en commun des ressources au sein du couple. De ce point de vue, la fiscalité actuelle fait preuve d’incohérences dans le traitement fiscal des couples.</em> (<a target="_blank" href="https://www.ofce.sciences-po.fr/blog/10783-2/">Nicolas Frémeaux et Marion Leturcq</a>)</p><p>Parmi les sujets évoqués dans ce podcast :</p><p>* La notion de patrimoine ;</p><p>* La question de la valeur ;</p><p>* Les travaux de recherche de Marion ;</p><p>* Les différents types de régimes matrimoniaux et leur évolution ;</p><p>* Le quotient conjugal ;</p><p>* Le divorce comme « moment de vérité » ;</p><p>* Les biens structurants et les rendements futurs ;</p><p>* Les différences entre les pays anglo-saxons (<em>Common Law</em>) et la France ;</p><p>* Pourquoi les inégalités patrimoniales entre femmes et hommes ont augmenté ;</p><p>* La bonne nouvelle du développement des compétences financières des femmes …</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> : </p><p>* <a target="_blank" href="https://www.humanite.fr/societe/inegalites/pourquoi-les-inegalites-genrees-de-patrimoine-ont-double-en-vingt-ans-793420">Pourquoi les inégalités genrées de patrimoine ont doublé en vingt ans</a> (<em>L’Humanité</em>)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.ined.fr/fr/actualites/presse/lindividualisation-des-patrimoines-accentue-les-inegalites-entre-les-femmes-et-les-hommes/#:~:text=Les%20in%C3%A9galit%C3%A9s%20en%20d%C3%A9but%20d,femmes%20par%20rapport%20aux%20hommes.">L’individualisation des patrimoines accentue les inégalités entre les femmes et les hommes</a> (Ined)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/1-161OFCE.pdf">Individualisation du patrimoine au sein des couples : quels enjeux pour la fiscalité ?</a>  (<em>Revue de l’OFCE</em>) </p><p>* <a target="_blank" href="https://www.editionsladecouverte.fr/le_genre_du_capital-9782348044380"><em>Le genre du capital. Comment la famille reproduit les inégalités</em></a><em> </em>(récemment <a target="_blank" href="https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-le-genre-du-capital/album-le-genre-du-capital">adapté en BD</a>), Sibylle Gollac et Céline Bessière</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/pourquoi-les-inegalites-patrimoniales</link><guid isPermaLink="false">substack:post:144583136</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 16 May 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/144583136/58e69b656469e9463393816dd09e3414.mp3" length="62680180" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3917</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/144583136/94a37756db877e4bbae0cbb7829b6c68.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le sport (et les JO), c'est politique]]></title><description><![CDATA[<p>Avant que ne soit finie la diffusion de la première saison du podcast <em>Vieilles en puissance</em>, nos épisodes <em>Nouveau Départ</em> « classiques » font leur retour aujourd’hui !</p><p>À quelques semaines des JO, j’ai voulu que l’on parle de sport dans ce podcast. « <strong>Le sport, c’est politique</strong> » : c’est la <em>tagline</em> du podcast de mon invitée (et amie), <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/clothildesauvages/?locale=en_US"><strong>Clothilde Sauvages</strong></a>. Son podcast, intitulé <a target="_blank" href="https://ventdeboutpodcast.fr/"><strong><em>Vent Debout</em></strong></a>, explore toutes les intersections entre le sport et la politique. Ancienne du collectif Ouishare, Clothilde a elle-même été sportive de haut niveau. Son propre parcours s’est accompagné d’un cheminement de politisation du sport. </p><p><strong>Quel regard porter sur les JO parisiens ? Quel impact peut-on en attendre ? Et quid de ceux de 2030, encore plus controversés ? Entre économie et écologie, nous explorons la dimension politique des grands événements sportifs et leur avenir.</strong></p><p><em>Pourquoi ne faudrait-il pas politiser le sport ? Les milieux des sports en pleine nature sont déjà touchés par le dérèglement climatique : les glaciers fondent, les forêts partent en fumée, les cours d’eau s’assèchent et les océans s’acidifient. Nos compétitions sportives tentent de s’adapter, mais à quel prix ? On arrose les routes du Tour de France, on importe de la neige pour pratiquer le biathlon, on exploite des travailleurs sans papiers pour les Jeux Olympiques et Paralympiques… (</em><a target="_blank" href="https://ventdeboutpodcast.fr/"><em>Vent Debout</em></a><em>, </em>Clothilde Sauvages et Sylvain Paley)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Clothilde :</strong></p><p>* De son parcours de sportive de haut niveau ;</p><p>* De la place du sport dans son identité personnelle et professionnelle ;</p><p>* De son cheminement politique sur le sujet du sport ;</p><p>* De sport et d’écologie ;</p><p>* De sociologie du sport ;</p><p>* De l’avenir des grands événements sportifs ;</p><p>* De l’impact des JO sur la ville ;</p><p>* De la Seine-Saint-Denis ;</p><p>* De sport et de questions sociales ;</p><p>* Des stations de ski et de leur avenir ;</p><p>* De démocratie et de surveillance ; </p><p>* Du Qatar et de l’Arabie saoudite ;</p><p>* Des JO de 2030…</p><p><a target="_blank" href="https://ventdeboutpodcast.fr/"><strong>Vent Debout</strong></a>, le podcast de Clothilde et Sylvain Paley 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://www.hellocarbo.com/blog/media/sport/"><strong>Réinventer le sport à l'ère du réchauffement climatique avec Clothilde Sauvages</strong></a><strong> </strong>(interview à lire) 👀</p><p> <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/5-lecons-pour-les-entreprises-tirees-de-champions-francais-jo"><strong>JO : 5 leçons de grands champions français applicables au monde de l'entreprise</strong></a><strong> </strong>(un article récent pour <em>Welcome to the Jungle</em>)<strong> </strong>👀</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/economie-travail-7-tendances-en-2024"><strong>Économie / Travail : 7 tendances en 2024</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-sport-et-les-jo-cest-politique</link><guid isPermaLink="false">substack:post:144370664</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 09 May 2024 05:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/144370664/432d72e9995092cd7c242e200a39d2bf.mp3" length="65575833" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4098</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/144370664/58e53cab667a65bb2663516c760dffd8.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Quel est le prix à payer du couple ?]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le 5ème épisode du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a>, à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes.</p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.</em></p><p>J’espère que cet épisode vous plaira !</p><p>Quel est pour les femmes le « prix à payer » du couple hétérosexuel ? C’est la question que s’est posée la <a target="_blank" href="https://www.lucilequillet.com/">journaliste et coach </a><a target="_blank" href="https://www.lucilequillet.com/"><strong>Lucile Quillet</strong></a> dans son livre <a target="_blank" href="https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Le_prix_%C3%A0_payer-9791020910349-1-1-0-1.html"><strong><em>Le prix à payer</em></strong></a><em>. </em>Son diagnostic est sans appel : le couple hétéro coûte cher aux femmes.</p><p><em>Où passe l’argent des femmes, celui qu’elles ont et celui qu’elles n’auront jamais ? À force d’écrire sur la vie des femmes, leur travail, leurs enfants, leur corps, leur vie affective, leur argent depuis des années, j’ai réalisé tout ce que l’idéal du couple hétéronormé leur coûtait. Et me suis demandé : le couple est-il une arnaque ?</em></p><p>Dans ce livre, Lucile a fait la « grande addition » : avant, pendant et après le couple, les femmes ont plus de dépenses mais aussi plus de manque à gagner. Charges esthétique, contraceptive, sexuelle, émotionnelle… corvées domestiques, carrière freinée, etc. Tant de temps passé à des tâches altruistes, non rémunérées et non reconnues, qui finit par les appauvrir !</p><p>Bien qu’on en parle un peu plus depuis quelques années, l’argent reste encore tabou au « royaume du don de soi qu’est l’amour ». Et surtout, les calculs du couple défavorables aux femmes sont soutenus par l’État, notamment notre système fiscal.</p><p><em>Hommes et femmes n'ont pas été éduqués et socialisés de la même façon vis-à-vis de l'argent. Pour les premiers, il est un attribut de pouvoir viril, un pré carré masculin. c'est un outil de puissance, qui fortifie l'ego. L'imagerie de l'argent est constituée de hautes tours grises, d'hommes en cravate, de traders et politiciens sérieux. Longtemps, le salaire des femmes a été versé à leur mari ou leur famille. Elles n'ont plus ouvrir leur propre compte en banque qu'en 1965. Et n'ont été autorisées à pénétrer dans l'enceinte de la bourse de Paris qu'en 1967. En miroir, il est pour les femmes un terrain interdit. Celles qui parlent argent, pensent argent et en gagnent beaucoup sont un peu des mantes religieuses. Vénales, calculatrices, avares, suspectes, dangereuses. Elles fragilisent les hommes en mettant un pied dans leur domaine réservé. La notion d'appétit monétaire, comme sexuel ou alimentaire d'ailleurs leur est défendu. Car elles donnent la vie et sont censés ne jamais s'arrêter de donner. Clé de voûte de la cellule familiale, l'ordre social repose sur leur dévotion. Les femmes ne peuvent être égoïstes, penser à leur argent, donc à leur intérêt ou leur plaisir : c'est « anti-féminin ».  </em></p><p>Parmi les sujets évoqués dans ce podcast :</p><p>* Les charges esthétique et contraceptive ;</p><p>* Le travail gratuit dans le couple ;</p><p>* La maternité ;</p><p>* Les dépenses du couple ;</p><p>* L’épargne et l’investissement (“Madame PQ et monsieur Voiture”) ;</p><p>* L’impact du couple sur la carrière des uns et des autres ;</p><p>* Les divorces et séparations (“lever de rideau” ou “passage à la caisse”) ;</p><p>* Les prestations sociales et leur fiscalité conjugalisées ;</p><p>* Les centaines de milliers de places en crèche qui manquent ;</p><p>* Le congé paternité…</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Le_prix_%C3%A0_payer-9791020910349-1-1-0-1.html"><strong><em>Le prix à payer</em></strong></a><em> </em>: le livre de Lucile sur ce que le couplé hétéro coûte aux femmes</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/authors/lucile-quillet"><strong>Les articles de Lucile pour Welcome to the Jungle</strong></a></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/lucile_quillet/"><strong>Son compte Instagram</strong></a> </p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/quel-est-le-prix-a-payer-du-couple</link><guid isPermaLink="false">substack:post:144118296</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 02 May 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/144118296/e2b932827187d4d93511a46750013d7d.mp3" length="70279514" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4392</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/144118296/c06da07268bc5a0a3d46ebaf199fd371.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comment donner du pouvoir à son moi futur quand on est salariée]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le 4ème épisode du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a>, à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes.</p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.</em></p><p>J’espère que cet épisode vous plaira !</p><p><strong>La carrière de salariée est un parcours semé d’embûches multiples</strong>, particulièrement ardu pour les femmes. Moins rémunérées, moins valorisées au travail, moins promues, elles doivent jongler avec le syndrome de l’imposteur et leur envie de (trop) bien faire. Les femmes se font donc souvent avoir sur l’argent. Pour en parler, nous avons invité <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/sarahzitouni/?originalSubdomain=se"><strong>Sarah Zitouni</strong></a>, une femme inspirante et influente dont le franc-parler n’a d’égal que l’énergie militante.</p><p>Sarah a deux vies : elle est stratège dans un grand groupe automobile suédois (un monde très masculin) et elle a lancé une entreprise de coaching féministe pour aider d’autres femmes à prendre le pouvoir au travail. Elle gère <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/powher_ta_carriere/">un compte Instagram, Powher ta carrière</a>, qui compte plus de 144 000 abonnés. Elle a publié <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/PowHER-ta-carri%C3%A8re-Sarah-Zitouni/dp/2755671750">un guide féministe éponyme</a> sans langue de bois qui offre des conseils aux lectrices pour éviter les écueils misogynes de la vie professionnelle. Pour une carrière qui paye, il faut bien négocier, ne pas s’épuiser et apprendre à bien mettre en avant ses succès et ses compétences !</p><p><em>La méritocratie, c’est un prank géant. On fait croire aux étudiants et aux nouveaux employés que si tu bosses vraiment bien et vraiment dur, c’est toi qui auras droit aux bonbons (...) quand les gens y croient, ils font le boulot de ceux qui, eux, s’occupent de vraiment progresser dans leur carrière.  (...) La vérité, c’est que la personne qui bosse le plus va surtout se cramer. En entreprise, si tu dis jamais non, que tu ne choisis jamais tes projets, tu peux êtres sûre qu’on va continuer à te remettre du travail.  </em>(Sarah Zitouni)</p><p><em>Aie la confiance d’un homme blanc médiocre ! (...) Un bon épouvantail, c’est le mec que tu peux poser dans tes pensées comme un contrepoids au syndrome de l’imposteur. Typiquement, c’est le vieux tonton qui a un avis sur tout même quand il a entendu parler du sujet pour la première fois hier à la télé. C’est le collègue qui est coincé toute la journée devant la machine à café mais qui sait mieux que tout le monde comment faire leur boulot. C’est le présentateur de talk show qui se pense compétent pour parler religion, climat, économie, parentalité dans la même émission, sans préparation et mieux que les spécialistes eux-mêmes. Un vrai repoussoir, en somme ! </em></p><p>Parmi les sujets évoqués dans ce podcast : </p><p>* Son parcours d’ingénieure dans un monde d’hommes </p><p>* Son activité de coach féministe</p><p>* La négociation salariale</p><p>* La déperdition des femmes dans le monde corporate</p><p>* Comment ne pas laisser sa peau au travail</p><p>* Comment bien dire NON au travail</p><p>* L’épouvantail qu’on devrait se choisir </p><p>* L’histoire d’immigration de sa famille</p><p>* Sa grand-mère et la guerre d’Algérie</p><p>* La sororité, la filiation et les mentors</p><p>* La force d’un réseau intergénérationnel</p><p>* Le moi passé, le moi futur et comment les réconcilier</p><p>* Les vieilles en puissance </p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> : </p><p>* <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/powher_ta_carriere/"><strong>Le compte Instagram de Sarah</strong></a></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/PowHER-ta-carri%C3%A8re-Sarah-Zitouni/dp/2755671750"><strong><em>PowHer ta carrière. Comment réussir ta vie pro sans y laisser ta peau</em></strong></a> : son livre</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=1A8RKvA8s6c&#38;list=PLUN7koCjqU7BLwxKNF4rRj7sMmRokF19v&#38;index=6"><strong>Ces phrases à bannir pour être sûr d’être augmenté</strong></a> (vidéo <em>Welcome to the Jungle</em> avec Sarah)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/comment-donner-du-pouvoir-a-son-moi</link><guid isPermaLink="false">substack:post:143653289</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 18 Apr 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/143653289/80e564110d8629fb97c0abe3fa1cb0c4.mp3" length="62802225" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3925</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/143653289/19ce504eed100e8b2edc801c0a0b6578.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comment agir contre les violences économiques]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le 3ème épisode du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a>, à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes.</p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.</em></p><p>J’espère que cet épisode vous plaira !</p><p>Qu’est-ce donc que les <em>violences économiques</em> envers les femmes ? L’expression a beau être récente, la réalité ne l’est en rien. <strong>« Les </strong><a target="_blank" href="https://violences-economiques.lesglorieuses.fr/"><strong>violences économiques conjugales</strong></a><strong> se définissent par un contrôle, un appauvrissement ou un manque à gagner qui peuvent aller jusqu’à la dépossession totale des moyens d’autonomie financière des femmes. »</strong><em> </em>C’est ainsi <em>Les Glorieuses</em> les définissent. En 2024, lors d’une campagne remarquée, ce média féministe a fait parler des violences économiques. <a target="_blank" href="https://www.oseilleetcompagnie.com/a-propos/"><strong>Héloïse Bolle</strong></a><strong> </strong>a participé à cette campagne.Héloïse est la fondatrice d’<a target="_blank" href="https://www.oseilleetcompagnie.com/"><strong>Oseille & Compagnie</strong></a>. Avec du conseil et de l’éducation financière (notamment grâce à <a target="_blank" href="https://www.oseilleetcompagnie.com/#inscription-newsletter">une newsletter incontournable</a>), elle s’est donné pour mission d’aider les femmes à se constituer un patrimoine. </p><p><em>Ma conviction : pas la peine de gagner des mille et des cents pour construire un patrimoine solide. Il suffit d’une bonne dose de curiosité, d’un peu de discipline, et d’une véritable stratégie de long terme. En revanche, il faut se pencher sérieusement sur le sujet, et le plus tôt possible.</em></p><p>Or, pour se constituer un patrimoine, encore faut-il disposer librement de son argent et ne pas être empêchée d’en gagner ! Pour Héloïse, le sujet des violences économiques est donc central. Il l’est d’autant plus qu’une femme qui subit ces violences risque aussi d’autres types de violences.</p><p><strong><em>Une femme a deux fois plus de chances d’être victime de violences économiques conjugales si elle gagne beaucoup moins que son conjoint.</em></strong><em> 27% des femmes avec un conjoint qui gagne beaucoup plus qu’elles ont déjà été victimes d’au moins une violence économique de la part de leur partenaire actuel, contre 14%  des femmes aux revenus équivalents à leur conjoint. Le message de la newsletter Les Glorieuses est le suivant : prévenez les violences économiques conjugales, payez les femmes justement en mettant fin aux inégalités salariales. (</em><a target="_blank" href="https://violences-economiques.lesglorieuses.fr/#sondage"><em>Les Glorieuses</em></a><em>)</em></p><p>Parmi les sujets évoqués dans ce podcast : </p><p>* L’émergence du concept de « violences économiques » ;</p><p>* Sa définition ;</p><p>* Le manque à gagner auquel les femmes en couple font face ;</p><p>* Le lien entre violences économiques et violences physiques ;</p><p>* Les comptes bancaires joints ;</p><p>* Les divorces et séparations ;</p><p>* Les régimes matrimoniaux ;</p><p>* La fiscalité qui s’applique aux couples ;</p><p>* Le patrimoine qu’on se constitue (ou pas) ;</p><p>* Les points de vigilance à avoir ;</p><p>* Le <em>crash test</em> que tout individu en couple devrait faire…</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> : </p><p>* <a target="_blank" href="https://www.oseilleetcompagnie.com/#inscription-newsletter"><strong>Oseille et compagnie, la newsletter</strong></a> d’Héloïse : une mine d’or</p><p>* <a target="_blank" href="https://prendsloseille.substack.com/p/17-controle-technique-crash-test-dfe?utm_campaign=post&#38;utm_medium=web"><strong>Le </strong></a><a target="_blank" href="https://prendsloseille.substack.com/p/17-controle-technique-crash-test-dfe?utm_campaign=post&#38;utm_medium=web"><strong><em>crash test</em></strong></a><a target="_blank" href="https://prendsloseille.substack.com/p/17-controle-technique-crash-test-dfe?utm_campaign=post&#38;utm_medium=web"><strong> à faire</strong></a><strong> </strong>quand on est en couple </p><p>* <a target="_blank" href="https://violences-economiques.lesglorieuses.fr/#sondage"><strong>L’étude des Glorieuses sur les violences économiques</strong></a></p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/comment-agir-contre-les-violences</link><guid isPermaLink="false">substack:post:143074100</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 04 Apr 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/143074100/de8e0affc56a3ae8fe8e95c75d27bc5d.mp3" length="58499335" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3656</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/143074100/5bd194156d7c1c3faac99a3dbc59fba5.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comment la peur de vieillir appauvrit les femmes]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le 2ème épisode du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a> dont la première saison comprendra 12 épisodes, à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes.</p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.</em></p><p>J’espère que cet épisode sera inspirant !</p><p>L’espérance de vie a beaucoup augmenté depuis deux siècles. Nous vivons plus longtemps. Et la part des personnes âgées dans la population n’a jamais été aussi élevée. Pourtant, la peur de vieillir et d’être mise à l’écart et décrédibilisée saisit les femmes de plus en plus tôt ! Cette peur nous coûte beaucoup. C’est avec Sophie Dancourt, journaliste, que nous avons choisi d’en parler. Sophie a fondé le média <a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/"><em>J’ai piscine avec Simone</em></a> dans lequel elle dénonce sans relâche, depuis des années, l’invisibilisation des femmes de plus de 50 ans.</p><p><em>J’ai rencontré beaucoup de femmes qui m’ont raconté s’être pris la porte du vieillissement dans la figure de façon plus ou moins violente. L’expression “syndrome du couvent” m’a paru évidente. Il y a une injonction à disparaître qui évoque cette période où les veuves devaient quitter la société des vivants pour partir au couvent. Cette image forte résume bien ce que les femmes de notre génération ressentent quand elles passent le </em><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/pourquoi-la-menopause-nuit-a-la-carriere-des-femmes-tabou"><em>cap fatidique des 50 ans</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/agisme-femmes-discrimination-travail">explique Sophie</a>.</p><p>L’autrice américaine Susan Sontag parlait déjà du « <a target="_blank" href="https://warwick.ac.uk/fac/arts/english/currentstudents/undergraduate/modules/literaturetheoryandtime/susan_sontag_the_double_standard_of_aging.pdf">double standard du vieillissement</a> » en 1972. La vieillesse est souvent perçue comme un déclin ou une perte de valeur pour les femmes tandis que le vieillissement masculin est généralement mieux accepté socialement. A-t-on fait des progrès en 50 ans ? Pas assez. Le double standard coûte encore beaucoup aux femmes. Le marketing se nourrit encore de ce double standard. Comme s’il fallait dépenser une fortune pour être « belle » !?! 🤪</p><p>Parmi les sujets évoqués dans ce podcast : </p><p>* le paradoxe démographico-culturel : les femmes âgées sont plus nombreuses mais toujours déconsidérées par notre culture ;</p><p>* le double standard du vieillissement et le marketing ;</p><p>* l’âge des femmes et le monde du travail ;</p><p>* la peur de vieillir qui saisit les jeunes ;</p><p>* la ménopause et la ménopause sociale ;</p><p>* l’injonction à vieillir « avec grâce » ou « bien conservée » (comme des légumes en boîte) ;</p><p>* l’aspect économique lié au contrôle permanent du corps ;</p><p>* le coût de la peur de vieillir ;</p><p>* le tabou de l’argent des « vieilles »…</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> : </p><p>* <a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/"><strong>J’ai piscine avec Simone</strong></a> : le média « à remous » créé par Sophie Dancourt</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.editionsleduc.com/auteur/1837/sophie-dancourt"><strong><em>Vieille, c’est à quelle heure ?!</em></strong></a>,<strong> </strong>Éditions Leduc : le livre de Sophie sur le nouvel âge d’or des femmes de plus de 50 ans, <em>« le moment pour ces femmes de se libérer du syndrome de la bonne élève et de la femme parfaite, et de se réaliser pleinement »</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/agisme-femmes-discrimination-travail"><strong>La jeunesse éternelle n’est pas un modèle viable pour les femmes actives</strong></a> : une autre conversation de Laetitia avec Sophie, à lire dans <em>Welcome to the Jungle.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a17869305/Fiona-Schmidt-Vieille-peau"><strong><em>Vieille peau - Les femmes, leur corps, leur âge</em></strong></a>, Fiona Schmidt, Belfond : <em>« Comment dire aux femmes : "C'est merveilleux de vieillir !" quand depuis leur plus jeune âge on les met en garde contre les rides et les cheveux blancs ? Quand le spectre de la vieille peau continue de hanter tous les esprits ? »</em> s’interroge la journaliste Fiona Schmidt dans cet essai percutant.</p><p><strong>🎤 ATELIERS / CONFÉRENCES / TABLES RONDES EN ENTREPRISE 🎤</strong></p><p><strong>L'employabilité des séniors est sans aucun doute LE sujet RH de la prochaine décennie !</strong></p><p>Mais comment l’adresser de façon pertinente en interne auprès des différents acteurs de l’entreprise ? Comment bien appréhender l’impact du vieillissement sur les RH, le travail et les carrières ?</p><p>“Vieilles en puissance” et “J’ai piscine avec Simone” créent ensemble 2 programmes de conférence / ateliers pour les managers et les RH.  On reprend tout depuis le début pour une réappropriation des mots-clés de l'emploi et du recrutement débarrassés des biais qui les limitent.</p><p><strong>👉 </strong>Programme 1 : Manager entre les générations</p><p><strong>👉 Programme 2 : Recruter et gérer des carrières</strong></p><p><strong>💡 </strong>Pour en savoir plus : Contactez-nous sur Vieilles en puissance en répondant à cette newsletter ou bien contactez Laetitia Vitaud ou Sophie Dancourt.</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/comment-la-peur-de-vieillir-appauvrit</link><guid isPermaLink="false">substack:post:142691852</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 21 Mar 2024 06:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/142691852/38e087f15d66ab16a60dbbe87277c6c8.mp3" length="49339341" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3084</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/142691852/2923052f12691364aabb102886f2d779.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Pourquoi la retraite des femmes est-elle 40% plus basse ?]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine, sur <em>Nouveau Départ</em> nous diffusons le premier épisode du podcast <a target="_blank" href="https://www.vieillesenpuissance.com/"><strong>Vieilles en puissance</strong></a> dont la première saison comprendra 12 épisodes. C’est un podcast à l’intersection de 3 sujets : l’âge, l’argent, les femmes. </p><p><em>Comment ne pas être une vieille pauvre ? Et comment nous réconcilier avec les (futures) vieilles en nous mais aussi les vieilles autour de nous, les aimer, les soigner, les laisser nous soigner et nous inspirer ! Ce sont toutes ces questions qui ont déclenché notre projet de podcasts avec </em><a target="_blank" href="https://carolinetaconet.com/"><em>Caroline Taconet</em></a><em>, </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/katerina-zekopoulos/?locale=en_US"><em>Katerina Zekopoulos</em></a><em>, et </em><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/"><em>Laetitia Vitaud</em></a><em>.  </em></p><p>J’espère que cet épisode vous plaira !</p><p><strong>Et si c’était par la retraite qu’il fallait commencer ?</strong> Pour notre série de podcasts, nous sommes parties de ce point de départ. Les femmes retraitées sont plus nombreuses mais aussi plus pauvres. Pour tout comprendre au sujet, nous avons invité le chercheur <a target="_blank" href="https://www.sciencespo.fr/centre-etudes-europeennes/en/researcher/bruno-palier.html"><strong>Bruno Palier</strong></a>. Directeur de recherche du CNRS à Sciences Po, il est spécialiste des réformes des systèmes de protection sociale en France et en Europe et l’auteur de nombreux livres. Avec lui, nous discutons des inégalités de genre à la retraite et de tout ce qui les cause.</p><p>C’est important de commencer par la retraite car cette dernière amplifie les inégalités femmes-hommes. Elle est la somme de tous les obstacles rencontrés, de toute une série de phénomènes (temps partiel, congés parentaux, aidance, pénalité maternelle, discriminations en tout genre) dont on voit pleinement les effets à ce moment-là. </p><p>En somme, l’écart en matière de pensions de retraite nous montre à quel point le monde du travail rémunéré et notre système de protection sociale restent encore bien trop andro-centrés, pensés par des hommes et pour des hommes, laissant les femmes dans une plus grande précarité.</p><p>Parmi les sujets évoqués dans ce podcast : </p><p>* l’écart de 38% pour les pensions de droit direct ;</p><p>* les mécanismes compensatoires, en particulier la pension de réversion et les raisons pour lesquelles la compensation perd du terrain ; </p><p>* la réforme des retraites et son impact sur les femmes; </p><p>* la maternité et l’aidance dont le système de retraite tient peu compte ;</p><p>* les NENR (ni en emploi ni en retraite) ;</p><p>* l’écart de durée de vie entre femmes et hommes ;</p><p>* la pauvreté des vieilles : en France, il n’y en a pas tant que ça (contrairement au Japon et en Allemagne, par exemple) ;</p><p>* ce que serait un système de retraite égalitaire ; </p><p>* la différence entre la compensation et la redistribution ;</p><p>* des conseils aux jeunes aujourd’hui…</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> : </p><p>* <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=Z_jkGKx9zyY"><strong>Retraites : les femmes et les enfants d’abord ! Entretien avec Bruno Palier</strong></a> : une courte vidéo Arte disponible sur Youtube</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?GCOI=27246100386810"><strong><em>Réformer les retraites</em></strong></a>, Presses de Sciences-Po, 2021 : l’ouvrage de Bruno Palier <em>« pour mieux comprendre la portée et le sens des grandes réformes qui se sont succédé en France depuis 1993 »</em></p><p>* <em>« </em><a target="_blank" href="https://vivesmedia.fr/newsletter/je-ne-veux-pas-etre-une-vieille-pauvre/"><strong>Je ne veux pas être une vieille pauvre</strong></a> » : un article de Laetitia pour Vives Média</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/pourquoi-la-retraite-des-femmes-est</link><guid isPermaLink="false">substack:post:141793202</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 07 Mar 2024 06:15:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/141793202/c3c2804e5c3e834017b38bcd9bae42a5.mp3" length="50760837" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3173</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/141793202/e303f4226c9b813224a581c858bad4ba.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La putréfaction des plateformes]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre épisode “À deux voix” de cette semaine est une conversation sur la “putréfaction” des grandes plateformes numériques. </strong>Meta, Google, Amazon, Apple, Twitter… nous avons le sentiment diffus que ces plateformes apportent aujourd’hui de plus en plus de prédation et d’externalités négatives (fake news, pubs, contenus mauvais…). Progressivement, les belles promesses d’hier ont fait place à de la pourriture. Dernier exemple en date ? Twitter, sous la houlette d’Elon Musk. <strong>La putréfaction des plateformes n’est pas qu’une vague impression</strong>. C’est un processus en 4 étapes :</p><p>* D’abord, les plateformes rendent un service à leurs utilisateurs. Ils ont l’impression qu’elle est bonne pour eux ;</p><p>* Puis, elles abusent de la confiance de ces utilisateurs pour rendre des services à d’autres utilisateurs qui payent (des clients corporate, par exemple) ;</p><p>* Enfin, elles abusent de leurs clients corporate aussi pour accaparer toute la valeur pour elles-mêmes ;</p><p>* Elles meurent.</p><p>La conversation dans cet épisode nous a été en grande partie inspirée par <a target="_blank" href="https://www.ft.com/content/6fb1602d-a08b-4a8c-bac0-047b7d64aba5?accessToken=zwAGEO45na7Akc9vsWAtoItKjNO6wAR7fWSrpQ.MEUCIQD6C0kQlOfrBo8QmL7B-DLVoMb-kHE0-3Xr3KGipnDKjwIgKg-6ilPsguiGn75a2_4cq5R2rXsdfcIs4d-FhPHjoPM&#38;sharetype=gift&#38;token=d83e2b27-3c8e-4e68-8223-c8fb7328a288">cet (excellent) article du </a><a target="_blank" href="https://www.ft.com/content/6fb1602d-a08b-4a8c-bac0-047b7d64aba5?accessToken=zwAGEO45na7Akc9vsWAtoItKjNO6wAR7fWSrpQ.MEUCIQD6C0kQlOfrBo8QmL7B-DLVoMb-kHE0-3Xr3KGipnDKjwIgKg-6ilPsguiGn75a2_4cq5R2rXsdfcIs4d-FhPHjoPM&#38;sharetype=gift&#38;token=d83e2b27-3c8e-4e68-8223-c8fb7328a288"><em>FT</em></a><a target="_blank" href="https://www.ft.com/content/6fb1602d-a08b-4a8c-bac0-047b7d64aba5?accessToken=zwAGEO45na7Akc9vsWAtoItKjNO6wAR7fWSrpQ.MEUCIQD6C0kQlOfrBo8QmL7B-DLVoMb-kHE0-3Xr3KGipnDKjwIgKg-6ilPsguiGn75a2_4cq5R2rXsdfcIs4d-FhPHjoPM&#38;sharetype=gift&#38;token=d83e2b27-3c8e-4e68-8223-c8fb7328a288"> sur le processus d’</a><a target="_blank" href="https://www.ft.com/content/6fb1602d-a08b-4a8c-bac0-047b7d64aba5?accessToken=zwAGEO45na7Akc9vsWAtoItKjNO6wAR7fWSrpQ.MEUCIQD6C0kQlOfrBo8QmL7B-DLVoMb-kHE0-3Xr3KGipnDKjwIgKg-6ilPsguiGn75a2_4cq5R2rXsdfcIs4d-FhPHjoPM&#38;sharetype=gift&#38;token=d83e2b27-3c8e-4e68-8223-c8fb7328a288"><strong><em>enshittification</em></strong></a> conceptualisé par Cory Doctorow :</p><p><em>Il est possible d’inverser la putréfaction d'Internet. Il est possible d’arrêter la putréfaction rampante de chaque appareil numérique. Il est possible de construire un meilleur système numérique qui y résiste, un système capable de coordonner les mouvements de masse dont nous aurons besoin pour lutter contre le fascisme, mettre fin au génocide, sauver notre planète et notre espèce. </em><em>Martin Luther King a dit : "Il est peut-être vrai que la loi ne peut pas me faire aimer un homme, mais elle peut l'empêcher de me lyncher, et je pense que c'est plutôt important." Il est peut-être vrai que la loi ne peut pas contraindre les entreprises à vous voir comme un être humain ayant droit à la dignité (…) et non pas seulement comme un portefeuille ambulant (…) Mais elle peut leur faire assez peur pour vous traiter mieux, avec dignité, même si elles ne pensent pas que vous la méritiez. (</em><a target="_blank" href="https://www.ft.com/content/6fb1602d-a08b-4a8c-bac0-047b7d64aba5?accessToken=zwAGEO45na7Akc9vsWAtoItKjNO6wAR7fWSrpQ.MEUCIQD6C0kQlOfrBo8QmL7B-DLVoMb-kHE0-3Xr3KGipnDKjwIgKg-6ilPsguiGn75a2_4cq5R2rXsdfcIs4d-FhPHjoPM&#38;sharetype=gift&#38;token=d83e2b27-3c8e-4e68-8223-c8fb7328a288"><em>FT</em></a><em>)</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons :</strong></p><p>* Des plateformes d’hier et d’aujourd’hui ;</p><p>* De la grande distribution ;</p><p>* De Facebook, Twitter & Co ;</p><p>* Des étapes de la putréfaction ;</p><p>* Des remparts à cette putréfaction ;</p><p>* Des monopoles d’hier et d’aujourd’hui ;</p><p>* De politique de la concurrence ;</p><p>* Du comportement des utilisateurs ;</p><p>* Des salariés des plateformes ;</p><p>* De la réglémentation ;</p><p>* Des apps et du Web ;</p><p>* De la propriété intellectuelle ;</p><p>* De cycles et de rapports de force… </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/economie-travail-7-tendances-en-2024"><strong>Économie / Travail : 7 tendances en 2024</strong></a> (conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-transition-numerique-des-villes"><strong>La transition numérique des villes</strong></a> (conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/crypto-et-chatiment"><strong>Crypto et châtiment</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-startups-cest-fini"><strong>Les startups, c’est fini ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/faut-il-etre-jeune-pour-innover"><strong>Faut-il être jeune pour innover ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/humain-ou-ia-qui-decidera"><strong>Humain ou IA ? Qui décidera ?</strong></a> (conversation avec Grégoire Colombet) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-grand-retour-des-syndicats"><strong>Le grand retour des syndicats</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong><em>European Straits</em></strong></a>, la newsletter hebdo de Nicolas.👉 <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong><em>Laetitia@Work</em></strong></a>, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-putrefaction-des-plateformes</link><guid isPermaLink="false">substack:post:141856196</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 22 Feb 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/141856196/c6e4799096c1e60e2ffcd57a663bd634.mp3" length="55314933" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3457</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/141856196/adc08ab5c76b784909650cce4632c8d4.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Éloge du bricolage]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de la philosophe <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/fanny-lederlin-79351925/?originalSubdomain=fr"><strong>Fanny Lederlin</strong></a>. Dans un beau livre intitulé <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a18166744/Fanny-Lederlin-Eloge-du-bricolage"><strong><em>Éloge du bricolage</em></strong></a>, elle oppose la « logique d’ingénieur » dominante dans les organisations comme dans la société à la logique bricoleuse, une manière d’être et d’agir qui prend soin de ce qui est déjà là, les choses comme les vivants. Une logique salutaire face au désastre écologique.</p><p><em>Le bricoleur oriente et réoriente sans cesse son projet — le fin qu’il se donne n’étant jamais définitivement arrêtée (…) Ainsi, résume Claude Lévi-Strauss, “l’ingénieur cherche toujours un passe et à se situer au-delà, tandis que le bricoleur, de gré ou de force, demeure en-deçà.”</em></p><p><em>Une telle disposition suppose de se résoudre à ce que son existence ne soit au fond qu’un “éternel imparfait”, c’est-à-dire de renoncer aussi bien à la visée de l’accomplissement qu’à celle de la perfection. </em></p><p><em>Il s’agit donc, en appartenant au monde, de s’en remettre à lui, et de faire ainsi l’expérience d’une liberté non pas conquérante et accaparante, mais ouverte et accueillante…</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Fanny :</strong></p><p>* De son parcours de la publicité à la philosophie ;</p><p>* Des leçons de Well-E (Pixar) ;</p><p>* D’une citation d’Emil Cioran : <em>“Être moderne, c’est bricoler dans l’incurable”</em> ;</p><p>* De la débrouille, de la bidouille (et de tous les mots en “ouille”) et de ce qu’ils disent de la culture française ;</p><p>* Du piège de la logique d’ingénieur ;</p><p>* Du soin des choses et du soin des vivants ;</p><p>* De la fin et des moyens ;</p><p>* De la faible place du bricolage dans le travail moderne ;</p><p>* Du bricolage comme religion ;</p><p>* De la question du bricolage et du genre…</p><p><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/09/08/un-eloge-du-bricolage-comme-facon-de-prendre-soin-du-monde_6188353_3232.html"><strong>Un « Eloge du bricolage » comme façon de prendre soin du monde</strong></a><strong> </strong>(un article dans <em>Le Monde</em> consacré au livre de Fanny) 👀</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-la-productivite#details"><strong>En finir avec la productivité</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-place-des-femmes-dans-la-sante"><strong>La place des femmes dans la santé</strong></a> (épisode “Places à prendre” avec Sandra Fillaudeau et Céline Alix) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/eloge-du-bricolage</link><guid isPermaLink="false">substack:post:140706134</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 15 Feb 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/140706134/d72ccd9ad162d5776a04ba1fa2e48cb1.mp3" length="51274936" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3205</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/140706134/46e089f39454405b57e029eb67fe7dfb.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les "vibes" auront-elles la peau de Biden ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre épisode “À deux voix” de cette semaine est une conversation sur la </strong><strong><em>Vibecession, </em></strong><strong>le décalage entre les indicateurs économiques bons (PIB / taux de chômage) et la perception des gens</strong>. C’est l’<a target="_blank" href="https://kyla.substack.com/p/the-vibecession-the-self-fulfilling">influenceuse Kyla Scanlon qui a inventé l’expression </a><a target="_blank" href="https://kyla.substack.com/p/the-vibecession-the-self-fulfilling"><em>Vibecession</em></a><em> </em>en 2022. Aux États-Unis, le <a target="_blank" href="https://data.oecd.org/leadind/consumer-confidence-index-cci.htm"><em>consumer sentiment index</em></a> progresse un peu ces dernières semaines mais les “vibes” persistantes pourraient néanmoins influencer l’élection présidentielle. Pourquoi les gens ne pensent-ils que du mal de l’économie alors que le chômage est au plus bas ? Sont-ils trop sous l’emprise de médias anxiogènes et de <em>fake news</em> ou bien y a-t-il d’autres explications ?</p><p><em>Un mauvais récit économique consiste à dire aux Américains que les difficultés financières sont seulement dans leur tête. Un bon récit consiste à rendre compte de leur expérience et imaginer un avenir meilleur. Les gens ont besoin de garde d’enfants, de dentistes, de logements abordables, de transports fiables, d’une éducation accessible. Leur dire qu’ils devraient se réjouir de pouvoir enfin acheter une Tesla, c’est une incompréhension fondamentale de ce que la politique économique est censée faire, c’est-à-dire améliorer la vie des gens.</em> (<a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2023/12/11/opinion/economy-biden-vibes.html">Tressie McMillan Cottom, </a><a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2023/12/11/opinion/economy-biden-vibes.html"><em>New York Times</em></a>)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons :</strong></p><p>* De la <em>Vibecession</em> ;</p><p>* De ses conséquences en année électorale ;</p><p>* Des transformations du paysage médiatique ;</p><p>* Des bulles algorithmiques et des médias de masse conservateurs ; </p><p>* De numérique et d’anxiété ;</p><p>* De la mémoire de l’inflation ;</p><p>* Des externalités non prises en compte par les indicateurs économiques ; </p><p>* Des différences entre l’élection de Reagan en 1984 et l’élection de cette année ;</p><p>* De communication politique ;</p><p>* De “pédagogie” et de récits ;</p><p>* Des différences culturelles entre France et États-Unis en la matière ;</p><p>* Du coût de l’isolement croissant des Américains ;</p><p>* De Trump et de Biden…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/economie-travail-7-tendances-en-2024"><strong>Économie / Travail : 7 tendances en 2024</strong></a> (conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/crise-du-logement-and-marche-du-travail#details"><strong>Crise du logement et marché du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-transition-numerique-des-villes"><strong>La transition numérique des villes</strong></a> (conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/energie-comment-les-americains-ont"><strong>Énergie : comment les Américains ont pris leur indépendance</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-nobel-contre-la-penalite-maternelle"><strong>Un Nobel contre la pénalité maternelle</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-grand-retour-des-syndicats"><strong>Le grand retour des syndicats</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong><em>European Straits</em></strong></a>, la newsletter hebdo de Nicolas.👉 <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong><em>Laetitia@Work</em></strong></a>, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 17 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-vibes-auront-elles-la-peau-de</link><guid isPermaLink="false">substack:post:141456482</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin and Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 08 Feb 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/141456482/084d1e72ff6cb0b3559512f6c9a5084c.mp3" length="43513852" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin and Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2720</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/141456482/bff4587915c3d1ce5128ba9487c7ec0f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'équipe, cet animal fantastique]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/vanina-lanfranchi/?locale=en_US"><strong>Vanina Lanfranchi</strong></a><strong>. </strong>Coach d’équipe, elle a publié un livre intitulé <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/vanina-lanfranchi/?locale=en_US"><strong><em>Équipe n. f. Animal fantastique qui (nous) travaille</em></strong></a><strong><em> </em></strong>autour de ces grandes questions du management <strong>“Comment travaille-t-on ensemble ?”, “Comment fait-on équipe ?”</strong> Pour y répondre, elle a échangé avec plus d’une centaine de dirigeants, managers et entrepreneurs.</p><p><em>Si l’équipe ressemble à un animal fantastique, nous allons tenter d’en percer le mystère. Il s’agirait d’un organisme vivant, hybride, singulier, d’un organisme aux confins de l’imaginaire et de l’illusoire. Beaucoup cherchent à apprivoiser, dompter, domestiquer cet animal fantastique. Le dompteur en puissance pourrait réaliser, sans aller jusqu’à se laisser dévorer; qu’il est partie intégrante de cet organisme vivant. Qu’il soit la tête, le coeur ou les yeux, sa place reste ambigüe.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Vanina :</strong></p><p>* De son parcours et de sa reconversion ;</p><p>* De ce qu’est une équipe ;</p><p>* De la métaphore de l’animal fantastique ;</p><p>* De ses 102 interviews et de sa méthode ;</p><p>* Des maux récurrents qui frappent les équipes (manque de clarté, problèmes inter-relationnels et problèmes managériaux) :</p><p>* De ce qui fait la santé d’une équipe ;</p><p>* De la dynamique d’équipe ;</p><p>* Du burn-out des managers ;</p><p>* Des injonctions parfois contradictoires qui pèsent sur les managers ;</p><p>* Des tâches pour le collectif et des objectifs individuels ;</p><p>* Des équipes distribuées ;</p><p>* Du fait que la machine à café ne fait pas tout, et les outils numériques non plus ;</p><p>* Des différences culturelles dans l’équipe…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-startups-cest-fini#details"><strong>Les startups, c’est fini ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lia-et-lavenir-du-travail#details"><strong>L’IA et l’avenir du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-grand-retour-des-syndicats"><strong>Le grand retour des syndicats</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/de-plus-en-plus-stresses-au-travail"><strong>De plus en plus stressés au travail</strong></a><strong> </strong>(interview de Lionel Pages) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-sociologie-de-lexperience"><strong>Travail : sociologie de l’expérience</strong></a> (interview de Pauline Rochart) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/diversite-en-entreprise-progres-ou#details"><strong>Diversité en entreprise : progrès ou pas ?</strong></a><strong> </strong>(interview de Caroline Chavier) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/lequipe-cet-animal-fantastique</link><guid isPermaLink="false">substack:post:139977152</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 01 Feb 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/139977152/03b67eba645dcb4c986ca8da6c934650.mp3" length="45158943" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2822</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/139977152/e46d42c56c24c00591934b1d1e4ac72c.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Toilettes publiques : histoire et politique]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de Julien Damon, essayiste, professeur à Sciences Po, HEC, l’école nationale supérieure de sécurité sociale, spécialiste des questions urbaines. Nous parlons des toilettes, de leur histoire et de leur importance dans les villes. <em>« Le sujet mérite de ne pas être pris seulement à la légère et à la rigolade. Ici, le loufoque et le bizarre rencontrent l’intime et le droit »</em> explique Julien dans un livre paru il y a quelques mois aux presses de SciencesPo, intitulé <a target="_blank" href="https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?GCOI=27246100723760"><em>Toilettes publiques. Essai sur les commodités urbaines</em></a><em>  📚</em> J’en recommande chaudement la lecture à tous les passionnés de questions urbaines, de design et d’histoire.</p><p><em>Observer les sociétés par la lunette de leurs toilettes ouvre des éclairages singuliers sur les villes, les cultures, les inégalités, les civilisations, les moeurs. Se préoccuper des toilettes publiques revient à s’inquiéter du monde.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Julien :</strong></p><p>* De son parcours et de son travail ;</p><p>* De la place de son ouvrage <em>Toilettes publiques</em> dans sa bibliographie ; </p><p>* De l’histoire de la civilisation humaine à travers l’histoire des toilettes ; </p><p>* Des inégalités de genre en matière de toilettes ; </p><p>* Des enseignements de la pandémie ;</p><p>* De l’histoire des villes ;</p><p>* Des vespasiennes et des sanisettes ;</p><p>* De JC Decaux ; </p><p>* Du passage du tout-à-la-rue au tout-à-l'égout si déterminant pour les villes ;</p><p>* Des différences culturelles et de design ;</p><p>* De l’Inde et de la Chine ;</p><p>* De l’histoire des innovations en la matière ;</p><p>* Des déjections chevalines et canines en ville ;</p><p>* De la question de la gratuité des toilettes publiques ;</p><p>* Des personnes sans abri ; </p><p>* Du développement durable et de Bill Gates ;</p><p>* Des défis liés aux JO ;</p><p>* Des inégalités nord-sud ;</p><p>* Des pistes pour l’avenir des commodités urbaines…</p><p><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2023/06/10/partout-dans-le-monde-l-acces-aux-toilettes-est-revelateur-des-inegalites-entre-les-populations_6177042_4497916.html"><strong>« Partout dans le monde, l’accès aux toilettes est révélateur des inégalités entre les populations »</strong></a><strong> </strong>(article <em>Le Monde</em>)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-transition-numerique-des-villes"><strong>La transition numérique des villes</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/crise-du-logement-and-marche-du-travail"><strong>Crise du logement et marché du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/toilettes-publiques-histoire-et-politique</link><guid isPermaLink="false">substack:post:139814660</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 25 Jan 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/139814660/cc8b05a7f6894d3ec208a5e8c21e0824.mp3" length="52838522" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3302</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/139814660/584f653e5ed0f0b4525fcd48ba48c5ec.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Quelle place pour l’intime ?]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> est le 6ème épisode de notre série de podcasts <em>Places à prendre</em>. <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/celine-alix-aa28235/?originalSubdomain=fr">Céline Alix</a>, <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/sandra-fillaudeau-23947ba/">Sandra Fillaudeau</a> et moi discutons à 3 voix de la place de l’intime dans les arts et le discours. En filigrane, les 5 premiers épisodes du podcast traitaient déjà de cette question. Alors <strong>quelle place pour l’intime, dans une époque qui en raffole</strong> (pour le meilleur et le pire) ?</p><p>Nous avons partagé nos lectures et réflexions sur ce sujet, en abordant, entre autres :</p><p>* L’importance de l’évocation de l’intime pour « normaliser » l’expérience humaine</p><p>* Le partage de l’intime pour nommer l’universel dans les vécus individuels </p><p>* La question de la protection du lecteur face à l’intime dévoilé</p><p>* Ce qui rend l’intime des unes « utile » aux autres </p><p> Bonne écoute !</p><p>Les ressources mentionnées dans l’épisode :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.editions-stock.fr/livre/un-si-gros-ventre-9782234092204/"><em>Un si gros ventre, Expériences vécues du corps enceint</em></a> de Camille Froidevaux-Metterie </p><p>* <a target="_blank" href="https://www.penguinrandomhouse.com/books/608181/ladyparts-by-deborah-copaken/"><em>Ladyparts, A Memoir</em></a> de Deborah Copaken</p><p>* <a target="_blank" href="https://deborahcopaken.substack.com/">Newsletter Ladyparts</a> de Deborah Copaken</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&#38;ISBN=978-2-8180-5826-8"><em>Triste Tigre</em></a><em> </em>de Neige Sinno</p><p>* <a target="_blank" href="https://editions.flammarion.com/vie-vieillesse-et-mort-dune-femme-du-peuple/9782080421609"><em>Vie, vieillesse et mort d'une femme du peuple</em></a> de Didier Eribon</p><p>* <a target="_blank" href="https://editions.flammarion.com/retour-a-reims/9782081396005"><em>Retour à Reims</em></a> de Didier Eribon</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.seuil.com/ouvrage/au-vent-mauvais-kaouther-adimi/9782021503562"><em>Au vent mauvais</em></a><em> </em>de Kaouther Adimi</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.theatlantic.com/world/">The Atlantic</a> magazine américain</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.dailymotion.com/video/x70vp5u">Bobbi Jene</a>, le documentaire sur l’artiste, chorégraphe et danseuse <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/bobbijenesmith/?hl=en">Bobbi Jene Smith</a></p><p>Cet épisode de “Places à prendre” revient sur des thèmes que nous avons abordés dans les premiers épisodes de la série. Pour aller plus loin, je vous invite à (re)découvrir les autres épisodes :</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-place-des-femmes-dans-la-sante"><strong>La place des femmes dans la santé</strong></a></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/maternite-place-a-lambivalence"><strong>Maternité : place à l’ambivalence !</strong></a></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-place-des-femmes-dans-lart"><strong>La place des femmes dans l’Art</strong></a></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nice-girl-au-travail"><strong>“Nice Girl” au travail</strong></a></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/prendre-sa-place#details"><strong>Prendre sa place</strong></a></p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/quelle-place-pour-lintime</link><guid isPermaLink="false">substack:post:139978042</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 18 Jan 2024 06:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/139978042/773b15108f8db842957773537eb66052.mp3" length="33186058" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2074</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/139978042/c2fbf4758a3ec6e64465f5ed34031269.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Économie / Travail : 7 tendances en 2024]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Le 1er épisode “À deux voix” de cette nouvelle année est une conversation sur 7 tendances en matière d’économie et de travail qui feront 2024</strong>. En ce début d’année, nous nous sommes prêtés avec plaisir au petit jeu des “tendances” pour parler de souveraineté, de démographie, de recrutement, des JO, du soin et du travail, de l’économie de l’anxiété et de la “<em>Vibecession</em>”.</p><p><strong><em>🍾 Nous profitons de cette newsletter pour vous adresser à toustes nos vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année ! 🤗 </em></strong></p><p><strong><em>En 2024, nous continuerons à décrypter avec passion les enjeux économiques, sociaux et du monde du travail, dans nos podcasts “À deux voix”, dans des interviews avec des personnalités remarquables et dans des articles !</em></strong></p><p><strong>Nous discutons de 7 tendances :</strong></p><p>* <strong>Souveraineté : le maître-mot pour 2024 ?</strong> Alors que le monde se fragmente, que Trump menace de revenir (mais même sans Trump, le repli sur soi des États-Unis est une tendance forte), que nos chaînes d’approvisionnement se fragilisent, l’idée de souveraineté se retrouve partout. Réindustrialisation, alimentation, santé, numérique, défense : Nicolas commente les idées du géopolitologue Peter Zeihan.</p><p>* <strong>Démographie : le déclin est plus rapide que prévu</strong>. L’espérance de vie a cessé d’augmenter voire se dégrade. La surmortalité se poursuit au-delà du Covid. Et nous avons tendance à surestimer le nombre des naissances à venir. À l’image de la Chine dont la population actuelle (1,4 milliards) pourrait être plus que divisée par 2 d’ici la fin de ce siècle, de nombreux pays (dont la France) surestiment encore leur démographie. Quelles conséquences pour l’année qui vient ?</p><p>* <strong>Recrutement : ça sera encore plus dur dans les services de proximité. </strong>Il y a plusieurs raisons à cela : le tournant anti-immigration (plus de tracas pour les immigrés, moins de fluidité pour les recruteurs), le départ à la retraite des générations (nombreuses) nées dans les années 1960, les difficultés croissantes en matière de logement (taux d’intérêts élevés et décrochage entre les salaires dans les services et les prix du logement).</p><p>* <strong>JO du chaos</strong> : en France, un événement cristallise plusieurs éléments discutés dans ce podcast. Aujourd’hui, ce sont essentiellement les pétro-monarchies (et autres régimes autoritaires) qui se portent candidats pour accueillir des événements sportifs de cette ampleur. En France, les externalités négatives (transport, logement, arrêt de l’activité d’entreprises locales non tournées vers les touristes…) font déjà couler beaucoup d’encre.  </p><p>* <strong>Travail : la crise du soin provoque hausse de l’absentéisme et baisse de la productivité.</strong> Les difficultés de recrutement (+ congés maladie des travailleurs) dans la santé, l’enseignement, les soins aux personnes âgées (à domicile ou dans les EHPAD), ou chez les gardes d’enfants ont des conséquences importantes sur la disponibilité des actifs aidants et parents et sur la productivité de toustes. Étant donnée la démographie, le nombre des actifs aidants augmente.</p><p>* <strong>Économie de l’anxiété</strong> : pour parler de notre société hyper changeante et instable, l’anthropologue américain Jaime Cascio propose de remplacer le sigle VUCA (<em>volatile, uncertain, complex, ambiguous</em>), déjà usé, par celui de BANI (<em>brittle, anxious, nonlinear, incomprehensible</em>). L’anxiété influence nos comportements et décisions : on s’accroche à ce qu’on a (on lutte pour défendre les acquis) et on rêve de ce qu’avaient nos parents (<em>c’était mieux avant</em>).</p><p>* <strong><em>Vibecession </em></strong><strong>: il y a un décalage croissant entre les indicateurs économiques bons (PIB / taux de chômage) et la perception des gens</strong>. <a target="_blank" href="https://kyla.substack.com/p/the-vibecession-the-self-fulfilling">L’influenceuse Kyla Scanlon a inventé l’expression </a><a target="_blank" href="https://kyla.substack.com/p/the-vibecession-the-self-fulfilling"><em>Vibecession</em></a>. Aux États-Unis, cela pourrait influencer l’élection présidentielle. Pourquoi les gens ne pensent-ils que du mal de l’économie alors que le chômage est au plus bas. Sont-ils trop sous l’emprise de médias anxiogènes et de <em>fake news</em> ou bien y a-t-il d’autres explications ?</p><p>💡Dites-nous sur laquelle (lesquelles) de ces tendances vous aimeriez que nous revenions dans un épisode de podcast complet ! (Il suffit pour cela de répondre à cette newsletter en écrivant « tendance #X »).</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/crise-du-logement-and-marche-du-travail#details"><strong>Crise du logement et marché du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-transition-numerique-des-villes"><strong>La transition numérique des villes</strong></a> (conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/energie-comment-les-americains-ont"><strong>Énergie : comment les Américains ont pris leur indépendance</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-nobel-contre-la-penalite-maternelle"><strong>Un Nobel contre la pénalité maternelle</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-grand-retour-des-syndicats"><strong>Le grand retour des syndicats</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-profs-demissionnent-en-masse"><strong>Les profs démissionnent en masse</strong></a> (article de Laetitia pour <em>Nouveau Départ</em>)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-suicide-de-lespece"><strong>Le suicide de l’espèce</strong></a> (avec Dr Jean-David Zeitoun) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-startups-cest-fini#details"><strong>Les startups, c’est fini ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/humain-ou-ia-qui-decidera#details"><strong>Humain ou IA ? Qui décidera ?</strong></a> (avec Grégoire Colombet) <strong>🎧</strong></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong><em>European Straits</em></strong></a>, la newsletter hebdo de Nicolas.👉 <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong><em>Laetitia@Work</em></strong></a>, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/economie-travail-7-tendances-en-2024</link><guid isPermaLink="false">substack:post:140362927</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 11 Jan 2024 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/140362927/a7f210c292b2cb104ca7030774817539.mp3" length="57826439" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3614</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/140362927/1762fc5a96c623c7c72b7d45edfbb29e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La transition numérique des villes]]></title><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>Voici <strong>un nouvel épisode de notre série “À deux voix” consacré aux villes. </strong>Nous avions enregistré plusieurs épisodes sur ce sujet pendant la pandémie. Télétravail, applications de mobilité, plateformes de livraisons et de services de proximité… la transition numérique a semblé atteindre son apogée pendant la pandémie. Qu’est-ce qu’il en reste aujourd’hui ? Où en sommes nous des <em>smart cities</em>, villes connectées et numériques imaginées il y a une dizaine d’années ?</p><p><em>“Les villes sont immortelles car elles attirent et accueillent les marginaux et les excentriques. Les entreprises sont mortelles car elles font précisément l’inverse.” </em>(Geoffrey West)</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons :</strong></p><p>* Des  “données miroir” que nous produisons ;</p><p>* Des données et des plateformes numériques ;</p><p>* Des <em>smart cities</em> imaginées il y a 10 ans ; </p><p>* De la géographie du travail ;</p><p>* Des réflexions des années 2000 et 2010 concernant la ville ; </p><p>* De <em>bottom up</em> et de <em>top down</em> ; </p><p>* D’utopie et de dystopie ;</p><p>* De l’économie urbaine orchestrée par les collectivités territoriales ou par des grandes entreprises ;</p><p>* De l’approche “entreprise” de la ville numérique ;</p><p>* D’Uber et Airbnb et ce que ces plateformes sont devenues ;</p><p>* Du retour de bâton réglementaire ; </p><p>* Du mode de vie insoutenable qui était le nôtre pendant la pandémie…</p><p><em>L’économie du XXI</em><em>e</em><em> siècle ne sera pas intégralement numérique, de même que celle du XX</em><em>e</em><em> siècle n’était pas intégralement organisée autour de la production de masse</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/crise-du-logement-and-marche-du-travail#details"><strong>Crise du logement et marché du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/faut-il-etre-jeune-pour-innover#details"><strong>Faut-il être jeune pour innover ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-startups-cest-fini#details"><strong>Les startups, c’est fini ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/humain-ou-ia-qui-decidera#details"><strong>Humain ou IA ? Qui décidera ?</strong></a> (avec Grégoire Colombet) <strong>🎧</strong></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong><em>European Straits</em></strong></a>, la newsletter hebdo de Nicolas.👉 <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong><em>Laetitia@Work</em></strong></a>, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-transition-numerique-des-villes</link><guid isPermaLink="false">substack:post:139171748</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 30 Nov 2023 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/139171748/b1048aba290d5282f9f226977a92af33.mp3" length="53827412" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3364</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/139171748/55d2c422f17e35f548501459f4dcf06b.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Énergie : comment les Américains ont pris leur indépendance]]></title><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>Voici <strong>un nouvel épisode de notre série “À deux voix” consacré à la situation énergétique des États-Unis. </strong>Depuis 20 ans environ, le développement de la fracturation hydraulique a permis au pays de trouver une nouvelle indépendance énergétique. <strong> </strong></p><p>La mise au point de nouvelles techniques d'extraction de gaz et de pétrole par les <em>frackers</em> a ouvert des réserves considérables mais jusqu'ici non exploitées des <strong>gaz et pétrole de schiste</strong>. Nous faisons le point sur cette révolution américaine méconnue, sur les controverses qu’elle suscite et sur ses conséquences spectaculaires d’un point de vue géopolitique, économique et industriel.</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons :</strong></p><p>* Du gaz et du pétrole de schiste et de la fracturation hydraulique ;</p><p>* Des raisons environnementales qui ont conduit à son interdiction en France ;</p><p>* De l’histoire du <em>fracking</em> ;</p><p>* De la concurrence des différents types d’énergie aux États-Unis ;</p><p>* Du lobbying et de l’histoire politique du pétrole ;</p><p>* Du mythe de la frontière appliqué au <em>fracking</em> ;</p><p>* Du pétrole et tous ses dérivés ;</p><p>* De la réindustrialisation / <em>reshoring</em> aux États-Unis ;</p><p>* De l’indépendance énergétique américaine et ses conséquences géopolitiques ;</p><p>* Du <em>lifestyle</em> énergivore des Américains ;</p><p>* D’économie, d’innovation et de santé…</p><p><strong><em>📚 </em></strong><a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/The_Frackers"><strong><em>The Frackers: The Outrageous Inside Story of the New Billionaire Wildcatters</em></strong></a><strong><em> </em></strong><strong>de Gregory Zuckerman </strong>(le livre dont parle Nicolas dans le podcast)</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong><em>European Straits</em></strong></a>, la newsletter hebdo de Nicolas.👉 <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong><em>Laetitia@Work</em></strong></a>, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/energie-comment-les-americains-ont</link><guid isPermaLink="false">substack:post:138806843</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 23 Nov 2023 09:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/138806843/f49cc21eb82f6f41fddcd5f9a8c18132.mp3" length="41541909" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2596</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/138806843/2a809ac76858b4c85183662ffd1c3cd9.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Crise du logement & marché du travail]]></title><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>Voici <strong>un nouvel épisode de notre série “À deux voix” consacré à la crise du logement et au marché du travail. </strong>La difficulté majeure à trouver un logement abordable dans les grandes villes est devenu un problème si important pour l'emploi que les entreprises s'impliquent davantage et cherchent différentes approches pour soutenir leurs employés.</p><p><em>La SNCF, par exemple, où la fin du statut de cheminot, décidée par la réforme ferroviaire de 2018, a fait perdre en attractivité. Face aux réelles difficultés pour embaucher, elle propose depuis 2019 une « garantie logement » en région parisienne : l’entreprise s’engage à fournir un hébergement à tout cheminot nouvellement recruté, dans un délai de quatre mois et à proximité de son lieu de travail, au prix du logement social. A la RATP, le nouveau PDG, Jean Castex, a lui aussi fait du logement des salariés une priorité.</em> <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/11/11/la-crise-du-logement-renforce-les-tensions-sur-le-marche-du-travail_6199505_3234.html"><em>(Le Monde)</em></a></p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons :</strong></p><p>* De la crise du logement et des tensions sur le marché du travail ;</p><p>* Des causes structurelles et conjoncturelles de cette crise ;</p><p>* De la prise de conscience des employeurs ;</p><p>* De l’histoire du logement de fonction et son déclin ;</p><p>* Des travailleurs saisonniers et des migrants ;</p><p>* Des dortoirs et des marchands de sommeil ; </p><p>* Du marché de l’ancien et du marché du neuf ;</p><p>* Des étudiants et des nouveaux entrants ;</p><p>* Des DPE et leur impact sur le marché ;</p><p>* Des taux d’intérêt et de la construction ;</p><p>* De l’indifférence de la sphère publique ;</p><p>* Du <em>stress test</em> des JO de 2024 ;</p><p>* Des situations de rente ;</p><p>* De Henry George et du “Georgism”…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-semaine-de-4-jours-une-folie#details"><strong>La semaine de 4 jours : une folie ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-profs-demissionnent-en-masse"><strong>Les profs démissionnent en masse</strong></a> (article de Laetitia)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-fonctionnaires-et-largent#details"><strong>Les fonctionnaires et l’argent</strong></a> (avec Charlotte Cador) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-civilisation-du-cocon#details"><strong>Notre civilisation du cocon</strong></a> (avec Vincent Cocquebert) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/teletravail-le-bon-environnement#details"><strong>Télétravail : le bon environnement</strong></a> (avec Fabienne Broucaret) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lia-et-lavenir-du-travail#details"><strong>L’IA et l’avenir du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> </strong>🎧</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong><em>European Straits</em></strong></a>, la newsletter hebdo de Nicolas.👉 <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong><em>Laetitia@Work</em></strong></a>, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/crise-du-logement-and-marche-du-travail</link><guid isPermaLink="false">substack:post:138809247</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 16 Nov 2023 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/138809247/c91adf8bafa6942483683d40eca01673.mp3" length="46720014" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2920</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/138809247/dff88d927b7e92e195e0e54a0f06a496.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Crypto et châtiment]]></title><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>Voici <strong>un nouvel épisode de notre série “À deux voix” consacré au monde des cryptos et aux nombreux délits et arnaques qu’il a engendrés.</strong> Il y a quelques jours, <a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2023/11/03/nyregion/sam-bankman-fried-ftx-trial-cryptocurrency.html?algo=combo_clicks_decay_6_lda_unique_80_diversified&#38;block=3&#38;campaign_id=142&#38;emc=edit_fory_20231103&#38;fellback=false&#38;imp_id=7080588491215052&#38;instance_id=106901&#38;nl=for-you&#38;nlid=69100944&#38;pool=channel-replacement-ls&#38;rank=6&#38;regi_id=69100944&#38;req_id=5136742234743460&#38;segment_id=149145&#38;surface=for-you-email-channelless&#38;user_id=09ce93725a3b73db613b555873fef996&#38;variant=1_channel_translated_pool_popularity_pers">Sam Bankman-Fried, l’ancienne star des cryptomonnaies</a>, fondateur de la plateforme FTX, a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs et de blanchiment d’argent. </p><p>Après 5 semaines d’un procès suivi par tous les médias, le jury à New York a rendu son verdict : coupable. Au-delà de <a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2023/11/02/technology/sam-bankman-fried-rise-crash.html">l’affaire FTX, l’une des affaires de blanchiment les plus spectaculaires</a> de l’histoire de la finance, que dire du monde des cryptos dans son ensemble ? Systèmes Ponzi, fraudes, manipulations, extortions en tout genre, les délits y sont-ils endémiques ? Si oui, pourquoi ?</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons :</strong></p><p>* De l’affaire FTX ;</p><p>* Du personnage de Sam Bankman-Fried ;</p><p>* Du storytelling de SBF et son échec face au jury ;</p><p>* De son storytelling capillaire ;</p><p>* De l’hubris et de l’arrogance des “génies” de la Silicon Valley ;</p><p>* Des cryptomonnaies et de l’absence de réglementation et surveillance ;</p><p>* De Tether ;</p><p>* Des ICO (offres initiales de pièces) frauduleuses ;</p><p>* Du <a target="_blank" href="https://www.amazon.de/-/en/Zeke-Faux/dp/0593443810">livre </a><a target="_blank" href="https://www.amazon.de/-/en/Zeke-Faux/dp/0593443810"><em>Number Go Up</em></a><a target="_blank" href="https://www.amazon.de/-/en/Zeke-Faux/dp/0593443810"> du journaliste Zeke Fau</a>x ;</p><p>* Des fermes à extortion au Cambodge ;</p><p>* Des influenceurs et acteurs qui ont vendu les cryptomonnaies ;</p><p>* De l’avenir des cryptos…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-startups-cest-fini#details"><strong>Les startups, c’est fini ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/humain-ou-ia-qui-decidera#details"><strong>Humain ou IA : Qui décidera ?</strong></a><strong> </strong>(avec Grégoire Colombet) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/faut-il-etre-jeune-pour-innover#details"><strong>Faut-il être jeune pour innover ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/web3-and-futur-du-travail#details"><strong>Web3 et futur du travail</strong></a><strong> </strong>(avec Flavie Prevot)  🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lia-et-lavenir-du-travail#details"><strong>L’IA et l’avenir du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> </strong>🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/meta-ou-le-complexe-de-dieu#details"><strong>Meta et le complexe de Dieu</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> </strong>🎧</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong><em>European Straits</em></strong></a>, la newsletter hebdo de Nicolas.👉 <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong><em>Laetitia@Work</em></strong></a>, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/crypto-et-chatiment</link><guid isPermaLink="false">substack:post:138585339</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 09 Nov 2023 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/138585339/a23972ab128e241d28fd90ad173951d1.mp3" length="45551822" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2847</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/138585339/a8847b9213e7f5bfbc6b9190195859d6.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La semaine de 4 jours : une folie ?]]></title><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>Voici <strong>un nouvel épisode de notre série “À deux voix” consacré à la semaine de 4 jours (de 32h)</strong>. Laetitia a beaucoup travaillé sur ce sujet ces deux dernières années. Ces temps-ci, la semaine de 4 jours est en train de devenir un phénomène mondial de grande ampleur. Une “folie” ?</p><p>L’idée n’est pas nouvelle : on en parlait déjà dans les années 1990, dans un contexte de chômage de masse. Mais on considérait à l’époque qu’il fallait être un doux rêveur pour y accorder du crédit. Aujourd’hui, de nombreuses organisations dans des pays divers l’ont déjà mise en place. Et elle fait l’objet de revendications nouvelles : par exemple, l’UAW, le grand syndicat américain de l’automobile, la réclame pour ses ouvriers. Pourrait-elle donc devenir un nouveau standard du travail ?</p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons :</strong></p><p>* De Pierre Larrouturou et sa semaine de 32 heures ;</p><p>* De ce qu’est et ce que n’est pas la semaine de 4 jours ;</p><p>* De la semaine de 5 jours née dans l’industrie automobile américaine en 1926 ;</p><p>* Du “momentum” historique de la semaine de 4 jours ;</p><p>* De Laurent de la Clergerie, le fondateur de LDLC ;</p><p>* Des différents cas de figure au travail ;</p><p>* Des doux rêveurs et des révolutionnaires ;</p><p>* Des standards de travail ;</p><p>* D’une société où une partie des gens travaille 4 jours et l’autre partie 5 jours…</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/semaine-de-4-jours-soutien-egalite-hommes-femmes-feminisme"><strong>La semaine de 4 jours : Soutien ou frein à l’égalité hommes-femmes ?</strong></a><strong> </strong>(article de Laetitia pour <em>Welcome to the Jungle</em>)</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/travail-carte-parents-belgique"><strong>Pourquoi la semaine belge de 4 jours n’est pas le bon modèle</strong></a><strong> </strong>(article de Laetitia pour <em>Welcome to the Jungle</em>)</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/semaine-quatre-jours-remede-limites"><strong>Pourquoi la semaine de 4 jours n’est pas un remède miracle</strong></a><strong> </strong>(article de Laetitia pour <em>Welcome to the Jungle</em>)</p><p><a target="_blank" href="https://www.lemondedesartisans.fr/actualites/semaine-de-4-jours-un-levier-attractif-pour-lartisanat"><strong>Semaine de 4 jours : un levier attractif pour l'artisanat ?</strong></a><strong> </strong>(article du <em>Monde des Artisans</em>)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-grand-retour-des-syndicats#details"><strong>Le grand retour des syndicats</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/de-plus-en-plus-stresses-au-travail#details"><strong>De plus en plus stressés au travail</strong></a> (avec Lionel Pages) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lia-et-lavenir-du-travail#details"><strong>L’IA et l’avenir du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> </strong>🎧</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong><em>European Straits</em></strong></a>, la newsletter hebdo de Nicolas.👉 <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong><em>Laetitia@Work</em></strong></a>, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-semaine-de-4-jours-une-folie</link><guid isPermaLink="false">substack:post:138284281</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 02 Nov 2023 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/138284281/d80ac27c91cb0f7ce6cf3c30f31faeea.mp3" length="38594471" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2412</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/138284281/948c08c8569b152a6075ebf2a0316f87.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Un Nobel contre la pénalité maternelle]]></title><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>Voici un nouvel épisode de notre série “À deux voix” consacré au “Prix Nobel” d’économie 2023, attribué à <strong>Claudia Goldin</strong>, une économiste américaine qui a analysé la participation des femmes au marché du travail et l’impact de la maternité sur les inégalités au travail. <strong>Ce prix </strong><a target="_blank" href="https://www.newsweek.com/economics-nobel-winner-highlighted-motherhood-penalty-women-1833255"><strong>met en lumière le phénomène de la “pénalité maternelle”</strong></a><strong>.</strong></p><p><em>Les années passées à élever des enfants pénalisent les femmes au travail, tandis que les hommes gagnent à devenir pères. Pour les hommes, le fait d'avoir des enfants et une épouse qui assure les soins est lié à une augmentation de leurs revenus (…) la pénalité liée à la maternité diminue à mesure que les enfants grandissent, mais l'avantage lié à la paternité reste important et augmente avec l'âge…</em></p><p>Bonne écoute !</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons :</strong></p><p>* De la spécificité du “Prix Nobel” d’économie (qui n’est pas tout à fait un “Prix Nobel”) ;</p><p>* De la participation des femmes au marché du travail dans l’histoire ;</p><p>* Du travail de Claudia Goldin ;</p><p>* De l’influence du travail gratuit sur le travail rémunéré ;</p><p>* De la pénalité maternelle et du “boost” paternel ;</p><p>* Des “greedy jobs” ;</p><p>* Du couple et du travail ;</p><p>* Des dynamiques de genre sur le marché du travail ;</p><p>* Des femmes qui gagnent plus que leur conjoint …</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle, ça vous parle ?</strong></a> (un article de Laetitia pour Welcome to the Jungle)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle#details"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (avec Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-reprise"><strong>La reprise</strong></a> (avec Thi Nhu an Pham) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/maternite-place-a-lambivalence#details"><strong>Maternité : place à l’ambivalence !</strong></a> (épisode de la série “Place à prendre” avec Céline Alix et Sandra Fillaudeau) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-la-productivite#details"><strong>En finir avec la productivité</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres"><strong>Le piège du couple à deux carrières</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong><em>European Straits</em></strong></a>, la newsletter hebdo de Nicolas.👉 <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong><em>Laetitia@Work</em></strong></a>, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/un-nobel-contre-la-penalite-maternelle</link><guid isPermaLink="false">substack:post:138283526</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 26 Oct 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/138283526/6df78e0e19d192d6a1319afbf1804fb6.mp3" length="39908948" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2494</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/138283526/25c109b7e4d2ef4ea8e59a985b98142e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La place des femmes dans la santé]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> est le cinquième épisode de notre série de podcasts intitulée <em>Places à prendre</em>. <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/celine-alix-aa28235/?originalSubdomain=fr">Céline Alix</a>, <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/sandra-fillaudeau-23947ba/">Sandra Fillaudeau</a> et moi discutons à trois voix de <strong>la place des femmes dans la santé, qu’elles soient patientes ou soignantes</strong>. Serait-ce grâce à elles que les lignes bougent, au bénéfice de tous et toutes ? Nos dernières lectures, rencontres, et expériences de vie convergent vers cette idée-là. Bonne écoute !</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Céline et Sandra :</strong></p><p>* De l’histoire de la médecine, et en particulier l’évolution vers la séparation des sachants et des soignants ;</p><p>* La question de la santé des femmes, la manière dont elles sont écoutées et prises en compte ;</p><p>* Et la place des femmes soignantes dans les hôpitaux aujourd’hui…</p><p>Les ressources mentionnées dans l’épisode :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.cambourakis.com/tout/sorcieres/sorcieres-sages-femmes-et-infirmieres/"><em>Sorcières, sages-femmes et infirmières – une histoire des femmes soignantes</em></a> de Barbara Ehrenreich & Deirdre English</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=7808"><em>Zizanies</em></a> de Clara Schulman </p><p>* <a target="_blank" href="https://editions.flammarion.com/vie-vieillesse-et-mort-dune-femme-du-peuple/9782080421609"><em>Vie, vieillesse et mort d'une femme du peuple</em></a> de <a target="_blank" href="https://editions.flammarion.com/Auteurs/eribon-didier">Didier Eribon</a> </p><p>* <a target="_blank" href="https://www.simonandschuster.com/books/Easy-Beauty/Chloe-Cooper-Jones/9781982152000"><em>Easy Beauty</em></a> de Chloé Cooper Jones (en anglais)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.librairie-des-femmes.fr/livre/9782412053034-femmes-invisibles-caroline-criado-perez/"><em>Femmes invisibles</em></a> de Caroline Criado Perez</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/claire-mounier-vehier-4115181a9/?originalSubdomain=fr">Claire Mounier-Vehier</a> et sa fondation <a target="_blank" href="https://www.agirpourlecoeurdesfemmes.com/">Agir pour le cœur des femmes</a></p><p>* L’association <a target="_blank" href="https://www.donnerdesellesalasante.org/">Donner des elles à la santé</a>, qui agit pour que les femmes occupent tous les échelons de la hiérarchie dans les métiers de la santé</p><p>Cet épisode de “Places à prendre” revient sur des thèmes que j’ai abordés avec plusieurs de mes invités <em>Nouveau Départ</em>. Pour aller plus loin, je vous invite à (re)découvrir les podcasts suivants :</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/de-plus-en-plus-stresses-au-travail#details"><strong>De plus en plus stressés au travail</strong></a> (avec Lionel Pagès)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-suicide-de-lespece#details"><strong>Le suicide de l’espèce</strong></a> (avec Dr Jean-David Zeitoun)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-naissance-sous-toutes-les-coutures#details"><strong>La naissance sous toutes les coutures</strong></a> (avec Dr Agnès Gepner)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du#details"><strong>La grossesse, nouvelle frontière du féminisme</strong></a> (avec Judith Aquien)</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-place-des-femmes-dans-la-sante</link><guid isPermaLink="false">substack:post:137896072</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 19 Oct 2023 05:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/137896072/8ce4cae04e63ed3c0cb247faffa6e640.mp3" length="41564468" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2598</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/137896072/e10bf564c81fbeb68ffa77010d296bdc.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Humain ou IA ? Qui décidera ?]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/gregoirecolombet/?locale=en_US"><strong>Grégoire Colombet</strong></a><strong> à propos de l’IA.</strong> Grégoire est consultant, spécialiste de l’IA : il a dirigé IBM AI Decision Coordination, une startup dédiée à l’adoption de l’IA dans les organisations. Il vient de publier chez Dunod un livre intitulé <a target="_blank" href="https://www.dunod.com/entreprise-et-economie/humain-ou-ia-qui-decidera-futur-defis-et-opportunites-d-un-monde-ou-ia-nous"><strong><em>Humain ou IA ? Qui décidera le futur ?</em></strong></a><em>, </em>co-écrit avec Jean-Philippe Desbiolles. Grégoire est aujourd’hui entrepreneur.</p><p><em>La véritable question est donc finalement sur la notion capitale de prise de décision : comment s’assurer qu’une décision qui est prise a été la plus optimale possible ? Et cela dans un monde où nous avons la coexistence des êtres humains et des machines apprenantes de plus en plus performantes.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Grégoire :</strong></p><p>* De son parcours de consultant dans l’IA ;</p><p>* De ce qu’est vraiment l’IA ;</p><p>* Des sciences cognitives et de la prise de décision ;</p><p>* Des biais et du bruit ;</p><p>* Du biais d’automatisation :</p><p>* De l’histoire de l’IA : des systèmes experts aux systèmes probabilistes ;</p><p>* De l’idée d’intelligence augmentée et ses limites ;</p><p>* De la (non) réalité opérationnelle de l’intelligence augmentée ;</p><p>* De confiance et de performance ;</p><p>* De la co-décision et de la responsabilité ;</p><p>* Du manque de données qualitatives qui pourrait dégrader ChatGPT ;</p><p>* Des boîtes noires et des boîtes de Pandore…</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/interview-sibony-le-bruit-pire-decision-rh"><strong>Recrutement, évaluation... Comment ﻿﻿« le bruit ﻿» peut nuire à vos décisions RH</strong></a><strong> </strong>(mon article à propos du livre <em>Noise</em> dans Welcome to the Jungle) 👀</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-startups-cest-fini#details"><strong>Les startups, c’est fini ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lia-et-lavenir-du-travail#details"><strong>L’IA et l’avenir du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/humain-ou-ia-qui-decidera</link><guid isPermaLink="false">substack:post:137776445</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 12 Oct 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/137776445/ec26667aaca73d091a0544a00e11e247.mp3" length="44348931" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2772</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/137776445/f61ced1d46ad8d3d9d427fff5f2a9b4a.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le grand retour des syndicats]]></title><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p></p><p></p><p></p><p>Voici un nouvel épisode de notre série “À deux voix” consacré au grand retour des syndicats aux États-Unis, en France et en Europe. </p><p></p><p></p><p></p><p>L’année 2023 marque probablement un tournant. La négociation collective, après des années de traversée du désert, a-t-elle à nouveau de beaux jours devant elle ? À Détroit, le syndicat de l’automobile américain bloque les usines et exige la semaine de 4 jours pour ses ouvriers. À Hollywood, les acteurs sont encore en grève alors que les scénaristes viennent d’obtenir un accord qui les satisfait. </p><p></p><p></p><p></p><p>L’Europe n’est pas en reste. En France, la bataille à propos de la réforme des retraites a provoqué des milliers de nouvelles adhésions. Avec l’inflation, les syndicats ont trouvé un nouveau cheval de bataille : faire en sorte que les salaires ne soient plus à la traîne. Bonne écoute !</p><p></p><p></p><p></p><p>￼</p><p></p><p>Au fil de notre conversation, nous discutons :</p><p></p><p></p><p></p><p>Des grèves à Hollywood ;</p><p></p><p></p><p></p><p>Des deux traditions syndicales aux États-Unis (syndicat corporatiste vs syndicat industriel) ;</p><p></p><p></p><p></p><p>Des grands moments de l’histoire syndicale américaine ;</p><p></p><p></p><p></p><p>De ce qui se passe à Détroit ;</p><p></p><p></p><p></p><p>Des États industriels du Nord contre les États sans syndicats du Sud ;</p><p></p><p></p><p></p><p>De la place du PC dans l’histoire syndicale et politique française ;</p><p></p><p></p><p></p><p>Du caractère “redistributif” de l’inflation ;</p><p></p><p></p><p></p><p>De la paupérisation des agents du service public ;</p><p></p><p></p><p></p><p>De l’importance de la négociation collective…</p><p></p><p></p><p></p><p>￼</p><p></p><p>Les profs démissionnent en masse (article de Laetitia)</p><p></p><p></p><p></p><p>Les fonctionnaires et l’argent (conversation avec Charlotte Cador) 🎧</p><p></p><p></p><p></p><p>Les startups, c'est fini ? (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p></p><p></p><p></p><p>L’IA et l’avenir du travail (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p></p><p></p><p></p><p>Travail : sociologie de l’expérience (conversation avec Pauline Rochart) 🎧</p><p></p><p></p><p></p><p>En finir avec la productivité (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p></p><p></p><p></p><p>Les États-Unis : une nation de drogués ? (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p></p><p></p><p></p><p>👉 Abonnez-vous à European Straits, la newsletter hebdo de Nicolas.</p><p></p><p></p><p></p><p>👉 Abonnez-vous à Laetitia@Work, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p></p><p>￼</p><p></p><p>Le média de la transition</p><p></p><p>“À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p></p><p></p><p></p><p>Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p></p><p></p><p></p><p>Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p></p><p></p><p></p><p>Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p></p><p></p><p></p><p>Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p></p><p></p><p></p><p>Je m'abonne 🤗</p><p></p><p></p><p></p><p>Qui nous sommes</p><p></p><p>Laetitia | Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de Du Labeur à l’ouvrage (Calmann-Lévy, 2019) et En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail (Payot, 2022).</p><p></p><p></p><p></p><p>Nicolas | Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à L’Obs, auteur de L’Âge de la multitude (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et Un contrat social pour l’âge entrepreneurial (Odile Jacob, 2020).</p><p></p><p></p><p></p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. Nouveau Départ est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p></p><p></p><p></p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur Apple Podcasts et Spotify. Nouveau Départ a sa page LinkedIn et son compte Twitter : @_NouveauDepart_. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (Laetitia & Nicolas).</p><p></p><p></p><p></p><p>(Générique : Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque Miroirs de Jonas Vitaud, NoMadMusic.)</p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-grand-retour-des-syndicats</link><guid isPermaLink="false">substack:post:137660490</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 05 Oct 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/137660490/73db28f788d0bf34319f9da80311c96c.mp3" length="59092026" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3693</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/137660490/faac365a92e2e69825becc787a027016.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Faut-il être jeune pour innover ?]]></title><description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>Voici un nouvel épisode de notre série “À deux voix” consacré à <strong>l'âge et l'innovation</strong>. </p><p><strong>Faut-il être jeune pour innover ?</strong> Nous avons tous en tête cette idée reçue selon laquelle il faut être jeune pour porter un regard différent sur le monde et innover. Beaucoup de gens voient le vieillissement de la population avec inquiétude et se demandent si l'on va pouvoir continuer à innover dans ce contexte de raréfaction de la jeunesse, du fait de la transition démographique en cours.</p><p>Tant Laetitia et moi travaillons sur le sujet ces jours-ci et nous avons donc pensé que c'était une belle occasion de confronter nos idées. Bonne écoute !</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons :</strong></p><p>* De l’âge chronologique, biologique et social ;</p><p>* Des effets d’âge, de génération et de période historique ;</p><p>* De l’âge et du contexte de vie ;</p><p>* Des origines de la Silicon Valley, repaire de jeunes premiers de la classe ;</p><p>* De Gordon Moore, Robert Noyce et Steve Jobs ;</p><p>* De ce qu’est l’innovation et de ce qu’elle n’est pas ;</p><p>* Des innovations d’optimisation, d’amélioration et de rupture ;</p><p>* De où se fait l’innovation ;</p><p>* De la non-visibilité d’une partie des innovations ;</p><p>* De l’industrie automobile allemande ;</p><p>* Du mythe du jeune entrepreneur…</p><p><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/p/are-older-people-less-innovative"><strong>Are older people less innovative? Laetitia@Work #61</strong></a><strong> (en anglais) </strong></p><p><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/p/who-and-where-are-todays-innovators"><strong>Who (And Where) Are Today’s Innovators?</strong></a><strong> European Straits #242 (en anglais)</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-startups-cest-fini#details"><strong>Les startups, c'est fini ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lia-et-lavenir-du-travail#details"><strong>L’IA et l’avenir du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> </strong>🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambition-na-pas-dage#details"><strong>L’ambition n’a pas d’âge</strong></a><strong> </strong>(avec Frédérique Cintrat)<strong> </strong>🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/vieille-cest-a-quelle-heure-#details"><strong>Vieille, c’est à quel âge ?</strong></a> (avec Sophie Dancourt) 🎧</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://www.europeanstraits.com/"><strong><em>European Straits</em></strong></a>, la newsletter hebdo de Nicolas.👉 <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong>Abonnez-vous à </strong></a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/"><strong><em>Laetitia@Work</em></strong></a>, la newsletter mensuelle de Laetitia.</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/faut-il-etre-jeune-pour-innover</link><guid isPermaLink="false">substack:post:137328482</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 28 Sep 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/137328482/49ee14c3e69484c0a16964186fa8b96b.mp3" length="65475108" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud and Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4092</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/137328482/969f56935d0e7c27d4456925c32a6335.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La Reprise]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/thi-nhu-an-pham-%F0%9F%8D%93-bb79083/?originalSubdomain=fr"><strong>Thi Nhu An Pham</strong></a>, l’autrice du livre <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a17883810/Thi-Nhu-An-Pham-La-Reprise"><strong><em>La Reprise</em></strong></a><strong><em>. Le tabou de la condition des femmes après le congé maternité</em></strong>, paru cette année chez Payot, et host du <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/us/podcast/la-reprise/id1565090082">podcast éponyme</a>. </p><p><em>Devenir mère est vu comme un coup de canif dans le contrat tacite de loyauté au travail qu’une salariée aurait signé avec son employeur : « Quoi, elle a d’autres priorités dans sa vie que le travail ?! » (…)</em></p><p><em>La reprise est le reflet de toutes les charges et injonctions qui pèsent sur les femmes, le baromètre de la culture sexiste et maternophobe du monde du travail, et le catalyseur de toutes les inégalités sociales.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Thi Nhu An :</strong></p><p>* De son parcours, de son podcast, de son livre ;</p><p>* De la reprise en France et son inexistence en Allemagne ;</p><p>* De l’ambivalence maternelle ;</p><p>* De la pénalité maternelle en France et ailleurs ;</p><p>* Du défi identitaire ;</p><p>* Des mères solos ;</p><p>* Des minorités à l’intersection des violences ;</p><p>* Des questions et difficultés auxquelles les immigrées sont confrontées ;</p><p>* Des reconversions professionnelles des mères… </p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/reprise-apres-conge-maternel-quand-bureau-devient-hostile"><strong>Reprise après un congé mat : quand le bureau devient hostile</strong></a><strong> </strong>(mon article à propos du livre <em>La Reprise</em> dans Welcome to the Jungle) 👀</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle, ça vous parle ?</strong></a> (mon article Welcome to the Jungle) 👀</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/maternite-place-a-lambivalence#details"><strong>Maternité : Place à l’ambivalence !</strong></a> (avec Céline Alix et Sandra Fillaudeau) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/et-vous-etes-vous-feministe#details"><strong>Et vous, êtes-vous féministe ?</strong></a> (avec Laura Lesueur) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-syndrome-du-wonderparent#details"><strong>Le syndrome du wonderparent</strong></a> (avec Anne Peymirat) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-naissance-sous-toutes-les-coutures#details"><strong>La naissance sous toutes les coutures</strong></a> (avec Agnès Gepner) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nice-girl-au-travail#details"><strong>“Nice Girl” au travail</strong></a> (avec Céline Alix et Sandra Finnaudeau) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-que-devient-la-frontiere#details"><strong>Travail : que devient la frontière pro / perso ?</strong></a> (avec Samuel Durand) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle#details"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (avec Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du#details"><strong>La grossesse : nouvelle frontière du féminisme</strong></a> (avec Judith Aquien)  🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une#details"><strong>Merci mais non merci, j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (avec Céline Alix) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-reprise</link><guid isPermaLink="false">substack:post:136930360</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 20 Sep 2023 22:46:15 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/136930360/49ebcb03066145dec17903e5641e3713.mp3" length="64032718" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4002</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/136930360/134f95fef1f241ab2f92e0b27a74a0fc.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Femmes, réseaux et entrepreneuriat]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Eloy"><strong>Marie Eloy</strong></a>. Ancienne journaliste, elle est la fondatrice de plusieurs réseaux féminins, <a target="_blank" href="https://www.femmesdesterritoires.fr/"><strong><em>Femmes des territoires</em></strong></a> (création d'entreprise) et <a target="_blank" href="https://www.bougetaboite.com/"><strong><em>Bouge ta Boîte</em></strong></a><em> (business et croissance)</em>. La mission qu’elle s’est fixée ? Faire grandir la place des femmes dans l’économie ! </p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Marie :</strong></p><p>* De son parcours ;</p><p>* De la difficulté de créer une école (Montessori) ;</p><p>* Des réseaux de femmes qu’elle a créés ;</p><p>* Du développement des réseaux dans les territoires ;</p><p>* Des <em>anywheres</em>, des <em>somewheres</em> et de l’ancrage territorial ;</p><p>* Des 67% de femmes entrepreneures qui gagnent moins de 1500 € par mois ;</p><p>* De l’importance de la sororité dans l’entrepreneuriat ;</p><p>* Des rituels pour apprendre à gagner de l’argent…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambition-na-pas-dage#details"><strong>L’ambition n’a pas d’âge</strong></a> (avec Frédérique Cintrat) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/aux-thunes-citoyennes-partie-1#details"><strong>Aux thunes, citoyennes ! Partie 1</strong></a><strong> </strong>(avec Héloïse Bolle et Insaff El Hassini) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/aux-thunes-citoyennes-partie-2#details"><strong>Aux thunes, citoyennes ! Paris 2</strong></a><strong> </strong>(avec Héloïse Bolle et Insaff El Hassini) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/vous-etes-unique-montrez-le#details"><strong>Vous êtes unique, montrez-le !</strong></a> (avec Aurélie Cerffond) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ma-juste-valeur-negocier-sa-remuneration#details"><strong>Ma juste valeur : négocier sa rémunération</strong></a> (avec Insaff El Hassini) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/prendre-sa-place#details"><strong>Prendre sa place</strong></a> (avec Sandra Fillaudeau & Céline Alix)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une#details"><strong>Merci mais non merci, j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (avec Céline Alix) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/femmes-reseaux-et-entrepreneuriat</link><guid isPermaLink="false">substack:post:136797761</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 14 Sep 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/136797761/ba3f83d908c0e682df101fb0b121b7ca.mp3" length="32462382" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2705</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/136797761/bf48096c92c1c6cbeb761f87294997fb.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les startups, c'est fini ?]]></title><description><![CDATA[<p>Bonne rentrée à tous ! Nous sommes heureux de démarrer cette nouvelle saison de <em>Nouveau Départ</em> avec un podcast “À deux voix” 😊 </p><p>Cette semaine, nous posons une question qui vous étonnera peut-être : <strong>est-ce bientôt la fin des startups ?</strong> Nous vivons indéniablement un tournant qui marque la fin des années 2010. Notre économie entre dans une nouvelle phase… dans laquelle les startups deviendront probablement marginales. C’est bien la fin d’une ère !</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons :</strong></p><p>* De la définition d’une startup, notamment celle de Steve Blank ;</p><p>* Des vraies et des “fausses” startups ; </p><p>* Des paradigmes techno-économiques (Carlota Perez) ; </p><p>* Des évolutions récentes de notre économie ; </p><p>* De la phase de consolidation qui a débuté ; </p><p>* Du télétravail dans les startups ; </p><p>* De la fin du modèle du campus façon Silicon Valley ;</p><p>* Du backlash contre les startups ; </p><p>* Du fait que les gens se divisent en 3 catégories dans leur vision des startups ;</p><p>* De l’entrepreneuriat et des grandes entreprises…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/web3-and-futur-du-travail#details"><strong>Web3 & Futur du Travail</strong></a> (avec Flavie Prevot) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lia-et-lavenir-du-travail#details"><strong>L’IA et l’avenir du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> </strong>🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-startups-cest-fini</link><guid isPermaLink="false">substack:post:136796916</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 07 Sep 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/136796916/c21830fbba993f4ba2e3cca520348f9e.mp3" length="49285868" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3080</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/136796916/a4f1b9464b7f4b7881a4194b278e65a9.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Maternité : Place à l'ambivalence !]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> est le quatrième épisode de notre série de podcasts intitulée <em>Places à prendre</em>. <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/celine-alix-aa28235/?originalSubdomain=fr">Céline Alix</a>, <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/sandra-fillaudeau-23947ba/">Sandra Fillaudeau</a> et moi discutons à trois voix de la question de l’ambivalence autour de la maternité, en nous demandant si elle avait plus de place, si elle était plus audible, aujourd’hui. Nos dernières lectures, visites d’expos et écoutes de podcasts ont nourri ces échanges… </p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Céline et Sandra :</strong></p><p>* De la représentation plus réaliste de la maternité (en particulier l’accouchement dans la peinture ) ;</p><p>* Du livre <a target="_blank" href="https://www.harpercollins.com/products/screaming-on-the-inside-jessica-grose"><em>Screaming on the Inside</em></a><a target="_blank" href="https://www.harpercollins.com/products/screaming-on-the-inside-jessica-grose"> de Jessica Grose</a>, qui évoque l’insoutenabilité du rôle des mères aux Etats-Unis (analyse très transposable dans d’autres cultures, malgré les spécificités du contexte américain) ;</p><p>* Du lien d’attachement et des recherches d’une mère pour comprendre comment l’amour qu’elle porte à sa fille peut coexister avec des émotions plus inconfortables comme l’agacement, l’impatience, la colère, à travers le livre <a target="_blank" href="https://www.bethanysaltman.com/strange-situation"><em>Strange Situation</em></a><a target="_blank" href="https://www.bethanysaltman.com/strange-situation"> de Bethany Saltman</a> ;</p><p>* De l’idéalisation du lien mère-enfant et la pression induite par la famille nucléaire moderne occidentale telle que nous la connaissons…</p><p>Bonne écoute !</p><p>Les autres ressources mentionnées dans l’épisode :</p><p>* Les artistes évoquées par Céline : <a target="_blank" href="https://palaisdetokyo.com/personne/miriam-cahn/">au Palais de Tokyo</a> et <a target="_blank" href="https://www.centrepompidou.fr/fr/programme/agenda/evenement/JonpUmK">au Centre Pompidou</a></p><p>* Le livre <a target="_blank" href="https://www.editionsleduc.com/produit/2579/9791028521592/chasseur-cueilleur-parent"><em>Chasseur, Cueilleur, Parent</em></a> évoqué par Sandra </p><p>Cet épisode de “Places à prendre” revient sur des thèmes que j’ai abordés avec plusieurs de mes invités <em>Nouveau Départ</em>. Pour aller plus loin, je vous invite à (re)découvrir les podcasts suivants :</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-naissance-sous-toutes-les-coutures#details"><strong>La naissance sous toutes les coutures</strong></a> (avec Dr Agnès Gepner)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle#details"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (avec Mathilde Ramadier)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du#details"><strong>La grossesse, nouvelle frontière du féminisme</strong></a> (avec Judith Aquien)</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/maternite-place-a-lambivalence</link><guid isPermaLink="false">substack:post:131240370</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Fri, 30 Jun 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/131240370/e73227fadc70d26ad3b3aefd792d05e0.mp3" length="37801615" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2363</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/131240370/77b61b9367bcb038a08929dc8f61d302.jpg"/></item><item><title><![CDATA[De plus en plus stressés au travail ]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est<em> </em>consacré au stress au travail. Toutes les études le montrent : nous sommes de plus en plus stressés au travail.  Pour en parler, je reçois <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/lionel-pages-60ba8366/"><strong>Lionel Pages</strong></a>. Aujourd’hui conférencier, expert <a target="_blank" href="https://www.apm.fr/">APM</a> et CEO d’<a target="_blank" href="https://actistress.com/fr/">Actistress</a>, une société dont l’objet est d’aider les dirigeants à lutter contre le mauvais stress, Lionel a d’abord été ostéopathe pendant 27 ans. </p><p><em>Face au stress, on se trompe depuis trop longtemps en s’appuyant exclusivement sur les médicaments, la psychologie ou les coachs. Le stress est physiologique et s’adresse d’abord au corps ! </em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Lionel  :</strong></p><p>* De son parcours : d’ostéopathe à chef d’entreprise ;</p><p>* Du stress et de l’illusion qu’on le “gère” ;</p><p>* De la préparation des militaires et des athlètes ;</p><p>* De l’homéostasie et de l’allostasie ;</p><p>* De la “psychologisation” du stress ;</p><p>* Du corps au travail ;</p><p>* Du mauvais stress ;</p><p>* Des signes qui ne trompent pas ;</p><p>* De nos usages numériques ;</p><p>* De la contagiosité du stress ;</p><p>* Des travailleurs indépendants ;</p><p>* De posture managériale …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lia-et-lavenir-du-travail#details"><strong>L’IA et l’avenir du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-syndrome-du-wonderparent#details"><strong>Le syndrome du wonderparent</strong></a> (avec Anne Peymirat) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/que-faire-contre-le-harcelement-au#details"><strong>Que faire contre le harcèlement au travail ?</strong></a> (avec Élise Fabing) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-que-devient-la-frontiere#details"><strong>Travail : que devient la frontière pro / perso</strong></a> (avec Samuel Durand) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-la-productivite#details"><strong>En finir avec la productivité</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/teletravail-le-bon-environnement#details"><strong>Télétravail : le bon environnement</strong></a> (avec Fabienne Broucaret)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-la-culture-dentreprise#details"><strong>Qu’est-ce que la culture d’entreprise ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/de-plus-en-plus-stresses-au-travail</link><guid isPermaLink="false">substack:post:121816189</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 22 Jun 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/121816189/4c578e471cd899d9dd66d9d2659d097c.mp3" length="29799151" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2483</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/121816189/cf80b1b72421d196bd6f4ee4f739922a.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Et vous, êtes-vous féministe ?]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.lauralesueur.com/"><strong>Laura Lesueur</strong></a>, conférencière et créatrice du <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/legend-ladies/id1516765104">podcast Legend Ladies</a>, qui traite de l’ambition féminine et du féminisme dans sa pluralité. Dans son <a target="_blank" href="https://www.fnac.com/a17479501/Laura-Lesueur-Manifeste-contre-le-feminisme-radical-et-pour-un-feminisme-eclaire"><em>Manifeste contre le féminisme radical et pour un féminisme éclairé</em></a> (Le Cherche Midi, 2023), Laura insiste sur le fait qu’il faut inclure les hommes dans le féminisme.</p><p><em>Rappelons que ce n’est pas parce qu’on est un homme blanc de plus de cinquante ans qu’on doit être automatiquement regardé comme si on avait vendu ses voisins et leurs enfants à la Gestapo (…) Un tabou s’est abattu comme une chape de plomb sur ce que les hommes ont ou n’ont pas le droit de dire au sujet du féminisme. Quel est l’objectif ? Développer chez eux un syndrome de l’imposteur sur la question ?</em> (Laura Lesueur)</p><p><em>Et vous, êtes-vous féministe ? </em><em>« Oui, mais … » « Non, pas vraiment, mais … » « Féministe, pas du tout ! » « Évidemment, nous le sommes toutes ! » </em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Laura :</strong></p><p>* De son parcours, de tout ce qui l’a amenée à prendre la parole sur l’ambition ;</p><p>* Du féminisme <em>contre</em> et du féminisme <em>pour</em> ;</p><p>* Du féminisme <em>avec</em> et <em>sans</em> les hommes ;</p><p>* De la radicalité dans les médias ;</p><p>* De la fenêtre d’Overton et des femmes trollées ;</p><p>* De la non mixité et des <em>safe spaces</em> ;</p><p>* De la pluralité des définitions de l’<em>ambition</em> ;</p><p>* De l’argent et du pouvoir comme moyens ;</p><p>* De l’entrepreneuriat et du salariat ;</p><p>* Du verbe <em>oser</em> ;</p><p>* De la vision déterministe et du “yakafokon” …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambition-na-pas-dage#details"><strong>L’ambition n’a pas d’âge</strong></a> (avec Frédérique Cintrat) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/aux-thunes-citoyennes-partie-1#details"><strong>Aux thunes, citoyennes ! Partie 1</strong></a><strong> </strong>(avec Héloïse Bolle et Insaff El Hassini) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/vous-etes-unique-montrez-le#details"><strong>Vous êtes unique, montrez-le !</strong></a> (avec Aurélie Cerffond) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ma-juste-valeur-negocier-sa-remuneration#details"><strong>Ma juste valeur : négocier sa rémunération</strong></a> (avec Insaff El Hassini) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/prendre-sa-place#details"><strong>Prendre sa place</strong></a> (avec Sandra Fillaudeau & Céline Alix)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une#details"><strong>Merci mais non merci, j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (avec Céline Alix) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/et-vous-etes-vous-feministe</link><guid isPermaLink="false">substack:post:117194939</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Fri, 16 Jun 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/117194939/d8eb260293c91544db54c7b32f469095.mp3" length="39063109" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3255</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/117194939/f1411fd88cd41108e12f1fdb5c8b99d2.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Mode et travail : aucun style n'est neutre]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine parle <strong>de travail et de mode vestimentaire</strong>, avec <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/authors/pauline-rochart"><strong>Pauline Rochart</strong></a>, experte au <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/le-lab">Lab de Welcome to the Jungle</a>. Du point de vue social, corporel et économique, aucun style vestimentaire n’est neutre !</p><p><em>Pauline et moi ne sommes pas franchement des influenceuses en matière de mode. Moi, je mets toujours le même jean. Pauline s’habille chez Promod depuis 2001. Pourtant, la mode et ses enjeux sociaux, culturels, économiques au travail, ça nous intéresse énormément </em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Pauline :</strong></p><p>* Des uniformes au travail ;</p><p>* De la “cognition habillée” ;</p><p>* De la maîtrise des codes sociaux associés aux vêtements ;</p><p>* De l’impact de la pandémie : confort et confusion ;</p><p>* De la mode Silicon Valley et de Patagonia ;</p><p>* Du minimalisme chic et du “Quiet Luxury” ;</p><p>* Du marqueur social que représentent les tendances écolo ;</p><p>* De Shein et de Vinted ;</p><p>* De l’évolution des emplois dans la mode ;</p><p>* Des femmes qui ne sont jamais tranquilles en matière d’habillement ;</p><p>* Des différences culturelles et du langage vestimentaire ;</p><p>* Des femmes de pouvoir qui portent l’uniforme masculin ;</p><p>* De Dunkerque et de Munich ;</p><p>* Du fait que revendiquer l’absence de style est un signe de pouvoir ;</p><p>* Du vieillissement et d’une certaine libération …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-sociologie-de-lexperience#details"><strong>Travail : sociologie de l'expérience</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Pauline Rochart) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-masculinites-au-travail#details"><strong>Les masculinités au travail</strong></a> (avec Haude Rivoal) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-que-devient-la-frontiere#details"><strong>Travail : que devient la frontière pro / perso ?</strong></a> (avec Samuel Durand) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (avec Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ces-20-de-diplomes-qui-se-detachent#details"><strong>Ces 20% de diplômés qui se détachent</strong></a> (avec Jean-Laurent Cassely) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/diversite-en-entreprise-progres-ou#details"><strong>Diversité en entreprise : progrès ou pas progrès ?</strong></a> (avec Caroline Chavier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sociologie-du-vieillissement#details"><strong>Sociologie du vieillissement</strong></a> (avec Mélissa-Asli Petit) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/qui-a-peur-des-vieilles-#details"><strong>Qui a peur des vieilles ?</strong></a> (avec Marie Charrel) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-robe-une-histoire-culturelle#details"><strong>La robe. Une histoire culturelle</strong></a> (note de lecture) 👀</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/normes-vestimentaires-et-mancipation#details"><strong>Normes vestimentaires et émancipation</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lapparition-libratrice-des-cheveux#details"><strong>L’apparition libératrice des cheveux gris</strong></a> (édito) 👀</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/mode-et-travail-aucun-style-nest</link><guid isPermaLink="false">substack:post:125534857</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 08 Jun 2023 04:00:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/125534857/558487a786439a74bf826982477616ec.mp3" length="37903591" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3159</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/125534857/73f1cb58fe386a2c405d4b1a2a4c07c7.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le suicide de l'espèce]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine parle de santé, d’environnement et d’économie. Dans un ouvrage éclairant intitulé <a target="_blank" href="http://www.denoel.fr/Catalogue/DENOEL/Document/Le-Suicide-de-l-espece"><strong><em>Le Suicide de l’espèce</em></strong></a> (Éditions Denoël, 2023), <strong>Dr Jean-David Zeitoun</strong> explique comment les activités humaines produisent de plus en plus de maladies et pourquoi nous devrions mieux réguler les industries responsables de l’offre de risques (industries fossiles, chimie, agro-alimentaire…). </p><p>Les dépenses engendrées par les maladies (dont les cancers et les maladies cardio-vasculaires) augmentent plus vite que l’économie mondiale. Pour la première fois depuis deux siècles, les progrès épidémiologiques pourraient être en train de s’inverser… </p><p><em>Dans l’économie pathogène, les prix mentent car ils ne contiennent pas les dépenses supplémentaires qu’ils provoquent. S’ils disaient la vérité, ils augmenteraient dans des proportions qui rendraient les produits toxiques suspects voire inabordables. La réalité est que les entreprises pathogènes vendent leurs produits pas cher parce qu’elles n’assument pas le coût des dommages qu’elles imposent à la société. Dans le langage des économistes, elles n’internalisent pas leurs externalités. </em></p><p><em>Les mêmes mécanismes à l’origine de la pollution et des maladies métaboliques sont en train de générer d’autres risques, comme le changement du climat et l’émergence des microbes. (</em>Jean-David Zeitoun<em>, Le Suicide de l’espèce)</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Jean-David  :</strong></p><p>* De la genèse de son livre ;</p><p>* De l’espérance de vie et de tous les autres indicateurs de la santé ;</p><p>* Des risques environnementaux, comportementaux et métaboliques ;</p><p>* Des pathologies en croissance ;</p><p>* De la chimie et des perturbateurs endocriniens ;</p><p>* De l’obésité ;</p><p>* De l’industrie alimentaire, l’erreur du <em>low fat</em>, le fructose et les aliments ultra-transformés ;</p><p>* De l’épidémiologie populaire ;</p><p>* De la dépendance et de l’élasticité-prix ;</p><p>* Du Nutella ;</p><p>* Des morts du désespoir et de la crise des opiacés aux États-Unis ;</p><p>* Du rôle joué par les écrans et les réseaux sociaux, et pourquoi il a choisi de ne pas l’aborder dans son livre ;</p><p>* Du suicide et de sa « version lente » ;</p><p>* Du <em>biopouvoir</em> positif et négatif ;</p><p>* Du lien entre transition épidémiologique et transition environnementale …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-naissance-sous-toutes-les-coutures#details"><strong>La naissance sous toutes les coutures</strong></a> (avec Dr Agnès Gepner) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-etats-unis-une-nation-de-drogues#details"><strong>Les États-Unis : une nation de drogués ?</strong></a> (Conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-suicide-de-lespece</link><guid isPermaLink="false">substack:post:123332083</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 25 May 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/123332083/789d27636d677d1a4a0bb0bf77fb0e6f.mp3" length="35803347" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2984</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/123332083/eeeff4c0c53d64871a5123dd2a6d9269.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les fonctionnaires et l'argent]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est<em> </em>consacré à l’argent des fonctionnaires. Entre tabou et complexité, l’argent est un sujet peu ou mal traité à propos de la fonction publique. On parle de grandes masses salariales présentées comme des “charges”… et peu des rémunérations individuelles qu’elles cachent. Pour parler de ce sujet, j’ai invité <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/ccador/?original_referer=https%3A%2F%2Fwww%2Egoogle%2Ecom%2F&#38;originalSubdomain=fr"><strong>Charlotte Cador</strong></a>. </p><p>Après un parcours dans la fonction publique, où elle s’est penchée sur l’aspect RH de la fonction publique, Charlotte est devenue coach et consultante en accompagnement au changement. Elle exerce son métier auprès de clients privés et publics. </p><p><em>La fonction publique, c’est 5,6 millions de paies ! Quel employeur privé peut se targuer de gérer autant de paies aussi bien ?</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Charlotte :</strong></p><p>* Du tabou de l’argent chez les fonctionnaires ;</p><p>* Des grades et des échelons ;</p><p>* De la réalité contrastée de l’emploi dans la fonction publique (3 fonctions publiques / fonctionnaires et contractuels) ;</p><p>* De la machine RH de l’État ;</p><p>* De la paupérisation relative des agents publics ;</p><p>* De la mise en place d’une politique de rémunération par métiers au sein de la Direction interministérielle du numérique ;</p><p>* De la marque employeur de l’État ;</p><p>* Des compétences en interne ou en externe et de l’affaire McKinsey ;</p><p>* De l’existence de certaines formes de négociation dans la fonction publique ;</p><p>* Des inégalités de genre dans la fonction publique …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ma-juste-valeur-negocier-sa-remuneration#details"><strong>Ma juste valeur : négocier sa rémunération</strong></a> (interview d’Insaff El Hassini, 4ème épisode de la série) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/suppression-de-lena-une-mesure-populiste#details"><strong>Suppression de l'ENA : une mesure populiste ?</strong></a><strong> </strong>(épisode “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-fonctionnaires-et-largent</link><guid isPermaLink="false">substack:post:113864040</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 11 May 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/113864040/e67bc80cc9e84b89348caf8e2a275727.mp3" length="49558067" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4130</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/113864040/a6cd03641bd6072351b851644e18d95f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Aux thunes, citoyennes ! Partie 2]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est la seconde partie de notre double interview avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/h%C3%A9lo%C3%AFse-bolle-oseille-et-compagnie/?originalSubdomain=fr"><strong>Héloïse Bolle</strong></a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/insaff-el-hassini-92712717/"><strong>Insaff El Hassini</strong></a><strong> </strong>dans la série <em>“L’argent, ça s’apprend”</em>. Les autrices de <a target="_blank" href="https://www.editionsleduc.com/produit/3035/9782379353147/aux-thunes-citoyennes"><strong><em>Aux Thunes, citoyennes !</em></strong></a><em> (📚 </em>« manuel d’action de la liberté financière des femmes », Alisio, 2023) y <strong>parlent d’épargne, d’investissement et de risque</strong>.</p><p>Ce podcast avec Héloïse et Insaff est le 6ème de notre série<em>“L’argent, ça s’apprend”</em> avec des personnalités remarquables qui parlent d’argent sans tabou. C’est aussi la seconde partie de l’entretien débuté avec les deux femmes à l’épisode précédent. </p><p><strong>👉 </strong>Si vous avez manqué l’épisode précédent, le voici : <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/aux-thunes-citoyennes-partie-1#details"><strong>Aux thunes, citoyennes ! Partie 1</strong></a><strong> 🎧</strong></p><p><em>Pour en finir une bonne fois pour toutes avec le mythe du grand frisson. Si vous aviez de l’investissement en Bourse une vision faite d’émotions fortes et d’adrénaline, vous vous trompez. On peut investir sans transpirer devant un écran, sans être sous l’emprise de la cocaïne, sans avoir deux écouteurs téléphoniques dans la même oreille. Vous n’allez pas passer votre temps à acheter et vendre des titres. C’est même pour cette raison que les performances financières des femmes sont plus élevées de 0,4 points que celles des hommes: elles passent deux fois moins d’ordres qu’eux, et dépensent donc deux fois moins en frais de courtage. </em>(<a target="_blank" href="https://www.editionsleduc.com/produit/3035/9782379353147/aux-thunes-citoyennes"><em>Aux Thunes, citoyennes !</em></a>)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Héloïse et Insaff :</strong></p><p>* De l’épargne ;</p><p>* Des différentes méthodes pour épargner ;</p><p>* Des placements ;</p><p>* De l’investissement immobilier ;</p><p>* De l’arbitrage entre gratification immédiate et gratification différée ;</p><p>* Des questions à se poser quant à sa résidence principale ;</p><p>* De l’investissement financier ;</p><p>* De l’investissement “en charentaises” ;</p><p>* Du rapport à l’argent hérité …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/aux-thunes-citoyennes-partie-1#details"><strong>Aux thunes, citoyennes ! Partie 1</strong></a><strong> </strong>(interview d’Insaff El Hassini & Héloïse Bolle, 5ème épisode de la série “L’argent, ça s’apprend”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ma-juste-valeur-negocier-sa-remuneration#details"><strong>Ma juste valeur : négocier sa rémunération</strong></a> (interview d’Insaff El Hassini, 4ème épisode de la série) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/investir-cest-punk#details"><strong>Investir, c’est punk</strong></a> (interview de Clara Moley, 3ème épisode de la série) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/mon-budget-bento?s=w#details"><strong>Mon Budget Bento</strong></a><strong> </strong>(interview de Maeva, 2ème épisode de la série) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/leffet-snowball?s=w"><strong>L’effet Snowball</strong></a> (interview de Yohann Lopez, premier épisode de la série) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Actualité</strong></p><p><strong>⛰️ Laetitia et Samuel Durand organisent </strong><a target="_blank" href="https://www.paat.ch/paatch/rando-boulot-dodo"><strong>un séjour RANDO BOULOT DODO</strong></a><strong> : du 18 au 21 mai dans les Alpes, future of work et randonnée pour réfléchir aux transformations à l'œuvre. </strong><a target="_blank" href="https://www.paat.ch/paatch/rando-boulot-dodo"><strong>Il reste DEUX PLACES. Venez !</strong></a></p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/aux-thunes-citoyennes-partie-2</link><guid isPermaLink="false">substack:post:104044192</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 27 Apr 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/104044192/0e6246196bfbbf8b8d7bd9858815d1ed.mp3" length="50619791" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4218</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/104044192/305ab0707e73b41db7b26a0f920767e5.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'IA et l'avenir du travail]]></title><description><![CDATA[<p>Notre format <em>Nouveau Départ</em> “À deux voix” est de retour après une longue absence 😊 Cette semaine, avec Nicolas, nous avons voulu prendre un peu de recul (si tant est que cela soit possible !) sur les débats qui entourent <strong>l’impact de chatGPT et les outils d’IA sur le travail, l’emploi, la productivité</strong>… </p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Nicolas :</strong></p><p>* Du débat “classique” sur le progrès technique et l’emploi ;</p><p>* De leçons des <em>Luddites</em> et de la révolution du textile ;</p><p>* Des tâches et des emplois ;</p><p>* Du “fossé exponentiel” induit par le <em>machine learning</em> ;</p><p>* De “tournant” (Laetitia) et de “continuité” (Nicolas) ;</p><p>* De Sam Altman et OpenAI ;</p><p>* Du tsunami de contenus qui s’abat sur nous  ;</p><p>* Du sort des créateurs (<em>copywriters</em>, illustrateurs et graphistes) ;</p><p>* De notre propre utilisation de chatGPT ;</p><p>* Du secteur de la santé ;</p><p>* De productivité et de créativité ;</p><p>* Des <em>insiders</em> (salariés “complétés” par l’IA) et des <em>outsiders</em> (freelances parfois “remplacés”) ;</p><p>* Du travail des développeurs ;</p><p>* Du <em>Mechanical Turk</em> inversé ;</p><p>* Des débats sur la protection des données, les droits d’auteurs, le pillage du travail des autres et l’interdiction (difficile) à l’échelle d’un pays ;</p><p>* Du grand avenir du métier d’avocat face à la démultiplication des litiges potentiels ;</p><p>* Des gourous et prospectivistes qui produisent des prédictions en série…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/web3-and-futur-du-travail#details"><strong>Web3 & Futur du Travail</strong></a> (avec Flavie Prevot) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-naissance-sous-toutes-les-coutures#details"><strong>La naissance sous toutes les coutures</strong></a> (et l'innovation dans le monde médical) (avec Agnès Gepner) 🎧 </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/grande-demission-et-avenir-du-travail#details"><strong>Grande démission et avenir du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation"À deux voix")<strong> </strong>🎧<strong> </strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/attention-au-fosse-exponentiel-#details"><strong>Attention au “fossé exponentiel”</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-la-productivite#details"><strong>En finir avec la productivité</strong></a> (conversation"À deux voix") 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/lia-et-lavenir-du-travail</link><guid isPermaLink="false">substack:post:115359859</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 20 Apr 2023 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/115359859/89773589a8c1de1e7689d8c4b3fe2a4e.mp3" length="87946576" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4397</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/115359859/c2ee126bc93e672bb84cff7075e7438b.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le syndrome du wonderparent]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview d’<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/anne-delacroix-peymirat-b347581/?originalSubdomain=fr"><strong>Anne Peymirat</strong></a>, coach parentale et autrice d’un livre paru en 2023 chez Payot, <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/le-syndrome-du-wonderparent-9782228932264"><strong><em>Le syndrome du wonderparent. Travailler comme si on n’avait pas d’enfants et élever nos enfants comme si on n’avait pas de travail</em></strong></a> 📚 Dans cet épisode, nous parlons de parentalité active, du mythe du wonderparent et des pistes pour faire baisser la pression. </p><p><em>Le problème est systémique : tant que la société n’aura pas effectivement muté vers un modèle intégrant pleinement l’égalité hommes-femmes et notamment l’arrivée sur le marché du travail — et sa corrélation naturelle : leur désertion de la sphère domestique —, on ne pourra espérer une vie supportable pour les parents actifs.</em> (Anne Peymirat, <em>Le syndrome du wonderparent</em>)</p><p><em>Les progrès des droits des femmes sont réjouissants, mais ils auraient dû engendrer une transformation profonde de nos modes de vie, notamment parce qu’on ne peut pas être à la fois à la maison et au travail tel que ce dernier se pratique aujourd’hui. La « désertion » de la sphère domestique par les femmes n’a été nullement contrebalancée : les parents ont juste dû faire deux journées en une.</em> (Anne Peymirat, <em>Le syndrome du wonderparent</em>)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Anne :</strong></p><p>* De son parcours, du conseil chez Accenture au « conseil parental » ;</p><p>* Du mythe du wonderparent ;</p><p>* Des emplois de la révolution industrielle à nos jours ;</p><p>* Des exigences croissantes de la parentalité ;</p><p>* De la famille nucléaire et du cercle élargi ;</p><p>* De <em>calmer parenting</em> : l’attention, les compliments descriptifs et l’écoute empathique ;</p><p>* De la question des écrans dans la vie des familles ;</p><p>* De la « révolution de la parentalité active » qu’elle appelle de ses voeux …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-naissance-sous-toutes-les-coutures#details"><strong>La naissance sous toutes les coutures</strong></a> (avec Agnès Gepner)  🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle#details"><strong>La pénalité maternelle</strong></a><strong> </strong>(avec Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du#details"><strong>La grossesse : nouvelle frontière du féminisme</strong></a><strong> </strong>(avec Judith Aquien) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-femmes-les-jeunes-et-les-enfants#details"><strong>Les femmes, les jeunes et les enfants d’abord</strong></a> (avec Bruno Palier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/reflexions-sur-le-menage#details"><strong>Réflexions sur le ménage</strong></a> (“À deux voix” avec Nicolas & Laetitia) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-syndrome-du-wonderparent</link><guid isPermaLink="false">substack:post:108166742</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 23 Mar 2023 07:06:50 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/108166742/2c9a80e73b7d72f0493d52495ee84113.mp3" length="38755283" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3230</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/108166742/1ec3625f8af0d34b8679b9be10d91a82.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La naissance sous toutes les coutures]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview d’<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/agn%C3%A8s-gepner-2a0330a1/?originalSubdomain=fr"><strong>Agnès Gepner</strong></a>, <strong>médecin et entrepreneur. </strong>Anesthésiste dans une maternité, elle est aussi directrice médicale dans une startup. <strong>Cet épisode traite des sujets de la naissance, de la maternité et de leur accompagnement médical</strong>. </p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Agnès :</strong></p><p>* De son parcours de médecin et de ses multiples pivots de carrière ;</p><p>* De l’entrepreneuriat dans le domaine médical ;</p><p>* De l’histoire de l’obstétrique, des changements culturels et avancées médicales ;</p><p>* De mortalité infantile et maternelle ;</p><p>* De la péridurale ;</p><p>* De la standardisation de l’accouchement ;</p><p>* De la “lutte des classes” dans les maternités ;</p><p>* Des progrès rêvés ;</p><p>* Du désir d’enfants et son absence …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle#details"><strong>La pénalité maternelle</strong></a><strong> </strong>(avec Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du#details"><strong>La grossesse : nouvelle frontière du féminisme</strong></a><strong> </strong>(avec Judith Aquien) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-femmes-les-jeunes-et-les-enfants#details"><strong>Les femmes, les jeunes et les enfants d’abord</strong></a> (avec Bruno Palier) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-naissance-sous-toutes-les-coutures</link><guid isPermaLink="false">substack:post:103063827</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 02 Mar 2023 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/103063827/d8c07a7dd8ca89b93b90bc7d4fa23179.mp3" length="40659296" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3388</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/103063827/f4001920c7cbab02bc08feb55af98bf3.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'ambition n'a pas d'âge]]></title><description><![CDATA[<p>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/frederiquecintrat/?originalSubdomain=fr"><strong>Frédérique Cintrat</strong></a><strong>. </strong>Consultante en <em>“silver écocomie”</em> après une carrière dans l’assurance, elle s’est penchée pendant des années sur le sujet de l’ambition. Son livre, <a target="_blank" href="https://www.dunod.com/entreprise-et-economie/re-entreprendre-sa-vie-apres-50-ans-parce-que-ambition-femmes-n-pas-d-age#:~:text=Pr%C3%A9sentation%20du%20livre&#38;text=la%20prise%20de-,conscience%20du%20temps%20qui%20passe.,au%20mieux%20cette%20nouvelle%20p%C3%A9riode."><strong><em>Ré-entreprendre sa vie après 50 ans</em></strong></a> est sorti chez Dunod en 2023. <strong>L’ambition n’a pas d’âge. La cinquantaine peut être un nouveau départ.</strong></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Frédérique :</strong></p><p>* De son parcours, sa carrière et ses tournants ;</p><p>* Des quinquados ;</p><p>* Du contraste entre l’image que l’on se fait des quinquas et la réalité ;</p><p>* De l’ambition sous toutes ses formes ;</p><p>* Des transitions et phases de la vie ;</p><p>* De la génération “sandwich” et du “nid vide” ;</p><p>* De l’entrepreneuriat des “séniors” ;</p><p>* Des conseils pour les trentenaires et quarantenaires …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/prendre-sa-place#details"><strong>Prendre sa place</strong></a><strong> </strong>(épisode 1 de notre série “Places à prendre” avec Laetitia, Céline Alix et Sandra Fillaudeau)<strong> </strong> 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/vous-etes-unique-montrez-le#details"><strong>Vous êtes unique, montrez-le !</strong></a> (avec Aurélie Cerffond) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/vieille-cest-a-quelle-heure-#details"><strong>Vieille, c’est à quelle heure ?</strong></a> (avec Sophie Dancourt) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sociologie-du-vieillissement#details"><strong>Sociologie du vieillissement</strong></a> (avec Mélissa-Asli Petit) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins#details"><strong>Couples à double carrière</strong></a><strong> </strong>(avec Anne-Cécile Sarfati) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/qui-a-peur-des-vieilles-#details"><strong>Qui a peur des vieilles ?</strong></a> (avec Marie Charrel) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/lambition-na-pas-dage</link><guid isPermaLink="false">substack:post:103063347</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 23 Feb 2023 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/103063347/054aee7d8ba7cea9e591bd25465d4a1d.mp3" length="37488562" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3124</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/103063347/e81d41a619369b4ed39331471975d0ea.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Aux thunes, citoyennes ! Partie 1]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une double interview qui poursuit notre série “L’argent, ça s’apprend”. Je reçois <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/h%C3%A9lo%C3%AFse-bolle-oseille-et-compagnie/?originalSubdomain=fr"><strong>Héloïse Bolle</strong></a> et <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/insaff-el-hassini-92712717/"><strong>Insaff El Hassini</strong></a><strong>.</strong> Ensemble, elles ont écrit le livre <a target="_blank" href="https://www.editionsleduc.com/produit/3035/9782379353147/aux-thunes-citoyennes"><em>Aux Thunes, citoyennes !</em></a><em> 📚 </em>un « manuel d’action de la liberté financière des femmes » (Alisio, 2023). Cette interview sera complétée dans quelques semaines par une deuxième partie.</p><p>* Juriste spécialisée en droit des marchés financiers, Insaff est aussi experte et coach en négociation de rémunération. Elle anime le podcast <a target="_blank" href="https://www.majustevaleur.com/podcast"><strong>Ma Juste Valeur</strong></a><strong>.</strong></p><p>* Ancienne journaliste économique, Héloïse dirige <a target="_blank" href="https://www.oseilleetcompagnie.com/"><strong>Oseille & Compagnie</strong></a>, une société de conseil financier. Elle rédige la newsletter <a target="_blank" href="https://www.oseilleetcompagnie.com/"><strong>Prends l’oseille</strong></a>.</p><p>Ce podcast avec Héloïse et Insaff est le 5ème de notre série<em>“L’argent, ça s’apprend”</em> avec des personnalités remarquables qui parlent d’argent sans tabou.</p><p><em>Ni Cruella, ni Princesse Sarah. Les femmes grandissent avec cette idée qu’elles n’ont le choix qu’entre deux options. Soit elles sont sans coeur et intéressées, façon Cruella. Elles sont prêtes à tuer soeurs, collègues et mari pour gravir les échelons (et accessoirement, s’en faire la doublure de leurs manteaux). Soit elles sont les gourdes dont tout le monde profite jusqu’à l’épuisement. Voyez cette pauvre Princesse Sarah exploitée, humiliée, rabaissée, traitée comme une serpillière et obligée de faire ami-ami avec les souris de sa mansarde.</em> (<a target="_blank" href="https://www.editionsleduc.com/produit/3035/9782379353147/aux-thunes-citoyennes"><em>Aux Thunes, citoyennes !</em></a>)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Héloïse et Insaff :</strong></p><p>* De leur rencontre et de la genèse de leur livre ;</p><p>* De « juste valeur » au travail ;</p><p>* De l’entrepreneuriat féminin ;</p><p>* Des fonctionnaires ;</p><p>* De l’impact du travail domestique sur les finances des femmes ;</p><p>* Du budget …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ma-juste-valeur-negocier-sa-remuneration#details"><strong>Ma juste valeur : négocier sa rémunération</strong></a> (interview d’Insaff El Hassini, 4ème épisode de la série) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/investir-cest-punk#details"><strong>Investir, c’est punk</strong></a> (interview de Clara Moley, 3ème épisode de la série) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/mon-budget-bento?s=w#details"><strong>Mon Budget Bento</strong></a><strong> </strong>(interview de Maeva, 2ème épisode de la série) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/leffet-snowball?s=w"><strong>L’effet Snowball</strong></a> (interview de Yohann Lopez, premier épisode de la série “L’argent, ça s’apprend”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins?s=w"><strong>Couples à double carrière : les freins & les clés</strong></a> (interview d’Anne-Cécile Sarfati) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/vous-etes-unique-montrez-le#details"><strong>Vous êtes unique, montrez-le !</strong></a> (interview de Aurélie Cerffond) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/aux-thunes-citoyennes-partie-1</link><guid isPermaLink="false">substack:post:99790086</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 16 Feb 2023 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/99790086/64f04af9d30b25a91a957042b2cbebfb.mp3" length="43522847" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3627</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/99790086/dd546ac64d9964f28473666252f35b65.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Web3 & Futur du Travail]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/flavieprevot/?locale=en_US"><strong>Flavie Prevot</strong></a>, entrepreneuse, podcasteuse (<a target="_blank" href="https://www.leboard.fr/"><strong>Le Board</strong></a>) et experte du Web3. Ce terme un peu flou désigne le rêve d’un web décentralisé exploitant la blockchain (et proposant des univers virtuels enrichis dont le fameux métavers). Le Web3 traverse une crise aujourd’hui. Mais Flavie en est convaincue : <strong>il y a des applications enthousiasmantes du Web3 dans le monde du travail</strong>. </p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Flavie :</strong></p><p>* De son parcours : reconversions et casquettes multiples ;</p><p>* De ce que recouvre l’expression “Web3” ;</p><p>* De la crise qui le frappe aujourd’hui ;</p><p>* De la philosophie du Web3 ;</p><p>* Des boys clubs et de la “culture Bro” qui rendent cet univers si peu accessible ;</p><p>* D’un avenir du travail fragmenté et décentralisé ; </p><p>* Des DAOs et des NFTs (elle explique tout ça de manière limpide !) ; </p><p>* Des espaces virtuels au travail  …</p><p><a target="_blank" href="https://www.notion.so/fleetweb3/9f3f2e88f36441fd8dc7c25c8c43e0cf?v=b78cb50a30df47869a53e022ece246a0"><strong>La liste de Flavie (sur Notion) de toutes les ressources à ne pas manquer sur le Web3</strong></a> </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/vous-etes-unique-montrez-le#details"><strong>Vous êtes unique, montrez-le !</strong></a> (avec Aurélie Cerffond) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/attention-au-fosse-exponentiel-#details"><strong>Attention au “fossé exponentiel” !</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tout-sur-les-cryptos#details"><strong>Tout sur les cryptos</strong></a><strong> </strong>(avec Thibauld Favre) 🎧</p><p><strong>Cliquez </strong><a target="_blank" href="https://leboard.uncut.fm/nft/34359740209"><strong>ici</strong></a><strong> ou sur l’image ci-dessous pour collecter votre </strong><strong><em>token</em></strong><strong> LeBoard*NouveauDépart 👇</strong></p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 16 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/web3-and-futur-du-travail</link><guid isPermaLink="false">substack:post:98880274</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 02 Feb 2023 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/98880274/db792940ca28a5abb161e50630790fba.mp3" length="39489119" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3291</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/98880274/2724926332f1dda494d14d1769677b37.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Ce joyeux bazar de la double culture]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview d’<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/alexia-sena/"><strong>Alexia Sena</strong></a>, la créatrice de <a target="_blank" href="https://joyeuxbazarpodcast.com/"><strong><em>Joyeux Bazar</em></strong></a>, un média sur la double culture. Française et camerounaise, elle a fait <em>“d'incessants allers-retours émotionnels entre ces identités”</em> et veut aujourd’hui <em>“créer des espaces de parole apaisée et constructive sur la différence culturelle”</em>, notamment dans les entreprises.<em>Alors que les personnes morales (entreprises) parlent beaucoup de diversité et d'inclusion, les personnes physiques au sein de ces entreprises n’ont pas toujours d’espaces pour SE parler de ce sujet. C’est particulièrement vrai pour la diversité culturelle, sujet réputé clivant et délicat, devenu ainsi le « parent pauvre » des engagements RSE. </em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Alexia :</strong></p><p>* Des doubles cultures et de l’identité à la frontière ;</p><p>* De sa quête identitaire entre la France et le Cameroun ;</p><p>* Des chocs culturels ;</p><p>* Du caractère politique de ce qui peut sembler trivial ;</p><p>* De la politique du cheveu ;</p><p>* Des efforts de <em>“diversity and inclusion”</em> dans les entreprises ;</p><p>* De <em>diversity washing ;</em></p><p>* Des espaces de parole à créer …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/cherie-on-sexpatrie-#details"><strong>Chéri(e), on s'expatrie !</strong></a> (avec Alix Carnot) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/diversite-en-entreprise-progres-ou#details"><strong>Diversité en entreprise : progrès ou pas progrès ?</strong></a> (avec Caroline Chavier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/parler-plusieurs-langues-toujours#details"><strong>Parler plusieurs langues : toujours utiles ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/ce-joyeux-bazar-de-la-double-culture</link><guid isPermaLink="false">substack:post:86471214</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Fri, 25 Nov 2022 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/86471214/3ceb6db9f130117c69dda9723db7fd32.mp3" length="84462565" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3519</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/86471214/998b6fe511fd5d9f8353e3616c75a1b5.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Boys Clubs vs Serial Girls]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Martine_Delvaux"><strong>Martine Delvaux</strong></a>, autrice féministe québécoise, professeure de littérature à l’université du Québec à Montréal, essayiste et romancière. Cette année, j’ai dévoré deux essais fascinants, publiés en France chez Payot, <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16433968/Martine-Delvaux-Serial-girls#omnsearchpos=2"><strong><em>Serial Girls</em></strong></a><em> </em>et <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16163641/Martine-Delvaux-Le-boys-club#omnsearchpos=1"><strong><em>Le Boys Club</em></strong></a><em>. </em>Avec elle, nous parlons des filles en série et des boys clubs, entre l’Amérique et l’Europe.</p><p>Mais alors que les <em>filles</em> sont d’emblée réduites à leur apparence, à la figure esthétique qu’elles forment ensemble à des fins ornementales, mises en scène pour faire joli, l’uniformité des <em>boys</em> a à voir avec la défense de quelque chose — une valeur suprême, une nation, un pays, une religion, une langue, dans tous les cas une forme ou une autre de pouvoir auquel ils veulent avoir accès, aux côtés d’autres, comme eux. D’une part, la beauté. De l’autre, le pouvoir. (Martine Delvaux, <em>Le Boys Club</em>) </p><p>En 2012, je commençais mon analyse des <em>Filles en série</em> avec l’image de la Barbie (…) Malgré. les prudentes avancées de Mattel, aucune poupée racisée n’a encore déclassé la célèbre Barbie Malibu (…) Les différentes facettes de la beauté noire sont dénigrées, rabaissées en comparaison avec celles, institutionnalisées, de la blancheur. (Martine Delvaux, <em>Serial Girls</em>)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Martine :</strong></p><p>* De son parcours d’écrivaine, de chercheuse et de féministe entre le Québec et les États-Unis ;</p><p>* De la genèse des <em>Filles en série</em> et du <em>Boys Club</em> ;</p><p>* De son style d’écriture, entre fiction et non fiction, entre Culture et pop culture ;</p><p>* De Donald Trump, le <em>boy</em> bébé gonflable qui lui a inspiré <em>Le Boys Club</em> ;</p><p>* De la poupée Barbie et de la minceur ;</p><p>* Des <em>schtroumpfettes</em> et des <em>tokens</em>, ces rares femmes dans les <em>Boys Clubs</em> ;</p><p>* Du rôle de l’architecture dans la perpétuation des boys clubs ;</p><p>* De la peur qu’ont les femmes dans l’espace public ;</p><p>* De ses nouveaux livres et projets …</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/book-club-taf-laetitia-vitaud/articles/boys-club-hommes-sexisme-domination-virilite"><strong>Mon article sur </strong></a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/book-club-taf-laetitia-vitaud/articles/boys-club-hommes-sexisme-domination-virilite"><strong><em>Le Boys Club</em></strong></a> dans <em>Welcome to the Jungle 📰</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-revanche-des-musiciennes#details"><strong>La revanche des musiciennes</strong></a> (interview de Marina Chiche) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-revanche-des-autrices#details"><strong>La revanche des autrices</strong></a><strong> </strong>(interview de Julien Marsay) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-masculinites-au-travail#details"><strong>Les masculinités au travail</strong></a> (interview d’Haude Rivoal) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-plafond-de-verre-de-la-culture#details"><strong>Le plafond de verre de la culture</strong></a> (interview de Reine Prat) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-femme-prehistorique-gagne-a-etre"><strong>La femme préhistorique gagne à être connue</strong></a> (interview de Marylène Patou-Mathis) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/boys-clubs-vs-serial-girls</link><guid isPermaLink="false">substack:post:84728747</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 17 Nov 2022 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/84728747/01662d272b3609470f55d40247d01011.mp3" length="86198563" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3592</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/84728747/49f115e0e3391e6dc28352be6fa1b34a.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La revanche des musiciennes]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.marina-chiche.com/actualites-marina-chiche/"><strong>Marina Chiche</strong></a> 🎻 <strong>à propos des femmes dans la musique classique</strong>. <a target="_blank" href="https://www.marina-chiche.com/violon-marina-chiche/">Violoniste concertiste</a>, <a target="_blank" href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-chronique-musicale-de-marina-chiche">chroniqueuse sur France Inter</a>, Marina fait beaucoup pour faire sortir la musique classique des cases d’hier. Elle est l’autrice d’un livre passionnant intitulé <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16102542/Marina-Chiche-Musiciennes-de-legende-De-l-ombre-a-la-lumiere"><strong><em>Musiciennes de légende. De l’ombre à la lumière</em></strong></a> (First Editions) 📚 🎶  </p><p><em>En écrivant ce livre, j’ai compris qu’en n’inscrivant que de rares élues dans notre histoire collective — des “arbres qui cachent la forêt”—, les historiographes avaient perpétué, consciemment ou inconsciemment, l’idée que ces femmes étaient des exceptions dans un monde d’hommes. (Marina Chiche, </em><a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16102542/Marina-Chiche-Musiciennes-de-legende-De-l-ombre-a-la-lumiere"><em>Musiciennes de légende</em></a><em>) </em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Marina :</strong></p><p>* De sa vie de musicienne dans plusieurs pays ; </p><p>* De la violoniste <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ginette_Neveu">Ginette Neveu</a> avec qui tout a commencé ;</p><p>* De l’absence des femmes dans l’historiographie musicale et des “gardiens du temple” qui écrivent l’histoire ;</p><p>* De l’<a target="_blank" href="https://ianleslie.substack.com/p/the-mona-lisa-effect">effet Mona Lisa</a> : plus on est exposé à une œuvre, plus on a tendance à la trouver géniale ;</p><p>* Du syndrome de la Schtroumpfette et des exceptions-cautions dans l’histoire musicale ;</p><p>* De la lente féminisation des orchestres ;</p><p>* De la division sexuelle des instruments de l’orchestre ;</p><p>* Des mécanismes qui perpétuent la non mixité dans la musique ;</p><p>* Des histoires de musiciennes qui s’inscrivent dans la grande Histoire ;</p><p>* Des compositrices de légende et pourquoi il faudrait les mettre au programme ;</p><p>* Du matrimoine musical …</p><p>Les <strong>2 extraits musicaux</strong> que vous entendrez dans le podcast sont :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=7Oy24SIvesg">Ginette Neveu dans le 1er mouvement du concerto pour violon de Sibélius</a></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=q9zv_0ozuCw">Ginette Neveu dans Tzigane de Ravel</a></p><p></p><p><em>Crédit photo Marina Chiche : photographe Laurence Laborie</em></p><p><strong>Les compositrices citées par Marina</strong> :</p><p>*<strong>Louise Farrenc</strong> (1804-1875) : professeure au conservatoire de Paris, ses études et sa méthode de piano font référence. Elle figure dans la biographie universelle des musiciens de Fetis (vers 1835/45).</p><p>*<strong>Augusta Holmes</strong> (1847-1903) : ses œuvres symphoniques sont remarquables mais elle a été effacée de l’histoire, en « backlash » pour ses mœurs jugées trop libres. </p><p>*<strong>Mel Bonis</strong> (1858-1937) : il faut notamment écouter son très beau cycle Femmes de légende. </p><p>*<strong>Ethel Smyth</strong> (1858-1944) : son concerto pour violon et cor est inoubliable et sa vie fascinante (elle aurait même été amoureuse de Virginia Woolf à la fin de sa vie). </p><p>*<strong>Florence Price</strong> (1887-1953) : ses œuvres sont aujourd’hui souvent programmées aux États-Unis, notamment son 2e concerto pour violon et orchestre.</p><p>*<strong>Jessie Montgomery</strong> (née en 1981) : elle est également très programmée actuellement aux États-Unis. </p><p>Écoutez sur Youtube <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=7Oy24SIvesg"><strong>le 1er mouvement du concerto pour violon de Sibélius interprété par Ginette Neveu</strong></a><strong> </strong>et son <a target="_blank" href="https://youtu.be/DVz5YKT3RSI"><strong>Tzigane de Ravel</strong></a><strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-revanche-des-autrices#details"><strong>La revanche des autrices</strong></a> (interview de Julien Marsay)  🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-masculinites-au-travail#details"><strong>Les masculinités au travail</strong></a> (interview d’Haude Rivoal) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-plafond-de-verre-de-la-culture#details"><strong>Le plafond de verre de la culture</strong></a> (interview de Reine Prat) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-revanche-des-musiciennes</link><guid isPermaLink="false">substack:post:81934016</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 10 Nov 2022 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/81934016/cfd088014829f5d2c8f606736382123e.mp3" length="96999465" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4042</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/81934016/241e8e83f6c7fca925e07bb5aef37a2c.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La revanche des autrices]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/julien-marsay-30293643/?originalSubdomain=fr"><strong>Julien Marsay</strong></a>. Professeur de français et auteur, Julien milite depuis des années pour un enseignement du français qui inclut mieux les femmes. <a target="_blank" href="https://twitter.com/Autrices_Invisi">Sur </a><a target="_blank" href="https://twitter.com/Autrices_Invisi"><strong>Twitter</strong></a>, il met en valeur les autrices invisibilisées dans l’histoire. Il vient de sortir un ouvrage passionnant sur le sujet, <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/la-revanche-des-autrices-9782228931120"><strong><em>La revanche des autrices</em></strong></a><strong><em>, </em></strong>paru aux éditions Payot.   </p><p><em>Le tableau de cette histoire (telle qu’on nous l’a longtemps apprise / enseignée) est tronqué. On ne peut continuer à affirmer aujourd’hui que seules très peu de femmes ont écrit, que leurs œuvres ne sont pas dignes de mémoire ou que, dans une optique de sélection, en retenir davantage participerait à les surreprésenter. Non, on ne peut le dire, et c’est pourquoi l’on doit parler de rapt de leurs œuvres dans l’histoire littéraire.</em> (Julien Marsay, <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/la-revanche-des-autrices-9782228931120"><em>La Revanche des autrices</em></a>)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Julien :</strong></p><p>* De son parcours de professeur de lettres, de militant et d’auteur ;</p><p>* Des mythes grecs fondateurs sur la silenciation et la décrédibilisation de la parole des femmes :  les mythes de Philomène et de Cassandre ;</p><p>* Des gardiens du temple de la littérature française, des anthologies comme celle de Lagarde & Michard et de la figure de Gustave Lanson ;</p><p>* De la querelle du roman de la rose et de la querelle des femmes, deux moments fondateurs ;</p><p>* De Christine de Pizan et de la <em>Cité des Dames</em> ;</p><p>* Des <em>Précieuses</em> pas ridicules et des <em>Bas-Bleus</em> ;</p><p>* Du syndrome de la Schtroumpfette et des exceptions-cautions dans l’histoire littéraire ;</p><p>* D’<a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Olympe_Audouard">Olympe Audouard</a> et sa <em>Guerre aux hommes</em> ;</p><p>* De la figure de la Muse qui “muselle” ;</p><p>* Des <em>épousautrices</em>, ces “femmes de” à qui on doit tant ;</p><p>* De l’Académie française, de la grammaire et des réformes des programmes de l’Éducation nationale ;</p><p>* Du matrimoine littéraire …</p><p><a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/guerre-aux-hommes-9782228931144"><strong><em>Guerre aux hommes</em></strong></a> d’Olympe Audouard (préfacé par Julien Marsay) 📚</p><p><a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16984440/Daphne-Ticrizenis-Autrices-Ces-grandes-effacees-qui-ont-fait-la-litterature"><strong><em>Autrices - Ces grandes effacées qui ont fait la littérature</em></strong></a><strong><em> </em></strong>de Daphné Ticrizénis 📚</p><p><a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a13994808/Edwige-Keller-Rahbe-Femmes-et-litterature#omnsearchpos=1"><strong><em>Femmes et littérature</em></strong></a> (Collectif) 📚</p><p><a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a1262823/Georges-Duby-L-histoire-des-femmes-en-Occident-tome-5-Le-XXe-siecle#omnsearchpos=3"><strong><em>Histoire des femmes en Occident</em></strong></a> de Michelle Perrot 📚</p><p><a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a15510047/Edith-Thomas-Les-Petroleuses#omnsearchpos=1"><strong><em>Les « Pétroleuses »</em></strong></a> d’Édith Thomas 📚</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-masculinites-au-travail#details"><strong>Les masculinités au travail</strong></a> (interview d’Haude Rivoal) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-plafond-de-verre-de-la-culture#details"><strong>Le plafond de verre de la culture</strong></a> (interview de Reine Prat) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-femme-prehistorique-gagne-a-etre"><strong>La femme préhistorique gagne à être connue</strong></a> (interview de Marylène Patou-Mathis) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-revanche-des-autrices</link><guid isPermaLink="false">substack:post:80384964</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 03 Nov 2022 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/80384964/042cc56a8ec4c1bf1de4c14b05a6183c.mp3" length="94048461" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3919</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/80384964/aff35c6cbb0a4af823b286b914ab9841.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les masculinités au travail]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de la sociologue <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/haude-rivoal-828193247/?trk=public_profile_browsemap&#38;originalSubdomain=fr"><strong>Haude Rivoal</strong></a>, l’autrice de <a target="_blank" href="https://ladispute.fr/catalogue/la-fabrique-des-masculinites-au-travail/"><strong><em>La fabrique des masculinités au travail</em></strong></a>. En immersion dans le monde de la logistique de la grande distribution, elle  fait une ethnographie passionnante des masculinités, dont les transformations n’empêchent pas les inégalités de genre de résister. Pour elle, ces transformations sont la condition même du maintien du patriarcat… </p><p><em>Le modèle de masculinité hégémonique, c’est-à-dire le modèle de référence à travers lequel un groupe d’hommes revendique et maintient une position sociale de domination, n’est pas nécessairement le plus viril, mais le plus à même de se réinventer. Après tout, l’adaptabilité n’est-elle pas « le nouvel impératif » du XXIe siècle ?</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Haude :</strong></p><p>* De son parcours de sociologue ;</p><p>* D’immersion dans la logistique et de la vie de chercheur ;</p><p>* De la genèse de <em>La fabrique des masculinités</em> ;</p><p>* De l’espace de travail et de la chambre à soi ;</p><p>* Des transformations des masculinités et du maintien du patriarcat ;</p><p>* De la différence entre la virilité et la masculinité ;</p><p>* Des boys clubs et des rapports de classe ;</p><p>* De l’ambivalence du rapport au féminin dans les milieux non mixtes ;</p><p>* De la complainte des recruteurs du manque de candidatures féminines ;</p><p>* De l’utilité du sexisme dans le monde du travail ;</p><p>* De progrès et de <em>backlash</em> …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-sociologie-de-lexperience#details"><strong>Travail : sociologie de l'expérience</strong></a><strong> </strong>(avec Pauline Rochart) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-la-productivite?s=w#details"><strong>En finir avec la productivité</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (avec Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une?s=w#details"><strong>Merci mais non merci, j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (avec Céline Alix) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ces-20-de-diplomes-qui-se-detachent#details"><strong>Ces 20% de diplômés qui se détachent</strong></a> (avec Jean-Laurent Cassely) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-masculinites-au-travail</link><guid isPermaLink="false">substack:post:78409981</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 27 Oct 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/78409981/4ba6bb2fa3a5c42bcf3a6b9dc44a81f8.mp3" length="84434354" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3518</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/78409981/759dd279adc881a1caa1bcf1e5306679.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Vous êtes unique, montrez-le !]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/aur%C3%A9lie-cerffond-61543b33/"><strong>Aurélie Cerffond</strong></a>, journaliste à Welcome to the Jungle. Elle vient de publier, avec Welcome to the Jungle, un joli guide du <em>personal branding</em> chez Hachette, intitulé <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16444984/Welcome-to-the-Jungle-Vous-etes-unique-montrez-le"><em>Vous êtes unique, montrez-le !</em></a> </p><p>Alors que les carrières sont moins linéaires, notre société toujours plus individualiste et le travail plus numérique, il devient de plus en plus important de mieux se connaître et de savoir sa raconter.  </p><p><em>L’image de marque personnelle ne consiste pas à construire une image spéciale pour le monde extérieur, il s’agit de comprendre votre combinaison unique d’attributs rationnels et émotionnels — vos forces, vos compétences, vos valeurs, vos passions — et d’utiliser ces attributs pour vous différencier et orienter vos décisions de carrière. </em>(William Arruda, cité dans le guide du personal branding de Welcome to the Jungle)<em>Pour que l’événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu’on se mette à le raconter</em> (Jean-Paul Sartre)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Aurélie :</strong></p><p>* De son parcours : de la communication au journalisme ;</p><p>* De l’émergence du personal branding ;</p><p>* De la difficulté de mieux se connaître ;</p><p>* Du <em>quoi</em>, du <em>pourquoi</em> et du <em>comment</em> au travail ;</p><p>* Du bon environnement de travail ;</p><p>* De l’ambition et sa redéfinition ;</p><p>* De storytelling personnel  ;</p><p>* De conseils pour mieux écrire ;</p><p>* D’e-reputation ;</p><p>* D’infobésité et du principe <em>Less is more</em> ;</p><p>* De ses projets ;</p><p>* Des lectures qui l’ont marquée cette année (Nicolas Mathieu, Claire Marin) …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambition-un-concept-dpass-"><strong>L'ambition : un concept dépassé ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/prendre-sa-place#details"><strong>Prendre sa place</strong></a> (épisode 1 de la série "Places à prendre" avec Céline Alix, Sandra Fillaudeau & Laetitia Vitaud) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-que-devient-la-frontiere#details"><strong>Travail : que devient la frontière pro / perso ?</strong></a> (avec Samuel Durand) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une?s=w#details"><strong>Merci mais non merci, j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (avec Céline Alix) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ecriture-nos-histoires-and-nos-conseils#details"><strong>Écriture : nos histoires & nos conseils</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/teletravail-le-bon-environnement#details"><strong>Télétravail : le bon environnement</strong></a> (avec Fabienne Broucaret)  🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/elle-a-quitt-son-comex-pour-une-startup"><strong>Elle a quitté son Comex pour une startup</strong></a> (avec Bénédicte Tilloy)  🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/vous-etes-unique-montrez-le</link><guid isPermaLink="false">substack:post:65621080</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 13 Oct 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/65621080/9e9fb3d60c846cc2574ee04683e22700.mp3" length="75040936" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3127</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/65621080/d53b36e410c16651ee2fb6e779688008.jpg"/></item><item><title><![CDATA["La pandémie, c'est fini" : le bilan]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une conversation “À deux voix” à propos du <strong>bilan des deux ans et demi de pandémie</strong> que nous avons traversés.</p><p>Joe Biden a déclaré il y a quelques semaines : <em>“la pandémie, c’est fini”.</em> Cette phrase controversée (le virus est toujours là) est l’occasion pour nous de tenter l’exercice périlleux du bilan. </p><p>Usages transformés, secteurs chamboulés, chaînes d’approvisionnement rompues, pénurie de main-d'œuvre, frontières fermées, prolifération des théories du complot, montée du populisme et climat de guerre … on serait tenté de penser comme Houellebecq en 2020 que <em>“le monde d’après, c’est comme le monde d’avant, en pire” </em>et de s’arrêter là. </p><p>Mais <em>Nouveau Départ</em> est né comme média de la transition. Et Nicolas comme moi aimons porter notre analyse sur la transition numérique (pour le pire et le meilleur)…</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Nicolas :</strong></p><p>* De l’exercice du bilan ;</p><p>* De la phrase de Biden et du fait que l’état de pandémie est une convention ;</p><p>* De la transition numérique accélérée ;</p><p>* Du <em>backlash</em> de la Tech ;</p><p>* De Zoom et de Microsoft ;</p><p>* De la transition de la Formule 1 (et du sport en général) ;</p><p>* Des transports en général ;</p><p>* Du train et de l’avion, en particulier ;</p><p>* Des bouleversements géopolitiques causés (en partie) par la pandémie ;</p><p>* Des difficultés d’approvisionnement ;</p><p>* De la Chine et de la redistribution des cartes mondiale ;</p><p>* Des effets d’hystérèse sur lesquels on ne reviendra pas ;</p><p>* De beaucoup d’autres choses …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/une-economie-de-guerre-#details"><strong>Une économie de guerre</strong></a> (interview de Ludovic Subran) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/grande-demission-et-avenir-du-travail#details"><strong>Grande démission et avenir du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation"À deux voix")<strong> </strong> 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/taiwan-nouvelle-ligne-de-front-#details"><strong>Taiwan : nouvelle ligne de front ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-civilisation-du-cocon#details"><strong>Notre civilisation du cocon</strong></a> (interview de Vincent Cocquebert) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/transition-les-leons-de-la-filire"><strong>Transition : les leçons de la filière musicale</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-pandemie-cest-fini-le-bilan</link><guid isPermaLink="false">substack:post:74917042</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 06 Oct 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/74917042/0361437d61b51602105a6e9b19f23cc2.mp3" length="86834904" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3618</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/74917042/a732729d34e325fe81348d8f36e90e83.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Réflexions sur le ménage]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une conversation “À deux voix” à propos d’un sujet du quotidien : <strong>le ménage</strong>. <strong>Révélateur des inégalités femmes / hommes comme des bouleversements du marché du travail, à cheval entre les sphères marchande et non marchande, le ménage a été transformé par la pandémie.</strong> À bien des égards, les inégalités femmes-hommes ont été amplifiées par une redistribution des tâches dans les foyers. Mais entre pénurie de main-d'œuvre et généralisation du télétravail, fait-on encore le ménage comme avant ? </p><p>Étymologie : dérivé de l’ancien français <em>manoir </em>= demeurer, rester (du latin <em>manere</em> = séjourner quelque part). Le mot a plusieurs sens : c’est l’ensemble des tâches domestiques, l’entretien du logement, du linge et la préparation du repas ; c’est aussi l’ensemble des personnes d’un même foyer pour la comptabilité nationale et l’Insee.</p><p><em>Le balai... il cache des secrets, des trésors d'intelligence.</em> (Jean-Claude Kaufmann)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Laetitia :</strong></p><p>* De l’histoire des bonnes et des femmes de ménages ;</p><p>* De l’impact de la pandémie sur les travailleurs des services de proximité ;</p><p>* De l’innovation et de la croissance des tâches ménagères au XXe siècle ; </p><p>* De celles qui font le ménage dans les bureaux ;</p><p>* De l’organisation du travail ménager ;</p><p>* Des sociétés de nettoyage ;</p><p>* De Barbara Ehrenreich et Florence Aubenas ;</p><p>* De la pénurie de main-d’œuvre et ses conséquences ;</p><p>* Du mélange des genres et du travail domestique ;</p><p>* Des différences culturelles face à l’externalisation des tâches domestiques ;</p><p>* De l’artisanat et de la revalorisation du ménage ;</p><p>* Du dilemme féministe ;</p><p>* De Sisyphe …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-sociologie-de-lexperience#details"><strong>Travail : sociologie de l'expérience</strong></a> (interview de Pauline Rochart) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-que-devient-la-frontiere#details"><strong>Travail : que devient la frontière pro / perso ?</strong></a><strong> (</strong>"À deux voix" spécial avec Samuel Durand)<strong> </strong> 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-la-productivite#details"><strong>En finir avec la productivité</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-civilisation-du-cocon#details"><strong>Notre civilisation du cocon</strong></a> (interview de Vincent Cocquebert) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins?s=w"><strong>Couples à double carrière : les freins & les clés</strong></a> (interview d’Anne-Cécile Sarfati) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/teletravail-le-bon-environnement#details"><strong>Télétravail : le bon environnement</strong></a> (interview de Fabienne Broucaret) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://medium.com/@Vitolae/why-taylorism-cannot-apply-to-the-cleaning-craft-864293bafabf"><strong>Why Taylorism Cannot Apply To the Cleaning Craft</strong></a><strong> </strong>(article de Laetitia, en anglais) 📃</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/reflexions-sur-le-menage</link><guid isPermaLink="false">substack:post:74900888</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 29 Sep 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/74900888/b5f9300f38bb961e83a3ca2801ebd801.mp3" length="86829259" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3618</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/74900888/288d2f245048caa371fb168f1ededc64.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Ma juste valeur : négocier sa rémunération ]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/insaff-el-hassini-92712717/"><strong>Insaff El Hassini</strong></a>. Juriste spécialisée en droit des marchés financiers, elle est aussi experte et coach en négociation de rémunération. Depuis 2020, elle anime le podcast <a target="_blank" href="https://www.majustevaleur.com/podcast"><strong>Ma Juste Valeur</strong></a> qui comptabilise déjà <strong>plus d’un million d’écoutes</strong> ! Depuis plusieurs années, elle dirige aussi <a target="_blank" href="https://leanin.org/circles-network/lean-in-france-paris-chapter">Lean In France</a>…</p><p><strong>Insaff </strong>est la 4ème invitée de notre série d’interviews <em>Nouveau Départ</em> sur le thème <strong><em>“L’argent, ça s’apprend”</em></strong> avec des personnalités remarquables qui parlent d’argent sans tabou. Avec Insaff, nous parlons de son parcours, de son podcast, de Lean In et Sheryl Sandberg, de négociation salariale, des écarts femmes / hommes, du biais d’ancrage, de styles de négociation, des freelances et de la publication prochaine d’un guide qui parle d’argent aux femmes…</p><p><em>La Liberté économique des femmes annonce et précède leur liberté politique</em> (<a target="_blank" href="https://www.majustevaleur.com/podcast">Insaff</a>)</p><p>Insaff a décidé de coacher les femmes à mieux négocier leur rémunération après avoir elle-même été victime d’une rémunération injuste. Depuis des années, elle anime des ateliers sur le sujet. Le podcast qu’elle a lancé en 2020 a déjà dépassé le MILLION d’écoutes !</p><p>🎧 <a target="_blank" href="https://www.majustevaleur.com/podcast"><strong>MA JUSTE VALEUR® : LE podcast sur les femmes & l'argent qui lève les tabous sur l'argent au travail.</strong></a> </p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Insaff :</strong></p><p>* De son parcours et ce qui l’a amenée à coacher les femmes en négociation ;</p><p>* De son rapport à l’argent ;</p><p>* De Lean In et Sheryl Sandberg ;</p><p>* Du succès de son podcast ;</p><p>* Des inégalités de genre en matière de négociation ;</p><p>* Des “prétentions salariales” et du biais d’ancrage ;</p><p>* Des styles de négociation : confrontation vs collaboration ;</p><p>* Des “fourchettes” et du cadre de la négociation ;</p><p>* De la dimension collective de la négociation ;</p><p>* Des inégalités de genre dans les TJM des freelances ;</p><p>* Du livre qu’elle va bientôt sortir avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/h%C3%A9lo%C3%AFse-bolle-oseille-et-compagnie/?originalSubdomain=fr">Héloïse Bolle</a> …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/leffet-snowball?s=w"><strong>L’effet Snowball</strong></a> (interview de Yohann Lopez, premier épisode de la série “L’argent, ça s’apprend”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/mon-budget-bento?s=w#details"><strong>Mon Budget Bento</strong></a><strong> </strong>(interview de Maeva, deuxième épisode de la série “L’argent, ça s’apprend”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/investir-cest-punk#details"><strong>Investir, c’est punk</strong></a> (interview de Clara Moley, troisième épisode de la série '“L’argent, ça s’apprend”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins?s=w"><strong>Couples à double carrière : les freins & les clés</strong></a> (interview d’Anne-Cécile Sarfati) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter?s=w"><strong>Immobilier : faut-il louer ou acheter ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/ma-juste-valeur-negocier-sa-remuneration</link><guid isPermaLink="false">substack:post:65209588</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 22 Sep 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/65209588/a6bbe7a32f4d5cd3362703465e01bdd7.mp3" length="87739580" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3656</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/65209588/ec805b65f53c04bec3b8b60409afac61.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Travail : sociologie de l'expérience]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/authors/pauline-rochart"><strong>Pauline Rochart</strong></a>, une quasi-collègue au <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/le-lab">Lab de Welcome to the Jungle</a>. Elle écrit (entre autres sujets) <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/family-friendly-pauline-rochart">sur la parentalité au travail</a>. Pour elle, la maternité a forcé un éveil féministe et stimulé son intérêt pour l’avenir du travail. Nous parlons de travail, de la maternité en freelance et de sociologie de l’expérience.</p><p><em>Depuis le début du Covid, on a beaucoup glosé sur ces Parisiens qui quittent l’Île-de-France pour s’installer en province. Mais il me semble qu’une donnée a été largement tue dans ce débat : le fait de vouloir se rapprocher géographiquement des grands-parents. « Dix couples d’ami·es ont quitté l’Île-de-France récemment, tous l’ont fait pour se rapprocher de leurs parents ou de leurs beaux-parents. Ils ne sont pas allés s’installer à Aix-en-Provence parce qu’il fait beau, mais parce qu’il y a pépé ! »… </em>(Pauline, dans un article consacré aux grands-parents)</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Pauline :</strong></p><p>* De son parcours de consultante ;</p><p>* Du passage du salariat au travail indépendant ;</p><p>* Du « piège » de la flexibilité quand on est jeune mère ;</p><p>* De l’espace de travail et de la chambre à soi ;</p><p>* De la protection sociale des parents indépendants ;</p><p>* Des collectifs de freelances ;</p><p>* De la « sociologie de l’expérience » ;</p><p>* De mobilité géographique et sociale ;</p><p>* Du rôle des grands-parents dans notre économie ;</p><p>* De son origine dunkerquoise et de son retour nordique ;</p><p>* Des transfuges de classe ;</p><p>* Des lectures qui l’ont marquée cette année (Nicolas Mathieu, Claire Marin) …</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/family-friendly-pauline-rochart/articles/carriere-parentalite-appui-grands-parents"><strong>Celle qui n’aurait pas eu la même carrière sans l’appui des grands-parents</strong></a><strong> </strong>(article de Pauline dans Welcome to the Jungle)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-la-productivite?s=w#details"><strong>En finir avec la productivité</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-que-devient-la-frontiere#details"><strong>Travail : que devient la frontière pro / perso ?</strong></a> (avec Samuel Durand) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (avec Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du?s=w#details"><strong>La grossesse : nouvelle frontière du féminisme</strong></a> (avec Judith Aquien) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une?s=w#details"><strong>Merci mais non merci, j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (avec Céline Alix) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ces-20-de-diplomes-qui-se-detachent#details"><strong>Ces 20% de diplômés qui se détachent</strong></a> (avec Jean-Laurent Cassely)  🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Des interviews de personnalités remarquables (écrivains, entrepreneurs…)</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des professionnels et citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans l’incertitude.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/travail-sociologie-de-lexperience</link><guid isPermaLink="false">substack:post:64884740</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 15 Sep 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/64884740/bb28c9fc4762a023e3fbdf9d73b4544b.mp3" length="91921246" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3830</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/64884740/df4a92f3dbe418f6a07db7d4635955c0.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Vivre fluide, au féminin]]></title><description><![CDATA[<p><strong>C’est la rentrée ! </strong>Et<strong> </strong><em>Nouveau Départ</em> reprend du service pour une nouvelle saison 🤗 </p><p>Je suis heureuse d’ouvrir le bal avec l’écrivaine <a target="_blank" href="https://mathilderamadier.com/about/"><strong>Mathilde Ramadier</strong></a>. Son nouveau livre, <a target="_blank" href="https://editionsdufaubourg.fr/livre/vivre-fluide"><strong><em>Vivre fluide. Quand les femmes s’émancipent de l’hétérosexualité</em></strong></a> (Éditions du Faubourg), sort en ce 8 septembre 2022 📚 Je l’avais <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle#details">interviewée l’an dernier</a> au sujet de la « pénalité maternelle ». Je suis très heureuse de discuter aujourd’hui avec elle de désir, de bisexualité au féminin, de psychanalyse et de féminisme.</p><p><em>La bisexualité fait de facto sortir des catégories d’opposition, car elle n’est pas la simple et réductrice addition de l’hétérosexualité et de l’homosexualité. Elle n’est pas un compromis (…) la bisexuelle prend la tangente. (…) D’un point de vue féministe, la bisexualité permet notamment aux femmes de sortir de la disponibilité à laquelle l’hétérosexualité les a automatiquement assignées. Elle leur offre la possibilité de ne plus être l’objet sexuel des hommes, mais d’être à l’écoute de la multiplicité, de la complexité de leurs désirs…</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Mathilde :</strong></p><p>* Du désir féminin et du désir d’écriture ;</p><p>* De la relative invisibilité de la bisexualité féminine ;</p><p>* De l’injonction à faire un choix binaire en matière de sexualité ;</p><p>* Des grandes figures bisexuelles de l’histoire des arts ;</p><p>* Des stéréotypes associées à la bisexualité féminine ;</p><p>* De la bisexualité « performative » conçue pour titiller le <em>male gaze</em> ;</p><p>* De la dimension politique du désir ;</p><p>* De l’héritage misogyne de la psychanalyse ;</p><p>* Du concept de <em>Penisneid</em> (« envie de pénis ») ;</p><p>* De l’invention de la sexologie et des catégories d’orientation sexuelle ;</p><p>* De la « découverte » du clitoris et de l’éducation sexuelle ;</p><p>* Du fossé entre les générations en la matière ;</p><p>* De la libération que représente la « fluidité »…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (premier podcast avec Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/prendre-sa-place#details"><strong>Prendre sa place</strong></a><strong> </strong>(épisode de la série "Places à prendre" avec Céline Alix & Sandra Fillaudeau) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins#details"><strong>Couples à double carrière : les freins et les clés</strong></a><strong> </strong>(avec Anne-Cécile Sarfati)  🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-femme-prehistorique-gagne-a-etre#details"><strong>La femme préhistorique gagne à être connue</strong></a> (avec Marylène Patou-Mathis)  🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de CNVC Research, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/vivre-fluide-au-feminin</link><guid isPermaLink="false">substack:post:69987837</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 08 Sep 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/69987837/430f0f6221cf9bf6454d3e4eeb777d74.mp3" length="103851280" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4327</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/69987837/c870b933725a062738f5ccc044d0ff64.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Investir, c'est punk]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.claramoley.com/"><strong>Clara Moley</strong></a>, ancienne trader en matières premières devenue championne de l’égalité au travail. En 2020, elle a publié un livre intitulé <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a14103455/Clara-Moley-Les-Regles-du-jeu#:~:text=Ce%20livre%20est%20le%20r%C3%A9cit%20de%20sa%20prise%20de%20conscience,ou%20celui%20de%20l&#39;imposteur%E2%80%A6"><em>Les Règles du jeu</em></a><em> </em>(Dunod) (même titre qu’<a target="_blank" href="https://www.claramoley.com/rdj">un podcast qu’elle avait réalisé</a> l’année précédente). Tout récemment, Clara a créé <a target="_blank" href="https://www.claramoley.com/copie-de-autres-projets-1">Starter Pack</a>, un <em>“podcast décomplexant et sans jargon pour commencer à investir!”</em>.</p><p><strong>Clara</strong> est la 3ème invitée de notre série d’interviews <em>Nouveau Départ</em> sur le thème <strong><em>“L’argent, ça s’apprend”</em></strong> avec des personnalités remarquables qui parlent d’argent sans tabou. Avec Clara, nous parlons de son parcours, du trading de matières premières, des “règles du jeu” au travail, des règles d’or de l’investissement, d’argent au féminin et de punk…</p><p><em>Investir, ce n’est pas une option. Investir, c’est financer nos vies.</em></p><p>L’histoire des femmes et de l’argent est une histoire récente. Cela n’est que depuis 1965 qu’elles peuvent ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de leur conjoint ! Mais certaines femmes se sentent encore comme “mineures” quand il s’agit d’investir de l’argent. Investir, c’est affirmer son pouvoir sur le monde. Selon Clara, c’est un acte qui reste transgressif, un acte punk! Il est temps de s’en emparer pour gagner en pouvoir ! </p><p>🎧 <a target="_blank" href="https://www.claramoley.com/copie-de-autres-projets-1"><strong>Starter Pack : </strong></a><a target="_blank" href="https://www.claramoley.com/copie-de-autres-projets-1"><strong><em>“Le podcast décomplexant et sans jargon pour commencer à investir!” </em></strong></a></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Clara :</strong></p><p>* De son expérience de trader en matières premières au Brésil ;</p><p>* Du lobbying qu’elle fait aujourd’hui pour des coopératives agricoles ;</p><p>* Du contexte inflationniste actuel et des enjeux géopolitiques et économiques autour des matières premières ;</p><p>* Des questions culturelles et intimes qui entourent l’argent ;</p><p>* De son livre <em>Les Règles du jeu</em> et de son activité en faveur de l’empowerment féminin ;</p><p>* Des barrières qui nous empêchent d’investir ;</p><p>* Des règles d’or de l’investissement  ;</p><p>* Des mères célibataires ;</p><p>* Du taux individualisé et du taux personnalité dans l’impôt à la source …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/leffet-snowball?s=w"><strong>L’effet Snowball</strong></a> (interview de Yohann Lopez, premier épisode de la série “L’argent, ça s’apprend”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/mon-budget-bento?s=w#details"><strong>Mon Budget Bento</strong></a><strong> </strong>(interview de Maeva, deuxième épisode de la série “L’argent, ça s’apprend”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/must-read-femmes-carriere"><strong>Comment réussir au travail ? Les « règles du jeu » selon Clara Moley</strong></a> (mon article dans <em>Welcome to the Jungle</em> à propos du livre de Clara) 📖</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins?s=w"><strong>Couples à double carrière : les freins & les clés</strong></a> (interview d’Anne-Cécile Sarfati) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tout-sur-les-cryptos?s=w"><strong>Tout sur les cryptos</strong></a> (interview de Thibauld Favre) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter?s=w"><strong>Immobilier : faut-il louer ou acheter ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/investir-cest-punk</link><guid isPermaLink="false">substack:post:57509396</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 09 Jun 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/57509396/6b18d6ddbe5c6887bf9c31b3145278c9.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3391</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/57509396/745b592f15b1d047cc2539ccfaa589c8.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Que faire contre le harcèlement au travail ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/elise_fabing_avocate/?hl=en"><strong>Élise Fabing</strong></a>, avocate militante qui livre ses conseils sur Instagram (notamment sur les comptes #Balance) et a récemment publié un <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a15977731/Elise-Fabing-Manuel-contre-le-harcelement-au-travail"><em>Manuel contre le harcèlement au travail</em></a> <em>📚</em> Nous parlons de droits des salariés, de management, de travail, des agences et startups, et plus généralement de cette relation particulière qui est celle d’un employeur et de ses salariés. </p><p><em>Si un tiers des salariés déclare avoir été victime d’au moins un comportement hostile au cours des douze derniers mois, les réalités peuvent être très différentes (…) C’est un lieu où toutes les subjectivités s’entrecroisent. Certaines personnes seront plutôt sensibles, d’autres plus résistantes, et d’autres encore pourront être sujettes à des tendances paranoïaques. C’est un fait (…) que les prud’hommes et les tribunaux, baromètres tangibles du harcèlement, ont pour charge de départager : quelle attitude est acceptable — ou pas — au regard de la loi ?</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Élise :</strong></p><p>* De son parcours d’avocate ;</p><p>* De la manière dont Instagram est devenu un lieu où l’on parle des violences au travail ;</p><p>* De la définition et de la réalité du harcèlement au travail ;</p><p>* Des violences sexuelles au travail ;</p><p>* Des moments charnière de violence que sont la maternité et la ménopause ;</p><p>* De la difficulté de manager des gens ;</p><p>* De l’insuffisance des sanctions ;</p><p>* De l’évolution du travail …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-la-productivite?s=w#details"><strong>En finir avec la productivité</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/grande-demission-et-avenir-du-travail?s=w#details"><strong>Grande démission et avenir du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (interview de Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-plafond-de-verre-de-la-culture?s=w#details"><strong>Le plafond de verre de la culture</strong></a> (interview de Reine Prat) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/diversite-en-entreprise-progres-ou?s=w#details"><strong>Diversité en entreprise : progrès ou pas progrès ?</strong></a> (interview de Caroline Chavier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/vieille-cest-a-quelle-heure-?s=w#details"><strong>Vieille, c’est à quelle heure ?</strong></a><strong> </strong>(interview de Sophie Dancourt) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du?s=w#details"><strong>La grossesse : nouvelle frontière du féminisme</strong></a> (interview de Judith Aquien) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-la-culture-dentreprise?s=w#details"><strong>Qu'est-ce que la culture d'entreprise ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/basecamp-et-la-politique-au-travail?s=w#details"><strong>Basecamp et la politique au travail</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une?s=w#details"><strong>Merci mais non merci, j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (édito + interview de Céline Alix) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/que-faire-contre-le-harcelement-au</link><guid isPermaLink="false">substack:post:56350189</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Sat, 28 May 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/56350189/2f2a32c5b35f0b6643f02580845de131.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3660</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/56350189/295ba32838d54aea39f3762a9abca0f4.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Chéri(e), on s'expatrie !]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/alix-carnot/"><strong>Alix Carnot</strong></a> qui dirige <a target="_blank" href="https://www.expatcommunication.com/">Expat Communication</a>. Son analyse des chocs culturels et des couples en expatriation est passionnante. Elle a elle-même été 20 ans en expatriation. Je recommande la lecture de son remarquable ouvrage <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a9301254/Alix-Carnot-Cheri-e-on-s-expatrie"><em>Chéri(e) on s’expatrie !</em></a><em> 📚</em></p><p><em>Il est révolu le temps où Monsieur l’Expatrié partait aux quatre coins du monde suivi de Madame sa moitié qui se consacrait à ses enfants et à la carrière de son époux ! Mais la mobilité qui semble si simple aujourd’hui est pourtant bien délicate pour les couples.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Alix :</strong></p><p>* De sa longue expérience de l’expatriation ;</p><p>* Des mutations de l’expatriation avec la pandémie ;</p><p>* Des différents modèles de couples expatriés (spoiler : c’est encore la femme qui suit dans 90% des cas ! Et 60% d’entre elles ne travaillent pas) ;</p><p>* Du nomadisme digital ;</p><p>* Des contrats d’expatriés et des contrats locaux ;</p><p>* De la lune de miel et du choc culturel en expatriation ;</p><p>* Des différences culturelles et ce qu’elles nous apprennent ;</p><p>* Du retour d’expatriation …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins?s=w"><strong>Couples à double carrière : les freins et les clés</strong></a><strong> </strong>(interview d’Anne-Cécile Sarfati) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (interview de Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nomadisme-en-famille-pas-si-facile?s=w#details"><strong>Nomadisme en famille : pas si facile</strong></a><strong> ! </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> </strong> 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-hunters-et-les-settlers-nomadisme?s=w#details"><strong>Les </strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-hunters-et-les-settlers-nomadisme?s=w#details"><strong><em>hunters</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-hunters-et-les-settlers-nomadisme?s=w#details"><strong> et les </strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-hunters-et-les-settlers-nomadisme?s=w#details"><strong><em>settlers : </em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-hunters-et-les-settlers-nomadisme?s=w#details"><strong>nomadisme, 2ème partie</strong></a> (conversation “À deux voix”)<strong> </strong> 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/teletravail-le-bon-environnement?s=w#details"><strong>Télétravail : le bon environnement</strong></a> (interview de Fabienne Broucaret) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/cherie-on-sexpatrie-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:55420355</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 19 May 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/55420355/00bcde276bba97b4d55ec6cd1fbe9970.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3290</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/55420355/29e650b5b929f68c4f20738dcc9a2be8.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Mon Budget Bento ]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/monbudgetbento/"><strong>Maeva</strong></a>, la créatrice du média <a target="_blank" href="https://monbudgetbento.com/"><strong>Mon Budget Bento</strong></a><strong>. </strong>En plus d’avoir un emploi de commerciale “grand compte” à temps plein, Maeva délivre des conseils pleins de bon sens concernant la gestion des finances personnelles : <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/monbudgetbento/">sur Instagram</a> (30 000 followers) et <a target="_blank" href="https://monbudgetbento.com/le-blog/">son blog</a>. Elle a aussi auto-publié un livre, <a target="_blank" href="https://monbudgetbento.com/produit/mon-budget-sur-pilote-automatique-j-epargne-enfin/"><em>Mon budget sur pilote automatique</em></a><em>,</em> dont elle a déjà vendu plus de 2 000 exemplaires ! </p><p><strong>Maeva</strong> est la deuxième invitée de notre série d’interviews <em>Nouveau Départ</em> sur le thème <strong><em>“L’argent, ça s’apprend”</em></strong> avec des personnalités qui en ont fait une activité à part entière. Avec Maeva, on parle de budget, d’épargne, d’automatisation, de rapport à l’argent, de son <em>side project</em> Mon Budget Bento…</p><p><em>Le budget, c’est la base.</em></p><p>Qui a dit que les femmes ne parlaient pas volontiers d’argent ? Maeva fait partie de cette nouvelle génération de femmes actives sur les réseaux sociaux qui ont pour mission de casser les tabous autour de l’argent. Et quoi de mieux que de commencer par le budget ? Sans une bonne gestion du budget, on ne va pas loin.</p><p>Mais sur son blog, Maeva ne se contente pas de parler du budget. Elle touche aux sujets comme l’épargne, l’investissement, la fiscalité. On peut y lire des articles comme “<a target="_blank" href="https://monbudgetbento.com/2022/04/20/vivre-a-deux-vivre-au-dessus-de-ses-moyens/">Vivre à deux, vivre au dessus de ses moyens</a>” ou “<a target="_blank" href="https://monbudgetbento.com/2022/04/06/finances-partagees-la-transparence-en-3-etapes/">Finances partagées : la transparence en 3 étapes</a>”…</p><p>📱 <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/monbudgetbento/"><strong>Le compte Instagram de Maeva : Mon Budget Bento</strong></a></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Maeva :</strong></p><p>* Du lancement de son activité Mon Budget Bento ;</p><p>* De son rapport à l’argent ;</p><p>* De ce qu’elle a appris sur Instagram ;</p><p>* De la gestion de son budget personnel ;</p><p>* Des dépenses contraintes et des dépenses libres ;</p><p>* Des mères célibataires ;</p><p>* Du taux individualisé et du taux personnalité dans l’impôt à la source …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/leffet-snowball?s=w"><strong>L’effet Snowball</strong></a> (interview de Yohann Lopez, premier épisode de notre série “L’argent, ça s’apprend”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="http://m.prod1.emailing.groupebayard.com/nl/jsp/m.jsp?c=rCnYOaKeOzidUD216IAtK1e%2BsCAgb%2BXx"><strong>Impôt à la source : est-ce qu’on se fait avoir ?</strong></a> (mon article dans la newsletter Vives Média) 📖</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins?s=w"><strong>Couples à double carrière : les freins & les clés</strong></a> (interview d’Anne-Cécile Sarfati) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tout-sur-les-cryptos?s=w"><strong>Tout sur les cryptos</strong></a> (interview de Thibauld Favre) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter?s=w"><strong>Immobilier : faut-il louer ou acheter ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/mon-budget-bento</link><guid isPermaLink="false">substack:post:54430092</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 12 May 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/54430092/19fcdc2cb5d98a5d4e51828e1b593c8f.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3265</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/54430092/1a8ba8d4b55b8992bb66c532e71f0500.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Vieille, c'est à quelle heure ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de la journaliste <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/sophie-dancourt-bb380644/?originalSubdomain=fr"><strong>Sophie Dancourt</strong></a>, fondatrice du média féministe <a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/"><em>J’ai piscine avec Simone</em></a>. Elle et moi parlons du vieillissement des femmes et de l’invisibilisation qui s’accompagne. Je l’invite une seconde fois à enregistrer un podcast <em>Nouveau Départ</em> car elle vient de publier un livre intitulé <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16475647/Sophie-Dancourt-Vieille-c-est-a-quelle-heure#:~:text=Ajouter%20au%20panier-,R%C3%A9sum%C3%A9,trop%20souvent%20synonyme%20d&#39;invisibilit%C3%A9."><em>Vieille, c’est à quelle heure ?!</em></a><em> 📚</em></p><p><em>Rendre visibles les femmes passé 50 ans, une découverte digne d’un département de recherche et développement ! Qu’avons-nous vécu de si tragique pour qualifier de “disruptive” la simple idée de n’écarter aucune femme en raison de son âge ?</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Sophie :</strong></p><p>* De la genèse de son livre ;</p><p>* Du “syndrome du couvent” et de la disparition des femmes de plus de 50 ans de l’espace public ;</p><p>* Du “double standard” du vieillissement ;</p><p>* De la représentation des femmes au cinéma ;</p><p>* De la fabrique de la ménopause ;</p><p>* Des cosmétiques et de la publicité ;</p><p>* Des stéréotypes sur la sexualité ;</p><p>* De l’argent des femmes ;</p><p>* De l’influence de Sophie …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sociologie-du-vieillissement?s=w"><strong>Sociologie du vieillissement</strong></a><strong> </strong>(interview de Mélissa-Asli Petit) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-plafond-de-verre-de-la-culture?s=w"><strong>Le plafond de verre de la culture</strong></a> (interview de Reine Prat) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/qui-a-peur-des-vieilles-?s=w"><strong>Qui a peur des vieilles ?</strong></a><strong> </strong>(interview de Marie Charrel) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins?s=w"><strong>Couples à double carrière : les freins et les clés</strong></a><strong> </strong>(interview d’Anne-Cécile Sarfati) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-femme-prehistorique-gagne-a-etre?s=w"><strong>La femme préhistorique gagne à être connue</strong></a> (interview de Marylène Patou-Mathis) 🎧 </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/finir-avec-agisme-andrew-scott?s=w"><strong>En finir avec l’âgisme</strong></a> (note de lecture et interview d’Andrew Scott) 👀</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans?s=w"><strong>Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</strong></a> (première interview de Sophie Dancourt) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause?s=w"><strong>La fabrique de la ménopause</strong></a> (note de lecture sur le livre éponyme de Cécile Charlap) 👀</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (interview de Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/en-finir-avec-la-productivit%C3%A9-9782228930253"><em>En finir avec la productivité : critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a> (Payot, 2022).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/vieille-cest-a-quelle-heure-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:53253622</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 05 May 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/53253622/629acd0de540f37336eba164df2987af.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2849</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/53253622/28eb520f4c08b0cd4cc7eb30ac75cb15.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Travail : que devient la frontière pro / perso ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>L’épisode “À deux voix” 🎧 de cette semaine est une conversation “À deux voix” avec mon invité, </strong><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/samuel-durand/?locale=en_US"><strong>Samuel Durand,</strong></a><strong> </strong>dans laquelle nous nous interrogeons :<strong> Que devient la frontière “pro/perso” au travail</strong> ? 🤔</p><p><strong>Samuel Durand est l’auteur de </strong><a target="_blank" href="https://www.wipdocumentary.com/"><strong>deux documentaires sur le futur du travail</strong></a><strong>, d’</strong><a target="_blank" href="https://www.wipdocumentary.com/comic?lang=fr"><strong>une BD</strong></a><strong> à paraître prochainement et d’</strong><a target="_blank" href="https://billetdufutur.substack.com/"><strong>une newsletter sur l’avenir du travail</strong></a><strong> 🚀</strong></p><p><strong>Nos usages numériques ont provoqué une porosité croissante entre ce qui relève du “professionnel” et du “personnel”</strong>. Chez les travailleurs indépendants, on revendique parfois l’envie de tout mélanger à sa guise. Mais est-ce possible aussi quand on est salarié ? N’y a-t-il pas des risques à supprimer toutes ces protections mises en place dans l’histoire pour limiter l’exploitation ? N’est-ce pas ce qui provoque le burn-out ?Pour de plus en plus de travailleurs le travail peut se faire un peu partout (à la maison, au bureau, au café…).<strong> Deux modèles s’opposent : celui de la </strong><strong><em>séparation</em></strong><strong> des sphères “pro” et “perso” et celui de l’</strong><strong><em>intégration</em></strong><strong> des deux</strong>. Samuel et moi sommes à titre personnel tous les deux du côté de l’intégration, mais cela ne nous empêche pas de ne pas être tout à fait d’accord sur les mérites de la séparation...    </p><p>👉 Venez en parler avec nous ! <strong>Rejoignez Samuel et moi à la</strong> <a target="_blank" href="https://www.wipdocumentary.com/rando-boulot-dodo"><strong>RANDO BOULOT DODO</strong></a> ⛰️ 2 journées que nous animons autour du futur du travail, à la montagne, pour mixer temps de réflexion & temps de randonnée, les <strong>26/27 mai à Annecy</strong>.</p><p><em>Projetez-vous dans le travail de demain, échangez avec d’autres professionnels et auteurs sur les transformations à l'œuvre. Découvrez les bonnes pratiques mises en place dans d’autres organisations et créez votre plan d’action pour intégrer celles qui sont pertinentes pour votre entreprise.</em></p><p>👉 Mon livre <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16509726/Laetitia-Vitaud-En-finir-avec-la-productivite"><strong><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></strong></a><em> </em>est sorti hier. Vous pouvez le trouver en librairie<em>📚 </em>Un bon moyen de poursuivre la réflexion sur la frontière pro/perso, c’est de s’interroger sur le concept de <em>productivité</em>.</p><p><em>Ce que l’on mesure dans la productivité ignore tant de choses... Une heure de travail humain est plus ou moins </em>productive<em> en fonction de facteurs essentiels (être bien nourri, être en bonne santé physique et psychique), qui requièrent eux-mêmes du travail. Tout comme le PIB (produit intérieur brut) ignore les externalités négatives comme la pollution et l’exploitation, la productivité est un indicateur aveugle qui ignore les rapports de force et les réseaux de relations.</em></p><p>Dans cette conversation “À deux voix”, Samuel et moi parlons :</p><p>* De la manière dont nous abordons le travail</p><p>* Du jeu et de la joie de la création</p><p>* Des mérites respectifs de la séparation et de l’intégration pro/perso</p><p>* Du lien de subordination et du temps de travail </p><p>* Du travail gratuit et du travail payant </p><p>* De la question : est-ce que les femmes se font avoir ? </p><p>* Du burnout et de la créativité </p><p>* De la crise de la cognition produite par nos usages numériques </p><p>* De la detox et des vertus de la randonnée </p><p><a target="_blank" href="http://RANDO BOULOT DODO"><strong>RANDO BOULOT DODO⛰️ </strong></a> (deux jours hors du temps pour réfléchir à l’avenir du travail avec Samuel et moi… et randonner) 🥾</p><p><a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16509726/Laetitia-Vitaud-En-finir-avec-la-productivite"><strong><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></strong></a><em> 📚 </em>sorti hier, le 13 avril. Il est disponible en librairie !</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/en-finir-avec-la-productivite?s=w"><strong>En finir avec la productivité</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/grande-demission-et-avenir-du-travail?s=w"><strong>Grande démission et avenir du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”) <strong>🎧</strong></p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, experte au Lab de Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16509726/Laetitia-Vitaud-En-finir-avec-la-productivite"><em>En finir avec la productivité</em></a> (Payot, 2022) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/travail-que-devient-la-frontiere</link><guid isPermaLink="false">substack:post:51846471</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 14 Apr 2022 07:26:35 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/51846471/530a165b75415260f99de14d2a2a6a7e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2944</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/51846471/69ba1ce76616a892cf6620863fbbcce1.jpg"/></item><item><title><![CDATA[En finir avec la productivité]]></title><description><![CDATA[<p><strong>L’épisode “À deux voix” 🎧 de cette semaine est une discussion à propos du nouveau livre de Laetitia, </strong><a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16509726/Laetitia-Vitaud-En-finir-avec-la-productivite"><strong><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail,</em></strong></a><strong> qui sort aux éditions Payot le 13 avril.</strong></p><p>🥂 <strong>Cette conversation est notre 101ème podcast “À deux voix” </strong>– une excellente<strong> </strong>occasion d’avoir avec Laetitia une discussion sur tous les sujets sur lesquels elle se penche depuis plusieurs années : le travail, la place des femmes dans l’économie, l’économie elle-même en tant que discipline, l’Allemagne (où nous vivons depuis bientôt deux ans), la qualité comme mesure du bien-être, et bien d’autres sujets.</p><p>⚠️ Nous vous donnons rendez-vous le <a target="_blank" href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-lancement-du-livre-en-finir-avec-la-productivite-de-laetitia-vitaud-309868203137">13 avril prochain</a> pour une soirée de lancement de l’ouvrage de Laetitia à Paris, dans les locaux de <a target="_blank" href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-lancement-du-livre-en-finir-avec-la-productivite-de-laetitia-vitaud-309868203137">Maria Schools</a> 🤗</p><p><strong>Nous sommes tous inondés</strong> de propos de toutes sortes qui se rapportent à la <em>productivité</em> : les économistes nous rappellent (à juste titre) que la productivité est un déterminant essentiel du développement économique ; les journalistes et essayistes nous enjoignent sans cesse de devenir nous-mêmes plus productifs dans notre vie quotidienne, tant professionnelle que personnelle.</p><p>Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce concept de productivité, que l’on nous sert tous les jours et à toutes les sauces ? Et comment ce concept omniprésent influe-t-il sur notre vie quotidienne et sur la société dans son ensemble ? C’est la question que Laetitia se pose dans son nouvel ouvrage, dont la parution est imminente : <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16509726/Laetitia-Vitaud-En-finir-avec-la-productivite"><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></a>.</p><p>👉 Venez <a target="_blank" href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-lancement-du-livre-en-finir-avec-la-productivite-de-laetitia-vitaud-309868203137"><strong>nous rencontrer chez Maria Schools le 13 avril</strong></a> à l’occasion de la sortie du livre de Laetitia 🍷</p><p>Dans notre conversation, nous revenons sur les thèmes principaux qui structurent son ouvrage : pourquoi la productivité est un concept biaisé, qui ne rend compte qu’imparfaitement de l’organisation et du fonctionnement de notre économie ; et pourquoi son omnipotence, malgré cette imperfection, dessert la cause des femmes en occultant la contribution essentielle de leur travail (trop souvent) gratuit à la prospérité et au vivre-ensemble.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16509726/Laetitia-Vitaud-En-finir-avec-la-productivite">Pré-commandez </a><a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16509726/Laetitia-Vitaud-En-finir-avec-la-productivite"><strong><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></strong></a><em> 📚</em></p><p><em>L’un de ces problèmes, peu traité dans les publications, est celui de son sexisme. Dans l’industrie d’autrefois, un monde d’hommes, elle s’est construite sur le dos de femmes pas payées (celles qui restent à la maison pour préparer la popote et s’occuper des enfants). Hors de l’industrie, là où la productivité est réputée « faible » et atone, sa mesure sert à mieux exploiter les femmes : dans les métiers du soin et des services à la personne où elles sont nombreuses, la productivité est dite « faible », ce qui justifie qu’on les paye mal. Enfin, là où la vie privée et la vie professionnelle se brouillent, elle détruit leur santé mentale : elle ignore leurs charges mentale et émotionnelle et provoque des burn-out.</em></p><p>Dans cette conversation “À deux voix”, nous discutons les sujets suivants :</p><p>* Pourquoi la productivité, si évidente vue de loin, n’est pas un concept si simple</p><p>* Comment la mesure de la productivité occulte le “travail gratuit” des femmes</p><p>* L’approche biaisée de la productivité par les économistes – depuis toujours !</p><p>* L’Allemagne bat des records de productivité ? Qu’est-ce que ça cache ?</p><p>* Pourquoi le concept de productivité s’applique si mal au secteur des services</p><p>* Comment mieux mesurer la productivité dans les organisations</p><p>* Pourquoi il faut se méfier de la productivité appliquée à notre vie personnelle</p><p>Achetez <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a16509726/Laetitia-Vitaud-En-finir-avec-la-productivite"><strong><em>En finir avec la productivité. Critique féministe d’une notion phare de l’économie et du travail</em></strong></a><em> 📚</em></p><p>Venez <a target="_blank" href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-lancement-du-livre-en-finir-avec-la-productivite-de-laetitia-vitaud-309868203137"><strong>nous rencontrer chez Maria Schools le 13 avril</strong></a> à l’occasion de la sortie du livre de Laetitia 🍷</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/grande-demission-et-avenir-du-travail?s=w"><strong>Grande démission et avenir du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”) <strong>🎧</strong></p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/en-finir-avec-la-productivite</link><guid isPermaLink="false">substack:post:51543546</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 07 Apr 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/51543546/ab9871212d33e2c2e3ef1feb07de4522.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3508</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/51543546/c7a24c69898bf20cec42aa56e29090c7.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Une économie de guerre ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.ludovicsubran.com/"><strong>Ludovic Subran</strong></a>, <em>Chief Economist</em> chez Allianz. Nous parlons de l’économie mondiale, et en particulier européenne, dans un contexte d’incertitude géopolitique extrême depuis le début de la guerre en Ukraine. </p><p>Entre inflation record, crise de l’énergie et menace de crise alimentaire mondiale, nous entrons malgré nous dans une économie de guerre. Saurons-nous mettre sur la table les sujets qui fâchent ?</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Ludovic :</strong></p><p>* De son travail de <em>Chief Economist</em> ;</p><p>* De la prévision et de l’analyse dans un contexte d’incertitude ;</p><p>* De la crise de l’énergie dans le monde ;</p><p>* De l’inflation et ses conséquences ;</p><p>* Des “poupées russes” de nos <em>supply chains</em> ;</p><p>* Des gros problèmes de l’économie allemande ;</p><p>* De la crise alimentaire ;</p><p>* De l’économie de guerre ;</p><p>* Des conséquences possibles de l’afflux de 10 millions de réfugiés en Europe …</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/une-economie-de-guerre-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:50967308</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 31 Mar 2022 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/50967308/18787f61bbeb07f54a9d7285207128c2.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2889</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/50967308/7e747c399c1a63bbbb7c97b0005c07e0.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'effet Snowball ]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview de <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/yoannlopez/?originalSubdomain=fr"><strong>Yoann Lopez</strong></a>, le créateur de <a target="_blank" href="https://www.snowball.xyz/">la newsletter Snowball</a> sur la gestion des finances personnelles et l’investissement. Il a aussi publié un livre chez Eyrolles, intitulé <a target="_blank" href="https://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/l-effet-snowball-ou-comment-investir-avec-intelligence-9782416004315/"><em>L’effet Snowball, ou comment investir avec intelligence</em></a><em>. </em> </p><p>Yoann Lopez ouvre le bal d’une série d’interviews <em>Nouveau Départ</em> sur le thème <strong><em>“L’argent, ça s’apprend”</em></strong> avec des personnalités remarquables qui en ont fait une activité à part entière. Avec eux, on parle de budget, de salaires, d’épargne et d’investissement, et plus généralement de notre rapport à l’argent.</p><p><em>Notre système de retraite par répartition nous a longtemps permis de ne pas trop avoir à nous soucier de nos finances, sachant que notre futur salaire serait assuré par l’accumulation de nos cotisations retraite mensuelles.</em> (<em>L’effet Snowball</em>)</p><p>Le sujet des finances personnelles prend plus d’ampleur à mesure que la protection sociale et la retraite par répartition se dégradent. D’une certaine manière, notre rapport à l’argent s’américanise. Pour <em>“s’acheter du temps dans le futur”</em>, Yoann en est convaincu, il faut définir pour soi-même une stratégie d’investissement.</p><p>📚 <a target="_blank" href="https://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/l-effet-snowball-ou-comment-investir-avec-intelligence-9782416004315/"><strong><em>L’effet Snowball, ou comment investir avec intelligence</em></strong></a><em> </em>(Eyrolles, 2022).</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Yoann :</strong></p><p>* De son parcours et du rapport à l’argent des ses parents ;</p><p>* De la genèse de Snowball et de son modèle ;</p><p>* Du rapport culturel à l’argent en France ;</p><p>* D’investissement ;</p><p>* Des biais cognitifs qui nous freinent ;</p><p>* De l’effet Snowball ;</p><p>* De la stratégie d’investissement à définir ;</p><p>* Du long terme… dans une période d’incertitude …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins?s=w"><strong>Couples à double carrière : les freins & les clés</strong></a> (interview d’Anne-Cécile Sarfati) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tout-sur-les-cryptos?s=w"><strong>Tout sur les cryptos</strong></a> (interview de Thibauld Favre) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/warren-buffett-une-introduction?s=w"><strong>Warren Buffett : une introduction</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-foyer-a-lepreuve-de-la-longevite?s=w"><strong>Le foyer à l'épreuve de la longévité</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/capital-risque-la-nouvelle-frontire?s=w"><strong>Capital-risque : la nouvelle frontière</strong></a> (interview de Marie Ekeland) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter?s=w"><strong>Immobilier : faut-il louer ou acheter ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/leffet-snowball</link><guid isPermaLink="false">substack:post:50800916</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 24 Mar 2022 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/50800916/d0c59cc075686bd6574c8cb378de4c71.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3287</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/50800916/9a11645bb93dea88d17480db84ed127b.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Numérique et politique : une histoire]]></title><description><![CDATA[<p><strong>L’épisode “À deux voix” 🎧 de cette semaine est une discussion à propos de l’histoire du numérique en politique. Comment la révolution numérique a-t-elle transformé la politique en quelques décennies ? </strong>Quels liens entretiennent numérique et politique dans l’histoire ? </p><p>🥂 <strong>Cette conversation est notre 100ème podcast “À deux voix” !</strong> 🎉 Je ne sais pas bien comment nous avons fait pour en enregistrer autant en moins de deux ans. Ça doit être parce que ça nous fait plaisir ❤️<strong> </strong></p><p><strong>Depuis 2016, le référendum du Brexit et l’élection de Donald Trump,  </strong>nous avons souvent l’impression que la politique est devenue folle. En pleine campagne présidentielle en France, Nicolas et moi trouvons le paysage politique inquiétant. Est-il le résultat de la révolution numérique ? J’ai voulu interroger Nicolas sur l’histoire des liens entretenus par le numérique et la politique, car ce sont deux sujets dont il maîtrise si bien l’histoire.Il en va de la politique comme de toutes les dimensions de notre vie et de tous les secteurs de l’économie, la révolution numérique a tout transformé. Il y a encore 30 ans, et <em>a fortiori</em> au début de la 5e République, notre vie politique était dominée par un certain nombre de rituels et de rendez-vous politiques bien rodés, de “messes”, meetings et médias de masse verticaux qui abreuvaient les électeurs de messages qu’ils ne pouvaient qu’avaler passivement. Des corps intermédiaires (partis, syndicats) jouaient un rôle essentiel sur le terrain.Les corps intermédiaires semblent s’être désagrégés. La verticalité a perdu son importance. Les rendez-vous nous laissent indifférents et les rituels nous semblent décalés. Que s’est-il passé ? Quels sont les liens qu’entretiennent les transformations du monde politique et la révolution numérique ?</p><p>Il y a quelques semaines, j’avais déjà interrogé Nicolas sur le parallèle entre les campagnes électorales et les startups…</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/campagne-startup"><strong>Une campagne présidentielle est une startup</strong></a><strong> </strong>(<em>Welcome to the Jungle</em>)</p><p><em>Cela fait plusieurs années que la startup nation et l’économie numérique se sont invitées parmi les grands thèmes des campagnes présidentielles. Et que la transition numérique transforme la manière dont on fait campagne. À certains égards, on peut même dire que les transformations du paysage politique sont, en partie, le résultat de la transformation numérique de notre économie où l’on voit les institutions traditionnelles – partis politiques et grands médias – fortement « disruptés » par les modèles numériques et les nouveaux entrants.</em></p><p><strong>Cette semaine, nous abordons de manière plus large l’impact de la révolution numérique sur la politique.</strong> Dans cette conversation “À deux voix”, nous discutons les sujets suivants :</p><p>* L’histoire politique de la révolution numérique aux États -Unis ;</p><p>* Le rôle de la seconde guerre mondiale puis de la guerre froide ;</p><p>* La manière dont les campagnes américaines se sont transformées après les années 1970 ;</p><p>* Le poids politique croissant de la Silicon Valley après 2008 ;</p><p>* Le retour de bâton politique contre la Tech ;</p><p>* Le tournant de 2016 ;</p><p>* La “révolte du public” de Martin Gurri ;</p><p>* Le poids de la colère dans une économie de l’attention saturée ;</p><p>* Pourquoi les rituels et RDV d’antan ne font plus le poids …</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/campagne-startup"><strong>Une campagne présidentielle est une startup</strong></a> (interview de Nicolas dans <em>Welcome to the Jungle</em>)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/attention-au-fosse-exponentiel-?utm_source=url"><strong>Attention au fossé exponentiel ! </strong></a>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-civilisation-du-cocon?utm_source=url"><strong>Notre civilisation du cocon</strong></a> (interview de Vincent Cocquebert) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/meta-ou-le-complexe-de-dieu?utm_source=url"><strong>Meta ou le complexe de Dieu</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/royaume-uni-le-parti-travailliste?utm_source=url"><strong>Royaume-Uni : le parti travailliste est-il fini ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-gauche-et-la-droite-que-signifient?utm_source=url"><strong>La gauche et la droite : que signifient-elles aujourd’hui ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) <strong>🎧</strong></p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/numerique-et-politique-une-histoire</link><guid isPermaLink="false">substack:post:49250151</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 24 Feb 2022 05:30:37 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/49250151/4fa2d388c9ceff747a4ac96bc13bdf03.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/49250151/152ed4dbe2fa0b2763c5b3bc3618b427.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Grande démission et avenir du travail]]></title><description><![CDATA[<p><strong>L’épisode “À deux voix” 🎧 de cette semaine est une discussion à propos du phénomène de la « grande démission » aux États-Unis, en Chine et en Europe. </strong>Quelles réalités se cachent derrière ce concept ? Est-ce conjoncturel ou structurel ? Quelles sont les grandes différences entre les phénomènes américain et européen ? </p><p><strong>Depuis un an, le phénomène de la « grande démission » transforme le marché du travail américain. </strong>Chaque mois, depuis 6 mois, ce sont environ 4 millions d’Américains qui quittent leur emploi. En Chine, dans un mouvement appelé Tangping, « <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/le-mouvement-tangping-en-chine-contre-un-monde-du-travail-dur">la jeunesse s’allonge contre le travail</a> » et contre la culture d’épuisement au travail qu’acceptent leurs aînés. </p><p>L’Europe est-elle moins affectée que les États-Unis et la Chine ? Si le phénomène est moins massif du fait d’un marché plus rigide et protégé, on observe néanmoins des mouvements importants : ruptures conventionnelles, départs avant la fin de la période d’essai, recul du nombre de candidats aux concours de la fonction publique, départs à la retraite et faiblesse de l’immigration causent des chamboulements sur le marché du travail… en Europe aussi.</p><p>Il existe beaucoup d'idées reçues à propos de la « grande démission » américaine que Laetitia et moi passons en revue. La situation inédite aux États-Unis a des causes que les médias européens ne mettent pas assez en avant : des départs à la retraite massifs, des infrastructures insuffisantes qui empêchent les mères de travailler, des emplois précaires et mal payés où le turnover est particulièrement élevé… et aussi un grand nombre de décès prématurés pendant ces longs mois de pandémie. </p><p><strong>La pandémie a révélé des tendances profondes, notamment démographiques, qui pourraient se poursuivre bien au-delà de la crise sanitaire</strong>. Dans cette conversation “À deux voix”, nous discutons les sujets suivants :</p><p>* Les causes conjoncturelles et structurelles de la <em>grande démission</em> américaine ;</p><p>* Les départs à la retraite anticipés ;</p><p>* La polarisation du marché du travail ;</p><p>* L’impact de la surmortalité sur ce marché ;</p><p>* Le mouvement <em>Tangping</em> chinois ;</p><p>* Les tendances démographiques à l’œuvre ;</p><p>* La réaction des entreprises face à ces tendances ;</p><p>* Le caractère ambivalent de la généralisation du télétravail ;</p><p>* L’histoire des ruptures conventionnelles ;</p><p>* Les périodes d’essai ;</p><p>* Les concours de la fonction publique ;</p><p>* La fin de la loyauté et la raison-d’être de la firme ;</p><p>* Les évolutions que l’on imagine pour demain…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-etats-unis-une-nation-de-drogues?r=qulw"><strong>Les États-Unis : une nation de drogués ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/diversite-en-entreprise-progres-ou?r=qulw"><strong>Diversité en entreprise : progrès ou pas progrès ?</strong></a><strong> </strong>(interview de Caroline Chavier)  <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/chaines-de-valeur-en-transition?r=qulw"><strong>Chaînes de valeur en transition</strong></a> (interview de Corinne Vadcar) <strong>🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-la-culture-dentreprise?r=qulw"><strong>Qu’est-ce que la culture d’entreprise ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travailleurs-entreprises-la-distance?r=qulw"><strong>Travailleurs / entreprises : la distance se creuse</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<strong> 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une?r=qulw"><strong>Merci mais non merci, j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (Édito de Laetitia + interview de Céline Alix) <strong>🎧</strong></p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/grande-demission-et-avenir-du-travail</link><guid isPermaLink="false">substack:post:48881049</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 17 Feb 2022 05:30:44 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/48881049/5753198a1f3c85b148135e1a9ec92648.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3139</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/48881049/42618ec0851ad28fc1ea7038caea2b55.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les femmes, les jeunes et les enfants d'abord]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Le podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine est une interview du chercheur <strong>Bruno Palier</strong>, dont le nouveau livre, <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a7589646/Clement-Carbonnier-Les-femmes-les-jeunes-et-les-enfants-d-abord"><em>Les femmes, les jeunes et les enfants d’abord</em></a> (co-écrit avec Clément Carbonnier) vient de paraître chez PUF. Il y parle d’investissement social et d’économie de la qualité.</p><p><a target="_blank" href="https://www.sciencespo.fr/liepp/en/users/brunopalier.html">Bruno Palier</a> est directeur de rechercher du CNRS à Sciences-Po (Centre d’études européennes), docteur en sciences politiques et l’un des plus grands spécialistes du sujet de la protection sociale en France et en Europe.</p><p><strong>Le nouveau livre de Bruno est un ouvrage passionnant</strong> qui fait écho à beaucoup de mes sujets de travail actuels, comme les sujets de la « pénalité maternelle » au travail et le rôle croissant des services de proximité dans le monde du travail. Je l’interroge sur le monde du travail fragmenté d’aujourd’hui et l’investissement social que la France devrait faire pour aller vers une « économie de la qualité ».</p><p>👉 <strong>Allez lire le livre </strong><a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a7589646/Clement-Carbonnier-Les-femmes-les-jeunes-et-les-enfants-d-abord"><strong><em>Les femmes, les jeunes et les enfants d'abord</em></strong></a><strong> de Bruno Palier et Clément Carbonnier</strong> 📚</p><p><em>Le monde, l'économie, la société ont changé plus vite que notre système de protection sociale. Aujourd'hui, la pauvreté s'est déplacée des plus âgés vers les plus jeunes (surtout les moins qualifiés) et singulièrement les jeunes femmes seules avec enfant. Le chômage de masse semble irréductible tandis que ceux qui travaillent le font de manière de plus en plus intense. Répondre à ces nouveaux enjeux n'est pas affaire de simples ajustements. Chez nos politiques pourtant, la quête sans fin de l'efficacité économique semble avoir escamoté la recherche d'une plus grande justice sociale. Il faut repenser ensemble nos politiques sociales et économiques. </em></p><p><em>S'appuyant sur des expériences menées dans d'autres pays et sur leur connaissance de notre système de protection sociale, les auteurs proposent un nouveau contrat économique et social fondé sur l'investissement social, c'est-à-dire sur une réorientation de nos politiques publiques vers « les femmes, les jeunes et les enfants d'abord ».  Pour sortir de l'économie du low cost qui est la nôtre en augmentant la qualification de tous. Pour proposer une montée en gamme de l'économie et de la société française.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Bruno :</strong></p><p>* De son livre co-écrit avec Clément Carbonnier ;</p><p>* Des nouvelles pauvreté et la précarité en France et en Europe ;</p><p>* Du choix français pour le travail « <em>low-cost</em> » ;</p><p>* Des malentendus de la productivité ;</p><p>* Du travail gratuit des femmes ;</p><p>* Des différences entre le marché du travail français et allemand ;</p><p>* Des services publics et des infrastructures ;</p><p>* D’ « investissement social » ;</p><p>* Du système de garde d’enfants idéal ;</p><p>* Des EHPAD ;</p><p>* De la campagne présidentielle française …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-france-lpreuve-de-sa-protection"><strong>La France à l'épreuve de sa protection sociale</strong></a> (notre 1ère interview de Bruno Palier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle</strong></a> (interview de Mathilde Ramadier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-mythe-de-lefficacite-allemande"><strong>Le mythe de l’efficacité allemande</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/angela-merkel-est-elle-feministe"><strong>Angela Merkel est-elle féministe ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du"><strong>La grossesse : nouvelle frontière du féminisme</strong></a> (interview de Judith Aquien) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-futur-de-la-garde-denfants"><strong>Le futur de la garde d’enfants</strong></a> (interview de Maïmonatou Mar) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-femmes-les-jeunes-et-les-enfants</link><guid isPermaLink="false">substack:post:48205753</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 10 Feb 2022 05:30:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/48205753/9eddde76d5f56383fba754a402e8e944.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3770</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/48205753/93c92c0dabe1497c04ced3f14c847cae.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les États-Unis : une nation de drogués ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>L’épisode “À deux voix” 🎧 de cette semaine est le premier de l’année 2022 ! Il s’agit d’une discussion à propos de la terrible crise des opiacés qui a fait l’an dernier plus de 100 000 morts aux États-Unis.</strong> Comment et pourquoi les morts par overdoses ont-elles atteint un niveau épidémique ? Nicolas et moi évoquons l’histoire d’une famille, le rôle de l’industrie pharmaceutique et les causes économiques et sociales qui font du pays une « nation de drogués » …</p><p><strong>Alors que la pandémie de Covid sévit encore, une autre épidémie fait des ravages aux États-Unis, celle des overdoses d’opiacés</strong>, ces substances psychotropes aux effets similaires à l’opium. OxyContin, Vicodin, Fentanyl… : ces drogues sont d’abord prescrites par des médecins à des patients qui se plaignent de douleurs. Très addictives, elles ont créé une génération de nouveaux drogués, dont certains se tournent vers l’héroïne quand ils n’ont plus accès aux opiacés de manière légale.</p><p><em>Le nombre de morts par overdose, particulièrement celles résultant de drogues prescrites, a atteint un niveau épidémique aux États-Unis</em> (<a target="_blank" href="https://www.dea.gov/docs/2015%20NDTA%20Report.pdf"><em>Drug Enforcement Agency</em></a><em>)</em></p><p>Entre avril 2020 et avril 2021, le <em>Center for Disease Control</em> (CDC) a <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/11/17/crise-des-opiaces-aux-etats-unis-100-000-americains-sont-morts-par-overdose-sur-un-an_6102455_3210.html">enregistré 100 306 décès par overdose</a>. La drogue tue davantage que les armes à feu et les accidents de voiture. C’est la première cause de mortalité chez les jeunes. La pandémie n’a fait qu’aggraver cette crise : d’une part, elle a créé de nouveaux addicts et d’autre part, elle a empêché de nombreuses personnes de se faire accompagner et soigner correctement.</p><p>Derrière la crise des opiacés, il y a un laboratoire pharmaceutique particulièrement mis en cause : <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Purdue_Pharma">Purdue Pharma</a>. Et derrière ce laboratoire, une famille, dont l’histoire singulière est fascinante et riche d’enseignements sur le système américain qui a permis cette crise. C’est dans un ouvrage passionnant intitulé <a target="_blank" href="https://www.amazon.de/-/en/Patrick-Radden-Keefe/dp/0385545681"><em>Empire of Pain</em></a>, paru l’an dernier, que Nicolas et moi puisons une partie de la matière pour cette discussion “à deux voix”.</p><p><em>Empire of Pain commence par l'histoire de trois frères médecins, Raymond, Mortimer et Arthur, qui ont affronté la pauvreté de la Grande Dépression et un antisémitisme effroyable. Travaillant dans un établissement psychiatrique barbare, Arthur a vu une meilleure solution et a mené des recherches révolutionnaires sur les traitements médicamenteux. Il se découvre également un génie pour le marketing, en particulier pour les produits pharmaceutiques, et achète une petite entreprise de publicité.</em></p><p><em>Arthur conçoit le marketing du Valium, et construit la première grande fortune des Sackler. Il achète un laboratoire pharmaceutique, Purdue Frederick, qui sera dirigé par Raymond et Mortimer. Les frères ont commencé à collectionner des œuvres d'art, des épouses et de grandes résidences dans des lieux exotiques. Leurs enfants et petits-enfants grandissent dans le luxe.</em></p><p>Si la crise des opiacés est souvent expliquée par le pouvoir des laboratoires pharmaceutiques, elle a aussi des causes sociales et économiques particulières que nous discutons dans ce podcast.</p><p>Dans cette conversation “À deux voix”, nous discutons les sujets suivants :</p><p>* L’histoire de la famille Sackler ;</p><p>* Le développement des opiacés pour combattre la douleur ;</p><p>* Les laboratoires pharmaceutiques et le développement de nouvelles molécules ;</p><p>* La <em>Food & Drug Administration</em> américaine ;</p><p>* L’histoire du marketing médical ;</p><p>* Le système de santé américain ;</p><p>* L’impact de la pandémie ;</p><p>* Les raisons culturelles et sociales qui expliquent le grand nombre de drogués…</p><p><a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Dopesick_(miniseries)"><strong>Dopesick</strong></a><strong> </strong>(série produite par Hulu)  🎞️</p><p><a target="_blank" href="https://www.amazon.de/-/en/Patrick-Radden-Keefe/dp/0385545681"><strong>Empire of Pain: The Secret History of the Sackler Dynasty</strong></a>, Patrick Radden Keefe, Doubleday, 2021 📚</p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis presque 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-etats-unis-une-nation-de-drogues</link><guid isPermaLink="false">substack:post:48088104</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 03 Feb 2022 05:30:34 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/48088104/9fa94e64e4a3ead786f68ef156d9a51e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3707</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/48088104/dce756e99f756675a2a6d94e9d84da4c.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La pénalité maternelle]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Pour le deuxième podcast <em>Nouveau Départ</em> de cette nouvelle année, je suis heureuse d’approfondir avec mon invitée un thème qui m’est cher, celui de la “pénalité maternelle”. <a target="_blank" href="https://mathilderamadier.com/">Mathilde Ramadier</a>, autrice d’essais et de BD installée à Berlin, navigue entre les cultures et entre les langues. Être mère en Allemagne l’a confrontée à une <em>pénalité</em> qu’elle n’avait pas imaginée…</p><p>La dernière BD de Mathilde est intitulée <a target="_blank" href="https://mathilderamadier.com/2020/12/11/corps-public/"><em>Corps public</em></a><em> </em>(dessins et couleurs de Camille Ulrich).<em> </em>C’est un beau roman graphique féministe qui <em>“donne à voir les ambivalences des discours contemporains qui revendiquent la liberté des femmes tout en les mettant sous pression à coup d’horloges biologiques.”</em></p><p><strong>Mathilde Ramadier est une autrice prolifique qui combine dans son travail philosophie, psychanalyse et arts appliqués.</strong> Elle aime associer textes et illustrations pour produire des bandes dessinées. Mais elle écrit aussi des essais : en 2017, elle a publié <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a10173768/Mathilde-Ramadier-Bienvenue-dans-le-nouveau-monde"><em>Bienvenue dans le nouveau monde. Comment j’ai survécu à la coolitude des startups</em></a> où elle racontait son expérience dans une startup berlinoise.</p><p>Dans sa dernière BD, <em>Corps public</em>, elle aborde le thème des innombrables injonctions qui pèsent sur le corps des femmes et la difficulté à mener sa carrière librement quand on est mère. C’est vrai à peu près partout, mais le fait de vivre en Allemagne rend la chose plus difficile encore !</p><p>Mathilde et moi avons échangé autour d’un café à la fin de l’année dernière, à Berlin, sur le sujet de la pénalité maternelle suite à la publication d’<a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/penalite-maternelle">un de mes articles</a>. J’en suis sortie convaincue qu’il fallait que j’enregistre un podcast avec elle tant son expérience et ses réflexions personnelles à la croisée des cultures sont passionnantes. </p><p>En tant que féministe française installée en Allemagne, cet échange m’a semblé salutaire. Analyser la “pénalité maternelle” allemande, c’est comprendre tous les mécanismes qui transforment la vie des mères dans les autres pays aussi.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/penalite-maternelle"><strong>La pénalité maternelle, ça vous parle ?</strong></a><strong> </strong>(Welcome to the Jungle) :</p><p><em>La plupart des mères connaissent bien ce problème : depuis l’arrivée d’un enfant, leur carrière a pris un sacré coup de frein, et, mauvaise nouvelle, cela ne s’arrangera ni avec le deuxième ni avec le troisième. Elles flairent rapidement que la maternité leur coûtera cher, mais elles se sentent aussi impuissantes à combattre ce décalage de plus en plus marqué entre la carrière de leur conjoint et la leur. Dans la majorité des couples hétérosexuels, dès l’arrivée du premier enfant, les choses sont claires : devenir père, cela peut </em><a target="_blank" href="https://www.marieclaire.fr/,etre-pere-de-famille-pour-booster-sa-carriere,721749.asp"><em>booster la carrière</em></a><em> ; devenir mère, pas du tout.</em></p><p><em>Phénomène largement étudié depuis plusieurs décennies par les sociologues et les féministes, la pénalité maternelle (</em><a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Motherhood_penalty"><em>motherhood penalty,</em></a><em> en anglais) est le terme choisi pour désigner ce décalage de carrière et de revenus qui existe entre les pères et les mères. Dix ans après la naissance d’un enfant, les mères perdent 20% de revenus dans un </em><a target="_blank" href="https://www.economist.com/graphic-detail/2019/01/28/how-big-is-the-wage-penalty-for-mothers"><em>pays égalitaire comme le Danemark, 40% au Royaume-Uni et aux Etats-Unis</em></a><em>. La pénalité française se trouve quelque part entre 20 et 40%. Hélas, les chiffres et les études concernant la France font défaut.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Mathilde :</strong></p><p>* De son parcours d’autrice ;</p><p>* De la sacralisation de la <em>Nature</em> (maternelle) par les écologistes ;</p><p>* De la pénalité maternelle dans les différents pays d’Europe ;</p><p>* Du travail à temps partiel des mères allemandes ;</p><p>* De l’enfantement dans la douleur et de la culture protestante ;</p><p>* De la sexualité libérée des Allemands ;</p><p>* Du suivi médical de la grossesse en Allemagne et en France ;</p><p>* De l’opposition entre les gynécologues et les sage-femmes ;</p><p>* Des accouchements “naturels” et de l’allaitement ;</p><p>* De la “germanisation” de la culture française ;</p><p>* De ses projets en cours …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/couples-a-double-carriere-les-freins"><strong>Couples à double carrière : les freins et les clés</strong></a> (interview d’Anne-Cécile Sarfati) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-mythe-de-lefficacite-allemande"><strong>Le mythe de l’efficacité allemande</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/angela-merkel-est-elle-feministe"><strong>Angela Merkel est-elle féministe ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du"><strong>La grossesse : nouvelle frontière du féminisme</strong></a> (interview de Judith Aquien) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nomadisme-en-famille-pas-si-facile"><strong>Nomadisme en famille : pas si facile !</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-femme-prehistorique-gagne-a-etre"><strong>La femme préhistorique gagne à être connue</strong></a><strong> </strong>(interview de Marylène Patou-Mathis) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-penalite-maternelle</link><guid isPermaLink="false">substack:post:47620555</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 27 Jan 2022 05:30:43 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/47620555/a9d2acbc592aedfc75b5f787a13f93c3.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3651</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/47620555/b998d0d0a59e80356b97b8bc62dcd750.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Sociologie du vieillissement]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonne année à toutes et tous 🤗 </strong>Nicolas et moi sommes ravis de démarrer une nouvelle saison de <em>Nouveau Départ</em>. Pendant la pause hivernale, nous avons fait le plein de nouvelles idées de conversations “À deux voix” et d’interviews de personnalités pour la grille de ce début d’année !</p><p>Cette semaine, je reçois <strong>Mélissa-Asli Petit</strong>, docteure en sociologie, qui se penche depuis plusieurs années sur tous les enjeux liés au vieillissement et la longévité.</p><p><strong>J’ai rencontré Mélissa-Asli Petit il y a deux ans, </strong>pré-Covid, lors d’une table ronde sur l’âge, les retraites et le travail organisée par le collectif Ouishare. J’ai eu plaisir à l’écouter citer films et séries pour étayer des propos pleins de douceur sur l’âge et les vieux. Un plaisir ! <em>“Nous devons apprendre à devenir un vieux un peu mieux chaque jour”</em>, avait-elle expliqué.</p><p>Solène Manouvrier de <em>Ouishare</em> avait rédigé un bel article à propos de cette table ronde 👉 <a target="_blank" href="https://www.ouishare.net/article/travailler-a-la-vie-travailler-a-la-mort"><strong>Travailler à la vie, travailler à la mort !</strong></a> </p><p><em>Les enjeux associés à la retraite sont bien plus larges et complexes que le régime qui l’encadre. Ils touchent au sens et à la valeur sociale du travail, aux besoins d'entraide et à l'éthique du soin, aux inégalités et à leurs mécanismes de reproduction... Surtout, ils ne concernent pas uniquement le </em>« troisième âge »<em> mais tous les âges. Pourtant, comme le souligne Mélissa Petit, les politiques publiques font tout l'inverse. Des lois </em>« grand âge »<em> aux lois sur la </em>« perte d'autonomie »<em>, on n'arrive pas à considérer nos parcours de vie dans leur ensemble.</em> </p><p>Depuis l’automne 2021, Mélissa et moi faisons partie du collectif <a target="_blank" href="https://www.vivesmedia.fr/#newsletters">ViveS Media</a> sous l’égide de Bayard (pour <a target="_blank" href="https://www.vivesmedia.fr/#newsletters">la newsletter Vives</a>, elle a écrit il y a quelques semaines <a target="_blank" href="http://m.prod1.emailing.groupebayard.com/nl/jsp/m.jsp?c=nL%2FIl2ArOYhCvdNCKhnAPPiYllvL9Wu8">un texte inspirant sur la ménopause</a>). Il était temps que j’enregistre avec elle pour <em>Nouveau Départ</em> un podcast sur l’âge, la vieillesse, la retraite et les liens entre les générations !</p><p>Mélissa a fait sa thèse de sociologie sur les modes de vie des jeunes retraités, en se basant sur une comparaison entre la France et le Québec. Par son histoire familiale et ses choix professionnels, elle navigue entre les cultures. En 2015, plutôt que de rester dans l’univers académique, elle a créé un bureau d’étude et de conseil sur la longévité, les séniors et la silver économie : <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/mixing-g%C3%A9n%C3%A9rations/">Mixing Générations</a>.</p><p>📚 En 2016, elle a publié l'ouvrage <a target="_blank" href="https://www.editions-harmattan.fr/livre-les_retraites_cette_richesse_pour_la_france_melissa_petit-9782343082035-49223.html#:~:text=M%C3%A9lissa%20Petit,-Collection%20%3A%20Effiscience&#38;text=Ce%20livre%20soutient%20et%20prouve,dans%20la%20soci%C3%A9t%C3%A9%20du%20num%C3%A9rique."><em>Les retraités : cette richesse pour la France</em></a><em>. </em>Depuis lors, elle publie de nombreux articles, notamment sur <a target="_blank" href="https://www.vivesmedia.fr/#newsletters">Vives Media</a>.  </p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous parlons avec Mélissa :</strong></p><p>* De son parcours multi-culturel ;</p><p>* Du chemin parcouru entre sa thèse de sociologie et la création de Mixing Générations ;</p><p>* De son livre sur les retraités ;</p><p>* Du travail gratuit des retraités ;</p><p>* De la complémentarité et de la rivalité entre le bénévolat et le travail payé ;</p><p>* De l’impact de l’aidance sur les carrières ;</p><p>* De la longévité au prisme du genre ;</p><p>*  Des enseignements de la crise sanitaire et des confinements ;</p><p>* Des relations entre les générations …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/qui-a-peur-des-vieilles-"><strong>Qui a peur des vieilles ?</strong></a> (interview de Marie Charrel)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-vision-de-lge-tue"><strong>Notre vision de l’âge tue</strong></a><strong> </strong>(interview d’Andrew Scott) 👓</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-solitude-lautre-pandemie"><strong>La solitude : l’autre pandémie</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-foyer-a-lepreuve-de-la-longevite"><strong>Le foyer à l’épreuve de la longévité</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-interview-hilary-cottam"><strong>Comment réinventer notre contrat social</strong></a> (interview de Hilary Cottam) 👓</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-et-dmographie"><strong>Pandémie et démographie</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir, collabore avec Welcome to the Jungle, autrice de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 15 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/sociologie-du-vieillissement</link><guid isPermaLink="false">substack:post:47324628</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 20 Jan 2022 11:41:04 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/47324628/d4d936b6aa89dd2b81f389f9027fdeea.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3485</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/47324628/a0941c105528d900093f3549f8b87ecb.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Notre civilisation du cocon]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Dans cette nouvelle saison (gratuite) de <em>Nouveau Départ</em>, nous poursuivons notre série d’interviews de personnalités remarquables avec celle de <strong>Vincent Cocquebert</strong>. Journaliste et essayiste, il a publié cette année <a target="_blank" href="https://www.arkhe-editions.com/livre/la-civilisation-du-cocon/"><em>La civilisation du cocon. Pour en finir avec la tentation de repli sur soi</em></a> aux éditions Arkhê.</p><p><em>La civilisation du cocon : une nouvelle société de l’entre-soi, sous perfusion de confort, en passe de nous transformer, petit à petit, en êtres hypersensibles ne supportant plus le moindre frottement avec la réalité.</em></p><p><strong>Sous les effets des confinements et de l’accélération des usages numériques qui nous enferment dans des “bulles algorithmiques” de gens qui se ressemblent, </strong>sommes-nous tous entrés dans une <em>“civilisation du cocon”</em> ? </p><p>Après avoir démystifié les discours sur les générations dans son livre <a target="_blank" href="https://www.arkhe-editions.com/livre/millennial-burn-out/"><em>Millennial Burn-Out</em></a><em>, </em>Vincent Cocquebert analyse dans son nouveau livre le <em>Zeitgeist</em> sécuritaire et domestique dominant aujourd’hui.</p><p>Sans forcément nous en rendre compte, nous passons presque tout notre temps en intérieur. Nous estimons passer 60% de notre temps en intérieur. C’est en réalité 90% de notre temps que nous passons entre quatre murs. Hier on allait en boîte de nuit, aujourd’hui, on ne rêve plus que <em>“de rester sagement à la maison”</em>.</p><p><em>Selon une étude britannique, 3 enfants sur 4 évoluent moins d’une heure par jour en extérieur, un temps inférieur à celui d’un prisonnier contraint de passer au moins 60 minutes hors de sa cellule.</em></p><p><em>Apologie de la vie domestique, fuite dans des mondes imaginaires, explosion du marché du bien-être, bulles de filtres et pensée magique : chaque jour, nous déployons un véritable arsenal de protections physiques et psychiques pour mettre à distance un monde qui nous oppresse. Bienvenue dans la civilisation du cocon ! Une nouvelle société de l’entre-soi, sous perfusion de confort, en passe de nous transformer, petit à petit, en êtres hypersensibles et ne supportant plus le moindre frottement avec la réalité.</em></p><p><em>Comment sommes-nous passés d’un idéal de la vie « intense » à celui d’un quotidien « subi » que nous préférons fuir, à l’abri derrière nos forteresses de coussins ? Et surtout, ces cocons, aussi séduisants qu’aliénants, sont-ils en train de remplacer un safe-space commun qui semble aujourd’hui nous échapper : notre planète et celles et ceux qui l’habitent avec nous ?</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Vincent :</strong></p><p>* De la genèse de son livre ;</p><p>* De la confusion que l’on fait souvent entre l’effet d’âge et l’effet d’époque quand on parle des générations ;</p><p>* Des enseignements de la crise sanitaire et des confinements ;</p><p>* Des paradoxes de la civilisation du cocon ;</p><p>* De l’impact du recul du phénomène religieux —on est passé du “salut” à la “santé” ;</p><p>* De l’histoire des assurances ;</p><p>* De notre rapport à la mort ;</p><p>* De l’histoire du concept des <em>safe spaces</em> …</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ces-20-de-diplomes-qui-se-detachent"><strong>Ces 20% de diplômés qui se détachent</strong></a> (interview de Jean-Laurent Cassely) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-vision-de-lge-tue"><strong>Notre vision de l’âge tue</strong></a><strong> </strong>(interview d’Andrew Scott) 👓</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-vaughn-tan-uncertainty"><strong>L’incertitude : un nouveau paradigme</strong></a> (interview de Vaughn Tan) 👓</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/logement-tout-ce-qui-change-avec"><strong>Logement : tout ce qui change avec la pandémie</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-foyer-a-lepreuve-de-la-longevite"><strong>Le foyer à l’épreuve de la longévité</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-solitude-lautre-pandemie"><strong>La solitude : l’autre pandémie</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis plus de 14 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/notre-civilisation-du-cocon</link><guid isPermaLink="false">substack:post:44514261</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 25 Nov 2021 05:30:33 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/44514261/79205424b168d231443a145a74dc0018.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3698</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/44514261/7189c67b95e233283ade36aefd30349e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le mythe de l'efficacité allemande]]></title><description><![CDATA[<p><strong>L’épisode “À deux voix” 🎧 de cette semaine est une discussion à propos du mythe de l’efficacité allemande.</strong> Pourquoi nous autres Français gardons-nous tant de complexes vis-à-vis du “modèle allemand “? Il serait peut-être temps de casser le mythe…</p><p>Il y a un an, nous avons emménagé en famille près de Munich, en Bavière. Familiers de l’Allemagne et de sa langue, Laetitia et moi n’étions pas complètement naïfs sur les différences culturelles (surtout le sexisme) dont nous soupçonnions qu’elles nous irriteraient. Mais nous étions persuadés qu’à défaut d’avoir du charme, au moins, les institutions allemandes sont efficaces et fiables. Nous aussi souscrivions à ce mythe de l’efficacité allemande. Quelle n’a pas été notre désillusion ! </p><p><a target="_blank" href="https://twitter.com/WorkMJ/status/1459070490228793347"><em>Le mythe de l'efficacité allemande</em></a><em> est très vite cassé quand on passe un peu de temps en Allemagne.</em></p><p>En tombant sur <a target="_blank" href="https://twitter.com/WorkMJ/status/1459070490228793347">ce tweet</a> d’un Américain résidant en France, nous avons eu l’idée d’en faire un podcast “À deux voix”. Depuis un an, nous sommes confrontés quotidiennement au <a target="_blank" href="https://www.lefigaro.fr/conjoncture/allemagne-des-infrastructures-publiques-indignes-d-une-grande-puissance-20191114">délabrement des infrastructures allemandes</a> dans lesquelles le pays n’investit plus depuis des décennies. Les trains sont lents et toujours en retard, <a target="_blank" href="https://www.dailymotion.com/video/x84eh4u">les voies ferrées sont abîmées, les autoroutes mal entretenues</a>, <a target="_blank" href="https://www.lesechos.fr/2017/07/lallemagne-a-la-traine-dans-le-numerique-158102">l’internet à haut débit n’existe pour presque personne</a>, les services administratifs ne sont pas numérisés…</p><p>Non seulement l’Allemagne n’a pas historiquement une culture du service client (c’est une litote) mais ce qui faisait autrefois sa force — la fiabilité de sa bureaucratie — s’est dégradé et se trouve en décalage croissant avec les usages numériques d’aujourd’hui. Le “fossé exponentiel” dont parle Azeem Azhar <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/futur-travail-fosse-exponentiel-azeem-azhar">dans </a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/futur-travail-fosse-exponentiel-azeem-azhar"><em>Exponential</em></a> (écoutez <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/attention-au-fosse-exponentiel-">notre conversation “À deux voix”</a> sur le sujet) est immense dans le pays. </p><p>Toutes ces infrastructures qui étaient modernes dans les années 1990 sont aujourd’hui délabrées. Cela explique en partie l’incapacité du pays à faire face aux conséquences des <a target="_blank" href="https://www.toposmagazine.com/european-floods-2021/#:~:text=In%20Germany%2C%20the%202021%20European,the%20consequences%20of%20the%20flood.">inondations de cet été</a>. C’est parce que les vieux systèmes d’alerte n’ont pas fonctionné que plus de 150 personnes sont mortes noyées dans leur cave !</p><p>On ne peut pas évoquer le mythe de l’efficacité allemande sans parler de travail. Sarkozy, Hollande et Macron ont tous les trois été fascinés par le “modèle allemand” en matière de travail, la force de l’industrie automobile et la réputation de productivité germanique. Mais là-aussi, et si c’était un mythe ? Les Allemands sont-ils aussi productifs qu’on le dit ? Faudrait-il voir les choses autrement ? </p><p>Dans cette conversation “À deux voix”, nous tentons de répondre aux questions suivantes :</p><p>* D’où vient ce mythe de l’efficacité allemande ?</p><p>* Quel est le constat sur le délabrement des infrastructures ?</p><p>* L’Allemagne n’est-elle “productive” que parce qu’elle est sexiste ?</p><p>* Pourquoi la vision centrée sur l’automobile est-elle une impasse ?</p><p>* Qu’en est-il de la réputation d’honnêteté des Allemands ? </p><p>* Pourquoi le scandale du Dieselgate qui a frappé Volkswagen en 2015 est-il emblématique ? </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/angela-merkel-est-elle-feministe"><strong>Angela Merkel est-elle féministe ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/attention-au-fosse-exponentiel-"><strong>Attention au “fossé exponentiel” !</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-cdu-et-la-succession-dangela"><strong>La CDU et la succession d’Angela Merkel</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/30-ans-dunit-allemande-"><strong>30 ans d’unité allemande</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/commerce-de-dtail-et-diffrences-culturelles"><strong>Commerce de détail et différences culturelles</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 14 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-mythe-de-lefficacite-allemande</link><guid isPermaLink="false">substack:post:44029467</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 18 Nov 2021 05:30:44 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/44029467/c587ebc1ca4fb6990b8960cf313119c9.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3683</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/44029467/6ea6f15c627f154407162719f88d9554.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le plafond de verre de la culture]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Dans cette nouvelle saison (entièrement gratuite) de <em>Nouveau Départ</em>, nous poursuivons notre série d’interviews de personnalités remarquables avec celle de <strong>Reine Prat</strong>. Spécialiste du monde de la culture, elle vient de publier un essai intitulé <a target="_blank" href="https://www.ruedelechiquier.net/les-incisives/360-exploser-le-plafond-.html"><em>Exploser le plafond. Précis de féminisme à l’usage du monde de la culture</em></a> aux Éditions Rue de l’échiquier.</p><p><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Reine_Prat"><strong>Reine</strong></a><strong> </strong>est agrégée de lettres. Elle a exercé diverses responsabilités au ministère de la Culture et rédigé deux rapports ministériels « <a target="_blank" href="https://www.vie-publique.fr/rapport/30480-arts-du-spectacle-pour-legal-acces-des-femmes-et-des-hommes-aux-poste">pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les arts du spectacle</a> » en <a target="_blank" href="https://www.vie-publique.fr/rapport/30479-mission-egalites-pour-une-plus-grande-et-une-meilleure-visibilite-des">2006</a> et <a target="_blank" href="https://www.vie-publique.fr/rapport/30480-arts-du-spectacle-pour-legal-acces-des-femmes-et-des-hommes-aux-poste">2009</a>. Constatant que rien (ou presque) n’avait changé depuis, elle publie aujourd’hui un essai incisif dans lequel elle affirme que le monde de la culture <em>« peut devenir un puissant moteur de changement »</em> : <em>« il s’agit bien d’exploser un ordre patriarcal qui court à notre perte ».</em></p><p><strong>Reine Prat ne croit pas au progrès inéluctable et continu en matière d’égalité femmes / hommes. </strong>Le monde de la Culture illustre au contraire que c’est un combat sans fin, souvent un jeu à somme nulle dans lequel les personnes qui ont déjà le pouvoir n’ont aucune intention de le céder aux profit de nouveaux entrants.</p><p>Censé promouvoir la « liberté de création » et la diversité, ce monde-là cultive en réalité l’entre-soi et la reproduction du même. C’est un microcosme qui concentre toutes les violences à l’égard des femmes et des personnes racisées. C’est aussi un creuset dans lequel se forgent les représentations qui influencent toute la société.</p><p><em>L’organisation du monde de la culture, avec ses accès réservés, s’inscrit parfaitement, toutes proportions gardées, dans des phénomènes plus généraux. Pour Bruno Latour, « tout se passe comme si une partie importante des classes dirigeantes (…) était arrivée à la conclusion qu’il n’y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants. » </em></p><p><em>Cette position de domination, le « créateur » qu’est devenu l’artiste l’occupe pleinement. À partir du moment où la liberté de création prime sur toute autre considération, la domination du créateur sur son matériau —matériel ou humain—n’a plus de limites.</em></p><p><em>L’autonomie de l’œuvre n’est-elle pas une fiction ? L’œuvre n’existe pas ex nihilo, elle n’est pas le produit du seul talent qui aurait été accordé à tel ou tel comme un don du ciel (…). Que le talent produise des fruits, que l’œuvre atteigne son public, il y faut tout un accompagnement social, économique, médiatique, affectif, autant de privilèges accordés à quelques-uns (…) Les conditions d’émergence du talent, de sa reconnaissance par les pairs, de production, de promotion et de diffusion de l’œuvre font que l’autonomie de celle-ci est bien relative. On sait tout cela au moins depuis que Virginia Woolf a publié à Londres, en 1929, </em><a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/A_Room_of_One%27s_Own"><em>A Room of One’s Own</em></a><em>.</em></p><p><em>C’est toute l’organisation du domaine des arts et de la culture qu’il est nécessaire de repenser. À commencer par la conception que notre société se fait de l’artiste, du statut et des privilèges qu’elle lui concède, qui n’ont rien d’universels. À l’entrée d’un grand musée de Tokyo, un panneau avertit le visiteur occidental qu’il ne doit pas s’attendre à trouver dans les collections du musée de distinction entre art et artisanat, entre artiste et artisan, notions qui n’ont pas cours là-bas.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Reine :</strong></p><p>* De l’absence de progrès linéaire en matière de féminisme ;</p><p>* Du microcosme qu’est le monde de la culture ;</p><p>* Des représentations qui façonnent notre imaginaire ;</p><p>* Des femmes âgées au cinéma ; </p><p>* Du monde du théâtre, <em>« miroir grossissant où les travers de notre société se lisent à livre ouvert »</em>  ;</p><p>* De la distinction entre art et artisanat et de la figure de l’artiste ;</p><p>* De cette séparation bien commode entre l’homme et l’artiste ;</p><p>* De la conception de l’universel en France.</p><p>*Petite erreur dans le podcast : Claire Lasne, metteuse en scène, a dirigé un centre <em>dramatique</em> national (et non chorégraphique)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans"><strong>Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</strong></a> (interview de Sophie Dancourt) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/interview-nina-goswami-50-50"><strong>Diversité dans les médias : pourquoi pas 50/50 ?</strong></a> (Édito et interview de Nina Goswami)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-femme-prehistorique-gagne-a-etre"><strong>La femme préhistorique gagne à être connue</strong></a> (interview de Marylène Patou-Mathis) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ces-20-de-diplomes-qui-se-detachent"><strong>Ces 20% de diplômés qui se détachent</strong></a> (interview de Jean-Laurent Cassely) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambition-un-concept-dpass-"><strong>L’ambition : un concept dépassé ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ecriture-nos-histoires-and-nos-conseils"><strong>Écriture : nos histoires et nos conseils</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-007-crise-du-cinma-et-changement"><strong>🎥 007 : crise du cinéma et changement de société</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis plus de 14 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-plafond-de-verre-de-la-culture</link><guid isPermaLink="false">substack:post:43130625</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 11 Nov 2021 05:30:40 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/43130625/0bab1723128aa2477b5f448825579769.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3860</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/43130625/bc15f0c779816ed02fcf047a9146353a.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Meta ou le complexe de Dieu]]></title><description><![CDATA[<p><strong>L’épisode “À deux voix” 🎧 de cette semaine est une discussion à propos du nouveau nom de Facebook, Meta, </strong>et ce qu’il dit des intentions de Mark Zuckerberg. Quel avenir pour le groupe Meta ? Quelle stratégie peut-on adopter quand sa marque principale est perçue comme “toxique” ?<strong> </strong>Le <em>“</em><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tavers"><em>métavers</em></a><em>”</em> n’est-il qu’un délire de futuriste pour changer une conversation qui dérange Facebook ?</p><p><em>Meta </em>en grec, ça veut dire “au-delà”. Forcément, les commentaires et critiques n’ont pas manqué sur le <em>rebranding</em> de Facebook en ‘Meta’<em>. </em>Mark Zuckerberg cherche-t-il à se positionner “au-delà” de toutes les controverses qui concernent Facebook ? A-t-il un complexe de Dieu ?</p><p>Le préfixe <em>meta</em> invite des critiques de toutes sortes. Pour la <em>Congresswoman</em> Alexandria Ocasio-Cortez, il y a <em>meta</em> dans <em>“métastases”</em> :</p><p><a target="_blank" href="https://twitter.com/aoc/status/1453812534599950340"><em>Facebook est un cancer pour la démocratie dont les métastases sont la surveillance globale et la machine à fabriquer de la propagande</em></a><em>.</em></p><p>Si l’ambition de ce nom est de signaler que Facebook, l’application “toxique” (mais néanmoins vache à lait), ne sera plus qu’une activité parmi d’autres dans le groupe, alors le précédent de Google / Alphabet est riche d’enseignements. </p><p>Zuckerberg voudrait être pionnier dans ce que seront les usages numériques de demain. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que cela inspire du scepticisme. <a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2021/10/29/technology/meta-facebook-zuckerberg.html">Le journaliste Kevin Roose du </a><a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2021/10/29/technology/meta-facebook-zuckerberg.html"><em>New York Times</em></a> explique que Meta a été pensé comme un <em>“échappatoire”</em> pour Facebook. Mais Meta sera-t-il un groupe capable d’innovation ?</p><p><em>Je suis sceptique. C’est une bureaucratie lourdingue dont les plus grandes avancées, ces dernières années, sont à mettre au crédit du rachat d’applications développées à l’extérieur de Facebook, pas d’idées développées en interne.</em></p><p>Dans cette conversation “À deux voix”, nous abordons le passé, le présent et le futur de Facebook et tentons de répondre aux questions suivantes :</p><p><em>Qu’est-ce qui se cache derrière le changement de nom de Facebook ?</em></p><p><em>Le métavers, c’est quoi, au juste ?</em></p><p><em>Zuckerberg souffre-t-il du complexe de Dieu ? Est-il un visionnaire, un fin stratège ou rien de tout cela ?</em></p><p><em>Quelles leçons trouve-t-on dans la science-fiction ?</em></p><p><em>Quelles sont les contradictions de Facebook ?</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/attention-au-fosse-exponentiel-"><strong>Attention au "fossé exponentiel" !</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/innover-et-investir-dans-le-hardware"><strong>Innover et investir dans le "hardware"</strong></a> (interview d’Alexis Houssou) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/warren-buffett-une-introduction"><strong>Warren Buffett : une introduction</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-la-culture-dentreprise"><strong>Qu’est-ce que la culture d’entreprise ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tout-sur-les-cryptos"><strong>Tout sur les cryptos</strong></a> (interview de Thibauld Favre) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/basecamp-et-la-politique-au-travail"><strong>Basecamp et la politique au travail</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/jeff-bezos-sa-vie-son-oeuvre"><strong>Jeff Bezos : sa vie, son oeuvre</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-vision-de-lge-tue"><strong>Notre vision de l’âge tue</strong></a><strong> </strong>(interview d’Andrew Scott) 🎧</p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 14 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/meta-ou-le-complexe-de-dieu</link><guid isPermaLink="false">substack:post:43443692</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 04 Nov 2021 06:49:09 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/43443692/03306889de2f0196aaef43484182ecca.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3536</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/43443692/c0f9806580e3216f7424192283ace63b.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Qui a peur des vieilles ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Dans cette nouvelle saison (entièrement gratuite) de <em>Nouveau Départ</em>, nous poursuivons notre série d’interviews de personnalités remarquables avec celle de <strong>Marie Charrel</strong>, journaliste et romancière, dont un nouveau livre vient de paraître aux Éditions Les Pérégrines. Il s’agit d’un essai intitulé <a target="_blank" href="https://editionslesperegrines.fr/fr/books/qui-a-peur-des-vieilles"><em>Qui a peur des vieilles ?</em></a></p><p><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Charrel"><strong>Marie Charrel</strong></a><strong> </strong>est journaliste économique au <em>Monde</em> et romancière (6 romans publiés depuis 2010 !). <em>Qui a peur des vieilles ?</em> est son premier essai. Il se penche sur <em>« le problème qu’a notre société avec les vieux en général et les vieilles en particulier. »</em></p><p><strong>Invisibilisées et pénalisées, les « vieilles » sont pourtant l’avenir démographique et culturel de notre pays.</strong> Il y a plus de vieilles que de vieux. C’est pourquoi l’âge médian féminin (43,4 ans) est plus élevé que l’âge médian masculin (40,6 ans). C’est donc d’autant plus incroyable que certaines femmes se voient déjà qualifiées de <em>senior</em> à peine la quarantaine passée ! </p><p>Mêlant citations, références historiques, analyses sociologiques et culturelles, Marie Charrel apporte un regard passionnant sur un sujet qui reste encore tabou. La vieillesse est-elle toujours un impensé du féminisme ?  Pourquoi y a-t-il encore tant de stéréotypes sur la ménopause alors que d’autres tabous concernant le corps féminin (le clitoris et le plaisir féminin, les règles) semblent être enfin attaqués ? Pourquoi la ménopause inspire-t-elle tant de terreur chez celles qui s’en approchent ?</p><p><em>Si elles déplorent le fait d’être moins regardées, invisibilisées, mises de côté, beaucoup de femmes de plus de 50 ans rencontrées pour l’écriture de ce livre se réjouissent également d’être plus libres. Plus heureuses. Elles se connaissent mieux, font état de certitudes plus solides, ne regrettent rien du vacillement de leurs vingt ans. Certains hommes les ignorent désormais, mais bien souvent, elles sont plus sûres de leurs désirs et de leurs corps. (…) Et si l’invisibilité et la mise de côté des femmes mûres étaient, en vérité, la conséquence de cette liberté ? Mais qui donc a peur des vieilles ?</em></p><p><em>Dans la littérature médiévale, dans les contes, la vieille, que sa féminité rend déjà suspecte, est en général une créature maléfique. La misogynie de l’époque lui prête un visage hideux, elle est le monstre tendant la jeune innocente pour lui voler sa substance. On la chasse dans les campagnes, on la craint : elle est la sorcière vile et dangereuse. À la Renaissance, lorsque le culte du corps de la femme jeune est à son apogée dans les arts, la vieille femme inspire un dégoût d’autant plus profond.</em></p><p><em>L’histoire, écrite par les hommes, empreinte de stéréotypes, a sous-estimé la participation des femmes à la vie économique de la nation. Pire encore, les statistiques, dans lesquelles la notion de “profession” n’a été introduite qu’en 1851, les ont longtemps oubliées, tandis que le concept de population active ou inactive n’apparaît que très tard (…). Il en a résulté de nombreux biais : la femmes était tantôt classée sous la profession de son mari, comme les enfants, tantôt classée sans profession. (…) La prise en compte des femmes travaillant avec leur mari dans les commerces ou l’agriculture a toujours été compliquée.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous discutons avec Marie :</strong></p><p>* De la genèse de <em>Qui a peur des vieilles ?</em> et la place de l’écriture dans sa vie ;</p><p>* De l’invisibilité des vieilles ;</p><p>* De l’âgisme au travail ;</p><p>* De l’argent que les vieilles n’ont pas (plus on monte en âge, plus les inégalités avec les hommes du même âge sont grandes) ; </p><p>* Du corps des femmes et du dégoût qu’il semble inspirer  ;</p><p>* De la « <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause">fabrique de la ménopause</a> » (titre du livre de Cécile Charlap) ;</p><p>* De la place des vieilles dans les mouvements féministes ;</p><p>* Du décalage entre le bonheur des vieilles et l’image qu’on en a ;</p><p>* De la revanche des vieilles.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/diversite-en-entreprise-progres-ou"><strong>Diversité en entreprise : progrès ou pas progrès ?</strong></a><strong> </strong>(interview de Caroline Chavier) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans"><strong>Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</strong></a> (interview de Sophie Dancourt) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause"><strong>La fabrique de la ménopause</strong></a> (note de lecture sur le livre de Cécile Charlap) 📚</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/finir-avec-agisme-andrew-scott"><strong>En finir avec l’âgisme</strong></a> (interview de Andrew Scott) 🗞️</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-femme-prehistorique-gagne-a-etre"><strong>La femme préhistorique gagne à être connue</strong></a> (interview de Marylène Patou-Mathis) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-foyer-a-lepreuve-de-la-longevite"><strong>Le foyer à l’épreuve de la longévité</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis plus de 14 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Photo : Audrey Dufer. Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/qui-a-peur-des-vieilles-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:43127567</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 28 Oct 2021 04:30:56 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/43127567/b251468679c5e2612d331fb0b5dedf00.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3182</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/43127567/51e8f4ca576b325cb5d82138bdbd13d2.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Diversité en entreprise : progrès ou pas progrès ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Dans cette nouvelle saison (entièrement gratuite !) de <em>Nouveau Départ</em>, nous poursuivons notre série d’interviews de personnalités remarquables avec celle de <strong>Caroline Chavier</strong>, experte sur les <strong>sujets de recrutement et de diversité</strong>. Depuis le printemps 2020, <strong>y a-t-il des progrès en matière de diversité dans les entreprises ?</strong></p><p><strong>Caroline Chavier </strong>est la fondatrice de <a target="_blank" href="https://theallyance.one/media">The Allyance</a>, entreprise d'expertise sur les sujets de recrutement et de diversité. Elle a cofondé le <a target="_blank" href="https://www.meetup.com/fr-FR/Paris-Women-in-Machine-Learning-Data-Science/">meetup Paris Women in Machine Learning and Data Science</a>. En 2020, elle a enregistré <a target="_blank" href="https://www.ted.com/talks/caroline_chavier_diversity_women_in_artificial_intelligence_ai">un TEDx sur les femmes et l’intelligence artificielle</a>.</p><p><strong>Pour Caroline Chavier, toutes les personnes en situation de minorité ont pris cher avec la pandémie.</strong> Les femmes ont fait davantage de burnouts et ont perdu de l’argent et de l’avancement. Les personnes LGBTQ+ se sont senties moins inclues. Les immigrés ont été plus exposés. <em>Etc. </em></p><p>Aujourd’hui, <strong>l’hybridation du travail (un peu de bureau, un peu de télétravail) présente des défis qu’on n’avait pas forcément anticipés</strong>. Si les personnes plus âgées et les mères de famille préfèrent télétravailler davantage, le bureau ne risque-t-il d’être plus masculin et jeune ? La transition en cours n’est pas sans danger pour la diversité et l’inclusion.</p><p>Comme me l’avait déjà expliqué Caroline dans <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/inclusion-diversite-caroline-chavier-entretien">cette interview réalisée l’an dernier pour </a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/inclusion-diversite-caroline-chavier-entretien"><em>Welcome to the Jungle</em></a> :</p><p><em>Le terme le plus facile à définir, c’est celui d’inclusion. On peut le définir par la négative : c’est le fait que personne ne se sente exclu du groupe. C’est le fait que chacun se sente vraiment soi au travail, à l’aise dans son environnement et pleinement performant (libre de déployer toutes ses capacités au travail).</em></p><p><em>La diversité, c’est plus difficile, car il existe de nombreux critères de diversité. Quand on s’intéresse à tout ce qui « présente des caractères de nature ou de qualité différente », il faut regarder les différences intellectuelles, physiques, d’âge, d’origine, de sexe… Il y a les diversités visibles et invisibles : certains handicaps ne se voient pas, par exemple (…)</em></p><p><em>La diversité est un sujet de recrutement, tandis que l’inclusion est un sujet de management, de RH et de culture. </em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous parlons du parcours de Caroline ainsi que :</strong></p><p>* De l’impact de la pandémie sur la diversité et l’inclusion ;</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.bcg.com/fr-fr/press/9october2020-inclusion-lgbtq-en-entreprise">De l’étude Têtu/BCG concernant le sentiment d’inclusion des personnes LGBTQ+</a> ;</p><p>* Des défis du travail “hybride” ;</p><p>* Des raisons pour lesquelles l’intelligence artificielle est un terrain d’activisme ;</p><p>* Des “femmes invisibles” dans les data ;</p><p>* Des <em>“</em><a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Weapons_of_Math_Destruction"><em>Weapons of Math Destruction</em></a><em>” </em>que sont les algorithmes ;</p><p>* Des outils de reconnaissance faciale et vocale.</p><p><a target="_blank" href="https://theallyance.one/"><strong>The Allyance</strong></a> (l’entreprise de Caroline, avec le lien vers sa newsletter sur le site)</p><p><a target="_blank" href="https://www.ted.com/talks/caroline_chavier_diversity_women_in_artificial_intelligence_ai"><strong>Diversity and Women in Artificial Intelligence</strong></a> (TEDx de Caroline) 🎥</p><p><a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Weapons_of_Math_Destruction"><strong><em>Weapons of Math Destruction</em></strong></a> (article sur l’ouvrage de Cathy O’Neil) 📚</p><p><a target="_blank" href="https://www.imdb.com/title/tt11394170/"><strong>Coded Bias</strong></a> (documentaire disponible sur Netflix) 🎥</p><p><a target="_blank" href="https://www.leslibraires.ca/livres/femmes-invisibles-caroline-criado-perez-9782412053034.html"><strong><em>Femmes invisibles</em></strong></a> (le livre de Caroline Criado-Perez, traduit en français) 📚</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans"><strong>Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</strong></a> (interview de Sophie Dancourt) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause"><strong>La fabrique de la ménopause</strong></a> (note de lecture sur le livre de Cécile Charlap) 📚</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail : menace ou opportunité pour l’inclusion ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/rendre-le-monde-plus-accessible"><strong>Rendre le monde plus accessible</strong></a> (interview d’Olivier Jeannel) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/interview-nina-goswami-50-50"><strong>Diversité dans les médias : pourquoi pas 50/50 ?</strong></a><strong> </strong>(interview de Nina Goswami) 🗞️</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/finir-avec-agisme-andrew-scott"><strong>En finir avec l’âgisme</strong></a> (interview de Andrew Scott) 🗞️</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/relancer-une-marque-puissante-ttu"><strong>Relancer une marque puissante : Têtu</strong></a> (interview d’Albin Serviant) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du"><strong>La grossesse : nouvelle frontière du féminisme</strong></a> (interview de Judith Aquien) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/basecamp-et-la-politique-au-travail"><strong>Basecamp et la politique au travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 14 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Photo : <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/nicolasheronphotography/?hl=en">Nicolas Héron</a>. Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/diversite-en-entreprise-progres-ou</link><guid isPermaLink="false">substack:post:42756852</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 21 Oct 2021 04:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/42756852/31443ad5903b1308c43c7cec81b5017b.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3013</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/42756852/9600a9ab2b0563c00b5d263267d37d40.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Immobilier et développement : leçons de Chine]]></title><description><![CDATA[<p><strong>L’épisode “À deux voix” 🎧 de cette semaine est une discussion à propos du tremblement de terre provoqué par la quasi-faillite du géant immobilier Evergrande en Chine. </strong>Sa dette représente 2 % du PIB. Le pouvoir chinois va-t-il sauver Evergrande ou laisser couler le groupe, au risque de provoquer une crise terrible ?</p><p>🇨🇳 Depuis quelques semaines les regards sont tournés vers la Chine où un gigantesque promoteur immobilier, le groupe <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Evergrande_Group">Evergrande</a>, menace de s’effondrer. Avec 300 milliards de dollars de dettes, le groupe (dont une partie de l’activité a pâti durement de la pandémie avec la fermeture des centres commerciaux) fait vivre les plus grandes angoisses à plus d’un million de Chinois des classes moyennes qui attendent la construction d’un logement qu’ils ont déjà payé. En fait, la situation fait aussi trembler les investisseurs du monde entier.</p><p>Fondé en 1996, Evergrande (ou Hengda,<em> </em>en chinois) a grandi en même temps que le pays s’est urbanisé est développé. Pariant sur une hausse ininterrompue des prix, Evergrande a lancé d’innombrables projets à travers le pays et accumulé une dette qui représente environ <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/09/22/evergrande-le-geant-immobilier-qui-vacille-et-fait-trembler-la-chine_6095576_3234.html">2 % du produit intérieur brut (PIB) chinois</a>. Comme l’écrit le <em>New York Times</em> dans <a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2021/09/28/business/china-evergrande-economy.html">cet article éclairant</a> (traduction de moi) :</p><p><em>La dette qui a alimenté la croissance fulgurante du pays pendant des décennies met désormais l'économie en péril - et le gouvernement change les règles. Pékin a fait savoir qu'on ne tolérerait plus la stratégie consistant à emprunter pour alimenter l'expansion commerciale qui a fait de M. Xu et de sa société un géant de l'immobilier, poussant Evergrande au bord du précipice (…)</em></p><p><em>Le succès du géant de l'immobilier a reflété la transformation du pays, qui est passé d'une économie agraire à une économie capitaliste. Ses difficultés offrent un aperçu d'un nouvel avenir financier.</em></p><p>Dans notre conversation, j’interroge Nicolas sur la place de l’immobilier dans l’économie chinoise, le lien entre immobilier et développement économique, la situation d’Evergrande et les leçons qu’on peut en tirer. </p><p>Quelles leçons peut-on tirer du feuilleton Evergrande ?</p><p>Quel est l’avenir de l’économie chinoise ?</p><p>La Chine est-elle condamnée au déclin, comme le Japon avant elle ?</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/taiwan-nouvelle-ligne-de-front-"><strong>Taiwan : nouvelle ligne de front ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/comprendre-le-rgime-chinois"><strong>Comprendre le régime chinois</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p>🇨🇳 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-the-party-de-richard-mcgregor"><strong>"The Party", de Richard McGregor</strong></a><strong> </strong>(note de lecture de Nicolas)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-singapour-cette-cite-etat-erigee"><strong>Singapour, cette cité-État érigée en modèle</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-bourse-va-bien-quand"><strong>Pourquoi la bourse va bien quand tout va mal</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/logement-tout-ce-qui-change-avec"><strong>Logement : tout ce qui change avec la pandémie</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter"><strong>Immobilier : faut-il louer ou acheter ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/construire-plus-mieux-et-moins-cher"><strong>Construire plus, mieux et moins cher</strong></a> (interview de Pascal Chazal) 🎧</p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 14 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/immobilier-et-developpement-lecons</link><guid isPermaLink="false">substack:post:42454886</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 14 Oct 2021 05:57:42 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/42454886/f5aa0130ff6fea3f8d40348e7d0f639a.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2830</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/42454886/e42c77638af330dcfb918803cc574d1b.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Couples à double carrière : les freins & les clés]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! </strong>Dans cette nouvelle saison (entièrement gratuite !) de <em>Nouveau Départ</em>, nous poursuivons notre série d’interviews de personnalités remarquables avec celle d’<strong>Anne-Cécile Sarfati</strong> dans laquelle nous parlons des couples à double carrière.</p><p><strong>Anne-Cécile Sarfati a été rédactrice en chef à ELLE </strong>(elle a notamment créé les forums ELLE Active)<strong>. </strong>Dans son nouveau livre<strong> </strong><a target="_blank" href="https://www.prod.albin-michel-site.infrawan.net/nous-reussirons-ensemble-9782226454317"><strong><em>Nous réussirons ensemble</em></strong></a><strong><em> </em></strong>(Albin Michel), elle analyse les freins et les pièges auxquels sont confrontés les couples à double carrière et tente d’apporter des clés de succès. Non, le féminisme ne doit pas nécessairement mourir sur l’autel du couple hétérosexuel !</p><p><strong>Depuis la création de </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> au printemps 2020, nous avons échangé à plusieurs reprises avec Anne-Cécile sur le sujet de l’impact de la pandémie sur le travail des femmes.</strong> Anne-Cécile a fait partie de nos tout premiers abonnés <em>Nouveau Départ.</em> Son soutien a été un moteur pour nous ! </p><p>La création d’un média en couple et l’imbrication totale, pour Nicolas comme pour moi, de la famille et du travail dans notre quotidien, nous ont fait réfléchir au couple dans ses dimensions politique et économique. Nous y avons consacré une série de podcasts “À deux voix”. </p><p>Forcément, nous nous sommes donc jetés sur le nouveau livre d’Anne-Cécile, et sur l’occasion de l’interviewer ! Son livre est à lire absolument.</p><p><em>Si tant de couples soudés et volontaires échouent à concilier harmonieusement leur vie à deux, la construction d’une famille avec des enfants et deux carrières professionnelles, ce n’est pas — le plus souvent — par manque de caractère mais parce que de multiples embûches se dressent sur leur route (…)</em></p><p><em>Le décalage est parfois grand entre les convictions et le vécu du quotidien… Comment éviter la guerre ? Quand on regarde les chiffres de répartition des tâches domestiques et qu’on a des idéaux féministes, il y a de quoi renoncer au couple hétérosexuel jusqu’à la fin de ses jours.</em></p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous parlons de la carrière et de la vie d’Anne-Cécile, de la genèse de son dernier livre et des couples à double carrière :</strong></p><p>* L’égalité dans le couple est un sujet qui dépasse le couple (école, services publics de la petite enfance, congé paternité, entreprises...) ;</p><p>* La rivalité peut être un poison dans les couples à double carrière ;</p><p>* L’argent reste tabou mais c’est le nerf de la guerre ;</p><p>* La contexte anti-sexe des couples avec enfants ;</p><p>* Le féminisme dans le couple.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/angela-merkel-est-elle-feministe"><strong>Angela Merkel est-elle féministe ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du"><strong>La grossesse : nouvelle frontière du féminisme</strong></a> (interview de Judith Aquien) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nomadisme-en-famille-pas-si-facile"><strong>Nomadisme en famille : pas si facile !</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-femme-prehistorique-gagne-a-etre"><strong>La femme préhistorique gagne à être connue</strong></a> (interview de Marylène Patou-Mathis) 🎧 </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-foyer-a-lepreuve-de-la-longevite"><strong>Le foyer à l’épreuve de la longévité</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ces-20-de-diplomes-qui-se-detachent"><strong>Ces 20% de diplômés qui se détachent</strong></a> (interview de Jean-Laurent Cassely) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres"><strong>Le piège du couple à deux carrières</strong></a> (conversation “À deux voix”) 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une"><strong>Merci mais non merci : j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (interview de Céline Alix) 🎧</p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 14 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Photo : <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/nicolasheronphotography/?hl=en">Nicolas Héron</a>. Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/couples-a-double-carriere-les-freins</link><guid isPermaLink="false">substack:post:42244539</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 07 Oct 2021 05:10:29 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/42244539/6c63b9faa3019fa918b96d8051109840.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4508</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/42244539/862c5aa3b4d744b4c45e33492045ef8e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Attention au "fossé exponentiel" !]]></title><description><![CDATA[<p><strong>L’épisode “À deux voix” 🎧 de cette semaine est une discussion à propos du “fossé exponentiel”</strong>, un concept imaginé par <a target="_blank" href="https://twitter.com/azeem?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor">Azeem Azhar</a> dans <a target="_blank" href="https://www.exponential-book.com/">un livre qui vient de sortir</a>. Le fossé se creuse entre la technologie et la société, les entreprises “exponentielles” et traditionnelles. Nos institutions (administrations, école, fiscalité, syndicats, organisations) ne suivent pas le rythme. Et cela provoque frustration, ressentiment, colère…</p><p>Alors que je viens de finir la lecture du livre d’Azeem Azhar, <a target="_blank" href="https://www.exponential-book.com/"><em>Exponential</em></a>, les discussions n’ont pas manqué avec Nicolas à propos des idées exposées dans ce livre. Du coup, nous avons décidé d’en faire un podcast “À deux voix” ! </p><p>On doit à <a target="_blank" href="https://twitter.com/azeem?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor">Azeem Azhar</a>, l’auteur (britannique) de la newsletter <a target="_blank" href="https://www.exponentialview.co/"><em>Exponential View</em></a><em> </em>(et du <a target="_blank" href="https://hbr.org/2019/04/podcast-exponential-view">podcast éponyme avec </a><a target="_blank" href="https://hbr.org/2019/04/podcast-exponential-view"><em>Harvard Business Review</em></a>), le concept du “fossé exponentiel” : <strong>les technologies connaissent une évolution exponentielle alors que les institutions ne changent que de manière linéaire (quand elles ne restent pas immobiles)</strong>. Un “fossé exponentiel” se creuse entre les deux. </p><p><em>“Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les institutions humaines ont du mal à s’adapter. D’abord, il y a une difficulté cognitive : nous avons beaucoup de mal à appréhender le changement exponentiel. Ensuite, il y a les difficultés inhérentes au changement dans les organisations. Toutes contribuent à creuser le fossé entre la technologie et nos institutions sociales.”</em> (Azeem Azhar)</p><p>J’interroge  Nicolas sur ce que lui inspire le concept de “fossé exponentiel”. Nous discutons des freins cognitifs qui nous rendent si peu armés face aux phénomènes exponentiels, de l’effet du fossé exponentiel sur les inégalités femmes-hommes, des rendements d’échelle croissants dans les entreprises numériques, du futur du travail et de beaucoup d’autres choses.</p><p>En attendant la traduction française du livre, vous pouvez aussi aller jeter un oeil à <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/futur-travail-fosse-exponentiel-azeem-azhar">cet article que j’ai consacré à </a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/futur-travail-fosse-exponentiel-azeem-azhar"><em>Exponential</em></a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/futur-travail-fosse-exponentiel-azeem-azhar"> dans </a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/futur-travail-fosse-exponentiel-azeem-azhar"><em>Welcome to the Jungle</em></a>: </p><p><strong>Le fossé exponentiel est le rés</strong><strong><em>ultat de l’écart entre le rythme accru du changement et la capacité de notre société à le suivre.</em></strong><em> Il explique bon nombre des problèmes auxquels nous sommes confrontés, car nos institutions héritées du passé ne sont pas adaptées à notre époque. L’école est toujours organisée selon le modèle de l’usine. La culture managériale des entreprises traditionnelles ignore largement les nouveaux modèles de travail décentralisés et flexibles. La fiscalité a été optimisée pour l’âge industriel. Nos institutions de protection sociale ont été conçues pour les salarié·e·s des usines ou des bureaux</em> <em>et laissent aujourd’hui de plus en plus d’actifs sur le carreau.</em></p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/futur-travail-fosse-exponentiel-azeem-azhar"><strong>Futur du travail : et si le problème c’était le « fossé exponentiel » ?</strong></a><strong> </strong>(mon article sur le livre d’Azeem pour <em>Welcome to the Jungle</em>)</p><p><a target="_blank" href="https://hbr.org/podcast/2019/11/technology-and-the-new-world-of-work"><strong>Technology and the New World of Work</strong></a><strong> </strong>(podcast <em>Harvard Business Review </em>avec Azeem et moi)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/chaines-de-valeur-en-transition"><strong>Chaînes de valeur en transition</strong></a> (Nicolas s’est entretenu avec Corinne Vadcar)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-et-commerce-se-transforment"><strong>Travail et commerce se transforment de concert</strong></a> (conversation “À deux voix” avec Nicolas)</p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 14 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/attention-au-fosse-exponentiel-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:41856351</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 30 Sep 2021 04:30:49 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/41856351/8965c5220a9294c0f1c8f5861e94f0c8.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3533</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/41856351/530abdfff8ab085c040df2c38ae05889.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Innover et investir dans le "hardware"]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! Après notre conversation</strong> “À deux voix” la semaine dernière sur <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/angela-merkel-est-elle-feministe">Angela Merkel, l’Allemagne et le féminisme</a>, Laetitia et moi poursuivons cette nouvelle saison (entièrement gratuite !) de <em>Nouveau Départ</em> avec une interview – toujours avec le même objectif : vous guider dans cette période de crise et de transition.</p><p><strong>Cette semaine, mon invité est </strong><a target="_blank" href="https://twitter.com/a_houssou?lang=en"><strong>Alexis Houssou</strong></a>, cofondateur de la communauté <a target="_blank" href="https://www.hcvc.co/">Hardware Club</a> et de la société d’investissement <a target="_blank" href="https://www.hcvc.co/pages/thesis">HCVC</a>, avec qui nous discutons des différentes facettes de l’économie du <em>hardware</em>.</p><p><strong>Alexis et moi nous connaissons depuis 2013.</strong> Il est actionnaire de ma société The Family depuis le premier jour et travaillait à l’époque dans l’univers du financement participatif. C’est à partir de là qu’il a commencé à s’intéresser au monde du <em>hardware </em>: ces entrepreneurs qui fabriquent des produits tangibles de plus en plus connectés et qui, faute de soutien des investisseurs en capital-risque, ont longtemps dépendu des campagnes de levée de fonds sur la plateforme Kickstarter.</p><p>* <em>Aujourd’hui, cependant, le </em>hardware<em> a fait du chemin.</em> Avec le succès d’entreprises comme Nest (acquise par Google en 2014 pour 3,2 milliards de dollars), Tesla, SpaceX et aujourd’hui des nouveaux venus comme Peloton, c’est devenu une nouvelle frontière et un segment à part entière de l’économie numérique.</p><p>Le <em>hardware</em>, cependant, présente des difficultés qui lui sont propres : les entrepreneurs n’y ont pas autant le droit à l’erreur ; ils doivent s’approvisionner en composants fabriqués aux confins de l’Asie de l’Est ; ils doivent impérativement apprendre à produire en grande série dans un secteur où les compétences sont rares et les attentes des consommateurs élevés. C’est la raison pour laquelle les succès restent rares et que le <em>hardware</em>, malgré ses entreprises emblématiques et des investisseurs spécialisés comme Alexis et ses associés de HCVC, a encore du chemin à faire.</p><p><strong>Au fil de notre conversation, nous abordons différentes facettes de tout ça :</strong></p><p>* Comment fonctionne le Hardware Club et quelle est exactement la thèse d’investissement de HCVC.</p><p>* Pourquoi entreprendre dans le <em>hardware</em> est si différent des startups de l’économie numérique telle que nous les connaissons.</p><p>* Quelles sont les entreprises les plus intéressantes à suivre et les secteurs les plus prometteurs dans le <em>hardware</em>.</p><p>* Pourquoi Shenzhen et Taiwan sont au centre de l’économie du <em>hardware </em>– et pourquoi il est vain d’espérer rapatrier cette filière en Europe.</p><p><a target="_blank" href="https://www.lemoniteur.fr/article/un-jour-google-construira-des-maisons-nicolas-colin-co-fondateur-de-the-family.1240724">« Un jour, Google construira des maisons »</a> (une interview de moi dans <em>Le Moniteur</em>, 2014)</p><p><a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/p/does-manufacturing-matter">Does Manufacturing Matter?</a> (ma newsletter <em>European Straits</em>, octobre 2019) 🇬🇧</p><p><a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/p/chaosix-vr-and-the-hardware-lottery">Unai, VR, and the Hardware Lottery</a>  (<em>European Straits</em>, septembre 2020) 🇬🇧</p><p><a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/p/an-investment-thesis-help-software">An Investment Thesis: Help Software Digest the World</a> (<em>European Straits</em>, mars 2021) 🇬🇧 </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/chaines-de-valeur-en-transition">Chaînes de valeur en transition</a> (podcast avec Corinne Vadcar, <em>Nouveau Départ</em>, juillet 2021) 🎧</p><p><strong>Le média de la crise et de la transition</strong></p><p>* “À deux voix”, nos conversations à bâtons rompus sur l’actualité</p><p>* Une vision engagée, des clefs pour aller au fond des choses</p><p>* Nos abonnés : des entrepreneurs, professionnels, citoyens engagés</p><p>* Des nouvelles de nos travaux et de nos projets</p><p><strong>Qui nous sommes</strong></p><p>* <strong>Laetitia |</strong> Fondatrice de Cadre Noir Ltd, collabore avec Welcome to the Jungle, auteure de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Du-labeur-louvrage-Laetitia-Vitaud/dp/2702165591/"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a> (avec Jeremy Clédat, Vuibert, 2020).</p><p>* <strong>Nicolas |</strong> Cofondateur de la société The Family, ancien chroniqueur à <em>L’Obs</em>, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%A2ge-multitude-Entreprendre-gouverner-r%C3%A9volution/dp/2200601441/"><em>L’Âge de la multitude</em></a> (avec Henri Verdier, Armand Colin, 2015) et <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078/"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(Odile Jacob, 2020).</p><p>Nous sommes mariés depuis 14 ans et vivons à Munich, en Allemagne, avec nos deux enfants. <em>Nouveau Départ</em> est le média que nous avons conçu ensemble au printemps 2020 pour mieux nous orienter dans la crise et dans la transition.</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/innover-et-investir-dans-le-hardware</link><guid isPermaLink="false">substack:post:41677904</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 23 Sep 2021 04:30:40 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/41677904/42ae09827b56eaf4fb8f8f2784a28dd3.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2819</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/41677904/015e7c3c960647c2d6958458a955e4e9.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Angela Merkel est-elle féministe ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>C’est parti pour une nouvelle saison de </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong> 🚀 Juste avant la pause estivale, nous avons interrompu la version payante de notre newsletter et avons décidé d’en faire désormais un média gratuit et accessible à tous/toutes. </p><p><strong>Vous êtes déjà 3 000 à nous suivre</strong> 🤗 Aidez-nous à grandir encore en partageant les podcasts qui vous inspirent avec quelqu’un qui ne les connaît pas encore, ou en laissant un commentaire <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387?l=en">sur Apple podcasts</a> ! </p><p>Nous vous enverrons <strong>un nouveau podcast par semaine</strong>. Tantôt ce sera une conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi, tantôt ce sera l’interview d’une personne inspirante sur un aspect de la transition en cours. D’ores et déjà, nous sommes heureux de vous retrouver pour cette rentrée 2021 ❤️‍🔥</p><p><strong>L’épisode “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré au bilan d’Angela Merkel.</strong> Nous tentons de répondre à cette question : “<strong>Merkel est-elle féministe ?”</strong></p><p><strong>À 10 jours des élections législatives allemandes du 26 septembre</strong> prochain, l’actualité politique allemande est scrutée dans les médias du monde entier 🇩🇪 Il faut dire que l’échéance de cette année mérite tout particulièrement l’attention : quelle que soit l’issue du scrutin, Angela Merkel quittera peu après ses fonctions de chancelière. Cela offre l’occasion de dresser un bilan de ces 16 ans où elle a dirigé l’Allemagne.</p><p>En septembre, lors d’un événement organisé à Düsseldorf avec la romancière et icône féministe nigériane Chimamanda Ngozi Adichie, <a target="_blank" href="https://www.dw.com/en/germanys-angela-merkel-declares-yes-i-am-a-feminist/a-59127993">Angela Merkel a prononcé ces mots</a> qu’elle n’avait jamais osé prononcer auparavant : <em>“Oui, je suis féministe”</em>, et elle a ajouté, <em>“Tout le monde devrait être féministe”, </em>provoquant un petit cri de joie de la part de Ngozi Adichie et de nombreuses personnes dans l’assistance.</p><p>Quelle sens accorder à cette déclaration ? Pour les plus critiques, <a target="_blank" href="https://taz.de/Merkels-Feminismus-Bekenntnis/!5799863/">Angela Merkel ne mérite pas le titre d’icône féministe</a>. Mais Laetitia et moi apportons une réponse plus nuancée. La question est prétexte à une discussion sur la situation des femmes en Allemagne (progrès ou pas progrès ?), la vie de Merkel, son bilan politique, l’évolution de son parti et bien d’autres choses…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apres-merkel-une-chanceliere-verte"><strong>Après Merkel : une chancelière verte ?</strong></a> (podcast “À deux voix”) </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/30-ans-dunit-allemande-"><strong>30 ans d’unité allemande</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-cdu-et-la-succession-dangela"><strong>La CDU et la succession d’Angela Merkel</strong></a>(podcast “À deux voix”) </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-gauche-et-la-droite-que-signifient"><strong>La gauche et la droite : que signifient-elles aujourd'hui ?</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres"><strong>Le piège du couple à deux carrières</strong></a> (podcast “À deux voix”) </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une"><strong>Merci mais non merci : j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (conversation avec Céline Alix)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/fminisme-la-nouvelle-gnration"><strong>Féminisme : la nouvelle génération</strong></a> (conversation avec Rebecca Amsellem)</p><p>Nos podcasts sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/angela-merkel-est-elle-feministe</link><guid isPermaLink="false">substack:post:41365618</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 16 Sep 2021 05:05:45 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/41365618/e20f222617f1bf4b7bdabd8414894bf0.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3185</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/41365618/6d99102d520d307a42dce9b65a0fcf32.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Chaînes de valeur en transition]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Cette semaine, mon invitée </strong>est Corinne Vadcar, analyste à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris-Île-de-France, économiste spécialisée dans le commerce international et co-autrice de la recente étude <a target="_blank" href="https://www.cci-paris-idf.fr/fr/prospective/entreprises-creation-valeur">Entreprises et création de valeur : Rapprocher la chaîne de valeur au plus près du client</a>. Nous nous sommes entretenus il y a quelques semaines dans un contexte où le commerce international se transforme à toute vitesse et où les chaînes de valeur se déforment en conséquence.</p><p><strong>La notion de “chaîne de valeur” sonne comme du jargon de consultant.</strong> On la doit d’ailleurs à <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Porter">Michael Porter</a>, professeur à Harvard et l’un des fondateurs de la stratégie d’entreprise en tant que discipline académique et pratique. Pourtant, il y a derrière cette notion une réalité bien tangible, qui façonne le monde qui nous entoure : tout marché est servi par une filière, c’est-à-dire des entreprises qui appartiennent à des secteurs différents mais combinent leurs activités de façon à <em>ajouter de la valeur à chaque étape</em> – de l’extraction des matières premières au service rendu au client final, en passant par la transformation, l’assemblage, la distribution… et j’en passe.</p><p>Toutes ces activités qui se combinent de l’amont à l’aval, c’est ce qu’on appelle la “chaîne de valeur”. Par exemple, les équipementiers automobiles fournissent des pièces aux constructeurs automobiles, lesquels assemblent des voitures qu’ils acheminent ensuite jusqu’à une concession automobile, où la voiture est vendue au client final. Ou encore, des cultivateurs font pousser des oléagineux, qui sont ensuite transformés en huiles de grande consommation, dont les bouteilles sont disposées sur les rayons des supermarchés et achetées pour préparer de bonnes salades. Derrière chaque “secteur” de l’économie, il y a toujours une “chaîne de valeur” qui s’allonge et se complexifie à l’infini, enjambant les frontières et s’incarnant dans des activités économiques en réalité très diverses – extraction, recherche, industrie, services.</p><p><strong>J’ai moi-même découvert la puissance didactique de la notion de “chaîne de valeur” à l’époque où j’ai écrit un article intitulé </strong><a target="_blank" href="https://salon.thefamily.co/les-cinq-%C3%A9tapes-du-d%C3%A9ni-a7a06072c9fc"><strong>Les cinq étapes du déni</strong></a><strong>.</strong> Publié sur la publication Medium de ma société The Family en 2015, cet article a connu un succès immédiat : il m’a valu des dizaines d’invitation à venir parler devant des cadres d’entreprises, une proposition (acceptée) de devenir professeur associé à l’Université Paris-Dauphine, et un succès d’audience jamais égalé depuis. Aujourd’hui encore, cet article est le plus vu sur mon compte Medium, et aucun des articles que j’ai publié depuis sur Substack ou ailleurs ne l’a encore rattrapé en nombre de vues et en impact. J’en ai déduit que les chaînes de valeur fascinent et aident à comprendre !</p><p>Pourtant, comme me l’a expliqué Corinne, la notion de “chaîne de valeur” ne va pas sans difficulté. Elle est brouillée, notamment, par la fascination collective que nous éprouvons face à des activités qui, en réalité, occupent une place assez marginale dans les chaînes de valeur. La recherche et développement, par exemple, c’est important, mais cela ne crée pas tant de valeur (en tout cas tant que ça ne débouche pas sur de l’innovation). Quant aux usines, certes ça crée quelques emplois et ça nous rappelle notre passé glorieux de grande nation industrielle, mais, là encore, la quote-part de la valeur ajoutée par ce maillon particulier n’est plus si élevée. </p><p>Malheureusement, ces déformations des chaînes de valeur traditionnelles et cette redistribution de la valeur entre les différents maillons nous échappent largement. Nous ne disposons pas encore de cadres d’analyse bien compris et partagés pour nous éclairer dans notre entendement de l’économie : le fait, par exemple, que la valeur réside de plus en plus dans la personnalisation des produits, par opposition à la production de masse du XXe siècle ; ou encore le fait qu’il n’y a plus de séparation stricte entre les biens, d’un côté, et les services, de l’autre, dans un monde où ce sont des entreprises hybrides, qui produisent en même temps des biens et des services, qui emportent la mise. Tels sont, précisément, les phénomènes que Corinne retrace dans ses travaux, à partir d’études de terrain conduites auprès des entreprises elles-mêmes.</p><p><strong>La contribution de Corinne est cruciale dans un monde où, encore une fois, l’économie est en transition et les chaînes de valeur se déforment voire se désagrègent.</strong> Je suis très heureux d’avoir pu échanger avec elle en détail et de pouvoir faire écho à ses travaux, marquant une étape dans une relation où nous avons beaucoup échangé ces dernières années – pas tant directement, mais grâce à la lecture mutuelle de nos travaux respectifs et des progrès que nous avons pu ainsi faire l’un et l’autre dans notre compréhension de la transition en cours. J’espère que cette conversation vous intéressera aussi – je vous souhaite une excellente écoute 🎧 !</p><p>Consultez l’étude <a target="_blank" href="https://www.cci-paris-idf.fr/fr/prospective/entreprises-creation-valeur"><strong><em>Entreprises et création de valeur : Rapprocher la chaîne de valeur au plus près du client</em></strong></a> par Elisabeth Baur, Sally Bennacer, Rachel Chicheportiche, Bruno Didier, Philippe Goetzmann, Pierre Kuchly, Nelly Rodi, Jean-Michel Tasse et Corinne Vadcar (Chambre de commerce et d’industrie de Paris-Île-de-France).</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/chaines-de-valeur-en-transition</link><guid isPermaLink="false">substack:post:37618096</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 16 Jun 2021 04:30:23 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/37618096/fece819a2518c214214253a3939f7d59.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2570</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/37618096/c7720118e1e91daad662c5363640377e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La liberté après la crise]]></title><description><![CDATA[<p><strong>La pandémie de COVID-19 va-t-elle pousser les individus à s’émanciper d’États qui n’ont pas su faire face et ont été dépassés par les événements ? </strong>Ou bien au contraire, comme l’illustrent les projets de “passeports sanitaires” va-t-elle provoquer un renforcement de la surveillance et nous mettre tous un fil à la patte ?</p><p>J’en parle avec <strong>Gaspard Koenig, </strong>philosophe et écrivain qui revient d’un voyage à cheval sur les traces de Montaigne à travers l’Europe et a bien voulu échanger avec moi sur ses vagabondages et l’actualité du libéralisme, notamment en France ?</p><p>Je connais Gaspard depuis plusieurs années. Notre première rencontre, je crois, date de sa visite dans les locaux parisiens de The Family, probablement en 2015 ou 2016 : il venait à l’époque nous présenter les travaux de son think tank Génération Libre, pressentant à raison une convergence de pensée entre ce dernier et le monde des entrepreneurs de l’économie numérique.</p><p>Nous nous sommes ensuite croisés plusieurs fois, souvent par hasard – notamment dans l’Eurostar car lui comme moi faisions beaucoup d’allées et venues entre Paris et Londres avant la pandémie. Puis, au début de l’année dernière, c’est Laetitia qui l’a retrouvé par hasard en marge des Napoléons, une conférence où ils intervenaient tous les deux sur les cimes enneigées des Alpes françaises.</p><p>À son retour, Laetitia m’a parlé du projet incroyable qu’était en train de préparer Gaspard : un voyage à cheval, en solitaire, sur les traces de Montaigne, de Bordeaux à Rome en passant par la Bavière et la Toscane. Au moment des Napoléons, Gaspard était plongé dans des préparatifs minutieux : planification de l’itinéraire, entraînement de sa jument, sélection de son équipement, finalisation de contrats avec <em>Le Point</em>, dans lequel il a retracé son périple, et les Éditions de L’Observatoire, où paraîtra en septembre le livre qu’il y a consacré, <em>Notre vagabonde liberté</em>.</p><p>Ensuite est arrivée la pandémie, qui a monopolisé notre attention à tous. Mais il y a quelques semaines, je me suis souvenu de cet aperçu du projet de vagabondage de Gaspard et je me suis dit qu’une interview sur <em>Nouveau Départ </em>serait l’occasion d’en savoir. A-t-il mis son projet à exécution (réponse : oui) ? Qu’a-t-il appris au gré de ce périple ? Cette expérience a-t-elle affecté sa pensée ? Et, plus largement, quelle est sa vision du libéralisme aujourd’hui, en France et ailleurs ?</p><p>J’ai été très heureux de cet échange avec un penseur et homme de plume qui défie toutes les catégories et met ses idées à l’épreuve d’une réalité sans cesse revisitée. Je vous invite à écouter notre conversation et, si vous souhaitez aller plus loin, à visiter le site Web de Gaspard et à surveiller de près la sortie de <em>Notre vagabonde liberté</em>.</p><p><strong>Bonus</strong> | Le plus récent projet de Gaspard (que nous n’abordons pas dans le podcast, enregistré juste avant cette nouvelle étape, toute récente) est le lancement d’un mouvement politique voué à la simplification de notre vie quotidienne. Il s’appelle, tout simplement, <strong>Simple</strong> 😅 Vous pouvez en apprendre plus sur Simple en visitant <a target="_blank" href="https://www.vieplussimple.fr/comprendre">ce site Web</a> ou encore en lisant ce <a target="_blank" href="https://uploads-ssl.webflow.com/60226b1332549839966e75b7/60a4d4c42d1e9a5a17c5c78f_Une%20vie%20plus%20simple.pdf">manifeste</a> ainsi que cet <a target="_blank" href="https://www.lepoint.fr/debats/gaspard-koenig-la-simplification-doit-etre-le-theme-de-la-presidentielle-19-05-2021-2427300_2.php">entretien</a> accordé par Gaspard au <em>Point</em> il y a une dizaine de jours. </p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-liberte-apres-la-crise</link><guid isPermaLink="false">substack:post:37086130</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 02 Jun 2021 04:30:10 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/37086130/df8b30da4d5fa9851b0283b45f5f1403.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2814</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/37086130/f99d71187979fe6a48ec16f7ae836589.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Royaume-Uni : le parti travailliste est-il fini ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré au parti travailliste britannique. </strong>Mené par Jeremy Corbyn, il a perdu lamentablement aux législatives de 2019. Désormais avec <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Keir_Starmer">Keir Starmer</a> à sa tête, le <em>Labour</em> a à nouveau failli, en mai 2021, lors des élections partielles de Hartlepool, une circonscription qui fut longtemps un bastion travailliste. Son avenir politique est aujourd’hui incertain.</p><p></p><p><strong>Sous le coup des conséquences désastreuses du Brexit et d’une gestion chaotique de la pandémie</strong>, le Royaume-Uni se porte mal. Il y a plus de précarité et de pauvreté que jamais. On aurait donc pu penser qu’il y a là un contexte propice à un renouveau travailliste. Après tout, on assiste aux États-Unis à une renaissance de la gauche politique ! Mais on n’observe rien de tel au Royaume-Uni.</p><p>Comme dans de nombreux pays européens (dont la France, l’Italie, l’Allemagne), le “socialisme” y est en crise. Les coalitions idéologiques et économiques sur lesquelles reposent les partis qui s’en réclament ne tiennent plus. </p><p>À ce sujet, écoutez aussi notre podcast sur l’évolution de la gauche et de la droite :</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-gauche-et-la-droite-que-signifient"><strong>La gauche et la droite : que signifient-elles aujourd'hui ?</strong></a>🎧</p><p>Outre-Manche, l’alliance entre les travailleurs et les intellectuels, en déclin depuis des années, a été complètement détruite par la nouvelle fracture entre les partisans du Brexit et ceux qui auraient voulu que le pays reste dans l’Union européenne.</p><p>La (relative) popularité de Boris Johnson, malgré ses erreurs, sa paresse et son amateurisme, a été renforcée par une campagne de vaccination réussie. Et pour les Britanniques favorables à la sortie de l’UE, il reste celui qui a “délivré” le Brexit.</p><p>À tout cela s’ajoute un mode de scrutin aujourd’hui systématiquement défavorable aux travaillistes. Le scrutin uninominal majoritaire à un tour favorise le parti qui rassemble au moins un quart des voix dans le plus de circonscriptions. Or les votes des progressistes et libéraux sont fragmentés (Verts, Lib-Dems, travaillistes).  </p><p>En particulier, le <em>Labour</em> a définitivement perdu les circonscriptions écossaises qui lui étaient historiquement favorables : elles sont aujourd’hui acquises aux nationalistes écossais. Aujourd’hui, même s’il faisait un score exceptionnel, le parti ne disposerait pas d’assez de sièges pour former une gouvernement sans coalition. </p><p><strong>Dans ce podcast, Laetitia et moi retraçons toute l’histoire du parti</strong>, de sa création en 1900 par les syndicats ouvriers, jusqu’à la période actuelle, en passant par la création du NHS après la guerre, la traversée du désert sous Margaret Thatcher, et la création du <em>New Labour</em> par Tony Blair.</p><p>C’est une histoire passionnante et riche car le pays qui a vu naître la révolution industrielle est aussi celui où le socialisme a connu ses premières (et plus belles ?) périodes de gloire. De plus, c’est une histoire qui n’a pas été sans influencer notre vie personnelle (nous avons habité plusieurs années dans le quartier le plus travailliste de Londres !) et qui ne cesse de nous interpeller. </p><p>La semaine prochaine, vous ne recevrez que l’interview du mercredi. Comme il y a des vacances scolaires en Bavière, Laetitia et moi passons du temps avec nos enfants et nos parents 👨‍👧👩‍👦 <strong>Vous retrouverez nos podcasts “À deux voix” dès le 8 juin !</strong> </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-gauche-et-la-droite-que-signifient"><strong>La gauche et la droite : que signifient-elles aujourd'hui ?</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-place-du-royaume-uni-dans-le"><strong>La place du Royaume-Uni dans le monde</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/royaume-uni-le-parti-travailliste</link><guid isPermaLink="false">substack:post:36738823</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 27 May 2021 04:30:02 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/36738823/15468261a1eb8fb33e046e3c2266f375.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3799</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/36738823/59ce67e5c26c83cc452c8501da4eef4a.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La grossesse : nouvelle frontière du féminisme]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Et si la grossesse était la nouvelle frontière du féminisme ?</strong> Longtemps ignorée par les féministes, la grossesse est pourtant un sujet essentiel : source de violences médicales, de souffrances tues et de discrimination au travail, elle marque aussi une accélération des inégalités économiques. </p><p>J’en parle avec <strong>Judith Aquien</strong> dont <strong>le livre </strong><a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/trois-mois-sous-silence-9782228928304"><strong><em>Trois mois sous silence</em></strong></a><a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/trois-mois-sous-silence-9782228928304"><strong>, qui vient de sortir chez Payot</strong></a><strong>, lève le voile sur la tabou du début de la grossesse</strong>.</p><p><strong>Une chape de plomb demeure sur la condition de femmes lors des trois premiers mois de grossesse</strong> ainsi que sur le <em>“deuil sans rituel ni reconnaissance”</em> que représente la fausse couche. (Pourtant ce sont au moins 200 000 femmes qui traversent cette épreuve chaque année en France !)</p><p>Le livre de Judith dénonce la non prise en charge psychologique, sociale et médicale du début de la grossesse. Il faut attendre trois mois pour obtenir le “certificat de grossesse” à partir duquel les soins médicaux sont couverts à 100%. Cela signifie-t-il qu’avant cela, la femme enceinte n’est pas '“vraiment” enceinte ?</p><p>Cette non reconnaissance du début de grossesse est inséparable du tabou de la fausse couche. Avant la fin du premier trimestre, la femme enceinte est dans une sorte de “tiers état” : pas encore vraiment enceinte, mais déjà tout à fait à la merci des chamboulements hormonaux. Elle subit tout en silence.</p><p><em>Pour 85 % des femmes, les trois premiers mois de la grossesse sont, par certains aspects, un enfer tant physique que psychologique : nausées, vomissements, fatigue extrême, état dépressif, peur de la fausse couche et, dans près de 20% des cas, fausse couche réelle…</em></p><p><em>Alors que le début de grossesse est marqué par l’insécurité permanente d’un corps qui met tout en place pour accueillir la vie, rien ne doit transparaître de l’état des femmes : elles sont invitées à prendre sur elles, au travail comme à la maison, et à taire ce qu’elles endurent.</em></p><p>Je partage la colère de Judith concernant la maltraitance, l’infantilisation, l’humiliation, les violences médicales, l’absence d’écoute et la discrimination que de nombreuses femmes subissent pendant la grossesse. </p><p>L’infantilisation des femmes, au moment précis où elles sont censées devenir parfaitement “adultes”, trouve son expression la plus ridicule dans le vocabulaire mignon et les nombreuses litotes qui entourent la grossesse : les <em>“petits inconforts”</em> et autres <em>“petits maux”</em> font passer les femmes pour des petites filles impatientes lorsqu’elles osent en parler.</p><p>Pourtant, ces “maux”, hors grossesse, ne pourraient aucunement être qualifiés de <em>“petits”</em> ! <em>Comment peut-on refuser de soigner, traiter, et considérer la majorité des femmes qui passent trois mois à vomir sans cesse ?</em> s’interroge-t-elle.</p><p><em>Dans quelle société correctement pensée laisse-t-on, sans le moindre dispositif, notamment au travail, 50% de sa population vomir trois à quatre mois d’affilée sans main tendue ? Comment est-il possible que, sachant que ce symptôme touche 85% des femmes, l’ensemble des responsables RH ne se soient pas accordés pour proposer le télétravail à un maximum de femmes dès le début de leur grossesse (induisant ainsi qu’on en parle, oui, oui) afin qu’elles puissent être un minimum soulagées tout en maintenant leur activité professionnelle ?</em></p><p>Judith a fait préfacer son livre par la philosophe féministe <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Froidevaux-Metterie">Camille Froidevaux-Metterie</a> qui place le corps au centre de sa réflexion. La philosophe parle du <em>“</em><a target="_blank" href="https://www.philomag.com/articles/camille-froidevaux-metterie-le-tournant-genital-du-feminisme"><em>tournant génital du féminisme</em></a><em>”, “une vaste dynamique de réappropriation par les femmes de leur corps dans ses dimensions les plus intimes”</em>.</p><p><em>Tout a commencé avec la question des cycles menstruels que les femmes ont décidé de publiciser ; puis les thématiques génitales ont surgi les unes après les autres : campagne sur l’endométriose, redécouverte du clitoris, modélisé en 3D, et enfin représenté dans les manuels scolaires, débat autour des modes de contraception et de la charge contraceptive, dénonciation des violences gynécologiques et obstétricales, publication en rafale d’ouvrages consacrés aux organes génitaux et à leur fonctionnement, foisonnement des initiatives dédiées à la sexualité et au plaisir, combat pour l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, explosion des révélations liées au harcèlement et aux violences sexuels, et plus récemment, publicisation des thèmes tabous comme l’avortement, le post-partum et enfin, grâce à cet ouvrage, le premier trimestre de la grossesse et la fausse couche.</em></p><p>Je suis reconnaissante à Judith de faire évoluer les regards sur la grossesse et d’en faire un sujet à part entière du féminisme. C’est pourquoi je recommande chaudement la lecture de son livre <a target="_blank" href="https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/trois-mois-sous-silence-9782228928304"><em>Trois mois sous silence</em></a>. Pour une bonne entrée en matière, vous pouvez commencer par écouter ce podcast 🎧</p><p>* Une édition de ma newsletter Laetitia@Work (en anglais) consacrée au sujet de la grossesse dans le monde du travail : <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/p/pregnancy-and-work-a-problem"><strong>Pregnancy and work: a problem. Laetitia@39</strong></a></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-femme-prehistorique-gagne-a-etre"><strong>La femme préhistorique gagne à être connue</strong></a> (interview de la préhistorienne Marylène Patou-Mathis)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres"><strong>Le piège du couple à deux carrières</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une"><strong>Merci mais non merci : j’ai choisi une carrière d’un autre genre</strong></a> (mon Édito + interview de Céline Alix)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic. Crédit photo : <a target="_blank" href="http://www.alexandreisard.com/">Alexandre Isard</a> pour Payot.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-grossesse-nouvelle-frontiere-du</link><guid isPermaLink="false">substack:post:36738844</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 26 May 2021 04:30:23 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/36738844/0187375ad6b5b5fb0ed2b04a78e43558.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3353</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/36738844/73d13a2df770612de2ed29b736cc524e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Warren Buffett : une introduction]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à une discussion sur Warren Buffett</strong>, sa vie et l’histoire de sa holding, Berkshire Hathaway. Début mai, Buffett, a annoncé le nom de celui qui lui succédera à la tête de son empire.</p><p><strong>Warren Buffett a 90 ans</strong>. Cela fait des années que, dans le club des dix milliardaires les plus riches, Jeff Bezos et Elon Musk font davantage parler d’eux que Buffett. En même temps, cela fait plus d’une décennie que les médias spéculent régulièrement sur ce qu’il adviendra de la holding de Buffett après sa mort. L’empire ne perdra-t-il pas forcément de sa valeur ?</p><p>Justement, Buffett, 6ème ou 7ème fortune mondiale (ça dépend des jours), a fait savoir le 3 mai dernier qu'il avait enfin trouvé, après de longues années d'incertitude, un futur successeur pour sa holding financière, <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Berkshire_Hathaway">Berkshire Hathaway</a>. Il s’agit de <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Greg_Abel">Greg Abel</a>, l’homme d’affaire canadien à la tête de la branche énergie de la holding.</p><p>Nicolas a lu de nombreux ouvrages sur Berkshire Hathaway et son architecture d’affaires. Dans ce podcast, je joue le rôle d’intervieweuse. Les premières questions que je lui pose offrent une bonne introduction au sujet : pourquoi faut-il encore s’intéresser à Warren Buffett ? Comment expliquer le succès de cette holding sur plus d’un demi-siècle alors que l’économie et la finance ont tant changé ?</p><p><strong>Buffett et son associé Charlie Munger ont basé leur empire sur le concept de </strong><a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Value_investing"><strong><em>value investing</em></strong></a>.  L’investissement axé sur la valeur est un paradigme d’investissement qui consiste à acheter des titres qui semblent sous-évalués en se basant sur une meilleure analyse des actifs d’une entreprise et de sa réalité comptable. </p><p>Buffett a été largement influencé par son maître à la Columbia Business School, <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Graham">Benjamin Graham</a>, à l’origine de ce modèle d’investissement. Buffett et Munger ont toujours visé les <em>value stocks</em> (actions dépréciées), ces actions dont le cours est bas par rapport aux critères boursiers habituels. </p><p>Mais la définition de la “valeur” n’a-t-elle pas profondément changé avec l’économie numérique ? Indépendamment des transformations provoquées par l’économie numérique, l’évaluation de la valeur est depuis toujours au cœur des enjeux du monde de la finance. Elle reflète toujours une vision du monde et détermine des choix d’investissement qui façonnent l’économie.</p><p>Nicolas et moi discutons aussi du rôle politique de Warren Buffett, engagé depuis des décennies du côté du parti démocrate. Il y a quelque chose de paradoxal à voir un milliardaire à la fortune de plus de 100 milliards de dollars plaider pour une fiscalité plus progressive. Il y a quelques années, il s’était “indigné” du fait que sa secrétaire avait un taux d’imposition supérieur au sien. </p><p>Enfin, Buffett fait partie du club des milliardaires qui projettent de donner 99% de leur fortune aux œuvres de charité. Nous évoquons les débats autour de la philanthropie des milliardaires et le secteur du <em>non profit</em> aux États-Unis, qui par sa taille et son professionnalisme est sans commune mesure avec ce que l’on connaît en Europe. </p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/jeff-bezos-sa-vie-son-oeuvre"><strong>Jeff Bezos : sa vie, son oeuvre</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/une-autre-approche-du-capital-risque"><strong>Une autre approche du capital-risque</strong></a> (interview de Marie Ekeland)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/gamestop-la-rvolution-sur-les-marchs"><strong>GameStop : la révolution sur les marchés financiers</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-bourse-va-bien-quand"><strong>Pourquoi la bourse va bien quand tout va mal</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/makers-and-takers-de-rana-foroohar"><strong>"Makers & Takers", de Rana Foroohar</strong></a> (Note de lecture)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-nouvelle-politique-de-la-concurrence"><strong>La nouvelle politique de la concurrence</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-capital-risque-pour-les-nuls"><strong>Le capital-risque pour les nuls</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/warren-buffett-une-introduction</link><guid isPermaLink="false">substack:post:36738837</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 25 May 2021 04:30:09 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/36738837/7b27386b7d65820fe4d03d4edfbe4580.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3611</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/36738837/f0f68edb22bac06c01236580575f9fe5.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Écriture : nos histoires & nos conseils]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à l’écriture. </strong>Nous évoquons notre rapport respectif à l’écriture, comment nous avons appris à écrire, et partageons quelques conseils d’écriture. </p><p><strong>C’est vrai dans la carrière de Nicolas comme dans la mienne : l’écriture nous a permis d’avancer professionnellement</strong>. Qu’il s’agisse des concours, de l’écriture de rapports, d’articles ou de livres, c’est toujours elle qui nous a permis de saisir de nouvelles opportunités professionnelles. Pour Nicolas, il s’agit d’une carrière administrative d’abord, puis du rayonnement de sa société, TheFamily. Pour moi, d’une carrière dans l’enseignement, suivie de la construction d’une activité d’indépendante sur le thème du futur du travail.</p><p>Mais tout ça a commencé pour nous dans l’enfance, et surtout, pendant l’adolescence, quand le plaisir de placer des mots sophistiqués et de former des phrases complexes est à son comble. Dans cette phase-là, l’écriture est lourde et le style, ampoulé. À l’âge adulte, il faut alors apprendre l’épure, les phrases simples et courtes et le mot juste. Nous partageons à tour de rôle l’histoire de notre apprentissage et de nombreuses anecdotes sur notre parcours d’écriture.</p><p>Au fil de la discussion et en fin de podcast, nous partageons quelques-unes des leçons que nous avons apprises et proposons quelques conseils d’écriture. Parmi ceux-là, trois idées (il y en a bien plus dans le podcast) :</p><p>* <strong>Se débarrasser de l’idée que pour écrire, il faut forcément avoir des idées uniques et originales</strong>. L’écriture, c’est toujours un <em>mash up</em> d’idées qui existent quelque part. Un texte peut être original quand il propose simplement une combinaison originale d’idées existantes. D’ailleurs, André Gide le disait : <strong><em>“Tout a déjà été dit, mais comme personne n'écoute, il faut sans cesse recommencer”. </em></strong>J’ai trouvé cette citation tellement libératrice !</p><p>* <strong>Il est préférable d’être rapide sur les ébauches et prendre son temps sur la correction et la relecture</strong> (en anglais, “<strong><em>draft fast, edit slow”</em></strong>). L’écriture efficace a souvent besoin de <em>flow</em>. Écrire à la main, sur papier, des idées sans se préoccuper de la beauté des phrases et de l’exactitude des faits, cela permet de ne pas rompre le <em>flow</em>. Ensuite, le travail d’<em>editing </em>représente une étape essentielle, souvent chronophage, mais pour laquelle la concentration créative est moins intense (puisque l’essentiel est déjà là).</p><p>* <strong>L’écriture devrait toujours être un processus collectif</strong>, mais une fierté mal-placée nous fait parfois voir ce travail comme une œuvre solitaire. Dans les maisons d’édition comme dans les grands médias écrits, ce sont pourtant des équipes entières qui travaillent sur un texte ! Et à toutes les phases de l’écriture (y compris très tôt dans le processus), il est bon de soumettre son texte à des regards extérieurs. <strong>N’attendez pas qu’il soit parfait pour le montrer !</strong> Il sera meilleur s’il a fait l’objet d’échanges multiples.</p><p>Nous serions heureux de lire vos retours et vos propres histoires d’écriture ✍️</p><p>Bonne écoute 🎧 🤗</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/ecriture-nos-histoires-and-nos-conseils</link><guid isPermaLink="false">substack:post:36480960</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 20 May 2021 04:30:55 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/36480960/037b33c458702b032a0a315a65bf4021.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4075</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/36480960/f88a448d7b035135a2074f712626c2c5.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Télétravail : le bon environnement]]></title><description><![CDATA[<p>Avec la pandémie, les transformations du travail se sont accélérées. <strong>Le télétravail et le brouillage croissant entre vie professionnelle et vie personnelle font partie des sujets de travail les plus discutés depuis mars 2020</strong>. Et même après plusieurs podcasts, nous sommes loin d’en avoir fait le tour à <em>Nouveau Départ </em>! </p><p>Après avoir <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/teletravail-a-t-on-tire-les-lecons">interviewé Patricia Wendling</a> sur les leçons de management à tirer de la pandémie, <strong>j’interviewe cette semaine Fabienne Broucaret, journaliste, fondatrice de </strong><a target="_blank" href="https://www.myhappyjob.fr/"><strong><em>My Happy Job</em></strong></a><strong>, un média sur le bien-être au travail</strong>. Son livre <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a15533500/Fabienne-Broucaret-Teletravail"><em>Télétravail : 10 séances d’autocoaching pour allier sérénité et performance</em></a> vient de paraître chez Vuibert.</p><p>Dans ce podcast, nous discutons à bâtons rompus du télétravail, de ce qu’est un bon environnement de travail, de l’équilibre des temps de vie, de comment ne pas être l’esclave de ses emails et aussi de nomadisme. Et puis nous nous interrogeons ensemble : le télétravail est-il sexiste ?</p><p><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/fabienne-broucaret-4743634b/"><strong>Fabienne Broucaret</strong></a><strong> s’intéresse au bien-être au travail </strong>depuis des années. Elle a su construire une communauté autour de ce sujet. Son <a target="_blank" href="https://www.myhappyjob.fr/">média </a><a target="_blank" href="https://www.myhappyjob.fr/"><em>My Happy Job</em></a><em> </em>a <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/my-happy-job/">déjà 30 000 abonnés sur LinkedIn</a>. Elle n’a pas attendu la pandémie pour comprendre qu’il n’est pas possible de regarder le travail comme quelque chose de séparé de la vie.  </p><p><strong>En télétravail, on ne peut pas entretenir cette fiction de la séparation étanche entre le travail et la vie privée</strong>, ni conserver les principes du management traditionnel vertical. C’est donc l’opportunité de se poser les bonnes questions. Comment organiser son travail, intégrer la sphère domestique, manager une équipe distribuée, entretenir la motivation, cultiver des relations enrichissantes, éviter la surchauffe… ?</p><p>Dans cette interview, Fabienne partage son expérience, ses réflexions et le fruit des échanges qu’elle a eus avec de nombreux professionnels. Nous discutons à la fois de sujets très pratiques (l’ergonomie à la maison) et de sujets plus abstraits (l’avenir du travail et de la mobilité). Bonne écoute ! 🎧</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/teletravail-a-t-on-tire-les-lecons"><strong>Télétravail : a-t-on tiré les leçons de la pandémie ?</strong></a> (interview de Patricia Wendling)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travailleurs-entreprises-la-distance"><strong>Travailleurs / entreprises : la distance se creuse</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-solitude-lautre-pandemie"><strong>La solitude : l’autre pandémie</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/productivite-pas-de-recette-miracle"><strong>Productivité : pas de recette miracle</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/une-socit-au-bord-de-la-crise-de"><strong>Une société au bord de la crise de nerfs</strong></a>(Édito de Nicolas & interview de Dr Lavinia Ionita)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sept-tendances-qui-rvlent-le-futur"><strong>7 tendances qui révèlent le futur du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-france-rsiste-tant-au"><strong>Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/teletravail-le-bon-environnement</link><guid isPermaLink="false">substack:post:36477348</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 19 May 2021 04:30:44 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/36477348/f7b31422a14e9c7452c6e6bd2d9a4e75.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3813</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/36477348/e3849a6a90b43b99cac71c87347e4d80.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Qu'est-ce que la culture d'entreprise ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à une discussion sur la culture d’entreprise</strong>. Comment la définir ? Qu’est-ce qui fait qu’une culture contribue ou non au succès d’une organisation ? </p><p><strong>La culture préoccupe beaucoup le monde du management depuis le début de la pandémie</strong>. Comment faire pour la renforcer alors que les équipes sont distribuées et qu’un grand nombre de gens sont en télétravail ? Qu’est-ce que c’est si ce n’est pas la “magie” qui se produit dans un espace de travail partagé ?</p><p>Ces questions sont déjà anciennes et de nombreuses personnes se sont penchées sur le sujet. Par exemple, Peter Drucker, une grande figure du management, aurait dit un jour, <a target="_blank" href="https://www.thealternativeboard.com/blog/culture-eats-strategy#:~:text=The%20culture%20eats%20strategy%20for,that%20make%20all%20the%20difference."><em>“La culture mange la stratégie au petit-déjeuner”</em></a>. La phrase est souvent commentée depuis des décennies. On l’a parfois critiquée parce qu’elle oppose culture et stratégie alors que ces deux concepts se complètent bien plus qu’ils ne s’opposent.</p><p>Mais cette citation signifie avant tout que <strong>quelle que soit la force et la pertinence de votre stratégie, son efficacité sera faible ou nulle si les personnes chargées de l’exécuter ne partagent pas la culture appropriée</strong>. Pour Drucker, la culture d'entreprise représente donc le cœur de l'entreprise. </p><p>Elle est en partie créée par les fondateurs de l'entreprise, mais parfois sans qu’ils/elles en aient conscience car leurs actions sont plus éloquentes que leurs discours dans le processus de création de la culture. C’est ce qui a fait dire à <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/must-read-culture-entreprise-horowitz">Ben Horowitz, auteur et investisseur en capital-risque</a>, que la culture, c’est la somme de ce qu’on fait :</p><p><em>La culture n’est pas un ensemble de règles magiques qui font que les gens se comportent de la manière souhaitée. C’est un système de comportements dont vous espérez que les individus suivront la plupart du temps. </em> </p><p>Souvent, une culture qui semblait claire et positive pour un petit groupe de fondateurs et leurs premiers salariés se transforme avec la croissance des effectifs. Ce sujet passionne le petit monde des startups où l’on se demande s’il est possible de préserver sa culture quand on grandit. (Ce à quoi Laetitia et moi avons envie de répondre qu’on ne doit pas chercher à “préserver” sa culture comme dans du formol, car la culture est vivante et doit évoluer avec les humains qui la font vivre.)</p><p>Pour Daniel Coyle, l’auteur de <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/the-culture-code-the-secrets-of-highly-successful-groups-de-daniel-coyle-1"><em>The Culture Code</em></a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/the-culture-code-the-secrets-of-highly-successful-groups-de-daniel-coyle-1">, l’un des meilleurs livres publiés sur le sujet</a>, les cultures qui “marchent” ont plusieurs choses en commun : un “ciment” de confiance qui produit un sentiment de sécurité psychologique, une mission clairement définie à laquelle les gens adhèrent et des histoires qui se transmettent.</p><p><strong>Dans ce podcast, Laetitia et moi discutons de la culture d’entreprise, la sécurité psychologique, la confiance et tout ce qui engendre une culture forte </strong>🏺 </p><p><strong>Podcasts </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> :</strong></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/basecamp-et-la-politique-au-travail"><strong>Basecamp et la politique au travail</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-france-rsiste-tant-au"><strong>Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></a><strong> </strong>(podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</strong></a><strong> </strong>(podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grande-fragmentation-comment-sy"><strong>La grande fragmentation : comment s’y préparer ?</strong></a><strong> </strong>(podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/commerce-de-dtail-et-diffrences-culturelles"><strong>Commerce de détail et différences culturelles</strong></a><strong> </strong>(podcast “À deux voix”)</p><p><strong>Deux articles rédigés par Laetitia pour </strong><strong><em>Welcome to the Jungle</em></strong><strong> :</strong></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/the-culture-code-the-secrets-of-highly-successful-groups-de-daniel-coyle-1"><strong>Culture d'entreprise : pourquoi certaines sont-elle si puissantes ?</strong></a></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/must-read-culture-entreprise-horowitz"><strong>Culture d'entreprise : les leçons étonnantes des grands leaders de l'Histoire</strong></a><strong> </strong></p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/quest-ce-que-la-culture-dentreprise</link><guid isPermaLink="false">substack:post:36473492</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Tue, 18 May 2021 04:30:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/36473492/03c83b3729b8ca423dfc3f19dd548b3f.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3468</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/36473492/a14e938c945cd452afd79cec0e8f5111.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Taiwan : nouvelle ligne de front ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à la situation à Taiwan. </strong>La République populaire de Chine de Xi Jinping est-elle sur le point de mettre la main dessus ? De nombreux experts débattent actuellement de ce qui pourrait être <em>“l’endroit le plus dangereux au monde”</em>.</p><p><strong>Ce petit pays de 24 millions d’habitants a longtemps été un symbole de la guerre froide et de toutes les contorsions diplomatiques qu’elle imposait</strong>. Aujourd’hui, ce pays que la Chine populaire considère comme sa “23ème province” est l’un des principaux théâtres de la rivalité sino-américaine. Après un <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-singapour-cette-cite-etat-erigee">épisode consacré à Singapour</a> (<a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-singapour-cette-cite-etat-erigee"><strong>🇸🇬 Singapour, cette cité-État érigée en modèle</strong></a>), Nicolas et moi poursuivons nos podcasts asiatiques par une discussion sur l’histoire et la situation actuelle de Taiwan.</p><p><a target="_blank" href="https://www.economist.com/leaders/2021/05/01/the-most-dangerous-place-on-earth">Le 23 avril dernier, Xi Jinping a inauguré en fanfare trois grands navires de guerre</a> qui seront stationnés dans le détroit de Taiwan. Au vu de la manière dont le gouvernement chinos a utilisé la période de pandémie pour réprimer les velléités démocratiques à Hong Kong, on ne peut s’empêcher de regarder l’escalade militaire chinoise avec appréhension. </p><p>Au cours des cinq dernières années, la puissance navale chinoise dans le Pacifique a dépassé la puissance américaine. <a target="_blank" href="https://www.economist.com/leaders/2021/05/01/the-most-dangerous-place-on-earth">D’après </a><a target="_blank" href="https://www.economist.com/leaders/2021/05/01/the-most-dangerous-place-on-earth"><em>The Economist, </em></a><a target="_blank" href="https://www.economist.com/leaders/2021/05/01/the-most-dangerous-place-on-earth">qui voit Taiwan comme </a><a target="_blank" href="https://www.economist.com/leaders/2021/05/01/the-most-dangerous-place-on-earth"><em>“l’endroit le plus dangereux au monde”</em></a> (“the most dangerous place on Earth”), le monde n’a jamais vu une telle escalade dans l’armement qui ne s’est pas soldée dans un conflit armé.</p><p>Cédée au Japon en 1895, Taiwan redevient chinoise en 1945. Mais après avoir perdu la guerre civile face au PCC de Mao, les nationalistes de Tchang Kaï-chek y installent leur gouvernement. Jusqu’en 1971, les Occidentaux considèrent le gouvernement installé à Taiwan comme le gouvernement “légitime” de la République de Chine (et peuvent ainsi ignorer Mao). À partir de 1971, cependant, alors que l’Amérique de Nixon reconnaît finalement la Chine populaire de Mao, Taiwan doit céder son siège au conseil de sécurité de l’ONU. Commence alors une période d’ambiguïté diplomatique : pour la “vraie” Chine, Taiwan n’est qu’une province chinoise, mais Taiwan se voit comme un pays souverain démocratique.</p><p>Dans le même temps, le “miracle taïwanais” a fait de ce petit pays l’un des pays les plus riches au monde. C’est aujourd’hui un État démocratique où les citoyens sont parmi les plus libres au monde  : c’est notamment le premier pays d’Asie à légaliser le mariage entre personnes de même sexe.<strong>Le monde s’intéresse d’autant plus à Taiwan que le pays est devenu le coeur mondial de l’industrie des semi-conducteurs</strong>, avec une entreprise géante, <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/TSMC">TSMC</a> (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company), qui fabrique l’écrasante majorité des puces les plus avancées. Si la production taïwanaise venait à s’arrêter, toute l’électronique de la planète serait à l’arrêt !Tout le monde veut se rassurer sur le fait que la Chine de Xi Jinping n’est pas prête à mettre sa prospérité en péril en faisant la guerre à Taiwan. Mais les généraux américains sont d’autant plus inquiets qu’ils comprennent que l’Amérique n’aurait aucune garantie de victoire. Peut-on encore tenir pour acquise la supériorité militaire américaine ? Dans ce podcast, nous nous interrogeons : <strong>Taiwan sera-t-elle la nouvelle ligne de front ?</strong></p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/taiwan-nouvelle-ligne-de-front-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:36211748</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 13 May 2021 04:30:57 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/36211748/2b3adf238aa94c916eadd020183023d2.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3313</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/36211748/c8c4cdcb21fff14b546dad297ad3e7e3.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Tout sur les cryptos]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Cette semaine, mon invité est Thibauld Favre, cofondateur et dirigeant de la société </strong><a target="_blank" href="https://fairmint.co/"><strong>Fairmint</strong></a> (qui fait partie du portefeuille de The Family). Thibauld s’est pris de passion pour les ‘cryptos’ il y a plusieurs années, à l’époque où il développait l’infrastructure du projet <a target="_blank" href="https://laprimaire.org/">LaPrimaire.org</a>. Il a ensuite décidé de se spécialiser dans cette nouvelle classe de technologies numériques et de l’utiliser pour développer Fairmint.</p><p>Dans notre conversation, Thibauld et moi parlons de Fairmint, qui révolutionne la levée de fonds pour les entrepreneurs, mais aussi de protocoles réseau, de crypto-monnaies, de jetons (<em>tokens</em>), de <em>blockchain</em>, de <em>ledger</em> (grand livre), de Bitcoin, d’Ethereum, de Coinbase, de Satoshi Nakamoto et de finance décentralisée.</p><p><strong>Si vous êtes perdu·e dans tous ces termes, c’est normal</strong> <strong>!</strong> Non seulement ils sont techniques et intimidants, mais il est même souvent difficile de les traduire et de les rendre explicites en français ! Mon échange avec Thibauld est loin d’être complet, mais il constitue une première tentative de rendre tout cela intelligible pour tous 🤗</p><p><strong>Pour comprendre les cryptos</strong>, il faut revenir aux origines d’Internet. Une composante essentielle de son infrastructure sont les protocoles réseau, qui sont à Internet ce que le code de la route est à la conduite. HTTP (accès à l’information), TCP/IP (acheminement de l’information) ou encore SSL (chiffrement) rassemblent les règles qui permettent d’interconnecter les réseaux à l’échelle globale.</p><p>Tous ces protocoles sont déjà anciens. L’architecture d’Internet présente donc des lacunes, un peu comme si on n’obligeait pas encore les voitures à s’arrêter aux feux rouges. Il y aurait pourtant bien des besoins du quotidien que pourraient satisfaire ces normes ouvertes et partagées que sont les protocoles : lutter contre les messages indésirables ; donner aux internautes plus de visibilité et de maîtrise sur la collecte et le traitement de leurs données personnelles ; et, bien sûr, transférer de la valeur en toute sécurité… comme le permet le protocole sous-jacent à la crypto-monnaie Bitcoin.</p><p>Si l’on a un temps cessé d’innover dans les protocoles, c’est qu’il n’y avait plus grand monde de disponible pour le faire. Les meilleurs développeurs travaillaient dans les grandes entreprises numériques qui opèrent des applications ou des plateformes propriétaires. Or ces entreprises négligent les protocoles. Édicter et promouvoir de nouvelles règles ne leur apporte pas grand chose. Elles mettent au point leur version privée du code de la route, qui n’est en vigueur que dans leur écosystème fermé.</p><p>C’est ainsi qu’il faut regarder les ‘cryptos’ : une tentative de relancer l’innovation dans le domaine des protocoles réseau, longtemps délaissé par les géants d’Internet. La principale fonctionnalité de ces fameux jetons (<em>tokens</em>) distribués (ou vendus) aux premiers utilisateurs d’un nouveau protocole, c’est d’intéresser ces derniers à son déploiement à plus grande échelle. Plus nombreux sont les individus qui achètent les jetons (comme Bitcoin) liés à un protocole, plus ils contribuent à augmenter son échelle d’opération ; en sens inverse, plus ce protocole est utilisé à grande échelle, plus la valeur des jetons augmente, ce qui permet de rémunérer les premiers utilisateurs pour le rôle crucial qu’ils ont joué à l’amorçage.</p><p>Bien sûr, en cas de succès, l’emballement attire des spéculateurs, qui accompagnent le mouvement de façon opportuniste sans éprouver d’intérêt sincère pour le protocole lui-même. Mais l’irruption de ces spéculateurs n’est pas inutile : ils contribuent à attirer l’attention du grand public ! Comme l’a montré l’économiste Carlota Perez, auteure du livre <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Technological-Revolutions-Financial-Capital-Dynamics/dp/1843763311"><em>Technological Revolutions and Financial Capital</em></a>, de tels emballements sont déterminants pour l’émergence des innovations de rupture. Il faut que les investisseurs abdiquent temporairement leur rationalité pour qu’une innovation franchisse le seuil de l’adoption à grande échelle.</p><p>Les créateurs de protocoles ont compris cette dynamique. Ils ont imaginé les cryptos non pour spéculer, mais pour orchestrer l’émergence et le déploiement d’une nouvelle génération de protocoles réseau… et ainsi combler les lacunes du code de la route sur Internet. Leur objectif est <em>politique</em> : déplacer à nouveau l’infrastructure d’Internet vers des protocoles ouverts, si possible avec une architecture plus décentralisée. Un temps asservis par les géants numériques, qui se sont arrogé un droit de vie et de mort sur les applications, les développeurs sont passés à la contre-attaque et sont en train de donner naissance à une économie numérique radicalement nouvelle.</p><p>Nous parcourons à nouveau cette histoire passionnante avec Thibauld et parlons également de nombreux autres sujets connexes : les nouvelles plateformes, comme Coinbase, déployées pour faciliter l’accès aux cryptos pour le grand public ; le défi que représente Bitcoin pour la monnaie et les banques centrales ; et, bien sûr, Fairmint, l’entreprise que Thibauld a créé aux États-Unis avec Joris Delanoue pour permettre aux entrepreneurs de lever des fonds auprès de leur communauté – le tout sous-tendu par une technologie dite <em>blockchain</em> conçue à l’aide du protocole Ethereum. </p><p><em>Écoutez notre conversation pour en savoir plus et enfin tout comprendre !</em></p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/tout-sur-les-cryptos</link><guid isPermaLink="false">substack:post:36212224</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 12 May 2021 04:30:59 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/36212224/49820107784742d935793a42b0be2f2b.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3234</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/36212224/053fa45e77fc02b159a414c03f6153e6.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Basecamp et la politique au travail]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à une discussion à propos du feuilleton qui s’est déroulé récemment au sein de l’entreprise Basecamp, </strong>du virage culturel qu’il signale et des conversations politiques sur le lieu de travail.</p><p><strong>Basecamp, une petite entreprise américaine (basée à Chicago) éditant des logiciels, est à l’origine de l’un des premiers outils collaboratifs de gestion de projet</strong> (plusieurs années avant Slack, Trello ou Microsoft Teams). Mais elle est en fait plus connue pour les prises de parole de ses fondateurs, Jason Fried et David Heinemeier Hansson, que pour ses produits. Longtemps avant la pandémie de Covid-19, Fried et Heinemeier Hansson ont publié plusieurs ouvrages à succès sur le management d’équipes distribuées et le travail à distance. </p><p>Dès 2010, le <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/en/collections/welcome-for-pros-en/must-read-hr/articles/rework-change-the-way-you-work-forever-by-jason-fried-and-david-heinemeier-hansson">best-seller </a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/en/collections/welcome-for-pros-en/must-read-hr/articles/rework-change-the-way-you-work-forever-by-jason-fried-and-david-heinemeier-hansson"><em>Rework</em></a> avait fait d’eux les gourous du travail flexible et du management nouvelle génération. On a associé leurs idées sur l’organisation du travail, l’équilibre vie privée / vie professionnelle, l’autonomie des travailleurs et la collaboration au sein d’équipes distribuées à une vision progressiste voire avant-gardiste de l’entreprise. D’ailleurs, la période de pandémie a provoqué un regain d’intérêt pour leurs ouvrages (dont <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/must-read-teletravail"><em>Remote</em></a> et <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/en/collections/welcome-for-pros-en/must-read-hr/articles/it-doesn-t-have-to-be-crazy-at-work-by-jason-fried-and-david-heinemeier-hansson"><em>It Doesn’t Have To Be Crazy At Work</em></a><em>). </em></p><p><strong>Mais fin avril 2021, Basecamp semble avoir fait marche arrière sur ces idées progressistes en imitant l’entreprise Coinbase dans sa décision de proscrire les discussions politiques sur le lieu de travail</strong>. Cela a provoqué des débats houleux dans le monde du numérique et au-delà. <em>"C'est une distraction majeure. Cela sape notre énergie"</em>, <a target="_blank" href="https://ma3swh6dfc477vlumiyh22nmfi-ac4c6men2g7xr2a-world-hey-com.translate.goog/jason/changes-at-basecamp-7f32afc5">a expliqué Jason Fried</a>. Puis David Heinemeier Hansson <a target="_blank" href="https://ma3swh6dfc477vlumiyh22nmfi-ac4c6men2g7xr2a-world-hey-com.translate.goog/dhh/basecamp-s-new-etiquette-regarding-societal-politics-at-work-b44bef69">a ajouté</a> : <em>"Basecamp devrait être un lieu où les employés peuvent venir travailler avec des collègues de tous horizons et de toutes convictions politiques sans avoir à faire face à de lourds débats politiques ou sociétaux sans lien avec ce travail."</em> </p><p>Basecamp a également mis fin aux avantages en nature dont ils avaient vanté les mérites dans leurs ouvrages, comme le remboursement d’abonnements au club de sport ou le financement de formations : <em>"Ce n'est pas notre affaire ce que vous faites en dehors du travail, et ce n'est pas le rôle de Basecamp d'encourager certains comportements - quelle que soit la bonne intention. En finançant ces avantages, nous nous immisçons trop dans les choix personnels et individuels des gens"</em>, a écrit Jason Fried. Des primes du même montant que les avantages seront versées mais sans inciter les salariés à tel ou tel comportement. </p><p>Basecamp insiste aussi sur son refus de voir se développer toute activité syndicale. <em>"Nous créons des logiciels de gestion de projet, de communication d'équipe et de messagerie électronique. Nous ne sommes pas une entreprise à impact social. Point barre."</em> Dans les jours qui ont suivi les déclarations des fondateurs, plus d’un tiers des effectifs de Basecamp (à savoir 19 personnes) ont annoncé leur démission suite à la décision d’interdire les discussions politiques sur le lieu de travail. </p><p><strong>Dans ce podcast, Nicolas et moi évoquons l’histoire de Basecamp et de ses fondateurs, la genèse de leur annonce de mettre fin aux discussions politiques au travail, et l’onde de choc que la déclaration a provoquée</strong>. Nous faisons également une comparaison entre les contextes américain et français. Nous nous interrogeons sur ce qui relève du politique au travail et pourquoi il est difficile de cantonner les discussions des salariés au travail. Enfin, nous parlons de la culture d’entreprise et de l’avenir possible de Basecamp en tant qu’entreprise.</p><p><strong>Podcasts </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> :</strong></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-temps-de-travail-et-la-crise"><strong>Le temps de travail et la crise</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-march-du-travail-sans-frontires"><strong>Un marché du travail sans frontières ?</strong></a> (conversation avec Alex Bouaziz, co-fondateur de Deel)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-documentaire-sur-le-futur-du-travail"><strong>Un documentaire sur le futur du travail</strong></a> (conversation avec Samuel Durand à propos de son documentaire “Work in Progress”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-nouveau-management-rvl-par-la"><strong>Le nouveau management, révélé par la crise</strong></a> (podcast “À deux voix”)</p><p><strong>3 articles que j’ai rédigés à propos des ouvrages de Fried et Heinemeier Hansson</strong> :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/it-doesn-t-have-to-be-crazy-at-work-de-jason-fried-et-david-heinemeier-hansson"><strong>Travail : et si on décidait de ne pas devenir fous ?</strong></a><strong> (article </strong><strong><em>Welcome to the Jungle</em></strong><strong>)</strong></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/rework-reussir-autrement-de-jason-fried-and-david-heinemeier-hansson"><strong>« Rework », un guide pour réussir autrement</strong></a><strong> (article </strong><strong><em>Welcome to the Jungle</em></strong><strong>)</strong></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/must-read-teletravail"><strong>Pas de panique, on vous a déniché LE livre de référence sur le télétravail</strong></a><strong> (article </strong><strong><em>Welcome to the Jungle</em></strong><strong>)</strong></p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> & <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/">Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> & <a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae">Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/basecamp-et-la-politique-au-travail</link><guid isPermaLink="false">substack:post:36210926</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Tue, 11 May 2021 04:30:47 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/36210926/204da5a4b8b834bcdd492a70bfe17516.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2730</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/36210926/389d5b0d9baa3454ce7ee9c4aa9e1f40.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les hunters et les settlers : nomadisme, 2ème partie]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine, épisode 7 de notre projet </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong><strong>, est la suite du podcast de la semaine dernière consacré au “nomadisme en famille” : </strong>les <em>hunters</em> et les <em>settlers</em> à l’aune de la fiction.</p><p>Comme nous vous l’avions annoncé à la fin de l’épisode précédent de <em>La flamme et le vent</em> consacré au nomadisme en famille, nous avions envie de poursuivre la réflexion sur le sujet lors d’un épisode supplémentaire. Vous avez été plusieurs à nous faire vos retours et nous avons donc continué !</p><p>Pour cette deuxième partie, nous partons d’une fiction pour mener plus loin notre réflexion sur le sujet. En cela, nous avons été inspirée par une adepte du <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Design_fiction#:~:text=Design%20fiction%20is%20a%20design,scenarios%20narrated%20through%20designed%20artifacts."><em>design fiction</em></a>. Depuis près de deux ans, <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/8-penser-et-%C3%A9crire-le-futur-avec-no%C3%A9mie-aubron-fondatrice/id1503304636?i=1000474324415&#38;l=en">Noémie Aubron utilise la fiction</a> pour mieux mettre en lumière les futurs possibles. Elle le fait remarquablement bien dans sa newsletter, <a target="_blank" href="https://lamutante.substack.com/about?utm_source=menu-dropdown&#38;sort=about">La Mutante</a>, que nous vous recommandons si vous n’êtes pas déjà abonnés !</p><p><em>Projetez-vous dans un futur imaginé, rêvez-le, indignez-vous, faites des choix pour demain.</em></p><p><em>J’écris tous les jeudis une fiction du futur sur mes trouvailles et mes réflexions du moment. J’aime raconter ces histoires qui parlent des paradoxes d’aujourd’hui, des tendances et des signaux faibles de notre temps, et de ce que l’on pourrait en faire demain.</em></p><p><em>Cette lettre s’adresse à celles et ceux qui veulent distinguer le signal du bruit et aller de l’idée à l’action.</em></p><p>Noémie a su convaincre de nombreuses entreprises que, dans un contexte d’incertitude extrême, il était plus pertinent de se tourner vers cette méthode plutôt que de se contenter des approches traditionnelles de la prospective. L’an dernier, à son invitation, Laetitia et moi nous sommes essayés à l’exercice de l’écriture d’une fiction pour un projet de <em>design fiction</em> que Noémie a dirigé pour le département de prospective de la MAIF. Cette fiction était consacrée aux “mutations du nomadisme” et à l’opposition entre les <em>hunters</em> et les <em>settlers</em>.</p><p>👉 <a target="_blank" href="http://www.lecoupdapres.fr/wp-content/uploads/2020/09/LE%20COUP%20D&#39;APR%C3%88S_A5_newsletters%20MAIF.pdf"><strong>Le nouveau normal. Une démarche fictionnelle et prospective pour explorer demain.</strong></a> (MAIF Prospective) </p><p>Les <em>hunters</em> (chasseurs) sont des travailleurs à l’affût de nouvelles opportunités, prêts à déménager, changer de ville ou de situation de travail. Les <em>settlers</em> (sédentaires) ont des racines géographiques profondes et/ou sont empêchés dans leur mobilité par des freins divers. </p><p>Les deux catégories ne correspondent pas forcément à des groupes de personnes qui n’ont rien en commun, comme c’est le cas avec <a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/books/2017/mar/22/the-road-to-somewhere-david-goodhart-populist-revolt-future-politics">les catégories de </a><a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/books/2017/mar/22/the-road-to-somewhere-david-goodhart-populist-revolt-future-politics"><em>Anywhere</em></a><a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/books/2017/mar/22/the-road-to-somewhere-david-goodhart-populist-revolt-future-politics"> et </a><a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/books/2017/mar/22/the-road-to-somewhere-david-goodhart-populist-revolt-future-politics"><em>Somewhere</em></a><a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/books/2017/mar/22/the-road-to-somewhere-david-goodhart-populist-revolt-future-politics"> inventées par le sociologue David Goodhart</a>. En réalité, ce sont parfois les mêmes personnes qui passent d’une catégorie à une autre en fonction des phases de leur vie ou de leur carrière.Dans ce podcast, Laetitia et moi tentons d’expliquer pourquoi nous sommes convaincus que, même si nous ne serons pas tous <em>hunters</em> au même moment, il est essentiel de penser le travail de cette manière, de faciliter la mobilité des travailleurs, de l’entourer de protection et d’avantages. Pour l’instant, le logement, la garde d’enfants, l’école, la protection sociale, la santé, la fiscalité… sont pensés presque exclusivement pour les <em>settlers</em>. Il est temps que cela change !</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-nouveau-projet-la-flamme-et"><strong>Notre nouveau projet </strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 0</strong> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/enfance-les-transitions-de-la-famille"><strong>Enfance : les transitions de la famille</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 1 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres"><strong>Le piège du couple à deux carrières</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 2 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-foyer-a-lepreuve-de-la-longevite"><strong>Le foyer à l’épreuve de la longévité</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 3 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-solitude-lautre-pandemie"><strong>La solitude : l'autre pandémie</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 4 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travailleurs-entreprises-la-distance"><strong>Travailleurs / entreprises : la distance se creuse</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 5 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nomadisme-en-famille-pas-si-facile"><strong>Nomadisme en famille : pas si facile !</strong></a> <strong> | La flamme et le vent | Épisode 5 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grande-fragmentation-comment-sy"><strong>La grande fragmentation : comment s'y préparer ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter"><strong>Immobilier : faut-il louer ou acheter ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-march-du-travail-sans-frontires"><strong>Un marché du travail sans frontières ?</strong></a> (conversation avec Alex Bouaziz, co-fondateur de Deel)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quitter-paris-pour-la-province-"><strong>Quitter Paris pour la province</strong></a> (conversation avec Aurore Thibaud de l’agence LAOU)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.forbes.com/sites/nicolascolin/2018/09/28/the-future-of-work-is-about-hunting-not-settling/?sh=6ea3d92d75d6"><strong>The future of work is about hunting, not settling</strong></a> (mon article dans <em>Forbes</em>)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et  <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-hunters-et-les-settlers-nomadisme</link><guid isPermaLink="false">substack:post:35888147</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 06 May 2021 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/35888147/b3dbf555d505492ecf0bca58eda5c9a3.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3300</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/35888147/9181272807c9c3a1cb3c7aebcda9f42d.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Télétravail : a-t-on tiré les leçons de la pandémie ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Avec la pandémie, on a fait en France l’expérience du télétravail à grande échelle</strong>. Ce qui semblait inconcevable avant la pandémie s’est banalisé aujourd’hui. Mais ce laboratoire géant a également révélé les mauvaises pratiques et les effets délétères d’un télétravail forcé et mal préparé. </p><p>J’en parle dans cette interview avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/patriciawendling/?originalSubdomain=fr"><strong>Patricia Wendling</strong></a><strong>, DRH</strong>, consultante RH et “Top Voice” sur LinkedIn sur les sujets d’emploi, qui s’est penchée sur le télétravail pour son livre <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a15062205/Patricia-Wendling-Teletravail-Mode-d-emploi"><em>Télétravail Mode d’Emploi</em></a><em>.</em></p><p><strong>On aurait tort de ne pas voir le fantastique bond en avant effectué par tant d’entreprises depuis avril 2020</strong>. Elles ont testé et adopté de nouveaux outils, surmonté des obstacles culturels et techniques et gagné en productivité. De nombreux salariés, eux, ont gagné en productivité, autonomie et qualité de vie. Mais on a aussi mis en lumière comme jamais les difficultés du télétravail : le brouillage des frontières en vie privée et vie professionnelle, les limites du management, le risque d’isolement, etc.</p><p>L’absence de confiance, la surveillance accrue, le burn-out, les réunions en visioconférence toute la journée… le mauvais télétravail a fait des dégâts. Que faut-il changer pour mieux travailler à distance ? Comment apprendre à se faire confiance ? Quel type de management mettre en place pour tirer le meilleur d’une distribution (forcée ou choisie) de l’équipe ?</p><p>Avec Patricia Wendling, nous discutons des manières de mieux télétravailler, ainsi que de ce qu’ont vécu les professionnels des ressources humaines particulièrement exposés depuis le début de cette crise. Elle reste optimiste sur les leçons positives que l’on peut tirer de cette période : <em>“télétravailler et manager à distance, ça s’apprend !”</em></p><p>Sur <em>Nouveau Départ</em> :</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travailleurs-entreprises-la-distance"><strong>Travailleurs / entreprises : la distance se creuse</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-solitude-lautre-pandemie"><strong>La solitude : l’autre pandémie</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/productivite-pas-de-recette-miracle"><strong>Productivité : pas de recette miracle</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/une-socit-au-bord-de-la-crise-de"><strong>Une société au bord de la crise de nerfs</strong></a><strong> </strong>(Édito de Nicolas & interview de Dr Lavinia Ionita)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sept-tendances-qui-rvlent-le-futur"><strong>7 tendances qui révèlent le futur du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-france-rsiste-tant-au"><strong>Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>Quelques articles que j’ai publiés récemment :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/recruter-manager-yolo-economy"><strong>Recrutement & gestion des talents : bienvenue dans la "YOLO economy"</strong></a><strong>,</strong> <em>Welcome to the Jungle.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/management-diversite/articles/surveillance-presenteisme-pratiques-toxique-teletravail"><strong>Surveillance et présentéisme : 6 pratiques toxiques du management à distance</strong></a><strong>, </strong><em>Welcome to the Jungle.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/teletravail-paranoia-equipe"><strong>Télétravail : soignez la paranoïa de vos équipes !</strong></a><strong>, </strong><em>Welcome to the Jungle.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/management-distance-bonnes-pratiques/articles/teletravail-presenteisme-aggraver"><strong>Pourquoi le télétravail peut aggraver le présentéisme</strong></a><strong>, </strong><em>Welcome to the Jungle.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/15-conseils-favoriser-inclusion-equipe-distribuer"><strong>15 conseils pour favoriser l’inclusion dans une équipe distribuée</strong></a><strong>, </strong><em>Welcome to the Jungle.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.institutmontaigne.org/blog/ce-qui-se-cache-derriere-les-chiffres-du-teletravail-en-france"><strong>Ce qui se cache derrière les chiffres du télétravail en France</strong></a><strong>, </strong>mon article pour l’Institut Montaigne.</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/management-distance-bonnes-pratiques/articles/pays-bas-enseigner-teletravail"><strong>Ce que les Pays-Bas peuvent nous enseigner sur le télétravail</strong></a><strong>, </strong><em>Welcome to the Jungle.</em></p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et  <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/teletravail-a-t-on-tire-les-lecons</link><guid isPermaLink="false">substack:post:35883827</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 05 May 2021 04:30:07 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/35883827/6dae9ac5898f6617f86cd48ebcf37e74.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3645</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/35883827/fec133036d30809133af777660a1ef01.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Nomadisme en famille : pas si facile !]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine, épisode 6 de notre projet </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong><strong>, est consacré au nomadisme en famille. </strong>Quelles sont les questions que se pose un foyer confronté au défi de la mobilité ?</p><p><strong>Depuis quelques années, le sujet du nomadisme est dominé par la figure du </strong><strong><em>digital nomad</em></strong>, un développeur ou designer qui n’a besoin que de son ordinateur portable et d’une connexion wifi pour travailler de partout dans le monde. On en oublierait presque que le nomadisme ne se réduit pas à cela et qu’il en existe des formes multiples dans des secteurs divers depuis bien longtemps (les travailleurs saisonniers de l’agriculture, les moniteurs de ski qui oscillent entre la ville et la montagne, <em>etc</em>.).</p><p>Aujourd’hui, les applications <em>cloud-based </em>occupent une place prépondérante dans le travail de nombreux individus et  la pandémie a prouvé qu’on pouvait accomplir beaucoup de choses loin du bureau. On se demande donc si le mode de vie du <em>digital nomadism </em>ne pourrait pas se généraliser bien au-delà de la frange marginale des créatifs jeunes et célibataires de l’économie numérique. Pour améliorer leur qualité de vie, vivre dans des logements plus spacieux, accéder à plus de nature, se frotter à d’autres cultures… combien de foyers pourraient franchir le pas du nomadisme ?</p><p>Comme on le voit déjà à l’échelle d’un pays comme les États-Unis, la mobilité géographique est en forte augmentation depuis 2020, après des années de ralentissement. Cependant, relativement peu de familles quittent leur pays tant les barrières culturelles, légales, administratives et institutionnelles restent importantes. </p><p>Le nomadisme, en effet, cela n’est pas si facile ! L’opposition classique que l’on fait entre les “expatriés” (des travailleurs dont l’entreprise s’occupe de tout et qui sont suivis par leur conjoint) et des “immigrés” (des travailleurs seuls ou des familles qui se coltinent toutes les difficultés d’une nouvelle vie dans un pays différent) est à cet égard révélatrice.</p><p>Le marché du travail, la fiscalité et la protection sociale ne sont pas faits pour les nomades, même si quelques entreprises sont prêtes à envisager de manager des équipes à distance dispersées sur plusieurs pays. C’est pourquoi un certain nombre de nouvelles startups se proposent de résoudre les problèmes liés au nomadisme.</p><p>Nous en <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-march-du-travail-sans-frontires">parlions il y a quelques mois avec Alex Bouaziz, le co-fondateur de la startup Deel</a>, une entreprise qui facilite les relations entre les entreprises et leurs collaborateurs qui résident dans des pays étrangers :</p><p><em>La réalité, que connaissent beaucoup d’entreprises pionnières en matière de travail à distance, c’est que les frictions ont tendance à se multiplier. Quel est la forme contractuelle la plus adaptée si l’on veut recruter un collaborateur qui réside dans un autre pays ? Si l’on décide de signer un contrat de travail, quelle va être la juridiction compétente ? De quels prélèvements obligatoires l’entreprise est-elle redevable ? À quel régime fiscal va être soumise la rémunération ? Et quels vont être les droits du travailleur en matière de protection sociale ?</em></p><p><em>Jusqu’à une date récente, beaucoup de startups qui faisaient le choix de recruter des collaborateurs de talent dans d’autres pays restaient dans le flou – parfois au prix de déconvenues ! Mais à partir du moment où la pandémie de COVID-19 accélère la transition vers le modèle des “équipes distribuées”, il devient urgent de poser les questions qui fâchent, et de se tourner vers des professionnels qui peuvent aider les employeurs à se mettre en conformité avec le droit des différents pays concernés.</em></p><p>Mais les barrières administratives, fiscales, culturelles et linguistiques ne sont qu’une partie de la difficulté. Le problème principal, c’est que le nomadisme est rarement pensé à l’échelle d’une famille. La mobilité d’un couple à double carrière est un casse-tête (c’était le sujet de l’épisode 2 de <em>La flamme et le vent</em>, “<a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres">Le piège du couple à deux carrières</a>”). Et les familles avec enfants font face à d’autres questions encore. </p><p>Quelles sont les bonnes questions à poser pour penser le nomadisme à l’échelle des couples et des familles ? Laetitia et moi en discutons à la fois du point de vue d’un foyer (avec le partage de notre propre expérience de nomadisme familial) et du point de vue des politiques publiques.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-nouveau-projet-la-flamme-et"><strong>Notre nouveau projet </strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 0</strong> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/enfance-les-transitions-de-la-famille"><strong>Enfance : les transitions de la famille</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 1 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres"><strong>Le piège du couple à deux carrières</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 2 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-foyer-a-lepreuve-de-la-longevite"><strong>Le foyer à l’épreuve de la longévité</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 3 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-solitude-lautre-pandemie"><strong>La solitude : l'autre pandémie</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 4 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travailleurs-entreprises-la-distance"><strong>Travailleurs / entreprises : la distance se creuse</strong></a> <strong> | La flamme et le vent | Épisode 5 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grande-fragmentation-comment-sy"><strong>La grande fragmentation : comment s'y préparer ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-march-du-travail-sans-frontires"><strong>Un marché du travail sans frontières ?</strong></a> (conversation avec Alex Bouaziz, co-fondateur de Deel)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/nomadisme-en-famille-pas-si-facile</link><guid isPermaLink="false">substack:post:35602289</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 29 Apr 2021 04:30:59 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/35602289/b1229770c2b3bd974187655aead3ca0d.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2786</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/35602289/eea028b313210165c0d172c032ceaa22.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La femme préhistorique gagne à être connue]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Et si tous les clichés véhiculés à propos de la préhistoire jouaient un rôle dans la (relative) invisibilité des femmes aujourd’hui ?</strong> <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maryl%C3%A8ne_Patou-Mathis"><strong>Marylène Patou-Mathis</strong></a><strong>, préhistorienne</strong>, directrice de recherche au CNRS, est rattachée au département Préhistoire du <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9um_national_d%27histoire_naturelle">Muséum national d'histoire naturelle</a> (MNHN). </p><p>Dans cette interview, nous discutons des idées reçues à propos de la préhistoire à la lumière des dernières découvertes, de son travail de chercheuse et de son nouvel ouvrage, <a target="_blank" href="https://www.allary-editions.fr/publication/lhomme-prehistorique-est-aussi-une-femme/"><strong><em>L’homme préhistorique est aussi une femme</em></strong></a> (Allary Éditions, 2020).</p><p><strong>La préhistoire passionne beaucoup</strong> de gens. Elle titille notre imaginaire et nos représentations. Souvent, on utilise ce qu’on croit savoir de la préhistoire pour justifier un propos sur la “nature” supposée des femmes et des hommes. Les hommes chassaient, fabriquaient les outils et étaient violents avec leurs femelles. Les femmes étaient soumises, s’occupaient des enfants et de la cueillette.</p><p>Sauf que tout ça, probablement, est largement faux… </p><p><em>Non, les femmes préhistoriques ne consacraient pas tout leur temps à balayer la grotte et à garder les enfants en attendant que les hommes reviennent de la chasse. Les imaginer réduites à un rôle domestique et à un statut de mères relève du préjugé. Elles aussi poursuivaient les grands mammifères, fabriquaient des outils et des parures, construisaient les habitats, exploraient des formes d’expression symbolique. Aucune donnée archéologique ne prouve que, dans les sociétés les plus anciennes, certaines activités leur étaient interdites, qu’elles étaient considérées comme inférieures et subordonnées aux hommes. Cette vision de la préhistoire procède des a priori des fondateurs de cette discipline qui naît au XIXe siècle. Il est temps de poser un autre regard sur l’histoire de l’évolution et de déconstruire les processus qui ont invisibilisé les femmes à travers les siècles.</em>  (Marylène Patou-Mathis)</p><p>La préhistoire s’est constituée en tant que discipline au XIX et XXe siècles avec des hommes imprégnés de leur culture (misogyne), à une époque où l’on cherchait, en Europe, à fonder “scientifiquement” l’infériorité des femmes et des “races” peuplant les pays que, souvent, l’on voulait par ailleurs coloniser. Les hommes qui ont façonné cette discipline ont projeté sur des époques reculées des éléments culturels de leur propre époque.</p><p><em>La craniologie, ou étude comparative de la forme et de la taille du crâne, qui se développe durant la seconde partie du XIXe siècle, est utilisée par les anthropologues pour différencier non seulement les deux sexes, mais aussi les “races” humaines. L’anatomiste et anthropologue Paul Broca (1824-1880), l’un des plus éminents savants de l’époque, réalisa très consciencieusement des comparaisons de taille de cerveaux de différents groupes humains. S’inscrivant dans le courant de pensée dominant de son époque, il va déduire de ses recherches que “l’inégalité intellectuelle des races est choses bien connue”…</em></p><p>L’idée que la femme était passive et l’homme seul était chasseur, guerrier ou artiste est largement battue en brèche par les travaux les plus récents :</p><p>* <strong>L’opposition entre le chasseur et la cueilleuse serait-elle un “conte normatif” ? </strong>Les analyses des squelettes, des sépultures, et de toutes les traces préhistoriques nous amènent aujourd’hui à penser qu’il est très probable qu’à certaines époques, les femmes ont joué un rôle actif dans la chasse.</p><p>* <strong>L’interprétation historique des statuettes du Paléolithique (par exemple, les “Vénus” !) est un parfait exemple de </strong><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Regard_masculin"><strong><em>male gaze</em></strong></a><em>. </em>Les représentations de femmes  étaient dominantes pendant la majeure partie du Paléolithique. Pourquoi auraient-elles forcément été fabriquées par des hommes pour des hommes ? À une époque où donner naissance mettait la vie des femmes en grand danger, ces statuettes pourraient avoir été fabriquées comme des amulettes protectrices. </p><p>* <strong>La guerre, la conception et la fabrication des armes n’a pas toujours été une affaire d’hommes</strong> dans toutes les sociétés. De nombreuses sépultures, ainsi que l’analyse des squelettes, montrent qu’il existait des femmes guerrières.</p><p>Marylène Patou-Mathis me parle des multiples facettes de son travail de chercheuse, de la genèse de la préhistoire, des recherches qui battent en brèche les idées reçues sur la préhistoire, et de sa spécialité, les Néandertaliens. Bonne écoute !</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-femme-prehistorique-gagne-a-etre</link><guid isPermaLink="false">substack:post:35643914</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 28 Apr 2021 04:30:08 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/35643914/603abeb1969819273c98dd9cc017ca9d.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4121</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/35643914/47b0bd0fb5dff62f467697245bd06e8f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Après Merkel : une chancelière verte ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à une discussion sur l’actualité politique allemande</strong>. Cette année électorale en pleine pandémie est riche en rebondissements. Et les Verts avancent leurs pions.</p><p><strong>Le 26 septembre prochain, à l’issue des élections fédérales qui renouvellent les membres du </strong><strong><em>Bundestag</em></strong> (<em>Bundestagswahl</em>), Angela Merkel laissera sa place de chancelière. C’est d’ailleurs la première fois depuis l’après-guerre qu’un chancelier au pouvoir ne fait pas campagne. En pleine pandémie, sur fond de controverses sur les incohérences de la gestion sanitaire et la lenteur de la campagne de vaccination, les batailles politiques font rage. Les campagnes politiques se poursuivent malgré tout. </p><p>Fatigués par des confinements presque ininterrompus depuis des mois et en colère contre les responsables politiques, les Allemands sont “<a target="_blank" href="https://praxistipps.focus.de/muetend-was-das-bedeutet-einfach-erklaert_130307"><em>mütend</em></a><em>”</em> (un mot valise qui associe les mots <em>wütend</em>, “en colère”, et <em>müde</em>, “fatigué”). On s’attend donc à des surprises lors des élections fédérales de cette année. La <em>K-Frage</em> (la question <em>“Qui sera chancelier ?”) </em>est sur toutes les lèvres.</p><p><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Armin_Laschet">Armin Laschet</a>, ministre-président du <em>Land</em> le plus peuplé d’Allemagne (la Rhénanie-du-Nord-Westphalie), a été récemment élu à la tête de l’Union chrétienne-démocrate (la CDU) et aurait dû être le candidat “naturel” à la chancellerie pour prendre la suite de Merkel. Mais sa mauvaise gestion de la pandémie dans son <em>Land</em> et sa position pro-immigration ont provoqué des contestations à droite. Il en a résulté plusieurs semaines de bataille politique avec Markus Söder, ministre-président de Bavière et <em>leader</em> de la CSU, le parti frère de la CDU.</p><p><strong>Pendant que la droite offre un spectacle de désunion et de chaos politique, les Verts, eux, avancent en rangs serrés.</strong> Pour la première fois de leur histoire, ils ont désigné un candidat à la chancellerie, en l’occurence, une femme, Annalena Baerbock. Autrefois, seuls les grands partis le faisaient car ils étaient mieux placés pour diriger des coalitions au parlement. Mais les sociaux-démocrates allemands ayant presque disparu du paysage politique, les Verts sont désormais la deuxième force politique du pays.</p><p>Dans ce podcast, Nicolas et moi faisons le point sur le feuilleton politique qui s’est déroulé ces dernières semaines, et revenons sur l’histoire particulière (et plutôt palpitante) des Verts allemands. La candidate des Verts pourrait-elle succéder à Merkel à la chancellerie ? Nous proposons plusieurs scénarios possibles…</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-cdu-et-la-succession-dangela"><strong>La CDU et la succession d’Angela Merkel</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-gauche-et-la-droite-que-signifient"><strong>La gauche et la droite : que signifient-elles aujourd'hui ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/30-ans-dunit-allemande-"><strong>30 ans d'unité allemande</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-entrepreneur-franais-en-allemagne"><strong>Un entrepreneur français en Allemagne</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Vincent Huguet)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-forces-et-faiblesses-de-lallemagne"><strong>Les forces et faiblesses de l'Allemagne</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/apres-merkel-une-chanceliere-verte</link><guid isPermaLink="false">substack:post:35593970</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 27 Apr 2021 04:30:09 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/35593970/62b00a941289f5911fe4f0a7ca38f555.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3791</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/35593970/a0026fd5e191ea476cf20c5b45591dc6.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Travailleurs / entreprises : la distance se creuse]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine, épisode 5 de notre projet </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong><strong>, est consacré à l’impact de la transformation du monde du travail. </strong>Comment l’économie des foyers se recompose-t-elle dans un contexte où le lien se distend de plus en plus entre les entreprises et les individus qui travaillent pour elles ?</p><p><strong>Les transformations du travail sont l’un des sujets que nous abordons le plus souvent dans nos podcasts </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong>. Mais nous trouvons toujours de nouveaux angles et de nouvelles interrogations pour en discuter ! Dans notre série <em>La flamme et le vent</em>, c’est à l’entité du foyer que nous nous intéressons en tout premier lieu. </p><p>La question que nous posons ici est la suivante : quelles sont les conséquences de la désagrégation du <em>“contrat de labeur”</em> dont parle Laetitia dans son livre <a target="_blank" href="https://calmann-levy.fr/livre/du-labeur-louvrage-9782702165591"><em>Du labeur à l’ouvrage</em></a> (Calmann-Lévy, 2019) sur le foyer en tant qu’entité ? </p><p>Alors que les protections associées à l’emploi salarié se distendent de plus en plus et que les carrières sont de moins en moins linéaires, la solidité des relations familiales et amicales et la densité de nos réseaux de relations en tout genre jouent un rôle de plus en plus critique. </p><p>La relation entre l’employeur et le travailleur était centrale dans le monde industriel, elle est désormais devenue plus fragile et moins centrale. Comme on la vu depuis le début de cette pandémie, <strong>c’est de plus en plus à l’échelle du foyer (et dans la sphère domestique) que se jouent les choses les plus importantes en matière de transformation du travail</strong>.</p><p>C’est ainsi que l’on peut analyser <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-rcession-et-les-femmes">la </a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-rcession-et-les-femmes"><em>Shecession</em></a> (cette récession économique qui touche tout particulièrement les femmes) : faute de pouvoir faire garder leurs enfants par quelqu’un d’autre, près de 2,5 millions de mères américaines ont dû abandonner leur carrière pour s’occuper de leurs enfants. </p><p>De même, avec la banalisation du télétravail, de nombreux cadres occupés à domicile ont vu le centre de gravité de leur vie professionnelle se déplacer dans la sphère domestique. Les conjoints, enfants ou colocataires sont devenus autant de “collègues” avec lesquels interagir quotidiennement et organiser le partage de l’espace et des ressources domestiques.</p><p><strong>Le rôle des arbitrages professionnels réalisés au sein du foyer fait pourtant rarement partie des angles d’analyse sur les transformations du travail</strong>. Le sujet de la garde d’enfants n’intéresse guère les entreprises. Les interrogations sur l’avenir de l’espace de travail se concentrent sur la question des <em>“bureaux de demain”</em> et comment y <em>“faire revenir”</em> les salariés plutôt que sur l’articulation entre tous les espaces de travail et le rôle du foyer.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-nouveau-projet-la-flamme-et"><strong>Notre nouveau projet </strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 0</strong> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/enfance-les-transitions-de-la-famille"><strong>Enfance : les transitions de la famille</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 1 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres"><strong>Le piège du couple à deux carrières</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 2 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-foyer-a-lepreuve-de-la-longevite"><strong>Le foyer à l’épreuve de la longévité</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 3 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-solitude-lautre-pandemie"><strong>La solitude : l'autre pandémie</strong></a> <strong>| La flamme et le vent | Épisode 4 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-faire-carrire-aujourdhui"><strong>Qu'est-ce que "faire carrière" aujourd'hui ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sept-tendances-qui-rvlent-le-futur"><strong>Sept tendances qui révèlent le futur du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambition-un-concept-dpass-"><strong>L’ambition : un concept dépassé ?</strong></a> (conversation “À deux voix”) </p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/travailleurs-entreprises-la-distance</link><guid isPermaLink="false">substack:post:35290546</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 22 Apr 2021 04:30:52 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/35290546/84d8808c963fa65ab2ff15b2472055c3.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2887</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/35290546/72a2f952ba372a6f0d28082bc25855c7.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le consommateur, ennemi du travailleur ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Le paradis du consommateur est-il devenu l’enfer du travailleur ?</strong> C’est la question posée par Denis Pennel dans son ouvrage <a target="_blank" href="https://www.editions-pantheon.fr/catalogue/le-paradis-du-consommateur-est-devenu-lenfer-du-travailleur/"><em>Le Paradis du consommateur est devenu l’enfer du travailleur</em></a>, paru tout récemment aux Éditions du Panthéon. </p><p>Dans cette interview, nous discutons des grandes transformations du travail rendues si visibles en temps de pandémie. </p><p><strong>Denis Pennel a déjà publié plusieurs ouvrages sur les transformations du travail</strong>, parmi lesquels <em>Travail, la soif de liberté</em>, en 2017, <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/travail-la-soif-de-la-liberte-comment-les-start-uppers-slashers-co-workers-reinventent-le-travail-de-denis-pennel-2017">dans lequel il expliquait que les start-uppers, coworkers et autres “slashers” étaient en train de réinventer le travail</a> : <em>“Après l’esclavage, le servage, l’artisanat et le salariat, le travail entre dans un nouvel âge,” </em>écrivait-il alors. </p><p>Optimiste sur les évolutions en cours, il parlait alors surtout de l’émancipation des travailleurs : <em>“le lien de subordination fait d’obéissance et de contrôles est devenu contre-productif et tend de plus en plus à être remplacé par du management collaboratif, où l’autonomie et la responsabilisation prévalent.”</em></p><p><a target="_blank" href="https://wecglobal.org/world-employment-confederation-global/head-office/"><em>Managing director</em></a><a target="_blank" href="https://wecglobal.org/world-employment-confederation-global/head-office/"> de la World Employment Confederation</a>, Denis est aux avant-postes pour observer les évolutions du monde du travail. Grand spécialiste de l’histoire de l’interim, dont il raconte la genèse dans ce podcast, il semble plus circonspect aujourd’hui sur la <em>“libération”</em> des travailleurs. Dans une sorte de schizophrénie croissante, les intérêts des consommateurs que nous sommes entrent en conflit avec ceux des travailleurs.</p><p>Dans son dernier livre, paru il y a quelques semaines, il se fait ainsi l’avocat d’un nouveau contrat social : <em>“Si le futur risque bien de ressembler au passé, ce n’est pas en essayant de colmater notre sytème actuel que l’on arrivera à inventer des solutions à la hauteur des défis posés par cette nouvelle révolution industrielle.”</em></p><p><em>L’entrée dans le XXIe siècle a consacré une révolution de notre modèle économique : le passage d’une économie de masse à une économie dictée par la demande. Une soif de consommation effrénée et immédiate de produits personnalisés, fabriqués à la demande, s’est généralisée.</em></p><p><em>Une nouvelle ère où le consommateur, devenu roi, impose aux entreprises de se réorganiser pour devenir plus agiles, et ce au détriment des travailleurs. Une société de surabondance, caractérisée par le gaspillage des ressources, une hausse des inégalités, et une course folle vers le « toujours plus ».</em></p><p>Dans cette interview, Denis dresse le constat d’un monde du travail dicté par les exigences toujours plus grandes de la multitude de ces consommateurs qui veulent être satisfaits <em>“ici et maintenant”</em>, des entreprises de plus en plus fragmentées qui veulent <em>“consommer”</em> du travail de manière plus flexible pour faire face aux incertitudes du marché, et d’un travail qui devient plus <em>“protéiforme et liquide”.</em></p><p>Il explique aussi que la crise que nous vivons actuellement a rendu plus visible le caractère insoutenable du dogme productiviste. Mais il est optimiste sur les remèdes : la nouvelle frugalité de consommateurs plus responsables, l’écologie humaine au travail, la réinvention de nos systèmes de protection sociale ne sont en rien impossibles. À nous de <em>“réhumaniser le capitalisme”</em> !</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-consommateur-ennemi-du-travailleur</link><guid isPermaLink="false">substack:post:35294175</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 21 Apr 2021 04:30:44 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/35294175/046814b2b666e8d0778f058b31e88dca.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3694</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/35294175/3878aec3f5a4837ee2ff7519b04fbb3c.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Faillites d'entreprises : une tempête à venir ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à une discussion sur les faillites d’entreprises</strong>, du point de vue de la transition numérique, de l’emploi et du droit – un sujet d’actualité à bien des égards !</p><p><strong>En 2020, grâce à des aides multiples</strong> (dispositif du chômage partiel, prêts garantis par l’État, décalages de cotisations sociales, <em>etc.</em>), il y a eu en France nettement moins de faillites qu’en 2019 : <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/28/creations-et-defaillances-d-entreprises-une-crise-decidement-pas-comme-les-autres_6067915_3234.html">les défaillances d’entreprises ont reculé de 37%</a> ! Mais quand les entreprises ne seront plus sous perfusion, combien ne seront plus en mesure de payer leurs dettes et tenir leurs engagements ? </p><p>Certains experts s’attendent à un <em>“tsunami”</em> de faillites cette année et l’an prochain : <em>“le faible nombre actuel de procédures s'apparente au retrait de la mer avant l'arrivée d'un tsunami”</em>, explique <a target="_blank" href="https://www.capital.fr/entreprises-marches/tsunami-de-depot-de-bilan-en-vue-en-2021-les-entreprises-face-au-mur-de-la-dette-1383003">cet article</a> de <em>Capital</em>. Jusqu’à 40% des bars et restaurants, par exemple, pourraient mettre la clé sous la porte. Autre exemple : dans les <a target="_blank" href="https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/lecosysteme-aeroportuaire-francais-bat-de-laile-1307440"><em>“écosystèmes aéroportuaires”</em></a><em>, </em>la déferlante de faillites et de licenciements a déjà commencé.</p><p>Depuis mars 2021, de nombreuses entreprises qui auraient fait faillite l’an dernier sans la pandémie, <a target="_blank" href="https://www.latribune.fr/entreprises-finance/defaillances-d-entreprises-la-deferlante-de-faillites-a-t-elle-commence-882348.html">commencent maintenant à être en cessation de paiement</a>. À propos de ces entreprises artificiellement mises sous perfusion par les aides d’État de la période de pandémie, on parle parfois d’entreprises <em>“zombies”</em>. Dans <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/gare-aux-entreprises-zombies-">un Édito consacré à ce sujet</a>, Nicolas avait déjà écrit il y a quelques temps :</p><p>Les écono<em>mistes ont une image pour évoquer ces entreprises : ils les appellent les “entreprises zombies” 🧟‍♀️ Aujourd’hui, elles tiennent encore debout et poursuivent tant bien que mal leur activité ; mais en réalité, elles sont déjà mortes et cela se verra instantanément le jour où l’État cessera de les soutenir – parce qu’il n’y aura plus d’argent dans les caisses, parce que les taux d’intérêt seront repartis à la hausse, ou encore, tout simplement, parce qu’il n’est pas sain de soutenir éternellement des entreprises incapables de faire croître leur activité et de générer des bénéfices.</em></p><p><em>La situation paraît encore plus critique si l’on considère les différentes régions du monde. Les pays qui ont réussi à contenir la pandémie sont déjà engagés sur un chemin de reprise économique : c’est le cas de la Chine, foyer initial de l’épidémie, de ses principaux partenaires commerciaux en Asie, ainsi que de l’Allemagne, le bon élève en Europe. En revanche, les notes de conjoncture prédisent un nouveau ralentissement sans précédent de l’économie dans les pays qui font face à une nouvelle vague de contaminations, comme l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Brésil et le Mexique.</em></p><p>La faillite d’une entreprise regroupe plusieurs notions, comme celles du surendettement, de la cessation de paiements, du redressement et de la liquidation judiciaires. Pour mieux comprendre les enjeux juridiques et économiques autour du droit des faillites et des <em>“procédures collectives”</em>, j’interroge Nicolas sur ces concepts et les controverses autour de notre droit des faillites. Quand il était inspecteur des finances, il s’était penché de près sur ce sujet complexe…</p><p>Dans ce podcast, nous discutons aussi de la transformation de l’économie dont certaines faillites sont actuellement le reflet et du sujet de l’emploi placé au coeur de tous les débats sur la question des faillites. Nous faisons quelques comparaisons internationales pour mieux éclairer ces enjeux.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/faillites-dentreprises-une-tempete</link><guid isPermaLink="false">substack:post:35288931</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 20 Apr 2021 04:30:15 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/35288931/e5d3dba977c709232670c237a87a1d91.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3265</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/35288931/c38133731e1cc5d74667175e152c841a.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La solitude : l'autre pandémie]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine, épisode 4 de notre projet </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong><strong>, est consacré à une analyse du phénomène de la solitude, une épidémie du XXIe siècle.</strong></p><p>Que l’on parle des personnes vivant seules (dans un foyer composé d’une seule personne) ou de toutes celles qui souffrent d’un sentiment d’isolement, la solitude est un phénomène qui prend tant d’ampleur dans le monde entier que certains parlent d’une “épidémie” ou d’une “pandémie”, au même titre que le COVID-19.</p><p>Le terme est d’autant plus approprié que de nombreuses études ont montré que la solitude tue (autant que le tabagisme et l’alcoolisme). Il y a, par exemple, <a target="_blank" href="https://news.harvard.edu/gazette/story/2017/04/over-nearly-80-years-harvard-study-has-been-showing-how-to-live-a-healthy-and-happy-life/">cette étude de Harvard menée sur huit décennies</a>, qui a révélé à quel point le fait d’appartenir à une communauté est le facteur le plus important dans le bonheur et la longévité. (Ce <a target="_blank" href="https://www.ted.com/talks/robert_waldinger_what_makes_a_good_life_lessons_from_the_longest_study_on_happiness"><em>TED talk</em></a><a target="_blank" href="https://www.ted.com/talks/robert_waldinger_what_makes_a_good_life_lessons_from_the_longest_study_on_happiness"> de Robert Waldinger</a> vous en offre une synthèse efficace de 12 minutes). </p><p>En France, la solitude progresse fortement. La pandémie a tristement mis en lumière la souffrance qu’elle engendrait. Dans sa <a target="_blank" href="https://www.fondationdefrance.org/fr/7-millions-de-francais-confrontes-la-solitude-decouvrez-notre-enquete-annuelle">dernière enquête, la Fondation de France</a> montre que près de 15% des Français se trouvent en situation d’isolement :</p><p><a target="_blank" href="https://www.fondationdefrance.org/fr/7-millions-de-francais-confrontes-la-solitude-decouvrez-notre-enquete-annuelle"><em>L'isolement relationnel en France gagne du terrain</em></a><em> et s’étend à toutes les catégories de population. C’est ce que révèle entre autres l'Etude sur les solitudes, menée par la Fondation de France et le Crédoc. Par exemple, si l’isolement va de pair avec la précarité, les catégories socio-professionnelles les plus aisées sont elles aussi de plus en plus touchées par ce phénomène. De même, si les personnes âgées subissent le plus fortement des situations d'isolement, les jeunes sont de moins en moins épargnés… L’étude révèle également que les femmes souffrent davantage que les hommes de solitude. Autre constat : celui de l’impact de la crise sanitaire actuelle. La forte hausse du chômage déjà amorcée et la corrélation établie entre précarité, chômage et isolement pointe un risque majeur d’une augmentation prochaine de l’isolement relationnel.</em></p><p>De plus en plus, la solitude frappe toutes les classes d’âge, y compris les jeunes. On a beaucoup parlé de la <a target="_blank" href="https://www.francebleu.fr/emissions/la-vie-en-bleu-le-dossier-en-poitou/poitou/la-solitude-des-etudiants-en-periode-de-covid">solitude des étudiants</a> en période de pandémie. Confinés devant leurs ordinateurs, ceux/celles qui n’ont pas (encore) développé de relations sociales, amicales, amoureuses et professionnelles, vivent la solitude de manière dramatique.</p><p>À certains égards, la montée de la solitude est l’un des grands symptômes de la transition économique et sociale que nous vivons. C’est ce qu’explique l’économiste britannique <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Noreena_Hertz">Noreena Hertz</a>, dont l’ouvrage <a target="_blank" href="https://noreena.com/book/the-lonely-century/"><em>The Lonely Century: Coming Together in a World that’s Pulling Apart</em></a>, fait beaucoup parler de lui dans les médias anglo-saxons ces temps-ci (le livre est sorti fin 2020) :</p><p><em>Influencée par la mondialisation, l'urbanisation, les inégalités croissantes et les asymétries de pouvoir, par l'évolution démographique, la mobilité, les bouleversements technologiques, l'austérité, et maintenant aussi par le coronavirus, je crois que la manifestation contemporaine de la solitude va au-delà de notre désir ardent de connexion avec ceux qui nous entourent physiquement, de notre besoin d'aimer et d'être aimé, et de la tristesse que nous ressentons lorsque nous nous considérons privés d'amis. Elle englobe également le fait que nous nous sentons déconnectés des politiciens et de la politique, que nous nous sentons coupés de notre travail et de notre lieu de travail, que beaucoup d'entre nous se sentent exclus des acquis de la société, et que tant d'entre nous se croient impuissants, invisibles et sans voix.</em></p><p>Laetitia et moi discutons des enseignements que l’on peut tirer de la société japonaise où la solitude est si criante que l’on a récemment <a target="_blank" href="https://www.nationalgeographic.fr/voyage/coronavirus-le-japon-nomme-un-ministre-de-la-solitude-pour-venir-en-aide-aux-personnes#:~:text=Ce%20n&#39;est%20pas%20la,%C2%AB%20ministre%20de%20la%20solitude%20%C2%BB.">créé un ministère de la solitude</a>, ainsi que d’une manifestation physique de cette deuxième pandémie : la <em>“crise du toucher”</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-nouveau-projet-la-flamme-et"><strong>Notre nouveau projet </strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 0</strong> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/enfance-les-transitions-de-la-famille"><strong>Enfance : les transitions de la famille</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 1 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres"><strong>Le piège du couple à deux carrières</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 2 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-foyer-a-lepreuve-de-la-longevite"><strong>Le foyer à l’épreuve de la longévité</strong></a> <strong>| La flamme et le vent | Épisode 3 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/logement-tout-ce-qui-change-avec"><strong>Logement : tout ce qui change avec la pandémie</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-et-dmographie"><strong>Pandémie et démographie</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-solitude-lautre-pandemie</link><guid isPermaLink="false">substack:post:35030132</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 15 Apr 2021 04:30:21 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/35030132/a7ef20217ac1fd8202d4f3e2333ac1af.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3335</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/35030132/143ec1e19de160fe35ab067ea46544d7.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Rendre le monde plus accessible]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Voici, dans cette édition de </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong>, ma conversation avec Olivier Jeannel, fondateur et dirigeant de </strong><a target="_blank" href="https://rogervoice.com/"><strong>Rogervoice</strong></a>, une entreprise du portefeuille de The Family qui sous-titre les conversations pour les personnes sourdes et malentendantes… et rend ainsi le monde plus accessible pour tous.</p><p>Bonne écoute (ou bonne lecture ci-dessous 👇) !</p><p><strong>Bonjour à tous. Je suis Nicolas Colin, cofondateur avec Laetitia Vitaud de </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong>, le média de la crise et de la transition. Aujourd’hui, je reçois en interview Olivier Jeannel, le fondateur et dirigeant de Rogervoice, entreprise qui développe une application pour sous-titrer les appels téléphoniques à l’attention des personnes sourdes et malentendantes – mais aussi, potentiellement, de tout un chacun ! Bonjour Olivier, bienvenue sur </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> !</strong></p><p>Bonjour Nicolas !</p><p><strong>Merci beaucoup Olivier de m’accorder un peu de ton temps. Je vais commencer par la première question rituelle qu'on pose à tous nos invités : comment s'est passée pour toi cette année de pandémie ? Pour toi et pour Rogervoice, bien sûr ! Quel a été l'impact de tout ça sur ton quotidien?</strong></p><p>Eh bien écoute, tout ça nous a pris de court, comme tout le monde. Nous sommes aujourd'hui le 16 mars, date anniversaire du confinement en France <em>[et de l’enregistrement de ce podcast]</em>. Et il y a un an, nous avons senti la vague venir : en 48 heures, il nous a fallu migrer totalement en télétravail. Nous le pratiquions déjà à petite dose, donc c'est une transition qui a été plus facile à gérer que pour d'autres entreprises. Mais ç'a néanmoins été un ajustement pour nous et pour beaucoup de nos clients et utilisateurs, qu'il nous a fallu suivre !</p><p>Ensuite, nous nous sommes sentis portés par cette vague de la migration vers le télétravail. Il faut dire que les télécommunications ont été l’un des grands bénéficiaires de cette pandémie, disons-le comme ça. Les mesures de confinement qui ont été imposées ont obligé les uns et les autres à communiquer de plus en plus à distance, ce qui est l’objet même des télécommunications. </p><p><strong>On va parler de tout ça plus en détail, bien sûr, mais avant ça raconte-moi un peu ton parcours. Que faisais-tu avant la création de Rogervoice il y a 7 ans ?</strong></p><p>À l’époque, je travaillais chez Orange et un cousin m’avait mis en relation avec Oussama <em>[Ammar, cofondateur de The Family]</em>. J’ai fini par le rencontrer et, quand je lui ai expliqué mon idée, il m’a dit <em>“Tu es fou, mais je vais t’aider”.</em> A cette époque, j’ai notamment réalisé que grâce au système des allocations chômage il m’était possible de quitter mon emploi et de recevoir des allocations pendant presque deux ans. Incroyable, comme opportunité !</p><p>J’étais donc chez Orange, j’explorais cette idée depuis un moment, sous-titrer les appels téléphoniques. Le sujet n’était pas si nouveau : de nombreuses initiatives existaient déjà. Mais une chose a changé la donne : l’émergence des <em>smartphones</em> et des fonctionnalités de reconnaissance vocale dont la plupart d’entre eux sont équipés. </p><p>2011, en particulier, c’est l’année du lancement de Siri. Au début, on s’est beaucoup moqué de ces fonctionnalités encore rudimentaires, mais aujourd’hui c’est devenu bluffant ! Mais pour moi, c’était déjà une source d’inspiration : ma vision était qu’on puisse communiquer sans se heurter aux frontières ni à la barrière de la langue, tout cela grâce à une application accessible à moindre coût. L’enjeu me semblait énorme du point de vue de l’accessibilité. Les outils de reconnaissance vocale étaient encore loin d’être parfaits à l’époque, mais il fallait bien commencer quelque part. Et aujourd’hui, les progrès accomplis sont impressionnants.</p><p><strong>Que faisais-tu exactement chez Orange ? Étais-tu ingénieur, côté infrastructure, ou plutôt focalisé sur les usages et la commercialisation des produits ?</strong></p><p>Chez Orange, j’ai d’abord travaillé à la direction financière, puis j’ai été parachuté en Espagne, à Madrid, pendant deux ans. J’ai ensuite passé quatre ans à la direction des contenus, où je m’occupais de bâtir des plans d’affaires. J’étais spécialisé dans la planification et cela m’a permis d’améliorer ma connaissance du marché des télécoms et des modèles d’affaires qui existent dans le champ des médias.</p><p><strong>C’est donc là que tu as cette idée de sous-titrer les appels téléphoniques. Tu vois émerger ces nouvelles briques technologiques – la reconnaissance vocale, les smartphones que tout le monde emmène dans sa poche en permanence. Et grâce à tout cela, des nouvelles applications deviennent possibles.</strong></p><p><strong>Peux-tu nous raconter ces anecdotes stupéfiantes dont tu te sers pour illustrer la finalité de Rogervoice ? Nous autres qui entendons (à peu près) bien, nous ne mesurons pas à quel point le téléphone, cet outil inventé pour faciliter la communication, peut devenir une barrière pour les personnes sourdes et malentendantes ! Raconte-nous les problèmes concrets que permet de résoudre la reconnaissance vocale et le fait de sous-titrer les communications téléphoniques.</strong></p><p>Eh bien, nous en faisons justement l’expérience avec cette conversation : ce que tu dis est sous-titré pour moi grâce à Rogervoice, et je peux ainsi répondre à tes questions ! Tout cela c’est assez nouveau – ce n’était pas du tout évident à l’époque où j’ai lancé Rogervoice. Et c’était très loin d’être une priorité pour la plupart de mes interlocuteurs chez Orange.</p><p>Mais je ne me suis pas laissé décourager. J’en ai beaucoup parlé autour de moi. Lors d’une soirée de fin d’année, je me suis permis d’aborder le directeur technique d’Orange, qui se trouvait là, et de lui parler brièvement de mon projet. Il m’a demandé de venir le voir et de lui parler des détails et la semaine d’après, j’étais dans son bureau. Ensuite, je me suis rendu dans les locaux de Orange Valley.</p><p>Tout est ensuite allé très, très vite. Les gens se sont emballés. Bien sûr c’était compliqué de faire démarrer la machine, de trouver des soutiens, de créer une unité, d’allouer un budget. J’ai fini par me heurter à des difficultés, par manquer d’encouragements, et cela m’a conduit à quitter Orange pour monter Rogervoice.</p><p>Et pour revenir à ta question, c’est vrai que les personnes sourdes et malentendantes ont les plus grandes difficultés à communiquer dès lors que cela passe par le téléphone. C’est quelque chose que j’ai moi-même beaucoup éprouvé au quotidien. On ne peut tout simplement pas se passer du téléphone aujourd’hui, c’est une réalité.</p><p>Par exemple, les services après-vente des grandes entreprises comme EDF ou Darty font tout pour empêcher les clients d’accéder à leur centre d’appel : il faut parfois cinq à dix clics avant d’avoir un interlocuteur au bout du fil ! Mais, malgré ces efforts pour dissuader l’usage du téléphone, ce centre d’appel existe toujours et il est souvent la seule façon de résoudre certains problèmes ou d’accéder à certaines informations.</p><p>Lorsque les gens finissent par trouver le numéro, ils franchissent une étape importante : avoir un interlocuteur au bout du fil permet de résoudre des problèmes très particuliers ou d’avoir des réponses à des questions compliquées. Les entreprises essaient de donner un maximum d’information en ligne pour éviter la saturation des centres d’appels, mais nombreux sont les cas où il faut avoir quelqu’un au bout du fil.</p><p>La même chose existe dans la vie de tous les jours. Appeler ses proches, joindre la crèche parce que son enfant est malade : tout cela se passe par téléphone. Or tout un pan de la population a des difficultés à utiliser ce moyen de communication : c’est le cas des personnes âgées qui entendent moins bien et doivent s’équiper d’appareils auditifs ; c’est le cas des personnes plus jeunes nées avec une surdité profonde ou qui ont été victimes d’accidents de la vie ou de maladies. On parle, rien qu’en France, de 500 000 personnes qui ne peuvent pas téléphoner au quotidien du fait de leur surdité ! </p><p>Qu’a-t-on fait pour cette population laissée pour compte ? Jusqu’à présent, pas grand chose. Mais récemment, on a enfin sauté le pas.</p><p><strong>On a parlé du </strong><strong><em>smartphone</em></strong><strong>, on a parlé des logiciels de reconnaissance vocale. Dis-nous-en un plus sur Rogervoice par rapport à tout ça : c’est une sorte de couche applicative qui utilise des briques technologiques développées par d’autres, notamment Apple, c’est bien ça ? </strong></p><p>C’est bien cela. Il y a à la fois une activité d’opérateur télécom, qui consiste à assurer la communication entre deux personnes, et la mise au point d’une interface pour rendre cette communication accessible pour les personnes sourdes et malentendantes. Au début, on a externalisé beaucoup de choses pour pouvoir se concentrer sur l’essentiel en interne. Nous recourons à des technologies de téléphonie comparable à celles utilisées pour les visioconférences. Et il y a aussi des technologies de traitement, par exemple pour réduire les délais de transmission. </p><p>Tout cela se fait dans un contexte de progrès technologique continu. Par exemple, on fait sans cesse des progrès en matière de sous-titrage, donc la barrière descend et nous devons rester compétitifs. Du coup, pour moi, l’objectif n’est pas d’avoir les meilleurs sous-titres possibles. L’objectif c’est plutôt que la transformation de la voix en sous-titres soit fluide et fasse l’objet d’une ergonomie irréprochable.</p><p><strong>En effet, et la raison c’est qu’on parle de conversations téléphoniques – c’est-à-dire vraiment une partie de notre vie quotidienne, quelque chose qu’on fait habituellement et sans vraiment réfléchir, pour un besoin souvent immédiat. La plupart des coups de fil ne durent que quelques minutes, par exemple, comme tu l’as dit, pour informer la crèche que son enfant est malade. Dans ces conditions, il faut que l’expérience utilisateur soit simple et fluide, ne pas avoir à passer par quinze étapes successives ou à connecter différents appareils entre eux pour transmettre une information aussi rudimentaire. </strong></p><p><strong>Par ailleurs, puisqu’il s’agit de conversations téléphoniques, si je ne me trompe pas la barre est moins haute que pour des retranscriptions de texte par exemple. Laetitia et moi avons été confrontés à ça avec </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> : transcrire une interview en anglais à l’aide d’un logiciel, corriger la transcription, puis la traduire en français à l’aide d’un autre logiciel, puis ensuite corriger à nouveau la traduction pour que ça soit lisible. Là, dans le cas de Rogervoice, on parle de conversations beaucoup plus triviales – encore une fois, des propos qu’on s’échange au téléphone, des informations qu’on transmet à divers interlocuteurs,, des instructions qu’on donne à des collaborateurs.</strong></p><p><strong>Dans tous ces cas, on n’a pas besoin d’une grammaire parfaite ou d’une orthographe irréprochable. Du coup, comme tu le dis, la barre n’est pas si haute en matière de génération de sous-titres et l’enjeu est ailleurs : l’optimisation de tout ce flux de traitement, de la captation de la voix jusqu’à la génération des sous-titres dans une interface facile à utiliser. Et Rogervoice a beaucoup avancé sur ce front depuis 7 ans. Tu me disais que tu internalises de plus en plus, dis-nous en peu plus !</strong></p><p>Oui, Rogervoice emploie aujourd’hui 46 salariés avec des profils très variés.</p><p>Nous employons plusieurs interprètes en langue des signes pour pouvoir proposer des services de traduction en langue des signes à des clients. Nous proposons aussi des services de correction de sous-titrage en temps réel pour des applications plus exigeantes que les conversations du quotidien. Et, bien sûr, nous employons des développeurs informatiques ainsi qu’un directeur produit et une graphiste chargée de notre identité visuelle sur tous nos supports de communication, mais aussi du design de notre application. </p><p>Encore une fois, nous accordons beaucoup d’importance à l’ergonomie !</p><p><strong>Je me souviens de nos premières conversations sur Rogervoice. Tu m’expliquais ta dépendance à l'époque à certaines décisions de l'État qui n'étaient pas encore prises en matière d'accessibilité. Le législateur avait imposé l'accès universel aux services publics, y compris pour les personnes sourdes et malentendantes et d’une manière plus générale les personnes en situation de handicap. Mais ensuite, il fallait déterminer les modalités techniques de cet accès et il y avait des batailles en coulisse entre différents acteurs, dont certains promouvaient des solutions un peu hors d'âge : des immenses centres d'appels très coûteux employant des agents pour faire de la traduction simultanée.</strong></p><p><strong>Suivant cette approche, il ne s’agissait pas d’utiliser des technologies numériques mais d’employer des personnes chargées d’écouter et de retranscrire des conversations. Le problème dans tout ça c’est que ça allait forcément coûter très cher, ça allait donc être rationné et il deviendrait tôt ou tard impossible de garantir un accès effectif aux personnes sourdes et malentendantes – par opposition à un recours aux outils de reconnaissance vocale et de sous-titrage automatique, qui permettent de servir un beaucoup plus grand nombre d’usagers à un coût plus abordable et une meilleure qualité.</strong></p><p><strong>Comment s’est dénouée cette histoire ? Comment Rogervoice a-t-elle tiré son épingle du jeu ?</strong></p><p>En effet, ta mémoire ne te trompe pas, c’est comme cela que les choses se passaient à l’époque. L’accessibilité des services publics était loin d’être une priorité pour les pouvoirs publics à l’époque. Puis, ils ont fini par reconnaître son importance, mais sans opter pour l’approche optimale rendue possible par les technologies numériques. La leçon de tout ça, c’est qu’il faut absolument le concours du secteur privé pour “forcer” le recours aux meilleures technologies du moment.</p><p>Ensuite, tout s’est enchaîné très vite, avec différentes catégories d’acteurs qui ont commencé à se soucier de l’accessibilité pour les personnes sourdes et malentendantes – et aussi différentes approches du point de vue des interfaces et des technologies utilisées. Il y avait un appel d’offres des administrations publiques, qui voulaient mettre en place des centres d’appel dédiés. Il y avait plusieurs grandes entreprises qui cherchaient des solutions pour pouvoir rendre leurs centres d’appel accessibles pour les personnes sourdes. Et puis il y avait les opérateurs de télécommunications, sur lesquels j’ai choisi de me concentrer. Et ce sont eux, à l’époque, qui ont fait le pari audacieux de faire confiance à Rogervoice et ont permis de donner corps à cette vision : rendre la téléphonie accessible même pour ceux qui entendent mal.</p><p>Au début, ç’a été dur. Il y a eu beaucoup de critiques et de défiance de la part d’interlocuteurs qui ne comprenaient pas encore très bien les technologies disponibles à l’époque et ne comprenaient pas pourquoi les opérateurs de télécommunications faisaient le choix de se lancer avec Rogervoice. C’était courageux de leur part, et aujourd’hui, ils ne regrettent pas ce choix ! Le taux de satisfaction de leurs clients sourds et malentendants est très élevé et les utilisateurs plébiscitent notre solution. C’a été un moment difficile, on va dire ça comme ça, mais la suite des événements nous a donné raison.</p><p><strong>Tu parles alternativement de clients et d’utilisateurs. Explique-nous les différents interlocuteurs auxquels tu as affaire dans ton métier et comment s’organisent les flux financiers autour de Rogervoice. Il y a des organisations, tes clients, qui te paient car ils veulent rendre Rogervoice accessibles à certaines personnes. Et puis il y a des individus, des utilisateurs, qui peuvent télécharger eux-mêmes l’application pour leur usage personnel et privé. Comment tout ça se passe ? Comment les gens viennent à Rogervoice ? Et que peuvent-ils t’acheter ? </strong></p><p>Justement, cette semaine j’ai lu un <a target="_blank" href="https://thefamily.substack.com/p/its-better-to-serve-customers-than">article</a> que tu as écrit sur le sujet ! Il faut dire qu’il y a une vraie différence entre les clients et les utilisateurs, et Rogervoice se retrouve exactement entre les deux, dans une position parfois un peu délicate. D’un côté, mes clients, ce sont des opérateurs de télécommunications ou des grandes entreprises, qui nous demandent parfois d’adapter nos produits pour des besoins particuliers. Nous nous concentrons beaucoup sur ce versant de notre modèle car ce sont ces clients qui génèrent la majorité de notre chiffre d’affaires et nous exposent à un très grand nombre d’utilisateurs qui utilisent Rogervoice au quotidien. C’est ce qu’on appelle le modèle B2B.</p><p>Et puis il y a également, sur l’autre versant, un modèle B2C. Tout un chacun peut télécharger l’application Rogervoice sur son téléphone, qu’il soit en Afrique du Sud ou en Pologne ou ailleurs. On peut ensuite acheter des crédits pour des minutes de conversation sous-titrée, comme sur Skype par exemple. Ce modèle fonctionne très bien à l’international. </p><p>Côté B2B, nous comptons comme clients des grandes entreprises comme la SNCF, Allianz, GRDF, Aviva – ce qu’on appelle nos grands comptes – ainsi que des opérateurs de téléphonie. Même si ce sont des grands comptes, on essaie de standardiser le produit au maximum, pour éviter d’avoir à adapter le modèle économique aux besoins particuliers de chaque client.</p><p><strong>Quant aux utilisateurs dans le modèle B2C, ce sont eux qui viennent à toi directement, c’est bien ça ? Ils achètent des crédits et ils disposent d’un numéro de téléphone qui leur permet de joindre ou d’être joint par n’importe qui, quel que soit l’opérateur qui sert la personne au bout du fil. La seule différence, c’est que pour ces utilisateurs la conversation ne va pas avoir lieu via l’interface standard du téléphone, mais via l’application Rogervoice, de façon à bénéficier du sous-titrage.</strong></p><p>C’est bien ça, oui. N’importe qui peut télécharger l’application et se voir attribuer un numéro de téléphone ou bien continuer d’utiliser celui qu’il a déjà. C’est un peu comme les numéros de téléphone mobile : on peut garder son numéro même lorsqu’on change d’opérateur. </p><p>Au passage, la loi oblige les opérateurs à offrir à leurs clients sourds ou malentendants une heure d’utilisation du service de sous-titrage par mois à titre gratuit. Il est prévu que ce quota augmente dans les prochaines années : 3 heures par mois en octobre 2021, puis 5 heures par mois en 2026.</p><p>Donc, oui, n’importe qui peut télécharger l’application et disposer d’un numéro de téléphone, mais les clients des opérateurs partenaires soumis à cette obligation légale bénéficient d’heures de sous-titrage gratuits financées directement par les opérateurs. </p><p><strong>Et quand tu parles de tes clients, par exemple quand tu expliques que Rogervoice travaille avec la SNCF, qu’est-ce que la SNCF t’achète exactement ? La possibilité pour les personnes sourdes et malentendantes d’appeler le centre d’appel de la SNCF malgré leur surdité et d’avoir accès au service de sous-titrage grâce à Rogervoice ?</strong></p><p>C’est ça, absolument ! Nous proposons notre produit via la SNCF et nous permettons à tout un chacun d’appeler à travers le centre d’appel de la SNCF à travers l’application, c’est alors la SNCF qui couvre le coût de l’appel – lequel est soit sous-titré, soit réalisé en visioconférence avec une interprète en langue des signes [pour les personnes sourdes qui ne peuvent s’exprimer qu’avec des gestes].</p><p><strong>Dirais-tu qu’aujourd’hui les obstacles à l’adoption d’une application comme Rogervoice ont été levés ? A mes yeux, tout ça semble être une réussite en termes de politique industrielle : on a identifié que de nouvelles solutions étaient possibles, on a mis en place un régime réglementaire favorable à l’adoption de ces nouvelles solutions par les entreprises qui opèrent des centres d’appel. Est-ce que cela se traduit pour toi par plus de concurrence ? Est-ce que le marché du sous-titrage attire plein de nouveaux entrants, des nouvelles startups créées sur le même créneau que Rogervoice ? </strong></p><p>Oui, en effet, ce marché devient très concurrentiel – pas toujours les concurrents auxquels on pense d’ailleurs ! Il y a certaines entreprises focalisées sur l’accessibilité, mais il y a aussi des concurrents indirects. Par exemple, Google propose maintenant un service de sous-titrage encapsulé dans Google Meet et le met à disposition gratuitement. Ca veut dire que cette brique technologique est de plus en plus facile à intégrer et que le sous-titrage se démocratise à toute vitesse.</p><p>Je prends ça comme une bonne nouvelle. Après tout, à l’origine, ma principale difficulté c’était de faire prendre conscience au plus grand nombre que de nouveaux modes de communication sont possibles. Personne ne s’étonne de voir des sous-titres à la télévision, mais jusqu’à une date récente personne n’avait conscience qu’on pouvait aussi sous-titrer des conversations téléphoniques en temps réel.</p><p>Il faut donc communiquer sur tout cela. Est-ce à l’administration de le faire ? Au secteur privé ? En réalité, ce qui marche, c’est la combinaison des deux. A partir du moment où des grandes entreprises proposent ce service, ça permet à des entreprises spécialisées, comme Rogervoice, de se démarquer. </p><p><strong>Comme tu l’expliquais au début de notre conversation, il s’agit de rendre un service essentiel accessible pour plus de 500 000 personnes en France ! C’est donc très loin d’être marginal, même si beaucoup de gens ne se sentent pas concernés ou n’ont pas conscience des difficultés que rencontrent les personnes sourdes et malentendantes dans l’usage de la téléphonie.</strong></p><p><strong>A ce sujet, j’ai l’impression, si on revient sur cette année de pandémie et de confinement qu’on vient de passer, que l’année 2020 a permis de débloquer un peu les choses. Ca crée des opportunités d’inclusion pour les personnes sourdes et malentendantes dans un univers professionnel qui se numérise à toute vitesse grâce au travail à distance. On s’habitue à communiquer par l’entremise d’outils tels que Google Meet et Rogervoice, que toi et moi utilisons d’ailleurs pour notre conversation aujourd’hui : les questions que je te pose sont sous-titrées pour toi !</strong></p><p><strong>Y a-t-il, dans ce contexte, des opportunités nées du travail à distance ? On a beaucoup tendance à caricaturer le fait de travailler depuis chez soi, on dit que ça abîme les liens sociaux dans l’entreprise. En même temps, cela représente aussi une extraordinaire opportunité d’inclure tous ces gens qui ne trouvent pas leur place dans l’environnement de travail traditionnel. Grâce au travail à distance et aux outils qui le rendent possible, y compris le sous-titrage, les personnes sourdes et malentendantes peuvent plus facilement s’intégrer à leur équipe, contribuer à l’accomplissement de certaines tâches, faire valoir leurs compétences. Y a-t-il des tendances qui suggèrent que tout ça va se banaliser ? Qu’il sera normal, demain, d’échanger avec ses collègues par le biais de conversations sous-titrées ?</strong></p><p>Effectivement, le confinement a bousculé les choses. Avant, beaucoup de choses se passaient obligatoirement en présentiel. Par exemple, pour discuter avec son banquier, il fallait aller le voir dans son bureau. Aujourd’hui, les mêmes conversations ont lieu à distance. Ca érige certaines barrières, mais ça en fait aussi tomber d’autres. Pour certaines personnes, c’est libérateur de ne pas avoir à interagir directement et de pouvoir le faire par l’entremise d’outils qui leur rendent la conversation accessible ! </p><p>Si on reprend l’exemple du banquier, ça lui complique la vie qu’une personne sourde aille le voir à son bureau car il est peu probable que ce banquier maîtrise la langue des signes. Maintenant, je peux simplement lui passer un coup de fil sous-titré grâce au forfait gratuit offert par mon opérateur ou par la banque elle-même. Je redeviens maître de mes échanges avec des interlocuteurs aussi cruciaux que mon banquier, mes collègues ou d’autres personnes.</p><p><strong>Oui, tout devient ainsi plus facile ! A ce sujet, peut-on imaginer une sorte de séquence en deux temps où, dans un premier temps, le fait d’être à distance du fait du COVID-19 nous habitue à utiliser ces outils et, dans un second temps, quand on sera à nouveau en présence les uns des autres, il deviendra banal d’utiliser ces mêmes outils quand ils contribuent à faciliter la conversation.</strong></p><p><strong>C’est un peu comme quand on voyage en Chine, par exemple : les serveurs dans les restaurants sont désormais habitués à prendre les commandes des Occidentaux à l’aide des outils de traduction simultanée installés sur leurs smartphones parce qu’il y a une impossibilité totale de se comprendre sans ces outils – entre les uns qui parlent mandarin et les autres qui parlent anglais ou français. Donc la banalisation de ces outils change complètement les mœurs. A l’inverse, on est encore loin du compte en France. Si on reprend l’exemple du rendez-vous à la banque, on est en présence de deux personnes francophones, mais qui ne peuvent pas se comprendre car seulement l’une d’entre elles maîtrise la langue des signes ! </strong></p><p><strong>A ce sujet, il y a quelques années j’avais partagé avec toi cette citation trouvée dans un livre écrit par Frank Moss, ancien directeur du Medialab du MIT. Il citait l’un de ses anciens collègues du Medialab, aujourd’hui décédé, qui s’appelait Seymour Papert – l’inventeur du langage de programmation Logo, que les gens de ma génération connaissent pour l’avoir utilisé à l’école dans les années 1980.</strong></p><p><strong>Et donc ce Monsieur, Seymour Papert, était passionné par l’innovation au service des personnes en situation de handicap. Et beaucoup de gens qui visitaient le Medialab faisaient des objections en disant </strong><strong><em>“Certes, c’est important d’aider ces personnes à accéder à certaines ressources, à certains services, mais enfin ça ne concerne pas la majorité de la population. Que faites-vous pour les autres ?”</em></strong><strong>. A cela, Papert répondait la chose suivante : </strong><strong><em>“Nous sommes tous en situation de handicap, c’est juste que certains le sont un peu moins que d’autres”</em></strong><strong> ! Et donc, si on innove pour ceux qui sont confrontés aux situations de handicap les plus dures, cette innovation finira par profiter à tous.</strong></p><p><strong>Est-ce que tu observes cette dynamique à l’oeuvre s’agissant des personnes sourdes et malentendantes ? Y a-t-il, dans cet univers où se développe Rogervoice, des innovations qui naissent et vont radicalement changer les choses dans nos usages, même si certains sont un peu moins sourds que d’autres ?</strong></p><p>Absolument ! Déjà, pour prendre les télécommunications en exemple, les SMS ont été un outil d’abord marginal qui a très vite été adopté massivement par les personnes sourdes et malentendantes, avant d’être adopté par toute la population. C’est un premier exemple assez pertinent. La même chose s’est passée avec les services de transcription écrite et de prise de notes.</p><p>Le fait de retranscrire ce qui se dit au téléphone a pour objectif de filtrer et traiter les informations pour les besoins particuliers de certaines personnes. Par exemple, à la télévision, les sous-titres soi-disant faits pour les personnes sourdes et malentendantes vont être utilisés par des personnes étrangères qui ne comprennent pas bien la langue ou bien par une personne qui veut regarder une série en silence pendant que son conjoint dort à ses côtés. On a là l’exemple d’un usage adopté bien au-delà de la population des personnes sourdes et malentendantes. </p><p><strong>Exactement, ça illustre très bien l’idée de Seymour Papert ! Nous sommes tous sourds ou malentendants – soit tout le temps, soit seulement dans certains contextes et à des degrés variables. Et donc, toutes les innovations comme Rogervoice finiront par nous profiter à tous :-)</strong></p><p><strong>Dernière question avant de conclure : où en est Rogervoice aujourd’hui ? Quels sont tes plans pour les années qui viennent ? Diversifier les produits que tu vends ? Développer ton activité dans d’autres pays que la France ? Comment vois-tu les choses ? </strong></p><p>Pour moi,  dans les années qui viennent le sujet principal sera de faire en sorte que cette prise de conscience soit généralisée, qu’on ne s’étonne plus qu’il faille sous-titrer les conversations téléphoniques pour les personnes sourdes et malentendantes – qu’on ne se rappelle même plus que la question est longtemps restée sans réponse !</p><p>Il s’agit d’un choix de société : cesser de considérer que les personnes en situation de handicap ne puissent être considérées qu’en dernier recours. Les choses sont en train de changer et j’espère avoir contribué à ça. Bientôt, les bénéfices de tout cela vont devenir visibles bien au-delà des personnes sourdes et malentendantes, grâce à la baisse des prix par exemple. On ne dira plus que c’est caritatif, que le retour sur investissement est faible voire nul. Au contraire, on fera valoir que ça change les choses dans la vie quotidienne et que ces innovations de niche finissent par nous bénéficier à tous.</p><p><strong>Merci beaucoup Olivier. En conclusion, où les gens peuvent-ils en apprendre davantage sur Rogervoice ? Et sur tous ces sujets en général, y a-t-il des auteurs de référence ? Des blogs de référence ?</strong></p><p>Eh bien, pour les gens qui s’intéressent tout particulièrement à ces questions, je les encourage à suivre ce qui se fait dans le cadre de groupes de travail, par exemple dans le cadre de l’Union européenne. Ils peuvent aussi venir me voir : ma porte est toujours ouverte et je serais très heureux d’en discuter plus avant.</p><p><strong>Merci encore Olivier d’avoir partagé tout ça avec nous. Très bon courage à toi pour la suite et pour le développement de Rogervoice ! A bientôt.</strong></p><p>Merci beaucoup à toi ! Salut Nicolas.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/rendre-le-monde-plus-accessible</link><guid isPermaLink="false">substack:post:34865036</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 14 Apr 2021 04:30:15 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/34865036/ab54a852ece25cee9bbea3ce94fe67e4.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2290</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/34865036/8c36dc076e1d0d3df3f78f57a52991e7.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Suppression de l'ENA : une mesure populiste ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine, après notre pause pascale, est consacré à une discussion sur la suppression de l’ENA</strong>.</p><p><strong>Emmanuel Macron </strong><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/04/08/emmanuel-macron-annonce-la-suppression-de-l-ena_6075996_823448.html"><strong>l’a annoncé il y a quelques jours</strong></a> : la haute fonction publique sera “réformée”, et l’École nationale d’administration sera remplacée par un nouvel Institut du service public (ISP). Le principe du classement de sortie sera maintenu, mais la titularisation vers les grands corps ne pourra plus se faire à la fin de la formation initiale. S’agit-il seulement d’un geste symbolique pour apaiser le ressentiment anti-élitiste des gilets jaunes ? Ou bien la réforme cible-t-elle les problèmes réels liés au recrutement et à la formation des élites de l’administration d’État ?</p><p>Cela fait des décennies que l’on critique l’ENA, cette école qui forme et recrute une partie de nos hauts fonctionnaires français. On accuse l’école d’être trop élitiste : elle représenterait un monde de l’entre-soi et de l’homogénéité sociale. On la dit trop déconnectée des réalités de l’économie d’aujourd’hui : elle ne formerait que des technocrates “moulés” pour une économie de masse fordiste qui n’existe plus. </p><p>Mais la critique de l’ENA est (presque) aussi ancienne que l’école elle-même. Créée après la Seconde guerre mondiale par le Général de Gaulle et Michel Debré pour doter la France d’une nouvelle élite de “mandarins” à même d’aider la France à relever les défis de la reconstruction de l’après-guerre, l’ENA a aussi représenté un moyen de rendre plus méritocratique (et transparent) l’accès aux plus hauts postes de la fonction publique. Avant la création de l’école, le népotisme de chaque institution était assumé.</p><p>Comment la seule suppression de cette institution pourrait-elle régler le problème du déterminisme social à l'œuvre dans le système scolaire français ? Depuis deux décennies, le classement <a target="_blank" href="https://www.francetvinfo.fr/societe/education/classement-pisa/education-la-france-une-nouvelle-fois-dans-le-groupe-des-quatre-ou-cinq-pays-occidentaux-les-plus-inegalitaires-de-l-enquete-pisa_3727845.html">PISA révèle que notre système scolaire devient de plus en plus inégalitaire</a> socialement. La simple suppression m’a fait penser au proverbe : <em>“Quand le sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt”</em>. Ou encore à cette expression anglaise <em>“Shoot the messenger” </em>(“Tuer le messager”) qui se réfère à cette tentation que nous avons de nous débarrasser du porteur de la mauvaise nouvelle plutôt que de nous attaquer à la nouvelle elle-même.</p><p>Nicolas fait partie de la première promotion de l’ENA entièrement délocalisée à Strasbourg (la promotion 2006). Il connaît bien les débats sur sa suppression, l’histoire de l’institution et de ses réformes successives. Dans ce podcast, il fait même une petite histoire de la critique de l’ENA, dont Jean-Pierre Chevènement a été l’une des figures de proue. (Depuis que nous avons enregistré ce podcast, des journalistes ont eu l’idée de recueillir les réactions de ce critique de l’ENA à l’annonce de la réforme de Macron. Chevènement a répondu : “<a target="_blank" href="https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-politique/le-billet-politique-du-vendredi-09-avril-2021"><em>C'est comme si le Pape avait proposé la dissolution de la curie romaine !”</em></a>)</p><p>Dans notre conversation “A deux voix”, nous discutons avec passion de toutes les controverses qui entourent cette annonce, de l’histoire de l’ENA, de son fonctionnement, des réformes successives que l’école a connues, du vécu de Nicolas à l’école, des débats sur la méritocratie, et de beaucoup d’autres choses encore.</p><p><em>J’ai hâte de lire vos réactions !</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ces-20-de-diplomes-qui-se-detachent"><strong>Ces 20% de diplômés qui se détachent</strong></a> (ma conversation avec Jean-Laurent Cassely)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambition-un-concept-dpass-"><strong>L'ambition : un concept dépassé ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/mettons-du-design-dans-nos-services"><strong>Mettons du design dans nos services publics</strong></a> (mon Édito à l’occasion de mon interview de Hilary Cottam)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pour-en-finir-avec-lopposition-publicpriv"><strong>Pour en finir avec l'opposition public/privé</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-faire-carrire-aujourdhui"><strong>Qu'est-ce que "faire carrière" aujourd'hui ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/innover-dans-les-services-publics"><strong>Innover dans les services publics</strong></a> (Édito de Nicolas et conversation avec Sébastien Soriano)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ce-que-castex-nous-dit-de-la-sociologie"><strong>Jean Castex et la sociologie des élites</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/suppression-de-lena-une-mesure-populiste</link><guid isPermaLink="false">substack:post:35026810</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 13 Apr 2021 04:30:14 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/35026810/d257b37823d563b89346e3f7d2000a7e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3750</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/35026810/a4db2919d188ce6f8195b6d53b6c38b7.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les petites victoires des innovateurs]]></title><description><![CDATA[<p><strong><em>“Innover”</em></strong><strong> : tout le monde a ce mot à la bouche</strong>—des chefs d’entreprise aux ministres, des consultants aux journalistes. En revanche, beaucoup de gens méconnaissent la bonne façon d’innover : non de façon massive, mais avec une approche incrémentale où chaque petit pas se conclut (espérons-le) par une <em>“petite victoire”</em>.</p><p>Voici, dans cette édition de <em>Nouveau Départ</em>, ma conversation avec Philippe Silberzahn, auteur du livre <em>Petites victoires</em> qui vient de paraître chez Diateino, dans laquelle nous explorons ce sujet sous tous les angles. Bonne écoute !</p><p><strong>Pourquoi l’innovation est-elle si importante dans l’économie d’aujourd’hui ?</strong> La raison est simple : nous vivons un changement de paradigme, qui nous emmène de l’<em>économie fordiste</em>, dominée par la production de masse, à l’<em>économie numérique</em>, dominée par l’informatique et les réseaux. Dans cette économie en transition, l’innovation ne peut que prospérer, au point de devenir omniprésente.</p><p>Par exemple, d’innombrables entrepreneurs font irruption sur le marché avec des idées nouvelles : comment résoudre un problème resté jusqu’ici sans solution ; comment faire baisser le prix d’un produit jusqu’ici trop cher et le rendre ainsi accessible au plus grand nombre ; comment améliorer la rentabilité et la profitabilité d’une activité pour la faire grandir sur des bases plus solides. Tout cela, c’est de l’innovation.</p><p>Mais les entreprises en place, elles aussi, sont confrontées à l’impératif d’innovation. Elles ont si bien réussi dans l’ancien paradigme que leur organisation et leur fonctionnement sont inadaptés au nouveau. Pour avoir une chance de survivre à la transition, elles doivent donc repositionner leur activité, lancer de nouveaux produits, changer la nature de leur relation avec leurs clients. Là encore, de l’innovation.</p><p>Philippe Silberzahn, professeur à l’EM Lyon, s’intéresse depuis longtemps à l’innovation en général mais aussi et surtout à la pratique de l’innovation. Qui sont les innovateurs ? Et que font-ils au quotidien ? Telles sont les questions que nous abordons, parmi d’autres, dans cette conversation sur le nouveau livre de Philippe, <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Petites-victoires-transformation-monde-commen%C3%A7ait/dp/2354564651"><em>Petites victoires : et si la transformation du monde commençait par vous ?</em></a><em> </em>(Diateino).</p><p><strong>En particulier, nous évoquons le sujet central de son livre : le constat empirique que l’innovation avance toujours à petits pas. </strong>Les innovateurs doivent donc se concentrer sur les <em>“petites victoires”</em> du quotidien, qui permettent de progressivement installer un consensus autour d’une nouvelle manière de faire. Ce n’est qu’après avoir ainsi changé les esprits qu’on peut enfin basculer dans le nouveau paradigme.</p><p>Cette vision tranche avec une approche fantasmatique de l’innovation, qui continue malheureusement de dominer en France : l’idée selon laquelle l’innovation relève forcément de l’action massive et que seul un “grand plan” permet de forcer l’innovation sur un corps social forcément récalcitrant. Cette vision du “grand soir de l’innovation” est présente dans le secteur public comme dans le secteur privé.</p><p>Or, comme Philippe l’explique dans notre échange, c’est souvent l’inverse qui se passe : beaucoup d’individus au sein de l’organisation sont faciles à convaincre ; ce qui pose problème, en revanche, ce sont les dirigeants aux échelons intermédiaires comme au sommet. En dépit des beaux discours, ceux-ci ne finissent souvent par prendre l’innovation au sérieux que lorsque celle-ci fait déjà l’objet d’un consensus. D’où l’importance de se focaliser sur les petites victoires plutôt que sur le grand soir !</p><p>Le propos de Philippe va d’ailleurs bien au-delà des grands principes. Il fournit aux activistes de l’innovation une méthode pour remporter ces petites victoires et ainsi faire avancer la cause de l’innovation. Comme il l’écrit,</p><p><em>Depuis longtemps, un courant de recherche défend l’idée d’une approche incrémentale du changement, c’est-à-dire par petits pas. Une série de petites victoires est plus susceptible de résoudre les problèmes complexes, qu’il s’agisse de la transformation d’une entreprise ou de la lutte contre le réchauffement climatique. Malgré de nombreux succès, ce courant n’a jamais développé de méthode pratique, laissant les activistes démunis. </em>Petites victoires <em>ambitionne de combler ce manque.</em></p><p><strong>Je vous souhaite une excellente écoute et vous engage à aller plus loin en </strong><a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Petites-victoires-transformation-monde-commen%C3%A7ait/dp/2354564651"><strong>achetant le livre de Philippe</strong></a><strong> ! </strong>À bientôt et n’hésitez pas à nous envoyer remarques et suggestions.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-petites-victoires-des-innovateurs</link><guid isPermaLink="false">substack:post:34455443</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 31 Mar 2021 08:46:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/34455443/2fb52119f079be97b1d1c140de489ecf.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3137</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/34455443/a54f9832d968c4c77a46ce88c81d3523.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le foyer à l'épreuve de la longévité]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine, épisode 3 de notre projet </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong><strong>, est consacré à la longévité et à ses conséquences pour le foyer. </strong></p><p><strong>La pandémie aurait </strong><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/06/la-pandemie-de-covid-19-a-efface-des-annees-de-gain-d-esperance-de-vie_6072184_3244.html#:~:text=L&#39;esp%C3%A9rance%20de%20vie%20%C3%A0%20la%20naissance%20a%20diminu%C3%A9%20de,5%20an%20pour%20les%20hommes.&#38;text=Les%20d%C3%A9mographes%20ont%20ainsi%20pu,Belgique%2C%20Espagne%20et%20en%20Slov%C3%A9nie."><strong>effacé plusieurs années de gains d’espérance de vie</strong></a><strong>.</strong> En France, on a perdu 6 mois d’espérance de vie en moyenne ! C’est inédit depuis la seconde guerre mondiale. Mais malgré cela, nous vivons dans un contexte démographique radicalement différent de celui de nos grand-parents. </p><p>Notre longévité est bien supérieure : à l’exception de l’année passée, nous avons gagné entre 2 et 3 ans d’espérance de vie tous les 10 ans depuis deux siècles. Nos carrières sont plus longues. Les transitions professionnelles sont plus fréquentes. Les personnes âgées sont plus nombreuses dans la société. Et les modèles familiaux sont pluriels et en recomposition.</p><p>Pourtant nous sommes souvent prisonniers d’institutions (la retraite, l’école, la protection sociale) et d’idées héritées d’une époque où le contexte démographique était très différent. Nous avons tendance à sous-estimer notre longévité, à ne pas épargner assez, à projeter nos besoins futurs sur ceux de nos parents aujourd’hui. </p><p>Par ailleurs, nous avons hérité d’un monde du travail qui a été façonné à une époque où une seule personne prenait essentiellement soin du foyer, des relations humaines et de la santé mentale de la famille, tandis que l’autre pouvait se consacrer pleinement au travail. À l’épreuve d’une plus grande longévité, serons-nous capable de faire évoluer notre vision du foyer et des rôles respectifs des personnes qui le composent ?</p><p>Dans <em>The 100-Year Life</em>, Lynda Gratton et Andrew Scott parlent de ce <em>capital intangible</em> qu’il s’agit de préserver et développer à l’âge d’une longévité accrue. Dans <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/une-vie-de-100-ans-vivre-et-travailler-a-l-ere-de-la-longevite-de-lynda-gratton-et-andrew-scott">un article consacré à cet ouvrage majeur</a>, Laetitia écrivait :</p><p><em>Une famille solidaire, des amis proches, des compétences et des connaissances étendues, une bonne santé physique et mentale ; voilà le capital intangible nécessaire pour mener une vie agréable. Et pourtant, nous avons souvent tendance à nous concentrer sur la gestion de nos finances (la gestion de notre capital tangible)… Pour Gratton et Scott, la gestion du capital doit prendre en compte tant le capital tangible que le capital intangible. Notre capital « nécessite un entretien attentif, et un investissement réfléchi ».</em></p><p><em>Le capital intangible peut être divisé en 3 catégories :</em></p><p>* <em>le capital productif (compétences et connaissances)</em></p><p>* <em>le capital vitalité (santé, famille, amis)</em></p><p>* <em>le capital transformationnel (connaissance de soi, réseaux divers, ouverture à de nouvelles expériences)</em></p><p><em>Dans le modèle à trois étapes, les travailleurs pouvaient exploiter tout au long de leur vie le capital productif acquis durant leur jeunesse. En ce qui concerne le capital vitalité, ils pouvaient s’appuyer sur leur conjoint(e), sur les week-ends et sur l’étape de la retraite, pour en profiter le plus longtemps possible. Le capital transformationnel, lui, n’était pas indispensable.</em></p><p><em>Dans un modèle multi-étapes, la flexibilité et l’agilité mentale (capital transformationnel) deviennent nécessaires. </em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-nouveau-projet-la-flamme-et"><strong>Notre nouveau projet </strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 0</strong> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/enfance-les-transitions-de-la-famille"><strong>Enfance : les transitions de la famille</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 1 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres"><strong>Le piège du couple à deux carrières</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 2 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/logement-tout-ce-qui-change-avec"><strong>Logement : tout ce qui change avec la pandémie</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-et-dmographie"><strong>Pandémie et démographie</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-foyer-a-lepreuve-de-la-longevite</link><guid isPermaLink="false">substack:post:34118507</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 25 Mar 2021 05:30:15 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/34118507/7893dac5972f11a9b32a162fc1788565.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3445</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/34118507/f7e780eb98ebef512fbb45cc4947d1c8.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Ces 20% de diplômés qui se détachent ]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Et si la fracture la plus pertinente dans notre société n’était pas entre les 1% les plus riches et les 99% restant, mais plutôt entre les 20% les plus diplômés et les autres ? </strong>C’est le sujet du livre de Jean-Laurent Cassely et Monique Dagnaud paru cette année : <a target="_blank" href="https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/sociologie/generation-surdiplomee_9782738154026.php"><em>Génération surdiplômée. Les 20% qui transforment la France</em></a><em> </em>(Odile Jacob).</p><p>Voici, dans cette édition, mon interview de Jean-Laurent Cassely. Le podcast est un peu plus long que d’habitude… car nous n’avons pas pu nous arrêter !</p><p><strong>Les 20% de Français qui sortent du système scolaire avec un master ou un diplôme de “grande école” ne sont pas tous riches et puissants, mais ils n’en ont pas moins une influence considérable sur la société</strong>. C’est de ce constat que part l’enquête du journaliste Jean-Laurent Cassely et de la sociologue Monique Dagnaud. </p><p><em>De multiples recherches sur les surdiplômés des pays occidentaux se réfèrent au chiffre des 20%. Cette compétition a valeur quasiment existentielle, et au-delà de ses rétributions concrètes en statuts et revenus, elle figure dans l’imaginaire et les représentations. Les films et les médias d’images, dans l’ensemble, puisent chez les 20% l’essentiel de leurs inspirations : un monde où s’impose l’aisance culturelle, le voile de légèreté que procure le sentiment de pouvoir choisir sa vie, l’autorité du savoir et le plaisir du langage chatoyant où les mots s’enchaînent et ne se cherchent jamais, la maîtrise du corps et les codes vestimentaires.</em></p><p>Chroniqueur à <em>Slate</em> et <em>L’Express</em>, Jean-Laurent porte depuis longtemps déjà un regard tout ‘sociologique’ sur ces diplômés, leurs habitudes de consommation et leur mode de vie urbain. Il y a quelques années, il s’était penché sur ces “<a target="_blank" href="https://www.arkhe-editions.com/livre/cassely-revolte-premier-classe/#:~:text=Dans%20son%20ouvrage%20La%20R%C3%A9volte,et%20peur%20du%20d%C3%A9classement%20social."><em>premiers de la classe</em></a>” qui se rebellent en fuyant les tours de la Défense pour trouver du sens au travail dans des nouvelles formes d’artisanat.</p><p>Les auteurs ont mené de nombreux entretiens auprès de jeunes actifs diplômés. Ils en ont dressé un portrait, autour d’une matrice qui les classe en ‘sous-élite’ et ‘alter-élite’. Jean-Laurent explique comment et pourquoi ils ont élaboré cette matrice et tout ce qui distingue ces jeunes diplômés de la génération précédente. </p><p>À l’âge du Brexit et de la présidence de Donald Trump, de nombreux auteurs britanniques et américains se sont penchés sur ce sujet de la fracture du diplôme. Les auteurs puisent abondamment dans ce corpus anglo-saxon. Parmi les auteurs mentionnés, il y a David Goodhart qui distingue deux catégories de population en fonction de leur rapport à la mobilité :</p><p><em>les </em>people of anywhere<em> — “ceux qui sont de partout” dans la traduction française — qui sont plus à l’aise dans la galaxie mondialisée, qui peuvent “faire leur nid” à peu près n’importe où grâce à leur expertise liée à l’économie moderne, garantie par leur diplôme, et sont dotés d’une “identité portative” ; et les </em>people from somewhere<em> : “ceux qui sont de quelque part” et qui, faute des atours culturels suffisants, ont les semelles attachées à un territoire, et qui dont se caractérisent par une “identité fixe” s’arc-boutant sur la défense un style de vie “local” et se sentant en danger face à l’immigration.</em></p><p>J’ai interrogé Jean-Laurent sur son travail, la mobilité sociale et géographique en France, la différence entre l’élite d’hier et les ‘sous-élite’ et ‘alter-élite’ d’aujourd’hui, l’approche sociologique qui est la leur, la notion de méritocratie, le style de vie des diplômés, et aussi les lecteurs de ses livres. Écoutez l’interview : il y a beaucoup d’autres choses encore !</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/ces-20-de-diplomes-qui-se-detachent</link><guid isPermaLink="false">substack:post:34120486</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 24 Mar 2021 05:30:06 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/34120486/665048fab0dd1a97c905de73c90f0f6c.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>4767</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/34120486/92e22b3f4467050ddecc93abc448d6c9.jpg"/></item><item><title><![CDATA[🇸🇬 Singapour, cette cité-État érigée en modèle]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à une discussion sur le “modèle” singapourien, érigé en exemple en temps de pandémie. </strong></p><p><strong>Singapour, ce tout petit pays de 6 millions d’habitants et 724 kilomètres carrés à la pointe sud de la péninsule malaise, est régulièrement érigé en exemple depuis le début de la pandémie de COVID-19</strong>. Le taux de mortalité au virus y est le plus faible au monde et la stratégie dite “tester-tracer-isoler” y a été des plus efficaces. Aujourd’hui, on compte moins de 100 cas actifs. Malgré des <em>clusters</em> dans les dortoirs de migrants, un an après, le bilan global fait de Singapour l’un des quelques pays où la pandémie a été la mieux gérée.</p><p>Mais la gestion de la crise sanitaire n’est pour nous qu’un prétexte pour discuter de Singapour dont l’histoire est absolument passionnante. Après avoir lu l’autobiographie de Lee Kuan Yew, le premier dirigeant de Singapour, et après avoir visité Singapour il y a deux ans, Nicolas s’est passionné pour l’histoire de cette plaque tournante asiatique. Du coup, je m’y intéresse aussi depuis plusieurs années déjà.</p><p>Devenu indépendant de l’empire britannique en 1958, le pays a d’abord été rattaché à la Malaisie, avant de devenir un État souverain en 1965 (Nicolas revient en détails sur ces premières années de l’histoire singapourienne riches d’enseignements sur l’empire britannique). Malgré l’absence de ressources, de gros problèmes de logement et d’accès à l’eau, Singapour est aujourd’hui l’un des pays les plus riches du monde : en PIB par tête, Singapour est environ 30% plus riche que la France.</p><p>Avec Nicolas, nous discutons de l'histoire du pays et ses enseignements, de la personnalité de Lee Kuan Yew et de toutes les raisons pour lesquelles le pays est érigé en modèle. Ce régime que l’on appelle souvent une “dictature bienveillante” (ou une “démocratie autoritaire”) nous fascine pour au moins sept raisons que nous développons au fil de notre conversation dans ce podcast :</p><p>* <strong>La question linguistique</strong> : pour unifier et former cette population à 74% chinoise (le reste est composé essentiellement de Malais et d’Indiens), Lee Kuan Yew a mené une politique délibérée d’ingéniérie linguistique pour imposer l’usage de l’anglais pour tous et du mandarin pour la majorité chinoise.</p><p>* <strong>Le système éducatif</strong> : désormais en tête du classement établi par le programme <a target="_blank" href="https://www.oecd.org/pisa/publications/pisa-2018-results.htm">PISA de l’OCDE</a> (<em>Programme for International Student Assessment</em>), Singapour a fait de l’éducation sa plus grande force depuis plusieurs décennies. Quand on n’a pas de ressources, il faut de la matière grise !</p><p>* <strong>La politique du logement</strong> : au début, le logement était un grand problème à Singapour, mais grâce à une politique autoritaire inspirée de <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_George_(%C3%A9conomiste)">Henry George</a> (un penseur américain pour qui la propriété du sol est à l’origine de toutes les inégalités), Singapour a produit 80% de logements sociaux. Pour forcer l’harmonie et la cohésion sociale, rien n’est laissé au hasard !</p><p>* <strong>Le modèle urbain</strong> : pour les urbanistes, Singapour est une ville passionnante. C’est l’une des villes les plus denses du monde et plus de 50% de la surface est bâtie. L’espace est parfaitement optimisé en hauteur et en souterrain. Les infrastructures sont à la pointe. C’est aussi la plus célèbre <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ville_intelligente"><em>smart city</em></a> au monde. </p><p>* <strong>La place financière</strong> : Singapour est la 4ème place financière au monde mais à la différence de Hong Kong, c’est surtout la finance de “marchands” qui y est à l’honneur. Il n’empêche qu’il y a l’une des plus fortes concentrations de millionnaires au monde, comme on le voit dans le film <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Crazy_Rich_Asians"><em>Crazy Rich Asians</em></a> (2018).</p><p>* <strong>La gestion de l’eau</strong> : l’eau est rare et il faut en importer à grands coûts de Malaisie, mais du coup, Singapour est à la pointe dans le domaine de l’eau aussi. Captation des eaux de pluie, recyclage des eaux usées, désalinisation… aucun pays ne fait mieux.</p><p>* <strong>La question démographique</strong> : 6 millions d’habitants très riches, un taux de fécondité très bas (on investit tellement dans chaque enfant qu’il est impossible d’en avoir beaucoup), une diversité ethnique importante, et des immigrés parqués dans des dortoirs… Singapour va-t-elle relever le défi démographique ?</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/-singapour-cette-cite-etat-erigee</link><guid isPermaLink="false">substack:post:34117367</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 23 Mar 2021 05:30:57 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/34117367/3afabd46d8fc2f65d881d575cb566ca4.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3975</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/34117367/7936e8db5e17ae840aad8c323bf5e92e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les réseaux avant et après la pandémie]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Chaque lundi nous</strong> envoyons un “Édito”, un aperçu d’une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur les réseaux à l’ère des réseaux <strong>👆</strong></p><p>* <strong>Kelly Hoey sur la construction d’un réseau de rêve</strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>La question des réseaux est au cœur de mon travail depuis longtemps</strong>. J’appelle d’ailleurs la période actuelle, issue de la transition vers une économie plus numérique, <em>“l’âge de l’informatique et des réseaux”</em> :</p><p>* <em>l’âge de l’informatique</em> car nous sommes tous équipés d’un nombre croissant de terminaux informatiques dont la puissance de calcul augmente sans cesse ;</p><p>* mais aussi <em>l’âge des réseaux</em> car nous utilisons ces terminaux (nos ordinateurs, nos <em>smartphones</em>) essentiellement pour nous connecter les uns aux autres.</p><p>Nous sous-estimons nos connexions à d’autres individus car beaucoup de ces connexions rendues possibles par le numérique sont implicites et invisibles. Par exemple, nous sommes connectés les uns aux autres parce que nous consultons des avis publiés par d’autres clients avant d’acheter un produit sur Amazon. Ou encore les questions que nous soumettons tous les jours à Google sont analysées pour nous suggérer en temps réel de meilleures manières de poser ces questions (ce qu’on appelle “auto-complétion” en informatique) : nous sommes ainsi connectés en réseau par notre contribution mutuelle à l’amélioration du moteur de recherche de Google.</p><p>Que deviennent les réseaux personnels – qui, contrairement aux deux exemples ci-dessus, sont conscients et explicites – dans ce monde de l’interconnexion généralisée ? Sur ce point, les choses changent sur plusieurs fronts.</p><p>Tout d’abord, la facilité à se connecter les uns aux autres dévalorise les connexions individuelles. À une époque, posséder la carte de visite d’un individu avait une grande valeur : cela signifiait qu’on avait rencontré cette personne dans le passé et qu’elle nous avait jugé suffisamment digne de confiance pour partager ses coordonnées. Aujourd’hui, les mêmes informations sont accessibles à tous sur LinkedIn. La carte de visite a donc perdu sa valeur économique, sinon symbolique. Il faut bien plus qu’une carte de visite pour prétendre intégrer un individu à son réseau personnel.</p><p>En même temps, développer une relation avec une autre personne ne signifie plus forcément rencontrer cette personne “en vrai” pour des déjeuners, des réunions ou des  congrès. Des applications comme Twitter nous ont déjà habitués à l’idée d’avoir des conversations intéressantes entre personnes qui ne se sont jamais rencontrées. Depuis au moins deux ans, ma société The Family compte dans son portefeuille plusieurs startups dont les cofondateurs ne s’étaient jamais rencontrés avant de créer ensemble leur entreprise. Et depuis un an, la pandémie et la difficulté à se déplacer et se rencontrer ont banalisé l’idée de faire connaissance à distance. </p><p>Pour autant, la pandémie n’est qu’un état transitoire. Je suis curieux de voir ce que deviendront toutes ces relations nouées à distance une fois la pandémie passée. Reviendrons-nous à la normale en nous repliant sur notre réseau historique développé à notre voisinage immédiat ? Ou bien développerons-nous ces nouvelles relations nouées à distance grâce à toutes ces applications, toujours plus diverses, qui nous permettent de nous connecter de plus en plus facilement les uns aux autres ? On ne parle plus seulement de Facebook, LinkedIn et Twitter, mais aussi, désormais, de TikTok, Discord, Clubhouse, et bien d’autres nouvelles applications encore inconnues.</p><p>La deuxième hypothèse est celle qu’envisageait Balaji S. Srinivasan dès 2013 dans un article intitulé <a target="_blank" href="https://www.wired.com/2013/11/software-is-reorganizing-the-world-and-cloud-formations-could-lead-to-physical-nations/"><em>“Le numérique réorganise le monde”</em></a>. Pour lui, Internet permet moins d’entretenir des relations initialement nouées dans le monde réel que de développer de nouvelles relations avec des personnes dont nous nous rapprochons ensuite, dans un second temps, en nous installant à proximité les uns des autres. L’exemple que donne Balaji est la Silicon Valley : ce territoire où s’installent tous ces gens (entrepreneurs, investisseurs, opérateurs) qui se sont d’abord connectés les uns aux autres sur Internet, puis ont identifié la baie de San Francisco comme l’endroit où se retrouver pour apprendre à travailler ensemble et faire ainsi grandir des entreprises numériques. </p><p>À ce sujet, il est évident que la pandémie change la donne. Grâce à elle, nous avons appris à faire grandir des entreprises à distance, ce qui dévalorise l’idée de se rassembler dans la Silicon Valley pour ce faire. Mais cela n’empêchera pas les individus connectés les uns aux autres de se rapprocher en fonction d’autres affinités. </p><p>L’économie des réseaux a ainsi été bouleversée par la transition numérique puis par la pandémie. Cependant, comme l’explique la spécialiste du <em>networking</em> Kelly Hoey dans sa conversation avec Laetitia partagée il y a quelques jours avec nos abonnés, ses grands principes restent inchangés. Découvrez un aperçu de cet échange ci-dessous, puis écoutez <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/networking-needs-a-rebranding-kelly">le podcast dans son intégralité (en anglais) sur le site de </a><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/networking-needs-a-rebranding-kelly"><em>Building Bridges</em></a>, sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> ou <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. À bientôt !</p><p><strong>👉 </strong><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/networking-needs-a-rebranding-kelly"><strong>Networking Needs A Rebrand</strong></a><strong> | Kelly Hoey 🎧</strong></p><p><a target="_blank" href="https://jkellyhoey.co/"><strong>Kelly Hoey</strong></a><strong> est une conférencière spécialisée dans le sujet du </strong><strong><em>networking</em></strong><strong> et autrice du livre </strong><strong><em>Build Your Dream Network</em></strong><strong>. </strong>Si vous pensez que le <em>networking</em>, cela consiste à faire le lèche-botte dans des cocktails ennuyeux ou à parcourir LinkedIn à la recherche de nouveaux contacts à ajouter, vous avez tout faux ! Il est temps de donner une définition plus positive au <em>networking</em>. Pour bien faire, il est essentiel de commencer toujours par cette première question : comment puis-je aider les autres ?</p><p>Le livre de Kelly, <a target="_blank" href="https://www.penguinrandomhouse.com/books/538629/build-your-dream-network-by-j-kelly-hoey-foreword-by-tom-peters/9780143111498/"><em>Build Your Dream Network: Forging Powerful Relationships In A Hyper-Connected World</em></a>, fait un carton depuis plusieurs années. “<em>Le networking a besoin d'une nouvelle image”</em>, nous dit-elle. On a trop longtemps considéré le <em>networking</em> comme une activité assez négative (et plutôt masculine) qui consiste à se mettre en avant et à chercher à tirer profit des autres. Pourtant, le bon <em>networking</em>, ça n’est pas cela du tout !</p><p>La pandémie et la distanciation sociale qui l'accompagne ont prouvé une chose : plus que jamais, nous avons besoin de relations humaines fortes pour survivre et <em>a fortiori</em> pour prospérer. Nos carrières, mais aussi notre santé mentale et physique, dépendent de la solidité et de l'authenticité des relations que nous entretenons. On a laissé la solitude devenir l'épidémie de ce siècle. Il est temps d’apprendre à mieux se connecter aux autres dans ce monde hyperconnecté !</p><p>Insatisfaite de la définition du <em>networking</em> axée sur une vision utilitariste étriquée, Kelly s'est intéressée plutôt au mot ‘<em>net’</em> dans <em>networking</em>. Le <em>net</em> en anglais, c’est un ‘filet’, <em>“un tissu ajouré fait de fils ou de cordes qui sont tissés ou noués ensemble à intervalles réguliers”</em>. Cette définition est bien plus intéressante car, écrit-elle, <em>“pour moi, le networking, c’est un processus continu de création et de renforcement des relations. Il ne se limite pas à une seule activité, comme les présentations par mail ou les cocktails dans le hall du siège d'une société.”</em></p><p>Kelly a écrit ce livre il y a quelques années. Mais ses messages semblent plus pertinents que jamais. Nous avons tous besoin d'un meilleur ‘filet’. La frontière entre la vie privée et professionnelle devenant de plus en plus floue, il semble plus évident qu'une nouvelle approche du <em>networking</em> ne peut qu’aider dans les deux dimensions. </p><p>D’ailleurs, une bonne partie de ce qu’elle dit et écrit résonne particulièrement à la lumière des réflexions de Laetitia sur les évolutions du travail et de l'expertise. De plus en plus, créer une offre professionnelle, développer une expertise et faire rayonner une réputation professionnelle, cela ne requiert plus forcément la “permission” d’une institution (comme le diplôme universitaire, par exemple).</p><p><em>Tout le monde est un expert</em></p><p><em>Les diplômes universitaires peuvent être contournés</em></p><p><em>N'importe qui peut créer une entreprise, n'importe où</em></p><p><em>La méritocratie, c'est de la foutaise</em></p><p><em>On peut prendre le contrôle sur sa carrière et se donner le titre que l’on veut au travail (et sur sa carte de visite) (...) ce qui compte, ce n'est pas ce que vous savez ni même qui vous connaissez, mais plutôt qui sait ce que vous savez.</em></p><p>Dans ce nouveau monde du travail, rien n'est jamais acquis. Le fait que les barrières à l'entrée soient moins élevées qu'auparavant signifie qu'il est possible pour un plus grand nombre de personnes de créer une entreprise et de développer un réseau en partant de zéro, mais cela signifie aussi que le travail n'est jamais terminé et que vous ne pouvez pas vous reposer sur vos lauriers !</p><p><em>Le networking ne s’arrête jamais.</em></p><p><em>À n'importe quel stade de votre carrière, une nouvelle opportunité nécessite de construire un nouveau réseau ou de retravailler les connexions existantes d'une nouvelle manière. Se reposer seulement sur le statu quo actuel en matière de networking, cela n'est pas suffisant.</em></p><p>Il est essentiel aussi d’arrêter de présenter les actions de <em>networking</em> en ligne comme forcément “inférieures” à ce qui serait plus “réel” hors ligne. L’intention et l’esprit comptent plus que le moyen. En fait, les connexions en ligne et hors ligne se complètent. Les premières ne sont pas moins réelles que les secondes. En fait, les deux catégories sont profondément imbriquées et dépendantes. </p><p>Il y a tant de choses à faire pour améliorer sa capacité à cultiver des relations riches de sens, tant en ligne que hors ligne. La période actuelle présente des défis importants pour beaucoup d’entre nous, mais elle est aussi riche d’enseignements.</p><p>🇸🇬 Singapour, cette cité-État érigée en modèle</p><p><em>Mardi 23 mars</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 consacré à Singapour, son histoire et son économie politique si singulière. </strong>Ce minuscule État situé aux confins de la Malaisie est connu dans le monde entier pour la solidité de ses institutions et ses prouesses en matière de développement économique depuis son indépendance en 1965. Singapour est aussi l’un des pays qui a su le mieux endiguer la pandémie de COVID-19. Retour sur une histoire singulière et passionnante.</p><p>🎓 Ces 20% de diplômés qui se détachent</p><p><em>Mercredi 24 mars</em> | <strong>La conversation de Laetitia avec Jean-Laurent Cassely, </strong>co-auteur, avec la sociologue Monique Dagnaud, de l’ouvrage <em>Génération surdiplômée. Les 20% qui transforment la France</em>. Les Français qui sortent du système scolaire au niveau bac+5 ne sont pas tous riches et puissants, mais ils n’en ont pas moins une influence considérable sur la société. Retour sur une fracture méconnue et ses conséquences sur notre société dans cet entretien passionnant .</p><p>🔥 La flamme et le vent |</p><p><em>Jeudi 25 mars</em> | <strong>Troisième épisode 🎧 de notre série </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong><strong>. </strong>Cette semaine, nous nous penchons sur la question de la longévité. La plupart d’entre nous vivrons plus longtemps que les générations précédentes, et cette longévité accrue est un défi pour nos institutions en général et l’économie des foyers en particulier. Comment nous préparer à une vie aussi longue ? Dans quels actifs faut-il investir pour avoir une chance de nous épanouir tout au long de la vie ? </p><p>⚙️ Productivité : pas de recette miracle</p><p>Qu’est-ce que la productivité dans les métiers créatifs ? À qui appartiennent les gains de productivité ? Existe-t-il des “secrets de productivité”, comme l’affirment régulièrement les articles et billets sur le sujet ? En fait, il faut d’abord commencer par s’interroger sur le but de son travail, les différentes tâches qui le composent et ce qu’est la “valeur”.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/productivite-pas-de-recette-miracle"><strong>Productivité : pas de recette miracle</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🔥 La flamme et le vent | Le piège du couple à deux carrières</p><p>Nous nous penchons sur le couple en tant qu’entité économique, les trois phases de la vie d’un couple, la typologie des types de “contrats” qui existent dans les couples à double carrière, et le piège qu’a représenté le développement des couples à double carrière. Nous montrons que le “salaire d’appoint” a la vie dure et explique en partie la paupérisation relative de certains secteurs où les femmes sont plus nombreuses.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres"><strong>Le piège du couple à deux carrières</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-reseaux-avant-et-apres-la-pandemie</link><guid isPermaLink="false">substack:post:34122548</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 22 Mar 2021 05:30:09 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/34122548/1ea9c9e5b19754631a84f6aac75ae46f.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>303</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/34122548/f88673b53562973a9d28879fc5465455.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le piège du couple à deux carrières]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine, par ailleurs épisode numéro 2 de notre projet </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong><strong>, est consacré au couple en tant qu’entité et ses conséquences sur nos choix et l’économie.</strong></p><p>Ce qui se passe au sein du couple n’est pas sans conséquence sur le marché du travail dans son ensemble et les inégalités au travail (y compris concernant les personnes qui ne sont pas en couple). C’est ce dont Laetitia et moi parlons dans ce <strong>second podcast consacré à notre projet </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong>.</p><p>Comme l’a écrit Laetitia dans <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/couple-carriere-secrets">cet article consacré au livre </a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/couple-carriere-secrets"><strong><em>Couples that Work</em></strong></a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/couple-carriere-secrets"><strong> de Jennifer Petriglieri</strong></a> (dont il est beaucoup question dans ce podcast) :</p><p><em>Nous sommes nombreux à entretenir cette fiction selon laquelle la vie de famille est séparée de la vie professionnelle, c’est-à-dire que le travail et la famille existent sur deux plans distincts. </em><strong><em>Il y aurait d’un côté, ce qui relève du « privé », et de l’autre, ce qui relève du « professionnel ». La réalité, bien sûr, est tout autre</em></strong><em>. La famille et le couple sont des entités qui façonnent les carrières et les décisions individuelles. Ce sont aussi des systèmes économiques en soi au sein desquels les rôles individuels doivent être définis, et les revenus et les dépenses équilibrés.</em></p><p><em>Le fait que </em><strong><em>les familles soient en elles-mêmes des entités économiques</em></strong><em> explique en grande partie </em><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/cope-zimmermann-lecons-quota-parite"><em>pourquoi les inégalités femmes-hommes ont tendance à s’accroître avec le temps</em></a><em>. Dans les couples de sexe opposé avec enfants, les pères ont tendance à voir leur carrière s’accélérer après la naissance de chaque nouvel enfant — c’est ce que les sociologues appellent la « prime à la paternité » — tandis que les mères ont tendance à voir leur carrière décliner voire s’arrêter quand elles ont des enfants — c’est le « prix de la maternité ».</em></p><p>Il est intéressant de noter que la généralisation des couples à deux carrières s’est accompagnée d’une relative paupérisation et précarisation des travailleurs, notamment américains. C’était le sujet du livre <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/The_Two-Income_Trap"><em>The Two-Income Trap: Why Middle-Class Mothers and Fathers Are Going Broke</em></a><em>,</em> écrit en 2004 par Elizabeth Warren et sa fille Amelia Warren Tyagi – des années avant que Warren ne devienne sénatrice puis candidate à la présidentielle américaine de 2020. L'ouvrage examine les causes de l'augmentation des taux de faillite personnelle et d'insécurité économique dans les ménages américains. </p><p>Laetitia et moi nous penchons aussi sur les trois phases de la vie d’un couple, la typologie des types de “contrats” qui existent dans les couples à deux carrières, et le piège qu’a représenté le développement de ces couples. Le “salaire d’appoint” a hélas la vie dure et explique en partie la paupérisation relative de certains secteurs où les femmes sont de plus en plus nombreuses, comme les métiers de l’enseignement ou ceux du droit.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-nouveau-projet-la-flamme-et"><strong>Notre nouveau projet </strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 0</strong> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/enfance-les-transitions-de-la-famille"><strong>Enfance : les transitions de la famille</strong></a><strong> | La flamme et le vent | Épisode 1 </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/logement-tout-ce-qui-change-avec"><strong>Logement : tout ce qui change avec la pandémie</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-et-dmographie"><strong>Pandémie et démographie</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-piege-du-couple-a-deux-carrieres</link><guid isPermaLink="false">substack:post:33722696</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 18 Mar 2021 05:38:10 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/33722696/1f9cb5185c7ba05c17cb208c7cfa17aa.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3525</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/33722696/9f514bc0dfb004692f15560c229fd0a1.jpg"/></item><item><title><![CDATA[🕸️ Construire un réseau de rêve]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Pour le </strong><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><strong>podcast </strong></a><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><strong><em>Building Bridges</em></strong></a><strong>, j’ai interviewé </strong><a target="_blank" href="https://jkellyhoey.co/"><strong>Kelly Hoey</strong></a><strong>, conférencière sur le sujet du </strong><strong><em>networking</em></strong><strong> et autrice du livre </strong><strong><em>Build Your Dream Network</em></strong><strong>. </strong>Si vous pensez que le <em>networking</em>, cela consiste à faire le lèche-botte dans des cocktails ennuyeux ou à parcourir LinkedIn à la recherche de nouveaux contacts à ajouter, vous avez tout faux ! Il est temps de donner une définition plus positive au <em>networking</em>. Pour bien faire, il est essentiel de commencer toujours par cette première question : comment puis-je aider les autres ?</p><p>Le livre de Kelly, <a target="_blank" href="https://www.penguinrandomhouse.com/books/538629/build-your-dream-network-by-j-kelly-hoey-foreword-by-tom-peters/9780143111498/"><em>Build Your Dream Network: Forging Powerful Relationships In A Hyper-Connected World</em></a>, fait un carton depuis plusieurs années. “<em>Le networking a besoin d'une nouvelle image”</em>, nous dit-elle. On a trop longtemps considéré le <em>networking</em> comme une activité assez négative (et plutôt masculine) qui consiste à se mettre en avant et à chercher à tirer profit des autres. Pourtant, le bon <em>networking</em>, ça n’est pas cela du tout !</p><p>La pandémie et la distanciation sociale qui l'accompagne ont prouvé une chose : plus que jamais, nous avons besoin de relations humaines fortes pour survivre et <em>a fortiori</em> pour prospérer. Nos carrières, mais aussi notre santé mentale et physique, dépendent de la solidité et de l'authenticité des relations que nous entretenons. On a laissé la solitude devenir l'épidémie de ce siècle. Il est temps d’apprendre à mieux se connecter aux autres dans ce monde hyperconnecté !</p><p>Insatisfaite de la définition du <em>networking</em> axée sur une vision utilitariste étriquée, Kelly s'est intéressée plutôt au mot ‘<em>net’</em> dans <em>networking</em>. Le <em>net</em> en anglais, c’est un ‘filet’, <em>“un tissu ajouré fait de fils ou de cordes qui sont tissés ou noués ensemble à intervalles réguliers”</em>. Cette définition est bien plus intéressante car, écrit-elle, <em>“pour moi, le networking, c’est un processus continu de création et de renforcement des relations. Il ne se limite pas à une seule activité, comme les présentations par mail ou les cocktails dans le hall du siège d'une société.”</em></p><p>Kelly a écrit ce livre il y a quelques années. Mais ses messages semblent plus pertinents que jamais. Nous avons tous besoin d'un meilleur ‘filet’. La frontière entre la vie privée et professionnelle devenant de plus en plus floue, il semble plus évident qu'une nouvelle approche du <em>networking</em> ne peut qu’aider dans les deux dimensions. </p><p>D’ailleurs, une bonne partie de ce qu’elle dit et écrit résonne particulièrement à la lumière de mes réflexions sur les évolutions du travail et de l'expertise. De plus en plus, créer une offre professionnelle, développer une expertise et faire rayonner une réputation professionnelle, cela ne requiert plus forcément la “permission” d’une institution (comme le diplôme universitaire, par exemple).</p><p><em>Tout le monde est un expert</em></p><p><em>Les diplômes universitaires peuvent être contournés</em></p><p><em>N'importe qui peut créer une entreprise, n'importe où</em></p><p><em>La méritocratie, c'est de la foutaise</em></p><p><em>On peut prendre le contrôle sur sa carrière et se donner le titre que l’on veut au travail (et sur sa carte de visite) (...) ce qui compte, ce n'est pas ce que vous savez ni même qui vous connaissez, mais plutôt qui sait ce que vous savez.</em></p><p>Dans ce nouveau monde du travail, rien n'est jamais acquis. Le fait que les barrières à l'entrée soient moins élevées qu'auparavant signifie qu'il est possible pour un plus grand nombre de personnes de créer une entreprise et de développer un réseau en partant de zéro, mais cela signifie aussi que le travail n'est jamais terminé et que vous ne pouvez pas vous reposer sur vos lauriers !</p><p><em>Le networking ne s’arrête jamais.</em></p><p><em>À n'importe quel stade de votre carrière, une nouvelle opportunité nécessite de construire un nouveau réseau ou de retravailler les connexions existantes d'une nouvelle manière. Se reposer seulement sur le statu quo actuel en matière de networking, cela n'est pas suffisant.</em></p><p>Il est essentiel aussi d’arrêter de présenter les actions de <em>networking</em> en ligne comme forcément “inférieures” à ce qui serait plus “réel” hors ligne. L’intention et l’esprit comptent plus que le moyen. En fait, les connexions en ligne et hors ligne se complètent. Les premières ne sont pas moins réelles que les secondes. En fait, les deux catégories sont profondément imbriquées et dépendantes. </p><p>Il y a tant de choses à faire pour améliorer sa capacité à cultiver des relations riches de sens, tant en ligne que hors ligne. La période actuelle présente des défis importants pour beaucoup d’entre nous, mais elle est aussi riche d’enseignements. </p><p>J’ai apprécié cette conversation avec Kelly Hoey (en anglais). Si le sujet vous interpelle, vous pouvez l’écouter 🎧 en intégralité sur le player Substack ☝️ ou sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> ou <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. N'hésitez pas à partager ce podcast avec des personnes que cela pourrait intéresser. Oui, c’est du <em>networking</em>, mais ça n’est plus un gros mot 🕸️ 💌</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/-construire-un-reseau-de-reve</link><guid isPermaLink="false">substack:post:33726692</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 17 Mar 2021 05:30:26 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/33726692/7bdf232a33e796b779e8eb6d12024c4a.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3524</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/33726692/96855c814b00e8e890f7b4ab73eb652d.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Productivité : pas de recette miracle]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à des réflexions sur la productivité dans les métiers créatifs. </strong>Qu’est-ce que la productivité ? Existe-t-il des “secrets de productivité” ?</p><p>Il ne se passe pas un jour sans que ne soit publié un article sur les <em>“secrets de la productivité”</em>. <strong>Freelances et salariés en télétravail, confrontés à des changements radicaux dans leur manière de travailler, sont friands de recettes pour devenir plus productifs, rester plus concentrés ou préserver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle</strong>. Par exemple, les <em>morning routines</em> ou <em>evening routines</em> sont devenus un genre à part entière pour les travailleurs en mal de conseils.</p><p><strong>Mais les secrets de productivité nous ont toujours laissés quelque peu sceptiques</strong>, Nicolas et moi. En économie, la productivité, c’est un ratio entre la valeur de la production (de biens ou de services) et les moyens mis en œuvre pour sa réalisation (en l'occurrence, par exemple, le nombre d’heures travaillées). Elle mesure l’efficacité avec laquelle on utilise une ressource. Mais ces personnes qui parlent de productivité ne précisent généralement pas ce qui est mesuré. Quelle est la valeur de la production ? Quel est le ratio ? De quoi parle-t-on, au juste ? Par exemple, peut-on parler de “productivité” à propos de l’exécution de tâches sans valeur ? </p><p><strong>Faute d’avoir un </strong><strong><em>output</em></strong><strong> identifiable et facilement mesurable, on risque de choisir de mauvais indicateurs</strong> : le nombre de mails traités, par exemple, ou le nombre d’heures de cours délivrées – plutôt que, respectivement, la valeur des relations que les emails permettent d’entretenir, ou le savoir effectivement transmis aux élèves. Dans le monde de la santé, la “productivité” concerne le nombre d’actes médicaux réalisés, pas la santé des patients !</p><p><strong>Être productif au service d’une production néfaste, toxique ou inutile, est-ce une bonne chose ?</strong> Et qu’est-ce que la productivité dans le cadre d’une relation salariale dans une entreprise où il faut se montrer présent, c’est-à-dire qu’il y a plus de valeur à donner l’apparence de la productivité qu’à être réellement productif ?</p><p>Cela nous amène aussi à nous poser cette question : <strong>à qui appartiennent les gains de productivité</strong> d’un travailleur salarié payé au nombre d’heures travaillées ? Par exemple, si un développeur salarié automatise une partie de son travail, alors le temps gagné ne lui appartient pas forcément. En faisant en 6 heures ce qu’elle faisait en 10, une personne à son compte peut en revanche décider de se reposer 4 heures de plus ou bien de réaliser une mission supplémentaire qui lui apportera plus de chiffre d'affaires. </p><p><strong>Le concept même de productivité provoque une forme d’ennui</strong> que je n’arrive pas à réfréner tant <strong>il rappelle l’aliénation d’un travail industriel répétitif</strong>. La productivité repose sur l’optimisation des ressources. Elle est l’ennemie du gaspillage, donc également de l’innovation, de l’apprentissage et de la créativité. On ne peut pas être productif quand on fait quelque chose de nouveau, ni quand on est en phase d’apprentissage. Dans mon cas, le concept était particulièrement pertinent quand j’étais enseignante et que je corrigeais des centaines de copies.</p><p>En fait, il faut d’abord commencer par s’interroger sur le but de son travail, les différentes tâches qui le composent, la part de <em>deep work</em> et de <em>shallow work</em> dans son travail, ce qu’est la “valeur” et comment on la mesure, et à qui appartiennent les gains de productivité. Vous l’aurez compris, il n’y a donc probablement pas de “recette miracle” pour être productif 🤔</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/productivite-pas-de-recette-miracle</link><guid isPermaLink="false">substack:post:33722698</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 16 Mar 2021 05:30:49 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/33722698/75a4c00438a5a045f66d9d74470a7aca.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3544</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/33722698/b23947c08dc9946fdb9534f480be908d.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Médias : la nouvelle génération]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Chaque lundi nous vous</strong> envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur la nouvelle génération de médias <strong>👆</strong></p><p>* <strong>Arthur de Villemandy : informer sur la transition en cours</strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>Depuis environ deux ans, on assiste à une explosion du nombre de newsletters</strong> (payantes et gratuites) et une atomisation accélérée du monde des médias. Avec des plateformes comme Substack (que nous utilisons pour <em>Nouveau Départ</em>), les créateurs de ce que l’on appelle désormais la <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit"><em>passion economy</em></a> entrent en lien direct avec leur <em>fans</em>. Parfois, il suffit de quelques centaines d’abonnés pour que ces créateurs génèrent des revenus supérieurs à ce que gagnent des journalistes qui font des piges sur des médias traditionnels.</p><p>Aux États-Unis, de nombreux journalistes surfent sur cette vague-là. Pour réussir, il leur faut se faire un nom, raconter leur propre histoire, et se mettre en scène. C’est ce que fait avec brio <a target="_blank" href="https://twitter.com/polina_marinova?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor">Polina Marinova</a>, qui raconte à qui veut l’entendre qu’elle a quitté sa carrière au sein du média <em>Fortune</em> pour lancer sa newsletter <a target="_blank" href="https://theprofile.substack.com/"><em>The Profile</em></a><em>. </em>C’est aussi le cas du journaliste <a target="_blank" href="https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2020/11/substack-and-medias-groupthink-problem/617102/">Matthew Iglesias qui a quitté </a><a target="_blank" href="https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2020/11/substack-and-medias-groupthink-problem/617102/"><em>Vox</em></a><a target="_blank" href="https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2020/11/substack-and-medias-groupthink-problem/617102/"> pour se lancer sur Substack</a>. D’autres comme <a target="_blank" href="https://twitter.com/Noahpinion?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor">Noah Smith</a> développent une nouvelle complémentarité entre leur activité médiatique institutionnelle (sur <em>Bloomberg</em>) et une newsletter (<a target="_blank" href="https://noahpinion.substack.com/"><em>Noahpinion</em></a>) dans laquelle ils peuvent aller plus loin, développer des sujets qu’ils ne peuvent pas aborder dans les colonnes des médias traditionnels et écrire de manière différente. </p><p>En France aussi, on compte désormais quelques newsletters à succès qui ont trouvé une audience assez importante pour devenir viables économiquement. Curieusement, chez nous, ce sont plutôt des <em>outsiders</em> du journalisme traditionnel qui y sont parvenus. Rares sont les journalistes de métier à s’aventurer hors des sentiers battus ! Parmi ces <em>outsiders</em>, il y a <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/yoannlopez/?originalSubdomain=fr">Yoann Lopez</a>, un ancien employé de startup dont la newsletter <a target="_blank" href="https://www.snowball.xyz/"><em>Snowball</em></a> (sur le sujet des finances personnelles) est le plus beau succès sur Substack en France.</p><p>Il y a aussi <em>Magma</em>, une newsletter qui offre de<em> “l’intelligence service pour entrepreneurs & innovateurs”, </em>dont Nicolas<em> </em>a interviewé le fondateur, Arthur de Villemandy. C’est l’interview <em>Nouveau Départ</em> de cette semaine ☝️</p><p>Souvent, ces médias nouvelle génération se déclinent en produits divers, réseaux, événements ou même labels, ce qui diversifie les sources de revenus et augmente l’engagement de leur communauté. C’est ce qu’expliquait Albin Serviant, le repreneur de la marque <em>Têtu</em>, dans <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/relancer-une-marque-puissante-ttu">une conversation avec Nicolas mise en ligne sur </a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/relancer-une-marque-puissante-ttu"><em>Nouveau Départ</em></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/relancer-une-marque-puissante-ttu"> il y a quelques mois</a>.</p><p>Si les médias traditionnels, notamment français, traversent une crise profonde, on aurait tort de penser qu’il n’y a pas de renouveau et des opportunités pour des créateurs prêts à sortir des modèles économiques qui reposent uniquement sur les recettes publicitaires ou le mécénat. Cette période foisonnante de créations tous azimuts n’est pas sans rappeler <a target="_blank" href="https://nationalinterest.org/blog/reboot/why-1950s-golden-age-couldnt-survive-169009">l’âge d’or des newsletters (papier) des années 1950</a> pendant lequel des médias de niche existaient pour des “clubs” de lecteurs engagés.</p><p>À certains égards, la période actuelle semble aussi être une bulle. Il est probable que nous atteindrons bientôt un pic de l’atomisation et que le paysage médiatique connaîtra ensuite une nouvelle phase de concentration et consolidation, de la même manière que les YouTubeurs ont déjà consolidé et professionnalisé leur activité en s’appuyant sur des agences spécialisées dans la gestion des droits et le marketing de contenu.</p><p>Produire du contenu de qualité, cela coûte cher en temps et ressources : parmi les nombreuses newsletters gratuites et payantes qui ne rencontrent pas un public suffisant, beaucoup s’arrêteront au-delà de quelques mois ou années.</p><p>Pendant ce temps, les médias traditionnels semblent passer largement à côté de ces tendances. Comme je l’avais écrit après mon interview de Nina Goswami de la BBC (<a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/diversit-les-mdias-franais-la-trane">“Diversité : les médias français à la traîne”</a>), ces médias sont trop souvent des clubs de “vieux hommes blancs”, qui cultivent le corporatisme des journalistes pendant que les conditions de travail des nouveaux entrants dans le journalisme se dégradent et la qualité du travail diminue en conséquence. Quand le marché se rétrécit, le conservatisme a tendance à augmenter : les <em>insiders</em> se recroquevillent sur leur rente et semblent avoir des oeillères.</p><p>On peut donc accueillir l’explosion des newsletters (et podcasts et chaînes Youtube) comme le signal à la fois d’une désagrégation qui s’accélère et d’une consolidation à venir. Demain, le paysage sera peut-être moins foisonnant mais les acteurs dominants seront différents de ceux d’aujourd’hui. Parmi ceux-là, on aura, espérons le, plus de diversité et de féminisme !</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit"><strong>Économie de la passion : mythe ou réalité ?</strong></a> (conversation “À deux voix”, accessible à tous)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/relancer-une-marque-puissante-ttu"><strong>Relancer une marque puissante : Têtu</strong></a> (conversation avec Albin Serviant, accessible à tous)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/diversit-les-mdias-franais-la-trane"><strong>Diversité : les médias français à la traîne</strong></a> (conversation avec Nina Goswami, accessible à tous)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/fminisme-la-nouvelle-gnration"><strong>Féminisme : la nouvelle génération</strong></a> (conversation avec Rebecca Amsellem, accessible à tous)</p><p><strong>Il y a quelques années, Arthur s’est fait connaître de Nicolas et de The Family avec un projet de newsletter en français qui s’appelait </strong><strong><em>Planet</em></strong><em>. </em>Après plusieurs itérations et expérimentations sur différents formats et manières de monétiser,  Arthur a entrepris de lancer <a target="_blank" href="https://www.themagma.co/"><em>Magma</em></a>, une offre payante, en parallèle de <em>Planet</em> avant, finalement, de se concentrer exclusivement sur <em>Magma</em>, qui a bien grandi à ce jour.</p><p>Dans cette conversation avec Nicolas, Arthur revient sur tout ce parcours, sur le paysage de l’information sur la transition en cours, sur le défi qui consiste à développer une offre francophone en marge du contenu anglophone si abondant sur le sujet, sur l’économie des médias en général et des newsletters en particulier, et sur bien d’autres sujets encore. </p><p>Vous pouvez écouter cette interview sur le player ci-dessus ☝️ et aussi aller explorer <strong><em>Magma</em></strong><strong>, </strong><strong><em>“l'intelligence service pour entrepreneurs & innovateurs”</em></strong><strong>, </strong>qui propose à tous les curieux une <a target="_blank" href="https://www.themagma.co/signup/">offre d’essai gratuite et sans engagement</a> !</p><p>⚙️ Productivité : pas de recette miracle</p><p><em>Mardi 16 mars</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 consacré à nos réflexions sur la productivité. </strong>Qu’est-ce que la productivité dans les métiers créatifs ? À qui appartiennent les gains de productivité ? Existe-t-il des “secrets de productivité”, comme l’affirment régulièrement les articles et billets sur le sujet ? En fait, il faut d’abord commencer par s’interroger sur le but de son travail, les différentes tâches qui le composent et ce qu’est la “valeur”.  </p><p>🕸️ Construire un réseau de rêve</p><p><em>Mercredi 17 mars</em> | <strong>Ma conversation avec Kelly Hoey, conférencière sur le sujet et autrice du livre </strong><strong><em>Build Your Dream Network</em></strong><strong>. </strong>Si vous pensez que le <em>networking</em>, cela consiste à faire le lèche-botte dans des cocktails ennuyeux ou à parcourir LinkedIn à la recherche de nouveaux contacts à ajouter, vous avez tout faux. Il est temps de se doter d’une nouvelle définition du <em>networking</em>. Kelly explique que c’est de relations authentiques dont nous avons besoin. Pour y parvenir, la première question à se poser, c’est toujours : comment puis-je aider les autres ?</p><p>🔥 La flamme et le vent | Le piège du couple à deux carrières</p><p><em>Jeudi 18 mars</em> | <strong>Deuxième épisode 🎧 de notre série </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong><strong>. </strong>Nous nous penchons sur le couple en tant qu’entité économique, les trois phases de la vie d’un couple, la typologie des types de “contrats” qui existent dans les couples à double carrière, et le piège qu’a représenté le développement des couples à double carrière. Nous montrons que le “salaire d’appoint” a la vie dure et explique en partie la paupérisation relative de certains secteurs où les femmes sont plus nombreuses. </p><p>💉 Vaccins : pourquoi les États-Unis vont-ils si vite ?</p><p><strong>Aux États-Unis, la campagne de vaccination contre le COVID-19 est plus rapide que prévu. </strong>Joe Biden a annoncé que tous les adultes américains seraient vaccinés d’ici la fin mai, avançant ainsi de deux mois la date à laquelle les Américains peuvent espérer reprendre une vie normale. Pendant ce temps, l’Europe est à la traîne… Comment expliquer cette situation si contrastée ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/vaccins-pourquoi-les-etats-unis-vont"><strong>Vaccins : pourquoi les États-Unis vont-ils si vite ?</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🔥 La flamme et le vent | Famille et enfance dans l’histoire</p><p><strong>Dans le premier épisode de notre série </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong><strong>,</strong> un nouvel ouvrage sur les foyers confrontés au défi de la transition vers l’âge entrepreneurial, nous revenons sur le paradigme de la famille nucléaire et notre vision collective de l’enfance et des enfants. Comment cette vision a-t-elle évolué à travers l’histoire ? Où en sommes-nous aujourd’hui ?</p><p> 👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/enfance-les-transitions-de-la-famille"><strong><em>La flamme et le vent </em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/enfance-les-transitions-de-la-famille"><strong>| Famille et enfance dans l’histoire</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/medias-la-nouvelle-generation</link><guid isPermaLink="false">substack:post:33694998</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 15 Mar 2021 05:30:25 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/33694998/66b9c418386dad1f8a2329a8a538914f.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2908</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/33694998/aff7e7324cac6b90273a2774cf50bac0.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Trop de temps devant nos écrans ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Chaque lundi nous vous</strong> envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur le temps que nous passons devant nos écrans <strong>👆</strong></p><p>* <strong>Rachel Kowert : pourquoi c’est bien de jouer aux jeux vidéo</strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>Nos enfants, dit-on, passent trop de temps devant leurs écrans.</strong> Les débats à ce sujet ont d’ailleurs redoublé d’intensité depuis le début de la pandémie. Le contexte du confinement et de la fermeture des écoles a contribué à augmenter le temps passé devant un écran à tous les âges, nourrissant les inquiétudes des parents ainsi que les débats entre chercheurs en sciences sociales.</p><p>Ma première réaction, cependant, est le scepticisme. En réalité, le débat sur le temps passé devant un écran n’a pas attendu la pandémie pour avoir lieu. Par exemple, on s’est longtemps demandé si nos enfants ne passaient pas trop de temps devant la télévision, trop de temps devant un ordinateur, trop de temps sur un téléphone mobile, trop de temps à jouer aux jeux vidéo.</p><p>Les mêmes craintes existaient d’ailleurs avant même l’invention des écrans. Comme Laetitia le raconte dans sa <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-interview-rachel-kowert">conversation avec la chercheuse américaine Rachel Kowert pour le podcast </a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-interview-rachel-kowert"><em>Building Bridges</em></a>, à une époque on a même reproché à certains enfants (en l’occurrence, la maman de Laetitia) de passer trop de temps à lire des livres plutôt que d’aller jouer dehors avec les autres enfants !</p><p>D’où viennent donc ces débats ? De nos jours, ils sont nourris par les nombreux articles suggérant un lien entre le temps passé à jouer aux jeux vidéo et la montée de la violence dans la société. Un autre facteur sont les best-sellers d’auteurs qui, <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Internet-rend-b%C3%AAte-Nicholas-CARR/dp/222112443X/">tel Nicholas Carr</a>, se demandent si Internet nous rend tous stupides.</p><p>Il y a quelques années, on s’est aussi passionné pour <a target="_blank" href="https://www.cnbc.com/2018/06/05/how-bill-gates-mark-cuban-and-others-limit-their-kids-tech-use.html">la façon dont certaines personnalités de la Silicon Valley éduquent leurs enfants</a>. Même si ces gens doivent leur fortune au temps que nous passons tous devant des écrans qu’ils ont eux-mêmes conçus, à utiliser les applications qu’ils ont eux-mêmes développées, il semble qu’ils interdisent à leurs propres enfants l’usage d’un écran!</p><p>Pour tout dire, cette dernière “révélation” m’a toujours laissé sceptique. Je soupçonne les journalistes qui ont écrit à ce sujet d’avoir généralisé un peu vite à partir de quelques cas particuliers. Par ailleurs, avant de déclarer que les arbitrages de quelques milliardaires qui interdisent (soi-disant) les écrans à leurs enfants sont un exemple à suivre, ne vaut-il pas mieux attendre de voir ce que vont devenir les enfants en question une fois parvenus à l’âge adulte ? (Et, en tout état de cause, peut-on extrapoler des leçons en matière d’éducation à partir d’un échantillon si étroit et si peu représentatif ?)</p><p>La réalité, c’est qu’il n’existe vraisemblablement pas de lien de causalité entre la privation d’écran dans l’enfance et l’épanouissement à l’âge adulte. Je suis moi-même bien placé pour le savoir. Lorsque j’étais petit, j’ai été largement privé de télévision par des parents très regardants : nous avions une télévision à la maison, mais celle-ci, outre le fait qu’elle était en noir et blanc, était enfermée dans un placard et sortie seulement pour regarder certains programmes triés sur le volet.</p><p>Plus tard, j’ai rencontré Laetitia, qui m’a expliqué avoir passé le plus clair de son enfance et de son adolescence devant la télévision. Or si l’on considère ses succès scolaires et professionnels, difficile d’en déduire que trop de temps passé devant la télévision est un handicap dans la vie ! Et si je fais le bilan en ce qui me concerne, difficile de conclure que j’ai mieux réussi que Laetitia et que cela s’explique par la privation de télévision pendant mon enfance.</p><p>Au-delà, une leçon essentielle que je retiens de ma propre expérience en tant que parent, c’est la suivante : il n’y a rien qui passionne plus les jeunes enfants que d’imiter leurs parents (avec les moyens du bord). Si les parents passent le plus clair de leur temps devant un écran (ce qui est notre cas à Laetitia et moi), alors il y a tout lieu de prédire que les enfants feront de même.</p><p>Par ailleurs, la mimétique va plus loin que cela. Un écran n’a pas qu’un seul usage : on peut l’utiliser pour apprendre des nouvelles choses, découvrir des nouvelles informations, regarder des films et des séries, communiquer avec ses pairs, chercher à se mettre en valeur. A ce sujet, il ne faut jamais sous-estimer les enfants : s’ils voient leurs parents passer beaucoup de temps devant un écran, ils chercheront à faire de même ; mais une fois devant un écran, ils chercheront aussi à imiter leurs parents et à employer ce temps passé devant un écran plus ou moins de la même façon.</p><p>Tous les parents doivent donc apprendre à ignorer les titres sensationnalistes et alarmistes et à regarder de plus près leur propre pratique : quel exemple donnent-ils à leur progéniture ? Il leur faut aussi ne pas s’inquiéter : les travaux de recherche les plus sérieux montrent qu’il n’y a pas de lien entre le temps passé devant un écran (par exemple pour jouer aux jeux vidéo) et l’épanouissement des individus. C’est ce que Rachel Kowert explique en détail à Laetitia dans <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-interview-rachel-kowert">l’entretien que nous avons retranscrit et traduit en français pour nos abonnés</a> – et que vous pouvez découvrir <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/let-children-play-video-games-rachel">en anglais sur le site de </a><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/let-children-play-video-games-rachel"><em>Building Bridges</em></a>.</p><p><strong>Pour le </strong><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><strong>podcast </strong></a><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><strong><em>Building Bridges</em></strong></a><strong>, Laetitia a interviewé Rachel Kowert, une chercheuse en psychologie basée à Austin, au Texas, qui a consacré sa carrière à l'étude des jeux vidéo et des joueurs. </strong>Depuis le début de la pandémie, nous avons tous passé nettement plus de temps devant nos écrans, dont plus d’heures à jouer aux jeux vidéo que jamais auparavant dans l'histoire des jeux vidéo. Mais est-ce vraiment une mauvaise chose ?</p><p>Laetitia a découvert le travail de Rachel dans l'une de mes newsletters préférées, <a target="_blank" href="https://annehelen.substack.com/"><em>Culture Study</em></a><em> </em>de Anne Helen Petersen<em>. </em>Cette édition était intitulée : "Les parents méritent mieux en matière de couverture médiatique des jeux vidéo " (<em>"</em><a target="_blank" href="https://annehelen.substack.com/p/parents-deserve-so-much-more-when"><em>Parents deserve so much more when it comes to the ways video games are discussed in our popular media</em></a><em>")</em>. Quelques jours auparavant, le <em>New York Times</em> venait de publier <a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2021/01/16/health/covid-kids-tech-use.html">un autre article négatif sur les dangers des jeux et l'"inquiétude" des parents</a>.</p><p>Dans <a target="_blank" href="https://twitter.com/DrKowert/status/1350607278706188290">un </a><a target="_blank" href="https://twitter.com/DrKowert/status/1350607278706188290"><em>thread</em></a><a target="_blank" href="https://twitter.com/DrKowert/status/1350607278706188290"> remarquable sur Twitter</a>, après la publication de cet article intellectuellement paresseux, Rachel a montré qu'il s'agissait d'une “<em>panique morale</em>” caractéristique. Quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt, surtout si cela peut générer plus de clics et de vues.</p><p>Il est grand temps que nous cessions d’accuser les jeux vidéo (et les écrans) de tous les maux. Dans son <a target="_blank" href="https://www.amazon.com/Parents-Guide-Video-Games-understanding/dp/1537359835"><em>Parent's Guide to Video Games</em></a> (que Laetitia ne saurait trop recommander : c'est la lecture la plus courte et la plus efficace sur le sujet !), Rachel écrit :</p><p><em>"Au début, c'était la radio. Ensuite, c'était le cinéma, la télévision, le rock and roll et les bandes dessinées. Aujourd'hui, les jeux vidéo sont devenus le bouc émissaire de choix pour toute une série de problèmes de société, notamment la violence armée, l'obésité et les comportements de dépendance. Les craintes entourant l'influence négative potentielle des jeux vidéo sont devenues plus exagérées et plus répandues à mesure que ces jeux sont devenus plus populaires, plus réalistes dans leur conception et, maintenant, qu'ils sont mis en réseau en ligne".</em></p><p>Dans cette interview, Rachel partage les leçons passionnantes tirées de décennies de recherche sur les jeux vidéo. Qu'est-ce que la dépendance aux jeux vidéo ? Quel est le lien entre les jeux et le crime ? Quel est leur impact sur le développement cognitif ? Qu'en est-il de la santé physique et mentale ? Nous aident-ils à mieux nous connecter avec les autres ou pas ? En ces temps de pandémie et de distance socials, de nombreux joueurs considèrent que les jeux vidéo sont leur salut. Leur expérience des jeux vidéo est plus pertinente que la <em>"panique morale"</em> de détracteurs ignorants.</p><p>Pour aller plus loin, vous pouvez également aller voir aussi <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC2wWdpJ8CQaulB44RLZ4gWw">la chaîne Youtube de Rachel, </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC2wWdpJ8CQaulB44RLZ4gWw"><em>Psychgeist</em></a>, sur laquelle Rachel publie des petites vidéos percutantes (en anglais) sur le sujet.</p><p>👉 Découvrez la <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-interview-rachel-kowert"><strong>transcription intégrale en français de la conversation entre Rachel et Laetitia</strong></a> (réservé à nos abonnés).</p><p>💉 Vaccins : pourquoi les États-Unis vont-ils si vite ?</p><p><em>Mardi 9 mars</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 consacré à la campagne de vaccination contre le COVID-19 aux États-Unis. </strong>Il y a quelques jours, Joe Biden a annoncé que tous les adultes américains seraient vaccinés d’ici la fin du mois de mai, avançant ainsi de deux mois la date à laquelle les Etats-Unis peuvent espérer reprendre une activité normale. Pendant ce temps, l’Europe est à la traîne et nous, Européens, n’avons aucune idée de quand nous verrons enfin le bout du tunnel. Comment expliquer cette situation si contrastée ?</p><p>🔮 Comment informer sur la transition en cours ?</p><p><em>Mercredi 10 mars</em> | <strong>Ma conversation avec Arthur de Villemandy, fondateur de la lettre d’information </strong><a target="_blank" href="https://www.themagma.co/"><strong><em>Magma</em></strong></a><strong>.</strong> Nous avons tous beaucoup de choses à dire sur le changement de paradigme actuel, qui nous voit passer de l’économie fordiste du XXe siècle à l’économie numérique du XXIe siècle. Beaucoup de gens, par ailleurs, sont curieux d’en savoir sur la transition en cours — à commencer par les abonnés à <em>Nouveau Départ</em> ❤ Mais pourquoi est-il si difficile d’apparier ces deux univers, ceux qui veulent tout comprendre et ceux qui ont des explications à partager ? </p><p>🔥 La flamme et le vent | Famille et enfance dans l’histoire</p><p><em>Jeudi 11 mars</em> | <strong>Premier épisode 🎧 de notre série </strong><strong><em>La flamme et le vent</em></strong><strong>. </strong>Nous vous l’annoncions la semaine dernière : Laetitia et moi avons décidé de mettre en chantier un nouvel ouvrage sur les foyers confrontés au défi de la transition vers l’âge entrepreneurial. Dans ce premier épisode, nous revenons sur le paradigme de la famille nucléaire et sur une clef de compréhension de ce paradigme, notre vision collective de l’enfance et des enfants. Comment cette vision a-t-elle évolué à travers l’histoire ? Et où en sommes-nous aujourd’hui ?</p><p>⚡️ Tout comprendre sur la crise au Texas</p><p><strong>Le Texas a été confronté à des coupures d’électricité sans précédent ces dernières semaines. </strong>Après des chutes de neige et une vague de froid sans précédent, une grande partie des Texans restent privés d’électricité et d’eau potable. Avec Laetitia, nous revenons sur l’histoire du Texas et toutes les manières dont cette histoire peut éclairer la situation de l'État aujourd'hui.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tout-comprendre-sur-la-crise-au-texas"><strong>Tout comprendre sur la crise au Texas</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🕹 Laissez-nous jouer aux jeux vidéo !</p><p><strong>Laetitia s’est entretenue avec la psychologue Rachel Kowert, dans le cadre du podcast </strong><strong><em>Building Bridges. </em></strong>Cela fait des années qu’on accuse les jeux vidéo de tous les maux : selon les médias, ils nous rendraient stupides, violents, dépendants, asociaux et obèses. La réalité est beaucoup plus nuancée. En cette période de pandémie, il est temps de se tourner vers des experts du sujet, comme Rachel, pour prendre conscience des bienfaits des jeux vidéo.</p><p>👉 Lisez la transcription intégrale en français de cette conversation : <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-interview-rachel-kowert"><strong>Laissez-nous jouer aux jeux vidéo !</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🔥 Notre nouveau projet : <em>La flamme et le vent</em></p><p><strong>Nous levons le voile sur notre nouveau chantier : l’écriture d’un livre sur l’épanouissement du foyer à l’âge entrepreneurial</strong>, dont le titre provisoire est <em>La flamme et le vent</em>. Dans cette conversation liminaire, Laetitia et moi discutons de notre projet d’ouvrage et de notre vision de plusieurs sujets que nous souhaitons y couvrir : la réussite professionnelle, le logement, les finances du foyer, les dynamiques familiales et l’éducation des enfants comme de nous-mêmes.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-nouveau-projet-la-flamme-et"><strong>Notre nouveau projet : </strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-nouveau-projet-la-flamme-et"><strong><em>La flamme et le vent</em></strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/trop-de-temps-devant-nos-ecrans-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:33382746</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 08 Mar 2021 05:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/33382746/ccb22a80954a9d52c116f53e9fbc9db5.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>276</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/33382746/2462ce134b72f4a13c62f1dbe6359a14.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Laissez-nous jouer aux jeux vidéo !]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Pour le </strong><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><strong>podcast </strong></a><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><strong><em>Building Bridges</em></strong></a><strong>, j’ai interviewé Dr Rachel Kowert, une chercheuse en psychologie basée à Austin, au Texas, qui a consacré sa carrière à l'étude des jeux vidéo et des joueurs. </strong>Depuis le début de la pandémie, nous avons tous passé nettement plus de temps devant nos écrans, dont plus d’heures à jouer aux jeux vidéo que jamais auparavant dans l'histoire des jeux vidéo. Mais est-ce vraiment une mauvaise chose ?</p><p>J'ai découvert le travail de Rachel dans l'une de mes newsletters préférées, <a target="_blank" href="https://annehelen.substack.com/"><em>Culture Study</em></a><em> </em>de Anne Helen Petersen<em>. </em>Cette édition était intitulée : "Les parents méritent mieux en matière de couverture médiatique des jeux vidéo " (<em>"</em><a target="_blank" href="https://annehelen.substack.com/p/parents-deserve-so-much-more-when"><em>Parents deserve so much more when it comes to the ways video games are discussed in our popular media</em></a><em>")</em>. Quelques jours auparavant, le <em>New York Times</em> venait de publier <a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2021/01/16/health/covid-kids-tech-use.html">un autre article négatif sur les dangers des jeux et l'"inquiétude" des parents</a>.</p><p>Dans <a target="_blank" href="https://twitter.com/DrKowert/status/1350607278706188290">un </a><a target="_blank" href="https://twitter.com/DrKowert/status/1350607278706188290"><em>thread</em></a><a target="_blank" href="https://twitter.com/DrKowert/status/1350607278706188290"> remarquable sur Twitter</a>, après la publication de cet article intellectuellement paresseux, Rachel a montré qu'il s'agissait d'une “<em>panique morale</em>” caractéristique. Quand le sage montre la lune, le fou regarde le doigt, surtout si cela peut générer plus de clics et de vues.</p><p>Il est grand temps que nous cessions d’accuser les jeux vidéo (et les écrans) de tous les maux. Dans son <a target="_blank" href="https://www.amazon.com/Parents-Guide-Video-Games-understanding/dp/1537359835"><em>Parent's Guide to Video Games</em></a> (que je ne saurais trop recommander : c'est la lecture la plus courte et la plus efficace sur le sujet !), Rachel écrit :</p><p><em>"Au début, c'était la radio. Ensuite, c'était le cinéma, la télévision, le rock and roll et les bandes dessinées. Aujourd'hui, les jeux vidéo sont devenus le bouc émissaire de choix pour toute une série de problèmes de société, notamment la violence armée, l'obésité et les comportements de dépendance. Les craintes entourant l'influence négative potentielle des jeux vidéo sont devenues plus exagérées et plus répandues à mesure que ces jeux sont devenus plus populaires, plus réalistes dans leur conception et, maintenant, qu'ils sont mis en réseau en ligne".</em></p><p>Dans cette interview, Rachel partage les leçons passionnantes tirées de décennies de recherche sur les jeux vidéo. Qu'est-ce que la dépendance aux jeux vidéo ? Quel est le lien entre les jeux et le crime ? Quel est leur impact sur le développement cognitif ? Qu'en est-il de la santé physique et mentale ? Nous aident-ils à mieux nous connecter avec les autres ou pas ? En ces temps de pandémie et de distance socials, de nombreux joueurs considèrent que les jeux vidéo sont leur salut. Leur expérience des jeux vidéo est plus pertinente que la <em>"panique morale"</em> de détracteurs ignorants.</p><p>Pour aller plus loin, vous pouvez également aller voir aussi <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC2wWdpJ8CQaulB44RLZ4gWw">la chaîne Youtube de Rachel, </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC2wWdpJ8CQaulB44RLZ4gWw"><em>Psychgeist</em></a>, sur laquelle elle publie des petites vidéos percutantes (en anglais) sur le sujet.</p><p><strong>Bonjour à tous. Je suis Laetitia Vitaud, la fondatrice du podcast </strong><strong><em>Building Bridges</em></strong><strong>. Pour ce nouvel épisode, je suis heureuse d'accueillir le Dr Rachel Kowert. Psychologue, auteure, consultante, Rachel est devenue une spécialiste des effets sociaux et psychologiques des jeux vidéo. </strong></p><p><strong>Bonjour, Rachel.</strong></p><p>Bonjour, Laetitia</p><p><strong>En 2015, tu as fait une thèse de doctorat sur les jeux vidéo et la compétence sociale. C'était donc il n'y a pas si longtemps, il y a six ans. Ettu as écrit quatre ou cinq livres, dont un que j'ai ici avec moi. Il s'intitule </strong><a target="_blank" href="https://www.amazon.com/Parents-Guide-Video-Games-understanding/dp/1537359835"><strong><em>A Parent's Guide to Video Games</em></strong></a><strong>, l'un de ceux que tu as écrit à propos des débats sur les jeux vidéo. C'est donc un peu comme une méta-recherche. Il ne s'agit pas seulement de la recherche sur les jeux vidéo, mais aussi de la manière dont on en parle, notamment dans les médias et comment tout cela évolue. </strong></p><p><strong>C'est comme s'il y avait plusieurs couches dans ton travail. La première couche serait la recherche sur les effets réels des jeux vidéo, et la deuxième couche, ce sont les discours et les récits qui les entourent. J'imagine que tous ces thèmes sont plus importants que jamais parce que nous avons passé plus de temps devant nos écrans que jamais dans l'histoire des écrans. Et il est plus important de ne pas sombrer dans le dogmatisme.</strong></p><p><strong>Pendant la pandémie, tout cela est probablement encore plus d'actualité parce que de plus en plus de gens se tournent vers les jeux vidéo pour remplacer d'autres formes de divertissement qui ont disparu ou d'autres formes d'interactions sociales qui ont également diminué ou disparu, en gros juste pour continuer à avoir une vie. Pourtant les débats concernant les jeux vidéo peuvent être trop simplistes et négatifs.</strong></p><p><strong>Nous allons donc parler de tout cela. Mais je dois commencer par la première question, qui est une question rituelle et plus personnelle que je pose dans mon podcast </strong><strong><em>Building Bridges</em></strong><strong> (lancé pendant la pandémie). Comment s’est passée cette année horrible pour toi ? A-t-elle changé quelque chose dans ta façon de vivre et de travailler ?</strong></p><p>Mes enfants sont à la maison depuis mars dernier. J'ai un enfant de six ans et un autre de trois ans, et j'attends un bébé covid pour avril. Il y a du bon et du mauvais dans ma situation. Ma perception du temps est transformée. J'ai l'impression que ça fait une éternité mais aussi que ça fait cinq secondes. Je ne sais donc pas vraiment comment parler de cette dernière année, mais nous y voilà. </p><p>Je suis heureuse de dire que l'année a été bonne pour les jeux vidéo et que le discours sur les jeux et autour des jeux semble s'orienter un peu plus vers le positif. Je sais que nous allons en parler. Ça, c’est positif. Mais là je n’attends qu’une chose: que la pandémie se termine.  </p><p><strong>Oui. Et que les écoles rouvrent.</strong></p><p>Oui, exactement. J'adore mes enfants, mais ils doivent retourner à l'école. Ils ont besoin de plus que de leurs parents. Ils ont besoin d'une communauté, c'est sûr.</p><p><strong>Et tu as réussi à travailler avec deux jeunes enfants à la maison tout en supervisant l’école à la maison et tout cela ?</strong></p><p>Par miracle, oui. J'ai réussi à ne travailler qu'à temps partiel, ce qui, je pense, aide énormément. Et je travaillais déjà à la maison, donc je n'ai pas eu à tout changer. Mais mon mari, par exemple, allait au bureau, donc il a dû rester à la maison et apprendre à travailler à plein temps avec le bruit des enfants à la maison. Il a donc fallu s'adapter.</p><p><strong>J’imagine. L'an dernier, un article a été publié sur la différence entre les hommes et les femmes en ce qui concerne le nombre d’articles de recherche publiés dans le monde universitaire. Le nombre d'articles, de documents de recherche, soumis par des femmes a énormément diminué.</strong></p><p>Donc, si nous parlons de travaux qui exigent une concentration soutenue, comme les documents de recherche, alors la productivité a définitivement diminué.</p><p><strong>Tu es invitée à de nombreux webinaires, podcasts et émissions sur le sujet des jeux vidéo car il y a un grand intérêt. Tout le monde veut en parler. Cela doit donc aussi te prendre beaucoup de temps. Je te remercie d'avoir accepté mon invitation.</strong></p><p><strong>Nous passons beaucoup plus de temps que jamais à jouer à des jeux. Est-ce qu’on sait combien de temps ? Quels étaient les chiffres avant la pandémie en termes de nombre de joueurs et d'heures ou de temps passé à jouer et de taille du marché ? Et comment ces chiffres ont-ils évolué au cours de la période ? Que sait-on à ce sujet ?</strong></p><p>Oui, on sait pas mal de choses. J'ai fait une conférence à la National Communication Association, qui a organisé sa conférence annuelle à distance. J'ai également fait un exposé sur les jeux numériques après la conférence, et j'ai tout d'abord parlé de la façon dont les choses ont changé. Je ne me souviens plus des chiffres, mais je crois que le nombre d'heures passées à regarder Twitch, par exemple, une plateforme de streaming qui permet de regarder d'autres personnes jouer et d'interagir avec la communauté des joueurs, a doublé pour atteindre des milliards d'heures. Cela a donc été vraiment phénoménal. Au début de la pandémie, quand on essayait d'acheter une console Nintendo Switch, par exemple, il fallait attendre pendant des mois. Tout le monde se tournait vers les jeux, le dernier truc social ludique et interactif que l’on peut encore faire à plusieurs.</p><p><strong>J'ai découvert ton travail en lisant </strong><a target="_blank" href="https://annehelen.substack.com/p/parents-deserve-so-much-more-when"><strong>la newsletter d'Anne Helen Petersen</strong></a><strong>, que j'adore. Tout récemment, elle a réalisé une interview avec toi. Son article était intitulé </strong><strong><em>"Les parents méritent tellement mieux dans les débats sur les jeux vidéo dans les médias populaires"</em></strong><strong>. Elle a fait allusion à </strong><a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2021/01/16/health/covid-kids-tech-use.html"><strong>un article publié dans le </strong></a><a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2021/01/16/health/covid-kids-tech-use.html"><strong><em>New York Times</em></strong></a><strong> il y a quelques semaines, un article typique sur les jeux vidéo, dans lequel il était question de l'inquiétude des parents et de toute cette peur qui entoure les jeux, avec la confusion entre les effets de la pandémie et les jeux vidéo. Et </strong><a target="_blank" href="https://twitter.com/DrKowert/status/1350607278706188290"><strong>tu as réagi sur Twitter</strong></a><strong> à ce sujet dans un </strong><strong><em>thread</em></strong><strong> beaucoup plus intelligent que l'article en question. Ce </strong><strong><em>thread</em></strong><strong> a visiblement touché une corde sensible chez beaucoup de gens parce qu'il a été retweeté des milliers de fois. Peux-tu répéter certaines des idées que tu as développées sur Twitter ? Que disait l’article du </strong><strong><em>New York Times</em></strong><strong> ? En quoi était-il caractéristique du dénigrement médiatique concernant les jeux vidéo.</strong></p><p>L'article du <em>New York Times</em> n'était qu'un article parmi une longue série d'articles qui parlent des jeux sur le mode : <em>"les jeux sont mauvais et votre enfant ne devrait pas jouer car c'est mauvais"</em>. C'était un ramassis de clichés, de stéréotypes, et de simplifications excessives. Les extraits choisis des études mentionnées étaient sorties de leur contexte et on y avait retiré toutes les nuances. En réalité, on devrait brosser un tableau beaucoup plus nuancé car la littérature scientifique offre un tableau beaucoup plus large et nuancé que ce qui était publié là. Il y avait beaucoup de petites citations intéressantes que j'ai prises pour les moquer sur Twitter.</p><p>Dans le <em>New York Times</em> papier, l’article était en une. J’ai trouvé ça incroyable. Comment peut-on publier ça en période de pandémie quand les jeux, surtout pour les adolescents, ont été salvateurs pendant les confinements. Les groupes de pairs sont essentiels. Heureusement qu’ils avaient les jeux ! Heureusement que nous pouvons encore nous connecter à internet et avoir un espace de liberté et de joie avec nos amis. Sans cela, la santé mentale serait forcément encore pire qu'elle ne l'est déjà.</p><p>Dans l’article, il y avait une phrase en particulier, vers la fin, avec la citation d’une maman ou d’un papa qui disait, <em>"qu'est-ce que tu vas dire à ta future femme quand tu seras stressé, que tu vas aller jouer à la Xbox ?” </em>J’ai eu envie de répondre : eh bien oui ! On le fait déjà. Les jeux sont un excellent moyen de combattre le stress. On sait que les jeux libèrent des endorphines. On sait qu'ils peuvent vous donner un sentiment d'accomplissement et de maîtrise. L'évasion est bonne pour réduire le stress.</p><p>Il ne faut pas avoir honte, comme le pauvre enfant sur la photo. Cet enfant a l'air malheureux sur le canapé, la lumière est sombre, ses parents l’entourent de manière un peu autoritaires. C'est juste la façon dont c'est cadré. C'est pourcela que j'ai dit que les parents méritent mieux. On sait tellement de choses sur les effets positifs des jeux. Ils ne sont pas parfaits. Ce n'est pas un pays imaginaire où il n'y a pas de conséquences. On peut en parler aussi, mais les avantages ne sont jamais mis en avant.</p><p>Et à un moment comme la pandémie, où les bienfaits sont plus importants que jamais, les parents devraient vraiment s'informer sur la façon dont les jeux peuvent être des outils de connexion sociale positive et de libération du stress pendant la pandémie. Des articles comme celui-là ne rendent service à personne. Et le fait de le mettre en première page ne fait qu'ajouter une insulte à l’injustice. Pour quelqu'un qui est sur le terrain depuis plus de 10 ans, et cela fait depuis plus de 20 ans que l’on étudie les jeux, je peux dire qu’on devrait aller plus loin que les stéréotypes relayés dans le <em>New York Times</em>. </p><p><strong>En outre, ce genre de discours met toujours tous les jeux dans le même sac. Comme s'il n’y avait pas énormément de variété de jeux différents. Y a-t-il donc une sorte de typologie des différentes catégories de jeux ? Il y a probablement de bons et de mauvais jeux, comme il y a de bons et de mauvais films. Qu'est-ce qu'un bon jeu et un mauvais jeu ?</strong></p><p>Pour moi, un bon jeu est un jeu qui répond à nos trois besoins psychologiques fondamentaux. C'est ce qu'on appelle la théorie de l'autodétermination. Le bon jeu nous donne un sentiment d'accomplissement, un sentiment de compétence et un sentiment d'appartenance. On a un sentiment de réussite, d'accomplissement quand on réussit quelque chose dans un jeu. On a le sentiment d'être en lien avec les autres. Et cela donne un sentiment de compétence. On a le sentiment qu’on peut progresser, s’améliorer. </p><p>En général, les effets varient en fonction du jeu auquel vous jouez. Par exemple, Animal Crossing sur Nintendo Switch a fait couler beaucoup d'encre pendant le confinement. C'est une sorte de jeu de bac à sable dans lequel vous allez dans un village et vous avez votre propre petite maison. Et c'est mignon, vous avez des voisins animaux, et vous meublez votre appartement. C'est vraiment relaxant par rapport à quelque chose de très stressant comme un jeu de course ou un jeu de guerre ou quelque chose comme ça. Tant de gens se sont mis à jouer à Animal Crossing.</p><p>Je crois avoir lu une statistique selon laquelle 30 millions d'exemplaires ont été vendus l’an dernier, ce qui est un chiffre incroyable pour un jeu vidéo. Vous pouvez aller sur l'île de votre ami, c'était parfait pour le COVID. </p><p><strong>Il y a donc beaucoup à dire sur les jeux vidéo auxquels on joue et les fonctions qu'ils remplissent. Nous avons assez peu accès aux travaux de recherche sérieux. La recherche sur les jeux vidéo menée dans le monde entier depuis plus de deux décennies. J'imagine que c'est probablement même un peu plus que cela.</strong></p><p>Oui, dans mon esprit, deux décennies, c'est les années 1980. Donc on étudie cela depuis 50 ans, parfois j'oublie que nous sommes en 2021. Peut-être que dans les années 1980, c’était trop tôt pour mener des recherches avec un impact pertinent.</p><p><strong>L'ambition du guide des jeux vidéo pour les parents, c’était précisément de mettre à la disposition d'un public plus large une partie de ces recherches, les résultats de longs articles que personne ne lit. Mais toi, tu les lis. ou Dans ce livre, il y a sept thèmes, sept questions principales qui sont généralement posées sur les jeux vidéo. Et j'aimerais, si cela te convient, utiliser cette liste de sept thèmes comme plan pour le reste de notre conversation. </strong></p><p><strong>Le premier est quelque chose qui a été beaucoup discuté récemment. Il s'agit de la dépendance. Et nous avons tendance à utiliser un peu trop l'expression "addiction" lorsqu'il s'agit de jeux vidéo et peut-être aussi d'autres sujets. Qu'est-ce exactement que la dépendance aux jeux vidéo, et est-elle en augmentation ?</strong></p><p>C'est une grande question. Je sais que c'est une question que beaucoup de gens se posent. Quand vous dites, avez-vous des questions sur les jeux ? La dépendance est presque toujours la première qui se présente. Pour l'Organisation mondiale de la santé, il faut inclure l’addiction aux jeux vidéo dans le nouveau manuel de diagnostic, la CIM-11. L'American Psychiatric Association, qui est l'organe directeur équivalent pour l'Amérique du Nord, n'a pas désigné les choses de la même manière. L’association l'a plutôt placée à la fin de son manuel de diagnostic, en disant qu’il y a besoin de plus de recherche pour comprendre ce qui se passe vraiment.</p><p>Donc, d'un point de vue clinique, si on se base sur l'avis de l'Organisation mondiale de la santé, le trouble du jeu serait une personne qui subit un impact négatif dans sa vie, à cause des jeux, dans tous les domaines de sa vie : physique, social, psychologique, professionnel, pendant 12 mois ou plus.</p><p>Du point de vue de la recherche, il y a eu beaucoup de controverses et de réactions négatives de la part des chercheurs dans ce domaine, car il n'y a pas vraiment de preuve pour suggérer qu'il y a quelque chose de spécifique dans les jeux qui les rend addictifs. La recherche montre à coup sûr que certaines personnes peuvent utiliser les jeux de manière inadaptée, pour faire face à quelque chose d'autre qui est sous-jacent comme la dépression, l'anxiété ou le stress environnemental. Cette distinction est d'autant plus importante qu'elle change complètement les préconisations concernant les traitements et les manières d’aborder les stratégies d'intervention. La question fait encore l'objet d'un débat très animé.</p><p>Les chercheurs s'accordent à dire que l'Organisation mondiale de la santé a fait pression trop rapidement. Et même lorsque le COVID a commencé... Il y a une diapositive que j'aime utiliser dans beaucoup de mes présentations où, à partir de janvier 2020, l'Organisation mondiale de la santé dit que l’addiction aux jeux vidéo doit être incluse dans la CIM-11, et en mars 2020, le même organe d'information, le même auteur, l'Organisation mondiale de la santé, dit que les jeux sont un excellent moyen de se connecter aux autres pendant la période de COVID.</p><p>OK, qu'est-ce que vous essayez de nous dire ici ? Je ne dirais donc pas que l’addiction est en hausse parce que je ne dirais même pas nécessairement que c'est une pathologie avérée. Personnellement, je n'ai pas vu les résultats des études qui suggèrent que la dépendance au jeu est une dépendance clinique spécifique qui devrait être examinée comme telle et traitée comme telle. Il est certain que de plus en plus de gens jouent à des jeux. Je ne sais pas si plus de gens y jouent d'une manière inadaptée. Je pense que beaucoup d'entre nous ont besoin de soulager le stress et ont besoin de lien social.</p><p>J'imagine qu’il y aura probablement une étude à paraître plus tard dans l'année sur les effets, positifs ou négatifs, des jeux vidéo pendant la période de pandémie. </p><p><strong>Il y a peut-être 60 ou 70 ans, on disait la même chose des gens qui lisaient des livres. Je me souviens que ma mère, qui est née dans les années 40, disait quand elle était petite, sa mère ne cessait de dire, </strong><strong><em>“vas jouer dehors, arrête de lire des romans”</em></strong><strong>. Puis ça a été la même chose avec la télévision dans les années 1980. Je regardais beaucoup la télévision et mes parents ou d'autres personnes me disaient : </strong><strong><em>"Allez, arrête de regarder la télévision et fais quelque chose de plus productif. Vas jouer dehors.” </em></strong><strong>Aujourd'hui, on ne parlerait plus de la lecture comme d'une dépendance, même si cela pourrait toujours l’être, en tout cas au moins autant que les jeux vidéo. Idem pour la télévision. Quand on regarde 60 ou 70 ans d'histoire et les différentes générations de médias qui nous divertissent et nous informent, on voit des patterns.</strong></p><p>Oui, c'est juste. Ce à quoi tu fais allusion, c'est cette idée de panique morale. Il y a une longue histoire de la panique morale, liée aux nouvelles technologies. Comme avec les jeux vidéo aujourd'hui, et avant cela avec la télévision et les livres. Mais c'était aussi comme ça avec les hanches d'Elvis, et <em>Donjons et Dragons</em>, et les bandes dessinées, et toutes ces choses. Le téléphone aussi. J'ai vu un jour cet article sur les mots croisés : les mots croisés vont permettre aux femmes à la maison de s'alphabétiser. Or c'est tout simplement la pire chose qui puisse arriver. Il nous faut nous débarrasser de ces mots croisés !</p><p>Donc, encore une fois, comme tu l’as dit, les jeux vidéo ne sont que le dernier épisode d'une longue série. À la génération de ta mère, si tu voulais t’évader grâce à un bon livre, on te disait d’aller jouer dehors avec tes amis. Eh bien, aujourd'hui, si tu dis que tu vas t’évader dans <em>World of Warcraft</em>, les parents te disent, <em>“oh mon Dieu, ne fais pas ça. Tu devrais t'évader avec un bon livre”</em>. Donc, avec le temps, ça change. Je suis sûre que la prochaine étape sera la réalité virtuelle, n'est-ce pas ? Quand la réalité virtuelle deviendra plus populaire que les jeux vidéo, peut-être qu'ils ne seront plus perçus aussi négativement. Mais pour l'instant, c'est vraiment l’argument central de dire que "<em>cette technologie est mauvaise et elle est sûrement pire que toutes ces autres activités que vous pourriez faire"</em>.</p><p><strong>Mais comment comprendre cette panique morale ? Quelle est la raison de cette panique morale ?</strong></p><p>C'est une bonne question. Les gens aiment les solutions faciles aux problèmes complexes. C'est vraiment la façon la plus simple de le dire. Par exemple, lorsqu'une fusillade dans une école se produit en Amérique du Nord, la première chose qui revient, c’est que le tireur a joué à des jeux vidéo. Autant dire qu'il portait des chaussures, non ? Parce que le nombre de personnes qui jouent aux jeux vidéo est astronomique. </p><p>Discuter de manière plus nuancée du rôle de la délinquance, de la frustration, de la tolérance ou de l'exposition antérieure à la violence, c'est trop compliqué. Dire simplement, “il a joué à des jeux vidéo”, c’est plus simple. La réponse, c’est donc qu’il faut faire quelque chose à propos de ces jeux. Les gens veulent une solution facile. C'est tout à fait compréhensible. Cette panique morale se perpétue ainsi.</p><p>La couverture médiatique, la couverture sensationnelle et le manque d'informations scientifiques auprès du grand public sont en cause. Il y a donc ces titres qui disent que les jeux sont mauvais. Ensuite, il y a toutes ces représentations dans la culture populaire qui montrent les joueurs de façon négative.</p><p>Dans la communauté scientifique, c'est presque comme si nous prenions d’assaut la tour d'ivoire quand nous disons : <em>"Non, attendez, les jeux vidéo, ce n'est pas si mal !” </em>Mais cela ne fait pas un bon titre. Je suppose donc que cela n'attire pas l'attention. C'est pour ça que j'ai écrit ce livre.</p><p>Et c'est drôle parce que j'écris beaucoup d'articles scientifiques que personne ne lit, ce qui se comprend parce qu’ils sont longs et denses. La raison pour laquelle j'ai voulu écrire un guide des jeux vidéo pour les parents, c’était d’apprendre à présenter ces informations de manière à ce que les gens puissent y accéder, les lire très rapidement, et comprendre que les conversations sur le sujet sont tellement biaisées et que les choses sont beaucoup plus nuancées que cela.</p><p><strong>Le deuxième thème, c’est la violence. Et c’est déjà un vieux débat. Je me souviens qu'il y a 20 ans, il y avait déjà tous ces articles sur les joueurs qui jouent à des jeux violents. Et puis dans la vie réelle, ils deviennent violents, ou la violence de la vie réelle s'explique par l'utilisation des jeux vidéo. Et cela surtout aux États-Unis, avec les fusillades fréquentes, que nous avons beaucoup moins en Europe, heureusement.</strong></p><p><strong>C'est donc un débat très américain aussi. Après peut-être plus de deux décennies de recherches sérieuses sur le sujet, que disent réellement les recherches sur les jeux et la violence dans le monde réel ? Et permets-moi de vous poser la deuxième question qui va avec : ces recherches et le débat, ou le récit, ont-ils changé au fil des ans ?</strong></p><p>Non, il n'a pas changé. C’est d’ailleurs choquant car, de tous les domaines de recherche des études sur les jeux, c'est celui qui concentre le plus de financements, le plus d'études, le plus d'intérêt, de loin, pour toutes les choses dont nous parlons.</p><p>Mais, tu sais, sur les milliers d'études qui ont été faites, aucune ne lie le comportement violent du monde réel à la consommation de la violence des jeux vidéo. Et cela nous ramène à l'anecdote que je viens de raconter il y a une minute : est-ce que cette personne qui a commis un acte violent joue à des jeux vidéo ou est-ce qu'elle porte des chaussures ? Des milliards de personnes jouent à des jeux. Et nous voyons que ces crimes violents ne sont commis que par une petite poignée de personnes.</p><p>Et dans le livre "Guide des jeux vidéo pour les parents", il y a ce graphique qui montre qu'au cours des 20 dernières années, la consommation de contenus de jeux vidéo violents a augmenté régulièrement. Et sur la même période, la criminalité chez les jeunes, la criminalité chez les moins de 18 ans, a régulièrement diminué, ce qui est important car ce sont eux qui ont le plus de temps pour jouer à ces jeux. Et ils sont également considérés comme les plus sensibles aux messages médiatiques. Donc si les deux phénomènes étaient directement liés, on s'attendrait à ce qu'ils augmentent tous les deux et au même rythme.</p><p>Mais en réalité, si les gros titres font les gros titres et que nous continuons à voir les choses de cette façon, c'est parce qu'une petite poignée d'études ont révélé des augmentations à court terme de l'agressivité en laboratoire après avoir joué à un jeu vidéo violent.</p><p>Ce que semble dire cette étude, c'est que les joueurs deviennent violents juste après avoir joué à Grand Theft Auto. D'accord, mais si tu regardes ces recherches d’un peu plus près, ils ont fait entrer quelqu'un dans un laboratoire et lui ont donné une feuille de papier vierge. Ils ont dit “complétez les deux lettres manquantes : ‘k-i-_-_’, et la plupart des gens ont écrit ‘k-i-s-s’ (faire un baiser). Ensuite on demande aux sujets de jouer pendant 15 minutes à Grand Theft Auto, puis on leur redonne le même morceau de papier et, cette fois, beaucoup d’entre eux écrivent ‘k-i-l-l’ (tuer). Et ce simple résultat est enregistré comme <em>“une augmentation de l'agressivité après avoir joué à un jeu vidéo violent”</em> !</p><p>Est-ce que ça va nous dire comment cette personne va se comporter dans le monde réel ? Vingt minutes plus tard, à l'extérieur du laboratoire ? Non, pas vraiment.</p><p>Donc le discours reste le même car les journaux peuvent faire des gros titres avec, mais la recherche n’aboutit pas à des résultats si clairs.</p><p><strong>Et y a-t-il même des recherches qui montrent le contraire, qu'en fait, jouer à ces jeux peut te rendre moins violent dans la vie réelle ? Je pense à la boxe, aux arts martiaux et à tout ça. En fait, nous sommes amenés à libérer notre agressivité en faisant du sport et de la même manière que vous pouvez la libérer de manière cathartique en jouant à des jeux. Ainsi pouvons-nous, peut-être, nous débarrasser de l'agressivité présente dans le monde réel. Y a-t-il des recherches pour étayer cela ?</strong></p><p>Il y en a. Je veux dire, tu viens de faire écho à mon terme freudien préféré, qui est la sublimation, qui consiste à prendre des émotions négatives et à les éprouver d'une manière plus constructive. Donc, prendre son agressivité, aller dans un club de boxe, combattre et évacuer son énergie de cette façon, il y a des recherches qui montrent que c’est une bonne chose.</p><p>Il existe aussi des travaux plus récents qui examinent la relation entre la frustration et l'agressivité. Ainsi, ces études que nous voyons et qui marquent une augmentation à court terme de l'agressivité, il semble en fait que celle-ci soit davantage liée à la frustration par rapport au jeu qu’à la teneur du jeu lui-même.</p><p>Ce n'est donc pas que ces jeux énervent les gens, c'est qu'ils sont frustrés de perdre, et cela ressemble de l'extérieur à de l'agressivité, alors que ce n'est pas le cas.</p><p>Il y a donc des preuves. Il y a beaucoup de travaux qui établissent un lien avec la réduction du stress, ce qui impliquerait également ce genre de techniques de sublimation.</p><p>Il y a une sorte de préjugé de survie dans la façon dont nous envisageons tout cela, or sociologiquement ce n'est pas du tout un échantillon représentatif de tout le monde. Si tu considères une certaine catégorie de personnes qui jouent à une certaine catégorie de jeux, tu peux en déduire que leur comportement à quelque chose à voir avec le jeu. Mais en fait, c'est la sélection de l'échantillon qui est défectueuse d'une certaine manière.</p><p><strong>Oui, c'est possible.</strong></p><p>Mais si l'on considère l'étendue des études existantes, il y en a littéralement moins d'une douzaine qui ont fait ces affirmations. Et beaucoup d'entre elles ont depuis été expurgées pour falsification de données ou mauvaise utilisation de l'analyse des données.</p><p>Je pense donc qu'une grande partie de l'information est diffusée dans les médias parce qu'on prend ces études pour argent comptant et qu'on leur donne beaucoup de poids, au lieu de considérer l'ensemble de ce que nous savons.</p><p>Il y a d’ailleurs un réel problème avec la partialité générale des publications en psychologie. Si une étude est menée mais que les résultats ne sont pas concluants, elle n’est en général pas publiée. Donc il y a beaucoup de facteurs qui incitent les chercheurs à trouver des résultats à tout prix. Il y a donc beaucoup de biais statistiques.</p><p><strong>Il y a un troisième facteur que je trouve particulièrement intéressant : la cognition, plus précisément le développement cognitif. Comme toi, je suis mère de jeunes enfants et je suis très intéressée par la façon dont ils apprennent, dont ils développent leur cerveau et tout cela. Et ce qui est intéressant, c'est qu'il y a peut-être différentes aptitudes cognitives qui se développent grâce aux jeux vidéo, par opposition à quelque chose comme lire un livre ou regarder un film. Est-ce le cas ? Existe-t-il des recherches pour soutenir l'idée de différentes aptitudes cognitives ?</strong></p><p><strong>Et ma deuxième question, comment les jeux peuvent-ils améliorer certaines des aptitudes cognitives les plus courantes que nous voulons développer chez les enfants ?</strong></p><p>Permets-moi de répondre d'abord à la deuxième question. Les jeux sont vraiment d'excellents outils d'apprentissage car ils induisent ce que nous appelons un état de flux.</p><p>C'est ce qui les rend différents de la télévision, du cinéma et des livres, c'est qu'ils parviennent parfaitement à équilibrer le défi du jeu avec l'habileté du joueur. Et cela te place dans ce que les gens appellent “la zone” – quand tu perds un peu la notion du temps, tu t’asseois pour jouer à un jeu pendant une heure, puis quand tu finis par relever la tête, cinq heures se sont écoulées, et tout ce temps, tu l’as passé dans la <em>“zone”</em> ! Or quand tu es dans cette fameuse <em>“zone”</em>, l'apprentissage est amélioré car ce qui domine est le plaisir – le plaisir de progresser et de gagner en maîtrise dans le jeu.</p><p>Tout cela, au passage, est en rapport avec l'acquisition de tout un tas de compétences comme les compétences de leadership ou les compétences de rotation mentale en 3D et les compétences spatiales visuelles.</p><p>Y a-t-il différentes compétences qui peuvent être acquises dans les jeux par rapport aux médias plus traditionnels ? Encore une fois, absolument.</p><p>Et si nous parlons de compétences de leadership, j'aime évoquer les jeux en ligne massivement multijoueurs comme World of Warcraft. Il n’existe aucun autre univers dans lequel une jeune fille de 15 ans peut diriger un groupe d'hommes et de femmes adultes dans une sorte de combat très fantastique et à grande échelle où il est essentiel de bien se coordonner et où il faut utiliser des compétences d'organisation et de direction. Je ne vois pas d’autres circonstances dans lesquelles cela est possible. Seuls les gens nous offrent cette extraordinaire opportunité.</p><p><strong>C'est intéressant. Et au fait, juste comme question secondaire, j'ai l'impression que les jeux sont de plus en plus présents dans les formations en entreprise et autres choses de ce genre. Est-il vrai qu'ils sont également utilisés dans différents contextes, comme la formation d'équipes en entreprise ?</strong></p><p>Oui ! Des jeux comme <em>Among Us</em> par exemple. J'en ai parlé dernièrement parce qu'ils sont très populaires en ce moment, ces jeux de déception sociale. Ils donnent l'occasion d'être un peu sournois et c'est amusant, n'est-ce pas, d'avoir des gens avec qui vous travaillez et de mentir et de tricher ou de les laisser pour mort dans le vaisseau spatial ou quoi que ce soit que vous faites dans <em>Among Us</em>. Et vous avez ces possibilités avec les jeux de société, ou vous avez ces possibilités, je suppose, avec les retraites de consolidation d'équipe que les entreprises avaient l'habitude de faire avant la pandémie.Mais maintenant, comme nous n'avons plus ces opportunités, les jeux sont un outil parfait pour cela.</p><p><strong>Exactement. C'est tout ce que nous avons.</strong></p><p>Je sais, c'est ce qui me tue vraiment dans l'article du <em>New York Times.</em> Les jeux vidéos sont littéralement la seule option qui nous reste pour nous échapper ! Donc ne nous dites pas que nous ne devrions pas jouer aux jeux vidéos, parce que cela présente tellement d'avantages et que c'est la seule option.</p><p><strong>Oui, exactement. Le quatrième thème est aussi très actuel en ce moment, car les gens bougent beaucoup moins et, au travail aussi, passent beaucoup de temps sur Zoom. Et ils sont simplement assis. Et ça c’est un problème. C’était déjà un problème avec la pandémie, avec cette sédentarité qui entraînait déjà nombre de problèmes de santé. Mais maintenant, c’est potentiellement aussi un problème avec les jeux vidéos, qui ne demandent pas beaucoup de mouvements. Certains le font, mais la plupart ne le font pas. Alors quel est le résumé des recherches sur ce sujet ?</strong></p><p>Il ne s’agit pas seulement des jeux vidéo. La sédentarité au XXIe siècle est une chose contre laquelle nous luttons tous depuis longtemps. Les jeux vidéo ne devraient être qu’une activité parmi bien d’autres dans le quotidien de nos enfants. Nous devrions nous lever et nous étirer. Nous devrions faire de l'exercice. Nous devrions manger correctement. </p><p>A l’inverse, si on se cantonne à une activité sédentaire, comme jouer à un jeu vidéo, alors, bien sûr, cela va avoir des effets négatifs – un point légitimement soulevé par l’article du <em>New York Times</em>.</p><p>Mais ce que je veux dire, c'est que ce que tu viens d’évoquer n’est pas propre à l’univers des jeux vidéo. J’ai d’ailleurs conduit des recherches sur la validité du stéréotype des joueurs. Il y a ce stéréotype selon lequel les joueurs sont en surpoids, inactifs et peu sportifs. Or ce n'est pas vrai du tout ! Il n'y a pas de différences physiques entre les personnes qui jouent et celles qui ne jouent pas, ou entre les personnes qui jouent en ligne, les personnes qui jouent hors ligne et celles qui ne jouent pas du tout. Les uns et les autres sont tous aussi aptes ou inaptes les uns que les autres, quelle que soit la manière dont on les considère. Le vrai problème, c’est moins les jeux vidéo que notre mode de vie depuis que nous avons commencé à travailler dans des bureaux et à passer nos journées assis devant un ordinateur.</p><p><strong>A ce propos, la santé mentale est aussi un sujet important en ce moment. Tu as écrit sur les trois critères qui font un bon jeu vidéo, ceux qui déterminent l’effet positif de ce jeu sur la santé mentale. Quelles sont les recherches actuelles sur l'effet des jeux vidéo sur la santé mentale ? </strong></p><p>Ces trois éléments auxquels tu fais allusion – la compétence, l'autonomie et la relation – sont trois besoins psychologiques fondamentaux. Lorsque nous les satisfaisons, nous nous sentons bien. Et les bons jeux sont capables de nous aider à satisfaire ces besoins et à nous sentir bien.</p><p>Sebastian Deterding, de l'université de York au Royaume-Uni, a entrepris de nouvelles recherches en posant aux gens des questions très simples : à quoi jouez-vous et pourquoi ? Il a découvert que les gens jouent à des jeux qui leur donnent un sentiment d'autonomie, de compétence et d'appartenance parce qu'ils ne peuvent pas obtenir cela ailleurs. </p><p>Le contexte de la pandémie change beaucoup de choses sur ces sujets. Les gens ne se sentent pas aussi proches de leurs amis. Ils ne se sentent pas compétents. Ils n'ont pas le sentiment de contrôler leur vie. Il est impossible pour tout un chacun d’avoir le sentiment de contrôler cette pandémie. A part en portant un masque, on peut pas contrôler grand chose. Les jeux vidéo constituent donc une occasion unique de nous fournir ces choses, qui ont un rapport direct et positif avec notre santé mentale. Là encore, la réduction du stress, de l'anxiété et de la dépression est associée aux jeux.</p><p><strong>A propos, les psychologues utilisent-ils les jeux vidéo dans leur thérapie ? Recommandent-ils des jeux vidéo, dans la période actuelle, pour prévenir les problèmes de santé mentale ?</strong></p><p>Certains le font. Il existe d’ailleurs un groupe, appelé <em>Geek Therapy,</em> qui s'est développé pendant la pandémie et dont l'objectif est de donner aux thérapeutes un sentiment de compétence culturelle sur les rôles que peuvent jouer les jeux. La <em>Geek Therapy</em> vise à promouvoir la formation continue des thérapeutes sur la question des jeux vidéo et la manière dont ils peuvent être utilisés de manière positive, surtout maintenant.</p><p><strong>Le cinquième thème que tu abordes dans ton livre est le sexisme, la misogynie dans le monde des jeux vidéo. Quand on considère cet univers, on y voit encore une majorité d'hommes. Mais il y a beaucoup, beaucoup de femmes. Plus de 40% des joueurs dans le monde sont des femmes aujourd'hui. Ma question est donc la suivante : comment cela a-t-il évolué ? Est-ce que cela change ? Y a-t-il deux mondes, essentiellement des jeux féminins et des jeux masculins, et peu de choses entre les deux ou peu de choses qui soient neutres sur le plan du genre ? À quoi cela ressemble-t-il et comment cela change-t-il ?</strong></p><p>Oui, c'est une question que j'ai ajoutée au livre parce que c'était une grande préoccupation pour les parents. Il y a eu un changement notable sur ce front.</p><p>La culture du jeu vidéo est née à la fin des années 1970 dans l’univers des arcades. L'idée était de créer des espaces inclusifs pour les personnes recluses et de déclarer : ici, tout le monde est le bienvenu.</p><p>Or cet univers, aujourd’hui, ressemble de plus en plus à un club de garçons. Les personnes qui ne sont pas un homme blanc et hétérosexuel ne se sentent pas bienvenues dans cet univers. Beaucoup de joueuses sont d’ailleurs victimes de harcèlement dans l’univers du jeu vidéo, au point que certaines ont peur pour leur intégrité physique.</p><p><strong>C’est donc un sujet plus grave qu’il n’y paraît !</strong></p><p>En effet, il ne semble pas vraiment changer. C'est en fait mon domaine de recherche actuel, sur lequel je travaille en collaboration avec l'industrie et avec Take This, qui est une organisation à but non lucratif spécialisée dans la santé mentale et qui travaille dans le domaine des jeux. Il s'agit de trouver des approches pour réduire ce comportement misogyne dans l’univers du jeu vidéo, car il peut causer un traumatisme mental à long terme chez certaines personnes qui sont harcelées sans cesse au simple motif qu’elles essaient d’exister dans l’espace du jeu.</p><p>Si l’on en croit les recherches, toutes ces joueuses doivent adopter des techniques pour se protéger : désactiver leur messagerie vocale, opter pour des avatars masculins plutôt que féminins. C’est un problème et je l’ai longuement discuté dans le livre afin que les parents puissent savoir qu'il existe. Ils peuvent ainsi en parler à leurs enfants, les garçons comme les filles, parce que la meilleure solution pour réduire ce comportement, d'après les recherches, c'est d'avoir un allié, un tiers qui vous défend.</p><p>Donc, si tu vois quelqu'un d'autre être traité de cette façon ou faire l'objet de propos sexistes ou misogynes, il faut intervenir et demander à l’agresseur de cesser son comportement. C’est la meilleure manière de désamorcer les choses. Il faut que tout le monde s’y mette : les joueurs, bien sûr, mais aussi l’industrie du jeu vidéo dans son ensemble. Personne ne peut rester un spectateur.</p><p><strong>A ce propos, y a-t-il davantage de communautés, de sphères et de jeux développés par des femmes pour des femmes, d'une manière distincte, dans l'idée que nous devrions peut-être créer notre propre espace ? Quelque chose qui soit fait pour nous, avec un sentiment de sécurité. Est-ce que c'est ce qui se passe ?</strong></p><p>Oui, c'est ce qui se passe. Il y a beaucoup de groupes de jeu qui sont créés par des femmes pour des femmes, exactement dans ce but. Elles peuvent ainsi se retrouver dans une communauté où elles n'ont pas à craindre la possibilité que ce genre de comportement se produise.</p><p><strong>Et y a-t-il davantage de jeux développés, créés par des femmes ?</strong></p><p>Malheureusement non. Et je pense que c'est aussi une partie du problème. Parfois, j'en parle dans ma série, je me demande pourquoi ces cultures si masculines se sont développées dans l’univers des jeux vidéo. Et une partie de la raison, je pense, est que l'industrie du jeu est principalement masculine. On y trouve très, très peu de développeurs féminins. Et on tombe sans cesse sur ces histoires terribles : des femmes qui travaillent dans le monde des jeux vidéo et qui sont maltraitées de manière sexiste et misogyne. Il faut que les choses changent. Il y a certes plus de femmes qui développent des jeux vidéo qu'il y a dix ans, par exemple, mais elles ne constituent toujours qu'une petite minorité. C'est triste que cela ne change pas plus vite, je pensais que les choses s'accéléraient sur ce front.</p><p><strong>Le sixième thème est aussi particulièrement pertinent dans le contexte de la distanciation sociale. Il s'agit des effets sociaux. Il y a cette idée que les joueurs n'ont pas de vrais amis dans la vie, ils sont juste connectés les uns aux autres et échangent dans le contexte du jeu, mais c’est tout. Or les choses sont plus complexes que cela, n'est-ce pas ? Quel est l’impact des jeux vidéo sur la vie sociale ?</strong></p><p>C'était le sujet de ma thèse de doctorat, donc laisse-moi te dire que je pourrais en parler toute la journée ! Ce qui m'a inspiré, pour mener à bien ce travail, c'est, comme tu l’as dit, l'idée que les joueurs vivent dans leur cave, qu’ils sont incapables d’interactions sociales, qu'ils n'ont pas d'amis et qu'ils sont seuls. Je pense que la première chose à dire est que les jeux vidéo ne contribuent pas à une atrophie des compétences sociales – une vision qui préoccupe un grand nombre de gens !</p><p>En réalité, il n’y a pas de différence notable, du point de vue des capacités sociales, entre ceux qui jouent aux jeux vidéo et ceux qui n’y jouent pas. Tout au plus peut-on dire que ceux qui jouent aux jeux vidéo sont, en moyenne, plus timides que les autres.</p><p>A ce sujet, les recherches sur les joueurs révèlent que les gens se sentent parfois plus à l'aise pour parler en ligne, en l'absence de repères visuels ou non verbaux : c’est une manière de communiquer plus facile pour ceux qui sont plus timides. Pour autant, les amitiés nouées entre joueurs sont aussi réelles, voire plus réelles, que celles qui se nouent dans le monde réel. 75 % des joueurs disent avoir rencontré des amis aussi réels ou meilleurs que ceux qu'ils avaient dans la vie réelle. Et une proportion importante d'entre eux disent qu'ils partagent avec eux des expériences du monde réel qu'ils n'ont pas partagées avec leurs amis hors ligne.</p><p>Ce n'est donc pas que l'un soit meilleur que l'autre, mais les deux univers remplissent des fonctions différentes. Si je veux dire du mal de mon petit ami, c’est plus facile de me confier à un autre joueur ou au doyen de ma guilde dans <em>World of Warcraft</em>, parce que je peux être à peu près certaine que ce que je dis ne reviendra pas aux oreilles de mon petit ami. Être immergée dans cette communauté remplit une fonction sociale !</p><p>Bien sûr, les relations en ligne ne remplacent pas complètement les relations en face à face. Rien ne peut remplacer un câlin, par exemple. Mais les jeux vidéo permettent d'avoir au moins quelques interactions avec les gens, même si ce n'est qu'à travers un écran.</p><p><strong>Combien de ces relations qui se développent avec les jeux se concrétisent dans la vie réelle ? Imaginez que ces communautés, et je veux dire généralement, en période pré-pandémique, aient aussi des événements et des moments où elles se rencontrent. Cela existe-t-il à grande échelle ?</strong></p><p>Oui, sans conteste ! Encore plus depuis la sortie de Pokemon Go il y a une dizaine d’années.  Il y a eu un grand boom de gens qui sont partis à la chasse aux Pokemon et ont rencontré d'autres joueurs.</p><p>Mais nous parlons de ce que la littérature scientifique appelle le changement de modalités, c'est-à-dire le fait de transférer des amis en ligne vers le monde hors ligne et des amis hors ligne vers le monde en ligne. La pandémie brouille d’ailleurs les frontières : mes amis hors ligne que je ne peux plus voir à cause de COVID-19, je peux leur donner rendez-vous dans mon village <em>Animal Crossing</em> !</p><p>De même, avant la pandémie, je rencontrais ces gens en ligne en jouant à <em>World of Warcraft</em>, puis j'allais à une grande conférence ou quelque événement consacré à World of Warcraft, et je rencontrais ces gens là-bas et je traînais avec eux pendant le week-end. Il y a donc beaucoup de croisements, surtout avec les jeux de réalité augmentée comme Pokemon Go qui ont vraiment changé la façon dont nous voyons ces relations.</p><p><strong>C'est intéressant. Ton septième thème concerne l'apprentissage, et en particulier l'apprentissage involontaire. Peux-tu m’expliquer ce que tu entends par là ?</strong></p><p>Oui. Ce chapitre a été inspiré par mon enfance, lorsque les jeux informatiques, l'apprentissage des jeux informatiques étaient des choses comme Math Blaster, qui étaient des équations sur un écran. La réalité, c’est que ce n’est pas très amusant. Personne ne veut jouer à ça !</p><p>Aujourd'hui, les jeux sont tellement plus beaux et immersifs et nous sommes capables d'apprendre beaucoup de choses sans le vouloir, ce qui signifie que les jeux ne sont pas développés pour nous apprendre des choses, mais que nous apprenons des choses malgré tout. Ainsi, par exemple, Civilization, qui est un jeu très populaire, permet d’apprendre plein de choses sur les puissants de ce monde, sur les merveilles du monde et sur l'urbanisme. Et ce jeu n'est même pas fait pour cela – ce sont juste les mécanismes du jeu ! On en ressort néanmoins plus fort et plus expert. Minecraft est du même acabit : on y apprend à gérer des ressources. Je le vois avec ma fille de six ans, qui joue à Minecraft et devient experte dans l’exploitation minière !</p><p><strong>C'est vraiment sans fin. Mais cela ne ressemble pas à l'apprentissage scolaire, et c'est pourquoi les parents le regardent parfois de travers. Ils recherchent des jeux éducatifs qui sont parfois mauvais, ennuyeux parce qu'ils sont très hiérarchisés, d'une manière qui n'est précisément pas amusante. Et c'est ce que tu voulais dire par “involontaire”, n’est-ce pas ? Les jeux où l'on apprend le plus ne sont probablement pas ceux que les parents penseront être les plus éducatifs ?</strong></p><p>C'est exact. Il y a un temps et un lieu pour les jeux d'orthographe par exemple, bien sûr. Ça convient si l’objectif est d’enseigner à l’enfant une compétence particulière.</p><p>Mais les parents ne réalisent pas tout ce qui peut être réellement appris dans Minecraft, par exemple. Minecraft est toujours l'exemple que je donne aux parents parce que je sens qu'il a une telle opportunité pour les enfants d'apprendre non seulement des compétences cognitives comme la rotation 3D, mais même juste des termes de vocabulaire. Tout cela est intégré dans le jeu et, pour eux, c’est amusant !</p><p>Ils sont motivés pour construire une grande maison dans Minecraft. Ils ne vont pas être motivés pour jouer à un jeu qui leur apprend sur les différents matériaux de construction en le lisant, de même que moi je ne veux pas jouer à un jeu avec des équations à l'écran. C'est vraiment ennuyeux. Mais si je sais qu'il me faut 15 pierres rouges pour construire tel élément et que je n'en ai que 10, j’en viens à la conclusion qu’il m’en faut cinq de plus. C’est ainsi qu’involontairement j’acquiers des nouvelles compétences.</p><p><strong>C’est un peu comme apprendre une langue. Tous les Européens qui ne parlent pas l'anglais et qui rejoignent ensuite une communauté pour jouer à un jeu où tout est en anglais sont très motivés pour apprendre, non pas pour le plaisir d'apprendre l'anglais, mais simplement parce que c'est la seule façon de jouer au jeu et d'interagir avec les autres.</strong></p><p>C'est un exemple parfait. Je vis au Canada maintenant et j'ai quelques voisins qui sont francophones, mais ils veulent que leurs enfants apprennent l'anglais. Et donc leur enfant joue beaucoup aux jeux vidéo et il peut parler et lire l'anglais grâce aux jeux vidéo.</p><p><strong>Tu as toi-même de jeunes enfants ! À quels jeux jouent-ils ?</strong></p><p>Ma fille de six ans aime beaucoup Minecraft. Elle y jouerait toute la journée si je la laissais faire. Je ne la laisse pas jouer toute la journée. Mon enfant de trois ans, lui, n’aime rien dans cet univers. J'essaie de lui faire jouer aux jeux de lettres de la rue Sésame ou juste des jeux de forme. Zéro intérêt. Donc, pour le moment, juste un. Qu'en est-il de tes enfants ? A quoi jouent tes enfants ?</p><p><strong>En fait, bizarrement, mes enfants ne jouent pas vraiment à des jeux vidéo. Non pas parce que je ne l'ai explicitement découragé, mais parce que je n'y connais pas grand chose. Cela ne m’a jamais été proposé dans ma propre enfance. Mon fils y jouerait probablement. D’ailleurs je l'ai proposé plusieurs fois, mais il y avait toujours un choix entre les Lego ou les jeux vidéo. Et il adore les Lego. Donc, en gros, il joue avec ses Lego (notamment Ninjago). C'est très similaire finalement. Je pense qu'il aurait le même plaisir à jouer à un jeu vidéo, mais il est tellement heureux avec ses Lego. Et si je lui demande ce qu'il veut ensuite, il me répond : "Je veux cette boîte de Lego". Alors c'est comme ça que ça s'est passé.</strong></p><p>Les enfants trouvent leur propre voix, n'est-ce pas ? On n’est pas obligé de tous aimer les jeux vidéo, mais, ceci dit, il existe de bons jeux vidéo Lego.</p><p><strong>Ah bon ?</strong></p><p>Oui, ils sont super mignons.</p><p><strong>Je vais me renseigner, ça pourrait l'intéresser. Quels sont les jeux que tu aimes, ceux que tu recommandes ?</strong></p><p>J'ai de jeunes enfants, donc je n'ai pas beaucoup de temps pour jouer. Je dirai qu'au cours de l'année dernière, j'ai beaucoup joué à <em>Animal Crossing</em>. J'ai aussi joué à <em>Stardew Valley</em>. Je n'aime pas les jeux où les gens me poursuivent. J'aime les jeux où je peux faire mes propres choses à mon propre rythme. C'est ce que j'ai le plus apprécié ces derniers temps.</p><p><strong>Et même parmi les jeux auxquels tu ne joues pas, quels sont ceux que tu recommanderais ?</strong></p><p><em>Animal Crossing</em> est un bon jeu pour tous les âges et la famille peut y jouer ensemble, ce qui est bien. Minecraft aussi, à tout âge. Mon enfant de six ans y joue. Et comme je l'ai dit, l’an dernier, mon voisin d'en face qui a douze ans a fait sa fête d'anniversaire virtuelles avec ses amis dans <em>Animal Crossing</em>.  Comme les possibilités sont infinies, ça s'adapte vraiment à tous les âges.</p><p>Je sais que <em>Fortnite</em> cartonne. <em>Among Us</em> aussi. Tout ce qui permet la collaboration entre amis. Bien sûr, je tiens à dire que les inconnus devraient toujours être sur le radar des parents quand les enfants jouent en ligne avec des personnes qu’ils ne connaissent pas. Mais pour beaucoup de ces jeux comme <em>Fortnite</em> et <em>Minecraft</em>, on peut avoir des groupes proches avec uniquement les personnes que les enfants connaissent déjà. C’est un bon point de départ. </p><p>Je ne sais pas si tu as déjà vu quelqu'un jouer à <em>Fortnite</em>. Je n'y joue pas parce que je n'ai pas la coordination pour cela. Mais c'est ahurissant de voir ce que certains de ces enfants peuvent faire. Je ne vais même pas essayer. C'est juste incroyable ce qu'ils font.</p><p><strong>C'est excellent. Je pense que ça fait une merveilleuse conclusion, à moins que tu aies autre chose à ajouter ? D’autres recommandations pour les parents ou les enfants, peut-être ?</strong></p><p>Si les parents veulent en savoir plus sur les effets sociaux, psychologiques, physiques des jeux, j'ai une <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC2wWdpJ8CQaulB44RLZ4gWw">chaîne YouTube appelée </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC2wWdpJ8CQaulB44RLZ4gWw"><em>Psychgeist</em></a> où je poste chaque semaine des vidéos. Donc si vous voulez en savoir plus sur la panique morale, par exemple, ou sur la dépendance aux jeux vidéo, j'ai des vidéos sur cette chaîne, et c'est une bonne ressource gratuite pour tous ceux qui recherchent des informations au sujet des jeux vidéo et de leurs effets.</p><p>Et puis n’oubliez pas que les jeux ne sont qu'un outil parmi d'autres dans la boîte à outils. Ce ne devrait pas être tout ce que vos enfants font. Je sais que nous sommes tous plus souvent assis devant des écrans et que la fatigue des yeux est un souci et la sédentarité aussi. Il est tout à fait naturel de s'inquiéter de ces choses-là. Sachez que probablement nos enfants s’en sortiront.</p><p><strong>C'est une excellente conclusion. Nous ajouterons </strong><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC2wWdpJ8CQaulB44RLZ4gWw"><strong>le lien vers ta chaîne YouTube</strong></a><strong> dans la newsletter, pour que tout le monde puisse y avoir accès. Merci beaucoup, Rachel. Passe un bon week-end. C'est encore le début de la journée pour toi alors qu’il fait déjà nuit ici en Europe.</strong></p><p>Merci beaucoup de m'avoir invitée.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/nouveau-depart-interview-rachel-kowert</link><guid isPermaLink="false">substack:post:33173395</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 03 Mar 2021 07:20:24 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/33173395/245531b7db6dec9a729cf2044c6ce808.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3145</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/33173395/d99081782d807fd95c013e9b6800b17c.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Merci mais non merci : j’ai choisi une carrière d’un autre genre]]></title><description><![CDATA[<p>Chaque lundi nous vous envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente. Cette semaine, l’Édito et l’interview (avec Céline Alix) se suivent dans la version audio 🎧</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur mon choix de fuir les “belles carrières” en entreprise <strong>👆</strong></p><p>* <strong>Céline Alix sur les femmes qui redessinent la réussite sociale</strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>C’est peu dire</strong> que <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/merci-non-merci-celine-alix-femmes-carriere?utm_content=buffer3389a&#38;utm_medium=social&#38;utm_source=linkedin&#38;utm_campaign=buffer">la lecture du livre de Céline Alix, </a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/merci-non-merci-celine-alix-femmes-carriere?utm_content=buffer3389a&#38;utm_medium=social&#38;utm_source=linkedin&#38;utm_campaign=buffer"><em>Merci mais non merci</em></a>, sorti chez Payot il y a quelques jours, m’a interpellée. La quatrième de couverture commence ainsi : <em>“Aux pratiques d’un autre temps en entreprise, les femmes répondent : merci mais non merci ! Et construisent d’autres horizons pour un monde du travail en quête de sens.” </em>J’aurais pu faire partie des femmes interviewées par Céline pour son livre. Au lieu de cela, c’est finalement moi qui l’ai interviewée ! Il n’y a pas de hasard ici.</p><p>Sortie d’HEC et promise à une “carrière classique” en entreprise, je me suis très vite heurtée à un malaise si profond au travail que j’ai plutôt choisi de devenir enseignante. J’ai alors passé les concours de la fonction publique et <a target="_blank" href="https://medium.com/switch-collective/le-switch-des-profs-f5656e5e02b9">suis devenue professeure à l’Éducation nationale</a>. Je sentais bien qu’aux yeux de mes amis et même de ma famille, cela constituait un échec, l’abandon même de l’idée de la “réussite” professionnelle : <em>“tu as fait HEC pour être prof ?” </em>me demandait-on parfois, non sans mépris. Cet “abandon”, on faisait mine de le trouver “admirable” mais on le mettait sur le compte d’un “manque d’ambition” supposément si féminin.</p><p>Ce choix n’était en rien un renoncement ni un manque d’ambition. D’ailleurs, passer le concours de l’agrégation demande beaucoup de discipline et un certain dépassement de soi. Enseignante, j’avais l’ambition de faire progresser mes étudiants, de leur insuffler de l’esprit critique, de les faire gagner en confiance en eux. Pour moi-même, j’avais l’ambition de continuer à apprendre, notamment en enseignant des nouveaux sujets (comme la politique américaine à Sciences Po). </p><p>Avant de créer mon entreprise autour du futur du travail, il y a maintenant six ans, je me suis d’abord sentie en situation d’échec. Je n’ai jamais été fichue de “tenir” dans le monde de l’entreprise. Ma courte carrière m’a fait “rater” en tant que commerciale en SSII puis, 15 ans plus tard, en tant que recruteuse dans une entreprise tech américaine. Ces deux entreprises étaient certes très différentes, mais dans les deux, je n’ai pas supporté d’être subordonnée, d’avoir à rendre des comptes tout le temps, de devoir faire des choses que je pensais absurdes.</p><p>Aujourd’hui, je gagne finalement mieux ma vie que lorsque j’étais salariée. J’y trouve des formes de reconnaissance plus grandes. Je me sens maîtresse de mes choix professionnels. Le travail indépendant n’est peut-être pas une solution magique car cela peut être long et difficile de créer une activité viable, mais c’est en tout cas pour moi un bonheur quotidien de ne pas devoir rendre des comptes sur la manière dont j’utilise mon temps. Je me sens libre aussi de développer des liens avec des femmes comme Céline, et d’autres qui accomplissent tant de belles choses en dehors des clous.</p><p>Dans son livre, Céline fait l’éloge du livre <a target="_blank" href="https://www.amazon.de/Femmes-courent-avec-loups-Litterature/dp/2253147850"><em>Femmes qui courent avec les loups : Histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage</em></a> de Clarissa Pinkola Estés où il est question des “femmes sauvages” trop souvent muselées par la société et la culture pour les faire entrer dans le moule réducteur des rôles assignés. Psychanalyste et conteuse passionnée par les mythes et légendes, Pinkola Estés propose dans son livre de <em>“retrouver cette part enfouie, pleine de vitalité et de générosité, vibrante…”</em></p><p>Quant à moi, j’ai toujours été hésitante à assumer <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/p/what-kind-of-feminist-are-you">un féminisme que j’assimile à une forme d’</a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/p/what-kind-of-feminist-are-you"><em>essentialisme</em></a>. Je ne pense pas que les femmes soient plus “sauvages” que les hommes, ni qu’elles soient naturellement plus prédisposées à préférer le sens du collectif. En revanche, nous autres femmes avons pris tellement cher dans un monde où nous sommes encore dominées économiquement, où nous sommes souvent harcelées et malmenées, que nous sommes nombreuses à avoir fait des expériences similaires. </p><p>Le monde de l’entreprise, comme celui de la politique, s’imposent à nous sans que nous ayons pu le façonner : il a été fait par des hommes avant l’arrivée de femmes sur le marché du travail. Les jeux de pouvoir, les codes de la réussite et le rapport au temps et à l’espace qui caractérisent aujourd’hui le monde du travail salarié traditionnel n’ont pas été inventés pour un monde mixte et inclusif. Alors oui, nous sommes nombreuses (et nombreux) à vouloir nous libérer de ces violences-là. </p><p>Si autrefois je n’assumais pas ma “préférence” pour les univers plus féminins pour des raisons philosophiques, aujourd’hui, je l’assume forte de deux décennies de “ressenti”. Nul besoin de théoriser cette préférence, il suffit de la vivre.</p><p>Merci, Céline, d’avoir si bien décrit ce que nous sommes nombreuses à avoir vécu ! Allez-tous écouter notre conversation sur ce phénomène que l’on pourrait qualifier de “quatrième vague féministe”.</p><p><strong>À la culture du présentéisme et au management toxique encore omniprésents dans les organisations traditionnelles, de plus en plus de femmes disent </strong><strong><em>“Merci mais non merci”</em></strong>. C’est le titre choisi par Céline Alix pour son livre consacré à ce phénomène de société que représente l”<em>opting out</em>” de nombreuses femmes par rapport à la définition traditionnelle de la réussite professionnelle. </p><p><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/p/career-women-the-french-vs-the-american">Chez les Américaines, l’</a><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/p/career-women-the-french-vs-the-american"><em>opting out</em></a><em>, </em>ce sont des femmes qui abandonnent de belles carrières pour revenir à la maison et s’occuper de leurs enfants. Les Françaises, elles, ne s’arrêtent pas de travailler (ou rarement). En revanche, lorsqu’elles refusent de <em>“rentrer dans le moule”</em>, c’est pour être libres au travail, créer leur propre entreprise, devenir freelances, travailler avec d’autres femmes selon des termes qui leur conviennent et avec des valeurs auxquelles elles peuvent s’identifier. </p><p><em>Dans leur ancienne vie professionnelle, les femmes que j’ai interrogées occupaient des postes de direction en entreprise (DRH, directrice juridique, artistique ou éditoriale, directrice du marketing, de la communication, du développement, de la stratégie, avec, pour certaines, un siège au conseil d’administration et/ou au comité exécutif), exerçaient des fonctions de managers dans des cabinets de conseil ou d’audit ou pratiquaient en tant qu’avocates d’affaire ou traders. Elles ont, en moyenne, passé douze ans dans leur première carrière avant d’en sortir.</em></p><p><em>(...) toutes ont poursuivi des études supérieures, intégré des professions prestigieuses et traditionnellement masculines, excellé dans leurs métiers et gravi les échelons, pour ensuite décider de s’arrêter là et de partir travailler autrement. Toutes sont sorties du moule. </em></p><p><em>(...) J’ai été surprise par la force avec laquelle les interviewées ont unanimement dénoncé ce qu’elles appelles “la politique” — ce que l’on se propose de définir comme le fait ou la volonté d’évoluer, de réussir et d’être performant dans son travail non sur la base de son seul mérite, mais au moyen de manoeuvres et stratagèmes d’influence (de la cooptation à l’intimidation en passant par le renvoi d’ascenseur) destinés à s’obtenir les faveurs de la hiérarchie…</em></p><p>Depuis 30 ans, la création d’entreprises par des femmes  (qu’il s’agisse de sociétés ou d’entreprises unipersonnelles) est en forte croissance. Elles n’étaient autrefois qu’une petite minorité des entrepreneurs mais aujourd’hui elles créent environ 40% des nouvelles entreprises en France. Elles sont également nombreuses à choisir le travail indépendant pour pouvoir travailler dans des conditions de liberté plus grandes. Quand elles restent salariées, elles choisissent des structures dont elles partagent les valeurs.</p><p>Loin de constituer un échec ou un abandon, le phénomène <em>“merci mais non merci”</em>, c’est celui de femmes pionnières qui inventent un monde du travail meilleur, de plus en plus désirable pour les femmes <em>et</em> les hommes. Ce <em>“nouvel écosystème”</em> décrit par Céline repose sur trois piliers : <strong>une approche sororale de la relation professionnelle</strong> où l’on n’a plus aucun complexe à soutenir et promouvoir d’autres femmes ; <strong>la redéfinition de l’espace et du temps de travail pour plus de liberté au quotidien</strong> ; et <strong>le choix du collectif dans l’exercice du pouvoir</strong> et l’expression de l’ambition.</p><p>En s’affranchissant d’un <em>“monde du travail périmé”</em> pour inventer le leur, ces femmes vont finalement plus loin que leurs aînées féministes. Nous en discutons avec Céline dans ce podcast.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambition-un-concept-dpass-"><strong>L’ambition : un concept dépassé ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/elle-a-quitt-son-comex-pour-une-startup"><strong>Elle a quitté son Comex pour une startup</strong></a> (conversation avec Bénédicte Tilloy)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sept-tendances-qui-rvlent-le-futur"><strong>Sept tendances qui révèlent le futur du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-france-rsiste-tant-au"><strong>Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-une-cole-de-code-fministe"><strong>Une école de code féministe</strong></a> (conversation avec Chloé Hermary)</p><p>⚡️ Tout comprendre sur la crise au Texas</p><p><em>Mardi 2 mars</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 consacré au Texas et aux coupures d’électricité auquel cet État américain a été confronté ces dernières semaines. </strong>Après des chutes de neige et une vague de froid sans précédent, une grande partie des Texans restent privés d’électricité et d’eau potable. Avec Nicolas, nous revenons sur l’histoire du Texas et toutes les manières dont cette histoire peut éclairer la situation de l'État aujourd'hui.</p><p>🕹 Laissez-nous jouer aux jeux vidéo !</p><p><em>Mercredi 3 mars</em> | <strong>Ma conversation avec psychologue Rachel Kowert, dans le cadre du podcast </strong><strong><em>Building Bridges. </em></strong>Cela fait des années qu’on accuse les jeux vidéo de tous les maux : selon les médias, ils nous rendraient stupides, violents, dépendants, asociaux et obèses. La réalité est beaucoup plus nuancée. En cette période de pandémie, il est temps de se tourner vers des experts du sujet, comme Rachel, pour prendre conscience des bienfaits des jeux vidéo.</p><p>🔥 Notre nouveau projet : <em>La flamme et le vent</em></p><p><em>Jeudi 4 mars</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 consacré à notre nouveau chantier : l’écriture d’un livre sur l’épanouissement du foyer à l’âge entrepreneurial</strong>, dont le titre provisoire est <em>La flamme et le vent</em>. Dans cette conversation liminaire, Nicolas et moi discutons de notre projet d’ouvrage et de notre vision de plusieurs sujets que nous souhaitons y couvrir : la réussite professionnelle, le logement, les finances du foyer, les dynamiques familiales et l’éducation des enfants comme de nous-mêmes.</p><p>🍖 La viande est-elle la nouvelle cigarette ?</p><p><strong>Nicolas et moi discutons de la montée en puissance du mouvement </strong><strong><em>vegan</em></strong><strong> et ce que cela révèle de la transition en cours. </strong>Pourquoi, exactement, est-il devenu plus “tendance” de manger moins de viande ? Comment l’activisme finit-il par converger avec les intérêts d’une nouvelle génération d’entreprises ? Que va devenir la consommation de viande à l’avenir ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-viande-est-elle-la-nouvelle-cigarette"><strong>La viande est-elle la nouvelle cigarette ?</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🇸🇪 IKEA : une entreprise en transition ?</p><p><strong>Nicolas et moi analysons Ikea, sa chaîne de valeur et les défis que cette entreprise mythique a dû relever ces dernières années pour continuer de dominer. </strong>Nous évoquons en particulier nos souvenirs d’enfance, la façon dont la consommation de meubles a changé depuis plusieurs décennies et la façon dont Ikea s’est repositionnée pour rester en position de force dans ce monde qui change.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ikea-une-entreprise-en-transition"><strong>IKEA : une entreprise en transition ?</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/merci-mais-non-merci-jai-choisi-une</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32776482</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 01 Mar 2021 05:30:51 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32776482/3cc90da13708c095dc9d3b86aa294239.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3660</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32776482/352d27d5b4f35060b2e11b16dee4e875.jpg"/></item><item><title><![CDATA[IKEA : une entreprise en transition ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧  de la semaine est consacré à une discussion sur IKEA, une entreprise en transition. </strong>Dans une économie plus numérique, comment l’entreprise d’origine suédoise se transforme-t-elle ? </p><p><strong>L’entreprise d’origine suédoise spécialisée dans la conception et la vente de meubles (et objets de décoration) à monter en kit est iconique et légendaire</strong>. Fondée en 1943 par Ingvar Kamprad, IKEA représente autant un phénomène du<em> retail</em> qu’un cas unique de stratégie d’entreprise et un phénomène culturel (la démocratisation du design). Depuis le succès du premier <em>showroom</em> / entrepôt près de Stockholm dans les années 1960, tout le monde occidental (et même une partie de l’Asie) s’est converti au savoir-vivre domestique suédois et aux prix imbattables des meubles à monter soi-même.</p><p>Alors que nous passons tellement plus de temps à la maison et investissons toujours plus pour aménager notre intérieur, <strong>IKEA fait pourtant face à des défis nouveaux</strong>. <a target="_blank" href="https://www.fastcompany.com/90547486/ikeas-e-commerce-was-already-pretty-bad-during-covid-19-it-absolutely-fell-apart">La pandémie ne lui a pas réussi</a>. Faute de pouvoir offrir une expérience d’achat sur internet vraiment fluide et facile, l’entreprise n’a pas connu la croissance des géants numériques comme Amazon. L’expérience d’achat d’IKEA reste encore largement dépendante de l’usage de l’automobile pour un voyage dans le monde périurbain.</p><p>IKEA fait face à plusieurs transitions en même temps : la montée des achats en ligne, le (relatif) désamour des urbains pour la voiture et les courses à la périphérie de la ville, la transition démographique et le déclin des familles nucléaires, et la demande croissante pour des meubles moins “jetables” dont l’impact environnemental serait moins élevé. Surtout, IKEA doit désormais envisager l’<em>unbundling</em> (la désagrégation) de ce qu’était son offre.</p><p><strong>IKEA est au croisement de nombre de transformations économiques et culturelles</strong>. Et tout laisse penser que, malgré les difficultés, l’entreprise a déjà amorcé au moins <strong>cinq grandes grandes transformations</strong> : </p><p>* Après 70 ans, IKEA a <a target="_blank" href="https://www.ladepeche.fr/2020/12/07/ikea-abandonne-son-celebre-catalogue-tire-a-200-millions-dexemplaires-dans-le-monde-9243694.php">annoncé abandonner officiellement l’impression de son célèbre catalogue</a>. Tiré jusqu’à 200 millions d’exemplaires chaque année, c’était l’un des documents les plus lus au monde – un objet fétiche de la grande consommation ! Mais 200 000 millions de catalogues, cela faisait beaucoup de papier dans un monde où l’on passe l’essentiel de son temps devant des écrans.</p><p>* Depuis 2014, <a target="_blank" href="https://www.lejdd.fr/Economie/pourquoi-ikea-choisit-desormais-de-simplanter-dans-les-centres-villes-3897977">IKEA cherche à être plus présente dans les centres-villes</a>, quitte à dissocier le showroom de l’entrepôt (<em>unbundling</em>, donc). Cette empreinte spatiale plus petite représente un nouveau concept, celui du <em>“studio de planification”</em> d’habitat urbain, censé séduire des nouvelles générations d’urbains sans voiture peu disposés à passer leur samedi dans la périphérie pour acheter des armoires et des étagères.</p><p>* Depuis quelques années, IKEA a étendu l’offre disponible directement sur Internet. Mais il n’existe <a target="_blank" href="https://uxdesign.cc/ikeas-shopping-experience-can-drive-us-to-despair-b19d82f0c54e">pas d’expérience unifiée de qualité</a>, car la structure complexe de l’entreprise (franchises) ne facilite pas les choses. Il faut généralement attendre 3 semaines pour se faire livrer des produits IKEA. Et l’expérience n’est pas fluide.</p><p>* <a target="_blank" href="https://techcrunch.com/2017/09/28/ikea-buys-taskrabbit/?guccounter=1&#38;guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlLmNvbS8&#38;guce_referrer_sig=AQAAAGd9zhi1GJFWCmbP_Tk-qymQyT8Ci8MXYRYeEUoglowlrAg4if0AzWkiDJb3ahI5oK2TySlx4c2KF-7P1ORv8dHQJ8h9v9v0w1Gq74LgcDemBWXZH15RR4Cdp9QRIu_798PZyWW5OVwDJhXvs76DySuAlAg77ywQVa2LY9BHE0S8">L’acquisition par IKEA de la plateforme de travail à la demande TaskRabbit</a> en 2017 a fait entrer IKEA dans la personnalisation et le futur du travail. L’expérience IKEA comprenait nécessairement le montage des meubles en kit. Cela faisait partie de l’expérience (et rendait certains consommateurs fous de joie). Mais de plus en plus, IKEA veut permettre des expériences diverses en permettant à ceux qui n’aiment pas monter leurs meubles de le faire faire par quelqu’un d’autre.</p><p>* L’un des plus grands défis pour IKEA, c’est celui qui vient des mouvements pour la protection de l’environnement et la défense de l’artisanat (et la fin du tout jetable). À elle seule, <a target="_blank" href="https://fivethirtyeight.com/features/the-weird-economics-of-ikea/">l’entreprise IKEA utilise plus d’1% de tout le bois produit sur la planète</a>. Peu d’entreprises symbolisent à ce point notre société de consommation. Les meubles étaient autrefois précieux et transmissibles (on héritait de l’armoire de sa grand-mère et du lit de son grand-oncle). Aujourd’hui, on achète et on jette. À la pointe des changements culturelles et des aspirations des consommateurs, IKEA a bien conscience de cela. C’est pour cela qu’on y parle autant de “soutenabilité” et de “sens”. C’est aussi pour cela qu’IKEA a <a target="_blank" href="https://www.elle.fr/Deco/News-tendances/IKEA-vient-d-ouvrir-son-premier-magasin-de-seconde-main-3892419">ouvert récemment des magasins de seconde main</a>...</p><p><em>L’enjeu est simple. Il s’agit de lutter contre la surconsommation et le gaspillage. Avec le commerce de l’occasion, IKEA s’inscrit dans une logique de développement durable qui n’est finalement pas nouvelle. Auparavant, la marque avait déjà fait savoir qu’elle comptait louer et recycler ses meubles à l’échelle internationale. Loin d’être un coup marketing, ouvrir des magasins de seconde main est un moyen pour l’enseigne d’atteindre ses objectifs. À savoir la réduction de son empreinte climatique globale de 70% en moyenne par produit d’ici 2030 (</em><a target="_blank" href="https://www.elle.fr/Deco/News-tendances/IKEA-vient-d-ouvrir-son-premier-magasin-de-seconde-main-3892419"><em>ELLE, novembre 2020</em></a><em>).</em></p><p>Laetitia et moi évoquons nos souvenirs et parlons des transitions d’IKEA sous l’angle de la stratégie d’entreprise et de la culture. Comme souvent quand il est question de commerce, le sujet nous inspire beaucoup !</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-et-commerce-se-transforment"><strong>Travail et commerce se transforment de concert</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/logement-tout-ce-qui-change-avec"><strong>Logement : tout ce qui change avec la pandémie</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/construire-plus-mieux-et-moins-cher"><strong>Construire plus, mieux et moins cher</strong></a> (conversation avec Pascal Chazal)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/jeff-bezos-sa-vie-son-oeuvre"><strong>Jeff Bezos : sa vie, son oeuvre</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/commerce-de-dtail-et-diffrences-culturelles"><strong>Commerce de détail et différences culturelles</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-vie-priurbaine"><strong>La vie périurbaine</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/ikea-une-entreprise-en-transition</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32772553</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 25 Feb 2021 05:30:30 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32772553/a347f5f3f8435899e6f1b693fda8f4cc.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2936</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32772553/1bd0a5e935c4bb72a6055bc7a183499d.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La viande est-elle la nouvelle cigarette ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧  de la semaine est consacré à une discussion sur la baisse de la consommation de viande en France, la popularité croissante du véganisme et végétarisme et leur impact sur l’industrie agro-alimentaire</strong>. La consommation de viande connaîtra-t-elle un jour le même destin que la cigarette ? </p><p><strong>Depuis plus de deux décennies, </strong><a target="_blank" href="https://www.vie-publique.fr/en-bref/273451-baisse-de-la-consommation-de-viande-quel-impact-sur-lagriculture"><strong>la consommation de viande baisse régulièrement en France</strong></a>, dans toute l’Europe, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Les considérations diététiques, sanitaires, environnementales et éthiques se rejoignent pour condamner la manière dont on produit et consomme de la viande. Le pourcentage de végétariens augmente un peu partout, la cuisine végétarienne et végétalienne est de plus en plus à la mode, les habitudes alimentaires s’individualisent et s’affirment comme autant de messages activistes ou identitaires.</p><p>La consommation de viande se transforme : <a target="_blank" href="https://www.ifop.com/publication/les-francais-et-la-consommation-de-viande-bio-2/">plus de bio</a>, moins de bœuf. La crise actuelle accélère cette transformation, <a target="_blank" href="https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/viande-de-boeuf-la-consommation-a-baisse-a-cause-du-confinement_4124457.html">en particulier concernant la consommation de bœuf</a>. Avec le confinement, la baisse de la consommation de steaks et burgers au restaurant ne sont pas compensés par une hausse de la consommation domestique.</p><p>C’est tout un secteur qui se développe autour des alternatives à la viande : substituts végétaux à la viande (notamment à base de légumineuses), réseaux, médias et livres de cuisine pour manger sans viande, viande de synthèse produite en laboratoire, ou encore protéines à base d’insectes… sont quelques-unes des offres aujourd’hui développées par de nouvelles entreprises.</p><p>Je me souviens avoir été très marquée par la lecture du livre <a target="_blank" href="https://www.amazon.com/Omnivores-Dilemma-Natural-History-Meals/dp/0143038583"><em>The Omnivore’s Dilemma</em></a> (<em>“le dilemme de l’omnivore”</em>) de Michael Pollan. Comme les cochons, nous autres humains pouvons manger et digérer à peu près n’importe quoi. Du coup, le choix de ce que nous mangeons est éminemment culturel. Les habitudes alimentaires et la cuisine sont même les éléments les plus visibles des différentes cultures. On affirme son identité culturelle (voire religieuse) avec ce qu’on mange.</p><p>Depuis vingt ans, le dilemme de l’omnivore se singularise toujours plus. Avec la révolution numérique, nous assistons à une individualisation de plus en plus forte de ces choix alimentaires. Alors que l’obésité continue d’augmenter (comme les maladies cardio-vasculaires), ces choix engendrent de plus en plus d’anxiété et de pathologies. Comme l’écrit Michael Pollan : </p><p><em>En tant que culture, nous semblons être arrivés à un point où toute la sagesse indigène que nous avons pu avoir autrefois sur l'alimentation a été remplacée par la confusion et l'anxiété. D'une manière ou d'une autre, cette chose des plus élémentaires – déterminer ce qu'il faut manger – en est venue à nécessiter une quantité remarquable d'expertise.</em></p><p>La viande est désormais au coeur du <em>“dilemme de l’omnivore”</em>. Cela se perçoit dans la popularité croissante du <em>“végétalisme intégral”</em> (ou <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9ganisme">véganisme</a>, un mode de vie qui consiste à ne consommer aucun produit d'origine animale au nom du refus de l’exploitation des animaux). Si les végétaliens restent encore très minoritaires, en revanche, les <em>“</em><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Flexitarisme"><em>flexitariens</em></a><em>”</em> (semi-végétariens) qui consomment végétalien de temps à autre sont de plus en plus nombreux. La consommation de viande est-elle condamnée à connaître le même destin que la cigarette ? </p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-viande-est-elle-la-nouvelle-cigarette</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32771753</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 23 Feb 2021 05:30:53 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32771753/6da027070dfae626d6c3d0009f435ed6.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3432</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32771753/413f2193ffb2539f3574fafdc6a2ac5d.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Un paradigme est une vision du monde]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Chaque lundi</strong> nous vous envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur les startups et les entreprises traditionnelles</p><p>* <strong>Bénédicte Tilloy sur son expérience des deux mondes</strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>On oppose souvent les entreprises traditionnelles aux startups.</strong> Les unes sont rigides, les autres sont agiles. Les unes sont centralisées, les autres distribuées. Les unes sont incapables de se réinventer tandis que les autres parviennent à innover en permanence. Pas étonnant que les startups finissent toujours par l’emporter !</p><p>La réalité, évidemment, est plus contrastée. Beaucoup de startups, au-delà des apparences, n’innovent pas tant que cela, et la façon de manager de leurs fondateurs n’est <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/management-toxique-startups">pas aussi décontractée et bienveillante qu’il y paraît</a>. Quant aux entreprises traditionnelles, il est un peu hâtif de les déclarer incapables d’innover. Beaucoup d’entre elles, de Lego à LVMH, en passant par Ikea (à laquelle nous consacrons un épisode de notre podcast “À deux voix” cette semaine 🎧) ont déjà su se réinventer plusieurs fois dans leur histoire.</p><p>Il faut donc y regarder de plus près. Une première observation, c’est que les startups et les entreprises traditionnelles n’en sont pas au même stade de développement. Cela explique une bonne partie des différences visibles de l’extérieur. Les entreprises traditionnelles sont souvent âgées de plusieurs décennies ; elles ne sont souvent plus dirigées par leurs fondateurs et se focalisent sur des enjeux d’optimisation, caractéristiques de leur grande taille, plutôt que sur des enjeux d’innovation. Les startups, quant à elles, sont, selon la définition de Steve Blank, des organisations précaires encore en quête de leur modèle d’affaire ; l’incertitude radicale à laquelle elles sont confrontées dans cette quête explique leur propension à innover !</p><p><strong>Au passage, on parle beaucoup des startups mais on parle moins de ce que les startups deviennent lorsqu’elles finissent par découvrir leur marché</strong> et à atteindre le stade de la maturité. On ne compte plus les considérations sur le fait que la décontraction et la propension à innover se perdent en route lorsque ces startups deviennent finalement des grandes entreprises. Les témoignages abondent à ce sujet, par exemple sur les cas de <a target="_blank" href="https://www.librarygirl.net/post/why-i-left-facebook">Facebook</a>, <a target="_blank" href="https://www.tbray.org/ongoing/When/202x/2020/04/29/Leaving-Amazon">Amazon</a>, <a target="_blank" href="https://www.susanjfowler.com/blog/2017/2/19/reflecting-on-one-very-strange-year-at-uber">Uber</a> ou <a target="_blank" href="https://medium.com/@steve.yegge/why-i-left-google-to-join-grab-86dfffc0be84">Google</a>.</p><p>Un autre élément à garder en tête, c’est que la différence entre les startups et entreprises numériques, d’une part, et les entreprises traditionnelles, d’autre part, ne tient pas tant à la substance de l’activité des entreprises de l’une et l’autre catégorie qu’à la <em>compréhension</em> de cette substance. Un paradigme, après tout, n’est qu’une <em>représentation du monde</em>. Et lorsque nous changeons de paradigme, comme lors du passage de l’économie fordiste à l’économie numérique, ce n’est pas tant le monde qui change que l’interprétation que nous en faisons ! Dès qu’un nouveau paradigme s’impose, nous voyons les choses différemment, sous un nouvel angle, et nous en tirons des conclusions différentes – comme à l’époque où le paradigme de la physique quantique a remplacé celui de la physique newtonienne.</p><p><strong>Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un débat théorique sur la meilleure interprétation du monde dans cette période de transition. </strong>Le fait qu’une interprétation du monde l’emporte sur une autre a, au contraire, des conséquences très concrètes. Une grande entreprise traditionnelle qui se croyait à l’abri de toute menace va trébucher puis s’effondrer faute d’avoir opté pour une interprétation de la situation de son marché en phase avec le paradigme de l’économie numérique. Des entreprises comme Kodak, Toys’R’Us et bien d’autres peuvent témoigner du prix à payer lorsqu’on commet une simple erreur d’interprétation de ce qui se passe du fait de la transition numérique.</p><p>Les conséquences sont encore plus visibles lorsqu’il s’agit non plus d’entreprises, mais de l’État. La plupart des individus, de nos jours, ont été transformés par leurs interactions avec des entreprises numériques. Ils considèrent, à juste titre, qu’il est normal d’être servi plus vite, pour moins cher et avec une qualité qui va croissant. Si les grandes entreprises numériques y parviennent, pourquoi pas les administrations publiques ? C’est particulièrement vrai en période de pandémie : nous n’en pouvons plus de la difficulté à accéder à l’information, des mesures uniformes, de l’impossibilité de personnaliser l’expérience quand il s’agit de prendre en charge les malades, de prescrire des mesures de précaution, d’organiser la vaccination.</p><p>Le prix à payer pour cette incapacité, de la part de l’administration, à offrir aux administrés une expérience de qualité exceptionnelle, c’est l’effondrement de la confiance. Mieux nous sommes servis par les startups et les entreprises numériques, moins nous comprenons l’incapacité de l’État à se hisser au même niveau s’agissant de la capacité à innover et à servir ses usagers.</p><p><strong>C’est pourquoi, dans cette période de pandémie, il est d’autant plus important d’écouter tous ceux qui ont fait l’expérience de ces deux univers</strong> : celui des startups mais aussi celui des organisations traditionnelles. C’est le cas de Bénédicte Tilloy, auteure du livre <a target="_blank" href="https://www.dunod.com/entreprise-economie/team-jour-ou-j-ai-quitte-mon-comex-pour-une-startup"><em>La Team. Le jour où j’ai quitté mon Comex pour une startup</em></a>, que Laetitia a interviewée la semaine dernière.</p><p>Je vous encourage à écouter leur échange, qui vous aidera à saisir les différences mais aussi les similitudes entre deux univers pas si éloignés l’un de l’autre – et, qui sait, vous donnera les clefs pour passer à l’action dans une période où il est temps de régler les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Bonne écoute !</p><p><strong>Bénédicte Tilloy, ex-dirigeante à la SNCF (elle a été DRH de SNCF Réseaux et patronne du Transilien), a décidé, un beau jour, de lâcher son Comex pour travailler dans une startup.</strong> Elle en a tiré un livre savoureux, <a target="_blank" href="https://www.dunod.com/entreprise-economie/team-jour-ou-j-ai-quitte-mon-comex-pour-une-startup"><em>La Team. Le jour où j’ai quitté mon Comex pour une startup</em></a>, paru chez Dunod en février 2021.</p><p>Et si on arrêtait d’opposer de manière binaire le monde des startups et celui des grands groupes ? En réalité, ils ont tant à apprendre l’un de l’autre. Bénédicte est bien placée pour créer des ponts entre les deux.</p><p><strong>Quitter le Comex d’une grande entreprise comme la SNCF pour une startup, ce n’est pas courant</strong>. En France, le parcours de <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9n%C3%A9dicte_Tilloy">Bénédicte Tilloy</a> est franchement unique. Au cours d’une carrière que l’on peut qualifier de “brillante” au sein de l’une des entreprises françaises les plus emblématiques, elle a forgé une expertise en matière de dialogue social et approfondi des réflexions de terrain sur la transformation d’un groupe, l’intelligence collective, la transition numérique et les limites du management vertical hérité du paradigme de l’industrie fordiste.</p><p>Quand elle a quitté la SNCF, elle a rejoint une jeune startup de la nouvelle économie où elle est restée deux ans. De ce choc des cultures et des générations est né un blog, puis le livre <em>La Team</em>, illustré de ces propres aquarelles. Récit cocasse et profond d’une “sage” qui connaît les deux mondes et sait se moquer d’elle-même. Organisé sous la forme d’une série à “saisons” avec des épisodes qui sont autant d’occasions de distiller des réflexions sur le management en startup et en grand groupe, la culture d’entreprise, ou encore le dialogue social…</p><p><em>Après 27 ans dans un grand groupe public à la culture très verticale, tout en haut de la pyramide, sur des jobs que l’on qualifiera d’exigeants, j’ai ressenti le besoin de passer à autre chose, de “rebooter” ma vie professionnelle, en quelque sorte. La vie des entrepreneurs me fascinait depuis longtemps, et je me disais souvent, que si j’avais 30 ou 20 ans de moins, j’aurais tenté l’aventure. À force de lire et d’entendre raconter la légende des startuppers et eu la chance de rencontrer ceux d’entre eux qui avaient particulièrement bien réussi, je m’étais fait un petit film dans ma tête. Certes, cela tenait beaucoup du fantasme, mais cela me permettrait de penser à autre chose pendant certaines trop longues réunions ou de calmer ma frustration de ne pas voir certains projets avancer au rythme où je l’aurais voulu : j’étais d’autant plus hardie dans mes élucubrations que j’étais loin de penser que l’occasion me serait donnée de me confronter à mes idées folles.</em></p><p>On a tort d’opposer les deux mondes de manière aussi simpliste qu’on a tendance à le faire. Sur le sujet du dialogue social, par exemple, les leçons que tirent Bénédicte sont nuancées. <em>“Le dialogue social n’est pas un truc ringard”</em>. <em>“Que l’entreprise soit grande ou petite, horizontale ou verticale, elle ne peut échapper aux moments de vérité auxquels les salariés choisissent de l’exposer.” </em>Les startups en tirent aujourd’hui <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/management-toxique-startups">les conséquences avec le mouvement #BalanceTaStartup</a>.</p><p><em>On voudrait que les grandes entreprises et les startups s’opposent en tout. On s’attendrait à ce que les premières aient le monopole des crises de sens et les secondes celui du bonheur au travail. La vérité, c’est que coexistent de part et</em><em>d’autre toutes les nuances. Il n’y a ni gentille petite startup, ni méchant grand groupe.</em></p><p>Dans cette interview, Bénédicte revient sur son parcours et ses expériences multiples, l’écriture de son livre et l’utilisation des aquarelles dans son travail, les ressources humaines, le management en startup et grand groupe, le sujet du dialogue social et aussi ses projets actuels.</p><p>🐄 La viande est-elle la nouvelle cigarette ?</p><p><em>Mardi 23 février</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la montée en puissance du mouvement </strong><strong><em>vegan</em></strong><strong> et ce que cela révèle de la transition en cours. </strong>Pourquoi, exactement, est-il devenu plus “tendance” de manger moins de viande ? Comment l’activisme finit-il par converger avec les intérêts d’une nouvelle génération d’entreprises ? Que va devenir la consommation de viande à l’avenir ? </p><p>📚 Merci mais non merci : la quatrième vague féministe</p><p><em>Mercredi 24 février</em> | <strong>Interview de Céline Alix 🎧 à propos de son livre </strong><strong><em>Merci mais non merci</em></strong><strong>. </strong>Ancienne avocate d’affaires qui a <em>“lâché”</em> sa carrière pour créer son entreprise de traduction juridique, Céline s’est penchée sur la <em>“quatrième vague du féminisme”</em> à l'œuvre aujourd’hui dans le monde du travail grâce à ces femmes qui s’affranchissent des codes masculins du pouvoir et de l’ambition.</p><p>🇸🇪 Ikea : une entreprise en transition ?</p><p><em>Jeudi 25 février</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur Ikea, sa chaîne de valeur et les défis que cette entreprise mythique a dû relever ces dernières années pour continuer de dominer. </strong>Laetitia et moi évoquons nos souvenirs d’enfance, la façon dont la consommation de meubles a changé depuis plusieurs décennies et la façon dont Ikea s’est repositionnée pour rester en position de force dans ce monde qui change.</p><p>🏪 Travail et commerce se transforment de concert</p><p>La montée du télétravail, la désagrégation du salariat traditionnel, la numérisation de certaines expériences de travail et la croissance exponentielle du commerce en ligne et des nouveaux modes de consommation sont liées. De quelles manières les changements du monde du travail influencent-ils le commerce et la distribution ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/travail-et-commerce-se-transforment"><strong>Travail et commerce se transforment de concert</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🦈 L’ambition : un concept dépassé ?</p><p>Quel est le sens de l’ambition dans le monde du travail aujourd’hui ? Est-ce un concept genré auquel les femmes ne s’identifient pas ? Est-ce un désir d’excellence qui prend des formes nouvelles là où on favorise le collectif ? Comme souvent, les mots ne sont pas neutres : ils portent un imaginaire chargé de culture et d’histoire.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambition-un-concept-dpass-"><strong>L’ambition : un concept dépassé ?</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/un-paradigme-est-une-vision-du-monde</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32776567</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 22 Feb 2021 05:30:57 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32776567/793ceaf3e7a701d83d0381decf46a8a6.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3547</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32776567/a572d03335c20d71d5fac189b49a12bf.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'ambition : un concept dépassé ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à une discussion sur le concept d’ambition et le fait qu’il se heurte à de nouvelles aspirations. </strong>Nous nous posons en particulier cette question : l’ambition est-elle neutre du point de vue du genre ?<strong> </strong></p><p><strong>L’idée de cette conversation est venue à Laetitia après la lecture du livre </strong><strong><em>Merci mais non merci</em></strong><strong> de Céline Alix</strong>, à propos duquel elle a écrit <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/merci-non-merci-celine-alix-femmes-carriere">cet article</a> pour <em>Welcome to the Jungle</em> intitulé “<a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/merci-non-merci-celine-alix-femmes-carriere">Pourquoi tant de femmes brillantes quittent les entreprises ?</a>” Dans ce livre (et l’article qui y est consacré), il est question de ces femmes “ambitieuses” qui ne se retrouvent pas dans la définition de l’ambition qui s’impose à elles quand elles réussissent à l’école.</p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/merci-non-merci-celine-alix-femmes-carriere"><em>Merci mais non merci</em></a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/merci-non-merci-celine-alix-femmes-carriere"> en dit long sur les maux du monde du travail</a> dans les organisations traditionnelles, où les codes, la culture et le pouvoir ont été historiquement définis par et pour les hommes, où les jeux politiques, le présentéisme, l’individualisme et le management toxique (sans parler du harcèlement) sont courants et usent les travailleurs / travailleuses. <strong>Ces femmes qui quittent leur poste ne sont pas tant des « lâcheuses » que des pionnières qui tentent d’offrir une autre définition de la carrière</strong>, plus éthique et responsable, et de l’organisation du travail, où les vies professionnelle et personnelle cohabitent de manière plus harmonieuse.</p><p><strong>On entend parfois que les femmes seraient “moins ambitieuses” que les hommes</strong>, voire qu’elles déplaceraient leur ambition du terrain professionnel au terrain familial et amoureux. Cette croyance sexiste passe à côté de l’essentiel : le concept d’ambition n’est pas neutre. Il véhicule un imaginaire autour de la réussite individuelle et du pouvoir qui se heurte à des valeurs plus collectives. </p><p><strong>L’ambition est un trait ambigu</strong>. Elle permet d’accomplir des grandes choses. Mais elle tourne vite à la vanité et l’égoïsme. Dans <a target="_blank" href="https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/ambition/2727">la définition du </a><a target="_blank" href="https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/ambition/2727"><em>Larousse</em></a>, on a immédiatement l’idée de l’excès :</p><p>Désir ardent de posséder quelque chose, de parvenir à (faire) quelque chose : <em>“Avoir l'ambition de réussir.”</em></p><p>Désir ardent de gloire, d'honneurs, de réussite sociale : <em>“Un homme dévoré d'ambition.”</em></p><p><strong>L’ambition est transgressive</strong>. Elle vous vaut la punition des dieux. Dans la mythologie grecque, l’<em>hubris </em>est cette ambition personnelle trop forte qui vous fait vouloir être l’égal des dieux.  Or les Grecs anciens avaient une morale de la mesure, de la modération et de la sobriété : il fallait savoir rester conscient de sa place dans l’univers (et de sa mortalité face aux dieux immortels). </p><p>Finalement, le problème n’est-il pas surtout que l’ambition est généralement pensée comme un trait individuel, empêchant ainsi une appropriation collective du concept ? Si tant de jeunes actifs rejettent l’ambition comme un concept dépassé et lui préfèrent les notions de <em>“sens”</em>, d’<em>“impact”</em> ou d’<em>“intelligence collective”, </em>c’est probablement pour cette raison. Puisque l’ambition renvoie à l’image d’un héros solitaire et génial (comme l’entrepreneur dans son garage), alors beaucoup ne s’y retrouvent pas.</p><p>Est-ce cela qui fait dire à Laetitia dans notre conversation qu’elle trouve que le concept <em>“fait très années 1980”</em> ? Ne faudrait-il pas redéfinir l’ambition plutôt que les femmes ? L’historienne <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Mary_Beard_(classicist)">Mary Beard</a> dit cela aussi quand elle appelle à une redéfinition du pouvoir :</p><p><em>Penser le pouvoir différemment, c’est le dissocier du prestige public, c’est penser de manière collaborative, à propos du pouvoir de ceux qui suivent et non seulement de ceux qui dirigent. C’est surtout penser le pouvoir en tant qu’attribut ou même en tant que verbe (to power), et non en tant que possession.</em> </p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/lambition-un-concept-dpass-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32539939</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 18 Feb 2021 05:31:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32539939/9abbda4130266a7a573dee81a6f12c9d.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3233</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32539939/bd7b963ca82bdbb933f4a2fc5a60657e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Elle a quitté son Comex pour une startup]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Cette édition vous donne accès en avant-première à la conversation que j’ai eue la semaine dernière avec Bénédicte Tilloy, ex-dirigeante à la SNCF (elle a été DRH de SNCF Réseaux et patronne du Transilien) qui a lâché son Comex pour travailler dans une startup. Elle en a tiré un livre savoureux, <a target="_blank" href="https://www.dunod.com/entreprise-economie/team-jour-ou-j-ai-quitte-mon-comex-pour-une-startup"><em>La Team. Le jour où j’ai quitté mon Comex pour une startup</em></a>, paru chez Dunod en février 2021.</p><p>Et si on arrêtait d’opposer de manière binaire le monde des startups et celui des grands groupes ? En réalité, ils ont tant à apprendre l’un de l’autre. Bénédicte est bien placée pour créer des ponts entre les deux.</p><p><strong>Quitter le Comex d’une grande entreprise comme la SNCF pour une startup, ce n’est pas courant</strong>. En France, le parcours de <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9n%C3%A9dicte_Tilloy">Bénédicte Tilloy</a> est franchement unique. Au cours d’une carrière que l’on peut qualifier de “brillante” au sein de l’une des entreprises françaises les plus emblématiques, elle a forgé une expertise en matière de dialogue social et approfondi des réflexions de terrain sur la transformation d’un groupe, l’intelligence collective, la transition numérique et les limites du management vertical hérité du paradigme de l’industrie fordiste.  </p><p>Quand elle a quitté la SNCF, elle a rejoint une jeune startup de la nouvelle économie où elle est restée deux ans. De ce choc des cultures et des générations est né un blog, puis le livre <em>La Team</em>, illustré de ces propres aquarelles. Récit cocasse et profond d’une “sage” qui connaît les deux mondes et sait se moquer d’elle-même. Organisé sous la forme d’une série à “saisons” avec des épisodes qui sont autant d’occasions de distiller des réflexions sur le management en startup et en grand groupe, la culture d’entreprise, ou encore le dialogue social…</p><p><em>Après 27 ans dans un grand groupe public à la culture très verticale, tout en haut de la pyramide, sur des jobs que l’on qualifiera d’exigeants, j’ai ressenti le besoin de passer à autre chose, de “rebooter” ma vie professionnelle, en quelque sorte. La vie des entrepreneurs me fascinait depuis longtemps, et je me disais souvent, que si j’avais 30 ou 20 ans de moins, j’aurais tenté l’aventure. À force de lire et d’entendre raconter la légende des startuppers et eu la chance de rencontrer ceux d’entre eux qui avaient particulièrement bien réussi, je m’étais fait un petit film dans ma tête. Certes, cela tenait beaucoup du fantasme, mais cela me permettrait de penser à autre chose pendant certaines trop longues réunions ou de calmer ma frustration de ne pas voir certains projets avancer au rythme où je l’aurais voulu : j’étais d’autant plus hardie dans mes élucubrations que j’étais loin de penser que l’occasion me serait donnée de me confronter à mes idées folles.</em></p><p>On a tort d’opposer les deux mondes de manière aussi simpliste qu’on a tendance à le faire. Sur le sujet du dialogue social, par exemple, les leçons que tirent Bénédicte sont nuancées. <em>“Le dialogue social n’est pas un truc ringard”</em>. <em>“Que l’entreprise soit grande ou petite, horizontale ou verticale, elle ne peut échapper aux moments de vérité auxquels les salariés choisissent de l’exposer.” </em>Les startups en tirent aujourd’hui <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/management-toxique-startups">les conséquences avec le mouvement #BalanceTaStartup</a>.</p><p><em>On voudrait que les grandes entreprises et les startups s’opposent en tout. On s’attendrait à ce que les premières aient le monopole des crises de sens et les secondes celui du bonheur au travail. La vérité, c’est que coexistent de part et</em><em>d’autre toutes les nuances. Il n’y a ni gentille petite startup, ni méchant grand groupe.</em></p><p>Dans cette interview, Bénédicte revient sur son parcours et ses expériences multiples, l’écriture de son livre et l’utilisation des aquarelles dans son travail, les ressources humaines, le management en startup et grand groupe, le sujet du dialogue social et aussi ses projets actuels.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/elle-a-quitt-son-comex-pour-une-startup</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32539757</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 17 Feb 2021 05:30:52 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32539757/6b44aca8f805c201cce09ed99ce4411c.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3230</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32539757/b9b851faa7103ae6d4dd0de996c79ba3.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Travail et commerce se transforment de concert]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré aux transformations du travail et du commerce.</strong></p><p><em>Quelles sont les transformations à l'œuvre dans le monde du travail ? Et quel est leur impact sur le monde du commerce de détail ?</em><strong><em> </em></strong></p><p><strong>La pandémie révèle et accélère une série de transformations sociales et économiques, parmi lesquelles la montée du télétravail</strong>, la désagrégation du salariat traditionnel, la numérisation de certaines expériences de travail, mais aussi la croissance exponentielle du commerce en ligne et des nouveaux modes de consommation. On a tendance à distinguer les transformations du travail et celles de la consommation et du commerce, comme elles n’étaient pas profondément liées.</p><p><strong>De plus en plus, les changements du monde du travail influencent le commerce et la distribution</strong>. (L’inverse est vrai aussi car les consommateurs voudraient être “acteurs”, les utilisateurs “travaillent” en produisant des données qui permettent aux entreprises de créer de la valeur et les recruteurs doivent adopter les méthodes du marketing pour améliorer leur “marque employeur”.)</p><p>* <strong>La croissance du télétravail provoque un déplacement de la consommation des espaces collectifs vers la sphère domestique. </strong></p><p>La montée du télétravail préexiste largement à la pandémie, mais cette dernière l’a accélérée de plusieurs années. Elle a aussi rendu visible ce que l’on refusait de voir : la sphère domestique est devenue le premier espace productif, loin devant les usines et les bureaux (c’est aussi le lieu de travail des travailleurs domestiques invisibles que sont les assistantes de vie, les nounous ou certaines femmes de ménage et prestataires de services).Un certain nombre des choses que l’on consommait sur son lieu de travail (papier toilette, repas dans les restaurants, fauteuils ergonomiques…) sont désormais consommées chez soi. Ce déplacement spatial transforme aussi ce que l’on consomme (moins de maquillage et de chaussures en cuir, plus de <em>hygge</em>).</p><p>La redistribution spatiale, la croissance des villes secondaires, et un relatif repeuplement de certaines zones rurales changent la donne pour les acteurs de la distribution. Ainsi, pour prendre l’exemple du Royaume-Uni où j’ai habité jusqu’au printemps 2020, les petits commerces de la City périclitent tandis que ceux de Hackney ou de Wembley gagnent des nouveaux clients (télétravailleurs qui passent plus de temps dans les quartiers résidentiels).</p><p>* <strong>La </strong><strong><em>gig economy</em></strong><strong> et la logistique du dernier kilomètre sont intimement liées.</strong></p><p>En matière de travail, le modèle des années 1960, c’était General Motors. Premier employeur américain, ce géant de l’automobile (comme tous ses concurrents) a profondément façonné le travail et imposé le modèle d’un contrat salarial vertueux où subordination et division du travail avaient pour contreparties sécurité de l’emploi, bonne retraite, assurance santé et syndicats puissants.Aujourd’hui, ce salariat traditionnel a beaucoup décliné. Les deux premiers employeurs américains sont Walmart et Amazon. En fait, si l’on regarde le travail plutôt que l’emploi, alors c’est Amazon qui est loin devant. Une armée d’entrepreneurs, de slashers, de “consommateurs” de travail éloignés de la sécurité d’un emploi salarié de type industriel fournit cette main-d'œuvre flexible et bon marché qui permet le développement de la logistique du dernier kilomètre.</p><p>C’est sur ce dernier modèle que la logistique du dernier kilomètre a connu l’essor que l’on connaît ces dernières années. Ce modèle de travail a provoqué une chute des coûts qui a permis ce “paradis du consommateur” où tout peut être livré à domicile à un prix très abordable. La plupart du temps, on en parle dans l’autre sens, comme Denis Pennel pour qui <em>Le paradis du consommateur est devenu l’enfer du travailleur</em> (2021) : “<em>Une nouvelle ère où le consommateur, devenu roi, impose aux entreprises de se réorganiser pour devenir plus agiles…”</em></p><p>* <strong>Notre soif d’artisanat transforme autant le travail que la consommation.</strong></p><p>David Graeber, l’anthropologue à qui on doit l’expression <em>b******t jobs</em> est décédé en 2020, mais ses idées trouvent encore plus d’écho pendant la crise actuelle. Face aux drames provoqués par la crise actuelle, aux dangers liés au réchauffement climatique, le désir des travailleurs d’avoir de « l’impact » au travail ne fait que prendre de l’ampleur. C’est aussi que la division du travail et la subordination n’ont plus rien d’attractif sans les contreparties fordistes qui y étaient associées (bon salaire, syndicats puissants…)</p><p>Les valeurs artisanales animent les transformations de l’organisation du travail et du management. L’artisanat, ce sont des principes et des valeurs qui vont au-delà de l’artisanat au sens strict : plus d’horizontalité (avec les outils numériques), de créativité (personnalisation), de responsabilité et d’autonomie au travail. On voudrait “réconcilier la tête et les mains”, faire soi-même. Et quand ce n’est pas au travail qu’on satisfait ce besoin, alors ça sera dans les loisirs. La quête des valeurs artisanales infuse le monde de la consommation. D’ailleurs les néo-artisans comptent bien sur les travailleurs urbains en quête de sens.</p><p>À bien des égards, l’année 2020 aura aussi été celle de l’activisme (anti-raciste, féministe, écologique) qui change les codes du monde de l’entreprise. On demande plus de transparence à son employeur (sur la diversité ou sur l’impact environnemental, par exemple). L’activisme du travailleur rejoint celui du consommateur et des nouvelles alliances seront imaginées demain qui ne laisseront pas intact le monde de la distribution. </p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/jeff-bezos-sa-vie-son-oeuvre"><strong>Jeff Bezos : sa vie, son oeuvre</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sept-tendances-qui-rvlent-le-futur"><strong>Sept tendances qui révèlent le futur du travail</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/commerce-de-dtail-et-diffrences-culturelles"><strong>Commerce de détail et différences culturelles</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-faire-carrire-aujourdhui"><strong>Qu’est-ce que “faire carrière” aujourd’hui ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-france-rsiste-tant-au"><strong>Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/travail-et-commerce-se-transforment</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32539720</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 16 Feb 2021 05:30:42 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32539720/1bd0a82ca8b236b110f0b0e5857eb747.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3407</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32539720/67b883bfaaa37f3f48b748d617b1098d.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Mettons du design dans nos services publics]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Chaque lundi</strong> nous vous envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur le design dans les services publics <strong>👆</strong></p><p>* <strong>Hilary Cottam sur la réinvention du contrat social</strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>La gestion de cette pandémie montre à quel point notre système de santé et notre protection sociale, héritages précieux du XXe siècle, sont encore gérés comme au siècle dernier</strong> : de manière standardisée et rigide. En temps de pandémie, la bureaucratie organisée comme il y a 70 ans fait des malheureux : les règles sont parfois perçues comme absurdes car elles font fi des situations particulières, des individus et des relations humaines qu’ils entretiennent dans des réseaux uniques ; et tout le monde sent intuitivement que l’on pourrait faire mieux. Qu’il s’agisse de soigner, de limiter la contagion, de soutenir économiquement ou encore de vacciner, on se heurte à toutes les limites d’une organisation pensée pour un autre monde.</p><p><strong>Les grands principes énoncés dans le fameux rapport </strong><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Beveridge"><strong>Beveridge</strong></a><strong>, publié en 1942, ont joué un rôle essentiel dans la construction des États-providence du XXe siècle</strong>, bien au-delà du Royaume-Uni qui l’a vu naître. Mais on pensait que ces services et protections ne pouvaient être démocratisées et généralisées qu’en niant (anonymisant) les individus et les relations humaines singulières qu’ils entretiennent dans leur famille et leur communauté. Sans doute y avait-il chez les travaillistes britanniques comme chez les communistes français qui ont inspiré notre Sécurité sociale, cette idée que les relations singulières sont quelque chose de fondamentalement <em>« injuste »</em>, comme le népotisme à l'œuvre dans la reproduction du pouvoir.</p><p><strong>La révolution numérique et le changement de paradigme qu’elle a provoqué doivent nous faire voir les choses autrement</strong>. Nous avons des problèmes nouveaux et des moyens nouveaux d’organiser les solutions pour les régler. Les moyens numériques permettent de personnaliser, d’apparier les individus par le biais des algorithmes devenus omniprésents. La <em>Toile</em> rend visibles les réseaux d’interactions qui nous soutiennent et nous définissent. </p><p>À certains égards, on pourrait dire qu’<a target="_blank" href="https://www.hilarycottam.com/">Hilary Cottam</a>, entrepreneuse sociale, designer et professeure à l’<a target="_blank" href="https://www.ucl.ac.uk/bartlett/public-purpose/">IIPP</a> (Institute for Innovation and Public Purpose) lancé par Mariana Mazzucato à UCL, poursuit le travail de Beveridge. Dans son livre <a target="_blank" href="https://www.amazon.com/Radical-Help-relationships-between-revolutionize/dp/0349009074"><em>Radical Help: How we can remake the relationships between us and revolutionise the welfare state</em></a> (2018), elle explique comment on pourrait aujourd’hui transformer l’éducation, la santé, les services sociaux en mettant à profit les communautés qui nous entourent, en « itérant » et adaptant de manière collective les différentes formes de soutien qui nous sont nécessaires « du berceau au tombeau ». Immergée dans différentes communautés, <strong>Hilary utilise les principes du design</strong> :</p><p><em>Mon travail concerne le design. Nous avons besoin de designer les choses autrement. </em><strong><em>En tant qu’êtres humains, nous ne pourrons pas construire de meilleurs systèmes de soutien si nous n’intégrons pas cette idée du toucher, par exemple</em></strong><em>. Lentement mais sûrement, nous avons réduit notre humanité au contenu économique. Ce que j’essaie de faire dans mon travail, c’est en quelque sorte de redévelopper un système autour d’êtres humains entiers. Nous nous épanouissons lorsque nous pouvons nous toucher, lorsque nous pouvons nous identifier les uns aux autres, lorsque nous avons le temps de jouer, d’aimer, de vivre. Et toutes ces choses doivent être repensées et réintégrées.</em></p><p><a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Design_thinking"><strong>La « démarche de conception par le design »</strong></a><strong> est bien connue du monde des startups</strong>. Popularisée à Stanford dès les années 1980, elle a provoqué des changements profonds dans notre manière de travailler. C’est autour de la personne de <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Rolf_Faste">Rolf Faste, professeur</a> à Stanford, que le design a conquis la Silicon Valley, autour de l’idée qu’il fallait résoudre les problèmes en partant de la perception des besoins de la personne dans son ensemble. Aujourd’hui, les ressources, livres et experts du sujet ne manquent pas. Il est temps de s’approprier cette démarche pour transformer nos services publics de manière à affronter les défis d’aujourd’hui et de demain. Hilary Cottam et l’IIPP sont des sources d’inspiration.</p><p>👉 <strong>Découvrez ci-dessous quelques extraits de la transcription en français de ma conversation avec Hilary.</strong> La <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-interview-hilary-cottam">transcription intégrale</a>, quant à elle, est réservée à nos abonnés. Et pour ceux qui souhaitent écouter la version originale en anglais, rendez-vous sur <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/what-we-need-to-flourish-in-this"><em>Building Bridges</em></a> !</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-interview-hilary-cottam"><strong>Comment réinventer notre contrat social ?</strong></a><strong> </strong>(transcription intégrale en français de l’interview de Hilary Cottam et note de lecture sur son ouvrage <em>Radical Help</em>)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ducation"><strong>Pandémie : les défis de l'école</strong></a> (conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pour-en-finir-avec-lopposition-publicpriv"><strong>Pour en finir avec l'opposition public/privé</strong></a> (conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-vision-de-lge-tue"><strong>Notre vision de l’âge tue</strong></a> (Édito par moi & extrait de l’interview d’Andrew Scott)<em>—accessible à tous.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/innover-dans-les-services-publics"><strong>Innover dans les services publics</strong></a> (interview de Sébastien Soriano)<em>—accessible à tous.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-mariana-mazzucato"><strong>L’État entrepreneur</strong></a> (transcription intégrale en français de notre interview de Mariana Mazzucato)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><strong>L’idée de base de ton livre </strong><strong><em>Radical Help</em></strong><strong>, c’est que pour repenser l'État-providence, il faut un nouveau modèle. Au cœur de cette nouvelle façon de penser se trouvent nos relations humaines et la force des communautés. La dynamique de changement est-elle plus forte maintenant ? </strong></p><p><em>Radical Help,</em> c’est l'histoire de 10 ans d'expérimentations et de recherche sur la façon dont nous pourrions concevoir un État providence du berceau à la tombe. Nous avons cet État providence conçu par William Beveridge dans l'après-guerre. D'une manière typiquement britannique, nous avons exporté notre modèle dans le monde entier. Et évidemment, en Allemagne, il est différent de celui de l'Italie, mais les grands principes de ces institutions et la façon dont elles fonctionnent dans le monde occidental sont assez similaires.</p><p>Ce cadre a complètement transformé la vie en Grande-Bretagne. Je suis convaincue depuis des décennies que ce système a atteint son terme. Il commençait déjà à s'effilocher. Et cela pour au moins trois raisons. Tout d'abord, nous sommes confrontés à des problèmes différents. Par exemple, l'adolescence comme concept, cela n'existait même pas quand notre Etat-providence a été conçu. Maintenant, nous savons grâce aux neurosciences que cette période est incroyablement importante pour le développement de millions de connexions neurales. Si quelque chose tourne mal dans la petite enfance, c'est une chance de se redévelopper. Mais en termes de soutien social, nous ne pensons pas du tout de cette manière car nos systèmes sont divisés par groupes d'âge rigides.</p><p>La première chose, c’est donc de comprendre que nous faisons face à des défis nouveaux, démographiques, écologiques de nature différente. Ce n'est pas seulement qu'ils n'ont pas été prévus, mais c’est aussi qu’il faudrait travailler avec les gens de manière différente. Il s'agit de travailler de manière relationnelle. Or nos services n'ont pas été conçus pour ça. </p><p>La deuxième chose, c'est le contexte culturel et technologique. Nous vivons une révolution technologique qui a tout changé, de la façon dont nous élevons nos enfants à la façon dont nous dormons, dont nous travaillons. Je suppose que l'élément critique ici, c’est que les systèmes de protection sociale ont été conçus autour de l’idée de la famille nucléaire blanche et celle que les femmes s'occupent des enfants. Donc tout l'édifice est construit sur cette idée que les soins aux enfants, aux personnes âgées, à la communauté se font sans rémunération, dans l’intimité. Or depuis 1960, il est en panne et maintenant il est en crise complète. </p><p>Et puis la troisième chose, c'est que les fondateurs de nos systèmes de protection sociale pensaient qu'ils allaient résoudre le problème de la pauvreté. En fait, la pauvreté est de retour. Elle est aiguë. Nos sociétés sont plus inégales qu'avant. Nous avons également constaté que la pauvreté aujourd'hui est autant une question de relations que d'argent. Nous avons besoin d'argent, mais nous avons besoin de relations sociales. Et nous avons particulièrement besoin des liens que les sciences sociales appellent "passerelles", ce genre de liens qui nous relient les uns aux autres. Les personnes que vous connaissez vont définir le type de travail que vous obtenez, si vous progressez au travail, quel type de soins de santé vous recevrez, qui prendra soin de vous à la fin de votre vie...</p><p>L'idée était donc de travailler dans les communautés pour développer de nouvelles formes de soutien aux familles, aux adolescents, au travail, à la santé, et ensuite de prendre soin des personnes âgées. Et <em>Radical Help</em> est vraiment l'histoire du travail que nous avons construit, qui a une vision très différente de la façon dont nous continuons à grandir et à nous développer tout au long de la vie. Je raconte ces histoires. Certaines des expérimentations dont il est question consistent à remanier  les services de l'État. D’autres sont en quelque sorte positionnées à l'extérieur de l'État.</p><p><strong>Et puis nous sommes confrontés aujourd’hui à une crise du toucher. Plus que jamais, il y a des gens qui ne sont jamais touchés (physiquement) par d’autres êtres humains. Cela n'était pas un problème au début du XXe siècle lorsque l'État-providence moderne a été conçu par Beveridge.</strong></p><p>Oui. Comme tu l’as dit, mon travail concerne le design. Nous avons besoin de designer les choses autrement. En tant qu'êtres humains, nous ne pourrons pas construire de meilleurs systèmes de soutien si nous n’intégrons pas cette idée du toucher, par exemple. Lentement mais sûrement, nous avons réduit notre humanité au contenu économique. Ce que j'essaie de faire dans mon travail, c'est en quelque sorte de redévelopper un système autour d’êtres humains entiers. Nous nous épanouissons lorsque nous pouvons nous toucher, lorsque nous pouvons nous identifier les uns aux autres, lorsque nous avons le temps de jouer, d'aimer, de vivre. Et toutes ces choses doivent être repensées et réintégrées.</p><p><strong>Peut-être que tu pourrais nous dire quelques mots sur ce personnage historique qu’était William Beveridge, parce que tu as écrit des pages fascinantes sur lui dans ton livre. Comment verrait-il les choses aujourd'hui ?</strong></p><p><a target="_blank" href="https://www.thebritishacademy.ac.uk/fellows/jose-harris-FBA/">Jose Harris</a> est la biographe de Beveridge et son travail est vraiment incroyable. Je ne fais que marcher sur ses pas. Je pense que ce qui est vraiment intéressant à propos de Beveridge, c'est que c’était un anti-conformiste. C'est une personne de famille aisée qui a fait des grandes études, étudié le latin et le grec à Oxford. Et puis sa première expérience a été d'aller travailler dans les colonies et à l'est de Londres.</p><p>Et grâce à cette expérience de terrain dans les années 1930, il a réalisé que sa conception du monde comportait des erreurs et d'énormes lacunes, et il a recommencé à réfléchir en commençant par la pratique. Et bien sûr, c'est très important pour moi, parce que mon propre travail commence par la pratique. Pour moi, les idées se forgent dans la pratique. </p><p>L'autre chose qui est vraiment importante chez lui, c'est qu'il avait cette très grande vision. Il se posait de grandes questions sur la façon dont tout le monde pouvait s'épanouir dans ce monde. Et dans mon travail, j'essaie aussi d'encourager les gens à lever les yeux et à poser ces grandes questions.</p><p>Nous avons commencé à parler de la pandémie, et c'est le moment de faire de même, non pas pour réfléchir à la manière de reconstruire en mieux ou de remettre les choses en place, mais vraiment de lever les yeux et se demander de quoi les gens ont besoin pour s'épanouir dans ce siècle. Comment y réfléchir ? </p><p>Beveridge était de son temps et il a pensé à des plans. Il pensait vraiment qu'il pouvait écrire un rapport avec une couverture bleu pâle et que tout le monde ferait exactement ce qu'il disait. Il pensait qu'il pouvait commander le changement. Nous savons que le changement ne peut plus se faire comme ça. Et aussi, il n'est pas adapté au genre de problèmes auxquels nous sommes confrontés. </p><p>Ce qui est intéressant avec Beveridge, c’est bien qu’il soit surtout célèbre pour son premier rapport, il en a en fait écrit d’autres. On lui en doit trois. Le deuxième portait sur le travail et le troisième sur l'action sociale. Il s'inquiétait beaucoup d'avoir laissé de côté les relations entre les gens et la communauté car c'est là que se trouve le pouvoir de la créativité, le pouvoir de la persuasion. Or personne n'a lu ce rapport. Mais c'est le point de départ de mon travail. En fait, j'ai écrit un manifeste Beveridge 4.0 : à la fois comme si c’était le 4ème rapport (après les 3 de Beveridge) et comme un clin d'œil à la technologie. Ce manifeste invite à partir du troisième rapport plutôt que du premier. Que pourrions-nous créer si on partait de là ?</p><p><strong>Beveridge a en quelque sorte changé d'avis. Il s'est dit qu’on passait à côté de quelque chose de très important en laissant de côté les relations humaines singulières et uniques dans le système. Mais pourquoi ces relations ont-elles été laissées de côté ? Pourquoi le système a-t-il été conçu pour être anonyme, essentiellement pour être complètement dépourvu de singularités ? </strong></p><p>Je pense que c'est pour deux raisons. D'abord, pour des raisons culturelles. Beveridge a travaillé avec les Webb à la LSE, et ils ont dit explicitement qu'ils ne faisaient pas confiance à l'homme de la rue, qu'il n'était qu'émotions et qu'il fallait ce genre de technocrate, de bureaucrate du gouvernement bien formé  parce qu’on ne pouvait pas faire confiance aux gens. Je pense donc qu'il y avait cette idée qu’il fallait toujours faire confiance aux professionnels. </p><p>Et puis la deuxième chose, c'est que la forme organisationnelle reflète la production. C'était le début de l'ère de la production de masse. Il y avait une idée que ces mêmes types de formes - très intégrées verticalement, du haut vers le bas, quelqu'un au sommet décide et le fait passer à travers 20 couches… C'était la façon normale de s'organiser. Ainsi, lorsqu'ils en sont venus à concevoir, par exemple, un système de santé, ils ont pensé à l'organiser exactement de la même manière. Cela ressemble complètement à une chaîne de production d'usine, n'est-ce pas ? On vous donne le numéro, on vous met sur un lit, vous passez à travers les services, comme si vous étiez dans une usine Ford. </p><p>Aujourd'hui, non seulement nous pensons différemment à l'ère des réseaux et du numérique, concernant la façon dont les choses peuvent être organisées. Mais nous constatons aussi que nos problèmes de santé, qui sont généralement des maladies chroniques (même en cette période de pandémie) ne peuvent pas être résolus dans ce genre d'usine.</p><p>Je dirais donc que cette façon de penser avait sa place à l'époque. Mais même à l'époque, Beveridge était plutôt libéral et il n'avait pas anticipé que l’aide aux chômeurs serait entièrement administrée par l’Etat. Il pendait que l’aide passerait par la société civile. Quand il a vu ça, il aurait dit : <em>"Tout cela, franchement, me fait froid dans le dos.”</em></p><p>Cela veut dire que dès le début, finalement, il s'inquiétait de laisser les individus en dehors du système. Mais je pense qu’il y avait aussi cette sorte de confiance dans la modernité, dans l’idée qu’il était possible de construire des systèmes qui allaient tout régler. Et c'est une chose à double tranchant, parce que cela leur a permis d'avoir cette grande vision audacieuse. Mais d'un autre côté, ce n'était pas très personnel. Et maintenant, nous devons trouver une nouvelle vision, une vision qui nous relie vraiment les uns aux autres, à notre cœur et à notre âme.</p><p><strong>Oui, cette vision, c’est celle d’une machine qui fonctionne parfaitement. Mais comme pour la production de masse, cela signifie que les gens doivent être des rouages (anonymes) de cette machine.</strong></p><p>Exactement. Et je pense que nous pouvons voir maintenant que cette machine a vraiment été conçue pour fonctionner avec des rouages. Donc le système d'apprentissage consiste à produire de bons engrenages. Le système de santé devait réparer les parties de notre corps pour que nous puissions continuer à être un rouage. Mais nous ne voulons plus de cette vie. Et de toute façon, si nous produisons des rouages, ces rouages ne seront pas adaptés au travail de demain. Il faut vraiment partir dans des directions différentes.</p><p>🏪 Travail et commerce se transforment de concert</p><p><em>Mardi 16 février</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur l’avenir du travail et du commerce. </strong>La montée du télétravail, la désagrégation du salariat traditionnel, la numérisation de certaines expériences de travail et la croissance exponentielle du commerce en ligne et des nouveaux modes de consommation sont liées. De quelles manières les changements du monde du travail influencent-ils le commerce et la distribution ?</p><p>📚 Elle a quitté son Comex pour une startup</p><p><em>Mercredi 17 février</em> | <strong>Interview de Bénédicte Tilloy 🎧 à propos de son livre </strong><strong><em>La Team. Le jour où j’ai quitté mon Comex pour une startup</em></strong><strong> (Dunod, 2021).</strong> Ex-dirigeante de la SNCF, Bénédicte a tout quitté pour rejoindre une startup. Avec un regard tendre et profondément intelligent, elle nous fait comprendre que le monde des startups et celui des grands groupes auraient beaucoup à apprendre l’un de l’autre. </p><p>🦈 L’ambition : un concept dépassé ?</p><p><em>Jeudi 18 février</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur le sens de l’ambition dans le monde du travail d’aujourd’hui.</strong> Est-ce un concept genré auquel les femmes ne s’identifient pas ? Est-ce un désir d’excellence qui prend des formes nouvelles là où on favorise le collectif ? Comme souvent, les mots ne sont pas neutres : ils portent un imaginaire chargé de culture et d’histoire.</p><p>💪 Jeff Bezos : sa vie, son oeuvre</p><p>Nicolas et moi discutons de la vie et du parcours de Jeff Bezos et faisons le bilan des 27 années qu’il a passées à la tête d’Amazon. Est-ce désormais le “deuxième jour” pour Amazon ? D’où vient Jeff Bezos ? Pourquoi Seattle ? Quel rôle a joué la crise des <em>dotcoms</em> dans l’histoire d’Amazon ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/jeff-bezos-sa-vie-son-oeuvre"><strong>Jeff Bezos : sa vie, son oeuvre</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>📚 Comment réinventer notre contrat social ?</p><p>Quelles formes devraient prendre les services publics pour répondre à des besoins qui ont évolué avec le temps ? Au Royaume-Uni qui a donné naissance à W. Beveridge et au NHS, l’État-providence s’est désagrégé, mais on trouve maintenant un renouveau de la réflexion sur le rôle de l’État et l’importance du design dans les services publics. </p><p>👉 Découvrez <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-interview-hilary-cottam"><strong>Comment réinventer notre contrat social ?</strong></a> <strong>(</strong>transcription intégrale en français de mon interview d’Hilary Cottam & note de lecture sur <em>Radical Help</em>)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🏫 Pandémie : les défis de l’école</p><p>Le système éducatif est mis à l’épreuve par la pandémie. Les confinements et les expérimentations forcées avec l’enseignement à distance ont révélé l’obsolescence de notre système éducatif. Comment pourrait-on mettre à profit la période actuelle pour le transformer ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ducation"><strong>Pandémie : les défis de l’école</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/mettons-du-design-dans-nos-services</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32538231</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 15 Feb 2021 05:30:03 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32538231/46cae68d6ae430b6a9487635f2c790ca.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>284</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32538231/f6b2387499ae93b8eec62eaff2f997f6.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comment réinventer notre contrat social ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Cette édition vous donne accès en exclusivité à la traduction en français de la conversation que j’ai eue il y a peu avec <a target="_blank" href="https://www.hilarycottam.com/">Hilary Cottam</a>, l’autrice du livre <a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/books/2019/jun/07/radical-help-hilary-cottam-review-revolutionise-welfare-state"><em>Radical Help: How We Can Remake the Relationships Between Us & Revolutionise the Welfare State</em></a> (2018), dont la lecture a profondément influencé ma propre réflexion sur l’avenir du travail (j’ai cité son ouvrage abondamment dans mon livre <a target="_blank" href="https://calmann-levy.fr/livre/du-labeur-louvrage-9782702165591"><em>Du labeur à l’ouvrage</em></a> en 2019). Nous nous sommes rencontrées à Londres cette année-là et sommes restées en contact depuis.</p><p><strong>Comment soutenir les travailleurs</strong> au XXIe siècle ? Quelles formes devraient prendre les services publics pour répondre à des besoins qui ont évolué avec le temps ? Le Royaume-Uni a donné naissance à William Beveridge et au NHS – à l’idée même d’un État-providence qui soutient les individus « du berceau au tombeau » (<em>from cradle to grave</em>). Au passage, c’est aussi l’un des pays où cet État-providence s’est désagrégé le plus vite. La pandémie a révélé à quel point cette désagrégation est allée loin : le pays bat des records en nombre de décès et en problèmes sociaux.</p><p>Mais c’est aussi là que l’on trouve aujourd’hui un renouveau salutaire de la réflexion sur le rôle  de l’Etat, l’importance du design dans les services publics, la réinvention des syndicats ou encore le futur du travail. On peut citer le travail de la <a target="_blank" href="https://www.thersa.org/">RSA</a> (<em>Royal Society of the Arts, Manufactures & Commerce</em>), une institution pluri-disciplinaire créée au XVIIIe siècle qui a compté Adam Smith, Karl Marx et Charles Dickens parmi ses membres. La RSA a créé il y a quelques années un laboratoire consacré au <a target="_blank" href="https://www.thersa.org/future-of-work"><em>future of work</em></a><em> </em>dont les travaux sont toujours passionnants (et dont je suis membre du comité consultatif). On peut citer aussi le plus récent <em>Institute for Innovation and Public Purpose</em> créé par Mariana Mazzucato à UCL. C’est avec Mazzucato que travaille Hilary Cottam.</p><p><strong>Hilary fait partie des personnes dont la réflexion et le travail m’inspirent le plus aujourd’hui. </strong>Elle a mis le design et l’expérience de terrain au coeur de son travail, de sorte qu’on pourrait sans doute la qualifier aussi d’entrepreneure. Titulaire d’un doctorat en sciences sociales (elle est incollable sur Beveridge) et professeure honoraire à l’IIPP, elle n’a de cesse de confronter la théorie et la pratique. C’est ce qui fait toute la richesse de son livre <em>Radical Help</em>. Ce livre passionnant a l’ambition d’expliquer comment nous pouvons redéfinir l'État-providence aujourd’hui.</p><p>L'État-providence tel qu’on l’a imaginé au siècle dernier a été révolutionnaire : il a permis à des centaines de milliers de personnes de sortir de la pauvreté, il leur a fourni un système de santé qui a contribué à augmenter la durée et la qualité de leur vie, un logement décent, une bonne éducation et la sécurité. Mais il est aujourd'hui en partie dépassé, explique Hilary. Il s'agit d'un système « de masse » coûteux qui gère les risques et les besoins de façon standardisée alors que l’on pourrait aujourd’hui faire les choses autrement. Surtout, le système nie les relations et les réseaux humains singuliers qui jouent le rôle le plus important dans la vie des gens.</p><p><strong>Aujourd'hui, nous sommes confrontés à de nouveaux défis. </strong>Nos ressources ont changé. Il faudrait pouvoir utiliser les principes du design pour mettre à jour nos services, et mieux assurer la collaboration des systèmes publics, privés, domestiques et communautaires pour faire face à ces défis. Hilary Cottam présente dans son livre cinq “Expériences de terrain” pour illustrer la manière dont le design fait la différence et dont on peut faire levier des relations singulières qui entourent les individus.</p><p>Hilary commence son récit dans un lotissement de Swindon où les familles qui ont passé des années à être connues des services sociaux sans que leur situation ne s’améliore jamais sont (enfin) aidées à concevoir leur propre voie de sortie. Puis elle évoque l’expérience qu’elle a faite avec des jeunes pour les aider à établir de nouveaux liens – avec des résultats remarquables. La troisième expérience concerne les soins de santé. La quatrième, le monde du travail. Et la dernière, le soutien aux personnes âgées. Dans les cinq expériences, la communauté et les individus (<em>bottom up</em>) travaillent main dans la main avec des professionnels pour imaginer les solutions pour régler leurs problèmes.</p><p><strong>Au cœur du « design » d’Hilary, il y a les relations humaines. </strong>Cette crise que nous traversons actuellement en montre (cruellement) le caractère essentiel. Sans les familles, les communautés et les relations singulières nouées par les individus, il est impossible de développer les capacités essentielles dont nous avons besoin pour nous épanouir. <em>Radical Help</em> décrit les principes qui sous-tendent l'approche qui permet de relever les défis de la transition. Elle est audacieuse – et pratique. <em>Radical Help</em> offre une vision nouvelle, une approche qui peut nous permettre d’être soutenus à nouveau, du berceau à la tombe.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/what-we-need-to-flourish-in-this">What we need to flourish in this century</a> (interview intégrale en anglais de Hilary Cottam dans <em>Building Bridges</em>)</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pour-en-finir-avec-lopposition-publicpriv">Pour en finir avec l’opposition public/privé</a> (conversation “À deux voix”)</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-mariana-mazzucato">L’État entrepreneur</a> (interview de Mariana Mazzucato)</p><p><strong>Bonjour à tous. Je suis Laetitia Vitaud, la fondatrice du podcast </strong><strong><em>Building Bridges</em></strong><strong>. Pour cet épisode, je suis très heureuse d'accueillir Hilary Cottam, une penseuse, une designer et entrepreneure sociale qui a imaginé de nouveaux systèmes pour transformer radicalement l'État-providence britannique. L'année dernière, elle a reçu un OBE, un prix de l'Ordre de l'Empire britannique, pour son travail sur l'avenir de l'État-providence. Son livre, </strong><strong><em>Radical Help: How We Can Remake the Relationships Between US and Revolutionise the Welfare State</em></strong><strong>, a été publié en 2018. </strong></p><p><strong>Hilary est également professeure à l'</strong><a target="_blank" href="https://www.ucl.ac.uk/bartlett/public-purpose/"><strong><em>Institute for Innovation and Public Purpose</em></strong></a><strong> (IIPP) avec Mariana Mazzucato que j'ai interviewée pour ce podcast il y a quelques semaines. Merci, Hilary, d’avoir accepté mon invitation.  </strong></p><p>Merci, Laetitia, je suis heureuse de passer ce moment avec toi. J’ai vraiment hâte d'avoir cette conversation avec toi.</p><p><strong>Moi aussi. J'ai beaucoup de questions à te poser car cette pandémie semble avoir rendu ton travail encore plus pertinent qu'il ne l'était déjà. Mais commençons par une question un peu personnelle. La dernière fois que nous nous sommes rencontrées, c'était en mars 2020, au début de la pandémie. Et je me souviens que nous étions déjà inquiètes toutes les deux de l’évolution de la pandémie. Cela fait donc environ dix mois. C’est curieux comme c’est devenu difficile d’appréhender le temps correctement.</strong></p><p>Oui, exactement. Il y a une distorsion constante dans la façon dont nous percevons le temps.</p><p><strong>Alors comment as-tu vécu ces dix mois qui ont suivi notre rencontre, qui ont été si bizarres et/ou douloureux pour beaucoup de gens ? Comment s’est passée l’année 2020 pour toi ?</strong></p><p>Parce que le temps a été si étrange, il est assez difficile de faire ce travail mental de revenir en arrière. Oui, nous avons eu ce dîner. C’est comme si ce monde avait complètement disparu. Sur le plan pratique, c'était difficile. Mon nouveau travail est un travail pour préparer l’avenir mais je n'ai pas pu poursuivre mes recherches actuelles, qui doivent se dérouler dans des comités aux côtés de travailleurs de toutes sortes.</p><p>Je n'ai pas pu le faire. Alors, ça a été dur. Presque du jour au lendemain, tout a basculé sur le plan professionnel, parce que, comme tu dis, les idées contenues dans le livre <em>Radical Help</em> sont devenues plus personnelles. Les gens sont venus me voir en me disant : <em>"Pouvez-vous m'aider à faire ça maintenant ?”</em> Cela m'a soudain semblé moins radical et plus urgent, je pense. Et ça a été si étrange aussi parce que ceux d'entre nous qui ont de l’espace (maison, jardin) ont réalisé à quel point nous avons de la chance de pouvoir nous débrouiller.</p><p>J'ai fait beaucoup de jardinage. J'ai fait pousser beaucoup de légumes, même si c'est beaucoup plus difficile. Comme tu le sais en me lisant, je suis quelqu'un qui pense que nous vivons un véritable changement de paradigme. Nous sommes confrontés à une catastrophe écologique. Nous devons donner à la révolution technologique de nouvelles formes. Et j'ai été tellement inquiète de toutes ces choses, c'est presque comme si je m'attendais à ce que quelque chose de terrible se produise.</p><p>J'ai lu que certaines personnes qui ont des problèmes de santé mentale se sont en fait senties beaucoup plus calmes parce que tout le monde est soudain dans le même bateau. Il y a quelque chose de cet ordre qui s’est joué chez moi aussi : tout ce qui m’inquiète et ce dont je parle depuis des années est soudain devenu visible. Pour moi, ce n'est que la première d'une série de choses qui vont nous frapper qui et soudain deviendront visibles.</p><p><strong>Il est étrange qu'une catastrophe puisse soudain nous rendre plus calmes d'une certaine manière.</strong></p><p>Oui, c'est vrai. Bien sûr, au début, je pensais qu'en septembre - je ne sais pas pourquoi je pensais cela - mais je pensais qu'en septembre j'aurais repris mes recherches. Eh bien non. Nous avons dû apprendre à être plus zen en quelque sorte.</p><p><strong>As-tu réussi à vivre dans le moment présent ?</strong></p><p>Cela a été dur pour toute la famille. J'ai une fille adolescente. C'est très dur pour cette tranche d'âge d'être à la maison sans ses amis. Mon mari travaille “en première ligne” dans les services de santé mentale et il travaille avec les familles qui essaient de survivre à cette crise. Il est à côté. Ils l'appellent en ce moment même. Ce genre d'inégalité flagrante que nous avons tous vue est angoissante. Mais je me sens fondamentalement privilégiée.</p><p><strong>C'est intéressant ce que tu dis à propos de ta fille adolescente, parce que j'en ai une aussi, et en fait à cet âge, il s'agit de construire des relations. Et ces relations t’aident à construire ton identité et à devenir ce que tu veux devenir. Et cela a été particulièrement difficile pour les jeunes. Au début, on a plus parlé des personnes âgées que des jeunes et en particulier des adolescents.</strong></p><p><strong>Cela m'amène à ton livre, </strong><strong><em>Radical Help</em></strong><strong>, car l'idée de base de ce livre est que pour repenser l'État-providence, il faut un nouveau modèle. Et au cœur de cette nouvelle façon de penser se trouvent nos liens et nos relations humaines et la force des communautés. Tous ces éléments ont été remis en question cette année. Alors peut-être peux-tu expliquer aux auditeurs de ce podcast ce qu'est cette aide radicale ? Quelle est cette vision de ce que pourrait être l'État-providence ? Comment 2020 t’a amenée à réévaluer tout cela ? La dynamique de changement est-elle plus forte maintenant ? </strong></p><p><em>Radical Help,</em> c’est l'histoire de 10 ans d'expérimentation et de recherche sur la façon dont nous pourrions concevoir un État providence du berceau à la tombe. Nous avons cet État providence conçu par William Beveridge dans l'après-guerre. D'une manière typiquement britannique, nous avons exporté notre modèle dans le monde entier. Et évidemment, en Allemagne, il est différent de celui de l'Italie, mais les grands principes de ces institutions et la façon dont elles fonctionnent dans le monde occidental sont assez similaires.</p><p>Ce cadre a complètement transformé la vie en Grande-Bretagne, par le biais du <em>New Deal</em> aux États-Unis. Je suis convaincue depuis des décennies que ce système a atteint son terme. Il commençait déjà à s'effilocher. Et cela pour au moins trois raisons. </p><p>Tout d'abord, nous sommes confrontés à des problèmes très différents. Nous parlions de nos filles adolescentes. Mais par exemple, l'adolescence comme concept, cela n'existait même pas quand notre Etat-providence a été conçu. Maintenant, nous savons grâce aux neurosciences que cette période entre 14 et 20 ans est incroyablement importante pour le développement de milliers, probablement des millions de connexions neurales. Si quelque chose tourne mal dans notre petite enfance, c'est une chance de se redévelopper. Mais en termes de soutien social, nous ne pensons pas du tout de cette manière parce que nos systèmes étaient divisés par groupes d'âge et besoins.</p><p>La première chose, c’est donc de comprendre que nous avons des défis nouveaux, démographiques, écologiques, qui sont de nature différente. Ce n'est pas seulement qu'ils n'ont pas été prévus, mais c’est aussi qu’il faudrait travailler avec les gens de manière différente. Il s'agit de travailler de manière relationnelle avec les gens. Encore une fois, ces services n'ont pas été conçus pour ça. </p><p>La deuxième chose, c'est le contexte culturel et technologique. Nous vivons une révolution technologique qui a tout changé, de la façon dont nous élevons nos enfants à la façon dont nous dormons, dont nous travaillons. Je suppose que l'élément critique ici, c’est que les systèmes de protection sociale ont été conçus autour de l’idée de la famille nucléaire blanche et celle que les femmes s'occupent des enfants. Donc tout l'édifice est construit sur cette idée que les soins aux enfants, aux personnes âgées, à la communauté se font sans rémunération, dans l’intimité. Or depuis 1960, il est en panne et maintenant il est en crise complète. </p><p>Et puis la troisième chose, c'est que les fondateurs de nos systèmes de protection sociale pensaient qu'ils allaient résoudre le problème de la pauvreté. En fait, la pauvreté est de retour. Elle est aiguë. Nos sociétés sont plus inégales qu'avant. Nous avons également constaté que la pauvreté aujourd'hui est autant une question de relations que d'argent. Nous avons besoin d'argent, mais nous avons besoin de relations sociales. Et nous avons particulièrement besoin des liens que les sciences sociales appellent "passerelles", ce genre de liens qui nous relient les uns aux autres. Les personnes que vous connaissez vont définir le type de travail que vous obtenez, si vous progressez au travail, quel type de soins de santé vous recevrez, qui prendra soin de vous à la fin de votre vie...</p><p>L'idée était donc de travailler dans les communautés pour développer de nouvelles formes de soutien aux familles, aux adolescents, au travail, à la santé, et ensuite de prendre soin des personnes âgées. Et <em>Radical Help</em> est vraiment l'histoire du travail que nous avons construit, qui a une vision très différente de la façon dont nous continuons à grandir et à nous développer tout au long de la vie. Je raconte ces histoires. Certaines des expérimentations dont il est question consistent à remanier  les services de l'État. D’autres sont en quelque sorte positionnées à l'extérieur de l'État.</p><p><strong>Cela nous renseigne aussi sur les problèmes particuliers auxquels nous sommes confrontés dans le domaine de la culture.</strong></p><p><strong>Et je ne me souviens pas qui a dit que nous sommes confrontés aujourd’hui à une crise du toucher. Plus que jamais, il y a des gens qui ne sont jamais touchés par un autre être humain. Touchés physiquement. Et ce n'était pas un problème au début du XXe siècle, lorsque l'État-providence moderne a été conçu par Beveridge et d'autres.</strong></p><p>Oui, c'est intéressant parce qu'il y a deux façons de parler de ce à quoi cela ressemble en pratique. Comme tu l’as dit, mon travail concerne le design. Nous avons besoin de designer les choses autrement. En tant qu'êtres humains, nous ne pourrons pas construire de meilleurs systèmes de soutien si nous n’intégrons pas cette idée du toucher, par exemple. Lentement mais sûrement, nous avons réduit notre humanité au contenu économique. Ce que j'essaie de faire dans mon travail, c'est en quelque sorte de redévelopper un système autour d’êtres humains entiers. Nous nous épanouissons lorsque nous pouvons nous toucher, lorsque nous pouvons nous identifier les uns aux autres, lorsque nous avons le temps de jouer, d'aimer, de vivre. Et toutes ces choses doivent être repensées et réintégrées.</p><p><strong>Tu as mentionné Beveridge à l’instant. William Beveridge, en tant que personnage historique, est en fait célèbre dans le monde entier, du moins en Europe. Et même dans les écoles et les universités françaises, je me souviens avoir eu des cours, où on nous parlait de Beveridge et Bismarck et bien sûr, des deux systèmes de protection sociale. Beaucoup de gens qui pensent à l'État-providence connaissent son nom.</strong></p><p><strong>Peut-être que tu pourrais nous dire quelques mots sur ce personnage historique, parce que tu as écrit des pages fascinantes sur lui dans ton livre, et tu sembles être une experte sur Beveridge, y compris sur l'homme lui-même, et la façon dont il verrait peut-être les choses différemment aujourd'hui.</strong></p><p><strong>Il y a cette citation que tu as mentionnée : </strong><strong><em>"Un moment révolutionnaire dans l'histoire du monde est un moment de révolutions, pas de rafistolage"</em></strong><strong>. C'est quelque chose qu'il a dit avant la création de l'État-providence moderne. En quoi cela s'applique-t-il aujourd'hui ? Que pourrait nous apprendre Beveridge aujourd'hui ? Parce qu'il est peut-être plus moderne qu’on ne le pense.</strong></p><p>C'est intéressant. <a target="_blank" href="https://www.thebritishacademy.ac.uk/fellows/jose-harris-FBA/">Jose Harris</a> est la biographe de Beveridge et son travail est vraiment incroyable. Je ne fais que marcher sur ses pas. Je pense que ce qui est vraiment intéressant à propos de Beveridge, c'est qu'il est un non-conformiste. C'est une personne de la classe supérieure qui a fait des grandes études, étudié le latin et le grec à Oxford. Et puis sa première expérience a été d'aller travailler dans les colonies et à  l'est de Londres.</p><p>Et grâce à cette expérience de terrain dans les années 1930, il a réalisé que sa conception du monde comportait des erreurs et d'énormes lacunes, et il a recommencé à réfléchir en commençant par la pratique. Et bien sûr, c'est très important pour moi, parce que mon propre travail commence par la pratique et tout part de là. Pour moi, les idées se forgent dans la pratique. </p><p>Bien sûr, l'État-providence était en gestation depuis des décennies, et les premières protections contre le chômage ont été élaborées dans les années 1930 dans l'East End, mais ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale qu'elles sont devenues réalité. </p><p>L'autre chose qui est vraiment importante chez lui, c'est qu'il avait cette très grande vision. Il se posait de grandes questions sur la façon dont tout le monde pouvait s'épanouir dans ce monde. Et dans mon travail, j'essaie aussi d'encourager les gens à lever les yeux et à poser ces grandes questions.</p><p>Nous avons commencé à parler de la pandémie, et c'est le moment de faire de même, non pas pour réfléchir à la manière de reconstruire en mieux ou de remettre les choses en place, mais vraiment de lever les yeux et se demander de quoi les gens ont besoin pour s'épanouir dans ce siècle. Comment y réfléchir ? </p><p>Beveridge était de son temps et il a pensé à des plans. Il pensait vraiment qu'il pouvait écrire un rapport avec une couverture bleu pâle et que tout le monde ferait exactement ce qu'il disait. Il pensait qu'il pouvait commander le changement. Nous savons que le changement ne peut plus se faire comme ça. Et aussi, il n'est pas adapté au genre de problèmes auxquels nous sommes confrontés. </p><p>Ce qui est intéressant avec Beveridge, c’est bien qu’il soit surtout célèbre pour son premier rapport, il en a en fait écrit d’autres. On lui en doit trois. Le deuxième portait sur le travail et le troisième sur l'action sociale. Il s'inquiétait beaucoup d'avoir laissé de côté les relations entre les gens et la communauté car c'est là que se trouve le pouvoir de la créativité, le pouvoir de la persuasion. Or personne n'a lu ce rapport. Mais c'est le point de départ de mon travail. En fait, j'ai écrit un manifeste Beveridge 4.0 : à la fois comme si c’était le 4ème rapport (après les 3 de Beveridge) et comme un clin d'œil à la technologie. Ce manifeste invite à partir du troisième rapport plutôt que du premier. Que pourrions-nous créer si on partait de là ?</p><p><strong>Donc Beveridge a en quelque sorte changé d'avis, et il s'est dit : </strong><strong><em>"J'ai raté quelque chose. J'ai manqué quelque chose de très important en laissant de côté les relations humaines singulières et uniques dans le système"</em></strong><strong>. Mais pourquoi ces relations ont-elles été laissées de côté au départ ? Pourquoi le système a-t-il été conçu pour être anonyme, essentiellement pour être complètement dépourvu de singularités ? Pourquoi a-t-il conçu le système comme cela ?</strong></p><p>C’est une très bonne question. Personne ne pose jamais cette question. Je pense que c'est pour deux raisons. D'abord, pour des raisons culturelles. Beveridge a travaillé avec les Webb à la LSE, et ils ont dit explicitement qu'ils ne faisaient pas confiance à l'homme de la rue, qu'il n'était qu'émotions et qu'il fallait ce genre de technocrate, de bureaucrate du gouvernement bien formé pour être réactif. Parce que sinon, on ne pouvait pas faire confiance aux gens. Je pense donc qu'il y avait cette idée du professionnel. Nous faisons toujours confiance aux professionnels, mais c'était d'une manière très extrême. </p><p>Et puis la deuxième chose, c'est que la forme organisationnelle reflète la production, dans une certaine mesure. C'était le début de l'ère de la production de masse. Il y avait une idée que ces mêmes types de formes - très intégrées verticalement, du haut vers le bas, quelqu'un au sommet décide et le fait passer à travers 20 couches… C'était la façon normale de s'organiser. Ainsi, lorsqu'ils en sont venus à concevoir, par exemple, un système de santé, ils ont pensé à l'organiser exactement de la même manière. Il ressemble littéralement à une chaîne de production d'usine, n'est-ce pas ? On vous donne le numéro, on vous met sur un lit, vous passez à travers les services, comme si vous étiez dans la Ford Motor Car Company. </p><p>Aujourd'hui, non seulement nous pensons différemment à l'ère des réseaux et du numérique, concernant la façon dont les choses peuvent être organisées. Mais nous constatons aussi que nos problèmes de santé, qui sont généralement des maladies chroniques (même en cette période de pandémie) ne peuvent pas être résolus dans ce genre d'usine.</p><p>Je dirais donc que cette façon de penser avait sa place à l'époque. Mais même à l'époque, Beveridge était plutôt libéral et il n'avait pas anticipé que l’aide aux chômeurs serait entièrement administrée par l’Etat. Il pendait que l’aide passerait par la société civile. Quand il a vu ça, il aurait dit : <em>"Tout cela, franchement, me fait froid dans le dos.”</em></p><p>Cela veut dire que dès le début, finalement, il s'inquiétait de laisser les individus en dehors du système. Mais je pense qu’il y avait aussi cette sorte de confiance dans la modernité, dans l’idée qu’il était possible de construire des systèmes qui allaient tout régler. Et c'est une chose à double tranchant, parce que cela leur a permis d'avoir cette grande vision audacieuse. Mais d'un autre côté, ce n'était pas très personnel. Et maintenant, nous devons trouver une nouvelle vision, une vision qui nous relie vraiment les uns aux autres, à notre cœur et à notre âme.</p><p><strong>Oui, cette vision, c’est celle d’une machine qui fonctionne parfaitement. Mais comme pour la production de masse, cela signifie que les gens doivent être des rouages (anonymes) de cette machine.</strong></p><p>Exactement. Et je pense que nous pouvons voir maintenant que cette machine a vraiment été conçue pour fonctionner avec des rouages. Donc le système d'apprentissage consiste à produire de bons engrenages. Le système de santé devait réparer les parties de notre corps pour que nous puissions continuer à être un rouage. </p><p>Mais nous ne voulons plus de cette vie. Et de toute façon, si nous produisons des rouages, et c'est quelque chose sur lequel nous travaillons toutes les deux maintenant, ces rouages ne seront pas adaptés au nouveau travail qui s'annonce demain. Il faut vraiment partir dans des directions différentes.</p><p><strong>Nous avons besoin de personnes capables d'innover, et non de personnes capables de reproduire des processus identiques encore et encore, ce qui est le travail d'un rouage.Mais il y avait cette chose positive, cette idée très positive que les services sociaux et de santé et tout ce qui pouvait être démocratisé, pouvaient être rendus accessibles à un grand nombre de personnes qui n'y avaient pas accès auparavant.</strong></p><p><strong>Et c'était cette idée qu'à travers les systèmes de production de masse, on pouvait les rendre complètement fiables et non pas comme les systèmes d’autrefois qui étaient faits de copinage. Donc probablement que cette idée de nier les individus a quelque chose à voir avec un rejet du népotisme et du copinage et de toutes les choses du passé, pour rendre les choses plus accessibles et plus démocratiques. Penses-tu qu'il y a un peu de cela aussi ?</strong></p><p>Oui, je le pense. Et je pense qu'il est vraiment important d'en parler car je travaille avec un cadre de capacités et les relations en sont une partie importante. Mais je pense qu'il est vraiment important de réfléchir à cela quand on parle de l'importance des relations. Nous savons que l'expérience professionnelle favorise les amis, les enfants des personnes qui sont déjà bien connectées. Cela fait partie de la nature relationnelle du travail.</p><p>Mais ce que je défends dans mon travail, c'est que parce que les choses fonctionnent de cette façon et que c'est humain, cela peut aussi nous aider. Pour changer notre vie, il faut être en contact avec les autres. Sinon, on ne change rien. Mais nous devons alors avoir des systèmes qui peuvent réellement voir ces relations et les concevoir de manière équitable. Mon travail, les expériences dont je parle dans le livre, où nous avons aidé des personnes qui étaient éloignées du marché du travail à trouver du travail, consistait donc à créer des communautés de personnes actives, sans travail et entre deux, afin que, grâce à ces liens sociaux, les gens puissent passer à l'étape suivante.</p><p>Donc, comprendre comment cela fonctionne, rendre cela visible et ensuite rendre le positif accessible à tous, je pense que c'est ainsi que nous nous attaquons au pouvoir et à l'égalité. J’ai écrit dans mon document pour l'IIPP sur le bien-être 5.0, que bien sûr, il y avait cette idée que les systèmes étaient universels. Mais maintenant nous comprenons qu'ils ne l'étaient pas, qu'ils concernaient les familles blanches. Il ne s'agissait pas de penser aux immigrés, par exemple.</p><p>Nous avons embauché et nous continuons à embaucher au Royaume-Uni notre personnel de santé des pays du monde entier, sans penser que, par exemple, une infirmière formée en Zambie a coûté une fortune à l'État zambien. C'est donc toujours extrêmement complexe. Ce genre d'inégalités structurelles qui n'ont pas été traitées par l'État-providence, c’est encore quelque chose qu’il va falloir exposer.</p><p><strong>C'est intéressant. Dirais-tu à cet égard que cette année a été une expérience gigantesque, une expérience sociale ? Je crois que tu as dit dans le </strong><strong><em>Guardian</em></strong><strong>, je te cite : </strong><strong><em>"Le désir de se connecter et de prendre soin les uns des autres nous aidera à transformer l'État-providence pour relever les défis d'aujourd'hui"</em></strong><strong>. Peux-tu en dire plus à ce sujet ?</strong></p><p>Oui. Je pense que nous avons d'abord vu les inégalités et les divisions flagrantes. Ensuite, nous avons vu, de manière très puissante, comment nous sommes tous liés les uns aux autres.</p><p>Nous vivons donc tous dans des sociétés où si quelqu'un a le COVID, nous sommes tous vulnérables. Nous ne pouvons pas nous isoler. Nous sommes devenus si divisés que certaines personnes ont pensé qu'elles pouvaient s’isoler,  qu'elles pouvaient payer pour se sortir de n'importe quoi. Mais nous avons bien vu que cela ne fonctionne pas. </p><p>Je pense aussi que nous avons vu quelque chose de très intéressant dans la manière dont nous nous connectons les uns aux autres. C’est l'une des choses les plus essentielles que nous avons vues dans cette pandémie. Tout ce qui est vertical ne fonctionne pas, qu’il s’agisse du système de santé (basé sur le commandement et le contrôle) ou des grandes chaînes de supermarchés (centralisées) qui ne parvenaient pas à remplir leurs rayons lors du premier confinement, alors que les magasins locaux étaient bien approvisionnés.</p><p>Partout, on a vu que des organisations horizontales, enracinées localement, ont pu fonctionner alors que ces systèmes de masse ont échoué. Le Premier ministre a déclaré au début de la pandémie qu'il disposerait de cette force de volontaires. Je ne sais pas, tu vivais peut-être encore au Royaume-Uni quand cela s'est produit. Et il a demandé aux gens s'ils s'engageraient à aider le NHS. Des milliers, des centaines de milliers de personnes, je crois, ont rejoint ce service bénévole. Eh bien, pas une seule personne, pour autant que je sache, n'a été sollicitée. </p><p>Ce service de bénévolat n'a pas été utilisé par le NHS. En revanche, il y a eu des groupes WhatsApp, des villages ou des rues qui ont vraiment fonctionné. Dans ma rue, par exemple, nous savons exactement qui vit seul, nous savons qui a besoin qu'on lui apporte des médicaments, nous savons qui a besoin d'un repas.</p><p>Partout, en Europe et au-delà, aux États-Unis aussi, ces groupes WhatsApp sont utilisés par des groupes qui veulent aider. Nous avons donc constaté la réciprocité des relations. Personne ne veut être dans une sorte de service bénévole organisé verticalement où l’on ne vous connaît pas, et où on ne reconnaîtra pas votre contribution. Ce que les gens veulent, c'est être dans ce modèle beaucoup plus relationnel et local. C’est ce que les groupes WhatsApps ont produit. Ce n'est pas que dans ma rue. </p><p>Tout cela est essentiel pour organiser notre futur État providence. J'en parle, par exemple, dans mon expérience de soutien aux personnes âgées. Personne ne veut bénéficier d’un service après avoir été étiqueté comme “seul”. Les gens veulent simplement faire des choses avec les autres. Nous le faisons tous, à chaque étape de notre vie, avec des gens que nous aimons vraiment, qui aiment les mêmes choses que nous. Ce que nous avons vu, ce n'est pas seulement l'importance des relations, mais aussi que nous avons désormais une meilleure compréhension des relations qui nous soutiennent. </p><p><strong>C'est intéressant, et il y a peut-être un mot économique qui est particulièrement pertinent. La pandémie a fait prendre conscience aux gens qu'il y a des </strong><strong><em>externalités</em></strong><strong>.</strong></p><p>Oui.</p><p><strong>Et c'est généralement un concept très abstrait. Mais soudain, il est rendu visible, nous le comprenons quand on explique ce qu'est une épidémie et comment elle fonctionne, que nos choix individuels n'ont pas seulement un impact sur nous et notre famille. Dirais-tu que c'est le cas ?</strong></p><p>Oui, nous observons que notre société est focalisée sur l'efficacité – la production juste à temps.</p><p>Et cela non plus ne nous aide pas. Cela ne nous aide pas à savoir si nous avons de l'espace dans les systèmes, si nous avons le matériel dont nous avons besoin, si nous avons les économies dont nous avons besoin chez nous. A cet égard, il est révélateur que de grandes institutions – du FMI au Forum économique mondial en passant par le <em>Financial Times</em> – déclarent désormais qu’il est temps de repenser le capitalisme.</p><p>Je suppose que ma réponse est que nous devons repenser les systèmes sociaux, et pas seulement investir dans les anciens. Mais comment conduire ces deux chantiers simultanément ?</p><p><strong>Une des réponses réside dans la conception. En 2005, tu as été élue designer britannique de l'année. Et tu as beaucoup parlé de design et tu continues à insister sur le fait que ce concept est essentiel dans tout ce que nous faisons. Peux-tu nous expliquer pourquoi il ne peut y avoir de succès sans lui et peut-être quelle est ta définition du design ?</strong></p><p>Je pense que dans tout système, si nous travaillons de la même manière que nous avons toujours travaillé, nous obtenons la même chose que nous avons toujours eue. Je veux dire, il y a des sortes de proverbes anciens qui nous disent ceci, vous ne pouvez pas mettre du vin nouveau dans de vieilles bouteilles ou quoi que ce soit. Une grande partie de mon travail porte donc sur les méthodes, sur la réflexion sur la manière dont nous pouvons travailler différemment. Comment pouvons-nous entrer dans des systèmes pour les exposer et voir ?</p><p>Parce que beaucoup des problèmes avec lesquels nous travaillons dans le secteur social sont récurrents, ils sont têtus. Nous devons y réfléchir. Et aussi, ce qui est vraiment important pour mon travail, c'est de savoir comment faire entendre des voix différentes. Comment remettre en question les hiérarchies ? Comment faire en sorte que les voix des communautés, par exemple, ne soient pas seulement entendues, mais qu'elles le soient aussi bien que les voix des experts ?</p><p>Cela m'amène donc à concevoir à un seul niveau, juste parce que cela offre une manière visuelle de travailler, cela offre un potentiel pour ouvrir des conversations. Je veux dire que la plupart des questions de bien-être à un certain niveau sont honteuses. Une partie de <em>Radical Help</em> est l'idée que nous avons tous besoin d'aide. Mais dans les moments où j'ai besoin d'aide, je ne veux jamais en parler. La plupart d'entre nous sommes comme ça. Il nous faut donc des moyens différents pour exprimer nos besoins.</p><p>Je pense donc que le design est vraiment important. Je travaille de manière très visuelle et je travaille avec les concepts de capacité d'Amartya Sen avec les familles, par exemple. Si j'y vais et que je donne une conférence sur Amartya Sen, personne ne sera intéressé. Mais si j'ai des visuels et des techniques pour explorer cela, tout le monde est soudain vraiment intéressé et nous utilisons en fait des mesures de capacités dans notre travail. Et je raconte dans le livre comment les premières familles avec lesquelles nous avons travaillé, des familles confrontées à des problèmes d'endettement incroyablement complexes, ainsi que des enfants non scolarisés et ainsi de suite, ont pris les mesures, les mesures de capacité et les ont immédiatement retravaillées parce qu'elles étaient visuelles et qu'elles les comprenaient.</p><p>Ces familles se sont dit : <em>“Non, non, ce n'est pas bien. Nous devons faire les choses un peu différemment”</em>. Donc je ne pense pas qu'Amartya Sen imaginait que c'est ce qui se passerait avec son travail. Mais une fois que tu commences à exploiter son travail de façon visuelle,  ça change tout. Je pense donc que c'est essentiel. Et je dirais aussi à propos du design, je le vois comme une forme d'espéranto. Lorsqu’on travaille avec des gens de milieux très différents, le genre de problèmes complexes auxquels nous sommes confrontés nécessite un travail interdisciplinaire.</p><p>Et puis nous avons besoin d'un langage commun, d'un processus que nous pouvons faire avancer. Et puis l'autre chose que je dirais... Il y a tant de choses que je pourrais dire sur le design. Mais l'autre chose, c'est que la plupart d'entre nous, qui ont été dans des institutions d'élite, ont appris à analyser. On nous a appris à voir un problème et à le décomposer en ses différentes composantes. C'est ce que j'ai appris. Ce que l'on ne nous apprend pas à faire, c'est comment intégrer quelque chose dans quelque chose d'autre.</p><p>Et nous voyons cela dans nos systèmes. Nous comprenons très bien tous les problèmes, mais nous sommes très faibles quand il s'agit de construire quelque chose d'autre. Et j'ai l'impression que les gens qui ont été traditionnellement formés dans les domaines de la conception et de la fabrication de toutes sortes, ce qui n'est pas mon cas, ont dû apprendre depuis, et je réussis mieux aujourd’hui à construire les besoins. Et puis la quatrième chose que je dirais, c'est que le design a cette affinité avec la technologie, que les designers travaillent sur l'interface entre l'homme et la technologie.</p><p>Et dans l'ère actuelle, c'est vraiment important dans le travail que je fais. Pour donner un exemple très simple, les services du passé sont toujours chiffrés en fonction des coûts fixes, du nombre de bâtiments dont nous avons besoin, du nombre de fourgons dont nous avons besoin pour transporter les gens. Si on se met à considérez tout cela avec une perspective différente, alors on arrive à des conclusions différentes : il y a là une communauté, avec des ressources qui peuvent être mutualisées, et toutes ces personnes qui peuvent s’aider les unes les autres.</p><p>Si tu enlèves les coûts fixes de ces services obsolètes, qui sont de l'ordre de 90 %, il y a la possibilité de réfléchir à la façon dont on peut utiliser les ressources disponibles au service d’objectifs qui tiennent à coeur aux individus : des connexions entre eux, un soutien instantané quand quelque chose va mal. Je ne parle donc pas ici de la technologie comme d'une application qui pourrait être utile, mais de la technologie comme d'un état d'esprit et d'une analyse de rentabilité pour repenser ces valeurs.</p><p>Je pourrais donc dire tellement de choses sur le design, mais je pense que la fabrication, la pratique, la construction du nouveau est vraiment importante.</p><p><strong>Est-ce un problème de conception que tous ces volontaires qui se sont inscrits lorsqu'ils ont été appelés, n'ont pas été utilisés par le système ?</strong></p><p>Eh bien, c'est intéressant. Je pense que c'était un problème de compréhension, de compréhension culturelle et, bien sûr, de conception. Je veux dire que j'y suis arrivé par l'anthropologie, par le travail ethnographique, ce qui signifie que tout le travail que je fais commence par me tenir aux côtés des gens et comprendre leur vie. Et je dis toujours que lorsque je travaille avec des professionnels et des systèmes, c'est que très souvent nous pensons faire un travail participatif.</p><p>Nous pensons que nous travaillons avec des communautés, mais ce n'est pas le cas. Nous avons pris les problèmes encadrés par les institutions dans lesquelles nous travaillons, disons le service de santé. Et puis nous allons à la communauté. Nous leur disons : <em>“Comment pourriez-vous nous aider à réparer le service de santé ? Que pensez-vous du service de santé ?” </em>Mais en fait, la communauté veut quelque chose de complètement différent et comprend que la santé est faite d'une manière complètement différente, mais il n'y a pas de possibilité d'avoir cette conversation. Je pense donc que le malentendu dans le service volontaire était juste un manque de compréhension de ce qui me permet d'aider, parce que nous n'écoutons pas de cette façon le niveau de la communauté.</p><p>L'autre chose que je dirais à propos du processus concerne l'intention de l'outil et entre les mains de qui cet outil est placé. Je dirais que le processus de conception entre mes mains avec mon intention est très différent de si McKinsey avait pris les mêmes outils et les avait utilisés pour rendre le National Health Service plus efficace. Toutes les sociétés de conseil constituent opèrent maintenant des services de conception, mais avec une perspective très différente.</p><p><strong>Quels sont, selon toi, les grands principes ou les grandes idées de conception sur lesquels nous devrions insister pour que le changement social soit rendu possible ?</strong></p><p>J'ai mis au point un ensemble de principes de conception. Il y en a un dans <em>Radical Help</em>, mais aussi dans le document <em>Welfare 5.0</em>. Et je joue beaucoup avec ces principes parce que je pense qu'ils sont la version moderne du schéma directeur, que les principes peuvent être pris et réinventés et refaits. C'est comme un modèle de robe. Nous pouvons tous les deux avoir le même modèle de robe et nous allons sur nos marchés locaux et nous trouvons différents tissus et nous le fabriquons pour nous ou pour notre forme corporelle.</p><p>Et c'est ainsi que nous devons penser. Mais je pense que le premier principe est de penser à l'être humain dans son ensemble. Si nous voulons nous épanouir, nous avons besoin d'un ensemble de capacités très variées et pas seulement d'être un rouage du système. Il s’agit de jouer, d'apprendre continuellement, pas d’une sorte d'apprentissage par cœur. Et il s'agit de nos relations.</p><p>Cela nous amène à la deuxième chose, à savoir que les systèmes sociaux doivent viser à développer ces capacités. Ce qui bouleverse complètement la culture actuelle, qui consiste à réparer ce qui est cassé. Et puis la troisième chose que j'explore, c'est ce qu'est l'économie sociale. Quel est le contexte dans lequel doivent fonctionner les organisations qui peuvent réaliser ce travail ? Car la façon dont nous mesurons actuellement, le type d'incitations actuelles, tout cela va dans la mauvaise direction.</p><p>On peut soit penser aux fonds spéculatifs qui possèdent des maisons de retraite, qui sont essentiellement des entreprises immobilières, ce qui a un effet très néfaste sur les soins. Ou bien le travail que je fais avec les professionnels que je décris, par exemple dans mon travail familial, où les professionnels sont limités par les systèmes dans lesquels ils doivent travailler. Dans le travail familial, il suffit de supprimer les systèmes et de dire aux professionnels : c’est vous savez, faites comme vous l’entendez.</p><p>Et puis nous devons le faire par la pratique. Nous devons penser à une approche locale. Ce n'est pas que le centre n'ait plus d'importance, mais nous devons procéder à un réalignement.</p><p><strong>Et arrêter de séparer les gens qui pensent et ceux qui exécutent.</strong></p><p>C'est la pratique, exactement. Je veux dire, nous avons ces hiérarchies. L'idée que la conception est plus importante et que les gens qui font sont moins importants. Encore une fois, revenons à la pandémie, c'est quelque chose que nous avons vu. Qui sont les travailleurs essentiels ? De qui dépendons-nous vraiment ? Pas les personnes que nous aurions pu imaginer. Nous devons encore nous battre pour que cela se traduise un jour par des salaires décents. Mais au moins, nous avons tous vu les livreurs, les manutentionnaires, les soignants dont nous dépendons tous.</p><p><strong>Absolument. Tu as parlé de </strong><strong><em>Welfare 5.0</em></strong><strong>, qui est le travail que tu conduis actuellement. Et ton projet pour 2020 était lié à l'avenir du travail, comme tu l’as expliqué. Tu voulais explorer de nouvelles formes d'organisation des travailleurs, à quoi pourraient ressembler de nouveaux syndicats, comment les gens peuvent se connecter et négocier collectivement ou mieux organiser leur travail.</strong></p><p><strong>Tu as parlé de la partie de ce chantier qu’il est maintenant impossible de mettre en oeuvre. Et pourtant, au début de la pandémie, tu as dit que tu voulais faire plus de ces ateliers en ligne et continuer le travail quand même. C'était donc certainement numérique et virtuel. </strong></p><p><strong>Quelles leçons tires-tu de cette expérience ? Je suis sûr que tu as beaucoup appris.</strong></p><p>Je n'ai pas encore mis mes ateliers en ligne. J'ai réalisé que je ne pouvais pas les mettre en ligne pour deux raisons. La première, c'est que même si je travaille avec du matériel visuel, comme je le décrivais, l'apprentissage dans les ateliers est constitué par les conversations que les groupes ont entre eux. L'autre chose, c'est que j'ai quatre catégories de travailleurs avec lesquels je travaille pour explorer le futur du travail, et certaines des catégories qui me tenaient particulièrement à coeur lorsque la pandémie a frappé sont les travailleurs qui n’ont pas vraiment accès à Internet.</p><p>Dans ces conditions, mon travail pendant la pandémie a consisté à aider les collectivités territoriales à réfléchir à la manière dont elles pourraient mettre en œuvre les idées de <em>Radical Help</em>, parce que soudain, les gens ont vu que les règles n’étaient plus les mêmes. Et cela a été vraiment, vraiment passionnant. Mais pour revenir à ta question initiale, oui, cette année, je me suis concentrée sur le travail et sur les catégories qui me tiennent à coeur.</p><p>J'ai donc travaillé avec des travailleurs de l'industrie du spectacle, des travailleurs mal payés, au salaire minimum ou en dessous. Une grande partie de mon travail concerne la transition écologique et j'ai vraiment vu l'importance de cette question. Je m'intéresse beaucoup aux travailleurs qui occupent des emplois bien rémunérés qui n'existeraient pas si nous avions une transition verte. Et qu'allons-nous réellement offrir pour aider les gens ? Et puis j'ai cette autre catégorie que j'appelle l'artisan numérique.</p><p>Il s’agit de gens instruits, qui ont généralement des entreprises numériques, mais qui n'ont aucun lien avec les archétypes existants d'hypothèques, de prêts. Et nous avons vu dans cette pandémie au Royaume-Uni que ce sont ce qu'ils appellent les exclus du Royaume-Uni. Ils se sont réunis, le Royaume-Uni exclu, parce qu'ils ne peuvent pas non plus obtenir de prêts garantis par l’Etat britannique – parce que bien qu'il s'agisse de la partie de l'économie qui connaît la plus forte croissance, c'est quelque chose que nous ne voyons pas car ces activités ne rentrent dans aucune case.</p><p>Donc, avec ces quatre groupes de travailleurs, je leur ai demandé non pas ce qu'est un bon travail, mais ce à quoi ils pensent qu'une bonne vie professionnelle ressemblerait. Et puis je leur ai demandé de concevoir, j'ai donné aux différents groupes une feuille de papier blanc et je leur ai demandé de concevoir le travail réel. Et cela a été extrêmement riche. J'ai hâte d'y revenir et de terminer le travail. C'est très intéressant de voir comment des thèmes très, très communs se retrouvent.</p><p>Par exemple, dans les formes actuelles d'organisation du travail, les syndicats sont généralement organisés verticalement, tout comme le système productif ! Ils ressemblent à des systèmes de fabrication. Et vous avez des soudeurs dans un système et des pilotes de ligne dans un autre système. Bien sûr, ce qui doit se passer, et ce que tout le monde reconnaît, c'est qu'ils veulent une réorganisation locale, afin que les gens puissent en quelque sorte apprendre sur différentes compétences et se connecter ensemble à travers différents silos. </p><p>Et le thème de la transition dont j'ai parlé est quelque chose qui se développe par le travail pratique. J'ai donc commencé avec l'idée de ce que nous devons faire pour penser à la transition écologique, pour penser à la transition technologique. Mais un autre thème important qui ressort de mon travail est que les gens eux-mêmes réfléchissent à la transition par eux-mêmes, parce qu'il s'agit d'une vie professionnelle, de leur propre vie. Et il y a une énorme demande pour ne pas penser au travail comme une sorte d'activité linéaire, la formation, le travail scolaire, la retraite, d'une manière qui est vraiment radicale et qui va au-delà de ce à quoi j'avais pensé.</p><p>Les gens veulent donc vraiment bouleverser l'idée du temps de travail en usine, de la journée de travail. Ils veulent reconsidérer le nombre de jours de travail. Ils veulent changer la façon dont les vacances sont prises. Ils veulent transformer, comme nous le faisons tous, la façon dont l'apprentissage s'intègre au travail et la façon dont nous utilisons tous notre temps au travail et en dehors du travail et la façon dont nous nous déplaçons au travail et en dehors du travail. C'est vraiment, vraiment riche, la façon dont les gens veulent tout changer sur ces fronts. Et je pense que c'est quelque chose de très riche à explorer à l'avenir.</p><p><strong>C'est intéressant, </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/finir-avec-agisme-andrew-scott"><strong>j'ai récemment interviewé Andrew Scott</strong></a><strong>, qui est l'auteur avec Lynda Gratton du livre </strong><strong><em>The New Long Life</em></strong><strong> – et, avant cela, de </strong><strong><em>The 100-Year Life</em></strong><strong>.</strong></p><p>Oui, je l'ai lu, j'ai acheté le livre. C'est très intéressant !</p><p><strong>Et il dit que nous sommes passés de cette vie en trois étapes où le modèle consistait à étudier, puis à travailler, puis à prendre notre retraite. Tout cela était linéaire et toutes nos institutions ont été construites autour de cette linéarité.</strong></p><p><strong>Mais nous vivons actuellement une révolution démographique et beaucoup d'autres changements qui nous obligent à faire face à une vie en plusieurs étapes où, exactement comme tu l’as dit, cette façon linéaire de voir les choses ne fonctionne plus. Et en fait, cela m'amène à une autre question que je voulais te poser, à savoir la question des femmes. Parce que la plus grande exception à cette linéarité de la vie en trois étapes, c’est en fait le fait de prendre soin des autres !</strong></p><p>Oui, c'est exactement cela. Les femmes n'ont en fait jamais participé à ces trois étapes de leur vie parce que celles qui ont eu des enfants ont eu une étape supplémentaire dans leur vie et celles qui ont des parents à charge aussi. La plupart des femmes qui prennent soin des autres ne se sont jamais conformées à ce modèle de vie en trois étapes. Et cela a été particulièrement visible cette année. Et tu l’as mentionné d’ailleurs : le système imaginé par Beveridge a été mis en place précisément avec l'idée qu'une grande partie des soins reposait sur le travail non rémunéré des femmes.</p><p><strong>Et c'est particulièrement dramatique aujourd'hui avec ce qu'on appelle même la "she-cession". Les femmes sont les plus touchées par la crise actuelle, et tout particulièrement au Royaume-Uni, avec des pertes d'emploi, des inégalités croissantes et une augmentation du travail de soin qui n'est pas reconnu. Quel est ton point de vue sur cette question particulière et as-tu rencontré de nouvelles formes d'organisations qui semblent pertinentes pour s'attaquer à la crise ?</strong></p><p>Pour moi, il s’agit de réconcilier le soin et le travail. Je ne dis pas que la situation des femmes était excellente avant la révolution industrielle, mais le fait de prendre soin des autres n’y était pas incompatible avec le travail. </p><p>Mais je dirais que si le week-end est le gain totémique de la révolution de la production de masse, bien que même cela soit un peu en perte de vitesse, l'idée que le temps libre est concentré sur deux jours de la semaine. Je pense qu’aujourd’hui, il faut réintégrer le fait de prendre soin des autres dans notre vie quotidienne. Nous ne pouvons plus avoir une vie linéaire, marquée par une sorte d'attente normative, parce que nous devons être capables de prendre soin les uns des autres, de nous-mêmes, sans attendre le weekend. Il s’agit de nos amis, de nos enfants, des personnes âgées de notre entourage.</p><p>Nous devons donc réfléchir à la manière dont nous allons intégrer ces deux éléments ensemble. Et je pense que nous en sommes à un stade très, très précoce. Je suis mitigée quant à cette she-cession :  je ne sais pas trop quoi en penser parce qu'une partie de moi se sent en quelque sorte heureuse qu'au moins cela ait été rendu visible. D'un autre côté, je suis très inquiète : par exemple, au Royaume-Uni, tant de services de garde d'enfants qui étaient déjà précaires ont disparu.</p><p>Nous savons que, dans ces conditions, certaines catégories, les jeunes et les femmes, auront moins de chances de retrouver un emploi. Je pense donc que nous avons reculé de manière vraiment effrayante. En même temps, les idées qui m’importent sont celles qui m’ont été inspirées par les travailleurs que je côtoie au quotidien : ainsi des travailleurs du bâtiment, qui ont des idées assez arrêtées sur la non-linéarité parce que leur corps les abandonne – leur travail est physiquement trop dur.</p><p>Et pourtant, ils ne veulent pas pour autant prendre leur retraite ni être soignés avant les autres sous prétexte que leur corps les a lâchés. Je pense donc que nous voyons ces idées émerger, et plus nous pouvons leur donner une voix, plus nous pouvons réfléchir à la manière dont nous nous intégrons. Nous savons qu'il y a des innovations vraiment passionnantes où les gens ont mis en place des formes de recrutement très différentes, par exemple, où les femmes qui ont des priorités en matière de soins sont privilégiées et en leur donnant plus de flexibilité, elles se révèlent beaucoup plus productives et, bien sûr, beaucoup plus loyales.</p><p>Je pense que nous en sommes aux premiers stades de la réflexion sur la manière dont nous intégrons ces travailleurs qui refusent de renoncer à prendre soin des autres. Le point de départ est simplement de penser qu'en tant qu'humains, c'est important, que la bienveillance n'est pas seulement quelque chose qu’il faut faire même si c’est ennuyeux. C'est très différent : la bienveillance est ce qui fait de nous des êtres humains, elle sous-tend les liens que nous tissons les uns avec les autres. Cela revient donc à mon idée du type d'humain intégral autour duquel nous devons concevoir.</p><p><strong>C'est intéressant. Qu’est-ce que 2021 réserve aux travailleurs au Royaume-Uni ? Il n’y a pas que la pandémie, il y a aussi le Brexit qui est sur le point de devenir enfin une réalité, une réalité concrète, tangible. Qu'en penses-tu ? Qu'est-ce que cela pourrait signifier pour les travailleurs britanniques ?</strong></p><p>Je ne sais pas. De mon point de vue, la situation est extrêmement préoccupante. Nous savons que beaucoup, beaucoup de gens vont perdre leur travail.</p><p>Nous savons que nous avons une sorte de système d'aide sociale qui est en panne et avec lequel il est en réalité impossible de survivre. Il y a eu un léger regain du soutien apporté par les services sociaux pendant la pandémie, mais en mars, ou du moins au printemps, je pense, ce regain va s'arrêter. Je pense donc que c'est vraiment, vraiment inquiétant. Et je pense qu'il y a un tel schisme dans notre pays, géographique et basé sur les revenus, que les personnes au pouvoir ne comprennent pas ce que cela signifie vraiment pour les familles en Grande-Bretagne.</p><p>Je veux dire, pour vous donner un exemple, à travers la pandémie, j'ai travaillé virtuellement dans des communautés où la plupart des enfants vivent dans des familles sans Internet. Or en juin, dans tout le pays, chaque enfant va passer le même examen d'État, qu'il soit un enfant de classe moyenne avec un ordinateur portable et accès à Internet ou un enfant qui n'a pas été scolarisé et n’a accès à rien.</p><p>Le problème est donc profond, n'est-ce pas ? Parce que c'est une génération qui va finir par intégrer la population active. Elle est déjà confrontée à des problèmes immédiats de faim, d’endettement, de manque de travail. Il y a des problèmes plus profonds concernant la formation de la main-d'œuvre. Et pour moi, la troisième question est celle de l’occasion manquée. Soit nous engageons enfin la transition écologique, soit notre planète est condamnée. C'est donc une occasion unique de penser à la transition à l’échelle de chaque secteur. Par exemple, nous n’avons pas assez de travailleurs pour prendre soin des autres, mais en même temps nous avons du personnel navigant cloué au sol car les avions ne volent plus. Or ces travailleurs, les hôtesses de l’air et les stewards, sont des spécialistes du soin ! Pourquoi ne les aide-t-on pas à se reconvertir de façon à prendre soin des autres là où il y a des besoins ?</p><p>Nous avons des universités qui font faillite, mais nous avons tellement de gens qui doivent et veulent retourner à l'université mais qui n'en ont pas les moyens, surtout les femmes, bien sûr. Ce sont les femmes qui n'ont jamais les revenus ou la possibilité de se recycler, ou qui sont toujours en bas de l'échelle. Je pense donc que c'est là que se situe la vision d'ensemble. Faute de cette vision de ce que pourrait devenir notre économie et de la façon dont nous pourrions exploiter cette crise, je suis très pessimiste.</p><p><strong>Je voudrais t’interroger sur l'IIPP, l'Institut de l'innovation et de l'utilité publique de l'UCL, car tu y es professeure honoraire depuis plus d'un an maintenant. J'ai interrogé Mariana Mazzucato à ce sujet il y a quelques semaines, mais peux-tu nous dire toi aussi en quoi consiste ton travail là-bas et comment l'IIPP pourrait contribuer à résoudre certains des problèmes que tu as décrits et nous aider à concevoir de nouvelles solutions ?</strong></p><p>Quand je regarde les révolutions technologiques, je pense qu'il y a quatre catégories de personnes qui sont vraiment cruciales pour porter ces changements. La société civile organisée, y compris le mouvement syndical ; ce que j'appelle les nouveaux capitaines d’industries – les chefs d'entreprise qui voient les choses différemment ; les pouvoirs publics, bien sûr – nous n'avons pas parlé de l'État, mais il joue un rôle d'encadrement critique ; enfin, ceux que j'appelle les intellectuels organiques.</p><p>Je veux dire cela, un peu à la façon de Gramsci, je ne pense pas que les intellectuels sont tous à l’université. Je pense qu'en période de changement, il est important que nous puissions raconter de grandes histoires sur ce qui pourrait advenir, pour en quelque sorte déterminer la direction du voyage. Bien sûr, Mariana travaille avec son innovation axée sur la mission. Nous pouvons donc raconter ces grandes histoires, qui ne sont pas seulement des histoires, mais qui sont ancrées dans une sorte de fondement intellectuel absolu et rigoureux. Mais elles dépassent un peu la technocratie et peuvent donner forme à des choses radicalement nouvelles. Je pense que ce qui est vraiment passionnant dans le travail de l'IIPP, c'est qu'il a la capacité de raconter cette histoire.</p><p>Mon travail là-bas porte évidemment sur l'économie, et Mariana travaille beaucoup sur les fondements économiques. Et mon travail consiste vraiment à réfléchir, dans cette nouvelle économie, dans cette nouvelle orthodoxie économique dont Mariana fait partie, à ce qu'est le contrat social. C’est tout l’objet du chantier <em>Welfare 5.0</em>. Et l'autre chose que je fais là-bas, c'est que j'enseigne aux étudiants de master – une autre mission importante.</p><p>C'est quelque chose qui me tient à cœur parce que cela revient à la question que tu m’as posée plus tôt au sujet du design : il est très important de former les cadres du secteur public au design. Pour cela, nous avons mis en place un programme de master très international, Amérique latine, Europe, etc. Si ces diplômés ne sont pas capables de relever les défis d'une manière différente et de travailler d'une autre manière, alors cette nouvelle génération ne pourra pas réussir.</p><p>Je pense donc que faire partie de l'équipe d'enseignants là-bas est une extraordinaire opportunité. Par ailleurs, j'ai besoin d’une bibliothèque pour travailler, et l’IIPP m’y donne accès ! </p><p><strong>Excellent. Merci beaucoup, Hilary, pour le temps que tu as passé avec moi. C'était une conversation vraiment fascinante et j'ai hâte d'en avoir une autre dans quelques mois.</strong></p><p>Ce serait merveilleux, Laetitia, c'est tellement agréable de te parler. J'admire beaucoup ton travail d’écriture et de diffusion des idées. Merci beaucoup de m'avoir reçue.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/nouveau-depart-interview-hilary-cottam</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32379334</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 10 Feb 2021 06:31:45 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32379334/5f18bf3453b467a3780b023448e5bcc6.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2942</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32379334/31160d06c4e2e3c0c032512b28a931cc.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Jeff Bezos : sa vie, son oeuvre]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à Jeff Bezos, après l’annonce qu’il laisserait sa place de PDG d’Amazon à Andy Jassy en juin 2021. </strong></p><p><strong>Jeff Bezos n’est pas le premier PDG-fondateur de l’économie numérique à céder sa place à la génération suivante</strong>. Mais l’annonce il y a quelques jours de son départ l’été prochain a tout de même fait l’effet d’une surprise. Serait-ce le signe qu’Amazon est passée au “Jour 2” ? (<em>“</em><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=fTwXS2H_iJo"><em>Always Day One</em></a><em>” </em>est l’une des mantras de Bezos.)</p><p>Après 27 ans à la tête d’Amazon, Bezos laisse la place à <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Andy_Jassy">Andy Jassy</a>, l’actuel patron d’Amazon Web Services, la division d’Amazon qui propose des services de <em>cloud computing</em> à la demande pour les entreprises (et particuliers) et représente (de très loin) la première source de bénéfices de l’entreprise.</p><p>Depuis 1994, quand il a créé son entreprise avec son épouse MacKenzie dans le garage de ses parents à Seattle, Bezos a fait d’Amazon l’une des trois entreprises dont la capitalisation boursière est la plus élevée – une entreprise si dominante qu’on l’accuse d’être un quasi-monopole sur certains marchés, et le symbole des grandes transformations de notre temps (en matière d’usages, de commerce, de travail).</p><p>Nicolas et moi abordons plusieurs questions dans cette conversation “À deux voix” : </p><p>* <strong>Qui est Jeff Bezos et d’où vient-il ?</strong> Fils d’une <em>teen mom,</em> adopté par son beau-père immigré cubain (Miguel Bezos), Jeff n’est pas un héritier. Il a montré très tôt une intelligence hors norme qui l’a amené à faire des études brillantes.</p><p>* <strong>Comment a-t-il créé Amazon en 1994 ? Et pourquoi à Seattle ?</strong> Bezos a traversé l’Amérique d’Est en Ouest pour créer Amazon. Loin de la Silicon Valley, Seattle était sans doute la ville idéale. Nous expliquons pourquoi.</p><p>* <strong>Quel rôle a joué la crise des </strong><strong><em>dotcoms </em></strong><strong>dans la réussite d’Amazon ? </strong>Jusqu’au début des années 2000, Amazon était déficitaire. La crise de 2000 a marqué un tournant décisif dans l’histoire de l’entreprise.</p><p>* <strong>Pourquoi l’obsession de l’expérience client est-elle au cœur du modèle d’Amazon ?</strong> À bien des égards, Amazon emprunte une partie de l’ADN de Walmart, le géant américain de la grande distribution fondé par Sam Walton.</p><p>* <strong>Pourquoi Amazon n’existerait peut-être plus sans AWS ? </strong>Activité à rendements d’échelle décroissants et marges presque nulles, le commerce en ligne requiert des investissements considérables. Sans une autre activité à rendements d’échelle croissants (AWS), Amazon n’aurait pas pu devenir une entreprise numérique.</p><p>* <strong>Pourquoi la haine de Trump et les attaques personnelles ne sont-elles pas juste des faits divers ?</strong> Trump voue une haine sans borne à Bezos. Mais sa tentative de faire chuter Bezos par un scandale médiatique s’est soldée par un échec.</p><p>Nicolas a beaucoup écrit sur le sujet d’Amazon, notamment cet article de stratégie, publié il y a quelques années, “<a target="_blank" href="https://salon.thefamily.co/11-notes-on-amazon-part-1-cf49d610f195"><strong>11 Notes on Amazon</strong></a>” (seulement en anglais) – l’un de ses essais en ligne les plus lus ! Il y explique (entre autre choses) le rôle qu’a joué la bulle de la fin des années 1990. En voici un petit extrait :</p><p>Lorsque la bulle technologique a éclaté en 2000, elle n'a pas détruit toute l'économie numérique. Au contraire, comme l'expliquent Carlota Perez et William Janeway, elle a marqué le début de la phase de déploiement qui a vu les entreprises numériques entrer dans des secteurs tels que la santé, la construction automobile, l'énergie et l'éducation. Mais la bulle a été une période difficile pour les entreprises numériques de l'époque, surtout si elles avaient de faibles marges. Amazon a survécu en licenciant des travailleurs et en réduisant encore plus les coûts, mais ce fut un choc. Il fallait faire quelque chose pour se prémunir contre ces faibles marges et devenir enfin une entreprise technologique.</p><p>Comme Brad Stone l’explique dans son livre <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/The_Everything_Store"><em>The Everything Store</em></a>, c’est Tim O'Reilly qui a fourni la solution à Bezos. <em>“Pourquoi ne pas ouvrir ton infrastructure pour faire levier de la participation des utilisateurs et faire contribuer des personnes extérieures au processus d'évolution de l'entreprise ?”</em> Cela a marqué le jour où Amazon est entrée dans l'économie numérique : non seulement en utilisant la technologie numérique pour prendre les commandes et traiter les paiements, mais aussi en l'exploitant pour que l'ensemble du modèle commercial crée plus de valeur. Le marché de la société pour les vendeurs tiers avait été lancé en novembre 2000. Amazon Web Services a été conçu en 2002. Après avoir réalisé son premier bénéfice trimestriel au quatrième trimestre 2001, Amazon a finalement atteint le seuil de rentabilité en 2003.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/jeff-bezos-sa-vie-son-oeuvre</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32266390</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 09 Feb 2021 05:30:49 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32266390/e6596e4c4d3e8359fab308680a34c971.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3477</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32266390/6c44e2f058c4cb2c7449081df1059c1f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Une société au bord de la crise de nerfs]]></title><description><![CDATA[<p>Chaque lundi nous vous envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente. Cette semaine, l’Édito et l’interview (avec Lavinia Ionita) se suivent dans la version audio 🎧</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur la santé mentale à l’ère du COVID-19</p><p>* <strong>Laetitia discute du stress avec Lavinia Ionita</strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>L’année dernière était celle des arbitrages.</strong> Faut-il confiner ou bien laisser les gens aller et venir comme bon leur semble ? Faut-il multiplier les tests ou bien concentrer les efforts sur les plus fragiles ? Faut-il soutenir les entreprises ou les ménages ? Comme dans tous les pays, les pouvoirs publics français ont beaucoup hésité dans la formulation de ces arbitrages, et ont parfois changé de doctrine en cours de route.</p><p>En cette année 2021, cependant, les arbitrages sont rendus plus difficiles par un facteur inédit : la santé mentale fait son entrée dans l’équation ! Les individus sont usés par des mois de contraintes et de changements de pied. Ils sont anxieux face à l’incertitude qui entoure la campagne de vaccination. Leur confiance dans les pouvoirs publics s’est érodée. Toute la société semble être au bord de la crise de nerfs. </p><p>Prenons, d’abord, le cas des personnes âgées. Les travaux sur les effets mortifères de la solitude ne sont pas nouveaux : on sait depuis longtemps que celle-ci tue à petit feu. L’absence de toucher, de stimulations, d’interactions sociales de toute sorte ont un impact sur la condition mentale, mais aussi sur la condition physique. Pendant un temps, cette solitude n’a concerné qu’une minorité de personnes âgées qui n’avaient pas de conjoint, ni de famille proche ou un cercle d’amis entretenu au fil des ans. Mais à présent que les personnes âgées sont les plus vulnérables face à la pandémie, cette solitude mortifère est endémique dans toute cette classe d’âge.</p><p>Les problèmes de santé mentale touchent aussi les parents de jeunes enfants. Dans tous les pays où les écoles ont fermé sporadiquement ou durablement, les parents ont été confrontés à la difficulté à concilier vie professionnelle et éducation de leurs enfants. Les femmes, en particulier, ont commencé à se retirer massivement du marché du travail, interrompant leur carrière pour s’occuper de leurs ouailles. Les conséquences sont terribles sur le front économique : les écarts de revenus entre les femmes et les hommes sont repartis à la hausse. Elles sont tout aussi terribles sur le front de la santé mentale : burn-out, disputes, violence domestique, divorces sont devenus le lieu commun pour les familles qui n’arrivent plus à s’en sortir malgré les renoncements et les sacrifices, en particulier de la part des femmes.</p><p><strong>Enfin, il y a les jeunes – enfants, adolescents ou jeunes adultes.</strong> On a longtemps négligé de prendre soin de ce segment de la population : non seulement les jeunes n’avaient pas grand chose à craindre du COVID-19, mais ils étaient souvent jugés responsables de la propagation du virus – exposant, par leur comportement soi-disant irresponsables, les personnes les plus vulnérables de leur entourage. </p><p>Or les jeunes, eux aussi, souffrent de la pandémie et voient leur santé mentale se détériorer. L’adolescence et les années d’études supérieures sont normalement une période d’exploration et de découverte, aujourd’hui empêchée par la pandémie. Cette vie sociale mise sur pause, ces relations non nouées, ces stimulations cognitives disparues ont des conséquences terribles et durables sur les individus concernés. Certains ont la “chance” de pouvoir se réfugier chez leurs parents, retrouvant ainsi un semblant de vie sociale. D’autres, qui pensaient avoir atteint l’âge de l’émancipation et restent loin de leur famille, le paient au prix fort : une terrible solitude, à l’image de leurs aînés, et des suicides qui commencent à se multiplier dans cette classe d’âge.</p><p><strong>Un cercle vicieux est ainsi enclenché.</strong> L’année dernière, nous avons tous été impressionnés par la capacité des pouvoirs publics à mettre toute l’économie à l’arrêt dans le contexte d’une pandémie encore mal comprise et qu’on croyait passagère. Aujourd’hui, malheureusement, cette capacité n’existe plus. Les individus réalisent que tout cela se paie au prix d’une santé mentale dégradée. Certains se révoltent et refusent les injonctions de nos gouvernants. D’autres contournent les mesures pour tenter, tant bien que mal, de continuer à voir des gens et d’échapper ainsi à la solitude.</p><p><strong>Il y aurait une manière de s’en sortir : saisir cette opportunité de tout réinventer</strong> – la manière dont on prend soin des personnes âgées, dont on éduque les enfants, dont on accueille les jeunes dans la vie active, dont on manage des équipes à distance. Mais les pouvoirs publics ne voient pas cette opportunité. Même si la pandémie s’éternise, son issue semble toujours trop proche pour que ça vaille la peine, à leurs yeux, d’engager ces ambitieux chantiers d’innovation institutionnelle et sociale.</p><p><strong>Tout cela explique que notre société, malgré les progrès sur le front de la vaccination, soit au bord de la crise de nerfs.</strong> Collectivement, nous éprouvons un stress d’une violence inouïe – ou encore, comme Laetitia l’évoque dans sa conversation avec Lavinia Ionita, médecin, spécialiste du stress et entrepreneuse, nous sommes en train de faire un ulcère collectif. Pour aller plus loin, je vous encourage à écouter leur conversation dans son intégralité – et, bien sûr, à prendre soin de vous ❤️</p><p><strong>Nous avions </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/personnel-mdical-et-relation-avec"><strong>déjà interviewé le Dr Lavinia Ionita</strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/personnel-mdical-et-relation-avec"> sur </a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/personnel-mdical-et-relation-avec"><em>Nouveau Départ</em></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/personnel-mdical-et-relation-avec"> l’an dernier</a>, après le premier confinement. Alors que la pandémie de Covid-19 s’éternise, le sujet de la santé mentale occupe aujourd’hui une place de plus en plus importante dans nos préoccupations. On parle davantage de l’angoisse des personnes âgées, du stress des parents de jeunes enfants, mais aussi de la <a target="_blank" href="https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/le-coronavirus-provoque-de-la-detresse-chez-les-etudiants_4255645.html">détresse des étudiants</a>.</p><p>Selon l’Observatoire de la vie étudiante, en septembre, <a target="_blank" href="https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/le-coronavirus-provoque-de-la-detresse-chez-les-etudiants_4255645.html">31% des étudiants présentaient des signes de détresse psychologique</a>, 16,1% auraient eu une dépression sévère et 11,4% des idées suicidaires.</p><p>Dans ce contexte, parler du stress, cela n’est plus seulement un sujet individuel de développement personnel, mais davantage un sujet collectif et social, de développement « inter-personnel ».</p><p>Dans cette conversation, Lavinia rappelle ce qu’est la définition médicale du stress, la manière de le mesurer, et ses conséquences sur notre santé physique et mentale. Elle et Laetitia évoquent aussi la gestion du stress en temps de pandémie, ainsi que la question du télétravail.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-et-stress-un-ulcre-collectif"><strong>Pandémie et stress : un ulcère collectif ?</strong></a> (note de lecture sur <em>Zebras Don’t Get Ulcers</em> de Robert Sapolsky + interview de Lavinia Ionita)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-et-dmographie"><strong>Pandémie et démographie</strong></a> (conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/notre-vision-de-lge-tue"><strong>Notre vision de l’âge tue</strong></a> (“Édito” de Laetitia + extrait de notre interview d’Andrew Scott)<em>—accessible à tous</em>.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/finir-avec-agisme-andrew-scott"><strong>En finir avec l’âgisme</strong></a> (note de lecture + transcription intégrale en français de l’interview d’Andrew Scott)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/2021-se-prparer-lincertitude"><strong>2021 : Se préparer à l’incertitude</strong></a> (“Édito” de Laetitia + extrait de notre interview de Vaughn Tan)<em>—accessible à tous</em>.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-france-rsiste-tant-au"><strong>Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></a> (conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-sant-ou-lconomie-faut-il-choisir"><strong>La santé ou l’économie : faut-il choisir ?</strong></a> (“Édito” de Laetitia)<em>—accessible à tous</em>.</p><p>💪 Jeff Bezos : sa vie, son oeuvre</p><p><em>Mardi 9 février</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 consacré à Jeff Bezos, après l’annonce qu’il céderait sa place de PDG d’Amazon à Andy Jassy en juin 2021. </strong>Laetitia et moi discutons de la vie et du parcours de Jeff Bezos et faisons le bilan des 27 années qu’il a passées à la tête d’Amazon. Est-ce désormais le “deuxième jour” pour Amazon ?</p><p>❓ Comment prospérer après la pandémie ?</p><p><em>Mercredi 10 février</em> | <strong>Interview de Hilary Cottam par Laetitia, dans le cadre du podcast </strong><strong><em>Building Bridges. </em></strong>Hilary, dont nous avons fait la connaissance à Londres, est l’une des penseuses les plus inspirantes sur la question de l’avenir de la protection sociale et de la réinvention des services publics. À découvrir sans faute !</p><p>🏫 Pandémie : les défis de l’école</p><p><em>Jeudi 11 février</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 consacré à la mise à l’épreuve de notre système éducatif par la pandémie. </strong>Les confinements et les expérimentations forcées avec l’enseignement à distance ont révélé l’obsolescence de notre système éducatif. Comment mettre à profit la période actuelle pour le transformer ?</p><p>😡 GameStop : la révolution sur les marchés financiers</p><p>Une communauté de particuliers connectés les uns aux autres sur Reddit a envoyé au tapis un <em>hedge fund</em> qui spéculait à la baisse contre la société de vente de jeux vidéo GameStop. Quelles leçons en tirer en ce qui concerne l’économie en général et les marchés financiers en particulier ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/gamestop-la-rvolution-sur-les-marchs"><strong>GameStop : la révolution sur les marchés financiers</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>😰 <em>Why Zebras Don’t Get Ulcers</em></p><p>Qu’est-ce exactement que le stress ? Quand le stress devient un sujet sociétal, peut-on continuer à en faire un sujet de « développement personnel » ? En plus de l’interview de Lavinia disponible ci-dessus, Laetitia propose à nos abonnés, en complément, une note de lecture sur le livre <em>Why Zebras Don’t Get Ulcers</em> du neurobiologiste Robert M. Sapolsky.</p><p>👉 Lisez la <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-et-stress-un-ulcre-collectif"><strong>Note de lecture sur </strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-et-stress-un-ulcre-collectif"><strong><em>Why Zebras Don’t Get Ulcers</em></strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🏘 Logement : tout ce qui change avec le COVID-19</p><p>Les inégalités de logement semblent exacerbées par la crise, mais celle-ci apporte aussi quelques solutions. Les foyers avec plusieurs générations sous le même toit se multiplient, ainsi que tous les modèles alternatifs de logement. Le « nomadisme digital » n’est plus du tout marginal. Les télétravailleurs investissent massivement pour plus de confort domestique.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/logement-tout-ce-qui-change-avec"><strong>Logement : tout ce qui change avec le COVID-19</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/une-socit-au-bord-de-la-crise-de</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32266039</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 08 Feb 2021 05:30:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32266039/ac9ad928596b32cb606756ae5b39d025.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3030</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32266039/15f17c1960e3193009177c3b1b8a65b9.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Logement : tout ce qui change avec la pandémie]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré aux nouvelles tendances en matière de logement. </strong>De la mobilité des nomades à la multiplication des foyers à plusieurs générations, en passant par l’installation d’un bureau à la maison, la pandémie révèle et accélère un certain nombre de transitions.</p><p><strong>Le logement est devenu d’autant plus important que nous sommes nombreux à y passer beaucoup plus de temps</strong> pendant cette pandémie. Les inégalités de logement semblent exacerbées par la crise : les personnes qui vivent dans la promiscuité sont plus exposées à la maladie et aux conséquences dramatiques de la crise ; celles qui n’ont pas de bureau domestique pour travailler vivent plus mal le télétravail et les contrastes domestiques exhibés sur Zoom.<strong>De manière plus générale, la question du logement est au cœur des problèmes de notre temps</strong> : le réchauffement climatique, les inégalités économiques (notamment entre générations), la montée de la solitude, ou encore la dégradation de la santé mentale. Alors que la frontière entre vie privée et vie professionnelle continue de se brouiller, le logement est sous les feux des projecteurs de la pandémie.</p><p>À bien des égards, la crise actuelle révèle et accélère plusieurs grandes transformations en matière de logement :</p><p>* <strong>Les foyers avec plusieurs générations sous le même toit se multiplient</strong>. La tendance n’est pas nouvelle, mais s’est amplifiée avec le Covid. Aux États-Unis, plus de la moitié des jeunes adultes de moins de 30 ans habitent chez leurs parents (plus que de jeunes qui habitent en couple !). Les jeunes générations accèdent certes plus difficilement au logement que leurs aînés. Mais la remise en cause du modèle de la famille nucléaire, qui est une exception historique plutôt que la norme, est bienvenue !</p><p>* <strong>Les modèles alternatifs de logement se multiplient</strong>. La co-location, le <a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/cities/2019/sep/03/co-living-the-end-of-urban-loneliness-or-cynical-corporate-dormitories">co-living</a> et les logements communautaires apportent des réponses au problème du logement cher, ainsi qu’une réponse à la montée de la solitude. Ces modèles alternatifs permettent aussi de mutualiser des services de proximité et d'améliorer la qualité de vie. Vivre en communauté, cela peut aussi permettre de se rendre des services (comme garder les enfants des autres) et d’aider ainsi les mères à faire face en mutualisant les tâches domestiques. </p><p>* <strong>Le « nomadisme digital » n’est plus du tout un phénomène marginal</strong>. Un an après le début de la pandémie, on observe une mobilité plus grande des actifs qui peuvent travailler de partout. Certains fuient les grandes villes pour aller vivre dans des villes « à taille humaine ». De nouvelles offres de logement flexible se multiplient à destination de ces nouveaux nomades qui ne veulent pas signer des locations de longue durée. Il faut dire aussi que les travailleurs qui ne peuvent brandir une fiche de paie en CDI (par exemple les freelances) sont plus nombreux qu’avant.</p><p>* <strong>Les télétravailleurs investissent massivement pour plus de confort domestique</strong>. Les <a target="_blank" href="https://www.la-croix.com/Economie/batiment-entreprises-renovation-resistent-crise-2020-12-15-1201130282">carnets de commandes des artisans français</a> sont plus remplis que jamais car beaucoup de Français rénovent et aménagent leur domicile pour pouvoir durablement mieux travailler de chez eux. Au Royaume-Uni, beaucoup de ces nouveaux télétravailleurs commandent des nouveaux <em>sheds</em> pour en faire leur bureau (<em>The Economist</em> a récemment publié <a target="_blank" href="https://www.economist.com/britain/2021/01/23/how-the-spread-of-sheds-threatens-cities">un article sur le boom des </a><a target="_blank" href="https://www.economist.com/britain/2021/01/23/how-the-spread-of-sheds-threatens-cities"><em>sheds</em></a>). Les investissements sont si massifs que tout indique que ces personnes-là n’ont aucune intention de retourner au bureau à temps plein quand nous pourrons enfin tourner la page de la pandémie.</p><p>* <strong>Les nouvelles tendances appellent des innovations en termes de plans d’urbanisme, mais aussi d’architecture</strong>. Qu’il s’agisse d’efficacité énergétique, d’aménagements d’espaces nouveaux (garages, parkings, zones commerciales…), de logements communautaires, ou encore de <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_micromaisons">micro-maisons</a>, il y a besoin d’innovation dans la construction, l’architecture, l’urbanisme et le monde associatif.</p><p>Laetitia partage aussi des réflexions glanées dans l’une de ses lectures du moment : <a target="_blank" href="https://www.amazon.com/Brave-New-Home-Smarter-Simpler/dp/1541742664"><em>Brave New Home: Our Future in Smarter, Simpler, Happier Housing</em></a> de Diana Lind, une autrice américaine spécialiste en urbanisme que Laetitia va interviewer pour <em>Nouveau Départ</em> prochainement.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-et-dmographie"><strong>Pandémie et démographie</strong></a> (conversation “À deux voix”).</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/construire-plus-mieux-et-moins-cher"><strong>Construire plus, mieux et moins cher</strong></a> (conversation avec Pascal Chazal).</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter"><strong>Immobilier : faut-il louer ou acheter ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”).</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-vie-priurbaine"><strong>La vie périurbaine</strong></a> (conversation “À deux voix”).</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/covid-19-et-urbanisation-continuerons"><strong>COVID-19 et urbanisation : continuerons-nous d'habiter dans les villes ?</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Robin Rivaton).</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/logement-tout-ce-qui-change-avec</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32052940</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 04 Feb 2021 05:30:57 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32052940/be540733344a54afdd36f4715816429f.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3164</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32052940/2e9f1bcd5d0607396b1f4f94abffccc8.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Diversité : les médias français à la traîne]]></title><description><![CDATA[<p>Chaque lundi nous vous envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur l’absence de diversité dans les médias français <strong>👆</strong></p><p>* <strong>Nina Goswami sur le projet 50/50 à la BBC </strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>Alors que la pandémie amplifie les inégalités économiques entre les femmes et les hommes</strong>, les médias de masse français ont tendance à rajouter une couche de sexisme : <a target="_blank" href="https://www.csa.fr/Informer/Collections-du-CSA/Observatoire-de-la-diversite/La-representation-des-femmes-dans-les-medias-audiovisuels-pendant-l-epidemie-de-Covid-19">les inégalités de représentation dans les médias (audiovisuels et écrits) se sont accentuées</a> pendant cette crise. Sur les plateaux, les épidémiologues, virologues, politologues, sociologues et autres experts en géopolitique sont presque toujours des hommes. Les grands médias français, c’est un peu comme les publicités des années 1950 : il faut un homme en blouse blanche pour vendre du dentifrice.</p><p>Il faut dire que c’est plus commode de faire revenir toujours les mêmes « experts » sur les plateaux plutôt que de se fatiguer à chercher des nouvelles voix (et les personnes les plus pertinentes sur un sujet). Les médias français ronronnent dans l’entre-soi. Ce n’est pas forcément un complot machiavélique pour empêcher les femmes (et toutes les personnes « autres ») de gagner en visibilité, c’est surtout une paresse intellectuelle.Après cinq années à Londres où je me suis nourrie essentiellement de médias britanniques (et américains), la pandémie (et le Brexit) m’ont ramenée sur le continent européen. Quand nous avons lancé <em>Nouveau Départ</em> avec Nicolas, j’ai donc entrepris d’inclure dans ma veille des médias français. </p><p>Avec le recul, le constat que je fais à propos du paysage médiatique de mon pays est contrasté : d’un côté, il y a une quantité de nouveaux médias, podcasts, et newsletters inspirants (souvent féministes) dont l’audience ne cesse de grandir ; de l’autre côté, les grands médias traditionnels, y compris les hebdomadaires nationaux, sont largement conservateurs, innovent très peu et voient leur audience décliner de manière inéluctable.</p><p>Autrement dit, dans le paysage médiatique français, il n’y a pas d’équivalent du <em>Financial Times</em> ou de la <em>BBC</em>, deux grands médias « traditionnels » britanniques qui ont su opérer des tournants remarquables à l’âge numérique, notamment en comprenant l’importance de mieux refléter la population telle qu’elle est. </p><p>Pour se renouveler, ces deux médias ne se sont pas contentés d’offrir des contenus plus <em>digital friendly</em>. Ils ont aussi utilisé la science des données pour mieux comprendre la société. En particulier, ces deux médias de premier plan ont entrepris de donner à entendre autant de voix féminines que masculines sur tous les sujets… et ont ainsi vu leur audience exploser depuis quelques années.</p><p>En France, en revanche, l’innovation se fait à la marge. Ce sont des nouveaux acteurs (actrices) qui savent capter l’attention du public (dont par exemple <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/media"><em>Welcome to the Jungle</em></a>, un média avec lequel je travaille, dont l’audience connaît une croissance exponentielle). Au centre du paysage, les médias traditionnels se réfugient le plus souvent dans la médiocrité des « valeurs sûres » et peu diverses.</p><p><strong>Plutôt que de désespérer, je voudrais proposer à ces vieux médias, ainsi qu’à toutes les organisations qui voudraient trouver des nouveaux relais de croissance, de s’inspirer de ce qu’a entrepris la BBC.</strong> À ce sujet, j’ai récemment interviewé Nina Goswami, journaliste « responsable de la diversité créative » à la BBC, sur les principes et la méthodologie du <a target="_blank" href="https://www.bbc.co.uk/5050">projet 50/50</a>. </p><p>Tout est parti en 2017 d’une équipe de journalistes qui, pour faire une place égale aux femmes dans ses contenus, a commencé à compter systématiquement les hommes et les femmes à l’antenne, avec pour objectif d’arriver à 50/50. Non seulement ils y sont parvenus, mais en plus, ce projet a essaimé dans toute l’organisation. </p><p>Aujourd’hui, plus de 600 équipes de la BBC ont adopté le projet 50/50. La méthodologie mise en place a inspiré de nombreux médias et organisations dans le monde entier. Et le projet 50/50 comprend désormais une acception plus large de la diversité (minorités ethniques, handicap…). « <em>La plus grande action collective jamais entreprise pour augmenter la représentation des femmes dans le contenu de la BBC</em> » fait de cette vieille institution un lieu d’innovation qui inspire le monde entier.</p><p>👉 <strong>Découvrez ci-dessous quelques extraits de la transcription en français de ma conversation avec Nina.</strong> La <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/interview-nina-goswami-50-50">transcription intégrale</a>, quant à elle, est réservée à nos abonnés. Et pour ceux qui souhaitent écouter la version originale en anglais, rendez-vous sur <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/the-power-of-the-bbcs-5050-project"><em>Building Bridges</em></a> !</p><p><a target="_blank" href="https://www.bbc.co.uk/5050/methodology"><strong>La méthodologie du projet 50/50 expliquée sur le site de la BBC</strong></a>.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans"><strong>Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</strong></a> (conversation avec Sophie Dancourt).</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-007-crise-du-cinma-et-changement"><strong>007 : crise du cinéma et changement de société</strong></a> (conversation “À deux voix”).</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/fminisme-la-nouvelle-gnration"><strong>Féminisme : la nouvelle génération</strong></a> (conversation avec Rebecca Amsellem).</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/entreprendre-sans-permission"><strong>Entreprendre sans permission</strong></a> (conversation avec Hugo Amsellem).</p><p><strong>Nina Goswami a fait presque toute sa carrière en tant que journaliste à la BBC. Depuis l’an dernier, elle est « responsable de la diversité créative à la BBC" », en charge du projet 50/50, « </strong><strong><em>la plus grande action collective jamais entreprise pour augmenter la représentation dans le contenu de la BBC</em></strong><strong> ». </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/interview-nina-goswami-50-50"><strong>L’interview intégrale</strong></a><strong> a été mise en ligne la semaine dernière pour nos abonnés. En voici un extrait.</strong></p><p><strong>Comment le projet 50/50 a-t-il commencé ? Et quand ?</strong></p><p>Tout a commencé à l’initiative d’un homme, le journaliste <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ros_Atkins">Ros Atkins</a>, qui présente le programme <a target="_blank" href="https://www.bbc.co.uk/programmes/b05qmvtw"><em>Outside Source</em></a>. C'était à Noël 2016. Il faisait un trajet en voiture dans le sud-ouest de l'Angleterre, en Cornouailles, à quelques kilomètres de Londres. Et il était en train d’écouter les stations de radio de la BBC. Pendant très longtemps, il n'a pas entendu une seule voix féminine. Et alors il s'est dit : « <em>Comment est-ce possible ? À notre époque ? Nous, la BBC, affirmons essayer de faire passer plus de femmes à l'antenne, mais nous ne le faisons clairement pas.</em> » Il a donc passé ses vacances de Noël à réfléchir à la façon de résoudre ce problème. Lorsqu'il est revenu, en janvier 2017, il a demandé à son équipe de mettre en place un nouveau système de mesure pour collecter les données sur la représentation à l’antenne.</p><p>Et c’est ce que nous faisons maintenant. Nous comptons le nombre d'hommes et le nombre de femmes dans notre contenu, et nous cherchons à atteindre une représentation de 50% de femmes au fil du temps. Ainsi, si vous prenez un programme d'information quotidien, comme <em>Outside Source</em>, c’est sur une période d'un mois que nous rendons des comptes. Ainsi, chaque jour, les créateurs de contenu regardent leur programme et comptabilisent les hommes et les femmes à l’antenne. Ensuite, lors du compte-rendu, lorsque nous disséquons le programme et la façon dont il s'est déroulé, ces ces données sont remontées.</p><p>Nous ne faisons pas cela uniquement pour ce programme. Et maintenant ce sont des calculs automatiques. Ainsi, si pendant deux semaines au cours du mois, nous avons eu 70 % de femmes, nous cherchons à revenir à un équilibre 50/50. L'équipe commence à en discuter. Les données sont régulièrement décortiquées. On identifie les lacunes et les moyens de faire entendre davantage de voix diverses sur chaque contenu. C'est donc en quelque sorte la base du comptage. Nous comptons pour apporter des changements. </p><p><strong>Quelle est l’ampleur actuelle de 50/50 à la BBC ?</strong></p><p>Il y a au moins une équipe impliquée dans chaque division de la BBC : drame, comédie, radio en ligne, <em>news</em>... partout où vous pouvez contrôler le contenu et les communications, nous le mettons en place. Notre équipe de communication interne et notre service de presse le font également. Nous adaptons et personnalisons notre approche en fonction des besoins de l'équipe elle-même. Il est évident que vous ne surveillerez pas un texte de la même manière que vous surveillez une émission de radio. Et les perceptions changent en fonction du canal.</p><p>Or le projet 50/50 est un projet qui concerne la perception. Il n'est pas basé sur le fait de remplir des formulaires. C'est l'une des raisons pour lesquelles nos créateurs de contenu trouvent qu'il est facile de le faire parce qu'il n'y a pas de paperasse. C'est juste un système de comptage. </p><p>Tu m’as demandé tout à l'heure quelles étaient les résistances en interne et comment nous avons fait participer ces personnes réticentes. Aujourd'hui, le système prend tellement d'ampleur qu'on se sent un peu à côté de la plaque si on n'en fait pas partie, et de nouvelles équipes se joignent à nous pour cette raison...dans l’idée que si tout le monde le fait, alors peut-être que nous devrions le faire aussi. </p><p>Il reste encore des gens pour dire : « <em>nous avons déjà beaucoup de femmes dans notre programme</em> ». En général, je me tourne vers eux et je leur demande : « <em>Ah oui ? Mais comment le savez-vous ?</em> » Ils me répondent : « <em>Comment ça, comment je le sais ? Je le sens.</em> » Ce n'est pas suffisant. Vous devez être capable de comprendre à quoi ressemble votre programme et quelle en est la composition réelle. </p><p>Un autre argument souvent avancé, c’est qu'il n'y a tout simplement pas de femmes expertes dans le domaine concerné. Et là je leur dis : « <em>Ah oui ? Mais comment le savez-vous ?</em> » Et on me répond : « <em>Comment ça ? Nous mettons toujours les meilleurs experts à l’antenne, et ce ne sont pas des femmes.</em> » Et je leur rétorque : <em>« Comment savez-vous qu’il n’y a pas de femmes dans le domaine ? Avez-vous cherché ? Avez-vous fait des recherches pour trouver les contributeurs potentiels ? »</em> Et c’est drôle, il y a toujours ce moment de silence où on entendrait presque le petit déclic qui se produit dans leur cerveau quand ils réalisent qu'en fait, non, ils n’ont pas fait de recherche et se sont seulement contentés de toujours faire venir le même expert depuis des années. </p><p>Il est temps de commencer à chercher : qui d'autre peut prendre la parole ? C'est vraiment un grand moment. J'adore quand se produit ce déclic dans la tête des créateurs de contenu. C'est absolument génial. </p><p>Et puis il y a l’argument économique. Je suis convaincue que c'est le plus puissant pour les personnes qui estiment qu'il n'est pas nécessaire d'augmenter la représentation des femmes. En tant que femmes, nous représentons 50 % de la population mondiale, en fait, 51 % de la population mondiale. Et si vos contenus ne les reflètent pas, vous ne risquez pas d’attirer plus de femmes vers vos contenus. L'une des choses vraiment intéressantes que nous avons constatée ces deux dernières années, c'est que le public constate une augmentation de la représentation des femmes dans les contenus de la BBC, et cela a un effet vraiment positif. 32% des femmes de 24 à 35 ans consomment plus de contenus en ligne de la BBC.</p><p>Nous avons constaté dans notre public cible, parce que nous essayons d'attirer plus de jeunes à la BBC (16-24 ans), que 40% d'entre eux apprécient davantage le contenu grâce à cela. Donc s'ils apprécient davantage le contenu, il est probable qu'ils y reviennent. C’est assez imparable comme argument. Même si vous vous fichez de la représentation des femmes, il y a quand même un vrai intérêt économique à le faire.</p><p><strong>Dans certains secteurs comme la technologie, la finance ou le secteur bancaire, on avance cet argument que la raison pour laquelle il y a si peu de femmes, c’est qu’il n'y a </strong><strong><em>« pas de pipeline »</em></strong><strong>. Nous aimerions embaucher plus de femmes, mais il n'y en a tout simplement pas assez pour le faire. Alors comment le projet 50/50 de la BBC peut-il aider ? Peut-il servir de modèle à d'autres types d'organisations ?</strong></p><p>Le programme 50/50 concerne les contenus, la communication. Nous avons un peu plus de 75 partenaires dans 22 pays, non seulement dans les médias, mais aussi dans le monde des entreprises. Et ce que font ces organisations, c'est qu'elles utilisent le programme 50/50 dans leurs communiqués de presse, leurs événements et, bien sûr, dans leur communication interne également. Mais le résultat est qu'elles doivent regarder de près leur entreprise pour voir où se trouvent toutes ces expertes qu'elles peuvent mettre en avant dans ces contenus et événements. </p><p>Et ce faisant, elles identifient les lacunes de leurs ressources humaines. À ce stade, les données leur permettent de déterminer où se situent ces lacunes. Elles ont alors la possibilité, si elles le souhaitent, d'intervenir en amont. La Fondation Gates a récemment commandé un travail à ce sujet. On y parle de la nécessité de consacrer des ressources plus importantes. Vous devez créer la « <em>pipeline »</em>. Il faut que plus de femmes participent à des programmes de <em>leadership</em>. Par exemple, à la BBC, nous avons des douzaines de programmes pour aider les groupes sous-représentés à progresser dans leur carrière. La seule solution est d'intervenir en amont et de se donner des moyens importants. C'est la raison pour laquelle notre unité existe.</p><p>Ce qu’il faut, c’est que ces entreprises aillent de l'avant, qu'elles mettent les ressources nécessaires pour que des bases solides puissent être construites et des politiques structurées. Sinon, il n’y aura pas plus de femmes dans ces organisations. Avec 50/50, les organisations doivent identifier les bonnes personnes qui pourraient contribuer et être visibles à l'extérieur. Elles doivent identifier les personnes qu'elles pourraient accompagner et soutenir dans leur propre organisation pour les aider à progresser, et éventuellement accélérer leur carrière.</p><p>C'est un vrai processus de transformation. Aujourd'hui, il y a peu de femmes dans le secteur de la technologie parce qu'elles voient peu de modèles. Elles ne voient pas de femmes visibles en qui s'identifier. Le programme 50/50 peut changer les choses en incitant les organisations concernées à mettre en avant leurs modèles féminins forts pour les médiatiser afin qu'elles deviennent plus visibles. Et, ça peut inspirer une petite fille à devenir ingénieure demain.</p><p>Ça me fait penser à un excellent exemple. Nous avons un présentateur météo appelé Matt Taylor, et il essaie depuis toujours de faire jouer ses filles au football. Et puis quand la Coupe du monde de football féminin a eu lieu et qu'elle a été si populaire au Royaume-Uni, ils ont regardé la Coupe du monde de football féminin en famile et après, les filles ne voulaient plus rien faire d’autre que jouer au football. C'est le pouvoir de l'exemplarité. Et c'est ce que tous ces secteurs doivent faire pour essayer d'attirer plus de femmes dans ces domaines particuliers.</p><p>😡 GameStop : la révolution sur les marchés financiers</p><p><em>Mardi 2 février</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur un événement sans précédent sur les marchés financiers : </strong>une communauté de particuliers connectés les uns aux autres sur Reddit a envoyé au tapis un <em>hedge fund</em> qui spéculait à la baisse contre la société de vente de jeux vidéo GameStop. Quelles leçons en tirer en ce qui concerne l’économie en général et les marchés financiers en particulier ?</p><p>😰 Pandémie et stress : un ulcère collectif ?</p><p><em>Mercredi 3 février</em> | <strong>Interview du Dr Lavinia Ionita 🎧 à propos du stress et de la dégradation de la santé mentale en ces temps de pandémie. </strong>Qu’est-ce exactement que le stress ? Quand le stress devient un sujet sociétal, peut-on continuer à en faire un sujet de « développement personnel » ? Lavinia donne quelques clés pour mieux comprendre le problème et l’attaquer, de manière individuelle et collective.</p><p>🏘 Logement : tout ce qui change avec le COVID-19</p><p><em>Jeudi 4 février</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 consacré à la transition à l’oeuvre dans l’univers du logement. </strong>Les inégalités de logement semblent exacerbées par la crise, mais celle-ci apporte aussi quelques solutions. Les foyers avec plusieurs générations sous le même toit se multiplient, ainsi que tous les modèles alternatifs de logement. Le « nomadisme digital » n’est plus du tout marginal. Les télétravailleurs investissent massivement pour plus de confort domestique. </p><p>👶 Pandémie et démographie</p><p>Après cette terrible année 2020, plusieurs tendances apparaissent au grand jour : la diminution de l’espérance de vie et celle du taux de natalité. Tout doit changer pour renverser cette tendance : les services rendus aux familles et notre conception même des différentes étapes de la vie.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-et-dmographie"><strong>Pandémie et démographie</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>👫 Diversité dans les médias : pourquoi pas 50/50 ?</p><p>Nina Goswami est chargée de promouvoir la diversité à l’antenne de la légendaire BBC, où elle met en oeuvre un projet très simple : imposer la règle d’une parité stricte – 50% d’hommes et 50% de femmes. Quelles leçons en tirer pour d’autres pays ? Comment se servir de ce précédent pour promouvoir la diversité dans différents contextes ?</p><p>👉 Lisez l’intégralité de la transcription en français 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/interview-nina-goswami-50-50"><strong>Diversité dans les médias : pourquoi pas 50/50 ?</strong></a><strong> (</strong>conversation avec Nina Goswami)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🇺🇸 Joe Biden et le monde 🌐</p><p>Après l’effacement de Trump, nombreux sont ceux, notamment en Europe, qui comptent sur un grand retour de l’Amérique sur la scène internationale. Mais les tendances à l’oeuvre risquent d’être difficiles à infléchir pour le nouveau président américain.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-joe-biden-et-le-monde-"><strong>Joe Biden et le monde</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/diversit-les-mdias-franais-la-trane</link><guid isPermaLink="false">substack:post:32052140</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 01 Feb 2021 05:30:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/32052140/55e8ab9c369a936e6e6c45f527461496.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>267</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/32052140/1810181211733f43dab1404731fc2e3f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Diversité dans les médias : pourquoi pas 50/50 ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Les médias ont un rôle essentiel à jouer pour promouvoir la diversité dans tous les milieux. </strong>En donnant à voir des expertes, des professionnelles, des actrices inspirantes, ils nous révèlent des <em>role models </em>qui inspirent la génération suivante à l’incitent à se lancer à son tour.</p><p>En donnant à voir, les médias font et défont des carrières, donnent du pouvoir et de l’influence à certains plutôt qu’à d’autres, et proposent une vision du monde dont l’influence est profonde. En d’autres termes, ils ne sont pas seulement le reflet du monde, ils contribuent aussi à le façonner.</p><p>En ce temps de pandémie, la plupart des médias français n’ont hélas pas donné à voir beaucoup de diversité. Par exemple, les experts interviewés pour parler de la pandémie sont très majoritairement des hommes, ce qui ne reflète en rien la réalité sur le terrain – où, dans le domaine médical, les femmes sont plutôt surreprésentées. L’été dernier, le CSA avait relevé cette disparité dans un rapport intitulé « <a target="_blank" href="https://www.csa.fr/Informer/Collections-du-CSA/Observatoire-de-la-diversite/La-representation-des-femmes-dans-les-medias-audiovisuels-pendant-l-epidemie-de-Covid-19">La représentation des femmes dans les médias audiovisuels pendant l’épidémie de Covid-10</a> ». <a target="_blank" href="https://harris-interactive.fr/opinion_polls/limpact-du-confinement-sur-les-inegalites-femmes-hommes/">À l’image de ce qui se passe dans le reste de la société</a>, la pandémie n’est pas bonne pour l’égalité femmes-hommes.</p><p><strong>Pourtant, la période actuelle nous révèle aussi à quel point nous aspirons à entendre d’autres voix. </strong>L’année 2020, c’est aussi celle de <em>Black Lives Matter</em>. Dans le monde entier, on a parlé de la représentation de la diversité dans les médias ou les institutions de pouvoir. Les médias traditionnels (chaînes de télévision ou magazines hebdomadaires nationaux), qui donnent à voir et entendre toujours les mêmes personnes, inspirent de moins en moins confiance et attirent moins. Ils se privent d’un relais de croissance auprès de nouvelles populations. En bref, en ne variant pas les points de vue, ils n’innovent pas et accélèrent même leur déclin.</p><p>La BBC, l’un des plus grands et prestigieux médias au monde, pourrait se reposer sur ses lauriers, mais c’est un lieu d’innovation et de renouveau qui continue d’inspirer les médias du monde entier. Un petit projet de journalistes visant à faire une place égale aux femmes et aux hommes dans les contenus sur l’actualité a essaimé dans toute l’organisation. Aujourd’hui, <a target="_blank" href="https://www.bbc.co.uk/5050">le projet 50/50</a> concerne plus de 600 équipes au sein de la BBC. Et la méthodologie mise en place a inspiré de nombreux médias et organisations dans le monde entier.</p><p><strong>Pour mieux faire connaître ce projet, ses principes et méthodes, et pourquoi on devrait tous s’en inspirer, j’ai interviewé Nina Goswami dans le cadre du podcast </strong><strong><em>Building Bridges</em></strong>. Journaliste à la BBC depuis plus de dix ans, Nina est désormais « responsable de la diversité créative » et de <a target="_blank" href="https://www.bbc.co.uk/5050">l'initiative 50/50 de la BBC</a>,</p><p><em>la plus grande action collective jamais entreprise pour augmenter la représentation des femmes dans le contenu de la BBC</em>.</p><p><strong>(Moi) Bonjour, Nina. Merci d'avoir accepté de prendre la parole dans ce podcast de </strong><strong><em>Building Bridges</em></strong><strong>. </strong></p><p>(Nina) Merci pour l’invitation ! J’espère pouvoir partager avec toi quelques réflexions qui pourront être utiles à tes auditeurs.</p><p><strong>Ma première question concerne l'impact de la pandémie et ce que nous venons de vivre, tant sur le plan personnel que professionnel. Qu’est-ce qui a changé dans ta façon de vivre et de travailler ? J'ai lu tout à l'heure qu'environ 90 % des employés de la BBC ne travaillent plus au bureau.</strong></p><p>Oui, les 10 % restants sont principalement des créateurs de contenu. Je dis « nous » parce que je retourne encore à la salle de rédaction quelques jours par mois pour aider à la conception des programmes d’actualité du 18 heures et du 22 heures, les bulletins de télévision nationaux de la BBC. J'y vais et je fais un peu de montage quand ils ont besoin d'aide. Certaines personnes sont plus vulnérables et sont sur la liste des personnes à protéger. Je continue donc à les aider sur ce front.</p><p>Mais au niveau personnel, l'année 2020 dans son ensemble s’est accompagnée d’un changement de cap radical pour moi. Le 31 janvier, c’était ma dernière journée officielle au sein de la division des <em>news</em> de la BBC, et je travaillais à une émission spéciale Brexit, car c'était aussi la journée Brexit pour le Royaume-Uni. La semaine suivante, j'ai rejoint la BBC en tant que responsable de la diversité créative, en me concentrant sur le projet 50/50. Ce que nous faisons, c’est étudier comment améliorer la représentation à la télévision, à la radio, en ligne, afin que nos publics aient le sentiment d'être reflétés dans ce qu'ils voient, entendent et lisent. C'est pourquoi j'occupe maintenant ce rôle à temps plein. </p><p>Et puis, sept semaines et demie plus tard, nous nous retrouvons dans une situation de confinement mondial. Je suis alors renvoyée à la salle de rédaction pour apporter mon aide à l’équipe, car nous, à la BBC, fournissons des services « essentiels ». L'information, c’est une mission centrale, notamment en période de crise grave. </p><p>À mon nouveau poste, je dois donc réfléchir à ce que nous allons faire dans ce tout nouveau département qui a été créé, ainsi qu'à mon retour dans la salle de rédaction. Nous avons dû changer beaucoup de nos pratiques de travail. Nous avons tout appris au fur et à mesure, à l’épreuve du feu. Les choses ont beaucoup changé en quelques mois. Souvenez-vous, au début, il n’y avait pas encore de masques et on ne nous disait pas de rester à deux mètres de distance les uns des autres. </p><p>Il y a beaucoup de choses que nous faisons maintenant mais que nous ne faisions pas au début. Je me souviens de Fergus Walsh, qui est le rédacteur médical à la BBC. Il était alors notre correspondant médical. Très vite, il s’est mis à tester tout un tas de choses. Par exemple, il a été parmi les premiers à expérimenter tous les tests. Un jour, il a fait un des tests d'anticorps et est revenu positif. Et là nous nous sommes dit, mais si tu reviens positif et que nous avons tous travaillé étroitement ensemble, alors ça veut dire que la plupart d’entre nous a dû avoir le Covid à un moment ou un autre. Ensuite il a fait encore un autre test, puis un autre, et ils étaient tous positifs. Clairement, il faisait partie de ces gens qui sont positifs sans présenter aucun symptôme. À l’intérieur de la rédaction, nous avons appris à mieux connaître les sujets liés à la pandémie. Nous avons changé notre façon de travailler. C'était vraiment fascinant dans l'ensemble. </p><p>Petit à petit, au fil des mois et des retours au bureau, j'ai réduit mes heures de travail à la salle de rédaction. Maintenant, je suis à 100% sur le rôle de la diversité créative. À bien des égards, 2020 a mis le sujet de la diversité sur le devant de la scène. 2020, c’est aussi l’année de George Floyd et de Black Lives Matter. La création de notre département à ce moment précis, c’est quelque chose de fortuit. Fondamentalement, en tant qu’institution, la BBC nous a donné les moyens de nous concentrer sur ce dont nos publics ont besoin.</p><p><strong>Ce n'est peut-être pas tout à fait fortuit. Il y a un air du temps, une dynamique sur ces sujets, non ? George Floyd a révélé que nous étions prêts à parler de tout cela. Donc je ne suis pas sûre que cela soit vraiment fortuit. Comment as-tu changé ta façon de travailler et comment était-ce de commencer un nouveau poste en plein confinement ?</strong></p><p>À mon poste de responsable de la diversité créative, je travaille à la maison comme tu peux le voir. Maintenant, ma vie de travail se passe en visioconférence. J’ai l’impression de passer toute ma vie derrière un écran. J’étais censée aller en Italie, par exemple, pour faire une conférence à Pérouse. J’étais censée me rendre à Saragosse pour une autre conférence. Tout cela a été annulé. La dimension voyage a disparu du travail.</p><p>Mais il faut dire que grâce à la visioconférence, je me suis rendue virtuellement dans bien plus de pays que je n’aurais pu espérer visiter en vrai. Cela a donc été un changement vraiment intéressant et positif finalement, car maintenant la technologie est suffisamment avancée pour que nous puissions le faire. </p><p>Mais ce n’est pas toujours facile. Mardi dernier, j'ai fait 17 réunions en une journée. J’ai vraiment fait le tour du monde, de l'Australie à la Finlande en passant par l'Amérique. C'est fantastique de pouvoir faire cela, mais l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, je l'ai définitivement perdu en n’allant plus au bureau de façon régulière.</p><p><strong>C'est un paradoxe que nous vivons tous. Comment se fait-il qu’en l’absence des trajets pendulaires pour se rendre au travail, nous ayons l’impression d’avoir moins de temps qu'auparavant ? </strong></p><p><strong>Tu es à la BBC depuis longtemps. Comme tu l’as dit, tu étais un pilier dans la salle de rédaction. Peux-tu nous parler de ta carrière ? Comment as-tu commencé et comment es-tu devenue la cheffe de file de la « diversité créative » à la BBC ?</strong></p><p>Oui, absolument. J'ai toujours eu une passion pour le journalisme. Ça a commencé quand j'avais huit ans. Eh, oui, ça fait longtemps que je prépare tout ça ! Un jour, nous étions tous assis autour de la table de la cuisine avec mes parents, sur le point de discuter des choix d’orientation de mon frère aîné (qui a 11 ans de plus que moi). En arrière-plan, il y avait le journal de 18 heures à la télévision. Le journal était présenté par <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Moira_Stuart">Moira Stuart</a>, l'une des premières présentatrices noires de l’histoire au Royaume-Uni.</p><p>Il y a eu un moment de silence alors que nous étions en train de discuter ce que mon frère allait faire de sa vie. Et mon père s'est tourné vers moi et a dit : « Je te verrais bien faire ça un jour », en pointant du doigt la télévision. C’est alors que je me suis demandé pour la première fois si c'était quelque chose qui m'intéresserait. Finalement, le fait d'être devant une caméra n'était pas pour moi, mais l'idée du journalisme est restée et m’a marquée. </p><p>À partir de mes huit ans, j’ai donc commencé à m'engager sur cette voie. J'ai fait tout ce que fait quelqu’un qui veut vraiment se lancer dans une carrière en particulier. À l'école, j’ai dirigé le magazine de l'école. À l'université, pareil. J'ai aussi fait du bénévolat pour la radio d’un hôpital. Et c'est en acquérant une grande expérience professionnelle que j'ai construit mon réseau. Je passais mes étés à faire mon travail du samedi en tant qu'assistante commerciale et à travailler dans un journal. C'est grâce à ce réseau que j'ai fini par me retrouver dans des journaux nationaux.</p><p>J'ai eu la chance d'obtenir une bourse du <em>Sunday Times</em>, avec lequel j'ai fait mes études supérieures. À l'université, j'ai fait du droit, en partie pour faire plaisir à mes parents, car en tant que bonne fille indienne, il faut faire du droit, de la médecine ou des études d’ingénieur. Mais j'ai fait du droit parce que c'est aussi une bonne base pour le journalisme : on apprend la même façon de prouver les arguments et de mener des analyses. J'ai fait mes études supérieures en journalisme au <em>Sunday Times</em>, et c'est là que j'ai commencé ma carrière.</p><p>J’ai donc commencé dans le journalisme de presse écrite au <em>Sunday Times</em>. Ensuite, j'ai travaillé au <em>Sunday Telegraph,</em> et j'ai pensé que je devais me spécialiser et faire quelque chose en rapport avec mon diplôme universitaire. Je me suis donc spécialisé en tant que journaliste juridique puis j'ai travaillé pour un magazine juridique. Et puis j'ai commencé à me poser des questions sur le déclin de la presse écrite qui était déjà dramatique à ce moment-là. C'était il y a douze ans maintenant. À l'époque, c'est ma mère qui avait repéré l’existence d’un programme de stage pour devenir journaliste à la BBC.</p><p>C'est comme ça que je suis entrée à la BBC. Après avoir accepté une baisse de salaire substantielle, j'ai rejoint ce programme de stage. Et depuis lors, j’ai été partout à BBC News. J'ai commencé à Manchester à la station de radio Northwest de la BBC Manchester, le programme de télévision régional, puis je suis allée à Liverpool et à Radio Merseyside avant que mon mari ne me demande en mariage. Là je suis revenue à Londres pour rejoindre la chaîne d'information nationale de la BBC. Et j'ai appris à bien connaître la chaîne avant de rejoindre le journal de 18 et 22 heures.</p><p>Voilà l'histoire de ma carrière de journaliste en quelques mots. J'ai toujours été passionnée par le fait que le public entende les histoires qu'il a besoin d'entendre, qu'il souhaite entendre ou des histoires qu'il ne connaît pas. J'aime l'idée de les dévoiler, de révéler quelque chose de nouveau que les gens devraient connaître. Pour moi, le public, c’est ce qui devrait être au cœur de tout ce que nous faisons.</p><p>Et pour cela, il faut comprendre son public. Il faut les refléter dans le contenu. C'est comme ça que je me suis impliquée pour la première fois dans le programme 50/50, dont nous allons parler en détail. 50:50 vise à augmenter la représentation des femmes. Nous avons récemment élargi le champ d'application de ce programme à d’autres formes de diversité. Mais c'est une initiative qui est partie de la base, une initiative que nous avons lancée en tant que journalistes. </p><p>50/50, c’est devenu un immense succès, au-delà de toutes nos attentes. Le résultat, c'est qu’il fallait que je me mette à temps plein sur ce travail. C'est ainsi que j'en suis arrivée là où j'en suis aujourd'hui. Mais mes activités ne se limitent plus au seul projet 50/50. </p><p><strong>Pour revenir à 50/50, comment cela a commencé exactement ? Tu as dit que le projet était axé sur le public et la façon de mieux le refléter. Donc, fondamentalement cela concerne le contenu. Mais il y a beaucoup d'aspects derrière cela... Quel a été le point de départ ? Quelle a été la première chose que vous avez examinée ? Et quand était-ce, d'ailleurs ?(Moi) Bonjour, Nina. Merci d'avoir accepté de prendre la parole dans ce podcast de </strong><strong><em>Building Bridges</em></strong><strong>. </strong></p><p>Tout a commencé à l’initiative d’un homme, le journaliste <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ros_Atkins">Ros Atkins</a>, qui présente le programme <a target="_blank" href="https://www.bbc.co.uk/programmes/b05qmvtw"><em>Outside Source</em></a>. C'était à Noël 2016. Il faisait un trajet en voiture dans le sud-ouest de l'Angleterre, en Cornouailles, à quelques kilomètres de Londres. Et il était en train d’écouter les stations de radio de la BBC. Et pendant très longtemps, il n'a pas entendu une seule voix féminine. Et alors il s'est dit : « <em>Comment est-ce possible ? À notre époque ? Nous, la BBC, affirmons essayer de faire passer plus de femmes à l'antenne, mais nous ne le faisons clairement pas.</em> » Il a donc passé ses vacances de Noël à réfléchir à la façon de résoudre ce problème. Lorsqu'il est revenu, en janvier 2017, il a demandé à son équipe de mettre en place un nouveau système de mesure pour collecter les données sur la représentation à l’antenne.</p><p>Et tout ce que nous faisons maintenant, c'est exactement comme cela a commencé. Nous comptons le nombre d'hommes et le nombre de femmes dans notre contenu, et nous cherchons à atteindre une représentation de 50 % de femmes au fil du temps. Ainsi, si vous prenez un programme d'information quotidien, comme <em>Outside Source</em>, c’est sur une période d'un mois que nous rendons des comptes. Ainsi, chaque jour, les créateurs de contenu regardent leur programme et comptabilisent les hommes et les femmes à l’antenne. Ensuite, lors du compte-rendu, lorsque nous disséquons le programme et la façon dont il s'est déroulé, ces informations, ces données sont remontées.</p><p>Nous ne faisons pas cela uniquement pour ce programme. Et maintenant ce sont des calculs automatiques. Ainsi, si pendant deux semaines au cours du mois, nous avons eu 70 % de femmes, nous cherchons à revenir à un équilibre 50/50. L'équipe commence à en discuter. Les données sont régulièrement décortiquées. On identifie les lacunes et les moyens de faire entendre davantage de voix diverses sur chaque contenu. C'est donc en quelque sorte la base du comptage. Nous comptons pour apporter des changements. </p><p><strong>Je voudrais te poser une question sur le comptage, car ce n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Il s'agit de créer de nouveaux indicateurs, n'est-ce pas ? Que comptez-vous exactement dans un contenu donné ? Mettons qu'il y a un sujet qui concerne le président Macron, qui se trouve être un homme. C'est une nouvelle, n'est-ce pas ? C'est le président de la France. Mais quand on regarde les dirigeants du monde, il s'agit en grande majorité d'hommes. Alors, qu'est-ce qui est compté ? Est-ce le sujet, les personnes interviewées ou la personne qui fait le travail de journalisme ?</strong></p><p>C'est une bonne question. Nous avons trois principes fondamentaux pour le projet 50/50. Le premier concerne la manière de contrôler les données. Nous utilisons les données pour effectuer le changement. Ensuite, nous mesurons ce que nous contrôlons. Et donc, dans ton exemple, avec Macron, nous ne le comptons pas parce que nous ne pouvons pas contrôler le fait qu'il fait l’actualité. C'est un personnage central. Donc nous ne le comptons pas. </p><p>J'utilise toujours l'exemple du Premier ministre britannique parce que c’est un exemple qui fonctionne bien pour nous. Nous ne comptons pas Boris Johnson et nous ne comptions pas Theresa May avant lui. Peu importe donc que tu sois un homme ou une femme. Si tu es le personnage central et que nous devons t’inclure, alors tu ne seras pas comptabilisé. Il s'agit donc de ce que les équipes contrôlent elles-mêmes. Cela peut être le journaliste, par exemple. Ce pourrait être le commentateur politique. Et les membres du public rencontrés pour illustrer le sujet. C’est là le deuxième principe fondamental de 50/50. </p><p>Et cela m'amène au troisième principe fondamental, qui est notre règle d'or. C'est que nous cherchons toujours la meilleure contribution possible. Nous ne faisons aucun compromis sur la qualité. L'une des choses les plus importantes pour notre public, c’est d’avoir accès à la plus grande exigence éditoriale, au meilleur contenu possible. Personnellement je pense que le projet 50/50 aide à atteindre cet objectif. Ce qui se passe quand les journalistes cherchent des nouvelles voix, autres que celles qui sont toujours entendues. Tout à coup, on a cette diversité de pensée qui peut vraiment élever un programme, en améliorer considérablement la qualité.</p><p><strong>C’est intéressant. J'imagine que tout le monde n'a pas accueilli cette vision favorablement, ni les mesures qui l'accompagnent. Soudain, les journalistes sont tenus responsables et doivent rendre des comptes. Des choses qui n'étaient pas visibles sont rendues visibles. J'imagine qu'avant le comptage, il y avait des gens dans le déni qui pouvaient dire : «</strong><strong><em> Mais si nous avons des femmes. Regardez celle-ci et celle-là.</em></strong><strong> » Qui s’est opposé à 50/50 ? Est-ce que cela a été difficile de rendre cette transparence acceptable pour tous dans une institution aussi grande et aussi ancienne ?</strong></p><p>Oui, bien sûr, il y a des gens pour nous faire des reproches. Mais la grande qualité de 50/50, c’est que c’est venu de nous, les journalistes. Nous en sommes responsables. Ce n'est pas quelque chose qui nous a été imposé. C'est un système volontaire et c’est exprès nous le rendons volontaire, parce que nous voulons que les gens qui sont vraiment animés d’une volonté de changement s’en emparent. </p><p>Il y a, bien sûr, ceux qui se voient imposer le programme 50/50 par leur manager. Là, il peut y avoir quelques réticences parfois. Mais je voudrais t’expliquer un peu comment nous en sommes arrivés à un programme d’une telle ampleur. C'est le volontariat qui est le secret de notre réussite. Après <em>Outside Source</em>, c'est le bouche à oreille qui a fait grandir l’initiative 50/50. Une fois que ce programme a prouvé qu’il pouvait atteindre 50 % de femmes (il a commencé à moins de 40% de femmes, et il lui a fallu 4 à 5 mois pour atteindre la barre des 50 %), et a prouvé que c'était pérenne, alors d'autres équipes, comme la mienne en charge des journaux télévisés de 18h et 22h, s’en sont emparés. Ça a vraiment été une croissance organique. </p><p>Ce n'est que lorsque la 80ème équipe a rejoint l’initiative 50/50 que la direction générale de la BBC en a entendu parler. Le directeur général de l'époque, c’était <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Tony_Hall,_Baron_Hall_of_Birkenhead">Tony Hall</a>. Quand il en a entendu parler, il a dit mis au défi le reste de la BBC. Mais c'était toujours sur la base du volontariat. Chaque équipe pouvait décider.</p><p><strong>Cela a tout de même créé une certaine pression sur les pairs, j'imagine.</strong></p><p>Oui, il y a une saine émulation et un esprit de compétition entre les équipes. Mais nous le faisions de manière positive, pas de manière obligatoire. Nous ne disions pas aux gens « <em>vous devez le faire</em> ». Ce n'est pas la même chose. Il s'agit de faire ça ensemble, de manière volontaire, d'essayer de pousser ce changement pour nous améliorer, non seulement nous-mêmes, mais aussi pour créer un meilleur produit pour notre public. C'est ainsi que les équipes qui ne participent pas se sentent en quelque sorte « cernées ».</p><p>En tant que journalistes et créateurs de contenu, nous étions à l’initiative du projet et donc volontaires. Et puis il y a eu ce « coup » du sommet quand ils ont dit qu'ils aimaient le projet. Ils ont donné la permission à de nombreuses autres équipes de s'impliquer. Parfois, on a besoin de cette permission pour vouloir faire quelque chose. En un an, nous sommes passés de 80 à 500 équipes impliquées. Aujourd’hui, ce sont plus de 600 équipes à la BBC qui sont impliquées.</p><p><strong>Qu'est-ce qui compte comme une « équipe » ? Est-ce un programme ? </strong></p><p>Il y a tellement de contenus différents à la BBC que les équipes sont de nature variée. Le journal de 18 et de 22 heures, c’est une équipe. BBC News Channel aussi. Mais nous avons aussi des orchestres qui sont impliqués. Par exemple, le Scottish Symphony Orchestra est une équipe. BBC News Online est une autre équipe. Vous avez l'émission Jeremy Vine, qui est une émission de radio sur Radio 2 : c'est une autre équipe. Donc, cela dépend vraiment du contenu. </p><p><strong>Quelle est l’ampleur actuelle du programme par rapport à l’ensemble de la BBC ?</strong></p><p>Il y a au moins une équipe impliquée dans chaque division de la BBC : drame, comédie, radio en ligne, <em>news</em>... partout où vous pouvez contrôler le contenu et les communications, nous le mettons en place. Notre équipe de communication interne et notre service de presse le font également. Nous adaptons et personnalisons notre approche en fonction des besoins de l'équipe elle-même. Il est évident que vous ne surveillerez pas un article de texte de la même manière que vous surveillez une émission de radio. Et les perceptions changent en fonction du canal.</p><p>Or le projet 50/50 est un projet qui concerne la perception. Il n'est pas basé sur le fait de remplir des formulaires. C'est l'une des raisons pour lesquelles nos créateurs de contenu trouvent qu'il est facile de le faire parce qu'il n'y a pas de paperasse. C'est juste un système de comptage. </p><p>Tu as demandé tout à l'heure quelles étaient les résistances en interne et comment nous avons fait participer ces personnes réticentes. Aujourd'hui, le système prend tellement d'ampleur qu'on se sent un peu à côté de la plaque si on n'en fait pas partie, et de nouvelles équipes se joignent à nous pour cette raison...dans l’idée que si tout le monde le fait, alors peut-être que nous devrions le faire aussi. </p><p>Il reste encore des gens pour dire : « <em>nous avons déjà beaucoup de femmes dans notre programme</em> ». En général, je me tourne vers eux et je leur demande : « <em>Ah oui ? Mais comment le savez-vous ?</em> » Ils me répondent : « <em>Comment ça, comment je le sais ? Je le sens.</em> » Ce n'est pas suffisant. Vous devez être capable de comprendre à quoi ressemble votre programme et quelle en est la composition réelle. </p><p>Un autre argument souvent avancé, c’est qu'il n'y a tout simplement pas de femmes expertes dans le domaine concerné. Et là je leur dis : « <em>Ah oui ? Mais comment le savez-vous ?</em> » Et on me répond : « <em>Comment ça ? Nous mettons toujours les meilleurs experts à l’antenne, et ce ne sont pas des femmes.</em> » Et je leur rétorque : <em>« Comment savez-vous qu’il n’y a pas de femmes dans le domaine ? Avez-vous cherché ? Avez-vous fait des recherches pour trouver les contributeurs potentiels ? »</em> Et c’est drôle, il y a toujours ce moment de silence où on entendrait presque le petit déclic qui se produit dans leur cerveau quand ils réalisent qu'en fait, non, ils n’ont pas fait de recherche et se sont seulement contentés de toujours faire venir le même expert depuis des années. </p><p>Il est temps de commencer à chercher : qui d'autre peut prendre la parole ? C'est vraiment un grand moment. J'adore quand se produit ce déclic dans la tête des créateurs de contenu. C'est absolument génial. </p><p>Et puis il y a l’argument économique. Je suis convaincue c'est le plus puissant pour les personnes qui estiment qu'il n'est pas nécessaire d'augmenter la représentation des femmes. En tant que femmes, nous représentons 50 % de la population mondiale, en fait, 51 % de la population mondiale. Et si vos contenus ne les reflètent pas, vous ne risquez pas d’attirer plus de femmes vers vos contenus. </p><p>L'une des choses vraiment intéressantes que nous avons constatées ces deux dernières années, c'est que le public constate une augmentation de la représentation des femmes dans les contenus de la BBC, et cela a un effet vraiment positif. 32 % des femmes de 24 à 35 ans consomment plus de contenus en ligne de la BBC.</p><p>Nous avons constaté dans notre public cible, parce que nous essayons d'attirer plus de jeunes à la BBC (16 à 24 ans), que 40 % d'entre eux apprécient davantage le contenu grâce à cela. Donc s'ils apprécient davantage le contenu, il est probable qu'ils y reviennent. C’est assez imparable comme argument. Même si vous vous fichez de la représentation des femmes, il y a quand même un vrai intérêt économique à le faire.</p><p><strong>C'est intéressant. Cela me ramène à la méthodologie dont tu as parlé plus tôt, lorsque tu as dit que Boris Johnson et Theresa May ne comptaient pas, mais seulement celles et ceux qui les couvrent. Mais en fait, ce qu’est une « information », ça n'est pas aussi clair qu'on pourrait le penser ! Le fait que quelque chose (quelqu'un) soit couvert ou non est le fruit de choix. Et ces choix peuvent changer en fonction de la personne qui les fait. La couverture de l'actualité a-t-elle changé de quelque manière que ce soit ? Les sujets eux-mêmes ont-ils changé en même temps que les personnes qui les couvrent ? En gros, comment cela a-t-il affecté la définition de l’information ?</strong></p><p>Oui, c'est une très bonne question. Nous avions l'habitude de mettre les sujets « frivoles » à la fin du bulletin d’information d'une demi-heure, or ces sujets étaient souvent ceux avec le plus de femmes dedans. Ça a changé. Il y a une meilleure compréhension du fait que les histoires qui concernent spécifiquement les femmes doivent être placées plus haut dans les grilles éditoriales. Donc oui, la sélection des sujets change. Je pense que cela est dû en grande partie à des initiatives comme l'émission <a target="_blank" href="https://www.bbc.com/news/world-55042935">100 Women</a> de la BBC, qui se penche sur des sujets comme les violences faites aux femmes. Mais il y a une autre raison pour laquelle la sélection des sujets change : en parlant à plus de personnes que celles qu’on allait toujours voir, on trouve de nouveaux sujets !</p><p>C'est aussi simple que cela. Plus on parle à des gens différents, plus la diversité des conversations est grande, plus on a de chances de tomber sur des histoires, des sujets différents. Mon exemple préféré, c’est celui de notre service vietnamien, BBC Viet. Quand ils ont commencé à participer à 50/50, ils avaient moins de 20 % de femmes à l’antenne. Et il a fallu les convaincre que c'était une bonne idée de commencer à chercher de nouvelles voix féminines.</p><p>Mais à un moment donné, ils ont atteint 80 % de représentation féminine en un mois. Et nous avons dû les avertir qu’ils étaient allés trop loin et leur demander ce qui se passait. Comment êtes-vous passés de 20 % à 80 % de représentation féminine ? Et ils ont dit : « Eh bien, nous trouvons toutes ces histoires passionnantes dont nous ignorions l'existence » parce qu'ils s'adressaient à un public différent et à un groupe différent de contributeurs.</p><p>Ils ont finalement fait baisser ce chiffre. C'est revenu à 50/50, qui est le nom du projet. Ce n'est pas le projet 100 % femmes. C'était donc vraiment super de voir ça. C'est formidable de regarder au-delà de son cercle et d'aller plus loin. Tout d'un coup, un nouveau monde s'ouvre à vous.</p><p><strong>C'est très inspirant. C'est comme les livres d'histoire : si vous n'avez que des hommes qui écrivent l'histoire, vous passez à côté de tant de choses qui font aussi l'histoire.</strong></p><p><strong>Dans quelle mesure est-ce que le comptage en lui-même représente aujourd’hui une information en tant que telle ? Une journaliste française [Alice Coffin] a écrit récemment que lorsqu’elle mentionnait, il y a dix ans, le ratio hommes/femmes parmi les réalisateurs à la sélection du festival de Cannes, on lui disait que c’était de l’activisme et pas une information. Ça  a changé. Aujourd'hui, le nombre de femmes dans un festival est considéré comme une information. Dans quelle mesure le comptage peut-il apporter un changement réel ?</strong></p><p>J'aime collecter et analyser des données. Pour moi tout ça peut relever de l’information. Mais je pense que la raison principale pour laquelle le comptage a un pouvoir de transformation, c’est qu'il oblige les gens à rendre des comptes. Si les chiffres n’évoluent pas, c'est que quelque chose ne va pas.</p><p>Nous aimons tous les bonnes nouvelles en matière de chiffres. Il y a toujours des médias pour couvrir l’augmentation de la représentation des femmes dans un secteur ou une organisation donnée. Vous pouvez aussi vous pencher sur l'écart de rémunération entre les sexes là où il y a une disparité. Il existe des données qui obligent les gens à rendre des comptes. Là où l'écart de rémunération entre hommes et femmes ne s'améliore pas (je n'ai pas les données précises pour dire où on se trouve à ce sujet), eh bien, c’est une information, et on demandera des comptes. </p><p>Il s'agit d'une question de responsabilité. C'est pour ça que je crois vraiment que le plus grand nombre possible d'organisations doivent être transparentes sur ce qui se passe en interne. C'est pourquoi notre nouveau directeur général, Tim Davie, a annoncé en octobre que cette année, lorsque nous aurons notre challenge 50/50 en mars, nous invitons nos partenaires extérieurs à publier également leurs données 50/50 avec nous. Je suis très enthousiaste à ce sujet, car je pense que cela montre un engagement réel. Cela montre l’intérêt sincère de ces organisations pour l'amélioration de la représentation des femmes. Elles posent des jalons et devront s'assurer qu'elles apporteront les changements nécessaires l'année suivante.</p><p><strong>Pendant la pandémie, dans les médias français, allemands, mais aussi américains, environ 80 % des experts, médecins, etc. interrogés étaient des hommes. Il y a généralement un écart entre les sexes, mais cet écart s'est aggravé pendant la pandémie. Je ne sais pas s'il y avait quelque chose de ce genre dans les médias britanniques. Comment la BBC a-t-elle résisté à cela ? Comment avez-vous fait pour faire autrement ? Et comment expliquez-vous cette aggravation globale de l’écart en matière de représentation pendant cette crise ?</strong></p><p>J'ai examiné les six derniers mois de données 50/50 et, en fait, dans toutes nos divisions et équipes impliquées dans le projet 50/50, il y a eu une augmentation de 9 % de la représentation des femmes au cours de cette période. Il est évident que nous ne comptons pas les responsables scientifiques ou personnalités politiques impliquées. Or cela a évidemment un impact sur la (non) visibilité des femmes dans l’actualité. Mais ce n'est pas quelque chose qu’il est en notre pouvoir de changer en tant que média. C'est quelque chose qui doit changer culturellement dans les mondes de la politique et de la médecine. </p><p>Mais le fait que toutes nos équipes examinent consciemment la composition de nos contenus et essaient d'atteindre cet équilibre 50/50, cela a un impact sur ce que nous voyons à l'écran. La sélection des sujets y contribue également. Nous nous sommes beaucoup concentrés sur les soins de santé et les services sociaux, qui au Royaume-Uni reposent sur une main-d'œuvre féminine plus importante que dans d'autres secteurs. C'est très différent d'un pays à l'autre. C'est une question de culture. Les cultures dans ces domaines particuliers devront changer si vous voulez voir cette augmentation de la représentation. </p><p><strong>L’idée selon laquelle la diversité conduit à un plus large éventail de points de vue et à un plus grand nombre de sujets abordés et que le contenu est amélioré quand il reflète mieux la population, c’est une idée encore « radicale » en France et en Allemagne. Les Français comme les Allemands pensent vivre dans une méritocratie et les experts interviewés sont forcément les « meilleurs ». C’est un pur hasard si ce sont presque exclusivement des hommes. Il est donc très difficile de faire valoir les arguments que tu viens de présenter. As-tu des conseils à donner pour mieux convaincre ? L’argument économique est-il le plus efficace ?</strong></p><p>Absolument. L’argument économique est imparable. Si la culture n'a pas changé, alors il faut parler d'argent. Et nous pouvons prouver qu'en augmentant la représentation des femmes, on attire plus de nouvelles personnes vers son contenu. Ce serait donc mon point de départ. </p><p><strong>Est-ce que ce sont des données qui ont été rendues publiques à la BBC ? Est-ce quelque chose que nous pouvons tous trouver en ligne pour l’utiliser comme preuve ?</strong></p><p>Oui, absolument. Et concernant l’industrie cinématographique, l'Institut Geena Davis a mené de très bonnes études sur la façon dont, si l'on reflète les femmes dans les films, on a plus de chances d'attirer un plus large public vers ces films. Il y a beaucoup d'éléments qui peuvent servir à étayer l'argument économique.</p><p><strong>Dans d'autres secteurs, organisations, ressources humaines, dans divers secteurs comme la technologie ou la finance ou le secteur bancaire, ils ont cet argument que la raison pour laquelle il y a si peu de femmes, c’est qu’il n'y a </strong><strong><em>« pas de pipeline »</em></strong><strong>. C'est généralement l'expression qui est utilisée. Nous aimerions embaucher plus de femmes, mais il n'y en a tout simplement pas assez pour le faire. Alors comment le projet 50/50 de la BBC peut-il aider ? Peut-il servir de modèle à d'autres types d'organisations ?</strong></p><p>Le programme 50/50 concerne les contenus, la communication. Nous avons un peu plus de 75 partenaires dans 22 pays, non seulement dans les médias, mais aussi dans le monde des entreprises. Et ce que font ces organisations, c'est qu'elles utilisent le programme 50/50 dans leurs communiqués de presse, leurs événements et, bien sûr, dans leur communication interne également. Mais le résultat est qu'elles doivent regarder de près leur entreprise pour voir où se trouvent toutes ces expertes qu'elles peuvent mettre en avant dans ces contenus et événements. </p><p>Et ce faisant, elles identifient les lacunes de leurs ressources humaines. À ce stade, les données leur permettent de déterminer où se situent ces lacunes. Elles ont alors la possibilité, si elles le souhaitent, d'intervenir en amont. La Fondation Gates a récemment commandé un travail à ce sujet. On y parle de la nécessité de consacrer des ressources plus importantes. Vous devez créer la « <em>pipeline »</em>. Il faut que plus de femmes participent à des programmes de <em>leadership</em>. Par exemple, à la BBC, nous avons des douzaines de programmes pour aider les groupes sous-représentés à progresser dans leur carrière. La seule solution est d'intervenir en amont et de se donner des moyens importants. C'est la raison pour laquelle notre unité existe.</p><p>Ce qu’il faut, c’est que ces entreprises aillent de l'avant, qu'elles mettent les ressources nécessaires pour que des bases solides puissent être construites et des politiques structurées. Sinon, il n’y aura pas plus de femmes dans ces organisations. Avec 50/50, les organisations doivent identifier les bonnes personnes qui pourraient contribuer et être visibles à l'extérieur. Elles doivent identifier les personnes qu'elles pourraient accompagner et soutenir dans leur propre organisation pour les aider à progresser, et éventuellement accélérer leur carrière.</p><p>C'est un vrai processus de transformation. Aujourd'hui, il y a peu de femmes dans le secteur de la technologie parce qu'elles voient peu de modèles. Elles ne voient pas de femmes visibles en qui s'identifier. Le programme 50/50 peut changer les choses en incitant les organisations concernées à mettre en avant leurs modèles féminins forts pour les médiatiser afin qu'elles deviennent plus visibles. Et, ça peut inspirer une petite fille à devenir ingénieure demain.</p><p>Ça me fait penser à un excellent exemple. Nous avons un présentateur météo appelé Matt Taylor, et il essaie depuis toujours de faire jouer ses filles au football. Et puis quand la Coupe du monde de football féminin a eu lieu et qu'elle a été si populaire au Royaume-Uni, ils ont regardé la Coupe du monde de football féminin en famile et après, les filles ne voulaient plus rien faire d’autre que jouer au football. C'est le pouvoir de l'exemplarité. Et c'est ce que tous ces secteurs doivent faire pour essayer d'attirer plus de femmes dans ces domaines particuliers.</p><p><strong>Le football féminin est un excellent exemple car cela a fonctionné dans de nombreux pays. Tout d'un coup, c'est devenu un truc énorme en France et en Allemagne où il y a maintenant une équipe de football féminin dans la plupart des écoles. Cela a vraiment changé très vite. </strong></p><p><strong>Cela m'amène à une question sur le sport. Y a-t-il une équipe qui s’occupe de sport ? Les sports les plus médiatisés, qu'il s'agisse de football ou de formule 1, sont souvent plus masculins. Il y a bien quelques événements alternatifs qui émergent dans le monde du sport. Dans quelle mesure la BBC est-elle proactive lorsqu'il s'agit de promouvoir le sport féminin ?</strong></p><p>Tous nos programmateurs sportifs (TV, radio et en ligne) participent à 50/50 et ils ont fait un travail remarquable. Ils ont commencé très bas quand ils ont rejoint le programme. Aujourd'hui, la représentation des femmes est d'environ 40 %. Je ne suis pas sûre du taux de départ, mais je pense que c’était environ 10%.</p><p>Ces équipes ont donc fait d'énormes progrès. Il n'y a pas d’obligation, mais de manière informelle, elles parlent de la nécessité d'inclure au moins une femme dans chaque bulletin sportif. Quand vous commencez à faire cela, encore une fois, vous cherchez des sujets différents. Vous avez des mentalités différentes. Cela a vraiment eu un impact positif. Nos équipes sportives sont vraiment à fond. Elles aiment aussi la partie compétitive du programme 50/50. Ce n'est pas seulement la BBC, mais toutes sortes d'homologues dans les médias. Beaucoup de médias de sports utilisent également le programme 50/50 pour opérer le même changement. J'espère que, dans quelques années, lorsque nous ferons une nouvelle interview, il y aura de grands changements dans le monde du sport. </p><p><strong>Jusqu'à présent, ce qui est décrit comme une amélioration, c’est qu’il y a plus de femmes pour couvrir et commenter … le sport masculin. Par exemple, en ce qui concerne le football, personnellement, j'aimerais voir plus de football féminin, et pas seulement plus de femmes parlant de football masculin. C'est toujours cette question de Boris Johnson et Theresa May qui ne comptent pas, n'est-ce pas ? </strong></p><p>Oui, c’est vrai, on ne peut pas ne pas couvrir le football masculin. C'est une institution trop importante dans notre pays. Mais maintenant, nous couvrons aussi le football féminin. Donc le changement viendra. Toutes les équipes s'assurent que le sport féminin est aussi présent.</p><p><strong>Tu as dit quelque chose de très inspirant sur la façon dont le fait de commencer par la visibilité peut aboutir à une transformation profonde. Tu as mentionné cette idée que voir, c'est croire. Lorsque tu vois quelqu'un à qui tu veux ressembler, cela peut t’inspirer à devenir comme cette personne. Cela m'amène à ma question suivante. En ce qui concerne certaines des organisations qui travaillent en partenariat avec vous à la BBC, penses-tu que le fait de commencer par l'image peut vraiment changer les choses ? Il y a toujours des critiques qui disent que ce n'est que de l’image, du </strong><strong><em>« diversity-washing »</em></strong><strong> en quelque sorte. Comment s'assurer que l’image a un impact sur la réalité ?</strong></p><p>Oui, excellente question. Avant qu'une personne puisse devenir partenaire de 50/50, nous effectuons de nombreux contrôles préalables. Nous voulons nous assurer que cette organisation a déjà mis en place des politiques pro-diversité. Nous voulons nous assurer qu'elle réduit l'écart entre les sexes en matière de rémunération. Nous posons donc ces questions avant de les accepter comme partenaires. Quelle est la composition de leurs équipes dirigeantes ? Ont-elles fait des progrès en matière de leadership avant de rejoindre 50/50 ? Parce que nous voulons qu’elles soient passionnées et qu'elles n'utilisent pas cela, comme tu dis, pour faire du <em>diversity-washing</em>. </p><p>Ensuite nous restons avec l'organisation pour la soutenir tout au long d’une saison 50/50. Nous restons donc avec elle pendant au moins 12 à 18 mois. Après 18 mois, vous faites toujours partie de la famille 50/50, mais c'est à ce moment-là que vous devriez être autonome et voler de vos propres ailes. Tout au long de cette première année (ou des 18 premiers mois), vous devrez vous assurer que tout est mis en œuvre, que le changement se produit réellement dans l'organisation. Et il n’y a pas besoin d'atteindre 50% de femmes si ce n'est pas à quoi ressemble votre organisation. Dans ce cas, vous ne devez pas essayer d'atteindre 50% de femmes, car vous donneriez alors une fausse image de votre organisation.</p><p>L’une des choses qu’on a vues avec Black Lives Matter, c'est que beaucoup de gens font ces déclarations disant qu’ils sont contre le racisme. Mais ce qui se passe en coulisses est plus important. Est-ce qu’un an après, cette organisation ou personne dit toujours la même chose, mais n'a pas pris de mesures ou n'a pas apporté de changement ? Et c'est là que les médias doivent intervenir. Nous devons nous responsabiliser et responsabiliser les autres organisations.</p><p><strong>Oui. Parmi les multiples partenaires qui ont participé, quels sont les meilleurs exemples de réussite dont tu aimerais parler ?</strong></p><p>Je vais choisir ABC Australie. C'était l'un de nos premiers partenaires. Ils ont créé un défi de 10 semaines pour leurs 40 équipes. Ils sont vraiment engagés sur la représentation femmes-hommes au sein de leur organisation. Bien sûr, ils se joindront aussi à nous pour le défi du mois de mars. Ils jouent le jeu. Ils ont adopté un modèle très similaire à celui que nous avons adopté à la BBC. Ils ont investi des ressources dans la création d'un poste de direction 50/50 au sein de leur organisation.</p><p>C’est génial de voir qu'ils créent cette équipe pour continuer à conduire le changement. Ils nous ont également rejoints dans la prochaine phase de 50/50. Comment prolonger cela sur la diversité ethnique et l’inclusion du handicap ? ABC Australie a examiné la question sous l'angle de l'ethnicité. Et pourtant, leur système est différent de celui du Royaume-Uni. Ils ont de nombreux problèmes juridiques différents. Les lois sur la protection des données sont différentes selon le pays dans lequel vous vous trouvez. Mais ce que nous avons appris, parce que nous faisons ça ensemble, c'est que nous suivons un chemin très similaire. Lorsque nous aurons déterminé quels sont ces points communs, nous aimerions les partager avec d'autres organisations. </p><p>Cela n'entre pas en ligne de compte pour le genre, mais c'est le cas quand il s’agit des données sur les autres catégories, ce que nous appelons au Royaume-Uni les données de catégories spéciales, telles que le handicap et l'ethnicité.</p><p><strong>Oui, nous avons ce problème en France. Nous ne sommes pas autorisés à recueillir des données sur l'origine ethnique. C'est un énorme défi d'améliorer la diversité parce que c'est quelque chose qu'on ne peut pas compter et donc on ne peut rendre personne responsable parce qu'il n'y a pas de données. Notre temps est presque écoulé. Mais si tu as encore une minute, peux-tu répondre à une dernière question ? Quels sont tes espoirs et tes ambitions pour 2021, sur le plan personnel et professionnel ?</strong></p><p>Personnellement, je voudrais retourner au bureau. Je sais que ça peut paraître bizarre, mais le trajet quotidien me manque parce qu'en fait, c'était une pause, c’était le moment où je lisais un livre ou que j’arrêtais de travailler. Je voudrais donc que cela revienne dans ma vie. </p><p>Sur le plan professionnel. Je veux juste continuer à voir grandir le programme 50/50. Je veux que beaucoup d'autres organisations se joignent à nous, collaborent avec nous pour accroître la représentation des femmes et, je l'espère, passent également à la phase suivante avec nous. Je pense que ce n'est que par la collaboration et la passion que nous pouvons vraiment opérer ce changement. Nous devons mieux refléter et représenter le monde tel qu’il est. C'est ce qui me passionne vraiment.</p><p><strong>J'espère que de nombreux partenaires européens rejoindront le programme 50/50 prochainement, y compris des partenaires français. Je tâcherai de t’en envoyer ! Merci beaucoup, Nina, pour cette conversation inspirante.</strong></p><p>Oh, merci beaucoup. Ce fut un plaisir de te parler. Reparlons dans quelques années pour faire le point  !</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/interview-nina-goswami-50-50</link><guid isPermaLink="false">substack:post:31803964</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 27 Jan 2021 06:47:33 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/31803964/19add67715392a89de8346225e5aff99.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3335</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/31803964/db8967f2e6a1b3f2627ba882dd171e9f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Pandémie et démographie]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à l’impact de la pandémie sur la démographie. </strong>N’y a-t-il que ruptures et anomalies ou bien la pandémie accélère-t-elle des phénomènes démographiques existants ?</p><p><strong>Les sujets liés à la démographie occupent une place centrale dans la ligne éditoriale de </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><em>. </em>Non seulement, les démographes (tout comme nous) sont obsédés par la “transition”, mais en plus cette dernière provoque des bouleversements aux conséquences culturelles, économiques, et sociales considérables. </p><p>C’est parce que la transition économique que nous vivons (d’un paradigme économique et technologique à un autre) s’ajoute à une transition démographique (et inversement), que nous vivons des transformations si profondes et que rien de ce qui nous est familier ne semble à l’abri de bouleversements à venir.</p><p>Nous avons déjà posé plusieurs fois cette question de l’impact de la pandémie sur la démographie. Provoque-t-elle une accélération de tendances en cours ? Qu’en est-il dans les différents pays ? Un an après le début de cette pandémie, on a déjà quelques chiffres et études pour y voir plus clair. On pourra bientôt commencer à exploiter la mine infinie que recèle le recensement américain (qui a lieu tous les dix ans et dont le dernier a été mené pendant la pandémie).</p><p>En France, l’INSEE publie régulièrement un bilan de l’évolution de la population française. <a target="_blank" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/5012724">Le dernier bilan est paru il y a quelques jours</a> et comporte plusieurs éléments remarquables que Laetitia et moi commentons dans le détail. Ces éléments nous inspirent d’autres réflexions sur l’évolution de la population et les sous-jacents culturels qui nous font avoir moins d’enfants, par exemple. </p><p>Par ailleurs, le nombre de décès a été bien plus important en 2020 qu’en 2019, si bien que notre espérance de vie connaît la baisse la plus forte depuis qu’on la mesure. Depuis deux siècles, nous gagnons 2 à 3 ans d’espérance de vie tous les 10 ans. En 2020, nous avons perdu 6 mois d’espérance de vie en un an !</p><p>Est-ce là une anomalie temporaire ? Après tout, rien ne dit qu’on connaîtra une pandémie comme celle-là de manière régulière. Ou bien cette baisse remet-elle en question la hausse constante de l’espérance que nous avons connue jusqu’ici ? Aux États-Unis, cela fait déjà plusieurs années que l’espérance de vie a cessé d’augmenter et devient de plus en plus inégalitaire.</p><p>Partout en Europe, le taux de fécondité est plus faible que jamais. La pandémie semble lui avoir donné le coup de grâce. En Italie, par exemple, où ce taux est de 1,3 enfant par femme en âge de procréer, la population baisse de 150 000 personnes par an depuis 2015. Cette baisse est accélérée par la pandémie mais pas restreinte à celle-ci. En France aussi, la fécondité recule d’année en année. En 2020, il y a eu nettement moins de naissances qu’en 2019 (et toutes les années qui précèdent). Le taux de fécondité français est loin des niveaux des années 2000.</p><p>Est-ce la fin de “l’exception française” ? Probablement. Laetitia et moi apportons quelques éléments d’explication sur ce que nous pensons être les causes de cette tendance.</p><p>Voici ce que l’on peut lire à propos des naissances dans <a target="_blank" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/5012724#titre-bloc-9">le bilan de l’INSEE</a> :</p><p><strong><em>Six années de baisse des naissances</em></strong></p><p><em>En 2020, 740 000 bébés sont nés en France, soit 13 000 naissances de moins qu’en 2019 (– 1,8 %). Le nombre de naissances diminue chaque année depuis six ans. Si la baisse semblait marquer le pas en 2019 (– 0,7 %), elle repart de nouveau en 2020. En 2020, il y a eu 79 000 naissances de moins qu’en 2014.</em></p><p><em>Le nombre de naissances dépend à la fois du nombre de femmes en âge de procréer et de leur fécondité. La population féminine de 20 à 40 ans, âges où les femmes sont les plus fécondes, a globalement diminué depuis le milieu des années 1990, bien qu’elle semble marquer un palier depuis 2016. Les évolutions récentes s’expliquent donc davantage par la baisse de la fécondité.</em></p><p><em>L’âge moyen à la maternité continue de croître régulièrement : il atteint 30,8 ans en 2020, contre 29,3 ans vingt ans plus tôt. Les femmes les plus fécondes sont celles ayant entre 25 et 34 ans. Toutefois, le </em><a target="_blank" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/5012724#"><em>taux de fécondité</em></a><em> des femmes de moins de 30 ans baisse depuis les années 2000 et cette diminution s’accentue depuis 2015. En 2020, 100 femmes âgées de 25 à 29 ans donnent naissance à 10,6 enfants, contre 12,9 en 2010 et 13,4 en 2000. La baisse du taux de fécondité des femmes de 30 à 34 ans est plus récente : 12,5 enfants pour 100 femmes en 2020 contre 13,3 en 2010.</em></p><p></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/finir-avec-agisme-andrew-scott"><strong>En finir avec l’âgisme</strong></a> (note de lecture + la transcription intégrale en français de l’interview d’Andrew Scott)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-toute-sa-vie-la-nouvelle"><strong>Apprendre toute sa vie : la nouvelle norme</strong></a> (conversation avec Agnès Alazard)<em>—accessible à tous.</em></p><p><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/age-isnt-destiny-andrew-scott"><strong>Age isn’t Destiny</strong></a> (le podcast d’origine sur Building Bridges pour ceux qui souhaitent l’écouter en anglais)<em>—accessible à tous.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans"><strong>Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Sophie Dancourt)<em>—accessible à tous.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/dmographie-et-croissance-conomique"><strong>Démographie et croissance économique : c'est compliqué !</strong></a> (conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/pandmie-et-dmographie</link><guid isPermaLink="false">substack:post:31803449</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Tue, 26 Jan 2021 05:30:16 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/31803449/81714057863ee9ed20b817c3a361e761.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2568</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/31803449/f504d9d1729bc931976086a641c92a8e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Capital-risque : la nouvelle frontière]]></title><description><![CDATA[<p>Chaque lundi nous vous envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente. À partir de cette semaine, le fichier audio inclut à la fois l’Édito et l’interview 🎧</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon édito sur le capital-risque et la finance</p><p>* <strong>Marie Ekeland sur sa nouvelle société de capital-risque : 2050</strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>Le capital-risque mérite notre attention.</strong> D’un côté, c’est un segment marginal des marchés financiers, qui représente un volume de transactions et de capital déployé beaucoup moins important que les marchés d’actions, les marchés obligataires ou même le <em>private equity</em> traditionnel. De l’autre côté, ce sont les sociétés de capital-risque qui financent ces entreprises numériques de plus en plus dominantes dans tous les secteurs de l’économie. Cela signifie-t-il, pour autant, que le capital-risque nous révèle comment toute notre économie sera financée demain ?</p><p>Pour mieux comprendre ce qui se dessine, il faut d’abord rappeler que le capital-risque n’existe que dans un contexte très particulier. Ses origines remontent à la chasse à la baleine, à l’époque où des financiers apprenaient à financer des expéditions exposées à des risques considérables : la probabilité était grande que les navires se perdent en mer et ne reviennent jamais à leur port d’attache ! En revanche, si une expédition était couronnée de succès, alors les retours sur investissement étaient quasi-infinis. Dans une économie où l’électricité n’était pas encore utilisée au quotidien, l’huile de baleine était en effet quasiment la seule manière de s’éclairer la nuit.</p><p>Telle est l’équation du capital-risque : on y perd souvent de l’argent, parfois beaucoup ; mais quand une entreprise est couronnée de succès, les montants en jeu suffisent largement à compenser les pertes par ailleurs.</p><p>On comprend ainsi mieux pourquoi le capital-risque est si bien adapté au financement des entreprises numériques. La concurrence est si féroce sur les marchés sujets à une transition numérique que beaucoup d’entreprises échouent à y prendre pied. En revanche, quand l’une d’elles réussit à se détacher du peloton, elle est alors portée par ces rendements croissants d’échelle caractéristiques de l’informatique et des réseaux, et peut générer des retours sur investissement considérables pour ses actionnaires.</p><p>Parce que toute notre économie devient plus numérique, il y a tout lieu de penser que le financement des entreprises va ressembler de plus en plus au capital-risque. On le voit, en particulier, à deux tendances qui s’accélèrent ces temps-ci. D’un côté, de plus en plus d’acteurs de la finance traditionnelle s’intéressent aux entreprises numériques et, ce faisant, s’inspirent des pratiques propres à l’univers du capital-risque.</p><p>De l’autre côté, le capital-risque lui-même ne fait que croître à mesure que nous avançons dans la transition de l’économie. Or chaque secteur est différent : les startups dans l’immobilier ne ressemblent pas à celles dans la santé, qui elles-mêmes ne ressemblent pas aux startups dans la finance ou dans les services aux entreprises. Le résultat, c’est que le capital-risque s’adapte aux particularités de chaque secteur et change de forme au passage, se diversifiant à l’infini à mesure que se présente de nouveaux défis : faciliter le travail à distance, personnaliser le système de santé, faire rouler des voitures sans chauffeur, lutter contre le réchauffement climatique. </p><p>C’est la raison pour laquelle le capital-risque devient un sujet incontournable, même pour ceux qui ne s’intéressent que de loin à la transition en cours. La finance traditionnelle imite de plus en plus le capital-risque, mais le capital-risque lui-même n’a de cesse de se rapprocher de la finance traditionnelle pour mieux la réinventer. Demain, c’est tout notre système financier qu’il faudra mettre à niveau pour prendre acte de cette tendance et développer à nouveau notre économie.</p><p>Dans l’intervalle, l’ambition de <em>Nouveau Départ</em> est de vous donner à voir cette transition à travers autant d’exemples que possible. L’un d’eux est 2050, la société de capital-risque fondée par Marie Ekeland pour nous aider, collectivement, à penser et construire demain. <strong>Écoutez ma conversation avec Marie à l’aide du </strong><strong><em>player </em></strong><strong>ci-dessus ou encore sur </strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387"><strong>Apple Podcasts</strong></a><strong> et </strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC"><strong>Spotify</strong></a> 🎧</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-capital-risque-pour-les-nuls"><strong>Le capital-risque pour les nuls</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-choses-vont-enfin-bouger-sur"><strong>Climat : enfin du progrès ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><strong><em>Voici ci-dessous un court extrait de ma conversation avec Marie Ekeland sur l’avenir du capital-risque et la nouvelle société qu’elle vient de fonder, 2050.</em></strong></p><p><strong>Marie, dis-nous en un peu plus sur 2050. 2050, c'est l'année que nous atteindrons tous dans 29 ans, mais c'est aussi le nom de la nouvelle société de capital-risque que tu a fondée l'année dernière. Pourquoi cette démarche ? Tu as commencé ta carrière dans le capital-risque chez Elaia auprès de Xavier Lazarus, puis tu as cofondé une autre société qui s'appelle Daphni et maintenant, c'est 2050 – et 2050 me semble, à moi, à bien des égards, très différente des sociétés de capital-risque traditionnelles !</strong></p><p><strong>Est ce que tu peux nous expliquer la thèse qu'il y a derrière? Et nous expliquer la façon de déployer du capital qui va être celle de 2050 ?</strong></p><p>Alors déjà, il y a une première chose qui est que cette notion d'alignement dont je viens de parler, qui est de se dire qu’il faut qu'on arrive à créer des entreprises qui alignent leurs intérêts économiques avec celui de la société, celui de la planète.</p><p>Pour cela, nous avons innové s’agissant de la société de gestion. Dans le capital-risque, la société de gestion, c’est l’entité qui opère et va procéder à l’investissement des fonds. D'habitude, ces sociétés de gestion sont détenues par les gérants, ceux qui prennent les décisions d'investissement. Et là, ce qu'on a fait, c'est qu'on a décidé que la société de gestion serait détenue par un fonds de pérennité. Et cela, c’est tout nouveau ! Je pense en tout cas que c’est une première en France. C’a été rendu possible par la loi PACTE de 2019, qui a mis en place ces entités d’un type nouveau – des sortes de fondations sans but philanthropique.</p><p>C’est un peu comme si on avait confié le capital de notre société de gestion à un organe de gouvernance dont le seul but est de vérifier que 2050 accomplit bien sa mission, se développe économiquement et continue à incarner cette idée d’alignement entre l’économie et la société.</p><p>Pour cela, il faut des garants. Par exemple, nous avons un conseil d'administration dont la mission est de veiller à la pérennité de l'entreprise et à l'accomplissement de sa mission et à son développement économique et ses garants.</p><p>Un autre collège est celui des investisseurs. Un troisième est celui des fondateurs des entreprises dans lesquelles on investit. Et puis il y a un quatrième collège composé de personnalités de notre premier cercle. L’idée, avec cette gouvernance multipartite, est d’avoir un modèle décentralisé, très écosystémique en réalité.</p><p>La deuxième chose qu'on a mise en place pour garantir cet alignement, c’est de monter un fonds <em>evergreen</em> – un fonds qui n’a aucune obligation de renvoyer de l’argent à ses investisseurs avant 99 ans, ce qui nous ménage du temps pour déployer cet argent et le mettre au travail. L’idée, c’est que nos investisseurs gagnent de l’argent en revendant des parts du fonds.</p><p>Du coup, ça nous évite de mettre la pression sur les entrepreneurs : nous n’avons pas nécessairement à vendre nos participations dans leurs entreprises pour que nos propres investisseurs gagnent de l’argent ! On ne va pas faire peser nos contraintes sur les décisions stratégiques des entreprises dans lesquels nous investissons.</p><p><strong>La différence avec un fonds de capital-risque traditionnel, c'est qu’il a une durée de vie qui est par exemple de 9 ans – ce qui veut dire qu’à cette échéance, la société de gestion s'engage à rendre les fonds aux investisseurs et donc à liquider ou à céder le fonds. Tout cela oblige les entreprises sous jacentes à trouver des solutions de refinancement, soit en s'introduisant en Bourse, en trouvant un acquéreur. Ça crée une énorme contrainte sur les créateurs d'entreprise.</strong></p><p>C'est exactement ça. C’est pour cela que j’insiste sur cette notion d’alignement – sur cette idée, quelque part, que les contraintes auxquelles sont soumis les investisseurs ne doivent pas influer sur la stratégie des entreprises elles-mêmes.</p><p>D'où l'idée du fonds <em>evergreen</em>. L’idée, c’est que les investisseurs se débrouillent entre eux pour générer de la liquidité. C’est un choix qu’on a fait pour deux raisons.</p><p>La première, c'est que le marché du secondaire dans le <em>private equity</em> en général et le capital-risque en particulier est en croissance très forte. Donc on pense qu'on n'aura pas de problème pour trouver de la liquidité au niveau des parts du gonds parce qu'il y a vraiment cette classe d'actifs qui est en train de se développer très fort.</p><p><strong>En pratique, l’enjeu c’est de faire entrer un nouvel investisseur dans le fonds pour en faire sortir un autre qui a besoin de liquidités.</strong></p><p>C'est exactement ça. C'était une pratique compliquée dans le passé. Mais, comme tu le dis, ça devient beaucoup plus facile. Il y a beaucoup plus d'appétence pour ce type d’opération et, du coup, nous avons pensé à simplifier ces transactions en cotant le fonds sur des plateformes qui permettent de faire des échanges de gré à gré très facilement. C’est une avancée majeure : des outils technologiques qui permettent d’acheter et de vendre sur le marché secondaire de manière beaucoup plus simple, beaucoup plus fluide, beaucoup plus démocratisée. Donc ça, c'est à la fois les outils technologiques et la croissance du marché font qu'on est assez à l'aise avec l’idée de prendre ce pari-là – faire un fonds <em>evergreen</em>, focalisé sur le long terme.</p><p>L'autre chose, c'est que pour garantir l’alignement entre toutes les parties prenantes dans notre écosystème, nous voulons que tous les investisseurs soient dans le même fonds. Ce n’est pas comme dans le capital-risque traditionnel, où les investisseurs ne sont pas les mêmes d’un fonds à l’autre. Avec 2050, tout le monde a intérêt à ce que l’ensemble des entreprises dans lesquelles on a investi se développent. L'idée, c'est vraiment de créer un sentiment d'appartenance complète.</p><p><strong>Est ce que l’option pour un fonds de pérennité ne va pas casser les mécanismes d’incitation qui s’appliquent en général à la gouvernance des sociétés de capital-risque ?</strong></p><p>Historiquement, dans les sociétés de gestion, les gérants investissent personnellement dans les fonds et, en contrepartie, ils touchent une quote-part de la plus-value. Mais dans notre approche à nous, on a encore plus intérêt à maximiser la performance du portefeuille, puisqu’on renonce à un levier essentiel de notre rémunération : les dividendes versés par la société de gestion.</p><p>Dans ces conditions, nous gérants de 2050 n’avons plus que deux sources de revenus : notre salaire et le <em>carried interest</em> sur les retours sur investissement réalisés sur le long terme. Cela aussi, c’est pour affirmer cette valeur de l’alignement.</p><p><strong><em>Écoutez la suite de mon entretien avec Marie en utilisant le </em></strong><strong>player</strong><strong><em> ci-dessus ou en téléchargeant le podcast dans votre application préférée !</em></strong></p><p>👶 Pandémie et démographie</p><p><em>Mardi 26 janvier</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur comment la pandémie accélère la transition démographique. </strong>Après cette terrible année 2020, plusieurs tendances apparaissent au grand jour : la diminution de l’espérance de vie et celle du taux de natalité. Tout doit changer pour renverser cette tendance : les services rendus aux familles et notre conception même des différentes étapes de la vie.</p><p>👫 Diversité dans les médias : pourquoi pas 50/50 ?</p><p><em>Mercredi 27 janvier</em> | <strong>Interview de Nina Goswami 🎧,</strong> chargée de promouvoir la diversité à l’antenne de la légendaire BBC, où elle met en oeuvre un projet très simple : imposer la règle d’une parité stricte – 50% d’hommes et 50% de femmes. Quelles leçons en tirer pour d’autres pays ? Comment se servir de ce précédent pour promouvoir la diversité dans différents contextes ?</p><p>🇺🇸 Joe Biden et le monde 🌐</p><p><em>Jeudi 28 janvier</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 consacré à l’entrée en fonction de Joe Biden et les conséquences sur la politique étrangère des États-Unis. </strong>Après l’effacement de Trump, nombreux sont ceux, notamment en Europe, qui comptent sur un grand retour de l’Amérique sur la scène internationale. Mais les tendances à l’oeuvre risquent d’être difficiles à infléchir pour le nouveau président américain.</p><p>🇩🇪 La CDU et la succession d’Angela Merkel</p><p>Beaucoup de gens se posent des questions sur la succession d’Angela Merkel, qui laissera la main cette année après les prochaines élections législatives. Nicolas et moi revenons dans cet épisode sur l’histoire de la CDU et le paysage politique allemand actuel.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-cdu-et-la-succession-dangela"><strong>La CDU et la succession d’Angela Merkel</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>💸 Une autre approche du capital-risque</p><p>En plus de la conversation avec Marie Ekeland sur son parcours et sa vision de comment le capital-risque peut être mis au service de la société et de la planète, découvrez ma note de lecture sur l’ouvrage majeur de Carlota Perez <em>Technological Revolutions and Financial Capital</em>.</p><p>👉 Découvrez <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/une-autre-approche-du-capital-risque"><strong>Une autre approche du capital-risque</strong></a><strong> (</strong>entretien avec Marie Ekeland et note de lecture sur Carlota Perez)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>💡 Pour en finir avec l’opposition public/privé</p><p>Une conversation entre Laetitia et moi sur comment<strong> </strong>la pensée économique hétérodoxe peut nous aider à affronter les grands défis du siècle<strong>. </strong>Nous parlons en particulier du travail de l’économiste Mariana Mazzucato, devenue l’une des personnes les plus influentes dans le monde de l’économie.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pour-en-finir-avec-lopposition-publicpriv"><strong>Pour en finir avec l’opposition public/privé</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/capital-risque-la-nouvelle-frontire</link><guid isPermaLink="false">substack:post:31803581</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 25 Jan 2021 05:30:38 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/31803581/09dac8023e951e1378db546227963c2d.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3059</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/31803581/b10bd99e05b40623e89290944e57b01a.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Pour en finir avec l'opposition public/privé]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à la manière dont la pensée économique hétérodoxe peut nous aider à affronter les grands défis du siècle (comme le réchauffement climatique). </strong>Nous parlons en particulier du travail de l’économiste Mariana Mazzucato.</p><p><strong>Parmi les économistes dits “hétérodoxes”, Mariana Mazzucato, professeure à University College London, fait partie de ceux (celles) que l’on cite le plus souvent ces temps-ci. </strong>Elle est même devenue, au cours des dernières années, l’une des personnes les plus influentes dans le monde de l’économie. </p><p>C’est pour cela (et parce que nous l’admirons personnellement) que nous lui avons déjà consacré plusieurs contenus sur <em>Nouveau Départ</em> : </p><p>* un <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-conomistes-nous-fatiguent">épisode de notre podcast “À deux voix” intitulé “Les économistes nous fatiguent”</a> ; </p><p>* une <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-mariana-mazzucato">interview de Mariana Mazzucato</a> elle-même réalisée après la sortie de l’un de ses livres en France.</p><p>La crise actuelle semble donner raison à ces économistes hétérodoxes qui remettent en question la définition et la mesure de la valeur, ainsi que le dénigrement du rôle de l’État. C’est le sujet central de l’ouvrage de Mariana, <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%89tat-entrepreneur-finir-lopposition-public/dp/221371214X"><em>L'État entrepreneur: Pour en finir avec l'opposition public privé</em></a>, publié en anglais en 2013 mais finalement paru en France il y a seulement quelques mois (Fayard, 2020).</p><p>Voici ce que nous avons écrit à propos de cet ouvrage pour introduire <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-mariana-mazzucato">l’interview mise en ligne il y a quelques semaines</a> :</p><p>Mariana est partie en guerre il y a sept ans contre cette vision réductrice du rôle de l’Etat. Dans son livre, un best-seller mondial, elle montre que l’État a toujours joué un rôle déterminant dans les grandes vagues d’innovation. Un exemple qu’elle a popularisé est l’iPhone, dont la plupart des composants sont issus d’initiatives de l’État fédéral américain, notamment à finalité militaire.</p><p>Nous autres Français avons vite fait de prendre ce propos comme une validation de notre bon vieil interventionnisme.<strong> </strong>Mais en réalité, il n’y a pas grand-chose à voir entre la vision de Mariana et notre approche nationale de l’innovation.</p><p>Trop souvent, l’approche française est d’entrer par la technologie et par le Meccano administratif des instituts de recherche, des appels à projets et des pôles de compétitivité. Or, pour Mariana, l’État est à son meilleur non pas quand il se focalise sur une technologie particulière ou s’enlise dans la bureaucratie, mais quand il imprime une direction à l’innovation. Et la meilleure manière d’imposer cette direction est de définir des <em>« missions »</em>, qui focalisent l’attention des innovateurs, du secteur public comme du privé, sur des <em>« problèmes à régler »</em>.</p><p>Pourquoi est-ce important ? D’abord, parce que régler un problème permet l’alignement d’acteurs issus de secteurs divers aux intérêts divergents. L’innovation se heurte toujours à des résistances. Mais s’il s’agit de remplir une mission, alors il est plus facile pour les innovateurs de triompher des obstacles et pour l’État de changer les règles, y compris contre de puissants intérêts en place.</p><p>Ensuite, parce qu’une mission permet de créer et de façonner le marché plutôt que de simplement corriger ses défaillances. Aujourd’hui, c’est parce que l’État n’impose pas de direction que les entreprises se replient sur des indicateurs financiers et court-termistes. Mais si le marché est lancé à l’assaut d’un problème à régler, alors la technologie trouve à s’appliquer, la concurrence est synonyme d’émulation, et la flexibilité débouche sur des innovations de rupture et la création massive d’emplois.</p><p>Pour elle, il s’agit d’abord de changer le discours et les récits, de ne plus dénigrer l’action étatique comme nous l’avons fait pendant tant d’années. Tous les <em>“innovateurs de génie” </em>du XXe siècle sont d’abord les bénéficiaires privilégiés des investissements publics dans la recherche fondamentale et le développement de nouvelles technologies. Sans ces investissements, il n’y aurait pas d’internet, pas d’iPhone, pas de Siri, ni de GPS… </p><p>Dans ce podcast, Nicolas et moi parlons aussi du rôle de l’écosystème londonien dans l’émergence des courants hétérodoxes en économie, des autres économistes les plus en vue (parmi lesquels Carlota Perez, également basée à Londres), de l’ouvrage de Mariana à paraître fin janvier au Royaume-Uni, <a target="_blank" href="https://www.lse.ac.uk/Events/2021/01/202101291600/economy"><em>Mission Economy: a moonshot guide to changing capitalism</em></a><em>, </em>ainsi que du travail réalisé au sein du <em>Institute of Innovation and Public Purpose</em> (IIPP) qu’elle a fondé il y a quelques années.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/pour-en-finir-avec-lopposition-publicpriv</link><guid isPermaLink="false">substack:post:31202655</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 21 Jan 2021 05:30:44 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/31202655/20d073bb60317a9d7d3537184df30e2e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3165</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/31202655/fcdc52f9e58b827db6d478d3b652a9ec.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Une autre approche du capital-risque]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Cette édition vous donne accès en avant-première à la conversation que j’ai eue la semaine dernière avec Marie Ekeland, figure du capital-risque en France et fondatrice de la nouvelle société de capital-risque <a target="_blank" href="https://2050.do/">2050</a>. Nos échanges m’ont beaucoup fait pensé à l’ouvrage majeur de l’une de mes idoles, Carlota Perez, dont je vous propose une courte note de lecture en préambule.</p><p><strong>Carlota Perez est une économiste spécialiste de l’histoire économique et des questions d’innovation.</strong> Originaire du Venezuela, elle a commencé sa carrière dans le secteur de l’énergie et travaillé sur les sujets de développement de l’économie de son pays natal. Elle a ensuite opté pour une carrière à mi-chemin entre l’expertise et le monde académique, qui l’a emmenée aux quatre coins du monde et en particulier au Royaume-Uni, où elle vit encore aujourd’hui.</p><p><em>Lorsque Laetitia et moi habitions Londres, je lui rendais parfois visite dans sa petite ville de Lewes, au bord de la Manche, à une heure de train de Londres, pour des échanges autour d’un dîner dans son restaurant thai favori.</em></p><p>Carlota n’a publié qu’un seul ouvrage à ce jour, <em>Technological Revolutions and Financial Capital</em>, mais celui-ci est devenu, depuis sa parution en 2002, une référence incontournable dans le monde du capital-risque : alors même qu’elle n’a jamais travaillé dans cet univers, elle est citée comme la principale source d’inspiration par des investisseurs aussi renommés que Bill Janeway (Warburg Pincus), Marc Andreessen (a16z), Fred Wilson (USV), Chris Dixon (a16z), James Cham (Bloomberg Beta), Sean Park (Anthemis), Alex Danco (Shopify) et bien d’autres.</p><p><strong>Que contient ce livre ? </strong>Une thèse fascinante qui rapproche les révolutions technologiques successives (le textile, le chemin de fer, la sidérurgie, l’automobile et le numérique) et l’évolution des marchés financiers. En gros, pour Carlota, chaque révolution technologique se décompose en trois phases :</p><p>* <em>D’abord une phase de mise en place (</em>installation phase<em>),</em> pendant laquelle les entrepreneurs et investisseurs cherchent à comprendre la nouvelle technologie du moment et en explorent les potentielles applications commerciales. Cette phase culmine en général dans une bulle spéculative, qui reflète le fait qu’on ne comprend pas encore bien tout et que beaucoup d’infrastructures et d’institutions font encore défaut pour pouvoir transformer la production, la consommation et le travail dans la plupart des secteurs de l’économie.</p><p>* <em>Vient ensuite un point d’inflexion (</em>turning point<em>)</em> révélé par l’explosion de la bulle spéculative qui a marqué la phase précédente. C’est ce qui s’est passé, en particulier, en 2000, avec l’explosion de la bulle dite des “dotcoms”, qui avait emmené le Nasdaq vers les sommets. Faute de points de comparaison et d’une compréhension suffisante d’Internet et de son potentiel, les investisseurs se sont laissés emmener vers des valorisations trop élevées et ont fini par prendre peur, provoquant le dégonflement de la bulle et la destruction d’énormément de valeur.</p><p>* <em>Enfin vient une phase de déploiement (</em>deployment phase<em>)</em>, pendant laquelle une nouvelle génération d’entrepreneurs se lance, mais cette fois sur des bases beaucoup plus solides (ceux qui, il y a 10 à 15 ans, ont fondé les Facebook, Uber, Airbnb). Surtout, les pouvoirs publics reprennent l’initiative et commencent à mettre en place des institutions adaptées au nouveau paradigme – un nouveau contrat social, comme celui que je décris dans mon ouvrage <em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial </em>(Odile Jacob, février 2020), qui permet de rendre la nouvelle économie plus soutenable, plus inclusive et plus prospère.</p><p><strong>Nous sentons bien que nous commençons à rentrer dans cette phase de déploiement ces temps-ci </strong>: en témoignent les convulsions du monde et l’accélération de la transition provoquée par la pandémie de COVID-19. Je reconnais dans cette idée fondamentale, que nous devons à Carlota, l’intuition qui a conduit Marie à fonder 2050 autour de cette idée de l’alignement et de la transition vers une économie plus fertile. Il n’y a donc pas meilleure lecture pour mettre notre conversation en perspective que cet ouvrage de Carlota Perez, <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/-/en/Carlota-Perez/dp/1843763311"><em>Technological Revolutions and Financial Capital</em></a> – qui, malheureusement, n’est disponible qu’en anglais 🇬🇧</p><p><strong>Marie, dis-nous en un peu plus sur 2050. 2050, c'est l'année que nous atteindrons tous dans 29 ans, mais c'est aussi le nom de la nouvelle société de capital-risque que tu a fondée l'année dernière. Pourquoi cette démarche ? Tu as commencé ta carrière dans le capital-risque chez Elaia auprès de Xavier Lazarus, puis tu as cofondé une autre société qui s'appelle Daphni et maintenant, c'est 2050 – et 2050 me semble, à moi, à bien des égards, très différente des sociétés de capital-risque traditionnelles !</strong></p><p><strong>Est ce que tu peux nous expliquer la thèse qu'il y a derrière? Et nous expliquer la façon de déployer du capital qui va être celle de 2050 ?</strong></p><p>Alors déjà, il y a une première chose qui est que cette notion d'alignement dont je viens de parler, qui est de se dire qu’il faut qu'on arrive à créer des entreprises qui alignent leurs intérêts économiques avec celui de la société, celui de la planète.</p><p>Pour cela, nous avons innové s’agissant de la société de gestion. Dans le capital-risque, la société de gestion, c’est l’entité qui opère et va procéder à l’investissement des fonds. D'habitude, ces sociétés de gestion sont détenues par les gérants, ceux qui prennent les décisions d'investissement. Et là, ce qu'on a fait, c'est qu'on a décidé que la société de gestion serait détenue par un fonds de pérennité. Et cela, c’est tout nouveau ! Je pense en tout cas que c’est une première en France. C’a été rendu possible par la loi PACTE de 2019, qui a mis en place ces entités d’un type nouveau – des sortes de fondations sans but philanthropique.</p><p>C’est un peu comme si on avait confié le capital de notre société de gestion à un organe de gouvernance dont le seul but est de vérifier que 2050 accomplit bien sa mission, se développe économiquement et continue à incarner cette idée d’alignement entre l’économie et la société.</p><p>Pour cela, il faut des garants. Par exemple, nous avons un conseil d'administration dont la mission est de veiller à la pérennité de l'entreprise et à l'accomplissement de sa mission et à son développement économique et ses garants. </p><p>Un autre collège est celui des investisseurs. Un troisième est celui des fondateurs des entreprises dans lesquelles on investit. Et puis il y a un quatrième collège composé de personnalités de notre premier cercle. L’idée, avec cette gouvernance multipartite, est d’avoir un modèle décentralisé, très écosystémique en réalité.</p><p>La deuxième chose qu'on a mise en place pour garantir cet alignement, c’est de monter un fonds <em>evergreen</em> – un fonds qui n’a aucune obligation de renvoyer de l’argent à ses investisseurs avant 99 ans, ce qui nous ménage du temps pour déployer cet argent et le mettre au travail. L’idée, c’est que nos investisseurs gagnent de l’argent en revendant des parts du fonds.</p><p>Du coup, ça nous évite de mettre la pression sur les entrepreneurs : nous n’avons pas nécessairement à vendre nos participations dans leurs entreprises pour que nos propres investisseurs gagnent de l’argent ! On ne va pas faire peser nos contraintes sur les décisions stratégiques des entreprises dans lesquels nous investissons.</p><p><strong>La différence avec un fonds de capital-risque traditionnel, c'est qu’il a une durée de vie qui est par exemple de 9 ans – ce qui veut dire qu’à cette échéance, la société de gestion s'engage à rendre les fonds aux investisseurs et donc à liquider ou à céder le fonds. Tout cela oblige les entreprises sous jacentes à trouver des solutions de refinancement, soit en s'introduisant en Bourse, en trouvant un acquéreur. Ça crée une énorme contrainte sur les créateurs d'entreprise.</strong></p><p>C'est exactement ça. C’est pour cela que j’insiste sur cette notion d’alignement – sur cette idée, quelque part, que les contraintes auxquelles sont soumis les investisseurs ne doivent pas influer sur la stratégie des entreprises elles-mêmes. </p><p>D'où l'idée du fonds <em>evergreen</em>. L’idée, c’est que les investisseurs se débrouillent entre eux pour générer de la liquidité. C’est un choix qu’on a fait pour deux raisons.</p><p>La première, c'est que le marché du secondaire dans le <em>private equity</em> en général et le capital-risque en particulier est en croissance très forte. Donc on pense qu'on n'aura pas de problème pour trouver de la liquidité au niveau des parts du gonds parce qu'il y a vraiment cette classe d'actifs qui est en train de se développer très fort.</p><p><strong>En pratique, l’enjeu c’est de faire entrer un nouvel investisseur dans le fonds pour en faire sortir un autre qui a besoin de liquidités.</strong></p><p>C'est exactement ça. C'était une pratique compliquée dans le passé. Mais, comme tu le dis, ça devient beaucoup plus facile. Il y a beaucoup plus d'appétence pour ce type d’opération et, du coup, nous avons pensé à simplifier ces transactions en cotant le fonds sur des plateformes qui permettent de faire des échanges de gré à gré très facilement. C’est une avancée majeure : des outils technologiques qui permettent d’acheter et de vendre sur le marché secondaire de manière beaucoup plus simple, beaucoup plus fluide, beaucoup plus démocratisée. Donc ça, c'est à la fois les outils technologiques et la croissance du marché font qu'on est assez à l'aise avec l’idée de prendre ce pari-là – faire un fonds <em>evergreen</em>, focalisé sur le long terme.</p><p>L'autre chose, c'est que pour garantir l’alignement entre toutes les parties prenantes dans notre écosystème, nous voulons que tous les investisseurs soient dans le même fonds. Ce n’est pas comme dans le capital-risque traditionnel, où les investisseurs ne sont pas les mêmes d’un fonds à l’autre. Avec 2050, tout le monde a intérêt à ce que l’ensemble des entreprises dans lesquelles on a investi se développent. L'idée, c'est vraiment de créer un sentiment d'appartenance complète.</p><p><strong>Est ce que l’option pour un fonds de pérennité ne va pas casser les mécanismes d’incitation qui s’appliquent en général à la gouvernance des sociétés de capital-risque ?</strong></p><p>Historiquement, dans les sociétés de gestion, les gérants investissent personnellement dans les fonds et, en contrepartie, ils touchent une quote-part de la plus-value. Mais dans notre approche à nous, on a encore plus intérêt à maximiser la performance du portefeuille, puisqu’on renonce à un levier essentiel de notre rémunération : les dividendes versés par la société de gestion. </p><p>Dans ces conditions, nous gérants de 2050 n’avons plus que deux sources de revenus : notre salaire et le <em>carried interest</em> sur les retours sur investissement réalisés sur le long terme. Cela aussi, c’est pour affirmer cette valeur de l’alignement. </p><p><strong><em>Écoutez la suite de mon entretien avec Marie en utilisant le </em></strong><strong>player</strong><strong><em> ci-dessus ou en téléchargeant le podcast dans votre application préférée !</em></strong></p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/une-autre-approche-du-capital-risque</link><guid isPermaLink="false">substack:post:31608436</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 20 Jan 2021 05:30:55 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/31608436/87f1998891510ac1ec9dad96f5fe43e6.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2870</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/31608436/73eb1726daf65a9c5c0eb17698cbd478.jpg"/></item><item><title><![CDATA[🇩🇪 La CDU et la succession d'Angela Merkel]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à l’actualité politique allemande, avec l’élection d’Armin Laschet à la tête de la CDU samedi dernier. </strong>Nous nous interrogeons sur la succession d’Angela Merkel, qui laissera la main cette année après les prochaines élections législatives. </p><p><strong>C’est Armin Laschet, le ministre-président du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie</strong> (NRW, en allemand), le <em>land</em> le plus peuplé d’Allemagne (près d’un Allemand sur 4 en est issu) qui a remporté l’adhésion des 1001 délégués de la CDU qui désignaient samedi 16 janvier le successeur de Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK). Il sera donc probablement le prochain candidat de la CDU au poste de chancelier à l’issue des élections législatives prévues en septembre prochain.</p><p>Des trois candidats qui étaient dans la course, Laschet était le préféré d’Angela Merkel. C’est le plus modéré (et jovial), qui devrait ainsi poursuivre la tradition rassembleuse de la CDU habituée avec Angela Merkel à exercer le pouvoir au sein d’une grande coalition avec le SPD et les Verts. Face à lui, Friedrich Merz, ancien député reconverti dans les affaires, beaucoup plus à droite que Laschet, a tenté une énième fois (en vain) de gagner la présidence de la CDU. Le troisième (Norbert Röttgen) n’a pas été qualifié pour le second tour.</p><p>Dans <a target="_blank" href="https://www.zdf.de/nachrichten/heute-sendungen/videos/cdu-parteitag-laschet-rede-100.html">son discours</a>, Laschet a insisté sur la stabilité et la « confiance » : ce qui est arrivé au Capitole américain, a-t-il dit, n’est pas quelque chose de lointain et impossible en Allemagne où la défiance et les extrêmes gagnent du terrain. Faut-il forcément jouer sur la « polarisation » pour gagner une élection ? Il pense que non. On lui reproche d’ailleurs souvent de n’avoir pas de convictions politiques ni d’idées fortes. Mais après tout, Merkel aura été chancelière pendant 16 ans avec presque le même profil.</p><p>Dans ce pays où les institutions et les partis privilégient la stabilité et la sécurité, l’année 2021 est marquée par l’incertitude. La crise sanitaire frappe durement l’Allemagne actuellement, ce qui risque d’avoir un coût politique pour certains ministres-présidents (dont Laschet). Le calendrier électoral, qui donne une importance considérable aux élections dans certains <em>Länder</em> avant les élections au Bundestag, promet d’être chamboulé par la pandémie.</p><p>Laetitia et moi revenons sur le paysage politique actuel et l’histoire de la CDU. L’immigration, l’écologie, les inégalités femmes-hommes, la transition énergétique et la place de l’Allemagne en Europe définissent de nouvelles lignes de faille politiques éloignées de celles qui caractérisaient la période de l’après-guerre. À l’image de tous les grands partis centristes européens, la CDU vit une période de questionnements et de crise d’identité qui donne du grain à moudre à “l’alternative” que représente l’AfD. </p><p><em>A propos, parcourez ce thread sur Twitter : il existe forcément un GIF Angela Merkel pour exprimer tout ce que vous souhaitez exprimer</em> !</p><p><strong>🤷‍♂️ </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-gauche-et-la-droite-que-signifient"><strong>La gauche et la droite : que signifient-elles aujourd'hui ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><strong>🇩🇪 </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/30-ans-dunit-allemande-"><strong>30 ans d'unité allemande</strong></a> (conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><strong>🇩🇪 </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-forces-et-faiblesses-de-lallemagne"><strong>Les forces et faiblesses de l’Allemagne</strong></a> (conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/-la-cdu-et-la-succession-dangela</link><guid isPermaLink="false">substack:post:31608539</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Tue, 19 Jan 2021 05:30:44 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/31608539/7f8f4a54007b8663303b0b0a93dc2479.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3214</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/31608539/7557110c714bc275b0b266a95c3beb71.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Notre vision de l’âge tue]]></title><description><![CDATA[<p>Chaque lundi nous vous envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente. Cette semaine, j’enregistre également une version audio de l’Édito 🎧</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur notre vision de l’âge et ses victimes<strong>👆</strong></p><p>* <strong>Andrew Scott sur la longévité et l’âgisme </strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>Notre société cultive d’autant plus le « jeunisme » qu’elle vieillit à grande vitesse</strong>. En Europe, l’âge médian de la population se situe entre 43 et 47 ans, ce qui correspond peu ou prou à l’âge à partir duquel on commence parfois à être qualifié de « senior » au travail. On en arrive donc à une situation absurde où plus de la moitié de la population est réputée senior.</p><p>Pourtant, l’âge, c’est tout relatif. Les scientifiques ont démontré que l’âge est malléable. Notre ressenti nous dit que c’est un phénomène social. Et c’est aussi un sujet économique : la santé et l’espérance de vie varient considérablement en fonction de la richesse. En d’autres termes, on devrait distinguer l’âge chronologique (l’année où vous êtes né) de l’âge biologique (lié à la santé de votre corps), de l’âge social (la manière dont on vous considère en fonction de votre âge), et de l’âge subjectif (ce que vous ressentez). </p><p>Malheureusement, nous continuons à laisser l’âge chronologique déterminer nos vies. <em>« Dis-moi quand tu es né et je te dirais où tu dois aller et ce que tu dois faire. » </em>Par exemple, en fonction de votre date de naissance, vous irez dans telle ou telle classe où l’on enseigne à tout le groupe la même chose de la même manière. Votre seul point commun avec les autres personnes du groupe, c’est votre date de naissance. Peu importent vos caractéristiques physiques et cognitives, du moment que vous avez le même âge chronologique, cela justifie qu’on vous serve la même soupe. Du coup, on vous façonne à considérer l’âge chronologique comme un élément déterminant.</p><p>L’âge chronologique n’a pas toujours joué ce rôle. Pendant des siècles on ignorait quand les gens étaient nés. D’ailleurs jusqu’à la fin du XIXe siècle, on ne fêtait pas les anniversaires. On savait que vous étiez grand-mère par exemple, mais ce qui comptait avant tout, c’était ce que vous étiez capable de faire et votre santé physique. La société n’était pas tendre avec celles et ceux qui ne tenaient plus debout !</p><p><strong>Le déterminisme de l’âge chronologique est une invention historiquement récente. </strong>En France, le Code civil a mis en place un certain nombre d’obligations nouvelles, comme l’inscription des naissances, qui ne s’est généralisé que dans la seconde moitié du XIXe siècle avec le développement d’une administration plus efficace. Dans la plupart des pays occidentaux, les actes de naissance et les statistiques nationales ne sont apparus qu’après la révolution industrielle.</p><p>Au XXe siècle, l’âge chronologique s’est révélé être un instrument commode pour créer des services universels nouveaux : l’éducation des enfants d’abord, puis les soins de santé et la retraite. Pour démocratiser ces services et avantages, il a fallu les standardiser, et donc faire passer les gens sous la toise de l’âge chronologique. C’était un compromis somme toute avantageux : la toise en échange des avantages.Hélas, au XXIe siècle, et la période de pandémie que nous vivons le montre de manière cruelle, notre focalisation sur l’âge chronologique s’accompagne de plus de problèmes que d’avantages. Les évolutions démographiques et la révolution numérique devraient nous inviter à personnaliser certains services, les améliorer, répondre plus finement à des besoins variables. On devrait pouvoir rendre de meilleurs services au plus grand nombre. Au lieu de cela, nous avons laissé des institutions de masse de l’âge industriel se dégrader. </p><p>En proie à des nouvelles logiques de prédation, ces institutions de masse que sont les maisons de retraite, imaginées pour faire des « économie d’échelle » sur les soins, organisées autour de la standardisation (les mêmes repas aux mêmes heures, les mêmes soins, les mêmes chambres…), sont si déshumanisées qu’on les désigne en France uniquement par un sigle devenu repoussant, EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). (Partout où l’on ne parle qu’avec des sigles, c’est en général pour ne pas dire les choses comme elles sont.)<strong>Ce que la pandémie nous montre aujourd’hui, c’est que plus on reste attaché à la vision chronologique de l’âge et la standardisation qui en découle, plus il y a de victimes.</strong> <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/12/03/les-residents-d-ehpad-representent-44-des-morts-du-covid-19_6062084_4355770.html">En France, près de la moitié des décès du Covid ont eu lieu dans les Ehpad</a> – où les histoires de négligence, déshumanisation, manque de moyens, voire torture font froid dans le dos. Plus on gère les soins comme une usine, plus on en meurt. <a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2020/12/31/opinion/sunday/covid-nursing-homes.html">On observe le même phénomène partout</a> : plus les personnes âgées sont dans des institutions « de masse », plus il y a de morts.</p><p><strong>Ce n’est pas la fragilité de l’âge qui tue</strong> puisque les personnes du même âge qui ne vivent pas en Ehpad ont des taux de mortalité bien plus faibles que ceux qui vivent dans ces établissements. Ce qui tue, c’est un système déshumanisé basé sur la standardisation et qui prétend faire passer les gens sous une même toise.</p><p>Il est donc temps d’ouvrir les yeux : le déterminisme de l’âge chronologique a fait son temps. Qu’il s’agisse d’éducation, de soins et de modes de vie, il devient essentiel de regarder l’âge autrement. Je reste très marquée par ma lecture des deux ouvrages de Lynda Gratton et Andrew Scott <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott">que j’ai recensés pour </a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott"><em>Nouveau Départ</em></a>. Je ne saurais trop vous encourager à aller lire, ci-dessous, un extrait de l’interview que j’ai réalisé avec Andrew Scott récemment (dont <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/finir-avec-agisme-andrew-scott">la version intégrale en français est disponible pour nos abonnés</a>). Andrew nous aide à ouvrir les yeux sur tous les enjeux qui se cachent derrière l’âgisme.</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/finir-avec-agisme-andrew-scott"><strong>En finir avec l’âgisme</strong></a> (note de lecture + la transcription intégrale en français de l’interview d’Andrew Scott)<em>—réservé aux abonnés. </em></p><p><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/age-isnt-destiny-andrew-scott"><strong>Age isn’t Destiny</strong></a> (le podcast d’origine sur Building Bridges pour ceux qui souhaitent l’écouter en anglais)<em>—accessible à tous.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans"><strong>Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</strong></a><em> </em>(conversation avec Sophie Dancourt)<em>—accessible à tous.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/dmographie-et-croissance-conomique"><strong>Démographie et croissance économique : c'est compliqué !</strong></a> (conversation “À deux voix”)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><strong>Andrew Scott, professeur d'économie à la London Business School, est l'auteur avec Lynda Gratton de </strong><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/en/articles/the-100-year-life-living-and-working-in-an-age-of-longevity-by-lynda-gratton-and-andrew-scott"><strong><em>The 100 Year Life: Living and Working in an Age of Longevity</em></strong></a><strong> et </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott"><strong><em>The New Long Life</em></strong></a><strong>. </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/finir-avec-agisme-andrew-scott"><strong>L’interview intégrale</strong></a><strong> a été mise en ligne la semaine dernière pour nos abonnés. En voici un extrait.</strong></p><p><strong>Dans </strong><strong><em>The 100 Year Life</em></strong><strong>, Lynda et toi avez parlé de longévité, mais peut-être pas assez de la révolution technologique que nous traversons et de l’intersection entre ces deux phénomènes ? Quelle est la relation entre la révolution démographique et la révolution technologique ? </strong></p><p><strong>Quelles sont les craintes les plus courantes que vous avez entendues et lues à propos de la longévité ? Et comment cela vous a-t-il incités à écrire </strong><strong><em>The New Long Life</em></strong><strong> ?</strong></p><p>Nous avons écrit <em>The New Long Life</em> pour plusieurs raisons. Dans certains cas, en effet, c'était en réaction au premier livre. <em>The 100 Year Life</em> a connu un succès énorme, ce qui est très agréable. Nous en avons vendu environ 700 000 exemplaires dans le monde entier. Il a vraiment captivé l'imagination des gens. </p><p>Pour moi, c'est un nouveau sujet, depuis environ 10 ans maintenant. Et c'est un sujet merveilleux, la longévité, c'est incroyablement profond. Pour le livre, j’ai voyagé à travers le monde pour parler à toutes sortes d’individus, des universitaires, des décideurs politiques, des financiers. Comme c'est un sujet si profond, il y avait évidemment beaucoup de choses à écrire. Nous voulions aller encore plus loin.<em>The 100 Year Life</em> a été écrit dans une perspective individuelle, mais avec The New Long Life nous avons voulu examiner davantage l'aspect social. On parle de longévité. Une vie plus longue, cela concerne toute la vie, pas seulement la fin de la vie. Non seulement il y a un nombre croissant de personnes âgées, mais il y a aussi la question de savoir comment notre vieillissement évolue et comment on peut l'améliorer. C'était donc aussi une histoire positive. L'un des sujets, c’est qu’on travaillera probablement plus longtemps. Or l'une des questions les plus fréquentes qu’on nous a posées c’est <em>“d'où viendront les emplois si la technologie les détruit ?”</em></p><p>On entend cette histoire négative sur le vieillissement, mais il y a aussi une histoire très négative autour de la technologie. Nous nous sommes demandés comment on pouvait naviguer face à ces changements technologiques. D’autres personnes nous ont dit que 100 ans de vie, c'est très bien si on a les moyens. Et en effet, on observe des inégalités croissantes. Comment faire pour que cela ne soit pas une inégalité croissante, comment pouvons-nous y parvenir pour tous ? <em>The New Long Life</em> s'attaque à toutes ces questions.</p><p>À l'intersection entre la démographie et la technologie, on a la vision dystopique d’une société vieillissante et d’une technologie malfaisante. Mais comme nous l’écrivons, cette vision n’est en rien inévitable. Si nous vivons plus longtemps, en meilleure santé, et si nous avons les technologies intelligentes qui nous soutiennent, alors la question qui se pose est de savoir comment les utiliser pour améliorer notre vie. Il est important de s'assurer que nous sommes prêts au niveau individuel, mais aussi de commencer à exiger de nos institutions le soutien dont nous avons besoin pour que tout cela fonctionne pour les individus, pas seulement pour les entreprises et les gouvernements.</p><p>Nous traversons une période similaire à la révolution industrielle, où nous avons vu des changements profonds dans notre façon de vivre, dans la structure de nos familles et de nos ménages, et dans notre définition du travail. Il est essentiel que nous en soyons conscients. Il faut aider les gens à s’y préparer, mais aussi à se faire une opinion afin qu’on puisse construire un nouveau contrat social. </p><p>Tous les moyens sont là. Nous vivons plus longtemps et en meilleure santé. Des machines plus intelligentes peuvent améliorer la qualité de notre travail à tous égards. Nous devrions être capables d'inventer de nouvelles insitutions. Si nous ne le faisons pas, nous risquons d'être confrontés à un avenir inquiétant.</p><p><strong>Lynda et toi semblez tenir pour acquis que cette tendance à la longévité se poursuivra encore et toujours. Il est vrai que nous avons gagné deux à trois ans d'espérance de vie chaque décennie depuis deux siècles. Mais depuis quelques années maintenant, nous traversons une période de changements importants, une période de volatilité et d'incertitude accrues avec, bien sûr, des pandémies, mais aussi le changement climatique et les catastrophes naturelles, le chaos politique et social, l'augmentation des inégalités. Cela ne met-il pas en péril la longévité ? Se pourrait-il que, dans certains pays, l'espérance de vie ne continue pas à augmenter ?</strong></p><p>Absolument. Et en tant qu'économiste, je connais les dangers de la prévision de l'avenir. Oui, toutes ces choses dont tu as parlé font peser des menaces et il est clair que 2020, avec le COVID-19, n'est pas une bonne année pour parler d'amélioration de l'espérance de vie. Je pense qu'au Royaume-Uni et aux États-Unis, lorsque le gouvernement publiera l'année prochaine ses statistiques sur l'espérance de vie normale, qui sont appelées <em>“period measure”</em>, elles montreront une forte baisse par rapport à cette année. Je pense que c'est temporaire – je l'espère !</p><p>En fait, je ne pense pas qu'un enfant né aujourd'hui verra son espérance de vie affectée par le COVID-19. Mais il est évident que plus on est âgé, plus il y a un risque, donc il y a beaucoup de façons d'aborder cette question. La première est : quelle est la tendance future ? Et il y a un document célèbre intitulé “Broken Limits to Life Expectancy” qui dit simplement que l’espérance de vie augmente de deux ou trois ans tous les dix ans.</p><p>Ce document dit aussi qu’on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve. Mais nous savons que dans le passé, tout le monde disait que cela ne pouvait pas continuer ainsi, or cela a continué. Donc, comme tu vois, dans un sens, cette tendance est une bonne chose. Toutes sortes de choses sont possibles. Dans le passé, nous avons toujours sous-estimé les gains futurs. Et il y a un graphique dans <em>The New Long Life</em> qui vous montre les projections du gouvernement britannique en matière d'espérance de vie qui ont toujours dit, en quelque sorte, <em>“oh, ça va se stabiliser, ça va se stabiliser”</em>. Or ce n'est pas le cas !</p><p>Je pense cependant qu'il y a un argument légitime à faire valoir, qui dit que lorsqu’on réduit la mortalité infantile ou qu’on fait disparaître les maladies des jeunes adultes, on obtient une croissance plus rapide de l'espérance de vie. Mais maintenant, la plupart des gains d'espérance de vie vont provenir de personnes âgées de 70, 80 et 90 ans. Tout le monde pense que l’augmentation de l’espérance de vie va ralentir dans les plus riches, à moins d’assister à des progrès spectaculaires en matière de biologie du vieillissement. On pourrait avoir des gains, mais à un rythme plus modeste.</p><p>Et cela semble une position éminemment sensée. Je pense que si on regarde les tendances dans le monde, Hong Kong nous donne la nouvelle frontière de l’espérance de vie. Là-bas, elle augmente en effet encore de presque deux ans tous les dix ans ! Et bien que les statistiques COVID de Hong Kong se détériorent ces derniers temps, cette région n’a pas été confrontée au même choc que le Royaume-Uni et les États-Unis en termes de mortalité. Je ne pense donc pas que leur espérance de vie soit aussi affectée que celle d'autres pays.</p><p>Et je pense que cela revient à cette question clé, qui est que si l'âge est malléable, alors les choses peuvent s'améliorer ou s'aggraver. Et si vous regardez la détérioration aux États-Unis, qui provient d'un groupe démographique très spécifique, ou le ralentissement qui s'est produit au Royaume-Uni, qui est encore une fois fortement attribué à ce qui se passe aux niveaux des ménages à faibles revenus, cela suggère que, oui, ce processus n'est pas automatique. Et si l'âge est malléable, alors on peut faire des choses pour améliorer la situation ou au contraire l’aggraver.</p><p>Pour moi, cela est évidemment lié à toute la question du COVID, car il a été démontré que le Royaume-Uni et les États-Unis ne sont pas très bons pour assurer la bonne santé des personnes âgées dans le contexte de la pandémie.</p><p><strong>Face à l'incertitude, notre meilleure option est donc de nous préparer à une plus grande longévité. Même si cela n'arrive pas pour d'autres raisons, c'est quand même la meilleure chose à faire, n'est-ce pas ?</strong></p><p>C'est la meilleure chose à faire, bien sûr ! Je ne veux pas suggérer la longévité pour la longévité, mais je veux dire que l'un des défis à relever est que la plupart des gens ne connaissent pas les statistiques sur l'espérance de vie. Les gens ont tendance à considérer leur longévité en se basant sur deux éléments d'information. L'une est celle de leurs grands-parents, les parents de leurs parents. Mais si l'espérance de vie s'améliore, il est évident que le fait de se baser sur les grands-parents est une sous-estimation. Autre chose : les statistiques gouvernementales.</p><p>Mais les gouvernements ont tendance à se concentrer sur l'espérance de vie en période unique, ce qui revient à dire qu'un enfant né aujourd'hui vivra toute sa vie aujourd'hui. Leur espérance de vie est donc limitée par ce qui arrivera aux enfants de huit ans en 2020. Bien sûr, l'enfant né aujourd'hui aura 80 ans dans 80 ans. Il aura probablement un meilleur taux de survie. Ainsi, les statistiques les plus publiées sur l'espérance de vie, les mesures de la période que les gens regardent, sous-estiment l'espérance de vie à chaque instant.</p><p>Ainsi, au Royaume-Uni, les statistiques gouvernementales qui extrapolent les tendances indiquent que la majorité des enfants nés aujourd'hui atteindra l’âge 90 ans et qu'environ un sur cinq sera centenaire. Et c'est une hypothèse assez conservatrice. Je pense donc que nous avons tendance à sous-estimer la longévité actuelle, sans parler de ce qui pourrait ou ne pourrait pas devenir.</p><p>🇩🇪 La CDU et la succession d’Angela Merkel</p><p><em>Mardi 19 janvier</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur l’actualité politique allemande avec l’élection d’Armin Laschet à la tête de la CDU. </strong>Beaucoup de gens se posent des questions sur la succession d’Angela Merkel, qui laissera la main cette année après les prochaines élections législatives. Nicolas et moi revenons dans cet épisode sur l’histoire de la CDU et le paysage politique allemand actuel.</p><p>💸 Une autre approche du capital-risque</p><p><em>Mercredi 20 janvier</em> | <strong>Interview de Marie Ekeland</strong> <strong>🎧,</strong> figure du capital-risque en France, ancienne présidente du Conseil national du numérique et fondatrice de la nouvelle société de capital-risque <a target="_blank" href="https://2050.do/">2050</a>. Nous parlons de son parcours, de sa vision de l’alignement entre les entreprises, les pouvoirs publics et la société et de comment le capital-risque peut être mis au service de la société et de la planète.</p><p>💡 Pour en finir avec l’opposition public/privé</p><p><em>Jeudi 21 janvier</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 consacré à la manière dont la pensée économique hétérodoxe peut nous aider à affronter les grands défis du siècle (comme le réchauffement climatique). </strong>Nous parlons en particulier du travail de l’économiste Mariana Mazzucato, devenue l’une des personnes les plus influentes dans le monde de l’économie</p><p></p><p>  🦠 Pandémie : nous sommes en 1945 !</p><p>Nous pensions tous que l’annonce de la mise sur le marché de différents vaccins contre le COVID-19 annonçait la fin imminente de la pandémie. Mais c’est le contraire qui se passe : le nombre de cas (et de décès) continue d’augmenter dans tous les pays occidentaux ! Comment expliquer cela ? Que faire ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-nous-sommes-en-1945-"><strong>Pandémie : nous sommes en 1945</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🕰 En finir avec l’âgisme</p><p>Voici la version intégrale de l’entretien que j’ai réalisé avec Andrew Scott, co-auteur avec Lynda Gratton de l’ouvrage <em>The New Long Life</em>, dans le cadre du podcast <em>Building Bridges</em>. Il y est question de l’allongement de notre durée de vie et de ses conséquences sur nos institutions !</p><p>👉 Découvrez <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/finir-avec-agisme-andrew-scott"><strong>En finir avec l’âgisme</strong></a> <strong>(</strong>entretien avec Andrew Scott et Note de lecture)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🇺🇸 L’état de la démocratie américaine</p><p>La période entre l’élection présidentielle de novembre et la passation de pouvoir le 20 janvier a été riche en rebondissements multiples. Après la prise d’assaut du Congrès par une horde de Trumpistes en furie, les élections sénatoriales de Géorgie et l’<em>impeachment</em> de Trump, nous discutons l’état de la démocratie américaine.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ltat-de-la-dmocratie-amricaine"><strong>L’état de la démocratie américaine</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/notre-vision-de-lge-tue</link><guid isPermaLink="false">substack:post:31605850</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 18 Jan 2021 05:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/31605850/977a193f1f3c5c8a9fb54d356b55f406.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>366</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/31605850/8bbddcf3e82053f4d6cfc5c8991266f9.jpg"/></item><item><title><![CDATA[En finir avec l'âgisme]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Voici la version intégrale d’un entretien réalisé avec Andrew Scott, co-auteur avec Lynda Gratton d’un ouvrage qui m’a beaucoup inspirée, </strong><strong><em>The New Long Life</em></strong><strong>.</strong></p><p>🎧 Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi retrouver la version originale de ce podcast <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/innovating-in-an-uncertain-world">ici</a> (ou encore sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/innovating-in-an-uncertain-world-vaughn-tan/id1542088264?i=1000502882846">Apple Podcasts</a> ou <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/episode/5uaJ7o9HaLMFvvYO3tMAsp">Spotify</a>) ou écouter le podcast en VO diffusé dans cette newsletter 👆</p><p>En guise d’introduction, nous vous proposons aussi ci-dessous un extrait d’une Note de lecture sur l’ouvrage d’Andrew, publiée il y a quelques mois sur <em>Nouveau Départ</em>.</p><p><strong>Dans leur livre précédent, </strong><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/en/articles/the-100-year-life-living-and-working-in-an-age-of-longevity-by-lynda-gratton-and-andrew-scott"><strong><em>The 100-Year Life: Living and Working in an Age of Longevity</em></strong></a><strong>(2016), Gratton et Scott évoquaient déjà ce à quoi l’avenir du travail pourrait ressembler dans un contexte de vie (beaucoup) plus longue</strong>. Dans un livre publié cette année, les deux auteurs poursuivent cette réflexion entamée dans <em>The 100-Year Life</em>.</p><p>L’une des idées les plus remarquables du livre, c’est que <em>“l’âge est malléable”</em> et que nous devrions cesser de nous focaliser sur l’âge chronologique pour regarder plutôt l’âge biologique et l’âge subjectif. Après tout, l’âge chronologique (indiqué sur nos actes de naissance) est une “invention” des bureaucraties modernes. D’ailleurs, avant le XXe siècle, on ne fêtait pas les anniversaires ! Ce qui comptait, c’était la validité de la personne et son rôle dans la communauté.</p><p><em>L’âge est malléable</em>. Comme le révèlent les travaux les plus récents des neurologues, notre cerveau a une plasticité surprenante. Quand votre cerveau est-il au mieux de sa forme ? Eh bien, cela dépend de ce que vous essayez de faire. C’est probablement à la fin de l'adolescence que vous serez le plus rapide en calcul mental. Mais c’est dans la trentaine que votre mémoire à court terme atteint son maximum. Quant à votre compréhension sociale et culturelle, elle ne sera à son apogée qu’une, deux ou trois décennies plus tard !</p><p>Ces descriptions ne s'appliquent pas à tout le monde, bien sûr. Il existe des très grandes variations au sein même des “classes” d'âge. Ce qu’il faut savoir, c’est que la stimulation constante de votre cerveau contribuera à en maintenir la plasticité et la performance. Comme l’écrivent Andrew Scott et Lynda Gratton :</p><p><em>La vraie raison pour laquelle vous ne pouvez pas apprendre de nouveaux tours à un vieux chien, ce n'est pas parce que le chien est devenu vieux, mais parce qu'il a cessé d’apprendre continuellement de nouveaux tours.</em></p><p><strong>Andrew J. Scott est professeur d'économie à la London Business School et chercheur consultant au Center on Longevity de l'université de Stanford</strong>. Lynda Gratton, elle, est professeure de gestion à la même London Business School, et psychologue de formation. À eux deux, ils abordent le sujet de la longévité sous toutes ses coutures. C’est en effet un phénomène qui intéresse autant les neurologues et les médecins que les économistes, les sociologues et les philosophes. C’est pour cela qu’ils ont souhaité aborder ce thème en mêlant plusieurs disciplines.</p><p>Les experts et les politiques ont tendance à ne regarder le vieillissement que comme un fardeau et un “problème”. Les systèmes de retraite ne seront plus soutenables, dit-on, si le ratio actifs / inactifs atteint un certain seuil. C'est pourquoi, disent-ils, il faut augmenter l'âge de la retraite. À quelques exceptions, les gouvernements comme les employeurs agissent comme s’il ne fallait rien changer à la vie en trois phases, seulement l’ajuster ici ou là, par exemple, en allongeant la deuxième phase.</p><p>Pour Gratton et Scott, ce sont en réalité toutes les institutions et les catégories qu’il s’agit de voir autrement ! L’âge n’est pas un “fardeau”, c’est un cadeau, pourvu qu’on le regarde autrement. Par exemple, il est indispensable de remodeler l'éducation pour en faire un processus qui dure toute la vie plutôt qu'un service que l’on ne consomme qu'à l'adolescence.</p><p>De plus, les employeurs doivent mieux comprendre la valeur des travailleurs plus âgés. Un management qui sait tirer le meilleur parti des différentes générations est fait de souplesse et d’empathie : on ne devrait pas être obligé de prendre de plus en plus de responsabilités à mesure que l’on vieillit, on vous offre des opportunités de mobilité horizontale pour continuer à vous stimuler, et il est possible de s’arrêter un temps pour s’occuper d’un parent ou d’un enfant, sans voir sa carrière pénalisée.</p><p>Lisez l’ensemble de cette Note de lecture <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott">ICI</a>.</p><p><strong>Bonjour à tous, je suis Laetitia Vitaud, la fondatrice du podcast Building Bridges, créé pour donner à des personnalités du monde entier l'accès à un public européen fragmenté. Pour cet épisode, je suis heureuse d'accueillir le professeur Andrew Scott. Professeur d'économie à la London Business School, il est l'auteur avec Lynda Gratton de </strong><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/en/articles/the-100-year-life-living-and-working-in-an-age-of-longevity-by-lynda-gratton-and-andrew-scott"><strong><em>The 100 Year Life: Living and Working in an Age of Longevity</em></strong></a><strong>. L’été dernier, ils ont tous deux publié une suite à ce livre intitulée </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott"><strong><em>The New Long Life</em></strong></a><strong>.</strong></p><p><strong>J'ai adoré les deux livres. En tant que personne qui écrit sur le travail, les ressources humaines, et les organisations, ces livres m'ont fourni un cadre très pertinent pour réfléchir à l'âge et au stade de la vie dans l'avenir du travail. En bref, l'âge n'est plus une fatalité.</strong></p><p><strong>Merci beaucoup, Andrew, de m’accorder cet entretien. C'est vraiment un honneur. Ma première question est un peu personnelle, comment as-tu vécu ces neuf mois de pandémie en 2020 ? Quel a été l'impact de la pandémie sur ta vie et ton travail ?</strong></p><p>Quand les gens me demandent, je dis seulement « bien ». C’est la version courte. Cela a été un sacré défi, n'est-ce pas ? On a des sentiments mitigés. Évidemment, c'est une chose terrible. Vous savez, il y a trois choses dont on doit se préoccuper : sa santé physique, sa santé financière, sa santé mentale. La pandémie présente un défi pour ces trois choses. Heureusement, je vais bien, j'ai de la chance.</p><p>Je pense donc qu'il y a bien des gens qui ont eu plus de difficultés que moi. Bien que j’en ai eu quelques-unes aussi : ma fille vit en Australie et je ne l'ai pas vue depuis des mois. Je ne sais pas quand je pourrai la voir. C’est une grande frustration. </p><p>Professionnellement, ce qui est étonnant, c'est à quel point mes journées sont devenues prévisibles. Avant, j'avais beaucoup plus de variété dans mon emploi du temps. Le côté prévisible a des bons et des mauvais côtés : d’un côté, j’ai plus de temps pour me concentrer sur l'écriture ; mais d’un autre côté, cette prévisibilité est un peu pénible. J’aimerais être interrompu davantage. J’aimerais rencontrer plus de gens. Chaque jour je réagis différemment à cette frustration.</p><p><strong>Est-ce que tu arrives à écrire plus qu’auparavant ?</strong></p><p>J'écris probablement plus. Il y a moins de voyages, donc j'écris probablement plus. Mais je ne suis pas sûr que ma productivité horaire ait vraiment augmenté. Parfois, quand on écrit, on a besoin d'être dérangé un peu. On a besoin de relever des nouveaux défis pour arriver à penser autrement. Alors oui, c’est cela qui a été difficile. Je pense que ce qui me manque, c’est cette sorte d'interaction fortuite et la rencontre de nouvelles idées.</p><p><strong>Mais il y a certainement beaucoup plus de personnes qui t’ont contacté pendant cette pandémie pour te poser des questions. Et avec l’utilisation omniprésente de Zoom, peut-être as-tu chatté plus souvent avec des gens du monde entier ?</strong></p><p>Les webinaires sont en pleine croissance, en effet. Mais je pense qu’il y en a trop. Moi, je fais souvent des conférences. Comme mon dernier livre est sorti en pleine pandémie, j’ai beaucoup regretté l’absence d’interactions physiques avec un public. Avec Zoom, quand on clique sur le bouton pour quitter l’application, c’est terminé, on ne peut plus parler aux gens et savoir ce qu’ils ont aimé et trouvé intéressant dans votre livre, les sujets qui ont trouvé un écho dans leur vie quotidienne. </p><p>Néanmoins il y a eu des choses positives, des choses qu’on voudrait ne pas perdre quand on tournera la page de cette pandémie. C’est un mélange de choses. On a un peu l’impression d’avoir fait un voyage accéléré dans le futur, en particulier en ce qui concerne notre utilisation de la technologie. Mais d'autres parties de ce voyage nous donnent l'impression de remonter dans le passé, à une époque où on ne voyageait pas et où on n'avait aucune idée de ce qui se passe à l'étranger.</p><p>On avait pris l’habitude d’avoir les magasins ouverts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Et puis soudain, les magasins sont fermés, c'est comme si on remontait dans un lointain passé. </p><p><strong>Est-ce que tu te dis que si c’est à ça que ressemble l'avenir, alors ce n'est pas souhaitable, c'est une dystopie ? Ce n'est pas vraiment un avenir désirable, n'est-ce pas ?</strong></p><p>Oui, c'est vrai. Et je suis sûr que nous en reparlerons. L’un des thèmes de <em>The New Long Life,</em> c’est que nous devons nous assurer que nous utilisons cette technologie à notre avantage. Et je pense que le danger d'être poussé trop vite dans une technologie de manière maladroite, c’est de passer à côté de l'objectif visé. Ça peut être dommageable.</p><p><strong>Dans ton livre précédent, </strong><strong><em>The 100 Year Life</em></strong><strong>, tu as parlé (avec Lynda Gratton) de la fin de la vie en trois phases de la vie (formation, travail, puis retraite). Nous devons désormais accepter la vie multi-phases, ce qui a un impact sur nos vies, sur les institutions, le travail, et les organisations. Dans </strong><strong><em>The New Long Life</em></strong><strong>, Lynda et toi répondez certainement à des questions qu’on vous a posées après </strong><strong><em>The 100 Year Life</em></strong><strong>. </strong></p><p><strong>Dans </strong><strong><em>The 100 Year Life</em></strong><strong>, vous parlez de longévité, mais peut-être pas assez de la révolution technologique que nous traversons et de l’intersection entre ces deux phénomènes ? Quelle est la relation entre la révolution démographique et la révolution technologique ? </strong></p><p><strong>Quelles sont les réactions que vous avez receuillies après le livre précédent, publié en 2016, si je ne me trompe pas ? Quelles sont les craintes les plus courantes que vous avez entendues et lues à propos de la longévité ? Et comment cela vous a-t-il incités à écrire </strong><strong><em>The New Long Life</em></strong><strong> ?</strong></p><p>Nous avons écrit <em>The New Long Life</em> pour plusieurs raisons. Dans certains cas, en effet, c'était en réaction au premier. <em>The 100 Year Life</em> a connu un succès énorme, ce qui est très agréable. Nous en avons vendu environ 700 000 exemplaires dans le monde entie. Il a vraiment captivé l'imagination des gens. </p><p>Pour moi, c'est un nouveau sujet, depuis environ 10 ans maintenant. Et c'est un sujet merveilleux, la longévité, c'est incroyablement profond. Pour le livre, j’ai voyagé à travers le monde pour parler à toutes sortes d’individus, des universitaires, des décideurs politiques, des financiers. Comme c'est un sujet si profond, il y avait évidemment beaucoup de choses à écrire. Nous voulions aller encore plus loin.<em>The 100 Year Life</em> a été écrit dans une perspective individuelle, mais avec The New Long Life nous avons voulu examiner davantage l'aspect social. On parle de longévité. Une vie plus longue, cela concerne toute la vie, pas seulement la fin de la vie. Non seulement il y a un nombre croissant de personnes âgées, mais il y a aussi la question de savoir comment notre vieillissement évolue et comment on peut l'améliorer. C'était donc aussi une histoire positive. L'un des sujets, c’est qu’on travaillera probablement plus longtemps. Or l'une des questions les plus fréquentes qu’on nous a posées c’est <em>“d'où viendront les emplois si la technologie les détruit ?”</em></p><p>On entend cette histoire négative sur le vieillissement, mais il y a aussi une histoire très négative autour de la technologie. Nous nous sommes demandés comment on pouvait naviguer face à ces changements technologiques. D’autres personnes nous ont dit que 100 ans de vie, c'est très bien si on a les moyens. Et en effet, on observe des inégalités croissantes. Comment faire pour que cela ne soit pas une inégalité croissante, comment pouvons-nous y parvenir pour tous ? <em>The New Long Life</em> s'attaque à toutes ces questions.</p><p>À l'intersection entre la démographie et la technologie, on a la vision dystopique d’une société vieillissante et d’une technologie malfaisante. Mais comme nous l’écrivons, cette vision n’est en rien inévitable. Si nous vivons plus longtemps, en meilleure santé, et si nous avons les technologies intelligentes qui nous soutiennent, alors la question qui se pose est de savoir comment les utiliser pour améliorer notre vie. Il est important de s'assurer que nous sommes prêts au niveau individuel, mais aussi de commencer à exiger de nos institutions le soutien dont nous avons besoin pour que tout cela fonctionne pour les individus, pas seulement pour les entreprises et les gouvernements.</p><p>Nous traversons une période similaire à la révolution industrielle, où nous avons vu des changements profonds dans notre façon de vivre, dans la structure de nos familles et de nos ménages, et dans notre définition du travail. Il est essentiel que nous en soyons conscients. Il faut aider les gens à s’y préparer, mais aussi à se faire une opinion afin qu’on puisse construire un nouveau contrat social. </p><p>Tous les moyens sont là. Nous vivons plus longtemps et en meilleure santé. Des machines plus intelligentes peuvent améliorer la qualité de notre travail à tous égards. Nous devrions être capables d'inventer de nouvelles insitutions. Si nous ne le faisons pas, nous risquons d'être confrontés à un avenir inquiétant.</p><p><strong>Vous avez donc écrit deux livres avec Lynda Gratton. Il semble que vous formiez tous les deux une équipe très solide. En tant que lecteur, on se demande toujours comment deux personnes écrivent ensemble. Comment est cette équipe que tu forme avec Lynda Gratton ? Et comment travaillez-vous ensemble ?</strong></p><p>Nous nous sommes rencontrés lors d'un voyage de la London Business School en Extrême-Orient, où nous faisions le tour du monde et donnions des conférences aux anciens élèves. Nous y étions ensemble et nous avions tous les deux cet intérêt pour le vieillissement de la société et la longévité. J'avais donné quelques conférences à l'école sur l'économie associée à une société vieillissante. Lynda avait le sentiment que les entreprises n'étaient pas préparées à ce qui allait se produire. Nous avons donc passé beaucoup de temps dans les avions et les aéroports et nous nous sommes dit : <em>"Faisons quelque chose ensemble".</em></p><p>Cela a été stimulant. Nous sommes tous les deux très différents. Je suis économiste et Lynda est psychologue. Nous avons tous les deux des intérêts très vastes. Je lis beaucoup de livres d’histoire, de philosophie et de politique. En tant qu'économiste, je peux dire que l'une des principales qualités de Lynda est de ne pas être économiste. Elle peut soudain s'enthousiasmer pour une idée économique alors qu'un économiste qui la connaît déjà pourrait être obnubilé par des détails.</p><p>Lynda peut demander : <em>"Qu'est-ce que cela signifie ?”</em> Et réciproquement. Je pense donc qu'il est très amusant de réunir nos deux disciplines, d’en reconnaître les synergies et les complémentarités. Ensuite, je commence à écrire quelque chose. Et elle aussi de son côté. Nous avons des styles très différents. Puis nous échangeons et nous nous posons des questions sur ce que nous avons voulu dire. Ensuite nous faisons une nouvelle rédaction, puis encore une autre, jusqu'à ce que dans le produit final, il soit très difficile de dire qui a écrit quoi. Parfois, on peut le voir. C'est un processus collaboratif composé de nombreuses discussions. Être ouvert d’esprit, ça nous rend plus libres dans le processus de création. </p><p><strong>C'est probablement la raison pour laquelle c'est si agréable à lire, parce que cela reflète des points de vue et des approches différents. Cela se lit presque comme un roman. Tu as dit que tu as commencé à explorer le sujet il y a dix ans. Comment as-tu commencé à t’intéresser à la longévité et au vieillissement de la population? Comment es-tu devenu un expert sur le sujet ? </strong></p><p>Je suis macroéconomiste de formation. Pendant la majeure partie de ma carrière, je me suis intéressé aux cycles économiques, à la politique monétaire et à la politique budgétaire. J'ai été très occupé par la crise financière mondiale. J'ai fait partie du conseil d'administration de l'autorité de régulation britannique. Mais j'étais mûr pour m’attaquer à d’autres sujets. Au bout d’un certain nombre d’années, on se lasse un peu de la hausse ou de la baisse des taux d'intérêt.</p><p>Et puis j'ai toujours voulu avoir une vue d'ensemble sur les sujets. J'aime les grandes questions et les thèmes que l'on peut aborder en tant que macroéconomiste. Chaque année, je donnais un cours à la London Business School sur les problèmes et les perspectives de l'économie mondiale. Et l'une des conférences pourtait sur le vieillissement de la société. Et j’avais l’impression de ne pas aller assez loin sur le sujet, et d’en offrir une vision sombre et déprimante. </p><p>L’une des grandes qualités de l'économie, c'est qu'elle est en fait très ludique intellectuellement. Mais sur le sujet du vieillissement, je ne trouvais rien d’intéressant intellectuellement. Tout ce que disaient les économistes, c’est regardez, il y a de plus en plus de personnes âgées et on aura un problème avec le paiement des retraites. </p><p>À propos du fait qu’on vit plus longtemps et en meilleure santé, on produit tant de négativité. Mais n’est-ce pas une bonne nouvelle qu’on vive plus longtemps en meilleure santé ? Il s’agissait d’en finir avec ce décalage. </p><p>Ça commence à se mettre en place aujourd’hui. Il était temps. La longévité, c’est plusieurs sujets : le fait de mieux vieillir, le changement de la structure de la population et ses conséquences sur les vies individuelles. Nous pouvons structurer notre vie différemment. </p><p>C'est ainsi que je me suis lancé dans cette aventure. Pour moi, c'est une chose merveilleuse parce qu'il est difficile de trouver un autre sujet qui combine autant de choses incroyablement importantes. Quand je parlais des taux d’intérêt et du renminbi chinois, les gens ne sortaient pas de la conférence avec le projet de changer de vie. </p><p>Mais le vieillissement et la longévité sont des sujets incroyablement intimes et profonds pour les individus. J'aime que ça parle autant aux gens. De plus, c'est un sujet social extrêmement critique. Tous les pays du monde ont un nombre croissant de personnes âgées suite à l’augmentation de l'espérance de vie qui s'est produite. C'est donc un défi économique et social considérable. Et enfin, j'aime la vue d'ensemble qu’apporte ce sujet. Cela fait intervenir des disciplines différentes, des sciences à la philosophie en passant par l'histoire, l'économie et la psychologie.</p><p>Mais nous sommes aussi très mal compris. C'est étrange pour un universitaire de trouver un sujet si important, mais souvent si mal représenté. Nous sommes un peu perturbés par l'âge. C'est la raison pour laquelle nous ne voyons pas certaines des opportunités qui l’accompagnent. C'est là l’intérêt de ma recherche. J'ai obtenu une subvention d'un million de livres sterling pour travailler sur les aspects économiques de la longévité. J'essaie maintenant de travailler sur la façon dont nous pouvons tirer le meilleur parti de vies plus longues et de faire en sorte que ces vies soient, autant que possible, plus saines et plus épanouies.</p><p><strong>Tu as co-fondé un forum appelé le "</strong><a target="_blank" href="https://thelongevityforum.com/"><strong>Longevity Forum</strong></a><strong>". Qu'est-ce que c'est exactement ?</strong></p><p>Oui, je me suis retrouvé dans différents panels, notamment aux États-Unis, à parler de la longévité. Et j'y ai souvent participé avec un entrepreneur britannique du nom de Jim Mellon, qui croit fermement à la science de la longévité. Il y a de plus en plus de recherches scientifiques qui tentent de comprendre la dimension biologique du vieillissement. Intellectuellement, c'est fascinant. D’ailleurs, ces chercheurs rencontrent un certain succès. Nous nous retrouvons souvent à donner ces conférences ailleurs qu'au Royaume-Uni. Alors nous nous sommes dit que nous devrions faire quelque chose au Royaume-Uni.</p><p>Il y a beaucoup de gens formidables qui travaillent sur des sujets liés à cela au Royaume-Uni, mais on ne se concentre pas assez sur la longévité. Le vieillissement, ça a tendance à être considéré comme une question de fin de vie plutôt que de vieillesse. Nous voulons donc apporter un éclairage différent, en nous concentrant sur un récit positif, une opportunité à saisir, en nous appuyant évidemment sur <em>The 100 Year Life</em>, en réunissant la science et les sciences sociales.</p><p>Il faut aussi essayer de faire participer des gens qui ne sont pas particulièrement intéressés par le sujet, des politiques et des entrepreneurs. C'est l'objectif que nous nous sommes fixé pour notre troisième année. Nous avons de <a target="_blank" href="https://thelongevityforum.com/tag/podcast-longevity-forum/">superbes podcasts</a>, beaucoup d’événements en ligne. Il y a aujourd’hui beaucoup plus d'organisations au Royaume-Uni, qui organisent des événements et produisent des idées sur la longévité.</p><p>Cette idée qu'il y a des choses à faire pour mieux vivre et mieux vieillir gagne du terrain. La mission est donc vraiment de changer le récit collectif et de s’assurer qu'en tant que société, nous fassions en sorte que le plus grand nombre de personnes vivent le plus longtemps possible de la meilleure façon possible.</p><p><strong>Tu aimes visiblement mélanger les disciplines. Est-ce parce que tu penses que l'ancienne approche académique des disciplines est trop limitative ?</strong></p><p>Pour vraiment maîtriser un sujet, il faut aller en profondeur et se spécialiser. C'est pour cela que le monde académique s’est structuré de la manière dont il s’est structuré. Mais la longévité dépend de tant de choses différentes. Elle ne peut pas se limiter au domaine de la santé, parce que la longévité dépend en grande partie de ce que nous faisons dans l’économie et la société. Bien sûr, il doit y avoir une composante santé, mais pas uniquement.</p><p>La science se concentre sur la malléabilité de l'âge, mais c'est aussi ce sur quoi se concentre la science sociale. Il y a donc des thèmes communs. Mais oui, je suis convaincu que pour aborder la question de la longévité, il faut une approche pluridisciplinaire. C'est aussi un défi pour la politique, car nous avons tendance à penser séparément la santé, la retraite, le travail et l’éducation. Alors que toutes ces choses doivent se rejoindre. </p><p><strong>Oui, comme si la biologie n'avait rien à voir avec l'économie.</strong></p><p>Exactement. Donc, comme je l'ai dit, il s'agit de mieux faire connaître le sujet, de reconnaître que le vieillissement et la démographie ne sont pas une fatalité, mais aussi l'importance de bien vieillir et de fournir un récit collectif différent. Nous sommes plutôt restés bloqués sur l'idée que l'allongement de la vie est un problème qui concerne uniquement les personnes âgées, mais ce n'est vraiment pas le cas.</p><p><strong>Personnellement, j'oscille entre l'optimisme et le pessimisme quand je regarde ce qui se passe cette année. Et Lynda et toi semblez tenir pour acquis que cette tendance à la longévité se poursuivra encore et toujours. Il est vrai que nous avons gagné deux à trois ans d'espérance de vie chaque décennie depuis deux siècles. Mais depuis quelques années maintenant, nous traversons une période de changements importants, une période de volatilité et d'incertitude accrues avec, bien sûr, des pandémies, mais aussi le changement climatique et les catastrophes naturelles, le chaos politique et social, l'augmentation des inégalités. Cela ne met-il pas en péril la longévité ? Se pourrait-il que, dans certains pays, l'espérance de vie ne continue pas à augmenter ?</strong></p><p>Absolument. Et en tant qu'économiste, je connais les dangers de la prévision de l'avenir. Oui, toutes ces choses dont tu as parlé font peser des menaces et il est clair que 2020, avec le COVID-19, n'est pas une bonne année pour parler d'amélioration de l'espérance de vie. Je pense qu'au Royaume-Uni et aux États-Unis, lorsque le gouvernement publiera l'année prochaine ses statistiques sur l'espérance de vie normale, qui sont appelées <em>“period measure”</em>, elles montreront une forte baisse par rapport à cette année. Je pense que c'est temporaire – je l'espère !</p><p>En fait, je ne pense pas qu'un enfant né aujourd'hui verra son espérance de vie affectée par le COVID-19. Mais il est évident que plus on est âgé, plus il y a un risque, donc il y a beaucoup de façons d'aborder cette question. La première est : quelle est la tendance future ? Et il y a un document célèbre intitulé “Broken Limits to Life Expectancy” qui dit simplement que l’espérance de vie augmente de deux ou trois ans tous les dix ans.</p><p>Ce document dit aussi qu’on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve. Mais nous savons que dans le passé, tout le monde disait que cela ne pouvait pas continuer ainsi, or cela a continué. Donc, comme tu vois, dans un sens, cette tendance est une bonne chose. Toutes sortes de choses sont possibles. Dans le passé, nous avons toujours sous-estimé les gains futurs. Et il y a un graphique dans <em>The New Long Life</em> qui vous montre les projections du gouvernement britannique en matière d'espérance de vie qui ont toujours dit, en quelque sorte, <em>“oh, ça va se stabiliser, ça va se stabiliser”</em>. Or ce n'est pas le cas !</p><p>Je pense cependant qu'il y a un argument légitime à faire valoir, qui dit que lorsqu’on réduit la mortalité infantile ou qu’on fait disparaître les maladies des jeunes adultes, on obtient une croissance plus rapide de l'espérance de vie. Mais maintenant, la plupart des gains d'espérance de vie vont provenir de personnes âgées de 70, 80 et 90 ans. Tout le monde pense que l’augmentation de l’espérance de vie va ralentir dans les plus riches, à moins d’assister à des progrès spectaculaires en matière de biologie du vieillissement. On pourrait avoir des gains, mais à un rythme plus modeste.</p><p>Et cela semble une position éminemment sensée. Je pense que si on regarde les tendances dans le monde, Hong Kong nous donne la nouvelle frontière de l’espérance de vie. Là-bas, elle augmente en effet encore de presque deux ans tous les dix ans ! Et bien que les statistiques COVID de Hong Kong se détériorent ces derniers temps, cette région n’a pas été confrontée au même choc que le Royaume-Uni et les États-Unis en termes de mortalité. Je ne pense donc pas que leur espérance de vie soit aussi affectée que celle d'autres pays.</p><p>Et je pense que cela revient à cette question clé, qui est que si l'âge est malléable, alors les choses peuvent s'améliorer ou s'aggraver. Et si vous regardez la détérioration aux États-Unis, qui provient d'un groupe démographique très spécifique, ou le ralentissement qui s'est produit au Royaume-Uni, qui est encore une fois fortement attribué à ce qui se passe aux niveaux des ménages à faibles revenus, cela suggère que, oui, ce processus n'est pas automatique. Et si l'âge est malléable, alors on peut faire des choses pour améliorer la situation ou au contraire l’aggraver.</p><p>Pour moi, cela est évidemment lié à toute la question du COVID, car il a été démontré que le Royaume-Uni et les États-Unis ne sont pas très bons pour assurer la bonne santé des personnes âgées dans le contexte de la pandémie.</p><p><strong>Oui, les sociétés les plus inégales n'ont pas si bien géré la situation.</strong></p><p>Et c'est aussi ce que nous avons constaté dans les tendances de l'espérance de vie de ces dernières années. Donc, oui, rien de tout cela n'est automatique. Nous devons y travailler. Mais le fait même que l’espérance de vie ait diminué pour moi montre que ce n'est pas automatique et que nous devons donc faire quelque chose. Le changement climatique, les pandémies : tout cela a un impact sur l’espérance de vie. L'histoire n'est jamais facile. Et le changement climatique, je pense que c'est évidemment une préoccupation.</p><p>Nous savons, en particulier, que l'environnement aura un impact sur la santé des gens. C'est compliqué. Vous savez, certaines personnes meurent aussi bien de la chaleur que du froid. Donc, vous savez, tout cela devient assez compliqué en termes de changements nets et cela dépend de l'endroit où vous vivez, etc. Mais nous devons continuer à investir dans notre avenir pour faire en sorte que le plus grand nombre possible de personnes puissent vivre le plus longtemps possible. Mais si nous l'ignorons, alors cela ne se produira pas.</p><p>En revanche, si nous en sommes conscients, il est possible de faire quelque chose.</p><p><strong>Face à l'incertitude, notre meilleure option est donc de nous préparer à une plus grande longévité. Même si cela n'arrive pas pour d'autres raisons, c'est quand même la meilleure chose à faire, n'est-ce pas ?</strong></p><p>C'est la meilleure chose à faire, bien sûr ! Je ne veux pas suggérer la longévité pour la longévité, mais je veux dire que l'un des défis à relever est que la plupart des gens ne connaissent pas les statistiques sur l'espérance de vie. Les gens ont tendance à considérer leur longévité en se basant sur deux éléments d'information. L'une est celle de leurs grands-parents, les parents de leurs parents. Mais si l'espérance de vie s'améliore, il est évident que le fait de se baser sur les grands-parents est une sous-estimation. Autre chose : les statistiques gouvernementales.</p><p>Mais les gouvernements ont tendance à se concentrer sur l'espérance de vie en période unique, ce qui revient à dire qu'un enfant né aujourd'hui vivra toute sa vie aujourd'hui. Leur espérance de vie est donc limitée par ce qui arrivera aux enfants de huit ans en 2020. Bien sûr, l'enfant né aujourd'hui aura 80 ans dans 80 ans. Il aura probablement un meilleur taux de survie. Ainsi, les statistiques les plus publiées sur l'espérance de vie, les mesures de la période que les gens regardent, sous-estiment l'espérance de vie à chaque instant.</p><p>Ainsi, au Royaume-Uni, les statistiques gouvernementales qui extrapolent les tendances indiquent que la majorité des enfants nés aujourd'hui atteindra l’âge 90 ans et qu'environ un sur cinq sera centenaire. Et c'est une hypothèse assez conservatrice. Je pense donc que nous avons tendance à sous-estimer la longévité actuelle, sans parler de ce qui pourrait ou ne pourrait pas devenir.</p><p><strong>C'est exact. C'est ce que la plupart des gens ne savent pas, qu'en fait nous devons considérer l'espérance de vie d'un homme de 50 ans aujourd'hui ou d'un homme de 60 ans aujourd'hui. Et c'est ce que vous expliquez dans vos deux livres, je pense que dans le premier aussi, nous avons besoin de mesures différentes. Et ce n'est pas quelque chose que la plupart des gens connaissent. Nous avons tendance à prendre cette espérance de vie moyenne à la naissance comme le seul chiffre qui signifie quelque chose, mais ce n'est pas le cas.</strong></p><p>Et le danger que cela implique, de sous-estimer ainsi la durée de sa vie, en moyenne (et les moyennes sont trompeuses ici) c’est de ne pas assez préparer son avenir. Et le risque est que vous n'ayez pas les moyens financiers, que vous n'ayez pas les compétences pour vivre une vie aussi longue. Donc, pour moi, la vie de 100 ans, c'est... vous savez, qui sait quels progrès scientifiques peuvent se présenter. Elle pourrait simplement continuer à extrapoler cette tendance extraordinaire des 130 dernières années, selon laquelle chaque décennie, l'espérance de vie augmente de deux ou trois ans.</p><p>Mais je pense que même pour s'adapter à la réalité que nous avons aujourd'hui, comme dans la plupart des pays riches où la majorité des enfants nés aujourd'hui vivront jusqu'à 90 ans et une minorité importante jusqu'à 100 ans ou plus, nous ne sommes pas préparés à cela.</p><p>C'est drôle parce qu'au niveau individuel, nous pensons que sous-estimer n'est pas une si mauvaise idée parce qu'alors vous n'avez pas de trop grandes attentes, et vous ne serez pas déçu ou quelque chose comme ça. Mais d'un autre côté, vous ne planifiez pas assez votre avenir.</p><p>Je veux dire que l'une des choses qui m'intéressent de plus en plus est le concept d'assurance-vie. Au XXe siècle, l'assurance-vie est devenue très importante, beaucoup de gens sont morts dans la vingtaine, la trentaine et la quarantaine, et tous ces gens voulaient faire en sorte de pouvoir laisser quelque chose à leur famille. Or aujourd'hui, la plupart des gens vivent jusqu'à 70 ou 80 ans, et ils sont de plus en plus nombreux à le faire. Il ne s'agit donc plus d'une assurance vie, mais d'une assurance longévité. Vous devez vous inquiéter du risque de vivre plus longtemps que vos finances, plus longtemps que votre santé, vos compétences, votre relation et votre but.</p><p><strong>Oui, c’est ça le défi de vivre jusqu’à 100 ans ! Mais comment faire ? Comment m'assurer que je ne cours pas ce risque de longévité ou que je n'échappe pas à la vie ? Parce que ce n'est pas une bonne situation. Existe-t-il de nouveaux produits d'assurance et des produits financiers qui répondent à ce nouveau besoin, l'assurance longévité, y a-t-il une société quelque part qui pourrait offrir quelque chose à cet égard ?</strong></p><p>Pas vraiment. Je pense que c'est un espace qui va donner lieu à beaucoup d’innovation dans les prochaines années. D’ailleurs, on assiste à une augmentation de ce que l'on appelle les rentes à revenu différé : à 65 ans, quel que soit l'âge de la retraite, on commence à mettre un peu d'argent de côté et cela se transforme en un revenu lorsque vous atteignez l’âge 85 ans. Ce type de produit commence à être un peu plus populaire, mais ce n’est pas non plus si à la mode.</p><p>Je pense que davantage de produits financiers seront commercialisés parallèlement à une sorte d'annexe sanitaire, ce qui, à mon avis, sera une énorme tendance. On voit donc certaines compagnies d'assurance proposer des polices d'assurance où l'on obtient un tarif plus bas si l'on s'inscrit à la salle de sport, en liant la forme physique et la santé au produit. Il y a donc une partie de ce phénomène qui se produit. Mais je pense que ce sera un immense espace, l'un des plus grands marchés émergents du monde, car à mesure que les gens vieillissent – et je fais des recherches à ce sujet avec un chercheur de l’université d'Oxford et David Sinclair de Harvard – il s'agit de plus en plus de valoriser le vieillissement en bonne santé.</p><p>Et bien sûr, c'est un défi considérable. On s'intéresse beaucoup au vieillissement de la société et aux produits dont les personnes âgées ont besoin, mais le produit le plus précieux est de bien vieillir. Je pense donc que nous allons assister à une croissance massive des produits – financiers, de santé, de loisirs, éducatifs – tous destinés à favoriser un vieillissement en bonne santé, car cela va devenir incroyablement important.</p><p><strong>Intéressant. Paradoxalement, l'une des raisons pour lesquelles il y a si peu de produits de ce type est peut-être que, premièrement, les gens sous-estiment ce qui se passe ; et deuxièmement, les gens ne sont pas si intéressés que ça, mais pourquoi ? Et troisièmement, ils ne veulent pas vraiment se préoccuper de la vieillesse. Comment expliques-tu ce paradoxe ? Plus nous vieillissons en tant que société, tant en moyenne qu'au niveau individuel, plus nous devenons âgistes. Quand je dis nous, je ne veux pas dire toi et moi !</strong></p><p>C’est une question très intéressante ! Et je pense que c'est une excellente façon de la poser.</p><p>Je pense que ce qui se passe est la chose suivante. Nous sommes habitués à avoir beaucoup de jeunes et peu de personnes âgées. Or le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans, de plus de 80 ans, de plus de 100 ans augmente partout dans le monde et très rapidement.</p><p>Et nous nous sommes un peu embrouillés, je pense, à propos de l'âge au XXe siècle. Si on remonte au XIXe siècle, il y a eu une augmentation de l'alphabétisation et un accroissement de la bureaucratie gouvernementale et de la tenue de registres, et cela a certainement mis l'accent sur les certificats de naissance et l'âge chronologique. Et nous avons commencé à mesurer l'âge chronologique en fonction de votre date de naissance, par opposition à une sorte d'âge biologique et de santé. Nous avons donc commencé à segmenter la société sur la base de l'âge chronologique.</p><p>Un fait bien connu est que c’est à cette époque-là qu’on a défini 65 ans comme un âge avancé ouvrant droit à l'obtention d'une pension. Et je pense que nous constatons maintenant que de plus en plus de gens ont plus de 65 ans parce que les gens vivent plus longtemps en moyenne, qu'il y a plus de gens âgés de 60 ans parce qu'en moyenne, les gens sont en meilleure santé plus longtemps, et que 70 ans est le nouveau 65, comme le veut le cliché. Nous voyons donc de plus en plus de gens se heurter à nos stéréotypes, des stéréotypes dépassés. Et on commence à voir des personnes de 70 et 80 ans qui font des choses auxquelles on ne s'attendait pas auparavant.</p><p>Mais je pense que cela revient aussi à cette malléabilité ; parce que l'âge est malléable, ce qui caractérise vraiment le vieillissement, c'est la diversité. Et comme il y a de plus en plus de personnes âgées de plus de 65 ans, on peut observer cette diversité. On voit des sexagénaires qui courent littéralement le 100 mètres en un temps tout à fait respectable et d'autres qui ont la soixantaine, qui sont handicapés et en fauteuil roulant. Et cela ne fait que heurter les préjugés par rapport à qui sont les personnes âgées.</p><p>Mais je pense que le type d'âgisme contre lequel nous nous battons, c'est la façon dont le récit social change. Au début, avec COVID, un certain nombre de personnes disaient qu'il ne fallait pas donner de ressources médicales aux personnes de plus de 65 ans parce qu'il ne leur restait plus beaucoup d'années à vivre. C'est une vision datée.</p><p>Ensuite, on a commencé à voir une sorte de débat, dans lequel on s’est dit qu’il restait probablement à ces gens une vingtaine d'années de vie. Mais la réalité, c’est qu’à 65 ans, on peut être en bonne santé ou en mauvaise santé. Et on commence à voir que les stéréotypes sont remis en question, ce qui est, je pense, une bonne chose.</p><p>Je vais donc essayer de donner une tournure positive à tout cela. Mais oui, je pense que le nombre de personnes qui atteignent un âge avancé et qui vivent différemment est en contradiction avec ces hypothèses dépassées. Et pourquoi y a-t-il ces hypothèses aujourd'hui ? Parce que jusqu’à aujourd’hui nous avons mesuré l'âge chronologiquement. Mais si on fait le constat que l'âge est malléable (ce qui est à mon avis le grand secret du XXe siècle), que nous pouvons fait en sorte que les gens vivent plus longtemps et en meilleure santé, alors notre vision des choses change radicalement.</p><p><strong>Et oui, c'est le cas, je pense que la prochaine grande partie de l'agenda de la diversité. Nous avons fait des progrès dans divers domaines concernant le sexe, la race et la sexualité. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir en ce qui concerne l'âge.</strong></p><p>Sans conteste ! Ce nouvel accent sur l'âge chronologique est venu avec la révolution industrielle. En gros, c'est la même chose que la façon dont nous avons commencé à mesurer le temps d'une manière différente qui n'avait rien à voir avec les saisons et le temps physique, mais plutôt avec l'horloge, tout d'un coup, à cause des chemins de fer ou de choses comme ça.</p><p>Mais il y a aussi une façon plus positive de voir les choses. En raison des certificats de naissance et de l'âge chronologique, les institutions publiques ont commencé à fournir des services à des masses de personnes. Le seul problème, c’est qu’elles ont organisé tout cela de manière à fournir ces services à des groupes de personnes du même âge. Ainsi, l'éducation était conçue avec des classes d'enfants réunies parce qu'elles avaient le même âge et la protection sociale était conçue autour de trois étapes de vie et de formation et tout cela, de sorte qu'à chaque âge correspondait une étape.</p><p><strong>Mais n'est-ce pas aussi, et c'est plus positif, parce que beaucoup de choses qui n'étaient pas uniformément réparties au XXe siècle sont devenues beaucoup plus démocratiques, et que la mesure de l'âge chronologique a rendu cela possible.</strong></p><p>Oui, et il y a toujours eu un certain arbitraire dans le choix de l'âge de 65 ans, bien sûr.</p><p>Mais oui, je pense que c'est vrai. Et je pense que lorsqu'il y a moins de personnes et probablement moins de diversité chez les personnes âgées, alors on peut utiliser l’âge chronologique comme un critère pour cibler certaines prestations. Je pense que le défi auquel nous sommes maintenant confrontés, c'est que si on analyse les données, en gros, on constate que les personnes âgées sont confrontées à de fortes inégalités : celles qui ont plus de revenus et plus de ressources vieillissent mieux que celles qui ont moins de revenus. Mais à mesure que l'on vieillit, cet écart se réduit, en supposant que les personnes à faibles revenus atteignent cet âge.</p><p>Il y a donc toujours une sorte de course de fin de vie avec le temps, les gens commencent à se ressembler un peu par-delà les différences en termes de revenus. Mais par exemple, je parle à de nombreuses entreprises qui examinent les données de leurs clients et qui passent à des intervalles de cinq ans, vous savez, 16-20, 21-25, et puis vous atteignez 65 ans et c'est 65+.</p><p>Il serait absurde de se dire que le marché des moins de 65 ans est homogène, que tous les moins de 65 ans ont les mêmes besoins. A ce sujet, la retraite a été une invention fantastique : elle a consisté à donner aux personnes en “fin de vie” une indépendance et une sécurité financières, ce qui a rendu cette population si homogène à nos yeux, malgré les différences évidentes entre les uns et les autres.</p><p>L'idéal serait de ne pas avoir de personnes qui vivent une vie courte. Nous devons donc amener tout le monde à un âge plus avancé. Mais nous devons ensuite commencer à penser, comme nous le faisons lorsque nous pensons au marché du travail pour les personnes de 40 ou 50 ans, que ces gens ne sont plus les mêmes. Et qu'ils ont des raisons différentes de travailler dans des circonstances différentes. Ainsi, sur le marché des plus de 65 ans, certaines personnes travaillent parce qu'elles ont juste besoin d'argent, d'autres parce qu'elles ont besoin d'un but, elles n'en ont pas besoin financièrement.</p><p>Mais c'est un peu la même chose que ce que vous allez obtenir à tous les stades du marché du travail. Nous devons donc commencer à traiter de plus en plus de gens comme si le plus important n'était pas qu'ils soient vieux. C'est juste qu'ils sont des gens. Le défi consiste donc à s'assurer que nous apportons le soutien nécessaire pour relever les défis qui se présentent avec l'âge, tout en offrant la flexibilité nécessaire pour tenir compte de circonstances individuelles très différentes. Et je pense que c'est ce que nous devons équilibrer, parce qu'il est clair que les premières tentatives de cette révolution, qui a été très réussie, ont simplement utilisé l'âge chronologique pour le faire.</p><p><strong>Oui. Ce qu'il nous faut pour relever ce défi, comme tu le dis, c'est de l'ingéniosité sociale. Et comme tu l’écris – et je trouve cela fascinant – nous sommes assez bons en matière d'ingéniosité technologique, mais pas tellement en matière d'ingéniosité sociale, et le fossé entre les deux s'élargit. Cela concerne la société, nos institutions, les pouvoirs publics, etc. Peux-tu nous expliquer un peu plus en détail ce que tu entends par </strong><strong><em>“ingéniosité sociale”</em></strong><strong> et ce que nous pouvons faire pour y parvenir ?</strong></p><p>Oui, la version officielle est qu'en tant qu'humains, nous avons cette remarquable histoire d'augmentation de notre niveau de vie. Nous vivons plus longtemps, nous sommes en meilleure santé, nous avons plus de ressources. Et ce n'est pas un simple processus linéaire. Il y a toutes sortes de défis à relever. Mais nous sommes plutôt doués pour l'innovation et la connaissance, et nous avons l'ingéniosité technologique, de nouveaux outils. Nous l'avons fait avec la révolution industrielle, avec la mise au point des premières machines à vapeur.</p><p>Le problème, c'est que lorsque nous parvenons à cette rupture technologique, nous n'essayons peut-être pas de l'exploiter de manière à ce qu'elle soit bénéfique pour la société. Au contraire, à mesure que les usines se développent, les gens commencent par souffrir de plus en plus. Ils quittent les communautés traditionnelles de la campagne pour s'installer dans les villes. Ils ne connaissent personne. Ils sont exploités au travail. Même les enfants travaillent dans des conditions difficiles, or ce n'est pas là une façon de fonctionner pour la société dans son ensemble. Ce à quoi on aboutit, c'est une sorte de mouvement de réaction de la société civile, qui exprime le sentiment suivant : “Bien sûr, nous comprenons l'avantage économique de tout cela, mais nous avons aussi besoin de jours fériés, de retraite, d'horaires de travail restreints, de sécurité sociale, de clubs et de loisirs, pour tirer le meilleur parti de tout cela”. C’est à ce stade que la société commence à faire preuve d'ingéniosité sociale. </p><p>Qu’est-ce que cela signifie aujourd’hui ? Avec le vieillissement de la société, nous avons réalisé des avancées considérables en termes de vie plus longue et plus saine, mais nous n'avons pas encore fait l'innovation sociale pour cela. Nous devons changer les modèles de comportement. Dans <em>The 100-Year Life</em>, je parle beaucoup de l’adolescence, un concept inventé au XXe siècle. Avant l’invention de l’adolescence, la population était divisée entre les enfants et les adultes, mais nous avons inventé l’adolescence pour signaler qu’il y avait une phase de transition entre les deux. Et il a fallu un certain temps pour comprendre ce qui devait occuper les gens à l’adolescence.</p><p>La première version, je pense, était le mouvement du scoutisme, avec cette idée qu’il fallait mettre les gens en uniforme, leur donner un peu de discipline. Mais ce n'était pas vraiment ce que nous voulions des adolescents. Et finalement, nous nous retrouvons avec ce que nous connaissons aujourd'hui. Mais il a fallu 50 à 60 ans de pratique pour en arriver là.</p><p>Aujourd’hui, il se passe la même chose avec les technologies mises au point dans la Silicon Valley. On en vient à penser que “les machines sont intelligentes, les humains sont imparfaits. La technologie doit donc contribuer à résoudre tous les problèmes”. Tout cela relève de l'ingéniosité technologique plutôt que de l'ingéniosité sociale. Or ce que nous devons faire à présent, c'est nous demander comment utiliser cette technologie pour améliorer notre vie, à la fois en tant que clients des entreprises numériques et en tant que membre de la population active.</p><p>Et il existe d'énormes possibilités pour y parvenir. Et c'est ce que j'entends par "ingéniosité sociale", c'est-à-dire changer nos comportements et nos pratiques pour tirer le meilleur parti des nouvelles possibilités offertes par l'ingéniosité technologique. Mais à l'heure actuelle, je pense qu'aussi bien en ce qui concerne le vieillissement que la technologie, l'agenda n'est pas vraiment poussé, ni par les individus, ni par la société civile dans son ensemble. Or c’est cela qui est essentiel.</p><p><strong>Oui, c'est ça. Nous avons donc besoin d'un nouveau filet de sécurité pour ce nouveau paradigme. Par exemple, nous avons ce système qui définit le chômage d'une manière qui a été définie dans les années 1920 comme un phénomène qui n'est pas choisi, qui se produit à cause d'un choc économique ou quelque chose comme ça. Et maintenant, nous devons créer un filet de sécurité pour les transitions qui peuvent être volontaires ou involontaires, par exemple, c'est quelque chose sur lequel nous écrivons beaucoup, Nicolas et moi.</strong></p><p><strong>Nous avons également besoin d'un nouveau système d'éducation pour l'apprentissage tout au long de la vie. D'après ce que tu observes dans le monde, y a-t-il vraiment des idées et des politiques prometteuses qui sont mises en œuvre quelque part dans le monde ?</strong></p><p>C’est une question difficile. La réponse est non. Et nous constatons tous les tensions à l’oeuvre dans les sociétés du monde entier, exacerbées par le COVID. Notre système actuel d'éducation, de pensions, de soins, de foyers, de système d'aide sociale est en difficulté et il l'était auparavant. Il est facile de deviner les tensions politiques qui en découlent, les inégalités qui s’accroissent. Il faut donc que les choses changent. Je pense qu'elles sont en train de changer. Je pense qu'il y a beaucoup de changements dans les comportements individuels, certains changements au niveau des gouvernements et un peu au niveau des entreprises.</p><p>Si je peux à nouveau donner l'exemple de la révolution industrielle, il faut du temps pour faire le tri. Tout d'abord, il faut reconnaître le problème. Deuxièmement, il faut avoir une bonne idée de la manière d'améliorer le problème. Enfin, on peut s’atteler à changer les institutions. Cela prend donc beaucoup de temps. L'ingéniosité sociale, c'est beaucoup d'innovation et d'expérimentation, je pense, dans un premier temps, et nous le constatons tous les jours autour de nous.</p><p>Nous voyons par exemple, dans le monde entier, de plus en plus de personnes travailler plus longtemps. Nous assistons à une véritable explosion, à partir d'une base modeste, de toutes sortes de possibilités d'éducation pour les personnes âgées, souvent offertes en dehors des établissements d'enseignement. </p><p>Pour prendre un exemple que tout le monde connaît, celui de Singapour, la structure de sa population y a changé de manière radicale. La population y vieillit à toute vitesse ! Les autorités s’interrogent donc : comment faire pour que les gens restent en bonne santé, heureux et actifs ? Si vous les gardez actifs et en bonne santé, alors non seulement ils sont heureux individuellement, mais l'économie en profite davantage. Il y a donc beaucoup d'initiatives dans ce domaine. </p><p>Nous devons a présent regarder autour de nous et nous inspirer de toutes ces expérimentations. Par exemple, en matière d'éducation des adultes, Singapour accorde une subvention à tous les citoyens pour qu'ils la dépensent chaque année afin d’apprendre des nouvelles choses. Je pense que c'est une initiative intéressante. Et je pense qu'au Royaume-Uni, un programme similaire a été suggéré. Il sera mis en place pour ceux qui n'ont pas fait d'études supérieures, ce que je trouve fantastique. Donc, oui, je pense que cette approche expérimentale commence à se concrétiser.</p><p><strong>Penses-tu que la pandémie va accélérer cette transition et nous pousser à expérimenter encore plus, ou penses-tu que ce ne sera pas le cas, que ce sera en fait tout le contraire ? Parce qu'il y a l'idée que nous aurons plus de dettes et que nous ne pourrons pas nous le permettre, et ce sera une raison de plus pour ne pas faire tout ce que nous devons faire. Selon toi, quel est l'impact probable de la pandémie sur cette ingéniosité sociale ?</strong></p><p>Oui, nous n'en avons évidemment pas encore fini avec le COVID et ses implications, nous avons encore un long chemin à parcourir. Je pense que COVID est cet énorme choc multidimensionnel. Je travaille dans une école de commerce et j'en ai assez d'entendre les gens parler de disruption. COVID nous a certainement appris le vrai sens du mot “disruption” : pour le coup, tout a été vraiment disrupté ! Mais je pense plutôt, pour ma part, que c'est un accélérateur et que cela a accéléré un certain nombre de tendances. Celles qui m'intéressent le plus, évidemment, sont le vieillissement et la technologie.</p><p>Et le COVID est comme une forme virale de vieillissement. Cette maladie soulève de plus en plus la question du vieillissement de la société. Nous avons dû presque fermer l'économie pour protéger la vie des gens et celle des personnes âgées.</p><p><strong>Oui, la première pandémie qui touche les personnes âgées beaucoup plus que, par exemple, les très jeunes.</strong></p><p>Exactement. Nous avons donc découvert que nous ne pouvons pas avoir une économie saine sans une population saine et que lorsqu'on a des personnes âgées, une population saine consiste à garder les gens hors de l'hôpital plutôt que de les traiter à l'hôpital. Je pense donc qu’on va assister à une accélération de la prévention en matière de santé. Et j'espère que les gens le reconnaîtront. Mais aussi, je pense que je peux voir une plus grande utilisation de la technologie et de l'assistance à distance et des contacts avec les médecins, ce qui pourrait vraiment être une bonne chose.</p><p>Il est clair que le progrès technologique fait aussi l’objet d’une accélération. Il y a plus de gens qui travaillent à domicile, plus de gens qui utilisent la technologie pour travailler à distance. Et nous entendons beaucoup parler de la disparition du bureau, je pense que nous allons assister à une certaine remise à niveau – un grand coup de pouce pour travailler de manière plus flexible. Je pense que nous avons trouvé des moyens de tirer le meilleur parti de la technologie. Comme nous en avons discuté au début, elle est encore limitée dans certains domaines et excellente dans d'autres. </p><p>Mais nous allons aussi revenir à certaines des anciennes méthodes. Je pense que le défi que nous avons à relever est de savoir si nous sommes prêts à le relever. Nous avons toujours parlé du travail flexible comme d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Je ne suis pas sûr que pour beaucoup de gens en ce moment, avec des meetings sur Zoom toute la journée et une vie de famille, cet équilibre entre vie professionnelle et vie privée soit atteint. Mais lorsque nous parlons de la nouvelle vie, il s'agit d'un type différent d'équilibre entre vie professionnelle et vie privée.</p><p>L’enjeu n’est plus d’équilibrer ces deux moments distincts, celui où je suis au bureau et celui où je suis à la maison, mais plutôt de s’adonner au jonglage. Donc, oui, je pense que cela a accéléré les choses. Je pense que cela a également accéléré divers problèmes. Ainsi, par exemple, certaines personnes sont ravies de pouvoir travailler chez elles car il est devenu plus facile de séparer son travail de son lieu de travail. Je pense que nous devons probablement nous inquiéter un peu à ce sujet, car je pense que beaucoup d'entreprises vont commencer à externaliser leur travail vers des pays beaucoup moins chers. Il y aura aussi des réactions négatives à ce sujet.</p><p>Le COVID donc un accélérateur, mais c'est aussi une mise à l’épreuve. Il a révélé quelles personnes peuvent bénéficier de cette transition et quelles autres ne le peuvent pas. Il est évident que plus les gens ont fait d’études supérieures, plus leur revenu est élevé et plus il est facile de travailler à distance. Mais pour un grand nombre de personnes, ce n'est tout simplement pas une option. Donc, si cela accélère aussi certaines des politiques correctives pour qu'elles soient plus inclusives, alors c'est très bien. Je pense que ta remarque sur le fait que l'augmentation de la dette publique et la diminution de la croissance économique sont mauvaises est très bien prise en compte.</p><p>La seule chose qui me rassure, c'est que même avant cette crise, la croissance économique n'était pas très forte. Et, vous savez, je pense que cela va rendre une société vieillissante ou une société vieillissante en bonne santé encore plus importante, parce que s'il n'y a pas beaucoup de croissance, alors nous devons nous assurer que nous gardons le plus de personnes possible au travail aussi longtemps que possible, de manière aussi productive que possible. J'espère donc que les gouvernements commenceront à se demander d'où peut provenir la croissance.</p><p>D'accord, nous avons la technologie, d'accord, nous avons une économie verte. Mais comment tirer le meilleur parti de cette société vieillissante ?</p><p><strong>Intéressant. COVID a également révélé les lignes de fracture dans notre société entre les personnes qui peuvent travailler à domicile et celles qui doivent aller travailler à l'extérieur, entre celles qui ont de mauvaises conditions de logement avec beaucoup de monde et celles qui ont de plus belles maisons et plus d'espace, et beaucoup d'autres lignes de fracture.</strong></p><p><strong>Et fondamentalement, ma prochaine question est la suivante : nous parlons beaucoup de moyenne, mais cette période remet plus que jamais en question l'idée même de moyenne, car elle est de moins en moins pertinente dans un monde de plus en plus inégalitaire. Et même en ce qui concerne les années de vie, la répartition est de plus en plus inégale. Et tu écris aussi dans ton livre que les riches vivent effectivement plus longtemps et en meilleure santé, mais que les pauvres ne vivent peut-être pas autant.</strong></p><p><strong>Et dans certains pays, nous avons parlé des États-Unis, mais dans une certaine mesure, du Royaume-Uni, surtout par rapport à l'Allemagne ou à l'Europe du Nord, l’espérance de vie des moins privilégiés peut même, eh bien, stagner ou diminuer. Le fossé se creuse-t-il vraiment au niveau mondial ? Et avec un écart plus important, quelles autres questions devrions-nous nous poser ?</strong></p><p>Oui, l'accroissement des inégalités suscite de grandes inquiétudes. Nous savons que les inégalités vont décroissant à l'échelle mondiale, les pays pauvres rattrapant en moyenne les pays riches. Mais nous savons aussi que dans de nombreux pays – pas tous – les inégalités s’aggravent. Tu as mentionné les États-Unis, où l’on observe certaines des pires tendances en matière d'inégalités, en particulier dans le domaine de la santé. Et il semblerait que le COVID va aggraver la situation. Je pense que nous assistons également à un début de réaction politique contre cette tendance.</p><p>Il sera intéressant de voir à quel point cela se poursuivra après la pandémie. Je pense que dans une certaine mesure, il y a une sorte de menace commune que tout le monde ressent à cause du COVID, même si la réalité est très inégale. Et je pense que cela contribue à soutenir les mesures de réduction des inégalités. L'autre chose qui est intéressante à mes yeux, c'est la technologie et son évolution (et nous en parlons dans le livre, qui a bien sûr été écrit avant la pandémie), mais si le lieu de travail devient moins important, en termes de bureau ou d'endroit où vous vous rendez, alors la communauté locale et le foyer deviennent beaucoup plus importants. Et je pense que c'est ce que nous constatons. Et évidemment, tous les territoires ne bénéficient pas d’une grande mixité sociale. Mais je pense que ce sentiment d'avoir, en fin de compte, un grand soutien communautaire nécessaire pour que nous puissions fonctionner en tant que société, pourrait être l'un des points positifs qui ressortent de COVID.</p><p>Et dans <em>The 100 Year Life</em>, nous parlons de l'importance des relations. Si notre vie est plus longue et nos carrières se décomposent en des étapes plus nombreuses, alors notre travail à un moment donné sera beaucoup moins important pour notre identité et plus transitoire. Il devient donc très, très important, dans ces conditions, de penser à la communauté et au foyer. Si nous faisons cela, je pense que nous pourrions commencer à voir certains changements en ce qui concerne l'inégalité. L'inégalité comporte de nombreuses couches et dimensions, différents groupes souffrent de différentes manières.</p><p>Je pense que si tu regardes, par exemple, les problèmes dans les maisons de retraites, ce que l’on constate, c'est que ceux qui sont politiquement privés de leurs droits ne se font pas assez entendre. Et c'est l'une des raisons pour lesquelles nous sommes confrontés à ces inégalités qui s’aggravent. La question est donc de savoir comment faire en sorte que davantage de voix soient entendues.</p><p>Et je pense que c'est le défi que nous avons déjà relevé, par le passé, avec la révolution industrielle. Il y a eu beaucoup d'agitation politique. Mais en fin de compte, je pense qu'elle a réussi parce que deux choses ont été réalisées. La première, c'est que chacun ait le sentiment de tirer un certain avantage économique du changement. Ainsi, si nous assistons à un changement technologique, ce ne sont pas seulement les propriétaires d'Amazon qui en bénéficient, mais tous les autres qui en tirent un certain bénéfice. Et deuxièmement, pour que nous puissions avoir une sorte de voix dans le processus politique. Si vous pouvez réunir ces deux éléments, alors je pense que non seulement le changement est égal, mais que la politique est harmonieuse.</p><p>Bien sûr, pour que ces deux choses se produisent, la politique doit être assez bruyante et divisible. Les gens se forcent à se faire entendre. Nous traversons donc certainement cette phase bruyante et conflictuelle de la politique.</p><p><strong>Il n'est pas impossible que nous assistions à une révolution.</strong></p><p>Oui, absolument. Je veux dire, il est clair que la vie politique va devenir plus stressante et plus chaotique.</p><p>Mais je pense que c'est une question d'enjeu, car si nous revenons à ce fossé entre l'ingéniosité technologique et l'ingéniosité sociale, nous devons nous assurer que les changements fonctionnent pour les gens dans leur ensemble. Pour moi, le défi sera de savoir comment la société civile se rassemble pour exprimer son point de vue. Parce qu'avec la révolution industrielle, nous avons eu le mouvement ouvrier, nous avons eu la formation de certaines grandes organisations caritatives, et c'étaient des sortes de grandes organisations qui ont amplifié l’opinion publique et ont contribué au débat.</p><p>Il n'est pas totalement évident pour moi de savoir où ils émergent aujourd'hui, étant donné la faiblesse actuelle des syndicats et le fait que les réseaux sociaux semblent être des facteurs de division plutôt que d’unité.</p><p><strong>Ma dernière question se situe encore une fois au niveau individuel et en particulier la question que se pose chaque parent, que pouvons-nous faire pour nos enfants ? Tu es toi-même père de trois enfants. Ton travail a-t-il eu un impact sur les choix que tu as faits ou que tes enfants ont faits dans leur vie et leur éducation ? Tu dis qu'il est important d'apprendre à apprendre, n'est-ce pas ? Mais comment faire ? Comment aider nos enfants à y parvenir ?</strong></p><p>Oui, c'est intéressant. Honnêtement, je n'ai aucune idée de si mon travail a influencé mes enfants et je ne pense pas que je leur demanderai. Ils sont assez âgés maintenant – 28, 25 et 21 ans.</p><p>Et à mesure qu'ils prennent de l’âge, je parle davantage de ces questions avec eux. J'ai certainement appris d'eux. Et en fait, une partie de l'inspiration de <em>The 100-Year Life</em>, c’était mes attentes en tant que parent sur ce qu'ils devraient faire et ensuite voir ce qu'eux et leur groupe de pairs faisaient, et reconnaître que tout comme je faisais les choses à un moment différent de celui de mes parents, ils le faisaient aussi.</p><p>Ainsi, mon père et ma mère ont eu un emploi à 14 ans, ils se sont mariés à 18, 19 ans, ont eu des enfants à 20 ans, une maison à 21 ans. Ils avaient toutes sortes d'obligations que je n'ai pas eues avant la vingtaine. Et mes enfants auront ces mêmes obligations, mais seulement à la trentaine. </p><p>Je pense que si on regarde cette vie plus longue à laquelle ils doivent se préparer et cette carrière à plusieurs étapes où la longévité et la technologie entraîneront beaucoup de flexibilité et de ruptures, je pense que vous pouvez voir pourquoi le développement des adultes devrait prendre plus de temps. Savoir qui vous êtes et ce à quoi vous tenez sera un élément très important pour naviguer dans cette longue vie. J'ai dit que mon père avait un emploi à 14 ans et qu'il est resté dans ce secteur pendant toute sa carrière professionnelle, jusqu'à ses 65 ans. Il n'a donc pas vraiment choisi de carrière. Il s'est adapté à l'une d'entre elles, alors que je pense que de plus en plus de jeunes générations ont aujourd'hui de nombreux défis à relever, et il est clair que la carte de la vie qui leur permettait de subvenir à leurs besoins en matière de logement, de retraite et de sécurité ne leur est pas accessible. Mais ils ont aussi d'autres options, notamment, je pense, se lancer dans une carrière davantage axée sur les valeurs que sur les tâches à accomplir.</p><p>Il est donc très important pour chacun d’entre nous de savoir qui nous sommes et disposer des actifs transformationnels, comme nous l'appelons dans <em>The 100-Year Life</em>, pour naviguer dans ce processus de changement. Et bien sûr, il est important de savoir qui vous êtes et quelles sont vos valeurs si vous voulez continuer à changer votre rôle, car c'est ce qui vous donne cette cohérence lorsque vous naviguez à travers ces différents changements. Je ne suis donc pas sûr que cela soit différent des générations de parents précédentes. Je veux juste que mes enfants se connaissent et sachent ce qu'ils représentent.</p><p>Mais je pense que la flexibilité est importante, la compréhension que les options plutôt que les engagements peuvent être la chose la plus précieuse.</p><p><strong>Des options plutôt que des engagements, c'est une bonne idée. C'est aussi très optimiste. Cela signifie que les choix que nous faisons n'ont pas nécessairement un impact aussi important. Nous pouvons toujours changer d’avis !</strong></p><p>Oui. En tant que père, c'est toujours étrange de voir ses enfants faire des erreurs. Mais ce n’est peut-être pas si grave.</p><p><strong>Fantastique. Merci beaucoup, Andrew, pour ton temps et d’avoir bien voulu partager tout cela avec nous !</strong></p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/finir-avec-agisme-andrew-scott</link><guid isPermaLink="false">substack:post:31296741</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 13 Jan 2021 06:40:50 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/31296741/5836723655a9defdd329f6d10a8edb18.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3532</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/31296741/ade807e44d5594adcdc9de20b6063ff2.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La nouvelle mondialisation]]></title><description><![CDATA[<p><strong><em>Bonne année à toutes et tous ! </em></strong></p><p>Chaque lundi nous vous envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (cette semaine, Pascal Saint-Amans) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente. Le thème d’aujourd’hui est la mondialisation.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur les frontières et leur signification en 2021</p><p>* <strong>Pascal Saint-Amans sur la fiscalité des multinationales</strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>La mondialisation est l’un des grands récits qui a marqué notre existence durant les dernières décennies.</strong> Les frontières, nous disait-on, allaient devenir de plus en plus poreuses. Les biens, les services et les idées allaient circuler de plus en plus facilement dans une économie de plus en plus globale. Il y avait à cela différentes raisons : la croissance d’entreprises engagées dans une course aux économies d’échelle, mais aussi des décisions politiques comme la fin du système de Bretton Woods imposée par les Etats-Unis en 1971 ou la déréglementation de la place financière de Londres en 1986.</p><p>Aujourd’hui, il y a une autre mondialisation dont on parle moins, c’est celle qui nous concerne plus directement, nous les individus. Pendant longtemps, la mondialisation a été celle des entreprises, qui pouvaient se déjouer des frontières pour développer leur activité. Les personnes physiques, elles, restaient à peu près en place et ne sortaient guère de leur pays d’origine, à quelques exceptions près : pour quelques jours lorsqu’elles partaient en vacances ; ou encore pour quelques années lorsqu’elles participaient à un programme d’échange dans le cadre de leurs études ou qu’elles allaient accomplir une mission à l’étranger, bénéficiant alors du statut d’expatrié.</p><p><strong>Les choses ont commencé à changer dans la première décennie de ce siècle.</strong> Les contrats d’expatriation ont commencé à se faire plus rares : on a commencé à expliquer à ceux qui partaient travailler à l’étranger qu’il leur faudrait désormais signer des <em>“contrats locaux”</em>, souvent moins avantageux – notamment s’agissant du salaire net et de la cotisation aux régimes de retraite. Il faut dire que l’intégration européenne, en particulier depuis 2004, a énormément facilité les choses en matière de portabilité des droits sociaux et de liberté de mouvement.</p><p>À cela s’est ajouté la pression à la baisse des coûts d’exploitation. Pour beaucoup d’entreprises multinationales, il est devenu plus intéressant d’encourager la relocalisation des individus signant des <em>“contrats locaux”</em> plutôt que de continuer à employer les travailleurs qualifiés dans leur pays d’origine. C’est ainsi, par exemple, que s’est développé l’écosystème des startups à Barcelone : beaucoup de développeurs de talent venus d’Italie, d’Europe de l’Est, de France, d’Allemagne ou des pays nordiques se sont installés là-bas, embauchés avec des contrats locaux, pour y jouir de la qualité de vie et de la proximité de la mer.</p><p><strong>Aujourd’hui, la pandémie de COVID-19 contribue à intensifier et à accélérer la circulation des personnes à travers les frontières.</strong> Bien sûr, la période actuelle est plutôt au confinement et au surplace. Mais une autre tendance se superpose à cette immobilité apparente : celle de la généralisation du télétravail. De plus en plus, les entreprises s’habituent à recruter des collaborateurs qui résident dans une région, voire dans un pays différent. Des entreprises se spécialisent dans le recrutement de ces travailleurs à distance. D’autres, comme Deel (<a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-march-du-travail-sans-frontires">dont j’ai interviewé le fondateur, Alex Bouaziz, l’été dernier</a>), mettent au point des produits pour réduire au minimum les frictions juridiques et fiscales causées par ce découplage entre les pays où résident les employés d’une entreprise donnée et celui où est établie cette entreprise elle-même.</p><p><strong>C’est bien d’une nouvelle mondialisation dont il est question.</strong> Elle est paradoxale à bien des égards : après tout, ces jours-ci, on parle sans cesse de fermeture des frontières et de fragmentation du monde ! Mais cette fragmentation concerne avant tout les entreprises, qui ne connaîtront plus jamais l’économie mondialisée dont elles ont tant bénéficié jusqu’à une date récente.</p><p>Pendant ce temps, les individus s’habituent à l’idée du déracinement. Ils prennent conscience du fait que le télétravail est devenu une norme, pandémie oblige. Ils sont frustrés par le confinement actuel, qui les force à rester immobiles, mais se préparent à intensifier leurs mouvements dès que cela redeviendra possible. Lorsque la contrainte sera finalement levée, notamment grâce à la généralisation du vaccin contre le COVID-19, un nombre croissant d’individus se sentira libre de toute attache et partira à la conquête de nouveaux territoires – de nouveaux <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Argonautes">argonautes</a> pour lesquels les frontières n’existent plus, en tout cas au sein de l’Union européenne, et le mouvement permanent devient un principe de vie.</p><p>Nous assisterons alors à l’émergence de cette nouvelle mondialisation : celle des individus. Les entreprises, contraintes par la fragmentation du monde et le durcissement en matière de réglementation sectorielle ou de fiscalité (cf. ma conversation avec Pascal Saint-Amans de l’OCDE ci-dessus 👆 et ci-dessous 👇), se replieront de plus en plus sur leur marché domestique. Pendant ce temps, les individus feront usage de ce résidu de mondialisation que constitue la liberté de mouvement et la plus grande tolérance des employeurs vis-à-vis du télétravail.</p><p>La grande question est la suivante : cette mondialisation des personnes deviendra-t-elle banale et les pouvoirs publics feront-ils en sorte de faciliter la vie de ces nouveaux argonautes ? Ou bien, sous prétexte que ce nomadisme est supposément réservé aux plus privilégiés, des obstacles seront-ils érigés pour forcer la fragmentation du monde, mettant complètement fin à l’idée d’une intégration de l’économie mondiale et d’interactions fréquentes entre ressortissants des différents pays ?</p><p>Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-vie-priurbaine"><strong>La vie périurbaine</strong></a> (conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambivalence-du-protectionnisme"><strong>L’ambivalence du protectionnisme</strong></a> (conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-france-rsiste-tant-au"><strong>Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></a> (conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-march-du-travail-sans-frontires"><strong>Un marché du travail sans frontières ?</strong></a> (conversation avec Alex Bouaziz, fondateur de la startup Deel)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quitter-paris-pour-la-province-"><strong>Quitter Paris pour la province</strong></a> (conversation avec Aurore Thibaud, fondatrice de l’agence Laou)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/immigration-changer-de-perspective"><strong>Immigration : changer de perspective</strong></a> (conversation “À deux voix”)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/covid-19-et-urbanisation-continuerons"><strong>COVID-19 et urbanisation : continuerons-nous d'habiter dans les villes ?</strong></a> (conversation avec Robin Rivaton)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grande-fragmentation-comment-sy"><strong>La grande fragmentation : comment s’y préparer</strong></a> (conversation “À deux voix”)—<em>accessible à tous</em>.</p><p><strong><em>Voici des extraits de ma conversation avec Pascal, que vous pouvez écouter en intégralité en utilisant le </em></strong><strong>player</strong><strong><em> en haut de ce message – ou encore sur </em></strong><a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387"><strong><em>Apple Podcasts</em></strong></a><strong><em> ou </em></strong><a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC"><strong><em>Spotify</em></strong></a><strong><em> </em></strong><strong>🎧</strong></p><p><strong>Pour le commun des mortels, quels sont les grands sujets soulevés en matière de fiscalité internationale des entreprises?</strong></p><p>Je crois, pour faire simple, que la fiscalité est au cœur de la souveraineté. Chaque pays a son propre système fiscal et s'intéresse pas ou peu à ce qui se passe à l'étranger. Néanmoins, les pays vont chercher à taxer les entreprises étrangères lorsqu'elles font des bénéfices sur leur territoire et ils vont chercher à taxer les entreprises nationales au niveau mondial. C'est la même chose pour les personnes physiques et ça aboutit à ce qu’on appelle des doubles impositions : le même bénéfice peut être taxé deux fois, par deux pays différents.</p><p>Pour éviter ces doubles impositions, qui ne sont quand même pas terribles d'un point de vue économique, les pays négocient entre eux depuis les années 1920. Pendant un siècle, ces conventions fiscales bilatérales visant à l'élimination des doubles impositions ont été des instruments juridiques extrêmement complexes, extrêmement ciblés, qui n'intéressaient personne, toutes basées sur un modèle international de convention. Les pays négociaient entre eux, mais on avait cette fiction de souverainetés indépendantes les unes des autres, qui s'articulaient via des conventions fiscales pour éliminer la double imposition des flux transfrontaliers.</p><p>Et puis la crise financière de 2008 a provoqué un réveil. On s’est rendu compte que l'on avait vécu sur une fiction depuis deux ou trois décennies : la fiction de ces États souverains qui protégeaient leur souveraineté en ne faisant pas de coopération fiscale. Parce qu'en réalité, la globalisation, la fin du contrôle des changes, la liberté de circulation des capitaux, la liberté d'investissement : tous ces éléments là ont conduit à la globalisation. Et dans cette globalisation, vous avez des acteurs qui sont des acteurs mondiaux, en particulier les multinationales, qui utilisent les conventions fiscales à leur avantage : en voulant prévenir le fait qu’un bénéfice soit taxé deux fois, on aboutit dans certains cas au fait qu’il ne soit pas taxé du tout !</p><p><strong>Parmi les chantiers fiscaux sur lesquels tu as travaillé, il y a ce sujet plus particulier de la fiscalité des bénéfices réalisés par les entreprises numériques. Est ce que tu peux nous dire pourquoi l'économie numérique est à part ? Est-ce légitime de la mettre à part alors qu’il y a ce chantier, </strong><strong><em>Base Erosion and Profit Shifting</em></strong><strong>, qui est beaucoup plus large que l'économie numérique ?</strong></p><p>En 2012, quand on a lancé le projet BEPS, une des 15 mesures, c'était la taxation de l'économie numérique. Pourquoi? Parce qu'à l'époque, on voyait de plus en plus d'entreprises numériques intervenir sur les territoires européens sans avoir de présence physique. Or pour pouvoir taxer une entreprise en vertu de règles qui datent de 1928, il faut que cette entreprise ait une présence physique et on voit bien que les entreprises numériques peuvent très facilement faire des opérations sans avoir besoin de présence physique sur les territoires où elles opèrent. On peut opérer à une échelle absolument gigantesque, sans avoir besoin d'être présent sur place.</p><p>Et donc, on avait cette problématique là et on avait une autre problématique qui était que ces entreprises américaines, notamment du numérique et pas seulement du numérique, mais du numérique en particulier, étaient extrêmement agressives. Le cas Apple a fait couler beaucoup d'encre : cette entreprise avait même mis au point un schéma juridique dans lequel elle n’avait de résidence fiscale nulle part !</p><p>Suivant ce schéma, Apple était une société qui n'était pas en Irlande, qui n'était pas aux États-Unis, qui n’était même pas aux Bermudes. Absolument nulle part, donc, avec une exonération totale de fiscalité sur les bénéfices. Et donc le cumul entre l’impossibilité de taxer et le fait qu’Apple faisait du business partout a inspiré cette envie de traiter le sujet.</p><p>On a fait un bond, on y a travaillé pendant deux ans. C'était d'ailleurs pendant l'administration Obama. Et la conclusion du rapport, c’étai qu'un en réalité, on ne pouvait pas vraiment parler d'économie numérique, mais qu'il fallait parler de numérisation de l'économie. Et ce n'est pas un jeu de mots. Ça consistait à dire : si on trouve une solution et si on veut que cette solution soit pérenne. Il faut que cette solution ne soit pas limitée à quelques secteurs, car un jour c’est toute l’économie qui sera numérique.</p><p>👉 Voyez aussi ma <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-tout-sur-la-fiscalit-des-multinationales"><strong>Note de lecture sur le rapport sur la fiscalité numérique que j’ai co-écrit en 2013 avec Pierre Collin, conseiller d’État</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🦠 Pandémie : nous sommes en 1945 !</p><p><em>Mardi 12 janvier</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur l’état de la pandémie dans le monde. </strong>Nous pensions tous que l’annonce de la mise sur le marché de différents vaccins contre le COVID-19 annonçait la fin imminente de la pandémie. Mais c’est le contraire qui se passe : le nombre de cas (et de décès) continue d’augmenter dans tous les pays occidentaux ! Comment expliquer cela ? Que faire ?</p><p>🕰 En finir avec l’âgisme</p><p><em>Mercredi 13 janvier</em> | <strong>Interview d’Andrew Scott. </strong>Il y a quelques semaines, Laetitia s’est entretenue avec Andrew Scott, co-auteur avec Lynda Gratton de l’ouvrage <em>The New Long Life</em>, dans le cadre du podcast <em>Building Bridges</em>. Nous enverrons mercredi à nos abonnés la transcription intégrale de cette conversation, traduite en français. Il y est question de l’allongement de notre durée de vie et de ses conséquences ! </p><p>🇺🇸 L’état de la démocratie américaine</p><p><em>Jeudi 14 janvier</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur les États-Unis. </strong>Nous sommes maintenant à quelques jours de l’investiture de Joe Biden à la présidence des États-Unis. Mais la démocratie américaine, menacée depuis quatre ans par Donald Trump, connaît d’ultimes convulsions qui suscitent des interrogations de toutes parts : assistons-nous aux derniers jours de la République américaine ?</p><p>🇬🇧 La place du Royaume-Uni dans le monde</p><p>Le 24 décembre dernier, quand tout le monde préparait le réveillon de Noël, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont finalisé un <em>deal</em> in extremis. Mais ce <em>deal</em> minimaliste laisse beaucoup de questions en suspens, comme tout ce qui concerne l’économie des services.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-place-du-royaume-uni-dans-le"><strong>La place du Royaume-Uni dans le monde</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé à nos abonnés.</em></p><p>💸 Tout sur la fiscalité des multinationales</p><p>C’est difficile pour le commun des mortels de comprendre les impôts que payent ou ne payent pas les entreprises multinationales dans les différents pays du monde. Pascal Saint-Amans orchestre les négociations à l’OCDE à ce sujet depuis des années. Il nous aide à y voir plus clair sur ce sujet.</p><p>👉 Lisez la <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-tout-sur-la-fiscalit-des-multinationales"><strong>Note de lecture de mon rapport de 2013 sur la fiscalité de l’économie numérique</strong></a> (co-écrit avec Pierre Collin, conseiller d’État)<em>—réservé à nos abonnés.</em></p><p>✊🏿 L’activisme change le monde</p><p>L’année de l’assassinat de George Floyd est aussi celle de l’activisme au travail. Depuis quelques années, les activistes ont obtenu plus de transparence sur la (non-)représentation des minorités, sur les inégalités entre femmes et hommes, ou encore sur l’empreinte carbone d’une activité. En 2021, les activistes promettent de demander des comptes.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-lactivisme-change-le-monde"><strong>L’activisme change le monde</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé à nos abonnés.</em></p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-nouvelle-mondialisation</link><guid isPermaLink="false">substack:post:31193456</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 11 Jan 2021 05:30:50 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/31193456/cb478c579d8680a40e08a43780e29fec.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3168</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/31193456/db52a73d51b8d971da19d9ac46b4c40c.jpg"/></item><item><title><![CDATA[2021 : se préparer à l’incertitude]]></title><description><![CDATA[<p><strong><em>Bonne année à toutes et tous ! </em></strong></p><p>Chaque lundi nous vous envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un·e invité·e passionnant·e (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente. Cette semaine, j’enregistre également une version audio de l’Édito 🎧</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur l’incertitude et les résolutions pour 2021 <strong>🎧👆</strong></p><p>* <strong>Vaughn Tan sur l’incertitude et l’innovation </strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué pendant les vacances</p><p><strong>Nous avons tous aimé fêter ce réveillon du 31 décembre pour savourer l’idée de </strong><strong><em>“tourner la page de 2020”</em></strong><strong>.</strong> D’habitude, le réveillon, c’est aussi le moment que l’on choisit pour faire le bilan de l’année passée et des plans pour l’année qui commence. Or cet exercice-là se révèle bien périlleux cette fois-ci. D’une part, faire le bilan de toutes les catastrophes que le monde a connues en 2020, c’est lourd. D’autre part, faire des plans et prendre des résolutions quand on n’a pas <em>“tourné la page”</em> de ces catastrophes, c’est impossible. </p><p>Bien que les campagnes de vaccination aient commencé dans de nombreux pays, les premiers mois de l’année promettent d’être meurtriers. Combien de vagues de contaminations connaîtra-t-on encore cette année ? Combien de mutations virales ? Et qui peut prédire avec précision les conséquences économiques et politiques de la gestion de cette pandémie ? Et celles de la (mauvaise) gestion des campagnes de vaccination ?</p><p>Sur le plan géopolitique, les choses sont tout aussi compliquées. La présidence de Joe Biden marquera-t-elle une rupture ou une forme de continuité dans le repli américain ? Quelles seront les conséquences du repli britannique, désormais consommé ? Quant aux questions environnementales, nous savons que les diverses catastrophes environnementales (incendies, sécheresse, typhons, etc.) ne pouvaient que se multiplier avec le réchauffement climatique. À quelle sauce serons-nous mangés en 2021 ?</p><p><strong>Une chose est sûre : 2021 sera dominée par l’incertitude. </strong>Le problème, c’est que la plupart des gouvernements et des entreprises continuent d’entretenir une confusion dangereuse entre l’incertitude et le risque. Or ces deux mots ne sont pas synonymes. Ils renvoient même à un changement de paradigme. Le <em>risque</em> désigne une situation où les possibilités de l’avenir sont connues et on peut en calculer les probabilités. À l’inverse, l’incertitude renvoie à une situation où l’on ignore les possibilités, et <em>a fortiori</em> les probabilités qui s’y rattachent.</p><p>La gestion des risques est une activité bien connue du paradigme industriel. Elle fait partie intégrante des plans à 5 ans, 10 ans ou 20 ans. Dans ce paradigme, on peut <em>gérer</em> les risques parce que le futur est fondamentalement prévisible. L’objectif, c’est d’<em>optimiser.</em> Quoi qu’on fasse, on doit le faire de mieux en mieux, avec plus d’efficacité, moins de gaspillage. C’est ainsi qu’on peut faire des économies d’échelle et devenir meilleur que ses concurrents.Mais nous ne sommes plus dans ce paradigme-là. Dans l’économie d’aujourd’hui, les entreprises qui <em>optimisent</em> sont renversées par celles qui <em>innovent</em>. Les <em>ruptures</em> de modèles requièrent de l’agilité. Il faut être plus sensible à son environnement pour en comprendre les transformations, tâtonner, lancer des choses imparfaites puis <em>itérer</em> pour les améliorer avec les retours que l’on reçoit.L’innovation requiert fondamentalement un état d’esprit d’incertitude. L’une de mes lectures de 2020 m’a éclairée à ce sujet. Il s’agit du livre <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-vaughn-tan-uncertainty"><em>The Uncertainty Mindset</em></a> de Vaughn Tan, un professeur de stratégie et d’entrepreneuriat qui a étudié de près l’innovation dans le monde de la gastronomie. Il y explique que l’innovation est par nature incertaine, ce qui requiert un autre état d’esprit. <em>“Avec le travail d’innovation, vous ne savez pas ce que vous cherchez jusqu’à ce que vous le trouviez ou le créiez. L’incertitude, c’est inévitable quand vous cherchez à faire quelque chose qui n’a jamais été fait ou imaginé auparavant.”</em></p><p><strong>L’état d’esprit d’incertitude est fécond. </strong>Il porte en germe l’innovation. À l’échelle individuelle, c’est un renversement profond. Là où il fallait se spécialiser dans une compétence et creuser un sillon, il faut aujourd’hui éviter la dépendance que représente une spécialisation unique, être plus polyvalent, éventuellement avoir plusieurs sources de revenus, <a target="_blank" href="https://medium.com/willbe-group/tous-artisans-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle-1f2addfb6862">s’approprier les valeurs de l’artisanat</a>, apprendre à apprendre, se préparer à des transitions multiples…</p><p>Pour Vaughn, <em>“la réalité vécue du travail d’innovation, c’est donc quelque chose de désordonné et chaotique, rempli d’ambiguïté et de frictions. L’innovation naît de la dissonance créative entre différentes visions du monde, différents domaines de travail et différentes idées de valeur”</em>. J’aime beaucoup cette citation pour ce qu’elle dit de cet état d’esprit qu’appelle l’incertitude : il s’agit de développer une plus grande sensibilité aux autres, une capacité à voir le monde avec plusieurs points de vue. En somme, cet état d’esprit requiert plus d’empathie.</p><p><strong>Pour se préparer à 2021, je me propose de partager avec vous mes trois résolutions intellectuelles et professionnelles de ce début d’année</strong> :</p><p>* Faire de <em>Nouveau Départ</em> l’un des véhicules de mon autonomie. Quoi de mieux qu’un média pour continuer à apprendre et opérer des <em>transitions </em>(y compris professionnelles) ? </p><p>*  Développer mon empathie en lisant des romans, en particulier de points de vue culturels différents du mien. (Les prochains romans sur ma liste sont tous africains.)</p><p>* Entretenir ma plasticité cérébrale et culturelle en perfectionnant mon allemand. J’habite désormais en Allemagne pour cette raison. En 2021, je vais lire et écrire en allemand.</p><p><strong><em>Je vous souhaite à toutes / tous une bonne année 2021, malgré les incertitudes ! </em></strong><strong>😘</strong></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-vaughn-tan-uncertainty"><strong>L’incertitude : un nouveau paradigme ?</strong></a> (note de lecture + la transcription intégrale en français de l’interview de Vaughn)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-vivre-avec-lincertitude"><strong>Apprendre à vivre avec l’incertitude</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—accessible à tous.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-toute-sa-vie-la-nouvelle"><strong>Apprendre toute sa vie : la nouvelle norme</strong></a> (conversation avec Agnès Alazard)<em>—accessible à tous.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sept-tendances-qui-rvlent-le-futur"><strong>7 tendances qui révèlent le futur du travail</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/parler-plusieurs-langues-toujours"><strong>Parler plusieurs langues : toujours utile ?</strong></a> (Conversation "À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><strong><em>Voici un extrait de ma récente conversation avec Vaughn Tan, dont la </em></strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nouveau-depart-vaughn-tan-uncertainty"><strong><em>transcription intégrale en français</em></strong></a><strong><em> est réservée à nos abonnés.</em></strong></p><p><strong>Qu’est-ce qui t’a conduit à ce mélange intéressant, unique et délicieux, de stratégie d’entreprise et de gastronomie ? Peux-tu raconter comment tu en es arrivé à écrire </strong><strong><em>The Uncertainty Mindset</em></strong><strong> ?</strong></p><p>J'ai toujours fait des choses qui sont très difficiles à relier entre elles a priori. Pendant un temps, j’avais une passion pour le travail du bois. Ensuite j'ai travaillé chez Google, et quand j'ai quitté Google, eh bien, je suis allé travailler dans une école d’ébénisterie, dans un programme de mobilier d'art. Après cela, je suis allé faire un doctorat en comportement organisationnel. </p><p>Le lien entre toutes ces choses n’est pas évident. Quand je regarde de l’extérieur, je me demande où est la cohérence. J’ai toujours fait ce qui m’intéressait sur le moment, même si cela n’avait rien à voir avec une formation ou expérience passée. Travailler chez Google, ça voulait dire se lancer dans le numérique et l’informatique, alors que je n’avais pas été formé à ça. L'opportunité de travailler avec Google s'est présentée de manière très inattendue. Mais ça a eu l’air amusant, alors j’ai saisi cette opportunité.</p><p>C'était entre 2005 et 2008. C'était donc juste après leur introduction en bourse. C'était probablement la période la plus stimulante pour travailler chez Google. Il y avait beaucoup de créativité, mais l’entreprise était déjà assez grande pour qu’il y ait d’immenses ressources à disposition, mais pas encore assez grande pour être rigide ou ossifiée. Donc on pouvait y trouver tout un tas de personnes “bizarres”, dont beaucoup sont encore des ami·e·s aujourd’hui. Tu sais, c'était un peu comme une jungle tropicale où, partout où tu poses ton regard, il y a un écosystème riche où il se passe des choses intéressantes où on peut s’imaginer passer des années.</p><p><strong>Il y a probablement encore des gens intéressants chez Google, mais comme tu l’as dit, c'est devenu plus rigide à bien des égards. Tout le monde n’est pas d’accord sur le moment à partir duquel la culture s’est transformée et les choses ont cessé d’être si stimulantes. Quel est ton avis sur le sujet ?</strong></p><p>À vrai dire j’ai senti ce changement se produire pendant que j’y étais. Quand j’ai rejoint Google, il y avait seulement 2 800 employés, et c’était une période incroyablement excitante. Et puis quand je suis parti, il y avait environ 20 000 personnes. Donc l’hypercroissance... Je pense que cela explique en grande partie cette transformation. Quand on a de plus en plus de personnes dans une organisation, on ne peut plus conserver cette organisation flexible et improvisée du début.   </p><p>On ne peut plus laisser les gens faire ce qu'ils veulent. On doit avoir des processus, des protocoles codifiés de manière rigide pour ne pas perdre le contrôle. J'avais donc déjà l'impression que les personnes vraiment intéressantes commençaient à partir, et que c'était le genre d'endroit où les cadres supérieurs, et tous les managers, étaient embauchés à l'extérieur parce qu'il n'y avait aucun moyen de les faire monter de l'intérieur.</p><p><strong>Et ces cadres arrivaient de grandes entreprises plus établies. Ou de cabinets comme McKinsey ? </strong></p><p>Oui, c’est exactement ça. Ils arrivaient donc avec une façon de travailler et une façon de penser différentes. Pour eux, une organisation, ça n’est pas l’improvisation. C’est quelque chose de structuré et rigide.</p><p>En général, je n’aime pas utiliser le mot “passionné”, mais il est vraiment pertinent ici : quand j’ai commencé à travailler chez Google, c’était un endroit plein de gens passionnés. On y allait parce qu’on pouvait faire des choses importantes ou juste “bizarres”. </p><p>Et quand je suis parti, en 2008, c’était différent. Certes il restait encore quelques <em>clusters</em> de gens passionnés, souvent plus âgés parce qu’ils avaient commencé très tôt et s’étaient taillé un petit royaume à leur mesure pour continuer à y faire des choses intéressantes. Mais pour ceux qui ne faisaient pas partie de ces petits <em>clusters</em>, il y avait de moins en moins d’opportunités. Moi je n’étais pas très senior. J’ai préféré partir.</p><p>Au fur et à mesure que Google a grossi et a rencontré toujours plus de succès, l’organisation s’est transformée, est devenue moins créative et moins “bizarre”. C’est la différence fondamentale entre l’efficacité et l’innovation.</p><p>Quand j'ai commencé à m’intéresser à l’intersection entre la stratégie et la cuisine, je venais de quitter Google et j'avais des données avec lesquelles je voulais travailler. À l'origine, j’étais chercheur quantitatif.</p><p>Quand je suis arrivé à l'université et que j'ai commencé à suivre des cours pour apprendre le raisonnement quantitatif avancé, je me suis rendu compte que c'était vraiment, vraiment ennuyeux. J'ai donc commencé à faire du travail de terrain à la place, parce que c'était une possibilité offerte aux étudiants de premier cycle et que je trouvais ça très amusant. </p><p>J'ai donc essayé de faire un travail basé sur l'observation et l'interview, et pour m’amuser, je suis allé interviewer un chef incroyable, <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Andr%C3%A9s">José Andrés</a>, qui a créé un groupe de restaurants dans lequel il doit y avoir maintenant 16 ou 17 restaurants du monde entier. </p><p>Il a également créé une organisation appelée World Central Kitchen, qui est une organisation à but non lucratif de secours alimentaire après une catastrophe. Ils se rendent dans des endroits où il y a une catastrophe naturelle et mettent très rapidement en place ces cuisines à partir de ressources locales. </p><p>Ce qui est intéressant avec José, c'est qu'il est tout à fait prêt à prendre un risque. En l’occurrence, il a été prêt à prendre un risque avec quelqu'un qu'il ne connaît pas du tout. Je me suis rendu à son bureau après une conférence qu'il a donnée à Harvard, et je lui ai demandé : <em>“me laisseriez-vous étudier votre équipe de R&D et passer quelques semaines avec elle ?”</em></p><p>Je m'attendais à ce qu'il me dise non. Mais il a accepté. Alors je me suis dit : <em>"Super. Je vais aller voir ce qui se passe là-bas”.</em> Tout ça était complètement accidentel. Mais c’est finalement ce que j’ai fait le plus longtemps dans ma vie. Ça fait environ 10 ans que je travaille sur ce sujet.</p><p><strong>La différence entre risque et incertitude est étroitement liée à l'une des idées les plus importantes de ton livre, la différence entre efficacité et innovation. Tu expliques de façon convaincante que efficacité et innovation sont globalement incompatibles parce que pour innover, il faut une sorte de gaspillage. Peux-tu expliquer cela plus en détail ? </strong></p><p>Pour commencer, je dirais qu’il y a un continuum entre d’une part ce qu’on sait faire bien et qu’on cherche toujours à optimiser (l’efficacité), et d’autre part, ce qu’on ne sait pas encore faire et qui reste à inventer (l’innovation). L’efficacité et l’innovation sont les deux extrémités de ce continuum. L’efficacité vient quand on peut faire toujours la même chose et le faire en utilisant de moins en moins de ressources (temps, matières premières…). L’innovation, c’est très différent. Ce que beaucoup de gens n’admettent pas, c’est que pour innover, c’est-à-dire pour faire quelque chose de nouveau, il faut d’abord échouer.</p><p>Quand on fait quelque chose de nouveau, comme apprendre une nouvelle langue ou préparer un nouveau plat, ou encore concevoir un nouveau produit ou créer une entreprise (ce que je fais en ce moment), il est rare qu’on réussisse du premier coup, à moins d'avoir une chance incroyable. Mais je ne connais personne qui ait jamais réussi du premier coup, parfaitement. </p><p>Donc à l’extrémité innovation du continuum, on doit être prêt à se tromper. Cela équivaut à une perte de temps et de ressources, avant de réussir. Et l'autre problème avec l'innovation, c’est que même quand on fait bien les choses, on ne le sait pas forcément. </p><p>Souvent, les meilleures innovations sont celles pour lesquelles il n'y a pas de demande immédiate sur le marché. Parfois il faut trouver le marché pour cette innovation ou le créer. C’est pour cela que l’on continue de valoriser Steve Jobs et Apple à ce point. </p><p>Donc si tu as beaucoup beaucoup de chance, tu auras plus de succès que de flops dans cette démarche d’innovation. Mais je pense que le continuum, comme tu l’as souligné, entre l'efficacité et l'innovation est simplement dû au fait que tu ne peux pas innover sans échouer et donc gaspiller des ressources. </p><p>Et si tu essayes d'être vraiment efficace, la seule façon de l'être, c’est de ne pas essayer de nouvelles choses. C'est pourquoi ces deux concepts sont opposés. Évidemment aucune entreprise n'est tout à fait d'un côté ni tout à fait de l'autre, sinon elle ne survivrait pas.</p><p>Les entreprises doivent toujours trouver un équilibre entre les deux. Et celles qui réussissent sont celles qui ont des équipes qui expérimentent et qui échouent, qui découvrent de nouvelles choses. Ces équipes doivent pouvoir s'intégrer avec le reste de l'organisation qui elle est bonne pour affiner, produire avec efficacité ces choses nouvelles. </p><p>🇬🇧 La place du Royaume-Uni dans le monde</p><p><em>Mardi 5 janvier</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur le Royaume-Uni après le Brexit et ce que pourra être sa place dans le monde. </strong>Le 24 décembre dernier, quand tout le monde préparait le réveillon de Noël, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont finalisé un <em>deal</em> in extremis. Mais ce <em>deal</em> minimaliste laisse beaucoup de questions en suspens, comme tout ce qui concerne l’économie des services.</p><p>💸  Tout sur la fiscalité des multinationales </p><p><em>Mercredi 6 janvier</em> | <strong>Interview de Pascal Saint-Amans, directeur chargé des questions fiscales à l’OCDE. </strong>C’est difficile pour le commun des mortels de comprendre les impôts que payent ou ne payent pas les entreprises multinationales dans les différents pays du monde. Pascal Saint-Amans orchestre les négociations à l’OCDE à ce sujet depuis des années. Il nous aide à y voir plus clair sur ce sujet.</p><p>✊🏿 L’activisme change le monde </p><p><em>Jeudi 7 janvier</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la montée en puissance de l’activisme révélée en 2020.</strong> L’année de l’assassinat de George Floyd est aussi celle de l’activisme au travail. Depuis quelques années, les activistes ont obtenu plus de transparence sur la (non-)représentation des minorités, sur les inégalités entre femmes et hommes, ou encore sur l’empreinte carbone d’une activité. En 2021, les activistes promettent de demander des comptes. </p><p>✔️<strong> Nos 10 podcasts "À deux voix" préférés en 2020</strong></p><p>Après les 10 podcasts les plus écoutés en 2020, voici les 10 podcasts que Nicolas et moi avons préférés cette année : des sujets qui nous tiennent à coeur, des angles qui nous ont inspirés, des thèmes sur lesquels nous reviendrons à coup sûr en 2021 ! Quelques exemples : Le temps de travail et la crise, Comprendre le régime chinois, La vie périurbaine, La désagrégation du système scolaire…</p><p>👉 Découvrez <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nos-10-podcasts-deux-voix-prfrs-en"><strong>Nos 10 podcasts "À deux voix" préférés en 2020</strong></a><strong> (</strong>rétrospective 2020 #2)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>🙃 <strong>L'incertitude : un nouveau paradigme ?</strong></p><p><strong>Voici la version intégrale d’un entretien réalisé avec Vaughn Tan, maître de conférence à University College London's School of Management et auteur du livre </strong><em>The Uncertainty Mindset</em>, paru en juillet 2020. “<em>Un management efficace de l’innovation implique la formation de personnes et d’équipes désireuses et capables d’arrêter de faire ce qu’elles font bien pour chercher à développer autre chose.” </em>En plus de cet entretien, vous trouverez une Note de lecture sur l’ouvrage de Vaughn Tan.</p><p>👉 Découvrez <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nos-10-podcasts-deux-voix-prfrs-en"><strong>L’incertitude : un nouveau paradigme ?</strong></a><strong> (</strong>entretien avec Vaughn Tan et Note de lecture)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>✔️<strong> Nos 10 podcasts "À deux voix" les plus écoutés en 2020</strong></p><p>Notre première retrospective, ce sont les 10 podcasts que nos abonné·e·s ont le plus écoutés et partagés cette année. (Nous avons exclu de cette liste les quelques podcasts “À deux voix” que nous avons rendus accessibles à tous.) Pourquoi la bourse va bien quand tout va mal ? Qu’est-ce que faire carrière aujourd’hui ? Les secrets pour faire grandir des startups…</p><p>👉 Découvrez <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/nos-10-podcasts-deux-voix-les-plus"><strong>Nos 10 podcasts "À deux voix" les plus écoutés en 2020</strong></a><strong> (</strong>rétrospective 2020 #1)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>💡 <strong>Apprendre toute sa vie : la nouvelle norme</strong></p><p>Pourquoi doit-on apprendre tout au long de la vie ? Comment enseigne-t-on la transformation identitaire et professionnelle ? L’année 2020 interroge la réinvention individuelle et collective, l’état d’esprit d’incertitude, la résilience, et la transition numérique de l’éducation comme jamais auparavant. Avec Agnès Alazard, nous partageons la même conviction : apprendre tout au long de la vie, c’est devenu une nouvelle norme. </p><p>👉 Écoutez 🎧  <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-toute-sa-vie-la-nouvelle"><strong>Apprendre toute sa vie : la nouvelle norme</strong></a><strong> (</strong>Conversation avec Agnès Alazard)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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J’ai beaucoup apprécié la lecture du livre <em>The Uncertainty Mindset</em> de Vaughn Tan. J’ai déjà écrit plusieurs articles à propos de cet ouvrage (dont <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/lecons-innovation-gastronomie">celui-ci pour </a><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/lecons-innovation-gastronomie"><em>Welcome to the Jungle</em></a>).</p><p>Vaughn Tan est professeur de stratégie et d’entrepreneuriat à Londres (University College London’s School of Management). Il a fait un doctorat de comportement des organisation et de sociologie à l’université de Harvard. Il a travaillé pour Google dans la seconde moitié des années 2000. Et depuis dix ans, il étudie avec passion les laboratoires de R&D des cuisines des grands chefs pour en tirer des leçons d’innovation et de stratégie d’entreprise.</p><p>Sa grande idée, c’est que l’état d’esprit d’incertitude est devenu indispensable dans un monde où l’innovation est nécessaire. On évolue dans un monde de plus en plus complexe où il devient fallacieux de penser que l’on peut tout planifier à l’avance.</p><p>À l’âge fordiste, on visait avant tout l’efficacité. Il fallait mettre au point des processus parfaits, fiables et répétables. Il fallait apprendre à faire une chose parfaitement, et ensuite la refaire encore et encore. C’était le monde de l’organisation scientifique du travail et de la division des tâches. À l’âge numérique, en revanche, il faut innover pour survivre.</p><p>L’idée que l’innovation est une nécessité est acceptée à peu près partout. Mais on ne sait pas de quelle manière l’innovation se traduit sur le terrain, dans l’organisation du travail d’une équipe. Qu’est-ce qu’une équipe innovante ? Comment encourage-t-on et organise-t-on l’innovation ?</p><p>Vaughn Tan réfléchit à ces questions depuis des années. Il a fait l’expérience de l’innovation dans des contextes et secteurs différents. Dans son livre <em>The Uncertainty Mindset</em> (2020), il tire pour tous les managers (et les individus) les leçons d’innovation qu’il a apprises dans les cuisines des plus grands chefs. </p><p>Il appelle à un changement radical de paradigme. Avant, il fallait que chaque travailleur ait un rôle fixe et clairement défini. Dans un monde d’incertitude, les rôles doivent rester ouverts et fluctuants, dans une organisation conçue pour le travail collaboratif et l’innovation. Il faut apprendre constamment les uns des autres. L’état d’esprit d’incertitude devrait tout influencer dans l’organisation du travail.</p><p><em>Aux frontières de l’innovation gastronomique, j’ai découvert une approche fondamentalement différente de l’innovation dont je suis de plus en plus convaincu qu’elle est pertinente au-delà de la cuisine. La cuisine de pointe, c’est un système modèle pour comprendre l’esprit d’incertitude et ses conséquences pour les organisations dans d’autres secteurs.</em></p><p><em>L’innovation est par nature vraiment incertaine. Avec le travail d’innovation, vous ne savez pas ce que vous cherchez jusqu’à ce que vous le trouviez ou le créiez. L’incertitude, c’est inévitable quand vous cherchez à faire quelque chose qui n’a jamais été fait ou imaginé auparavant.</em></p><p><em>Un management efficace de l’innovation implique la formation de personnes et d’équipes désireuses et capables d’arrêter de faire ce qu’elles font bien pour chercher à développer autre chose.</em></p><p><strong>Pour cet épisode, je suis très heureuse d'accueillir </strong><a target="_blank" href="https://vaughntan.org/"><strong>Vaughn Tan</strong></a><strong>. Bonjour, Vaughn.</strong></p><p>Bonjour. Merci de m’accueillir !</p><p><strong>Vaughn est professeur adjoint de stratégie et d'entrepreneuriat à l'University College London School of Management, et il est l'auteur d'un livre récemment publié intitulé </strong><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/lecons-innovation-gastronomie"><strong><em>The Uncertainty Mindset: Innovation Insights from the Frontiers of Food</em></strong></a><strong>. Quel beau titre ! Pour ce livre, tu as observé les équipes les plus innovantes des laboratoires de R&D des plus grands restaurants du monde, Noma, par exemple.</strong></p><p><strong>Tu n’aurais pas pu choisir une meilleure année pour publier un livre sur l’état d’esprit d'incertitude.</strong></p><p><strong>Merci beaucoup, Vaughn, d'être avec moi aujourd'hui. Ma première question, je la pose à tous les invités de ce podcast. Comment as-tu vécu cette année 2020, tant sur le plan personnel que professionnel ?</strong></p><p>Cette année a été très intéressante. Pas facile. Mais j'ai aussi beaucoup de chance. Je pense avoir vécu une bien meilleure année que d'autres personnes. Ce que j'ai appris sur moi-même, c'est que je peux ne pas voir les gens pendant de longues périodes. J’en ai toujours eu l’intuition, mais que je n'en avais jamais vraiment fait l’expérience comme ça. Et maintenant, après avoir passé tous ces mois à ne voir presque personne, c'est devenu normal.</p><p>Le bon côté des choses, c'est que j’ai tout d'un coup découvert qu’il n’y a plus besoin d'être physiquement au même endroit pour travailler avec les autres. Cette année, j'ai commencé à rencontrer des gens situés un peu partout dans le monde et à leur parler. Tu es l'une de ces personnes.</p><p><strong>Cela signifie-t-il que tu as étendu tes réseaux de telle sorte que, tout d'un coup, c'est comme si des nouvelles portes s'étaient ouvertes, et pourquoi ne pas avoir une conversation avec quelqu'un en Asie, en Afrique ? </strong></p><p>Oui. Et je pense que c'est en partie parce que j'étais désormais prêt à chercher en dehors du cadre local des personnes avec lesquelles travailler, mais aussi parce que tout le monde s’est mis à faire la même chose. Les gens te contactent de partout ailleurs.</p><p><strong>Oui, c’est aussi parce que tu viens de publier un livre qui intéresse les gens. Bien sûr, sa publication en 2020 est une coïncidence. Tu y travaillais déjà depuis un certain temps. Qu'est-ce que ça fait d'avoir ce livre publié en cette période ? C'était l’été dernier, n'est-ce pas ? </strong></p><p>Oui, c'était en été. Ce n'est même pas par choix qu'il a été publié cette année. J'ai écrit à plusieurs reprises à ce sujet. Le chemin qui a mené à la publication de ce livre a été très tortueux, a impliqué de nombreux éditeurs qui ont fait un long chemin. C’est un livre complètement inclassable. Ça n’était pas évident de comprendre pourquoi il vaut la peine d’être publié, et s’il pouvait trouver un public. C'est donc tout à fait par hasard qu'il a été publié à un moment où tout le monde était soudainement exposé à un niveau d'incertitude sans précédent.</p><p>On ne pouvait plus dire, “c’est risqué”. Moi j’aurais préféré qu’il soit publié beaucoup plus tôt, avant cette pandémie.</p><p>Maintenant il faut réfléchir à différentes façons de faire les choses et de voir les gens, ce qui représente, je pense, l'un des aspects positifs de cette année. Cela nous oblige à faire des choses que nous n'aurions jamais penser faire auparavant, pour réaliser ensuite que finalement, ça ne marche pas si mal comme ça, qu’il existe des nouvelles possibilités dont on aurait pas imaginé l’existence.</p><p><strong>Tu n’as donc évidemment pas fait de tournée pour promouvoir ce livre. Mais quel genre d'événements as-tu organisés pour en faire la promotion ? Et comment as-tu fait pour faire parler de ton livre ?</strong></p><p>L'une des choses que j'ai faites, c’est d'écrire <a target="_blank" href="https://uncertaintymindset.substack.com/">une newsletter hebdomadaire (sur Substack)</a>. C’est peut-être grâce à cela que nous avons été connectés. L’essentiel de ce que j’ai fait pour faire la promotion de mon livre, c’est d’écrire sur cette idée centrale de l’esprit d’incertitude. Cela a été un point de départ pour continuer à explorer ce thème. </p><p>Cela n’est pas évident de faire une bonne promotion à distance, quand les déplacements physiques sont impossibles. Mais je vais de plus en plus organiser des événements virtuels qui rassemblent des personnes que je trouve intéressantes et qui ont réfléchi à des questions qui, selon moi, sont liées à cette idée d'incertitude et à ses conséquences. Cela concerne des domaines variés. Et il s’agit de personnes d’horizons divers, dont certaines travaillent sur ce sujet depuis des années. </p><p><strong>C'est intéressant. La newsletter Substack, c’est une plateforme étonnante parce que c'est aussi une communauté. Je pense donc qu'elle relie les gens autour du livre de </strong><strong><em>The Uncertainty Mindset</em></strong><strong> et qu'elle crée des conversations asynchrones mais étonnamment profondes et fortes. Je te félicite pour ta newsletter. N'arrête surtout pas de l'écrire ! J'ai mis </strong><a target="_blank" href="https://uncertaintymindset.substack.com/"><strong>le lien pour ceux qui lisent cette interview</strong></a><strong>. </strong></p><p><strong>Ma question suivante porte sur toi et sur ce qui t’a conduit à ce mélange intéressant, unique et délicieux, de la stratégie d’entreprise et de la gastronomie. Peux-tu raconter ta vie et expliquer comment tu en es arrivé à écrire </strong><strong><em>The Uncertainty Mindset</em></strong><strong> ?</strong></p><p>Absolument. Je pense que j'ai toujours fait des choses qui sont très difficiles à relier entre elles. Pendant un temps, j’avais une passion pour le travail du bois. Ensuite j'ai travaillé chez Google, et quand j'ai quitté Google, eh bien, je suis allé travailler dans une école d’ébénisterie, dans un programme de mobilier d'art. Et puis après cela, je suis allé faire un doctorat en comportement organisationnel. </p><p>Donc, le lien entre toutes ces choses n’est pas évident. Quand je regarde de l’extérieur, je me demande quelle est la cohérence. A priori, ces choix ne sont pas vraiment stratégiques. C’est parce que j’ai toujours fait ce qui m’intéressait sur le moment, même si cela n’avait rien à voir avec une formation ou expérience passée. Travailler chez Google, ça voulait dire se lancer dans le numérique et l’informatique, alors que je n’avais pas été formé à ça. L'opportunité de travailler avec Google s'est présentée de manière très inattendue. Mais ça a eu l’air amusant, alors j’ai saisi cette opportunité.</p><p>C'était entre 2005 et 2008. C'était donc juste après leur introduction en bourse. C'était probablement la période la plus stimulante pour travailler chez Google. C'était très intéressant. Il y avait beaucoup de créativité, mais c’était déjà assez grand pour qu’il y ait d’immenses ressources à disposition.</p><p>Et ça n’était pas encore assez grand pour devenir rigide ou ossifié. Donc on pouvait y trouver tout un tas de personnes “bizarres”, dont beaucoup sont encore des ami·e·s aujourd’hui. Tu sais, c'était un peu comme une jungle tropicale où, partout où tu posais ton regard, il y a un écosystème riche où il se passait des choses intéressantes où on pouvait passer des années.</p><p><strong>Il y a probablement encore beaucoup de gens intéressants, mais comme tu l’as dit, c'est devenu plus rigide à bien des égards. Tout le monde n’est pas d’accord sur le moment à partir duquel la culture s’est transformée chez Google et les choses ont cessé d’être si stimulantes. Certains disent 2011, 2012, ou 2013, il y a de longs débats à ce sujet. Quel est ton avis sur la question ?</strong></p><p>Je ne sais pas. À vrai dire j’ai senti que ce changement s’est produit pendant que j’y étais, donc avant. Quand j’ai rejoint Google, il y avait seulement 2800 employés, et c’était une période incroyablement excitante.  Et puis quand je suis parti, il y avait environ 20 000 personnes. Donc l’hypercroissance... Je pense que cela explique en grande partie cette transformation. Quand on a de plus en plus de personnes dans l’organisation, on ne peut plus conserver cette organisation flexible et improvisée du début.   </p><p>On ne peut plus laisser les gens faire ce qu'ils veulent. On doit avoir des processus, des protocoles codifiés de manière rigide pour ne pas perdre le contrôle. J'avais donc déjà l'impression que les personnes vraiment intéressantes commençaient à partir, et que c'était le genre d'endroit où les cadres supérieurs, et tous les managers, étaient embauchés à l'extérieur parce qu'il n'y avait aucun moyen de les faire monter de l'intérieur.</p><p><strong>Et ces grandes venaient de grandes entreprises plus établies. Ou de cabinets comme McKinsey ? </strong></p><p>Oui, c’est exactement ça. Ils arrivaient donc avec une façon de travailler et une façon de penser différentes. Pour eux, une organisation, ça n’est pas l’improvisation. C’est quelque chose de structuré et rigide.</p><p>En général, je n’aime pas utiliser le mot “passionné”, mais il est vraiment pertinent ici : quand j’ai commencé à travailler chez Google, c’était un endroit plein de gens passionnés. On y allait parce qu’on pouvait faire des choses importantes ou juste “bizarres”. </p><p>Et quand je suis parti, en 2008, c’était différent. Certes il restait encore quelques clusters de gens passionnés, souvent plus âgés parce qu’ils avaient commencé très tôt et s’étaient taillé un petit royaume à leur mesure pour continuer à y faire des choses intéressantes. Mais pour ceux qui ne faisaient pas partie de ces petits clusters, il y avait moins d’opportunités. Moi je n’étais pas très senior. J’ai préféré partir.</p><p>Au fur et à mesure que Google a grossi et a rencontré toujours plus de succès, l’organisation s’est transformée, est devenue moins créative et moins “bizarre”. C’est la différence fondamentale entre l’efficacité et l’innovation.</p><p>Je pense donc que lorsque j'ai commencé à travailler sur cette recherche, je venais de quitter Google et j'avais des données avec lesquelles je voulais travailler. À l'origine, j’étais chercheur quantitatif.</p><p>Quand je suis arrivé à l'université et que j'ai commencé à suivre des cours pour apprendre le raisonnement quantitatif avancé, je me suis rendu compte que c'était vraiment, vraiment ennuyeux. J'ai donc commencé à faire du travail de terrain à la place, parce que c'était une possibilité offerte aux étudiants de premier cycle et que je trouvais ça très amusant. </p><p>J'ai donc essayé de faire un travail basé sur l'observation et l'interview, et pour m’amuser, je suis allé interviewer un chef incroyable, <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Andr%C3%A9s">José Andrés</a>, qui a créé un groupe de restaurants dans lequel il doit y avoir maintenant 16 ou 17 restaurants du monde entier. </p><p>Il a également créé une organisation appelée World Central Kitchen, qui est une organisation à but non lucratif de secours alimentaire après une catastrophe. Ils se rendent dans des endroits où il y a une catastrophe naturelle et mettent très rapidement en place ces cuisines à partir de ressources locales. </p><p>Ce qui est intéressant avec José, c'est qu'il est tout à fait prêt à prendre un risque. En l’occurrence, il a été prêt à prendre un risque avec quelqu'un qu'il ne connaît pas du tout. Je me suis rendu à son bureau après une conférence qu'il a donnée à Harvard, et je lui ai demandé : <em>“me laisseriez-vous étudier votre équipe de R&D et passer quelques semaines avec elle ?”</em></p><p>Je m'attendais à ce qu'il me dise non. Mais il a accepté. Alors je me suis dit : <em>"Super. Je vais aller voir ce qui se passe là-bas”.</em> Tout ça était complètement accidentel. Je me suis seulement dit que c’était intéressant et amusant. </p><p><strong>Et tu as fini par rester dans ces cuisines pendant des années, n'est-ce pas ?</strong></p><p>Oui. C'est même ce que j’ai fait pendant la période de temps la plus longue. J’y ai fait des allers-retours pendant plusieurs périodes, pendant presque une décennie. Aujourd'hui moins car j'ai d'autres projets. Mais en tout, je les étudie depuis environ dix ans.</p><p><strong>Est-ce que cela a fait de toi un chef ? Tu y as travaillé ou bien tu as juste regardé ?</strong></p><p>J'ai travaillé dans des restaurants, mais pas en cuisine. J'ai travaillé en salle. À force d’étudier ces cuisines innovantes, au fil des ans, cela a fait de moi un bon cuisinier, mais pas un chef. Ce que j'aime cuisiner et aussi ce que j'aime manger, ce n'est pas de la gastronomie innovante. </p><p>La pratique consistant à examiner les innovations continues en matière de gastronomie a vraiment fait de moi quelqu'un qui veut des plats cuisinés simplement à partir de bons ingrédients, également cuisinés avec soin et technique. C'est tout. </p><p>Souvent, quand on parle à l'un des chefs qui travaillent dans ces cuisines de R&D, on apprend que c'est aussi ce qu'ils cuisinent à la maison et ce qu'ils aiment manger à l'extérieur. Quand tu vas manger des plats innovants, tu y vas parce que cela t’intéresse et que tu t’y intéresses du point de vue de la recherche.</p><p><strong>C'est amusant de voir comment, souvent, les chefs, lorsqu'ils prennent leurs repas, se préparent juste une tranche d’un pain délicieux sur laquelle ils mettent le meilleur beurre, et c'est tout. Il y a une attention aux détails et à la simplicité, alors que le reste de leur travail est si sophistiqué et complexe. </strong></p><p><strong>En ce moment, dans les entreprises et les restaurants, on doit composer avec un niveau inédit d'incertitude. Dans ton livre, tu expliques la différence entre risque et incertitude. Peux-tu expliquer encore cette différence ? Comment s'applique-t-elle à ce que vivent les entreprises d'aujourd'hui ?</strong></p><p>Merci d'avoir posé cette question. Je veux toujours qu’on me la pose. La raison, c’est que je pense qu'il existe un grand malentendu sur le risque. Dans les deux cas (risque et incertitude), on ne sait pas ce qui va se passer ensuite. Mais dans une situation de risque, on connaît tous les résultats possibles qui pourraient se produire et quelle est la probabilité de chacun d'entre eux. On peut s’y préparer.</p><p>C’est ça qu’on appelle la gestion des risques. C’est ce que chacun essaie de faire. On essaye d'atténuer les risques en partant du principe que la situation est en fait risquée. On veut connaître toutes les éventualités possibles et les probabilités de ces éventualités. </p><p>En réalité, nous sommes très rarement dans la situation de connaître les issues possibles et leur probabilité. Le risque, ça serait comme avoir des dés non pipés. En réalité, les dés sont souvent pipés. Ce à quoi nous sommes confrontés aujourd’hui, c’est de l’incertitude, de la vraie. On ne sait pas ce qui va se passer, ni les issues possibles, et encore moins leur probabilité.</p><p>Aujourd’hui, les entreprises et les individus sont confrontés à une situation d’incertitude. Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, et nous réalisons qu’il est de plus en plus difficile de faire des plans pour l’avenir. Comment faire des plans quand on n’a pas la moindre idée de ce qui peut arriver (et encore moins de la probabilité qu’une chose se produise) ?</p><p>La plupart du temps, quand on ne sait pas ce qui va se produire, on parle à tort de “risque”, alors qu’en fait il s'agit d’incertitude. Le problème, c’est que quand on pense que quelque chose est risqué, c’est qu’on pense qu’on peut faire des calculs pour prendre les meilleures décisions, et “optimiser” la situation en faisant une analyse coûts-avantages. C’est fallacieux.</p><p>Avec la gestion des risques, on pense qu’on peut tout connaître. Cela a été un problème dans la gestion de la crise sanitaire, où ce qui a dominé, c’est la culture de la gestion du risque et non l’esprit d’incertitude. </p><p>Si vu du Royaume-Uni ou des États-Unis, on avait regardé avec circonspection ce qui se passait en Chine en Italie, on n’aurait pas agi comme on l’a fait. On n’aurait pas fait cette analyse coûts-avantages qui a mené à la catastrophe.</p><p>Quand vous adoptez l’état d’esprit d’incertitude, vous apprenez à être beaucoup plus prudent. La situation ne sera peut-être pas si catastrophique que cela, mais si elle le devient, alors ce sera terrible. Très tôt dans la gestion de cette pandémie, on aurait dû avoir cet état d’esprit. On aurait davantage investi dans les tests et le traçage, et on n’aurait pas eu besoin de verrouiller le pays si longtemps. Cela aurait été plus efficace, et cela aurait coûté moins cher.</p><p><strong>Sauf en Inde peut-être. On a fait un confinement trop tôt, alors qu’il n’y avait ni tests ni traçage. Les gens ont alors propagé le virus dans les villages reculés. </strong></p><p>Oui. même en prenant la bonne décision au point A, cela ne signifie pas que l’on prend la bonne au point B. L'Inde a des défis considérables à relever. C'est un pays pauvre et c'est un très grand pays. Il n’est pas aussi étroitement contrôlable administrativement qu'un pays comme Taiwan, qui est beaucoup plus petit et plus riche.</p><p><strong>Ou Singapour ?</strong></p><p>Je n'ai pas l'habitude d'utiliser Singapour comme exemple parce qu'ils ont négligé une population très cruciale, celle des migrants. Mais oui, ceux qui ont fermé très tôt ont souvent  gagné du temps. Mais si vous n'utilisez pas ce temps pour faire quelque chose d'utile, il est perdu. On pourrait dire la même chose de ce qui s'est passé au Royaume-Uni : ils ont verrouillé pendant très longtemps, ils ont ramené jour après jour le nombre de nouveaux cas à un niveau assez bas, tout à fait gérable, mais ensuite ils n'ont pas investi dans des tests et un suivi suffisants.</p><p>Evidemment, je ne dis pas que j'aurais tout fait parfaitement. Mais quand on regarde ce qui a été fait, on se dit qu’on aurait quand même pu faire autre chose. </p><p><strong>Oui, bien sûr, comme tu le dis, avec le recul, cela semble plus facile de juger. </strong></p><p><strong>La différence entre risque et incertitude est étroitement liée à l'une des idées les plus importantes de ton livre, la différence entre efficacité et innovation. Et j'ai particulièrement aimé les pages où tu expliques le changement de paradigme dans le monde de la gastronomie, de l'efficacité comme principe fondamental à l'innovation comme principe fondamental.</strong></p><p><strong>Les deux existent en même temps. Tu expliques de façon très convaincante que efficacité et innovation sont globalement incompatibles parce que pour innover, il faut une sorte de gaspillage. Peux-tu expliquer cela un peu plus en détail ? Comment cela s'applique-t-il au monde de la cuisine ? Pourquoi ce qui se passe dans la cuisine apporte-t-il un éclairage pertinent aussi dans les autres secteurs ?</strong></p><p>Pour commencer, je dirais qu’il y a un continuum entre d’une part ce qu’on sait faire bien et qu’on cherche toujours à optimiser (l’efficacité), et d’autre part, ce qu’on ne sait pas encore faire et qui reste à inventer (l’innovation). </p><p>L’efficacité et l’innovation sont les deux extrémités de ce continuum. L’efficacité vient quand on peut faire toujours la même chose et le faire en utilisant de moins en moins de ressources (temps, matières premières…). L’innovation, c’est très différent. Ce que beaucoup de gens n’admettent pas, c’est que pour innover, c’est-à-dire pour faire quelque chose de nouveau, il faut d’abord échouer.</p><p>Quand on fait quelque chose de nouveau, comme apprendre une nouvelle langue ou préparer un nouveau plat, ou encore concevoir un nouveau produit ou créer une entreprise (ce que je fais en ce moment), il est rare qu’on réussisse du premier coup, à moins d'avoir une chance incroyable. Mais je ne connais personne qui ait jamais réussi du premier coup, parfaitement. </p><p>Donc à l’extrémité innovation du continuum, on doit être prêt à se tromper. Cela équivaut à une perte de temps et de ressources, avant de réussir. Et l'autre problème avec l'innovation, c’est que même quand on fait bien les choses, on ne le sait pas forcément. </p><p>Souvent, les meilleures innovations sont celles pour lesquelles il n'y a pas de demande immédiate sur le marché. Parfois il faut trouver le marché pour cette innovation ou le créer. C’est pour cela que l’on continue de valoriser Steve Jobs et Apple à ce point. </p><p>Donc si tu as beaucoup beaucoup de chance, tu auras plus de succès que de flops dans cette démarche d’innovation. Mais je pense que le continuum, comme tu l’as souligné, entre l'efficacité et l'innovation est simplement dû au fait que tu ne peux pas innover sans échouer et donc gaspiller des ressources. </p><p>Et si tu essayes d'être vraiment efficace, la seule façon de l'être, c’est de ne pas essayer de nouvelles choses. C'est pourquoi ces deux concepts sont opposés. Évidemment aucune entreprise n'est tout à fait d'un côté ni tout à fait de l'autre, sinon elle ne survivrait pas.</p><p>Les entreprises doivent toujours trouver un équilibre entre les deux. Et celles qui réussissent sont celles qui ont des équipes qui expérimentent et qui échouent, qui découvrent de nouvelles choses. Ces équipes doivent pouvoir s'intégrer avec le reste de l'organisation qui elle est bonne pour affiner, produire avec efficacité ces choses nouvelles. L’exemple le plus célèbre, que tout le monde connaît, c’est Apple. </p><p><strong>Peut-être que ce n'est plus le cas.</strong></p><p>Peut-être plus maintenant, en effet. Mais il y a certainement eu, je dirais, une période de 15, 20 ans où Apple a excellé dans ce domaine. Même faire cela pendant cinq ans, c’est déjà incroyable. Pixar est un autre exemple – et il y a une infinité de petites entreprises moins connues où il se passe des choses similaires.</p><p><strong>Mais qu'en est-il des cuisines ? Que s'est-il passé exactement avec cela ? Parce que tu décris ce monde de la cuisine traditionnelle où tout est question d'efficacité. Il y a un rôle pour chacun. Il n'y a pas de gaspillage car les coûts fixes sont très élevés. Il n'y a donc vraiment pas de place pour les erreurs et tout doit être parfait, et puis on recommence encore et encore.</strong></p><p><strong>Et puis soudain, tout change, avec la révolution numérique. D’un coup, les gens dans les cuisines commencent à valoriser l'innovation bien plus que la tradition et l'efficacité. Comment ce changement s'est-il produit et qu'est-ce que cela signifie pour une évolution plus générale de l'économie ?</strong></p><p>Ce sont en effet les termes dans lesquels j’ai commencé à réfléchir à tout cela. J’essayais de comprendre pourquoi, tout d'un coup, nous sommes passés des restaurants qui, comme tu le soulignes, essaient d’exceller dans la préparation des mêmes plats, encore et encore. Parfois, ils proposent un nouveau plat parce qu’ils ont découvert quelque chose, presque par accident. Mais proposer de nouveaux plats n’a jamais été la raison d’être de ces restaurants.</p><p>Or tout d'un coup, depuis environ cinq ou six ans, les choses se sont accélérées : on a vu émerger des restaurants dont la raison d’être et de proposer sans cesse de nouvelles choses. C'est là une transition vraiment étrange, que j’ai cherché à comprendre.</p><p>Ce que j’ai découvert, c’est qu’il y a en fait eu plusieurs tendances qui ont coïncidé dans le temps. En se combinant, elles ont en quelque sorte fait déborder le vase. L’émergence des réseaux sociaux est l’une de ces tendances. En présence de grands chefs qui sont animés d’un esprit de compétition, l’élargissement du terrain de jeu à Twitter ou Instagram et la stimulation qui en a résulté a forcément contribué à augmenter le rythme de l’innovation. </p><p>Une autre chose qui se produit est cette idée de plate-forme de la connaissance. Si on essaie de cuisiner des aliments modernes, de façon innovante et très scientifique, ce qu’on appelait à une époque la gastronomie moléculaire, on rencontre forcément des obstacles. Par exemple, la plupart des chefs ne sont pas formés à la recherche en laboratoire. Cela requiert une connaissance avancée non seulement d’ingrédients qui ne sont pas courants dans les cuisines, mais aussi des techniques qui ressemblent davantage à des techniques de laboratoire. Aucune de ces connaissances n'était répandue dans l'industrie. Et ceux qui voulaient s’adonner à de l'innovation gastronomique n’avaient pas d’autre choix que de construire leur propre laboratoire dans les cuisines de leur restaurant.</p><p>Et puis tout d'un coup, il y a eu ces blogs. Et puis des blogs sont nés les forums, et des livres spécialisés. Et tous ces livres, en combinaison, distribuaient et diffusaient des informations sur la façon de faire les choses qui permettaient aux gens qui voulaient trouver de nouvelles idées et de nouveaux aliments de sortir et de faire les choses eux-mêmes.</p><p>Une troisième chose importante est que pendant longtemps, il y a eu ces gardiens de l'information sur ce qu'est la qualité en gastronomie. Il y avait le Guide Michelin, des célèbres critiques qui écrivaient dans des journaux établis. Et le métier de ces gens-là, c’était de se rendre dans les mêmes restaurants encore et encore pour les évaluer. Et l’obsession de tous ces gens-là, c’était la constance : il fallait que les plats et leur qualité soient les mêmes d’une fois sur l’autre.</p><p>Et puis soudain, parce qu'avec la révolution Internet, une des choses qui s'est produite, ce qui est formidable, dont nous avons parlé avec Substack, c'est que les individus n’ont plus eu besoin des grandes institutions pour accéder à du contenu. Et donc les blogs et les forums, qui ont commencé à exercer de l’influence via des applications comme Instagram, ont fait émerger des critiques d’un genre différent : des individus dont ce n’est pas le métier d’être critique, et donc dont on n’attend pas qu’ils se rendent toujours dans les mêmes restaurants pour vérifier la constance.</p><p>Ce que font tous ces individus, c’est qu’ils essaient de se positionner par rapport aux critiques professionnels et de faire les choses différemment – de porter un regard différent sur le monde de la restauration. Par exemple, la plupart de ces individus ne se rendent dans un restaurant donné qu’une seule fois dans leur vie. Ils sont en quête de nouveauté plutôt que de constance !</p><p>Et à mesure que leur influence grandissait, les restaurants intéressants et innovants qui offraient à leurs clients une nouvelle expérience à chaque visite sont devenus les restaurants qui ont en quelque sorte émergé au sommet de ce monde alternatif, alors que tous les restaurants traditionnels conventionnels où l'accent était mis sur la constance de l’exécution ont continué de dominer dans une hiérarchie plus traditionnelle. </p><p>Dans l’ensemble, on a donc plusieurs tendances : le développement d'une plateforme de connaissances à laquelle tout le monde peut accéder, le fait qu'il y a soudain un moyen pour les chefs de se parler via les réseaux sociaux et les conférences, et la relève parmi les prescripteurs – qui peut déclarer qu’un restaurant vaut le détour ou pas. Ces trois tendances, combinées, ont contribué à la formulation d’un nouveau message : celui selon lequel il faut mettre l’accent sur l’innovation.</p><p><strong>C'est intéressant. La même chose est arrivée à l'informatique, qui avait aussi ses gardiens du temple – des institutions comme l’université Stanford ou Imperial College à Londres. Et puis soudain, il y a eu le mouvement </strong><strong><em>open source</em></strong><strong> et l’émergence de plateformes comme Github et Stack Overflow, qui a permis aux développeurs d’être reconnus par leur pair sans l’intermédiation d’institutions. Penses-tu que la même chose est arrivée dans le monde de la gastronomie ?</strong></p><p>Je pense en effet que cette dynamique existe dans de nombreux secteurs. En informatique ou en développement de logiciels, on observe des tendances similaires. Comme tu l’as souligné, la qualité a longtemps dépendu de l’intermédiation de grandes institutions comme IBM et Microsoft. </p><p>Mais maintenant, n’importe qui peut écrire des lignes de code en recourant à des plateformes qui leur fournissent l’infrastructure pour ce faire. Avec Amazon Web Services, par exemple, il n’y a plus besoin d’avoir une grande entreprise derrière soi pour déployer une infrastructure. Idem pour d’autres plateformes comme l'App Store, par exemple.</p><p>Les app stores sont ainsi devenus des canaux de distribution pour les personnes qui lancent de nouveaux produits logiciels. Je pense que des mécanismes similaires sont à l'œuvre dans de nombreux secteurs. Une idée que j'essaie de promouvoir avec ce livre, c'est l'idée selon laquelle on ne peut comprendre les grands changements de notre époque que si on s’intéresse à de petits changements qui n’ont l’air de rien au premier abord.</p><p>Car si tous ces petits changements surviennent tous en même temps, alors ils font basculer les choses. On observe cela dans la musique, certainement un domaine où cela s'est probablement produit au cours des six ou sept dernières années. Dans les médias, le secteur de la presse a complètement changé ces huit dernières années, et surtout ces quatre dernières années, pour des raisons très similaires. L’univers de la vidéo mettra un peu plus de temps à changer, mais la même chose est en train de s’y produire.</p><p>Ce nouveau paradigme met à l’épreuve les managers, qui ont longtemps considéré les emplois comme des concepts monolithiques, avec fiche de poste et liste de tâches à exécuter.. Mais comme tu le dis, si l’objectif est d'innover, alors, eh bien, il faut accepter qu'il n'y a pas de place pour ce management monolithique : les emplois doivent changer et évoluer en permanence. </p><p><strong>Une autre chose que tu signales est que les membres de ces équipes innovantes ont des façons vraiment intéressantes de travailler ensemble et d'apprendre les uns des autres. A quoi ressemble l'organisation du travail dans un univers qui promeut à ce point l’innovation ? Quels sont les principaux éléments pour la faire fonctionner ?</strong></p><p>J’apprécie beaucoup que tu me poses cette question ! Je pense que l'élément clé des rôles individuels dans toute entreprise ou organisation est que depuis plusieurs décennies maintenant, nous pensons qu'il est préférable pour tout employé de savoir avec certitude quel rôle il joue. Il faut donc savoir quelles sont les tâches qu'il doit accomplir, comment il va être évalué sur ces tâches.</p><p>Il faut que tout soit stable,complet, prévisible. Il faut être capable de décrire tout ce que fait un employé et l’idée est que rien de tout cela ne doit changer jusqu’à ce que cet employé soit promu ou muté dans une autre fonction. L’idée des tâches normalisées est en quelque sorte l'hypothèse par défaut. C'est tellement par défaut que les gens n'y pensent même pas dans la pratique ou dans les recherches dans le domaine du management.</p><p>Quant à moi, ma principale objection à cette façon de penser est très simple, très logique. Je pense que quiconque se donne pour objectif d’innover ne sait même pas encore ce qu’il essaie de faire.</p><p>Dans ces conditions, comment définir le travail de quelqu'un de façon complète et constante ? C'est un premier problème. Disons que vous êtes une entreprise orientée vers l'innovation et que vous dites que vous voulez innover. Comment pouvez-vous avoir des fonctions stables et complètes, définies à l'avance ? Logiquement, cela ne fonctionne pas.</p><p>L'autre problème est que toutes les entreprises ne se disent peut-être pas qu'elles veulent innover à tout prix, mais elles n’en sont pas moins confrontées à une grande incertitude.</p><p>Or face à l’incertitude, il est impossible de savoir ce que va devenir l’entreprise, ni ce que les employés doivent faire en son sein. Dans un contexte d’incertitude, comment définir le rôle de chaque employé de manière complète, stable et anticipée ? Là encore, en toute logique, cela ne fonctionne pas. Donc, si quelqu'un me demande pourquoi je pense qu'il faut des rôles négociés et des rôles ouverts, ce dont je parle comme alternative, c'est parce que c’est la seule option pour quiconque veut innover.</p><p>De même qu’en situation d'incertitude, il est indispensable d’avoir des rôles ouverts. Il n'y a pas d'autre option. Donc, en pratique, que se passe-t-il ? Je pense que la chose la plus importante qui se passe si vous avez un rôle à durée indéterminée, les deux choses les plus importantes, la première est que l'employé et l'organisation, les autres membres de l'équipe, le manager, les dirigeants, doivent tous reconnaître explicitement que le rôle de chacun est indéterminé.</p><p>L’indétermination ne signifie pas que l’organisation est amorphe. Il est tout à fait possible de décrire à un employé 60, 70, voire 80 % des tâches qu’il aura à accomplir, tout en lui disant que le reste est encore inconnu dans un contexte d’incertitude.</p><p>Et le rôle de chaque employé, précisément, est de contribuer à la détermination de son propre travail : en révélant ce qu’il ou elle aime faire, en développant sa propre sensibilité à son environnement, en faisant valoir son point de vue. Et ces deux choses, je pense, permettent instantanément d'avoir un rôle ouvert qui n’échappe pas à l’emprise de l’organisation mais, au contraire, peut aider cette organisation à découvrir de nouvelles choses à faire. La première chose à faire est donc de s'assurer que l'employé et l'organisation comprennent tous deux que le rôle est ouvert et dans quelle mesure il l'est.</p><p>Il faut juste qu'il y ait une discussion ouverte à ce sujet, et non pas que l'organisation suppose que l'employé sait ou que l'employé suppose que l'organisation a réellement eu une conversation sur la part du rôle qui est fixe et celle qui est libre.</p><p>Un autre aspect important est qu’il faut traiter tout le travail comme un moyen de déterminer si quelqu'un est bon pour faire quelque chose. Et je sais que cela semble vraiment brutal, comme si vous étiez toujours testé, mais ce n'est en fait pas aussi onéreux que cela en a l'air. Parce que si chaque chose que vous faites est potentiellement un test, alors la plupart des choses qui sont des tests sont vraiment, vraiment à petite échelle.</p><p>Et cela signifie que vous n'avez pas à y penser. À un moment donné, tout le monde commence à utiliser toutes ces choses dans lesquelles vous excellez au quotidien : si c’est un restaurant, ça peut être l’excellence dans la préparation d’une nouvelle sauce ; si c’est un cabinet d'avocats, c'est la façon dont une personne donnée rédige un contrat. Chaque tâche qui vous est confiée devient un moyen de montrer que vous savez comment faire quelque chose de bien. Et pour tous les autres, c'est une façon d’observer si cette personne excelle ou non dans l’exécution d’une tâche donnée.</p><p>Et cela permet de créer ces équipes intéressantes que tu as mentionnées, des équipes qui savent de manière très détaillée ce que tous les autres membres de l'équipe savent faire et aiment faire, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de les manager aussi activement. Vous avez donc ces équipes qui se gèrent elles-mêmes parce que quand un nouveau défi émerge de l’incertitude, elles savent exactement comment se positionner et se recomposer pour le relever.</p><p>qu'elles savent, une nouvelle chose apparaît que l'équipe doit faire, elles n'ont même pas besoin que quelqu'un leur dise de le faire.</p><p>Elles sont sur le coup et elles ne sont pas sur le coup juste dans le sens où, oh, nous ne savons pas comment répartir le travail entre nous. En fait, ils sont sur le coup dans le sens où, oui, je vais juste supposer que ce type va le faire. C'est quelque chose que cette personne va faire parce qu'elle est douée pour le faire et qu'elle veut le faire. Et ce sera une croyance exacte parce qu'ils ont passé le processus de tester à la fois ce pour quoi ils sont bons et aussi ce qu'ils veulent faire chaque jour où ils ont travaillé ensemble.</p><p>C'est donc une façon différente de penser à la façon dont les équipes se construisent. Il ne s'agit pas de constituer une équipe au début et de s'assurer qu'elle fait des exercices de construction d'équipe pendant trois jours, puis de les terminer. C'est cette idée que tout se passe lentement et continument et donc de façon plus exhaustive, beaucoup plus dans le détail et de façon continue pendant toute la période où les membres de cette équipe travaillent ensemble.</p><p><strong>Tout cela se passe donc dans la cuisine. Mais dans l’une de tes récentes </strong><strong><em>newsletters</em></strong><strong>, tu as répondu à une question qui a dû t’être beaucoup posée pendant la pandémie : qu'en est-il du travail à distance ? Comment les choses se passent-elles si les gens ne sont pas ensemble dans la même pièce ? Comment interagir de manière aussi riche dans ces conditions ? </strong></p><p>Oui, je pense que le travail à distance est problématique pour toutes les équipes dont les interactions se concentrent autour de choses comme une assiette de nourriture ou le modèle d'une voiture ou comme un modèle architectural ou même un film.</p><p>Si le résultat du travail d’un individu peut être transmis à d'autres personnes pour qu'elles le regardent, y réfléchissent et le commentent, alors le travail à distance est possible. Nous-mêmes, notre travail est de cet ordre : nous écrivons des courriels, nous rédigeons des documents, nous organisons des réunions. Toutes ces choses peuvent se produire virtuellement. Tant que le produit du travail peut être évalué, le travail à distance ne constitue pas un obstacle insurmontable à ce genre de travail d'équipe.</p><p>Un autre aspect important, c’est le partage au fil de l’eau. Au lieu d’attendre de disposer d’un produit fini, il faut partager le travail au fil de l’eau pour permettre aux autres de membre de l’équipe de comprendre la façon de penser et de travailler de chacun.</p><p>Il est impossible de dessiner cette carte mentale des membres d’une même équipe, de ce qu’ils aiment faire ou pas faire, à moins d'interagir de façon continue dans un contexte de travail. L’une des choses que je suggère pour faciliter le travail à distance est de s'habituer au fait que le travail à distance peut parfois sembler inefficace : parfois, il s’agit de se réunir à distance simplement pour parler du travail en cours et donner un retour d'information aux autres.</p><p>Il semblerait plus logique d’attendre qu’un projet ait abouti et que chaque réunion se déroule aussi vite que possible. Mais si on s’en tient à ça, alors on n’apprend pas à penser avec d'autres personnes, on ne découvre pas comment les autres pensent, on passe à côté de tout cela. Je pense donc que le travail à distance est un défi pour l’organisation du travail, mais ce défi est loin d’être insurmontable.</p><p><strong>Intéressant. Ma prochaine question concerne l'inconfort, que tu as déjà mentionné. L'innovation requiert de s’adonner à des disciplines qu’on ne maîtrise pas encore parfaitement. Or peu de gens consentent à ne pas exceller dans un domaine : ce n'est pas bon pour l’ego. Du coup, tu as beaucoup écrit sur l'aspect paradoxal de la motivation en matière d’innovation. Et tu introduis cette idée du </strong><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/must-read/articles/lecons-innovation-gastronomie"><strong><em>“désespoir programmé”</em></strong></a><strong>. Peux-tu nous expliquer ce que tu entends par là ? Plus généralement, qu'est-ce qui, selon toi, est important pour la motivation à notre époque ?</strong></p><p>Absolument. L’un des problèmes avec l’innovation c’est qu’elle a pour corollaire la fréquence des échecs. Or quiconque veut éviter l'échec a tendance à se limiter à ce qu’il sait déjà faire.</p><p>Prenons un exemple qui m’est familier ces temps-ci : apprendre une nouvelle langue. Toute personne qui, comme moi, se plie à cette discipline se retrouve constamment dans des situations où elle emploie un mot à mauvais escient ou bien le prononce de façon incorrecte. C'est embarrassant ! Le problème, nous le savons tous, c’est qu’il est impossible d’apprendre et de se développer en tant qu'individu sans passer par cette phase inconfortable où les choses ne fonctionnent pas encore.</p><p>Et donc cette idée de désespoir programmé, elle est en fait venue, évidemment, en regardant les gens le faire dans les cuisines des grands restaurants. Parce que nous savons à quel point il est difficile d’être confronté à l’échec, une approche possible est de placer les individus dans des situations où ils n’ont pas le choix. C’est de là que vient ce concept du “désespoir programmé” : l’enjeu est d’amener les gens à se lancer dans des entreprises où ils sont à peu près certains d’échouer et de leur donner un délai précis au terme duquel ils doivent passer à autre chose. L’objectif, évidemment, est qu’ils apprennent quelque chose et progressent au passage !</p><p>C'est cette inspiration d’une petite quantité de désespoir qui débloque tout cet apprentissage. C'est pourquoi j'utilise souvent l'analogie de l'entraînement à la résistance physique. Plutôt que de se lancer immédiatement dans les épreuves les plus difficiles, on commence par chercher à atteindre des objectifs qui sont à notre portée – un peu comme des athlètes qui ne cherchent pas d’emblée à battre des records, mais commencent par explorer leurs limites. L’enjeu, c’est de calibrer : de commencer par une tâche qui est à sa portée, puis de pousser un peu plus loin. Il s’agit d’un processus de développement à la fois cognitif et, dans certains cas, physique. Et pour moi, la même chose se produit à l’échelle de toute une équipe – comme un individu, une équipe composée de plusieurs individus sait explorer les limites de ce qu’elle peut faire et, pour cela, elle cherche à surmonter l’épreuve du désespoir programmé.</p><p>Tout cela change aussi notre vision du leadership. Le rôle d’un leader, dans une équipe, c’est de cerner les limites de cette équipe à un instant donné, puis de chercher à la pousser un peu plus loin, jusqu’à ce que cette équipe se sente à l’aise dans cette situation permanente de “désespoir programmé” – qui ne fait que refléter l’incertitude généralisée qui environne l’organisation. J’ai observé cela dans mes recherches : des équipes que j’ai vues longtemps déstabilisées face à l’incertitude ont fini par prendre leurs marques et s’habituer à l’idée de se mouvoir dans l’incertitude.</p><p>Ce n’est pas évident du tout ! Rien de tout cela n'est arrivé du jour au lendemain. C'est arrivé parce qu'au fil des années, ces équipes ont appris à faire des choses de plus en plus difficiles, mais elles ont aussi appris cette méta-compétence qui consiste à faire quelque chose qui n’est pas maîtrisé au départ –  et à s’habituer à l’idée que l’échec n’est pas un problème.</p><p>Je dis ça, mais moi-même je déteste l'échec et je fais de mon mieux pour l'éviter. En même temps, je sais, et nous savons tous, que la plupart du temps quand on échoue, les conséquences sont insignifiantes. Ce que ces équipes ont fait, c'est qu'en se projetant progressivement plus loin qu'elles ne pouvaient aller, elles ont acquis la capacité de savoir que l'échec est généralement acceptable. Elles ont également été capables de surmonter cet obstacle profond, viscéral, émotionnel, quel que soit le nom qu'on lui donne, qui les empêche de faire des choses qui pourraient échouer – cet instinct presque animal de la peur face à l'échec, qui elle-même entraîne de la réticence face à la difficulté.</p><p>En surmontant cet obstacle, ces équipes finissent par admettre que même si c’est difficile, cela vaut quand même le coup d’être tenté. Et c'est en fait très satisfaisant car, qu’on réussisse ou qu’on échoue, on apprend beaucoup de choses et on est ainsi mieux préparé pour le prochain tour. Je ne sais donc pas combien de temps une équipe peut tenir dans l’absolu, mais celles que j’ai observées dans mes recherches ne cessent de progresser et de progresser encore.</p><p><strong>C'est incroyable. On dirait d’ailleurs que tu t’appliques ces principes à toi-même, n’est-ce pas ? Tu as déménagé en France pendant la pandémie, avec ce qui semble être un nouveau défi ou un nouveau projet ? Je ne sais pas si tu as envie de parler de cela, de ton prochain projet et de ce sur quoi tu travailles actuellement. Mais tu es manifestement prêt à accepter le malaise et le défi de ne pas être bon dans quelque chose. Par exemple, tu as mentionné l'apprentissage du français et la difficulté d'apprendre une nouvelle langue et d'être immergé dans une culture étrangère.</strong></p><p><strong>Que peux-tu nous en dire ? Qu'est-ce qui t’a amené en France dans cette période de pandémie ?</strong></p><p>Eh bien, ce qui m'a amené en France, c'est que j'ai un projet de recherche à long terme sur le vin naturel. Il était donc logique de venir dans un pays où l'on fait du vin, comme la France. Malheureusement, en ce moment, ce n'est pas vraiment un projet qui peut être poursuivi. L'autre projet qui m'a fait sortir de Londres, je ne peux pas encore en parler, mais j’en parlerai bientôt !</p><p>Pour tout dire, cette période de pandémie rend possible des choses que je n’aurais jamais envisagées par le passé. Dans un environnement stable, beaucoup de choses que j’ai entreprises récemment n'auraient jamais vu le jour. Mais maintenant que la pandémie inspire de l’incertitude de toutes parts,  déménager dans autre pays et apprendre une nouvelle langue ne semblent pas un défi insurmontable !</p><p><strong>Oui, le coût marginal semble faible, compte tenu du contexte !</strong></p><p>Oui ! Je ne sais pas si tu ressens la même chose, mais à mes yeux beaucoup de gens se disent désormais que, foutu pour foutu, autant tenter des choses qui semblent vouées à l’échec. Peut-être que ces efforts n’aboutiront à rien de concret, mais au moins nous aurons appris beaucoup de choses au passage.</p><p>Il est donc assez agréable, dans un sens, d'être mis dans une situation où il est facile de prendre une décision difficile comme celle-ci, alors que jusqu’au mois de mars tout était si stable, confortable et prévisible ! Le contraste entre la confiance normale de tous les jours et le malaise et l'insécurité incroyables qu'il y a probablement à changer cette vie devient décourageant et impossible. Mais quand tout est comme ça, qui sait ce qui va se passer ? Soudain, tout est plus facile.</p><p>Ou encore, il n'y a, disons, aucune raison de ne pas le faire. Comme tu le dis, puisque nous sommes foutus, autant nous amuser et relever des nouveaux défis ! J'aime cette conclusion parce que dans le contexte de ce pessimisme ambiant, c’est une approche très optimiste des choses – une vision positive du monde que nous pouvons tous partager.</p><p><strong>Je ne veux pas prendre trop de ton temps – cela fait déjà une heure que nous sommes ensemble ! Merci beaucoup, Vaughn, pour cette conversation fascinante. Et j'espère que nous pourrons en reparler bientôt, lorsque tu pourras nous en dire plus sur tes nouveaux projets. Bonne chance à toi !</strong></p><p>J'ai hâte d'y être. En fait, juste pour donner un aperçu, c'est quelque chose qui s'applique à tous les citoyens européens. Et je pense que c'est une chose assez importante pour tous les citoyens européens. J'espère donc que nous pourrons en parler très, très bientôt. Je l'espère.</p><p><strong>Tiens-nous au courant ! Merci encore, au revoir et à bientôt.</strong></p><p>Merci beaucoup de m’avoir invité !</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/nouveau-depart-vaughn-tan-uncertainty</link><guid isPermaLink="false">substack:post:30074015</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 30 Dec 2020 00:49:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/30074015/d2e5a0ede051bb7e201083946868b9e3.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3355</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/30074015/b3822a3287ac7cf20ef0dcde1e7c9598.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Apprendre toute sa vie : la nouvelle norme]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque semaine, <em>Nouveau Départ</em> vous propose un entretien avec une personnalité éclairante. C’est au format audio 🎧 (ci-dessus 👆 mais également sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>) et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p><strong>Je suis heureuse de partager avec vous la conversation que j’ai eue</strong> avec Agnès Alazard il y a quelques jours à propos d’éducation et de futur du travail. Nous partageons la même conviction : apprendre tout au long de la vie, c’est devenu une nouvelle norme. Il n’est pas nécessaire d’en parler au futur : c’est vrai aujourd’hui.</p><p>Après une belle carrière entrepreneuriale chez Auféminin, Agnès s’est récemment lancé un nouveau défi qui concerne l’éducation : au début de cette année, elle a co-fondé <a target="_blank" href="https://www.mariaschools.com/">Maria Schools</a> avec Annabelle Bignon. Maria, c’est non seulement le prénom de la célèbre Montessori, c’est désormais aussi un groupe (<em>“campus”</em>) d’écoles innovantes <em>“</em><a target="_blank" href="https://medium.com/maria-schools/jaimerais-vous-parler-de-maria-6d3d52f48c16"><em>qui donnent à chacun les moyens de la réinvention perpétuelle</em></a><em>.”</em></p><p>Pourquoi doit-on apprendre tout au long de la vie ? Et comment peut-on aider les individus à le faire dans une école ? Comment enseigne-t-on la transformation identitaire et professionnelle ? À toutes ces questions s’ajoutent celles de la réinvention de la pédagogie en pleine pandémie. </p><p>Comme une gigantesque mise en abyme, l’année 2020 interroge la réinvention individuelle et collective, l’état d’esprit d’incertitude, la résilience, et la transition numérique de l’éducation. La <em>“maison du life long learning” </em>qu’est Maria Schools ne peut pas se matérialiser seulement dans un lieu, si beau et chaleureux soit-il. </p><p>En revanche, elle se matérialise dans une pédagogie (par le faire), dans une culture du <em>care</em>, et dans une communauté qui noue des liens durables et solides. Il faut pouvoir être vulnérable pour apprendre. Comme Agnès l’explique <a target="_blank" href="https://www.businessofeminin.com/avec-maria-schools-agnes-alazard-disrupte-la-formation-continue/">ici</a>,</p><p><em>À l’heure actuelle, il est très facile d’accéder à des contenus pédagogiques de qualité sur le net. Mais nous considérons qu’il est faux de croire qu’il est facile d’apprendre. Non, l’apprentissage est douloureux, on peut se sentir nul, dépassé voire humilié. C’est pourquoi nous avons développé une pédagogie de proximité afin d’autoriser cette vulnérabilité.</em></p><p>J’ai eu beaucoup de plaisir à discuter avec Agnès d’éducation et de travail, à l’interroger sur la manière dont elle a vécu cette année d’incertitude, sur sa carrière et sa vie. En l’écoutant, on comprend bien que tout est lié et que son projet professionnel, c’est un projet de vie. J’espère que ce podcast vous plaira ! Je vous souhaite à tous un beau Noël, plein d’amour, de chaleur et de plaisirs, même s’il ne se déroule pas dans des conditions normales et même si vous n’avez pas toute votre famille avec vous ❤️ 🎄</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sept-tendances-qui-rvlent-le-futur"><strong>Sept tendances qui révèlent le futur du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/parler-plusieurs-langues-toujours"><strong>Parler plusieurs langues : toujours utile ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott"><strong><em>The New Long Life</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott"><strong>, de Andrew J. Scott et Lynda Gratton</strong></a><strong> </strong>(Note de lecture)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-faire-carrire-aujourdhui"><strong>Qu'est-ce que "faire carrière" aujourd'hui ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-vivre-avec-lincertitude"><strong>Apprendre à vivre avec l’incertitude</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit"><strong>Économie de la passion : mythe ou réalité ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-une-cole-de-code-fministe"><strong>Une école de code féministe</strong></a> (conversation avec Chloé Hermary)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-dsagrgation-du-systme-scolaire"><strong>La désagrégation du système scolaire</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pour-switcher-demain-cest-aujourdhui"><strong>Se préparer pour mieux switcher</strong></a> (conversation avec Clara Delétraz)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/apprendre-toute-sa-vie-la-nouvelle</link><guid isPermaLink="false">substack:post:28004594</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 23 Dec 2020 11:08:18 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/28004594/6dba2cfd3251075c0be85a25fcd9945d.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3426</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/28004594/ea24eff3b666622284af9679129effed.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Transition : les leçons de la filière musicale]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧  de la semaine est consacré aux leçons que l’on peut tirer de la transition (désormais achevée) de la filière musicale.</strong></p><p><strong>Le 7 décembre, Bob Dylan a vendu les droits sur tout son catalogue musical à Universal Music Group</strong>. Selon le <a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2020/12/07/arts/music/bob-dylan-sells-publishing.html"><em>New York Times</em></a>, Universal aurait déboursé 300 millions de dollars pour faire cette acquisition, confortant ainsi sa position de géant mondial dans la musique. Comment expliquer cette acquisition ? Que nous dit cet événement sur les transformations de la filière musicale ? Quelles leçons peut-on en tirer pour l’ensemble de l’économie ?</p><p><strong>La filière musicale est la première à avoir été touchée par la transition numérique – et aussi la première à avoir complètement achevé cette transition.</strong> À la fin des années 2000, après trois vagues d’enrichissement successives — les ventes de 33 tours, les ventes de CD, puis le succès du hip hop et du rap — les maisons de disque, au sommet de leur puissance, ont soudain fait face à l’irruption de nouveaux usages et à l’érosion rapide des ventes de CD. </p><p><strong>Faute de pouvoir télécharger légalement des morceaux de musique, les utilisateurs se sont mis à télécharger illégalement.</strong> Dans ce secteur concerné au premier chef par la numérisation, les bouleversements de la filière, des rapports de force et des chaînes de valeur se sont enchaînés à un rythme particulièrement rapide. En France, après un lobbying actif auprès du Président de l’époque (Nicolas Sarkozy), les maisons de disques ont finalement obtenu des pouvoirs publics une série de mesures visant à réprimer les téléchargements intempestifs. </p><p><strong>C’est l’époque d’</strong><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_favorisant_la_diffusion_et_la_protection_de_la_cr%C3%A9ation_sur_internet"><strong>HADOPI</strong></a><strong> (2009), cette loi qui vise à mettre un terme aux partages de fichiers de pair à pair</strong> qui étaient de plus en plus courants et banals à l’époque. Rapidement, pourtant, les utilisateurs ont réussi à faire valoir leur point de vue : on ne consomme plus la musique de la même manière qu’avant et il n’existe pas assez de moyens licites de télécharger des morceaux de musique en ligne.</p><p>À la fin des années 2000, Nicolas était à l’Inspection générale des Finances. <strong>Peu après le passage (très impopulaire) d’HADOPI, le gouvernement avait alors commandé à une commission assistée par “l’Inspection” un rapport sur la transition numérique de la filière musicale,</strong> dont Nicolas est devenu l’un des rapporteurs. Issu d’une famille de musiciens (et lui-même bassiste amateur de talent 🎸), Nicolas s’est plongé avec passion dans l’étude de la transition numérique de la filière. </p><p><strong>La </strong><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Zelnik"><strong>commission Zelnik</strong></a><strong> (du nom du producteur de Carla Bruni, l’épouse de Sarkozy) a été créée en septembre 2009</strong> avec pour mission de consulter les acteurs économiques concernés et de rédiger un rapport pour <em>“améliorer l’offre légale de contenus culturels sur Internet et améliorer l’offre légale de contenus culturels sur Internet et la rémunération des artistes et de tous ceux qui concourent à la création de ces œuvres”</em>.</p><p>Dans cet épisode “À deux voix”, j’interroge Nicolas sur l’histoire de la transition de la filière, l’histoire politique et culturelle qui l’a accompagnée, ce qui s’est passé entre 2009 et aujourd’hui, et toutes les leçons qu’on peut en tirer pour d’autres filières qui n’ont pas achevé leur transition numérique. </p><p><strong>C’est l’histoire passionnante d’une transformation, de l’âge d’or du CD à l’ère de Spotify</strong>, du métier de la vente de disques à celui de la gestion de droits, d’un marché dominé par cinq majors (Universal, Warner, Sony, EMI, BMG) à une filière beaucoup plus concentrée que par le passé (dominée par Universal, Sony et Warner). Nous discutons de toute cette séquence en détails, après avoir (entre autres) mentionné le rôle décisif de Steve Jobs au point d’inflexion décisif qui explique la filière aujourd’hui. </p><p>J’espère que cet épisode vous plaira ! Faites-nous vos retours sur ce sujet et ce que vous inspirent les leçons de la filière musicale.</p><p>* <a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/p/11-notes-on-warner-music"><strong>11 Notes on Warner Music</strong></a><strong><em> </em></strong>(en anglais) (Nicolas, <em>European Straits</em>)</p><p>* <a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/p/9188228f-73ca-4cdd-976a-5ef0d65dbc7c"><strong>Can Legacy Industries Survive? The Case of Music</strong></a><strong> </strong>(en anglais) (Nicolas, <em>European Straits</em>—lien privé vers un article payant à l’origine).</p><p><strong>Cet épisode “À deux voix” est le dernier de l’année 2020</strong> ! En cette fin d’année tumultueuse, en plein confinement (en Allemagne), Nicolas et moi mettons les podcasts “À deux voix” et les Éditos sur pause pendant les deux prochaines semaines (à quelques exceptions près – surveillez quand même vos boîtes aux lettres !). </p><p>Vous recevrez néanmoins deux nouvelles interviews, ainsi qu’un “Récap” par semaine dans lequel nous vous ferons deux sélections des contenus les plus écoutés cette année. <strong>Nous vous souhaitons à tous / toutes de belles fêtes de fin d’année</strong> (malgré les restrictions et contraintes de la période) ❤️ 🎅 🎄 🎁</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/transition-les-leons-de-la-filire</link><guid isPermaLink="false">substack:post:25422007</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 17 Dec 2020 05:30:30 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/25422007/8df9b5fa7d829e2195be5b7c0056d03f.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3515</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/25422007/9aff46c59fe6d9ce456dc20e594d01b5.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'État entrepreneur]]></title><description><![CDATA[<p>🏛 <strong>Voici la version intégrale d’un entretien réalisé avec Mariana Mazzucato, professeure à University College London et auteure du livre </strong><a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%89tat-entrepreneur-finir-lopposition-public/dp/221371214X"><em>L'État entrepreneur: Pour en finir avec l'opposition public privé</em></a>, publié en anglais en 2013 mais traduit en français seulement cette année (Fayard, 2020).</p><p>Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi retrouver la version originale de ce podcast <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/p/rethinking-the-state-mariana-mazzucato">ici</a> ou écouter le podcast en VO diffusé dans cette newsletter 👆 Nous vous proposons aussi ci-dessous une note de lecture sur l’ouvrage de Mariana.</p><p><strong>La politique industrielle n’a pas bonne presse.</strong> Elle a souvent été détournée pour soutenir des entreprises vouées à l’échec. Surtout, elle a été discréditée par des décennies de néolibéralisme. Pour les disciples de Friedrich Hayek (1899-1992) et Milton Friedman (1912-2006), l’intervention de l’État dans l’économie détruit toujours de la valeur. Tout au plus doit-il ménager des conditions propices à une saine concurrence entre les entreprises et corriger les imperfections de marché.</p><p>Mariana est partie en guerre il y a sept ans contre cette vision réductrice du rôle de l’Etat. Dans son livre, un best-seller mondial, elle montre que l’État a toujours joué un rôle déterminant dans les grandes vagues d’innovation. Un exemple qu’elle a popularisé est l’iPhone, dont la plupart des composants sont issus d’initiatives de l’État fédéral américain, notamment à finalité militaire.</p><p><strong>Nous autres Français avons vite fait de prendre ce propos comme une validation de notre bon vieil interventionnisme. </strong>Mais en réalité, il n’y a pas grand-chose à voir entre la vision de Mariana et notre approche nationale de l’innovation.</p><p>Trop souvent, l’approche française est d’entrer par la technologie et par le Meccano administratif des instituts de recherche, des appels à projets et des pôles de compétitivité. Or, pour Mariana, l’État est à son meilleur non pas quand il se focalise sur une technologie particulière ou s’enlise dans la bureaucratie, mais quand il imprime une direction à l’innovation. Et la meilleure manière d’imposer cette direction est de définir des <em>« missions »</em>, qui focalisent l’attention des innovateurs, du secteur public comme du privé, sur des <em>« problèmes à régler »</em>.</p><p>Pourquoi est-ce important ? D’abord, parce que régler un problème permet l’alignement d’acteurs issus de secteurs divers aux intérêts divergents. L’innovation se heurte toujours à des résistances. Mais s’il s’agit de remplir une mission, alors il est plus facile pour les innovateurs de triompher des obstacles et pour l’État de changer les règles, y compris contre de puissants intérêts en place.</p><p>Ensuite, parce qu’une mission permet de créer et de façonner le marché plutôt que de simplement corriger ses défaillances. Aujourd’hui, c’est parce que l’État n’impose pas de direction que les entreprises se replient sur des indicateurs financiers et court-termistes. Mais si le marché est lancé à l’assaut d’un problème à régler, alors la technologie trouve à s’appliquer, la concurrence est synonyme d’émulation, et la flexibilité débouche sur des innovations de rupture et la création massive d’emplois.</p><p><strong>La Chine illustre la vision de Mariana.</strong> Vue de loin, elle semble être l’empire du <em>« laisser-faire »</em>. En réalité, le marché y est mis au service de missions gravées dans le marbre des plans quinquennaux du Parti communiste chinois – la lutte contre le changement climatique, le déploiement de nouvelles routes commerciales vers l’Afrique et l’Europe dans le cadre des <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-chine-dans-le-monde-aprs-le-covid">Nouvelles routes de la Soie</a>…</p><p>Un autre exemple est la Silicon Valley. Cet extraordinaire écosystème d’innovation s’est développé à partir des années 1950 parce que l’université Stanford a capté les ressources du département de la défense en mettant ses laboratoires au service d’une mission critique : gagner la guerre froide !</p><p>La politique industrielle n’est pas obsolète. Mais pour la raviver, nos dirigeants doivent fixer à tous les acteurs, État et entreprises, l’objectif de résoudre nos problèmes les plus critiques. La France ne manque pas de missions à remplir : augmenter l’autonomie des personnes âgées, rendre les soins accessibles sur l’ensemble du territoire, faciliter l’accès au logement dans les grandes villes et, bien sûr, lutter contre la pandémie. Il est temps de mettre l’innovation à leur service.</p><p><strong>Bonjour à tous, je suis Laetitia Vitaud. Je suis très heureuse d'accueillir Mariana Mazzucato. Bonjour, Mariana.</strong></p><p>Bonjour à tous. </p><p><strong>Mariana, tu es professeur en économie (</strong><strong><em>Innovation and Public Policy</em></strong><strong>) à l'University College London, où tu es directrice fondatrice de l'IIPP (</strong><strong><em>Institute for Innovation and Public Purpose</em></strong><strong>). Tu es également l'auteure de </strong><a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%89tat-entrepreneur-finir-lopposition-public/dp/221371214X"><strong><em>L'État entrepreneur: Pour en finir avec l'opposition public privé</em></strong></a><strong> (Fayard), et plus récemment, </strong><strong><em>The Value of Everything: Making and Taking in the Global Economy</em></strong><strong>.</strong></p><p><strong>Ton premier livre a enfin été traduit en français, et j'en suis très heureuse car, après avoir tant parlé et écrit sur ton travail dans mon pays d'origine, la France, je suis particulièrement ravie de pouvoir te poser quelques questions. Voici donc la première.</strong></p><p><strong>Dans ce podcast, nous posons généralement une première question sur la pandémie, car cette newletter a été lancée pendant la pandémie. Comment as-tu vécu cette année de pandémie étrange ? D'habitude, une grande partie de ton travail consiste à sillonner le monde. Et j'imagine que tu voyages généralement beaucoup pour parler de ton travail. En quoi cela change ta façon de vivre et de travailler ? As-tu commencé à faire du pain, à faire des webinaires, comment cela s'est passé ?</strong></p><p>J'ai toujours fait du pain, donc cela n’est pas nouveau pour moi, mais sans doute que j’en fais encore plus qu’avant. J'ai découvert le levain, la fermentation, et la matrice avec laquelle il faut travailler. Je n’utilise pas de levure artificielle. Oui, j’ai beaucoup cuisiné avec mes enfants. J’ai quatre enfants. Pendant la plus grande partie de la pandémie, et surtout pendant le confinement, dont on connaît les conséquences économiques terribles, mais aussi les conséquences sur la santé des gens, moi j’ai eu la chance de passer du temps avec mes enfants. Nous avons fait nos promenades quotidiennes pendant l’heure autorisée. Chaque jour j’attendais avec impatience cette promenade quotidienne, à six, isolés des autres, dans le merveilleux parc qu’est Hampstead Heath à Londres.</p><p>Et oui, j’ai beaucoup moins voyagé. Et j'espère que cela continuera. Je pense que nous avons tous réalisé que nous n'avons pas besoin de voyager tout le temps pour avoir un impact dans le monde. J’ai fait beaucoup de réunions sur Zoom. C’était épuisant, surtout pour mon dos. C’est pourquoi j’ai essayé de faire mes trois ou quatre réunions Zoom debout.C’est gratifiant de voir à quel point les gouvernements trouvent utile le type d'approche que nous préconisons à l’IIPP, l'institut que j'ai créé. C'est donc une période très riche pour faire avancer les débats sur la manière de relancer l’économie et de la reconstruire. </p><p><strong>Oui, tu sembles plus active que jamais pour faire avancer ces débats.</strong></p><p>Oui, mais je pense qu'il est important aussi de faire une pause et d'écouter. C’est vraiment important dans un moment comme celui que nous vivons d'écouter les gens, parce que, bien sûr, le contexte est très, très différent selon la ville, la région, le pays, le niveau de développement, etc. </p><p>C'est donc toujours un défi pour les universitaires de faire une pause, de se taire et d'écouter. [rires]</p><p><strong>Oui, c'est un défi pour tout le monde, je pense. [rires]</strong></p><p><strong>Récemment, tu as écrit que tu penses que le covid-19 est aussi une occasion de faire différemment. C'était le titre d'un des articles que tu as publiés récemment : c'est l’occasion de transformer notre capitalisme. Peux-tu partager quelques-unes de tes réflexions à ce sujet ?</strong></p><p>Chaque fois que l'on dit qu’il faudrait faire les choses autrement, la première question à se demander, c’est : qu'est-ce qui ne va pas dans la façon de faire actuelle ? C’est par là qu’il faut commencer. Nous avons un système financier très problématique où une grande partie de la richesse est absorbée par la finance, les assurances et l'immobilier. C'est un gros problème. Dans de nombreuses régions du monde, nous avons une culture d'entreprise ultra financiarisée et court-termiste. </p><p>Quatre mille milliards de dollars ont été dépensés en rachats d'actions au cours des dix dernières années. Certains rachats d'actions en valent la peine, mais quatre mille milliards, c'est beaucoup. Et souvent, la réponse que les entreprises donnent pour expliquer pourquoi elles le font, c’est qu'il n'y a pas assez d'opportunités d'investissement. Et c'est fou de dire qu'il n'y a pas d'opportunités dans des domaines comme la santé et l'énergie. Or, les plus gros acheteurs se trouvent dans ces deux secteurs. Et puis, bien sûr, le changement climatique nous guette. Nous n’allons pas assez vite. Nous n’avons pas pris la mesure des changements nécessaires pour ne pas nous retrouver au point de non-retour contre lequel le rapport du GIEC nous a mis en garde. Il nous reste dix ans. Nous n'avançons pas du tout assez vite.</p><p>Je le dis souvent : nous avons un gros problème avec l'État. L'État vu comme un complément au marché, ça sera toujours trop peu, trop tard parce qu’il faudra toujours attendre qu'il y ait une défaillance du marché pour justifier une quelconque initiative politique. </p><p>Voilà donc les grands problèmes selon moi. Il en existe d’autres, bien sûr. Mais ces problèmes fondamentaux dans la structure financière, le système financier, le système des entreprises, la façon dont l'État est organisé, et puis, bien sûr, cette crise climatique massive que nous avons qui dépasse toutes les autres crises, qu'elles soient sanitaires ou économiques.</p><p>Il faut absolument utiliser cette crise comme une opportunité pour s'attaquer à ces problèmes. Précisément parce que l'État fait son grand retour, comme à chaque grande crise. Rappelons nous qu'après la crise financière, l'État est également revenu en force après des années où on a voulu l’affaiblir. Le problème, c’est que cette période de reprise n'était pas structurée correctement. Nous avons alors renfloué les banques et les entreprises sans rien demander en échange, au lieu de reconstruire en mieux.</p><p>Cette fois-ci, nous ne pouvons pas nous permettre de refaire la même erreur, ne serait-ce que parce que tant de gens meurent. Il faudrait donc commencer par investir et renforcer les systèmes de santé mondiaux. Tout cet argent, les deux mille milliards de dollars investis dans l’économie aux États-Unis, deux mille milliards d'euros en Europe, si nous ne faisons pas en sorte, au minimum, que les résultats de ce type d'investissement ne renforcent pas nos systèmes de santé, ce sera un échec retentissant.</p><p>Et cela a un sens de parler des "systèmes de santé mondiaux". Si cette pandémie avait commencé dans un pays avec un système de santé plus faible que celui de la Chine, nous serions tous dans une situation pire que celle de la Chine. Mais de manière plus fine, je pense que nous devrions simplement nous assurer que chaque subvention, chaque type d'instrument de relance que nous utilisons soit bien pensé. J’aime beaucoup le mot "design". Il devrait être partout. </p><p>Il faudrait concevoir les programmes de relance de manière à ce qu'ils s'imbriquent dans les institutions, fassent levier de l’engagement de tous les différents acteurs concernés, afin de construire réellement un capitalisme meilleur. </p><p>En France, je pense que Macron a, d'une certaine manière, ouvert la voie en disant que nous ne sommes pas là uniquement pour renflouer les entreprises, mais aussi pour les transformer. Les conditions imposées aux compagnies aériennes et au secteur automobile n'étaient pas parfaites. Elles auraient certainement pu être plus ambitieuses, mais au moins, il y a eu des conditions imposées en matière de réduction des émissions de carbone dans le cadre du plan de sauvetage. Alors qu'ici, au Royaume-Uni, nous avons accordé un renflouement de six cents millions de livres à EasyJet sans aucune contrepartie. </p><p>Je pense donc qu'il est important de reconnaître qu'il y a une certaine hétérogénéité, des différences dans la façon dont nous pouvons faire les choses. Nous devrions apprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Et je pense que nous n'avons pas assez appris de la crise financière de 2008 que ce qui ne fonctionne pas, c’est un sauvetage sans condition. On a fini par nationaliser les risques et privatiser les gains. On n’a pas construit une économie plus inclusive et durable.</p><p><strong>Si les gens veulent des idées sur la façon de concevoir la reprise, de meilleurs programmes de relance, tu as rédigé tout récemment une </strong><a target="_blank" href="https://time.com/collection/great-reset/5900739/fix-economy-by-2023/"><strong>petite utopie futuriste intitulée "Nous sommes en 2023"</strong></a><strong>, avec des idées très claires. Tout le monde devrait la lire.</strong></p><p>Cela commence par un gagnant très clair des élections américaines. Oui, je veux dire qu'il y a de l'espoir. Mais je veux dire qu’il nous faudrait apprendre la leçon de la dernière fois.</p><p><strong>Passons à ton premier livre. Ce livre, </strong><strong><em>L'État entrepreneurial</em></strong><strong>, a été publié en 2013. C'était donc il y a sept ans. Et il y a sept ans, je pense que ton message sur l'importance de l'État semblait très radical dans le contexte de l'époque. Ce n'est plus le cas.Beaucoup de choses ont changé depuis 2013. As-tu le sentiment que ton message n'est pas reçu de la même manière qu'il y a sept ans ? Et penses-tu en particulier que cette pandémie a rendu les gens encore plus réceptifs à ce message ? Il semble que tout le monde attend tout de l'État maintenant.</strong></p><p>Oui, même si le but du livre n'est pas de dire qu’il faut tout attendre de l’État. Il s'agit d'apprendre ce que l'État peut faire lorsqu'il est bien structuré, lorsqu'il est ambitieux, lorsqu'il aide à réorienter une économie et à encourager autant d'initiatives que possible. Malheureusement, de nombreux pays ont des États très actifs et un niveau élevé de dépenses publiques, mais si l'État n'est pas structuré d'une manière qui soit également motivée par la notion d'utilité publique, d'intérêt commun ou de valeur publique, ça ne fait pas avancer les choses. La valeur publique, l’intérêt commun, ce sont des concepts sur lesquels notre institut veut faire avancer la réflexion. </p><p>C’est tout cela qu’implique l'État entrepreneurial. C’est un État auquel il faut rendre des comptes. C’est un État qui crée de la valeur.  Arrêtons de prétendre que la création de richesse, c’est uniquement le fait d'une bande de bricoleurs de garage de la Silicon Valley ou d'ailleurs.</p><p>Tout ce qui nous a permis d'obtenir ces produits intelligents a été financé par l'État : Internet, le GPS, le <em>touchscreen</em>, la reconnaissance vocale, tout cela a été financé avec de l'argent public, dans le cadre d'organisations publiques du type DARPA, qui avaient une culture particulière, qui avaient un type particulier de mission. Ces organisations ne parlent pas d’elles-mêmes en disant qu’elles se contente de corriger les “défaillances du marché”. Elles sont bien plus ambitieuses que cela. </p><p>Il s’agit d’institutions qui prenaient des risques, des risques orientés vers des objectifs publics. L’internet est né de là. Il s’agissait de résoudre un problème, faire communiquer les satellites entre eux. C'est la même chose avec le GPS. Le problème était très spécifique, c’était un problème que la marine devait résoudre. Le GPS a été la solution. La vraie question pour moi, c’est donc de savoir quels sont les problèmes actuels.</p><p>D'autres problèmes de notre époque peuvent jouer ce rôle. Les <a target="_blank" href="https://sdgs.un.org/goals">17 objectifs de développement durable</a> peuvent favoriser l'innovation de demain. Une partie de mon livre visait donc à mettre les choses au clair sur le rôle réel que l'État a joué au-delà du simple financement de la science fondamentale. Et la leçon à en tirer, c’est que dans des pays comme les États-Unis, même s'ils prétendent être une société où seul compte le marché, l'État est très actif et présent tout au long de la chaîne de l'innovation.</p><p>Ainsi, la recherche fondamentale, la recherche appliquée, le financement des premières étapes pour les quelques entreprises qui innovent, la politique d'achats publics jouent un rôle à tous les niveaux de la chaîne. Il y a aussi en aval les politiques axées sur la demande dont parle l’économiste Carlota Perez.  Donc, il y a les deux : l'offre pousse, la demande tire.</p><p>Qu'est-ce que cela signifie pour les capacités dynamiques attendues du secteur public ? Il n'y aurait pas eu de <em>Startup Nation</em> en Israël sans Yozma, le fonds public de capital-risque, qui a fourni ce financement patient à long terme, que beaucoup de capital-risqueurs privés n'ont pas voulu fournir simplement parce qu'ils sont trop obsédés par la réalisation de leur plus-value. </p><p>C'est la même chose aux États-Unis, le secteur privé du capital-risque, bien sûr, c'est important, mais il serait insensé de prétendre qu'il a vraiment été présent au stade très précoce de nombreuses révolutions, qui ont historiquement nécessité des investissements publics pour assumer l'incertitude, le risque et l’ampleur immense du capital nécessaire. Ce n’est pas le secteur du capital-risque qui fait cela.</p><p>Ce dernier a tendance à venir après. Ainsi, sans les 40 milliards par an que les agences nationales de la santé ont dépensés depuis des décennies, le secteur des biotechnologies n'aurait pas pu bénéficier de l'apport du secteur du capital-risque. Et quand on parle aux investisseurs, ils savent tout cela parfaitement, ils l’avoueront même en privé. Ils reconnaîtront qu’il n’y aurait pas eu Genentech (dans laquelle Kleiner Perkins a investi) sans ces investissements publics en phase de démarrage.</p><p>Le problème, c’est qu’on ne raconte pas cette histoire. Il n’y a pas de récit honnête concernant les investissements publics. Du coup, on ne peut pas vraiment en tirer des leçons. Il existe toujours le mythe populaire selon lequel le capital-risque est une sorte de capital-investissement et que l'État n'est là que pour remédier aux dysfonctionnements du marché, pour faire une bonne réglementation, et pour permettre aux entrepreneurs de faire leur travail. </p><p>Et donc, nous ne tirons pas les leçons de ce type d'écosystème beaucoup plus complexe qui a eu besoin des acteurs publics et privés. Sans les acteurs publics, on n’aurait pas eu la révolution des nanotechnologies, la révolution biotechnologique, les technologies vertes...</p><p>À quoi devrait ressembler à l’avenir un écosystème plus symbiotique dans les technologies vertes si nous tirons les leçons des investissements publics qui précèdent les investissements du secteur privé ? Mais il ne suffit pas d'avoir des investissements publics dans ces domaines. Ce qu'il faut aussi, c'est avoir une bonne compréhension des enjeux, de l’histoire. Il faut aussi qu’il y ait un partage collectif des gains économiques. Pourquoi l'État devrait-il prendre tous les risques et voir tous les gains, toutes les récompenses aller toujours aux acteurs privés ?  </p><p>Toutes les récompenses sont devenues privées. Bien sûr, nous tirons tous profit du fait de pouvoir faire des recherches sur Google, etc. Mais tous les citoyens devraient pouvoir bénéficier de la richesse accaparée par Google (elle-même le fruit des investissements publics mentionnés plus haut). Or, l’économie en Californie est profondément inégalitaire. Les gains n’y ont pas été partagés. Je ne sais pas si tu es allée à San Francisco récemment, mais c'est vraiment barbare, le niveau des inégalités qu’on y voit. Dans la rue, quand on marche dans les rues de San Francisco, le niveau de souffrance qu’on observe est hallucinant. Pour un Européen, c’est du jamais vu. La Californie, c'est une région du monde qui a bénéficié d'investissements publics, et pourtant on n’a jamais réussi à faire en sorte que le public, c'est-à-dire les citoyens, vivent aussi bien qu’en Europe.</p><p>L'éducation publique, les transports publics et la santé publique aux États-Unis sont en souffrance. Cela pourrait parfaitement être corrigé si on s’en faisait une priorité. Il serait utile d’adopter une grille de lecture qui fasse de la redistribution une priorité. Nous avons besoin d'une fiscalité progressive pour redistribuer la richesse. Mais nous avons aussi besoin de mieux comprendre comment le public et le privé interagissent, que ce soit dans l'économie numérique, l'économie de la santé, l'économie verte. Le public et le privé sont intégrés, entretiennent des relations intimes, échangent continûment. Pour éviter le gâchis ex post, il faut mettre en place des structures ex ante concernant ces relations entre privé et public. </p><p>Cela concerne la manière dont nous régissons les droits de propriété intellectuelle. Cela concerne aussi les contreparties que nous exigeons en échange des investissements publics. Et tout cela, c'est vraiment une question de redistribution. C'est une grande leçon pour les États-Unis et pour les autres pays aussi. </p><p>Ils ont bien fait fonctionner la machine à investir. Et c'est ce qui a fait la grandeur de l'Amérique, pour reprendre les mots de Trump, mais il n'a pas forcément compris cette partie-là. Par exemple, ce qui a réellement fait la grandeur de l'Amérique, c'est en partie ce qu'il a contribué à détruire. </p><p>Il s’agit vraiment de s'assurer que nous avons la pleine maîtrise de ces processus qui profitent réellement aux citoyens et au bien commun, et pas seulement au profit privé.</p><p><strong>Tu as mentionné l'importance du récit, essentiellement la compréhension du rôle de l'État entrepreneur dans cette création de richesse et de récompenses. Mais je pense que depuis la publication de ton livre, ce récit est mieux partagé. Davantage de gens le connaissent et en ont entendu parler. On a entendu parler de la Startup Nation, de l’importance du programme Yozma et de la DARPA, et d'autres choses de ce genre. Mais le risque maintenant, c’est qu’on veuille reproduire exactement ce qui a fait le succès de l'État entrepreneurial à un certain moment. Le risque c’est qu’on reproduise les solutions d’hier pour répondre aux problèmes d’aujourd’hui. </strong></p><p><strong>Donc, comme tu l’as dit, prendre des risques pour atteindre un objectif d’intérêt public, quelles formes cela prendrait-il aujourd'hui. En quoi l'État entrepreneurial actuel est-il différent de ce qu'il était dans les années 60 et 70 aux États-Unis ?</strong></p><p>Oui, mais je pense qu’on exagère parfois la différence. Ce qui est vraiment différent, c'est la nature du problème, n'est-ce pas ? Le genre d'investissements des années 60 nous ont amenés sur la lune et tout le secteur du logiciel était une retombée de ce projet. Le grand défi auquel ils étaient confrontés était différent, mais ce qui a vraiment ouvert la voie à ces investissements, c’est la guerre froide et Spoutnik.</p><p>Aujourd'hui, le grand défi, grave et urgent, c’est le changement climatique. C’est aussi, comme la pandémie l’a montré, le renforcement de nos systèmes de santé. Mais le fait est que ces problèmes-là sont beaucoup plus difficiles que d’envoyer un homme sur la lune. Ainsi, Richard Nelson, un de mes “collègues” économistes, un merveilleux universitaire de l'université de Columbia, a écrit un livre dans les années 70 intitulé "La lune et le ghetto" (<a target="_blank" href="https://www.amazon.com/Ghetto-Lectures-Public-Policy-Analysis/dp/0393091732"><em>The Moon and the Ghetto</em></a>), qui faisait déjà allusion à ce problème. </p><p>Comment se fait-il que nous autres humains ayons réussi à faire l'aller-retour entre la lune et le ghetto, mais que nous ayons encore des ghettos ? L'inégalité, c’est beaucoup, beaucoup plus difficile. Ce n'est pas un problème technocratique. Cela requiert des changements organisationnel, social, réglementaire, comportemental, et toutes sortes d'autres choses qui rendent ce problème plus complexe. Mais cela ne veut pas dire que c'est impossible.</p><p>Dans un contexte de guerre, les problèmes sont vus comme urgents. Il s’agit de la sécurité nationale. Personne ne penserait à dire, <em>“bon désolé, nous n'avons pas le budget, nous n'irons pas en Irak”</em>. On n’entend pas un pays dire <em>“nous n'allons pas en guerre parce que nous n'avons pas l'argent”</em>. On trouve toujours de l'argent pour faire la guerre. </p><p>Attendez une seconde, pourquoi trouve-t-on de l'argent sorti de nulle part pour faire la guerre ? Mais quand on parle d'éducation ou de santé publique, là il n’y a pas d’argent parce qu’il faudrait maintenir le déficit à un niveau faible. On devra se contenter de bricoler un peu à la marge. Pourquoi ?</p><p>La première chose à faire, c’est donc de dire : <em>“Écoutez, la leçon à tirer, c’est que nous devons traiter ces questions comme urgentes et, d'une certaine manière, comme un problème de sécurité. Le changement climatique, c’est un problème de sécurité. L'inégalité, c’est un problème de sécurité.”</em></p><p>Mais il faut aussi en parler de manière inspirante. Présenter ces choses comme l’éducation et la santé comme un “problème de sécurité”, c’est nourrir la peur dans l'esprit des gens. Je ne pense pas que ça soit forcément la bonne manière de capter l’imagination. </p><p>Pourtant il nous faut à la fois voir l'urgence, et aussi nourrir les imaginaires, être ambitieux sur la façon dont l'État-providence peut être réinventé, sur la façon dont nous voulons vivre ensemble dans une ville ou une région. Par exemple, une ville neutre en carbone exige de réimaginer notre façon de vivre, de marcher, faire du vélo, nous déplacer, les matériaux à utiliser, les espaces publics à construire. C’est intéressant, le niveau d’imagination qu’il faut pour tout cela. </p><p>Aller sur la Lune, ça a vraiment inspiré les gens. Cela a donné envie aux enfants d'étudier les sciences. Cela a inspiré des réflexions philosophiques sur l'humanité dans son ensemble, prise comme un collectif. </p><p>À la différence de ces projets de la guerre froide qui étaient décidés au gouvernement, les problèmes complexes d'aujourd'hui ont vraiment besoin de différentes voix à la table. C'est pourquoi, dans le rapport que j'ai rédigé pour la Commission européenne, qui est ensuite devenu un instrument juridique en Europe, j’ai proposé des pistes de réflexion sur le concept de mission pour le programme Horizon, qui est la façon dont l'Europe organise ses dépenses en matière d'innovation. Un des chapitres du rapport s'intitule "Citizen Engagement", pour co-créer les missions du futur autour du climat, des systèmes de santé, etc.</p><p>Cela signifie qu’il faut être ouvert, se rendre plus vulnérable d'une certaine manière en tant que décideur politique pour être vraiment à l'écoute. C'est ce que j'ai dit au début. Écoutez. Parlez aux étudiants, aux écologistes, aux syndicats. Ce type de participation et de coopération est nécessaire, évidemment pas pour certaines missions qui restent principalement technologiques, mais certainement pour les missions sociétales. Or c'est difficile d’écouter. Mon expérience est qu'il n'existe pas vraiment de formation, de master en administration publique qui aide à réfléchir à la manière de bien co-créer.</p><p>Il faudrait, par exemple, avoir les travailleurs à la table des négociations pour nous aider à imaginer ce qu'est une transition verte.</p><p>Ce sera un processus complexe. Souvent, c’est un processus mal compris aussi. Renforcer le système de santé, cela n’est pas la même chose qu’envoyer une fusée sur la Lune. Pour avoir un “moonshot” de la santé, sur les tests, le traçage ou les vaccins (tout ce qui se rapporte à la pandémie), il faut un système de santé solide qui interagit avec ce <em>moonshot</em>. </p><p>Le DARPA, par exemple, interagissait aussi avec les appels d’offres publics. Il s'agit de s'assurer qu’on ne se contente pas de mettre en place une agence isolée, en faisant appel à une bande de <em>geeks</em> pour aider le gouvernement à être super intelligent dans différents domaines, sans réfléchir réellement aux méthodes de travail plus horizontales. Il faudrait que les marchés publics soient vraiment conçus pour regrouper autant de solutions <em>“bottom up”</em> que possible pour résoudre les grands problèmes publics. </p><p>Les marchés publics, ce n'est pas la chose la plus sexy. Mais c’est essentiel. Je veux dire que si vous pouvez concevoir au quotidien un écosystème pour l'innovation, vous venez d'augmenter massivement votre budget d'innovation. Au Royaume-Uni, par exemple, notre budget d'innovation pour l'ensemble du gouvernement est de 10 milliards de livres. Le seul budget des marchés publics du ministère des transports s'élève à 40 milliards.</p><p>Il faut donc multiplier ce chiffre par les différents ministères. Vous avez tout à coup un potentiel d'innovation dynamique ascendante grâce aux achats du gouvernement. Mais dans la plupart des pays, les achats publics sont effectués de manière statique, linéaire et ennuyeuse, ce qui ne stimule pas du tout l'innovation. </p><p>Il faut donc investir dans le secteur public lui-même. Et c'est là le grand problème auquel nous sommes confrontés : on vit dans l’illusion que l’Etat a pour seul rôle de compenser les petits défauts du marché. Le résultat, c’est une idéologie qui n’admet pas que l'État puisse créer de la valeur. C’est pour cela qe nous n'investissons pas dans les structures étatiques pour les transformer en organisations apprenantes et en organisations dynamiques, créatives et capables. Au lieu de cela, il y a beaucoup d'externalisation vers des sociétés de conseil et d’autres prestataires.</p><p>Cela a également été mis en lumière par la pandémie et le Brexit, cette dépendance excessive du gouvernement britannique à l'égard des sociétés de conseil. Pourtant, elle n’est en rien inévitable. C'est seulement le résultat d'un manque de considération pour l'État. À force on finit par en devenir un peu stupide. Je ne dis pas que l'État britannique est stupide par nature. Je veux dire que si vous n'investissez pas dans votre propre cerveau, vous ne serez pas très brillant et vous perdrez ces compétences et cette confiance.</p><p>Le problème n'est donc ni public ni privé. Il s’agit d'un partenariat dynamique. Mais si vous n'investissez pas dans vos propres capacités, vous ne saurez probablement même pas comment faire pour faire fonctionner ce partenariat.</p><p><strong>Oui, exactement. En gros, ce à quoi vous faites allusion, c'est qu'il faut des changements organisationnels complets pour que l'État entrepreneurial puisse tirer parti de cette forme d'intelligence collective pour la transition verte. De quel type de changement organisationnel avons-nous donc besoin ?Avons-nous besoin de réapprendre les choses que nous avons perdues à cause de toute cette externalisation ? Quelles seraient les premières étapes ?</strong></p><p>C'est la raison pour laquelle j'ai créé un institut dédié à cette question à l'University College London, car je crois sincèrement que l'une des toutes premières étapes consiste à repenser les programmes universitaires. Prenons le mot “bureaucratie”, il n'y a aucune raison que ce soit un mot négatif. On est maintenant dans l’idée que l'adjectif “bureaucratique” est forcément un mot négatif. Mais si nous avions assez de bureaucraties compétentes, ce ne serait pas un mot négatif.</p><p>La vraie question, c’est de savoir quel genre de bureaucratie vous avez. Est-elle lente, pleine d’inerties, incapable de s'adapter et d'être flexible ? Eh bien, c'est évidemment une bureaucratie problématique, mais la bureaucratie elle-même n'est pas le problème. </p><p>Je pense qu’il faut repenser l’enseignement d’abord. Le changement doit être soutenu par un nouveau mode de pensée qui devra également être intégré, par exemple, dans la gestion des entreprises, où l’on pourra repenser la structure organisationnelle.</p><p>Les entreprises ont appris à utiliser la stratégie, l’économie comportementale, les sciences de gestion… pour grandir. Souvent, elles savent que l’organisation est importante. La première chose à admettre, c’est que la structure organisationnelle est importante pour tout type de secteur, public et privé, qu'elle est importante pour la création de valeur. En dévalorisant le rôle du secteur public, nous n'avons jusqu’ici pas abordé ces questions vraiment importantes de comportement, de stratégie, etc dans le secteur public.</p><p>Et cela doit être étayé par l’enseignement et la recherche. C’est la mission que nous nous sommes donnée à l’IIPP où nous développons un programme de recherche très solide et des nouveaux concepts autour de la valeur publique, de l'utilité publique, des missions, etc. C’est d’un changement profond que nous avons besoin. Il faut arrêter de séparer le “top down” et le “bottom up”, car en réalité, les deux choses devraient se produire en même temps.</p><p>Dans quel genre de société voulons-nous vivre ? Pour une transition verte, par exemple, il faudra à la fois des nouvelles règles du jeu, fixées en haut par l’Etat, des politiques concertées, et toutes les idées et l’énergie de la base. </p><p>En matière de fiscalité, il faut récompenser le long terme et non le court terme. Il faudrait taxer les matériaux davantage que la main-d'œuvre. Mais il faut aussi certains types d'investissements qui vont vraiment permettre à certains types d'entreprises de disposer d'assez de temps pour explorer et expérimenter. Donc, si nous n'avons pas de financement de long terme dans le secteur privé, alors cela pourrait être une autre chose que le gouvernement devra trouver, pour vraiment donner aux entreprises qui veulent innover le temps dont elles auront besoin pour faire ce genre d'apprentissage, dans ces toutes premières étapes de l'expérimentation.</p><p>Il n'y a souvent pas assez de patience. Pourtant si nous voulons une société plus inclusive, une société plus durable, alors il faudra parler de l’orientation à donner à la croissance. Et nous n’avons pas les mots pour le faire. </p><p>Mais il faut aussi que les processus d’innovation doivent aussi être ascendants (bottom up) car nous savons après l'expérience soviétique que cela ne fonctionne pas si le processus est descendant et rigide et s'il n'y a pas un système dynamique d'innovation dans l'ensemble de l'économie. C'est donc là que le point que j'ai mentionné plus tôt est essentiel : nous devons avoir la patience de revoir en profondeur les subventions, les prêts, les marchés publics, les systèmes de prix pour encourager tout ce qui vient de la base.</p><p>Quand je parle de “bottom up”, je parle d’une innovation par le plus grand nombre possible d'acteurs différents, dont beaucoup échoueront certainement. Mais cette volonté d'essayer et de faire des erreurs, d’échouer et d'expérimenter, doit être appréhendée dans la manière d’encourager l'innovation des différents acteurs de l'économie. Mais elle doit être au service de l'objectif public, comme devenir une ville neutre en carbone, réduire les attaques à l’arme blanche à Londres… nous avons maintenant un énorme problème de couteau.</p><p><strong>Peut-être parce qu'il n'y a pas d'armes à feu. C'est peut-être la façon la plus positive de voir les choses.</strong></p><p>Eh bien, justement, à ce sujet, Donald Trump a eu un échange avec un médecin qui est à la tête du Royal Hospital, dans l'Est de Londres, qui est devenu l'hôpital de traumatologie de Londres. Ce médecin a écrit une lettre à un des journaux locaux disant que c’était obscène et qu’il n’avait jamais vu autant de souffrance qu’aujourd'hui à Londres. Et Trump a eu accès à cet article et a dit : <em>“Oh, donnez-leur juste des armes à feu et ils arrêteront de se poignarder les uns les autres.”</em></p><p>Les attaques à l’arme blanche à Londres sont en grande partie le produit de l'inégalité et de l'austérité auxquelles le pays est confronté depuis la crise financière, après laquelle nous avons vraiment coupé dans les dépenses publiques – à tort. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai écrit <em>L'État entrepreneurial</em>, car j'ai été témoin de cette austérité, qui a souvent été faite au nom de la compétitivité et de l'innovation. Mais l'austérité signifie en réalité une réduction massive du financement de toutes sortes de services publics, dont dépendent de très nombreux jeunes, des personnes vulnérables et celles qui ont des problèmes de santé mentale.</p><p>Beaucoup de victimes et de coupables ont déjà de graves problèmes de santé mentale ou vivent dans des conditions très difficiles et ne sont tout simplement pas pris en charge. Et donc, si l’on considère quelque chose d'aussi concret que les attaques à l’arme blanche, il est facile de transformer cela en une mission : zéro attaque à l’arme blanche par des adolescents londoniens. Mais cela va nécessiter des investissements dans toutes sortes de domaines différents. Cela ne peut pas être considéré uniquement comme un problème pour les services sociaux. Il faut au contraire encourager l'innovation intersectorielle, mais avec des instruments qui produisent une expérimentation ascendante, mais avec un objectif public vraiment clair : zéro attaque à l’arme blanche. Il n’est pas tolérable que des jeunes de 13, 14, 15 ans, principalement des garçons, meurent parce qu'ils ont été poignardés à mort dans l'une des villes riches, industrialisées et les plus avancées du monde.</p><p>Et il n'y a aucune raison pour que l'objectif ne soit pas de zéro, comme c’est le cas, par exemple, pour retirer le plastique de l'océan. Nous n'y parviendrons pas en disant simplement : <em>“Nous avons besoin que nos océans soient propres”</em>. Il faut un objectif très clair et ensuite utiliser la politique d'innovation, la politique industrielle, la politique de développement, les stratégies d'approvisionnement pour y parvenir. Mais sans un objectif clair, cela n'arrivera pas. Et donc cette combinaison d’une approche par le haut et d’une approche par le bas, je pense, encore une fois, que c’est une chose très, très importante à faire.</p><p>Et puis, bien sûr, nous avons besoin d’organismes publics, comme nous le disions auparavant, mais ce ne seront pas toutes des organisations de type DARPA. Il faut aussi un ministère de la santé qui redéfinisse ce que nous entendons par santé. De la même manière que la BBC a redéfini la radiodiffusion publique en sortant de la zone de sécurité – <em>“la radiodiffusion publique ne fait que réparer une défaillance du marché de ce que la radiodiffusion privée ne fait pas”</em>. La BBC s'est penchée sur des domaines vraiment intéressants comme les feuilletons et les talk-shows, et pas seulement sur les documentaires et les informations de haute qualité, ce que les radiodiffuseurs publics justifient généralement comme un investissement public. Et ce faisant, elle a redéfini le feuilleton.</p><p>Elle a aussi redéfini le talk show. La BBC a produit EastEnders, un feuilleton sur la classe ouvrière conçu par opposition à <em>Dynasty</em> ou <em>Dallas</em> – exactement comme on concevait les feuilletons dans le passé. Et la BBC, en étant ambitieuse et en ayant en interne une discussion de longue date sur la valeur publique, a fini par créer de nouveaux marchés, en changeant son approche et en jouant un rôle d’entraînement par rapport aux investissements du secteur privé.</p><p>Les entreprises, au passage, profitent de cet engagement du secteur public. Les gens me disent <em>“Oh, vous ne faites que parler de l'État. Et le secteur privé ?”</em> Mais l'État, en étant plus entrepreneurial, en étant focalisé sur des objectifs stratégiques et en fournissant ce genre de financement à la fois patient et ambitieux, profitera davantage au secteur privé parce qu'il y créera pour lui de nouvelles opportunités d'investissement. Le secteur privé investit lorsqu'il voit une opportunité et les pouvoirs publics doivent avoir pour objectif de créer ces opportunités.</p><p>L’objectif doit être que les opportunités de croissance offertes au secteur privé soient non seulement plus claires mais aussi plus passionnantes. Et cela nécessite, pour des organisations comme la BBC, la DARPA ou le ministère de la santé, d'être vraiment clair sur le rôle de l'État. Il leur faut résister à cette façon ennuyeuse de parler de l'État comme s'il s'agissait au mieux de réguler, d'administrer et de corriger les défaillances du marché.</p><p><strong>C’est intéressant que tu donnes l’exemple de la BBC, car la BBC est maintenant en danger avec ce qui se passe au Royaume-Uni. As-tu d’autres exemples contemporains d’administrations susceptibles d’inspirer les différents pays ?</strong></p><p>La BBC est particulièrement intéressante parce qu'elle a explicitement parlé de ces questions en interne, en particulier du concept de valeur publique. Nous venons d’ailleurs d'écrire pour la BBC un nouveau rapport, qui devrait être publié prochainement. J'ai beaucoup appris en discutant avec la BBC de ces questions. Il ne s’agit pas seulement de déterminer ce qu’est la valeur publique. Il s’agit aussi, pour la BBC, de décider elle-même ce qu'elle doit faire, ce qu'elle ne doit pas faire, et comment elle rend des comptes au gouvernement britannique.</p><p>Peu d’organisations ont conduit une réflexion aussi explicite autour du concept de valeur publique. Mais il y a des organisations qui y sont parvenues, même si elles ne l'ont pas nécessairement formulé de cette façon. Et c'est pourquoi, avec l’IIPP, nous avons en fait mis en place un réseau d'innovation axé sur l’approche par mission. Cela s'est en fait basé sur un travail que j'ai fait avant de créer l'institut. Mais il s'agissait de réunir les DARPA, les BBC, les banques publiques, les agences numériques, certaines administrations municipales pour qu'elles partagent leur expérience de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas.</p><p>Lorsque vous sortez du périmètre consensuel de la correction des imperfections de marché, à quoi ressemble la co-formation et la co-création de nouveaux marchés ? Que signifie-t-elle pour la conception des instruments de politiques publiques, mais aussi pour les relations entre le public et le privé ? Comment restaurer la confiance dans ces relations ? Quelle complémentarité entre les investissements des uns et des autres ? Comment rendre des comptes au gouvernement ?</p><p>Et grâce à cela, j’apprends beaucoup de choses. Au Danemark, par exemple, il  y a cette organisation vraiment intéressante appelée Mind Lab, une organisation publique au sein du service public, qui a pour but d'apporter de nouvelles innovations au secteur public sans avoir à s'appuyer sur un groupe de réflexion ou sur un cabinet de conseil comme McKinsey. Il s'agissait donc d'un effort de financement et d'une réflexion en continu, à l'intérieur de l'organisation de l'État, sur la manière dont l'État lui-même pouvait innover. Car nous attendons parfois de l'État qu'il alimente l'innovation à l'extérieur, qu'il aide les PME, mais pas nécessairement qu'il alimente sa propre capacité d'innovation pour rester flexible et adaptable.</p><p>Sitra, également en Finlande, est une agence d'innovation qui a fait un travail important de cartographie mondiale des exemples comme celui-ci. Elle a d'ailleurs rédigé un rapport, il y a dix ans, qui examine précisément ce genre d'expériences de type “laboratoire de l'esprit” au niveau mondial et ce que cela signifierait pour la Finlande elle-même d'avoir une agence de l'innovation qui ne pense pas seulement aux start-ups et à la technologie, mais aussi à la manière de procéder aux achats de manière vraiment dynamique. Et le CORFO au Chili.</p><p>Je pense donc que les organisations de ce type ne manquent pas. Je pense que le problème est qu'elles sont restées cloisonnées. Elles n'ont pas été au centre de notre réflexion sur la croissance économique. C'est pourquoi, par exemple, j'ai commencé à refuser de parler d'innovation à un gouvernement, à moins qu'il n'y ait quelqu'un du ministère des finances dans la salle.</p><p>Les leçons que j'ai tirées des services numériques gouvernementaux du GDS ici au Royaume-Uni à Sitra en Finlande, à Mind Lab au Danemark, à Yozma en Israël, à la DARPA aux États-Unis, c’est qu’il faut poser une question simple : quelle direction pouvons-nous donner à l'économie ? Qu'est-ce que cela signifie de focaliser l'innovation sur les missions d’intérêt général et sur la croissance économique ? Si nous ne l'amenons pas au centre de la croissance économique, elle n'aura pas l'effet que nous souhaitons.</p><p>C'est pourquoi je pense qu'il est intéressant que certains pays, dont la Chine, lorsqu'ils ont eu de grandes transitions à encourager, étant donné le problème de pollution massive qu'a connu la Chine, par exemple, ils ont dû placer l'écologisation de leur économie au centre de leur stratégie de croissance.</p><p><strong>Et c'est ce qu'ils ont fait.</strong></p><p>Et ils l'ont fait, absolument. Le Danemark, d'ailleurs, tire parti de cette situation. Le tout petit Danemark tire des leçons très intéressantes de ses stratégies de neutralité carbone à Copenhague et permet à sa communauté d’entrepreneurs de disposer d'un marché pour amorcer leur activité. Du coup, beaucoup de startups danoises sont aujourd'hui parmi les principaux contributeurs à la politique verte chinoise en matière de solutions numériques de haute technologie pour une économie verte.</p><p>Il y a aussi le Brésil, et je dois dire, oui, il y a toute cette controverse autour du gouvernement Lula, etc. Mais ce qui était vraiment intéressant avec Lula et la présidente Dilma Roussef qui lui a succédé au Brésil, c'est qu'ils ont vraiment porté l'objectif d'une croissance inclusive et d'une croissance basée sur l'innovation au cœur du gouvernement.</p><p>Ils ont donc dû modifier, par exemple, le mode de fonctionnement de la banque publique. Je me souviens que lorsque je conseillais Dilma, les fabricants de génériques de l'industrie pharmaceutique brésilienne avaient besoin d'une aide des pouvoirs publics, car sinon ils risquaient d’être tous dévorés par les grands conglomérats pharmaceutiques mondiaux. Et la banque publique, avec cette idée de croissance inclusive, avait imposé l’idée qu’elle n’était pas là uniquement pour investir dans de nouveaux domaines, mais aussi pour améliorer la vie des gens.</p><p>Par exemple, ils ont demandé aux fabricants de médicaments génériques pourquoi ils produisaient des pilules que les gens devaient prendre quatre fois par jour ? Si vous vivez dans une favela au Brésil, votre vie est déjà assez compliquée comme ça. Vous n'allez pas vous souvenir de prendre quatre pilules par jour ; peut-on mettre au point un traitement qui suppose de ne prendre qu’une pilule par jour ?</p><p>De cette façon, l'État a présenté une image différente. Il n’a pas seulement dit qu’il était là pour empêcher les entreprises locales d’être rachetées par des géants de l’industrie pharmaceutique. Il a aussi exigé que ces entreprises changent leur façon de faire de façon à améliorer la vie des individus.</p><p><strong>Exactement, cela m’a d’ailleurs rappelé ce que tu as écrit au sujet des vaccins dans le contexte de la pandémie. Est-ce bien ce que tu avais à l'esprit ?</strong></p><p>Oui, exactement. L’important, c’est cette idée de faire la course –  de mettre au point ce vaccin le plus vite possible. Le problème, c’est que si l’on court pour attraper un bus, on risque de tomber et de se faire écraser par une voiture. Au passage, ça m’est arrivé récemment : j’ai trébuché en voulant attraper un bus, et j’ai failli avoir un accident grave. Collectivement, nous devons aussi faire attention à ne pas trébucher.</p><p>C'est pourquoi l'Organisation mondiale de la santé a été très claire : si nous faisons la course pour le vaccin, assurons-nous de nous rappeler quel type de vaccin va aider les gens. Il devra être universellement accessible et donc fondamentalement gratuit pour que tout le monde puisse être vacciné. Sinon, cela ne fonctionnera tout simplement pas. Cela signifie que nous allons devoir non seulement structurer le système de fixation des prix de manière à ce qu'il fonctionne, mais aussi régir les droits de propriété intellectuelle de façon adaptée.</p><p>Tu as utilisé le concept d’“intelligence collective”, et c’est précisément le terme employé par l’OMS. Ils disent que nous devons veiller à ce que les brevets ne soient pas abusés en cours de route, comme c'est souvent le cas dans ce secteur, où il y a trop de brevets. Les brevets ne devraient pas être aussi en amont qu'ils le sont, au point d’entraver la recherche fondamentale. Souvent, les brevets sont trop larges, utilisés uniquement pour des raisons stratégiques, trop protecteurs et donc difficiles à concéder sous licence. Nous devons structurer ces brevets de manière à ce qu'ils ne bloquent pas l'innovation.</p><p>L’OMS demande même à ce qu’on mette en place un un pool de brevets entre les différents pays pour vraiment nourrir cette intelligence collective.</p><p><strong>Est-ce que cela se produit ?</strong></p><p>L'Inde et l'Afrique du Sud font pression en ce sens, de manière très active. Mais l'Organisation mondiale de la santé n'est pas en mesure de dicter une politique. Elle peut simplement faire des recommandations. Mais c’est une question fondamentale que nous nous posons tous du fait de la pandémie.</p><p>En particulier, nous prenons conscience du fait que le système de santé est l'un des plus dysfonctionnels en termes de relations public-privé. Pour en revenir aux 40 milliards de dollars par an dépensés les agences de soutien à la recherche médicale aux Etats-Unis, les prix des médicaments ne reflètent pas cette réalité, pas plus que la gouvernance des droits de propriété intellectuelle. Ainsi, le fait que le laboratoire Gilead vende le médicament Remdesivir à plus de 3 000 dollars la dose ne reflète pas du tout les 70,5 millions de dollars qui ont été investis par les contribuables américains.</p><p>Beaucoup d’entreprises qui, comme Pfizer, rachètent massivement leurs actions et génèrent au passage d’énormes plus-values pour leurs actionnaires reçoivent par ailleurs d'énormes subventions publiques. Il devrait donc y avoir, même en dehors des périodes de pandémie, de la conditionnalité. D'accord pour réaliser d’énormes investissements publics si cela permet de commercialiser des médicaments efficaces, mais assurons-nous que les entreprises qui en bénéficient se soumettent à certaines conditions.</p><p>Nous avons cela, d'ailleurs, dans le US CARE Act, qui est la loi américaine de soutien à l’économie pendant la pandémie. En raison de l'insistance de personnes comme la sénatrice Elizabeth Warren, il y a une condition très claire selon laquelle vous ne pouvez pas utiliser les fonds de relance pour racheter vos propres actions. Et c'est aussi ce qui se passe en période de prospérité : d'énormes quantités de subventions publiques, de garanties, d'investissements qui ne sont pas structurés correctement, et qui font donc partie du problème d'une certaine manière.</p><p><strong>C'est intéressant. J'aimerais te laisser quelques minutes pour parler de la France, car ton premier livre y a enfin été traduit, sept ans après sa publication au Royaume-Uni. Je veux dire que ton livre a longtemps été disponible dans quasiment tous les pays, sauf la France. Que s'est-il passé là-bas ? Je veux dire : pourquoi seulement maintenant ?</strong></p><p>Je ne sais pas. J'ai posé un jour cette question à mon agent : pourquoi la France manque-t-elle à l’appel ? Et il m’a dit : <em>“Oh, la dernière fois que nous avons parlé à un éditeur en France, il m’a répondu que la France avait déjà un Etat entrepreneurial, et qu’il n’y avait donc pas besoin d’un livre sur le sujet”</em>.</p><p>Or la France a certes un État interventionniste, mais elle n’a pas nécessairement un État entrepreneurial.</p><p>Toutes ces choses dont nous parlions auparavant, c'est-à-dire comment alimenter un système d'innovation dynamique et fort tout au long de la chaîne – tout cela n’existe pas nécessairement en France. Même s’il y a par ailleurs des choses formidables en France, comme l’Ecole nationale d'administration.</p><p><strong>… qui n'est pas très populaire de nos jours.</strong></p><p>Ah oui ? A vrai dire, je n’en sais rien. Je veux dire : je ne connais pas la politique française. Mais le fait est qu’au moins, la France n’a pas fait la même chose que le Royaume-Uni, c’est-à-dire externaliser complètement le cerveau de son secteur public au profit des grands cabinets de conseil.</p><p><strong>En réalité, si, il s’est passé la même chose. L'ENA forme de moins en moins d'étudiants et donc l’Etat recourt de plus en plus à des consultants McKinsey.</strong></p><p>Si c’est le cas, alors c’est un problème. </p><p>Par ailleurs, la France a ses entreprises publiques — qu’il faudrait considérer comme plus qu’une simple participation. Comment gérer une transition en faisant levier d’un portefeuille d'entreprises publiques ? On peut leur laisser la bride sur le cou, ou bien en faire un levier de politique industrielle. L'Italie, par exemple, a une banque publique, la CDC, mais celle-ci ne s’est comportée comme, par exemple, la banque publique allemande : elle n’a pas été un co-investisseur actif dans cette période de transition, par exemple pour forcer la mise à niveau de l’industrie sidérurgique locale en termes de protection de l’environnement – rendant ainsi les entreprises plus compétitives !</p><p>Je pense donc qu’il y a des leçons pour la France dans mon livre. Mais je pense aussi qu’il faut que l’Etat ait confiance en lui. Or en France comme en Italie et ailleurs, l’Etat n’a pas le courage de parler de conditionnalités, par exemple.</p><p><strong>Pour dire les choses simplement, il y a beaucoup de gens en France qui sont d'accord avec tes positions sans avoir lu ton livre.</strong></p><p>Et il y a aussi mon nouveau livre, qui sort en janvier ! Et je suis heureux de faire un autre podcast avec vous, c'est sur le vif. Il s'appelle <em>Mission Economy: A Moonshot Guide to Changing Capitalism</em>, qui sort chez Penguin. Je ne me souviens pas si la France a acheté les droits – je vais vérifier ! C'est un livre consacré à la bonne manière de faire, presque comme un manuel. Beaucoup d’Etats sont prêts à passer à l’acte, mais il leur manque le mode d’emploi.</p><p>Comment choisir ces missions ? Comment mobiliser les citoyens ? Quelle nouvelle économie politique mettre en place ? Mon livre sur la valeur, bien sûr, qui est paru en 2018, portait également sur la nouvelle théorie économique de la valeur qui est nécessaire pour créer collectivement de la valeur. L'intelligence collective ne donnera rien si on reste encombré par une théorie de la valeur obsolète.</p><p><strong>Exactement. Ce qui m'amène à ma dernière question sur le travail que tu mènes au sein de l’IIPP (Institut pour l'innovation et la valeur publique). Comment le définirais-tu pour quelqu'un qui n'en a jamais entendu parler ? J'en ai entendu parler, mais peut-être que les auditeurs n'en ont pas entendu parler. En particulier, tu as réuni un groupe incroyable de personnes extraordinaires pour reconstruire fondamentalement la pensée progressiste et avoir un fort impact, pas seulement dans le monde des idées. Que faites-vous tous exactement au sein de cet institut ? Cela peut-il inspirer d’autres personnes ?</strong></p><p>Oui, c'est ça. Donc, tout d'abord, nous sommes un département à part entière. Lorsque l'université m'a recruté, j'ai insisté sur le fait que je voulais créer un département digne de ce nom – pas seulement un petit institut au sein d’un département d'économie classique où nous aurions été, comme d’habitude, marginalisés par rapport aux courants de pensée dominants. En étant complètement indépendants, nous pouvons concevoir notre propre programme – et c’est cela notre objectif : repenser l'État en actionnant quatre leviers différents.</p><p>Premièrement, le programme universitaire, littéralement la formation nécessaire pour que les fonctionnaires du monde entier se considèrent comme des co-créateurs actifs aux côtés des entreprises, de la société civile et des autres institutions. Ce qui est nouveau, c'est notre proposition d’un master en administration publique qui n’est pas soumis à la théorie des choix publics ou à la discipline de la “nouvelle gestion publique” – ces façons de penser l’administration qui sont aujourd’hui périmées.</p><p>Ensuite, nous avons un programme de recherche qui alimente tout cela, c'est-à-dire, quel est le nouveau type de constructions théoriques dont nous avons également besoin pour cela ? Par exemple, quelle est la valeur publique qui revient dans cette discussion de la BBC dont nous avons parlé ? Ce programme de recherche s'articule autour de quatre grands thèmes : repenser la valeur, transformer les institutions, façonner l'innovation et réorienter les finances. Mais aussi la politique – nous ne faisons pas seulement ce que les universitaires aiment faire, c'est-à-dire prendre les décideurs politiques de haut et leur proposer de lire nos articles, et puis voilà. Notre objectif est de travailler avec eux. Par exemple, nous aidons à mettre sur pied une toute nouvelle banque publique en Écosse.</p><p>Au-delà, nous aidons la Commission européenne à repenser sa politique d'innovation. Nous aidons les pays à repenser leurs stratégies industrielles, en passant de la simple liste des secteurs qui méritent l’attention des pouvoirs publics à l’analyse des problèmes pour lesquels tous les secteurs doivent innover. Nous le faisons avec eux, ce qui signifie que c'est fatigant. Croyez-moi, il nous a fallu deux ans pour mettre en place cette banque publique en Ecosse, et ce n'est pas parfait. Il est évident qu'à un moment donné, ils prennent le relais et les choses peuvent mal tourner. Mais nous avons également organisé des formations pour les personnes concernées. A Bruxelles, il a fallu deux ans pour faire passer ce concept de missions ; et nous avons également travaillé pendant deux ans avec le gouvernement britannique, sous la direction de Theresa May, pour mettre en place une stratégie industrielle axée sur l’accomplissement de missions.</p><p>En faisant cela, nous nous salissons littéralement les mains. Vous ne pouvez pas voir mes ongles ici, parce que c'est un podcast. Mais nous nous salissons les mains – et pourquoi est-ce important ? Parce que ce faisant, nous apprenons nous-mêmes. Je pense que c'est un des thèmes de notre conversation d'aujourd'hui : nous devons nous-mêmes, les universitaires, être humbles, écouter et apprendre et transférer tout cela vers la théorie. C'est ce que nous appelons l'apprentissage basé sur la pratique. Ces trois domaines sont donc également importants.</p><p>Le quatrième pilier est le récit. Dès le premier jour, nous avons mis en place plusieurs séries de séminaires publics. La première a eu lieu à la British Library autour du domaine public. Et nous avons fait venir des designers et des architectes pour parler de ce qu'est une place publique. Ce n'est pas parce que vous pouvez entrer gratuitement sur une place que celle-ci est publique. De la même manière que pour Google : le fait de pouvoir y faire des recherches gratuitement ne signifie pas que c'est un bien public.</p><p>Comme le dit Shoshana Zuboff, vous pensez que vous cherchez sur Google gratuitement, eh bien, en fait, Google vous cherche gratuitement ! Que signifie gouverner les plateformes numériques dans l'intérêt du public ? Nous voulions créer une conversation avec les citoyens normaux, et pas seulement avec les décideurs économiques autour de cela. Nous allons d'ailleurs lancer une nouvelle série sur les rentes algorithmiques intitulée <em>Who Owns What and Why</em>, dans laquelle nous allons faire appel à de nombreuses personnes de différents horizons, afin d'impliquer la communauté au sens large, et pas seulement les entreprises, les décideurs politiques et les universitaires.</p><p>Dans l’ensemble, ces quatre domaines se résument tous à une seule chose, qui est de repenser l'État. Non pas parce que l'État est la chose la plus importante, mais parce que nous avons besoin de partenariats public-privé et que la partie publique a été décimée. Nous devons donc repenser le public et ce, de manière interdisciplinaire. Nous considérons notre approche comme un mouvement, de la même manière que la Société du Mont-Pèlerin était un mouvement à l'époque, dont l’objectif était la promotion de l'idéologie néolibérale. Ce combat n’était pas livré seulement à l’université, il avait aussi lieu dans l’univers du journalisme et dans le secteur culturel. Nous essayons de faire la même chose aujourd’hui, mais dans une direction opposée. Repenser le marché, repenser l'économie, repenser l'État pour l'intérêt public. Nous repensons le bien commun.</p><p><strong>Mon intuition est que tout cela prend de l'ampleur et que les gens commencent à l'écouter. Je suis assez optimiste quant à l'impact de ce que tu fais. Je te remercie beaucoup pour ton temps. A nous, maintenant, de rester en alerte à l’approche de la parution de ton prochain livre ? </strong></p><p>Oui, si tout se passe bien, il sortira à la fin du mois de janvier. Il est sur ma table, je dois encore y apporter quelques corrections !</p><p><strong>Excellent. Merci infiniment Mariana !</strong></p><p>Merci beaucoup Laetitia. Au revoir.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/nouveau-depart-mariana-mazzucato</link><guid isPermaLink="false">substack:post:25630752</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 16 Dec 2020 07:30:40 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/25630752/5c1f17f5b2ac008d01224d004601d98a.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3549</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/25630752/e43bbba4ad5ed13614f26fc4b3270b86.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Sept tendances qui révèlent le futur du travail]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à sept tendances qui révèlent le futur du travail. </strong>Pour la plupart, ces tendances se sont accélérées en cette année 2020.</p><p><strong>Cela fait déjà presque 6 ans que Laetitia a fait du futur du travail son sujet d’étude</strong> principal et son activité professionnelle. La <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/p/future-of-work-7-trends-for-2021">semaine dernière, dans sa newsletter Laetitia@Work</a>, elle a dressé une liste des 7 tendances qui selon elle détermineront l’avenir du travail et des organisations. </p><p>Dans cet épisode “À deux voix”, je l’interroge sur ces tendances et nous discutons de chacune d’entre elles :</p><p>* <strong>Les travailleurs ont de plus en plus soif de </strong><strong><em>feedback</em></strong><strong> direct.</strong> Que l’on parle d’<em>“artisanat”</em> ou de “passion economy”, finalement, on parle toujours de la même chose : la remise en question de l’aliénation caractéristique du paradigme industriel et la disparition des contreparties qui la rendait acceptable. Dans le domaine des médias auquel nous nous rattachons, la soif de <em>feedback</em> direct s’incarne dans la montée de plateformes comme Substack qui remettent en question la toute-puissance des modèles de médias de masse existants.</p><p>* <strong>En matière de futur du travail, les femmes sont la nouvelle frontière.</strong> Elles sont majoritaires dans la plupart des métiers pour lesquels on cherchera à recruter des centaines de milliers (voire des millions) d’individus, par exemple les professeurs, les infirmières, ou les assistantes de vie à domicile qui aident les personnes âgées à mieux vivre chez elles. De plus, les <em>soft skills</em> qu’on dit incontournables dans le monde de demain sont historiquement associées aux femmes : l’empathie, l’écoute, la gestion des conflits, la culture d’entreprise.</p><p>* <strong>L’activisme transforme le monde du travail.</strong> L’année de l’assassinat de George Floyd est aussi celle de l’activisme au travail. Depuis quelques années, les activistes ont obtenu plus de transparence sur la (non-)représentation des minorités, sur les inégalités entre femmes et hommes, ou encore sur l’empreinte carbone d’une activité. Demain, l’activisme ne cessera de demander des comptes si rien ne bouge. Moins concernés par les formes traditionnelles de la vie politique et syndicale, les jeunes sont de plus en plus activistes.</p><p>* <strong>La désagrégation du contrat de labeur se poursuit</strong> : de nouveaux risques appellent de nouvelles protections. Ce que Laetitia appelle le “<em>contrat de labeur”</em>, c’est un contrat qui offrait des contreparties avantageuses (salaire, retraite, protection sociale, congés payés, syndicats forts…) aux travailleurs qui acceptaient l’aliénation. Or ces contreparties s’affaiblissent depuis plus de 40 ans. De nouvelles couvertures apparaissent comme nécessaires : pour se loger là où se trouvent les emplois, pour soutenir les transitions professionnelles…</p><p>* <strong>L’état d’esprit de l’immigré, tout le monde en aura besoin demain</strong>. Quitter son pays, recommencer à zéro, remettre en question son identité et ses acquis, apprendre l’humilité, <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/parler-plusieurs-langues-toujours">parler plusieurs langues</a>, communiquer avec des personnes d’une autre culture, et travailler dans les secteurs où il est difficile de recruter : les immigrés ont une longueur d’avance sur les autres dans un monde changeant fait d’incertitude. On parle volontiers de <em>growth mindset</em>. Pourquoi ne pas parler de <em>immigrant mindset, </em>surtout quand les migrations seront nombreuses demain ?</p><p>* <strong>La </strong><strong><em>“vie en 3 phases”</em></strong><strong>, c’est fini.</strong> Les changements démographiques transforment le monde du travail. Nous avons gagné 2-3 ans d’espérance de vie tous les 10 ans depuis 200 ans. Une grande longévité nous amène à repenser les institutions héritées du siècle passé. La <em>“vie en 3 phases”</em> (formation, travail, retraite) est remise en question parce qu’il n’est plus possible de travailler pendant 45 ans avec ce qu’on a appris au début de sa vie. Si nous vivons plus longtemps, il n’en va pas de même des entreprises, des compétences et des technologies.</p><p>* <strong>Le télétravail remet en question le management traditionnel</strong>. De nombreuses entreprises n’ont pas mené les transformations numérique et managériale nécessaires. Cette année de pandémie a montré que pour beaucoup de managers, il n’est pas toujours facile de faire confiance aux salariés que l’on ne peut pas surveiller. Les salariés voudraient de plus en plus de flexibilité dans la définition des horaires et du lieu de travail, tandis que leurs managers préfèrent l’unité de temps et de lieu. Le télétravail est devenu un puissant moteur de transformation.</p><p>Faites-nous vos <em>feedbacks</em> sur ces tendances et ce qu’elles évoquent pour vous ! 🤗</p><p></p><p></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-france-rsiste-tant-au"><strong>Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott"><strong><em>The New Long Life</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott"><strong>, de Andrew J. Scott et Lynda Gratton</strong></a><strong> </strong>(Note de lecture)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-faire-carrire-aujourdhui"><strong>Qu'est-ce que "faire carrière" aujourd'hui ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-vivre-avec-lincertitude"><strong>Apprendre à vivre avec l’incertitude</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-documentaire-sur-le-futur-du-travail"><strong>Un documentaire sur le futur du travail</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Samuel Durand)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-futur-de-la-garde-denfants"><strong>Le futur de la garde d'enfants</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Maïmonatou Mar)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/demain-tous-travailleurs-des-plateformes"><strong>Demain, tous travailleurs des plateformes ?</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Odile Chagny)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-march-du-travail-sans-frontires"><strong>Un marché du travail sans frontières ?</strong></a> (conversation avec Alex Bouaziz)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-temps-de-travail-et-la-crise"><strong>Le temps de travail et la crise</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-rcession-et-les-femmes"><strong>La récession et les femmes</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/entreprendre-sans-permission"><strong>Entreprendre sans permission</strong></a> (conversation avec Hugo Amsellem)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit"><strong>Économie de la passion : mythe ou réalité ?</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quitter-paris-pour-la-province-"><strong>Quitter Paris pour la province</strong></a> (conversation avec Aurore Thibaud)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/immigration-changer-de-perspective"><strong>Immigration : changer de perspective</strong></a> (conversation “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/sept-tendances-qui-rvlent-le-futur</link><guid isPermaLink="false">substack:post:25422033</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Tue, 15 Dec 2020 05:30:06 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/25422033/62e8bffd96477bf45e4573df155ebc94.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3308</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/25422033/e5d7a9c53c40fbb3943596fe345dc850.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'avenir du service public avec Sébastien Soriano. Climat : l'adieu au charbon ? 🌏]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons à la fois un “Édito”, une interview avec un invité passionnant (francophone ou non) et quelques informations pour mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente. Le contenu audio ci-dessus est ma conversation avec Sébastien Soriano 🎧</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* Mon “Édito” sur le charbon et le réchauffement climatique 🌏</p><p>* <strong>Sébastien Soriano sur l’innovation dans les services publics 🎧👆</strong></p><p>* Nos conversations à venir cette semaine</p><p>* Ce que vous avez peut-être manqué la semaine dernière</p><p><strong>Nous célébrons ces jours-ci les cinq ans de l’accord de Paris sur le climat</strong>, dont la rédaction s’est achevée le 12 décembre 2015 et qui a ensuite été signé par 195 pays. Mais les cinq années passées sont paradoxales. D’un côté, on a l’impression que la lutte contre le changement climatique a fait du surplace, avec le désengagement des Etats-Unis et le fait que de nombreux Etats ont pris du retard sur la mise en œuvre de leurs engagements.</p><p>En même temps, en partie en réaction à cette impression de recul, on assiste aussi à une accélération sur d’autres fronts. De plus en plus d’individus prennent conscience du changement climatique et des menaces dont il s’accompagne. Des entrepreneurs et investisseurs relèvent le défi d’accélérer la transition dans l’énergie, comme nous l’évoquions lors d’<a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-choses-vont-enfin-bouger-sur">un épisode À deux voix</a>. Enfin, nous voyons déjà des inflexions à l'œuvre s’agissant des sources d’énergie privilégiées dans notre économie.</p><p><strong>L’une des tendances les plus spectaculaires est la baisse continue de la part du charbon dans le </strong><strong><em>mix </em></strong><strong>énergétique mondial.</strong> Deux facteurs expliquent cette tendance. Les sources d’énergie alternatives, comme l’énergie solaire ou les éoliennes, sont de plus en plus compétitives par rapport au charbon. Par ailleurs, les externalités négatives liées au charbon, comme la pollution atmosphérique et ses conséquences sur la santé, sont de moins en moins tolérées, y compris dans des pays comme la Chine.</p><p>Même aux Etats-Unis, où Donald Trump a voulu à tout prix protéger la filière du charbon avec une déréglementation à marche forcée, l’affaiblissement des normes environnementales et des subventions et avantages fiscaux à tout va, la part du charbon a continué à baisser ces dernières années. Il est vrai que les Etats-Unis produisent désormais massivement du gaz de schiste, encore moins cher que le charbon, mais les énergies renouvelables ont également gagné du terrain malgré le désintérêt du gouvernement fédéral sous Trump.</p><p><strong>Aujourd’hui, les regards se tournent vers l’Asie.</strong> Tandis que les pays les plus développés ont fortement réduit leur consommation de charbon, celle-ci continue d’augmenter dans des pays comme l’Inde, la Chine, le Vietnam et l’Indonésie. L’Asie représente aujourd’hui presque 80% de la consommation mondiale de charbon, pour des raisons diverses : la filière du charbon représente énormément d’emplois et des groupes d’intérêt puissants font pression, notamment dans le cadre des politiques d’aide au développement financées par la Chine, pour le  maintien et la construction des centrales au charbon.</p><p>La situation en Asie capte l’attention du monde entier, car l’objectif de ralentir le réchauffement climatique ne pourra être atteint que si la consommation de charbon décroît en Asie comme c’est le cas depuis plusieurs années dans le reste du monde. Jusqu’à une date récente, il y avait tout lieu d’être pessimiste. Mais la volonté politique des pouvoirs publics chinois pourrait renverser la tendance. Des objectifs ambitieux de réduction des émissions de carbone ont en effet été révélés dans le cadre du nouveau plan que le Parti communiste chinois adopte tous les cinq ans.</p><p>Tous les espoirs sont donc encore permis. Les énergies alternatives vont continuer de se développer à un rythme exponentiel, portées par la transition post-pandémie, les investissements massifs des fonds de capital-risque et le déploiement des fameux <em>smart grids</em> qui permettent de mieux rapprocher l’offre et la demande à l’échelle des réseaux électriques. En complément de cette tendance, les gouvernements des grands pays asiatiques pourraient décider de changer de direction, suivant l’impulsion de la Chine.</p><p>L’histoire montre en effet que le développement économique s’accompagne toujours d’une aspiration de la population à une augmentation de la qualité de vie. La boucle est ainsi bouclée, entre action des pouvoirs publics, pression de la population et contribution des entrepreneurs et investisseurs qui mettent au point et financent les technologies nécessaires – tout cela sur fond de changement de pied de l’administration américaine grâce à l’arrivée au pouvoir de Joe Biden.</p><p><strong>La prochaine conférence sur le climat est prévue au mois de novembre 2021 à Glasgow, au cœur du bassin minier écossais.</strong> Quel symbole ce pourrait être que d’enterrer définitivement l’économie du charbon dans une région qui a si longtemps prospéré grâce aux énergies fossiles !</p><p><strong>Sébastien Soriano est l’auteur du livre </strong><a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/avenir-pour-service-public/dp/2738153720"><em>Un avenir pour le service public</em></a>, paru il y a quelques semaines aux Éditions Odile Jacob. Comme il l’explique dans l’interview qu’il nous a accordée, Sébastien y fait le tour des “petits miracles” de l’innovation au quotidien dans les services publics et explique comment ceux-ci pourraient permettre à l’Etat et à l’administration en général de relever les innombrables défis de notre économie en transition.</p><p>La réflexion de Sébastien se nourrit de sa longue expérience de l’administration et de ceux qui la dirigent. Diplômé de l’Ecole polytechnique, il a commencé sa carrière dans l’univers des autorités administratives indépendantes (l’ARCEP, régulateur des télécommunications, et l’Autorité de la concurrence) avant de travailler aux côtés de Fleur Pellerin, comme directeur de cabinet puis conseiller spécial, dans différents ministères – en particulier celui de l’économie numérique !</p><p>Aujourd’hui, Sébastien est président de l’ARCEP. Dans cette interview, il nous raconte son parcours, sa passion pour le service public, les conditions dans lesquelles il a décidé d’écrire ce livre et la façon dont, selon lui, il nous faut réinventer l’État. Écoutez notre conversation à l’aide du <em>player </em>ci-dessus ou bien sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> ou <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>.</p><p>👉 Pour aller plus loin, <strong>découvrez ma note de lecture sur le livre et la transcription d’un extrait de ma conversation avec Sébastien dans </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/innover-dans-les-services-publics"><strong>Innover dans les services publics</strong></a>—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><strong>🔮 Les sept tendances qui révèlent le futur du travail</strong></p><p><em>Mardi 15 décembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur les signaux faibles qui révèlent le futur du travail. </strong>Laetitia s’est spécialisée depuis six ans dans les questions relatives au futur du travail. À partir de son expérience personnelle et des nombreux travaux qu’elle a conduits dans le cadre de son activité, elle nous détaille le cadre d’analyse qu’elle utilise pour cartographier les tendances à l’œuvre et mieux comprendre de quoi sera fait le monde du travail de demain.</p><p>📈 Réinventer l’État pour développer l’économie</p><p><em>Mercredi 16 décembre </em>| <strong>Interview de Mariana Mazzucato, professeure à University College London et auteure du livre </strong><strong><em>L’État entrepreneur</em></strong>. Mariana s’est imposée depuis plusieurs année comme l’économiste la plus écoutée en matière de mise à niveau de la politique industrielle et de revalorisation du rôle de la puissance publique. Dans une conversation avec Laetitia, elle explique comment elle aide les gouvernements du monde entier à réinventer l’État.</p><p>🎸 Transition : les leçons de la filière musicale</p><p><em>Jeudi 17 décembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la filière musicale et comment celle-ci s’est transformée de l’âge d’or du CD à l’ère de Spotify. </strong>L’actualité brûlante, c’est l’acquisition des droits sur l’ensemble du fond de catalogue de Bob Dylan par le géant Universal Music Group. Qu’est-ce que cela nous révèle sur la transformation de la filière musicale ? Et quelles leçons pouvons-nous en tirer en ce qui concerne l’ensemble de l’économie ?</p><p><strong>🇫🇷 La disparition de Valéry Giscard d’Estaing</strong></p><p>Le troisième président de la Ve République est décédé à 94 ans des suites du COVID-19. Quelle analyse peut-on faire de son bilan et de l’image qu’il avait dans l’opinion (pas de vague de nostalgie comme après la mort de Chirac) ? Les comparaisons qui ont été faites avec le président actuel sont-elles pertinentes ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-disparition-de-valry-giscard-destaing"><strong>La disparition de Valéry Giscard d’Estaing</strong></a><strong>(</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>🤔 Parler plusieurs langues : toujours utile ?</p><p>Laetitia et moi nous sommes installés en Angleterre puis en Allemagne en partie pour l’apprentissage des langues – pour nous comme pour nos enfants. Quels sont les avantages du plurilinguisme à l’âge des logiciels de traduction automatique ? Et puis comment apprend-on des langues étrangères ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/parler-plusieurs-langues-toujours"><strong>Parlez plusieurs langues : toujours utile ?</strong></a><strong>(</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a> et <a target="_blank" href="https://open.spotify.com/show/7FGBtFdMHf1hP7axska3wC">Spotify</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/lavenir-du-service-public-avec-sbastien-a04</link><guid isPermaLink="false">substack:post:25424106</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 14 Dec 2020 05:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/25424106/01003dd3892f785975b5b6b861b8a29e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3567</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/25424106/27e9884a8bf5eb86275723c1a1983566.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Parler plusieurs langues : toujours utile ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à nos réflexions sur l’apprentissage des langues étrangères </strong>dans une période de transition et d’incertitude. Est-ce encore utile d’apprendre des langues étrangères à l’âge des logiciels de traduction automatique ?</p><p><strong>On pense à tort que le monolinguisme est la norme</strong>. En réalité, plus de 50% des individus de la planète jonglent avec au moins deux langues (des immigrés, des enfants d’immigrés, des habitants de communautés où l’on parle plusieurs langues, des citoyens de pays multilingues, <em>etc</em>.). Et si c’était le monolinguisme caractéristique des “dominants” qui était une aberration, et non le multilinguisme ?</p><p>Laetitia et moi croyons beaucoup à l’importance de <a target="_blank" href="https://fortune.com/2020/12/02/covid-hiring-immigrants-mindset-uncertainty-job-hunting/">l’état d’esprit de l’immigré</a> dans un monde où l’incertitude est omniprésente. Apprendre des langues étrangères, c’est une manière de s’approprier cet état d’esprit. Au-delà de la langue elle-même, que l’on ne maîtrisera peut-être pas aussi bien que Google, cet apprentissage est un parcours d’humilité et d’empathie. On apprend à se mettre dans la peau des autres. Et quand on parle une langue étrangère, on doit s’habituer à être perçu comme incarnant l’altérité.</p><p>C’est dans état d’esprit que nous avons résidé cinq ans à Londres, puis que nous avons choisi de nous installer en Allemagne cette année. Alors que notre fils fait cette semaine ses premiers pas dans une école allemande, en immersion totale dans une langue qu’il ne parle pas encore, nous nous interrogeons sur ce que représente l’apprentissage d’une troisième langue pour un enfant déjà bilingue.</p><p>Le multilinguisme présente de nombreux avantages sur le plan cognitif : meilleure attention sélective, concentration, planification et capacité à résoudre des problèmes complexes. En pratiquant deux langues à la fois (voire trois !), les enfants améliorent leur flexibilité mentale. En alternant les codes linguistiques (<em>code switching</em>), ils pratiquent une gymnastique permanente et “sculptent” leur cerveau de manière différente.</p><p>Et ce qui est vrai pour les enfants l’est aussi pour les adultes ! Des travaux de recherche récents ont montré que les adultes qui pratiquent plusieurs langues au quotidien <a target="_blank" href="https://www.rtbf.be/tendance/bien-etre/sante/detail_parler-au-moins-quatre-langues-pourrait-reduire-le-risque-de-demence?id=10317276">réduisent significativement le risque de démence</a>. Le bilinguisme freinerait Alzheimer. Le cerveau adulte, surprenant dans sa plasticité, a donc beaucoup à y gagner. Il n’est jamais trop tard pour se mettre à apprendre une langue ! </p><p>Enfin, l’apprentissage des langues est également essentiel dans un contexte d’incertitude parce qu’il aide à développer une forte tolérance à l’ambiguïté (on ne peut pas connaître tous les mots et certains mots peuvent vouloir dire plusieurs choses selon le contexte). Or quelqu’un qui tolère l’ambiguïté trouve les situations inhabituelles plus excitantes qu’effrayantes, sera plus porté sur l’innovation et aura un plus d’esprit d’entreprendre.</p><p>Faites-nous vos retours sur ce sujet ! <em>Pour vous, quelles sont les raisons d’apprendre des langues ? Comment vous y êtes-vous pris ?</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-vivre-avec-lincertitude">Apprendre à vivre avec l’incertitude</a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grande-fragmentation-comment-sy">La grande fragmentation : comment s'y préparer ?</a> (conversation “À deux voix”)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/immigration-changer-de-perspective">Immigration : changer de perspective</a> (conversation “À deux voix”)</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434">Franz Liszt, Angelus ! Prière Aux Anges Gardiens—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=_mn5i3b30jU&#38;ab_channel=Ayden434"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/parler-plusieurs-langues-toujours</link><guid isPermaLink="false">substack:post:22223116</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 10 Dec 2020 05:30:59 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/22223116/303efaa700d4bd8c1dd6166ac0a9cd05.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3230</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/22223116/8834c0ae7fda865502a7b8a359aed3d2.jpg"/></item><item><title><![CDATA[📚 L'avenir des librairies. Regard sur trois continents avec Bruno Maçães.]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Désormais, chaque lundi nous vous envoyons à la fois un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, une interview avec un invité passionnant (francophone ou non) et quelques informations pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>L’année 2020 aura aussi été </strong><a target="_blank" href="https://theconversation.com/ce-que-nous-apprend-le-debat-sur-la-fermeture-des-librairies-150248"><strong>l’année des grands débats sur l’avenir des librairies</strong></a>. Les confinements et la fermeture forcée des librairies dont ils se sont accompagnés, mais aussi la montée fulgurante du commerce en ligne et du poids d’Amazon, font craindre le pire pour l’avenir des librairies à Paris, et partout en France. </p><p>Pour certains, qualifier les librairies de “commerces non essentiels”, c’est une attaque de plus contre la culture alors même que nous avons tant besoin des nourritures de l’esprit que nous apportent les livres. Pour d’autres, les débats sur les librairies masquent une méconnaissance des tendances de fond de la société et du commerce. </p><p>Amazon vend certes beaucoup de livres, mais <a target="_blank" href="http://www.slate.fr/story/196753/librairies-amazon-grande-distribution-concurrence-vente-livres-menace-disparition-fnac-cultura-leclerc">ce sont surtout les grandes surfaces </a><a target="_blank" href="http://www.slate.fr/story/196753/librairies-amazon-grande-distribution-concurrence-vente-livres-menace-disparition-fnac-cultura-leclerc"><em>“qui font mal aux librairies”</em></a> depuis des années. Par ailleurs, quand vous n’habitez pas dans une grande ville, il est probable que vous n’avez pas vraiment accès à une librairie, avec ou sans pandémie. <a target="_blank" href="http://www.slate.fr/story/196738/librairiesouvertes-combat-fantasme-livres-librairies-centre-villes-zones-commerciales-inegalites-culture-lecture"><em>“La fermeture des librairies est-elle un problème de bourges ?”</em></a> s’interrogeait <em>Slate</em> il y quelques jours, en soulignant aussi que <em>“le Ve arrondissement parisien en concentre plus de cent à lui seul, les Hautes Alpes en comptent neuf au total. Il faut vivre dans un certain contexte pour avoir le réflexe librairie.”</em></p><p>Les librairies, comme une grande partie des commerces urbains de proximité, ont beaucoup souffert cette année. Mais la crise actuelle ne fait qu’amplifier une tendance qui lui préexistait. Le paysage des librairies et commerces de quartier se transforme depuis des années sous l’effet de trois phénomènes : la transition numérique, les transformations des attentes culturelles des consommateurs, et la montée des prix de l’immobilier dans les centres des villes les plus denses comme Paris.</p><p>À bien des égards, l’histoire de Gibert Jeune est emblématique de ces phénomènes. Dans cette librairie historique du quartier latin, fondée à la fin du XIXe siècle, des générations d’étudiants (dont j’ai fait partie) ont acheté leurs manuels et sont allés flâner pour le plaisir. On vient tout récemment d’annoncer que la librairie <a target="_blank" href="https://actu.fr/ile-de-france/paris_75056/a-paris-la-librairie-gibert-jeune-institution-du-quartier-latin-menacee-de-fermeture_37502145.html">devrait être placée en cessation d’activités le 31 mars 2021</a>. Comme d’autres magasins du quartier, Gibert n’aura pas survécu à la pandémie.</p><p>La fin probable de cette icône du quartier latin a même fait l’objet d’un <a target="_blank" href="https://www.ft.com/content/3dfa6071-4542-4003-a903-ebb23aead3ef">article d’analyse du </a><a target="_blank" href="https://www.ft.com/content/3dfa6071-4542-4003-a903-ebb23aead3ef"><em>Financial Times</em></a>. Pour la journaliste du FT, <em>“Le Covid a laissé de profondes cicatrices dans le paysage urbain. J’ai récemment compté 12 façades de magasins vides le long du boulevard St Michel, sur le tronçon de moins d’un kilomètre qui va de la fontaine aux jardins du Luxembourg.” </em></p><p>Mais les problèmes de ces commerces ne sont pas seulement liés au virus (bien que la disparition des touristes et des étudiants soit effectivement désastreuse pour eux). En fait, Gibert Jeune était en difficulté depuis des années déjà, incapable de se positionner dans un monde en transition : trop lent et mauvais sur le numérique, mais aussi trop “moyen” et “mainstream” pour offrir aux clients le cachet artisanal et authentique d’une librairie singulière. Dans ces conditions, l’augmentation des prix de l’immobilier avait déjà condamné Gibert Jeune.</p><p>Depuis plusieurs années, il se passe ainsi à Paris ce qui s’est passé à New York ou à Madrid : à mesure que grimpent les loyers des magasins et des bureaux, les commerces singuliers sont progressivement remplacés par des Starbucks, Zara et H&M. Et <a target="_blank" href="https://medium.com/willbe-group/ville-et-commerce-quest-ce-qui-fait-la-vitalit%C3%A9-urbaine-3d44cb948bf6">la vitalité du commerce de détail</a> et la diversité du tissu social laissent la place à la <em>“</em><a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/ville-franchis%C3%A9e-Formes-structures-contemporaine/dp/2903539758"><em>ville franchisée</em></a><em>”</em>. </p><p>Certaines municipalités, dont Paris, ont bien conscience de ce phénomène et choisissent donc de subventionner ces petits commerces de quartier, dont les librairies et les échoppes d’artisans. Ces politiques satisfont aussi les habitants des centres de ces grandes villes, cadres, bobos et <em>hipsters</em> de la “gentrification”, avides de néo-artisanat, de singularité, et d’authenticité.</p><p>La pandémie pourrait accélérer encore plus la transformation du paysage du commerce urbain. D’abord, elle accélère l’adoption des achats en ligne et stimule le travail à distance, accélérant le déclin des quartiers d’affaires comme La Défense, mais aussi le déclin des commerces “moyens” – ni grandes surfaces, ni petit commerce singulier – qui ont peu d’arguments face à Amazon et aux hypermarchés.</p><p>Mais dans un second temps, il n’est pas impossible qu’il y ait également d’autres effets, plus positifs, sur la diversité du tissu commercial. Si les prix de l’immobilier commercial chutent autant que le craignent certains experts, alors les loyers pourraient baisser suffisamment pour que des artisans et entrepreneurs innovants osent ouvrir de nouvelles échoppes en centre-ville et offrir une alternative singulière et authentique aux franchises. Les consommateurs fatigués de leurs écrans pourront y trouver ce qu’on ne trouve pas chez Amazon : de la sérendipité, des conseils personnalisés et une ambiance unique.</p><p><strong><em>La semaine dernière, nous avons mis en ligne </em></strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/bruno-macaes-trois-continents"><strong>L'état du monde : regard sur trois continents 🌐</strong></a><strong><em>, notre interview de Bruno Maçães, un homme politique portugais, politologue et auteur, qui vient de publier </em></strong><a target="_blank" href="https://thewire.in/books/book-review-bruno-macaes-history-has-begun"><strong>History Has Begun: The Birth of a New America</strong></a><strong><em>, après d’autres ouvrages consacrés à l’Asie. </em></strong></p><p><strong><em>Voici, ci-dessous, un extrait de l’interview à propos de la Chine… </em></strong><strong>🇨🇳</strong></p><p><strong>Moi</strong> : Dans deux de tes livres récents, tu as parlé de l'aube de l'Eurasie, mais aussi des nouvelles routes de la soie. J’ai l’impression qu’en Occident, nous sommes passés très vite des interrogations sur la Chine à l'admiration, puis à la crainte. Aujourd’hui, il y a ce récit de la peur autour de la Chine. Que penses-tu de l'ambition mondiale de la Chine ? Et que réserve l'avenir à la Chine dans le monde ?</p><p><strong>Bruno—</strong>Eh bien, c'est le récit le plus marquant de la période contemporaine. Je pense que c'est un grand récit et que, d'une certaine manière, il englobe le récit de la pandémie. Il est tout à fait possible que dans 20, 30, 50 ans, le COVID-19 soit un simple chapitre du grand récit consacré à l'essor de la Chine. Et ce sera un chapitre important et intéressant parce que, après tout, la pandémie a commencé en Chine, mais est ensuite devenue assez rapidement une opportunité pour la Chine d'étendre son influence dans de nombreuses parties du monde et peut-être même de combler le fossé qui la séparait encore des États-Unis.</p><p>Nous savons que cet écart sera probablement réduit de 10 % d'ici la fin de 2020. C'est donc très important. Et d'une certaine manière, nous devons penser que tout le récit de la pandémie est très étroitement lié à notre perception de la Chine.</p><p>Je pense que la pandémie aurait pris un cours différent si nous avions, d'une certaine manière, pris la Chine au sérieux. Je repense souvent au mois de janvier, lorsque les autorités chinoises ont décidé de fermer cette immense métropole moderne et sophistiquée qu’est Wuhan, dont les Occidentaux ne savaient presque rien. Cela aurait vraiment dû être un signal d'alarme pour tout le monde qu'un pays aussi moderne, aussi développé que la Chine aujourd'hui décide de faire une telle chose – cela aurait dû être un message que le problème devait être pris au sérieux !</p><p>Mais je me souviens très clairement que la réaction aux États-Unis et en Europe a été, eh bien, ces choses se produisent en Chine parce que c'est un pays sous-développé, d'abord, et ensuite, parce que c'est un pays autoritaire. Par contre, si, comme nous, vous avez de bons hôpitaux et si vous avez la liberté d'expression, une épidémie de ce genre est impossible.</p><p>La situation d’aujourd’hui résulte donc d’une erreur étroitement liée à une mauvaise perception de la Chine. Et il était curieux de voir sur Twitter et ailleurs que beaucoup de ceux qui, en janvier dernier, disaient que c'était une évolution très grave, étaient des gens qui connaissaient très bien la Chine, qui avaient vécu en Chine ou qui avaient des interactions avec la Chine. Par exemple, de nombreuses personnes de la Silicon Valley se sont exprimés en janvier dernier pour alerter sur le danger que représente l'épidémie de Covid-19. Et ce sont des personnes qui ont une expérience quotidienne de la concurrence avec des entreprises chinoises. Ils savent donc que cela ne s'est pas produit dans un pays lointain et sous-développé. Ils savent que que si cela s’est produit là-bas, cela aurait pu tout aussi bien se produire en Europe et aux États-Unis. </p><p>Il est tout à fait possible – il est impossible d'en être sûr à ce stade – que l'impact le plus significatif de Covid soit l’accélération ou le ralentissement de la montée de la Chine – laquelle, comme je l'ai dit au début, est le récit majeur de notre temps. La Chine a changé lentement mais sûrement, changeant tout dans le monde tel que nous le connaissions.</p><p><strong>Moi</strong> : Que se passe-t-il pour la “Belt and Road” au milieu de cette pandémie ?</p><p><strong>Bruno—</strong>Cela dépend de ce que tu entends par “Belt and Road". C'est quelque chose dont j'ai déjà parlé dans mon livre, mais j’ai continué de m’y intéresser depuis lors. En Occident, on a tendance à définir ce projet comme un projet strictement lié aux infrastructures. Et si ce n’est que cela, alors ce n'est même pas un projet d'infrastructure ambitieux et flexible, mais un projet d'infrastructure très spécifique. Si on définit “Belt and Road” par les infrastructures, alors oui, la pandémie n’aide pas. Elle crée même un certain nombre de problèmes parce que les pays où ces projets sont développés sont moins capables de supporter les coûts et aussi parce que cela a posé des obstacles à la circulation de la main-d'œuvre. Les travailleurs chinois n'ont pas pu retourner sur les sites de certains de ces projets après la pandémie a eu un impact  particulièrement dévastateur. D’autres raisons pourraient expliquer pourquoi “Belt and Road” pourrait être confronté à de nouvelles difficultés. En outre, le ralentissement du commerce mondial n'est évidemment pas une bonne nouvelle si l’enjeu est d’investir dans des infrastructures portuaires qui sont censées servir le commerce mondial.</p><p>Mais si la définition de “Belt and Road” est un peu plus large, si elle concerne l'influence, la présence et la puissance économique de la Chine dans le monde, alors je pense que la pandémie pourrait être davantage une opportunité qu'une menace car elle créera des différentiels de croissance entre la Chine et d'autres pays, que nous constatons. L’économie indienne pourrait se contracter d'environ 11 % en 2020. La Chine, elle, connaîtra probablement une croissance de trois pour cent.</p><p>C'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui, comme le gouvernement chinois, considèrent qu’il y a une concurrence économique intense entre la Chine et l'Inde, en particulier. Et puis, il faudra voir, de nombreux pays ont maintenant encore plus besoin de l'argent de la Chine qu'auparavant. Certains pourraient s’ouvrir à la présence économique chinoise, en particulier les pays qui avaient montré une certaine réticence à l’accepter, comme l'Indonésie ou la Russie. </p><p>Il se pourrait donc que la pandémie soit davantage une opportunité qu'une menace pour le projet “Belt and Road”, à condition de le définir plus largement comme un projet de présence et de puissance économique mondiale de la Chine.</p><p>👉 <strong>Découvrez</strong> <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/bruno-macaes-trois-continents"><strong>L'état du monde : regard sur trois continents 🌐</strong></a><strong> (</strong>conversation avec Bruno Maçães – version intégrale)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><strong>🇫🇷 La disparition de Valéry Giscard d’Estaing</strong></p><p><em>Mardi 8 décembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la disparition de Valéry Giscard d’Estaing.</strong> Le troisième président de la Ve République est décédé à 94 ans des suites du Covid. Quelle analyse peut-on faire de son bilan et de l’image qu’il avait dans l’opinion (pas de vague de nostalgie comme après la mort de Chirac) ? Les comparaisons qui ont été faites avec le président actuel sont-elles pertinentes ?</p><p>⚡️ L’innovation dans les services publics</p><p><em>Mercredi 9 décembre </em>| <strong>Interview de Sébastien Soriano, président de l’ARCEP et auteur du livre </strong><strong><em>Un avenir pour le service public</em></strong>, qui vient de paraître aux éditions Odile Jacob. Sébastien a déjà une longue expérience de l’administration. Lorsque le monde a basculé dans la pandémie, il s’est demandé si cette période n’allait pas contribuer à accélérer l’innovation dans les services publics. Son livre, dont il parle à Nicolas en détail dans cette conversation, est né de cette interrogation.</p><p>🤔 Parler plusieurs langues : toujours utile ?</p><p><em>Jeudi 3 décembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur l’apprentissage des langues étrangères. </strong>Nicolas et moi nous sommes installés en Angleterre puis en Allemagne en partie pour l’apprentissage des langues. Quels sont les avantages du plurilinguisme à l’âge des logiciels de traduction automatique ? Et puis comment apprend-on des langues étrangères ?</p><p><strong>✋ L’ambivalence du protectionnisme</strong></p><p>Pourquoi les crises sanitaire et économique ont-elles ravivé les discours protectionnistes ? Est-ce seulement un phénomène conjoncturel ou bien le protectionnisme est-il notre nouvel horizon ? Laetitia et moi en discutons en revenant sur l’histoire du protectionnisme et ses inflexions récentes.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <strong> </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lambivalence-du-protectionnisme"><strong>L’ambivalence du protectionnisme</strong></a> <strong>(</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>🙃 La vie périurbaine</p><p>En quoi la vie périurbaine de ces zones résidentielles, pavillonnaires est-elle différente en Europe et aux États-Unis ? Et de quelle manière est-elle en train de changer ? Laetitia et moi revenons sur notre migration récente du centre vers la périphérie et sur le contexte historique des transformations à l’oeuvre.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <strong> </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-vie-priurbaine"><strong>La vie périurbaine</strong></a> <strong>(</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/-lavenir-des-librairies-regard-sur</link><guid isPermaLink="false">substack:post:22581867</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 07 Dec 2020 05:31:15 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/22581867/fad414d61bf7811945c07adf6a453bb9.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>329</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/22581867/f8200ab72a4dc85112f8d263462d2b2f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La vie périurbaine]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧  de la semaine est consacré à la sociologie urbaine et périurbaine. </strong>En quoi la vie périurbaine de ces zones résidentielles, pavillonnaires est-elle différente en Europe et aux États-Unis ? Et de quelle manière est-elle en train de changer ?</p><p><strong>Laetitia et moi venons tout juste de nous installer en périphérie de Munich</strong>, dans une petite commune appelée Ottobrunn, qu’on pourrait qualifier de “zone pavillonnaire” bavaroise. Il y a encore un an, nous n’aurions jamais imaginé ne plus habiter dans le centre d’une grande ville (notre projet était d’habiter le centre de Munich dans un appartement). </p><p>Mais le confinement, et la prise de conscience de l’importance de notre vie casanière (nous travaillons tous deux à la maison), nous a fait réaliser que nous préférions une maison, un jardin, plus d’espace, et la proximité de la nature et des montagnes plutôt qu’un appartement en centre-ville.Nous sommes nombreux à faire cet arbitrage : renoncer à la centralité urbaine en échange d’un embourgeoisement. Mais qu’est-ce qui se cache derrière cet arbitrage ? Et pourquoi cette opposition est-elle si riche de symboles politiques et culturels ?Tout d’abord, il faut préciser les grandes différences entre le contexte américain et européen. L’étalement urbain de l’après-guerre, le développement de ces zones pavillonnaires uniformes pensées pour les classes moyennes blanches, reposent dans le contexte américain sur la civilisation de l’automobile. Les classes moyennes y aspiraient à s’éloigner des centre-villes (les ghettos pauvres) pour accéder à la propriété dans une zone périurbaine. </p><p>En Europe, en revanche, une densité plus grande et une histoire plus ancienne ont fait que l’automobile a joué un rôle plus secondaire dans la géographie urbaine. Les voies ferroviaires quadrillaient déjà le territoire et avaient déjà façonné les villes et leurs périphéries <em>avant</em> l’arrivée de l’automobile. Et puis, en Europe, les classes moyennes aspirent culturellement davantage à s’approcher des centres qu’à s’en éloigner.</p><p>L’histoire de <em>Suburbia </em>a aussi façonné la culture américaine. Laetitia évoque plusieurs oeuvres littéraires qui ont marqué l’histoire du féminisme et qui sont liées aux <em>suburbs</em> : <em>The Feminine Mystique (</em><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Femme_mystifi%C3%A9e"><em>La Femme mystifiée</em></a><em>), </em>un essai féministe de Betty Friedan, et <em>The Stepford Wives (</em><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Femmes_de_Stepford_(roman)"><em>Les femmes de Stepford</em></a><em>), </em>un roman dystopique de Ira Levin. </p><p>Ces deux oeuvres illustrent à quel point l’imaginaire autour de <em>Suburbia</em> est chargé en Amérique. De nombreux films et séries sont consacrés à la dénonciation de la culture de la conformité<em>, </em>du racisme et de l’anti-féminisme associée à la vie des <em>suburbs</em>.<em> </em>Les habitants de ces banlieues-là sont conservateurs et n’aiment pas les gens différents. </p><p>À l’inverse, comme l’écrit Leslie Kern dans <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/feminist-city-de-leslie-kern"><em>Feminist City</em></a> à propos des grandes villes, la possibilité d’y vivre de manière plus “féministe” y est plus grande :</p><p><em>“Par rapport à la banlieue, ce type de densité urbaine offre beaucoup plus de possibilités de gérer les responsabilités parentales, scolaires et domestiques. (...) Le diagnostic de Betty Friedan en 1963 sur le "problème qui n'a pas de nom" comportait un réquisitoire cinglant contre la vie en banlieue (...) Le mode de vie en banlieue supposait et nécessitait, pour fonctionner correctement, une famille nucléaire hétérosexuelle avec un adulte travaillant à l'extérieur du foyer et un autre à l'intérieur.”</em></p><p>En quoi tout cela est-il différent en Europe ? Et la pandémie contribue-t-elle à transformer la vie périurbaine ? C’est ce que nous discutons avec Laetitia dans cet épisode.</p><p>* Notre note de lecture sur <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/feminist-city-de-leslie-kern"><em>Feminist City</em></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/feminist-city-de-leslie-kern"> de Leslie Kern</a></p><p>* Notre interview de Leslie Kern dans son intégralité : <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-villes-aussi-devraient-tre-fministes">Les villes aussi devraient être féministes</a></p><p>* Un épisode “À deux voix” intitulé <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-villes-aprs-la-pandmie">Les villes après la pandémie</a></p><p>* Un Édito de Laetitia intitulé : <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-banalit-domestique-notre-salut">La banalité domestique : notre salut ?</a></p><p>* Un épisode “À deux voix” consacré à <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-gographie-lectorale-amricaine">La géographie électorale américaine</a></p><p>* Un épisode “À deux voix” sur <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter">l’arbitrage des foyers entre “louer et acheter” dans l’immobilier</a></p><p>* Notre interview de Robin Rivaton : <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/covid-19-et-urbanisation-continuerons">COVID-19 et urbanisation : continuerons-nous d'habiter dans les villes ?</a></p><p>* Notre interview de Pascal Chazal : <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/construire-plus-mieux-et-moins-cher">Construire plus, mieux et moins cher</a></p><p>* Un épisode “À deux voix” sur <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-gauche-et-la-droite-que-signifient">La gauche et la droite</a></p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-vie-priurbaine</link><guid isPermaLink="false">substack:post:20636857</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 03 Dec 2020 05:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/20636857/9325d7f67816cc914d310d60c037ed53.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2634</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/20636857/154ed05be79b4686a3eb49216c471a56.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La France plus homophobe ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>Aux États-Unis, l’homophobie n’a cessé de reculer depuis une vingtaine d’années. </strong>On s’en souvient à peine, mais en 2004, l’un des thèmes de campagne de George W. Bush face au démocrate John Kerry était l’idée d’inscrire dans la Constitution l’interdiction de fait du mariage pour tous. Cette thématique de campagne avait contribué à mobiliser un électorat conservateur encore ouvertement homophobe.</p><p>Mais en quelques années, les choses ont changé du tout au tout. Ce fameux amendement n’a jamais été rédigé. De nombreux États ont adopté des règles permettant le mariage pour tous. En 2015, la Cour suprême a jugé que, pour des personnes de même sexe, se marier était un droit dans tous les États-Unis. Plusieurs personnalités politiques, comme les sénatrices Tammy Baldwin et Kyrsten Sinema ou le gouverneur du Colorado Jared Polis, ont remporté des victoires électorales après s’être ouvertes de leur homosexualité. Et en 2016, l’entrepreneur et investisseur Peter Thiel, par ailleurs proche de Donald Trump, a été la première personnalité de l’histoire à se présenter comme gay à la tribune d’une convention du Parti républicain.</p><p><strong>La France, en revanche, semble prendre du retard.</strong> On trouve bien quelques personnalités du monde des médias (Laurent Ruquier), du sport (Amélie Mauresmo) ou de la politique (Bertrand Delanoë) qui ont fait leur <em>coming out</em>. Mais ceux-là refusent d’être considérés comme des symboles ou des activistes, insistant sur cette vision bien française de la séparation stricte entre la vie publique et la vie privée.</p><p>Plus nombreux encore sont les cas de personnalités dont l’homosexualité est de notoriété publique et bien vécue par les intéressés eux-mêmes, mais reste passée sous silence dans les médias. Richard Descoings, le directeur de Sciences Po tragiquement disparu en 2011 (auquel j’avais <a target="_blank" href="https://medium.com/l-%C3%A2ge-de-la-multitude/richard-descoings-ou-la-radicalit%C3%A9-b0fe67284c01">consacré un hommage en 2015</a>), était de ceux-là. Tout le monde à Sciences Po, étudiants compris, savait qu’il se disait lui-même gay, en toute décontraction. Mais il a fallu attendre longtemps (en l’occurrence la parution du livre <em>Richie</em> de Raphaëlle Bacqué) avant que les médias en fassent état – alors qu’il était un personnage public partageant lui-même tout cela en public !</p><p>Les mêmes pudeurs bien françaises sont visibles dans le monde du travail. Selon une étude réalisée par le Boston Consulting Group en partenariat avec <em>Têtu</em>, <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/inclusion-lgbtq-entreprise-regression">commentée par Laetitia ici</a>,</p><p><em>En octobre 2020, </em><a target="_blank" href="https://www.bcg.com/fr-fr/press/9october2020-inclusion-lgbtq-en-entreprise"><em>une étude BCG / </em></a><a target="_blank" href="https://www.bcg.com/fr-fr/press/9october2020-inclusion-lgbtq-en-entreprise">Têtu</a><a target="_blank" href="https://www.bcg.com/fr-fr/press/9october2020-inclusion-lgbtq-en-entreprise"><em> sur l’inclusion des LGBTQ+</em></a><em> en entreprise a fait grand bruit en mettant en avant une </em>« inquiétante régression »<em> en la matière depuis 2018. </em>« Seul·e·s 43% des LGBTQ+ sont <em>out</em> au travail, soit 11 points de moins qu’en 2018 ».<em> Dans la 5ème édition de son baromètre sur les perceptions et attentes des LGBTQ+ en entreprise, on souligne que c’est la première fois depuis 2014, qu’il y a une dégradation du sentiment d’inclusion.</em></p><p><strong>Comment expliquer ce retard français – et, surtout, le fait qu’il s’aggrave pendant la pandémie</strong>, contribuant probablement à la multiplication des suicides chez les personnes LGBT, encore plus que dans le reste de la population ? Il y a plusieurs raisons qui se combinent les unes aux autres.</p><p>* <em>Le fait que le mariage pour tous ait été mis en place par la gauche a compliqué la formation d’un consensus national autour de ces questions</em>. La France tranche avec d’autres pays, comme le Royaume-Uni, où ce sont des dirigeants politiques de droite qui ont fait progresser les choses.</p><p>* <em>La Manif pour tous a créé un espace médiatique qui lui a survécu</em>, aujourd’hui occupé par des personnalités comme Éric Zemmour, qui continue d’entretenir un sentiment homophobe dans certaines parties de la société française.</p><p>* <em>La France est un pays si centralisé et si stratifié qu’il est possible pour les membres de l’élite de vivre tranquillement leur homosexualité à Paris</em>, sans qu’ils jugent nécessaires d’envoyer un signal au reste du pays en faisant leur<em> coming out</em>.</p><p>* <em>Enfin, la France est un pays où le non-dit fait partie de la communication</em>. Comme Laetitia <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/manager-equipes-multiculturelles-erin-meyer">l’expliquait il y a quelques mois</a>, dans notre culture, <em>“le contexte joue un rôle important. Les messages sont plus implicites et les individus doivent lire entre les lignes (comprendre le message grâce au contexte ou au langage corporel)”</em>.</p><p>Le résultat, c’est que la dénonciation à voix haute de l’homophobie rampante par des personnalités comme Alice Coffin, qui a récemment publié <a target="_blank" href="https://www.grasset.fr/livres/le-genie-lesbien-9782246821779"><em>Le Génie lesbien</em></a>, est vite qualifiée de <em>“communautarisme”</em> :</p><p><em>La France s’arc-boute sur cette expression vide de sens, </em>“communautarisme”<em>, et sur un roman national mal digéré. La société française conditionne les personnes publiques à ne pas se revendiquer d’un groupe particulier, à se fondre dans un moule général qui serait celui de la citoyenneté.</em></p><p><strong>La situation est dangereuse car la bienveillance vis-à-vis des personnes LGBT ne peut pas être tenue pour acquise.</strong> Dans un article récent, l’hebdomadaire <em>The Economist</em> décrit l’intolérance dont fait l’objet l’homosexualité tout près de chez nous, <a target="_blank" href="https://www.economist.com/europe/2020/11/21/life-beyond-europes-rainbow-curtain">dans les pays d’Europe de l’Est</a>. Dans sa série vidéo <em>Empire of Dirt</em>, la journaliste de <em>Vice UK</em> Zing Tsjeng <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=6DQYu4iBNiQ&#38;ab_channel=VICE">rappelle que l’interdiction des relations homosexuelles est encore en vigueur</a>, parfois sous peine d’emprisonnement voire de mort, <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=6DQYu4iBNiQ&#38;ab_channel=VICE">dans de nombreux pays d’Asie et d’Afrique</a> – un héritage délétère de la colonisation par la Grande-Bretagne. Surtout, aux États-Unis mêmes, plusieurs juges à la Cour suprême ont récemment signalé qu’ils n’attendaient qu’une occasion pour remettre en question l’acquis que semblait pourtant être devenu le mariage pour tous dans tout le pays.</p><p><strong>Dans ce contexte délétère, la France va-t-elle enfin affronter son problème avec cette formule creuse de </strong><strong><em>“communautarisme”</em></strong><strong> et reconnaître qu’elle lui fait prendre du retard dans la lutte contre l’homophobie ?</strong></p><p>Il y a quelques semaines, j’ai interviewé Albin Serviant, repreneur et dirigeant du magazine et de la marque <em>Têtu</em> 👉 Écoutez notre conversation<strong> </strong>🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/relancer-une-marque-puissante-ttu"><strong>Relancer une marque puissante : Têtu</strong></a>—<em>accessible à tous</em>.</p><p>La semaine dernière, l’une de nos conversations “À deux voix” était consacrée au souvenir de la mobilisation des malades du sida dans les années 1980 et 1990 👉 Écoutez<strong> </strong>🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/aprs-la-pandmie-la-mobilisation-des"><strong>Après la pandémie, la mobilisation des patients ?</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p><strong>✋ L’ambivalence du protectionnisme</strong></p><p><em>Mardi 1er décembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la montée du protectionnisme et son ambivalence.</strong> Pourquoi les crises sanitaire et économique ont-elles ravivé les discours protectionnistes ? Est-ce seulement un phénomène conjoncturel ou bien le protectionnisme est-il notre nouvel horizon ? Laetitia et moi en discutons en revenant sur l’histoire du protectionnisme et ses inflexions récentes.</p><p>🌐 L’état du monde : regard sur trois continents</p><p><em>Mercredi 2 décembre </em>| <strong>Interview de Bruno Maçães, ancien ministre portugais et auteur de plusieurs livres sur la Chine, l’Asie et les États-Unis. </strong>Dans une interview réalisée par Laetitia pour <em>Building Bridges</em>, il livre sa vision d’un monde en profonde transformation, où la pandémie accélère un rapprochement entre l’Europe et l’Asie tandis que les États-Unis s’échappent dans une réalité virtuelle.</p><p>🙃 La vie périurbaine</p><p><em>Jeudi 3 décembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la sociologie urbaine et périurbaine</strong>. En quoi la vie périurbaine de ces zones résidentielles, pavillonnaires est-elle différente en Europe et aux États-Unis ? Et de quelle manière est-elle en train de changer ? Laetitia et moi revenons sur notre migration récente du centre vers la périphérie et sur le contexte historique des transformations à l’oeuvre.</p><p><strong>⚠️ Attention, cette semaine nous modifions un peu notre grille ! </strong>La transcription intégrale de l’interview de Bruno sera envoyée mercredi <em>à nos seuls abonnés</em>, accompagnée d’une note de lecture de son dernier ouvrage <em>History Has Begun</em>. Ensuite, quelques extraits de cette interview seront envoyés à tous lundi prochain, en plus de l’Édito de la semaine. Nous passons donc à un seul mail hebdomadaire (le lundi) pour les inscrits à notre liste de diffusion ! <strong>Si vous voulez ne rien manquer des contenus à venir cette semaine, il est temps de vous abonner à </strong><strong><em>Nouveau Départ </em></strong><strong>😘</strong></p><p><strong>🏬 Commerce de détail et différences culturelles</strong></p><p>Le commerce de détail diffère radicalement d’un pays à l’autre.<strong> </strong>Certaines enseignes de grande distribution sont présentes dans plusieurs pays. Pourtant, malgré la mondialisation, la grande distribution reste un univers très fragmenté, tant il reflète les différences culturelles entre pays. Laetitia et moi discutons ce sujet autour de deux exemples : Walmart (États-Unis) et Aldi (Allemagne).</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/commerce-de-dtail-et-diffrences-culturelles"><strong>Commerce de détail et différences culturelles</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>👩🏼‍💻 Une école de code féministe</p><p>Il y a aujourd’hui trop peu de femmes qui codent. Pourtant, l’histoire de l’informatique compte des figures féminines essentielles, dont Ada Lovelace (la fille de Lord Byron, le grand poète anglais) dont on dit qu’elle est à l’origine du premier programme informatique. Quand elle a créé son école de code féministe, Chloé Hermary a choisi de rendre hommage à Ada et toutes ces femmes oubliées. Chloé nous parle de son parcours, de féminisme, de son école et de ses projets. </p><p>👉 Écoutez 🎧 <strong> </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-une-cole-de-code-fministe"><strong>Une école de code féministe</strong></a> <strong>(</strong>conversation avec Chloé Hermary)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>✊ Après la pandémie, la mobilisation des patients ?</p><p>Les patients connectés entre eux grâce à Internet sont un moteur puissant de transformation du système de santé. À cet égard, la pandémie de Covid-19 fait écho à ce qui s’est produit dans les années 1980 et 1990 avec l’épidémie de sida. Les “<em>long haulers</em>”, ces patients touchés par le coronavirus qui souffrent pendant des mois de fatigue chronique ou ont des séquelles neurologiques, s’organisent entre eux et font avancer les soins et la prise de conscience.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <strong> </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/aprs-la-pandmie-la-mobilisation-des"><strong>Après la pandémie, la mobilisation des patients ?</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>Nos podcasts gratuits sont également accessibles sur <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/nouveau-d%C3%A9part/id1542089387">Apple Podcasts</a>. <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-france-plus-homophobe-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:20815537</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 30 Nov 2020 05:30:19 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/20815537/39e20f5264d7974c36678aac219835c8.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>403</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/20815537/584477756cd55e773489f212aa03573a.jpg"/></item><item><title><![CDATA[👩🏼‍💻 Une école de code féministe]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque mercredi, <em>Nouveau Départ</em> vous propose un entretien avec une personnalité éclairante. C’est au format audio 👆🎧  et/ou écrit, accessible à tous et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* <strong>Chloé Hermary : apprendre à coder de façon féministe</strong></p><p>* La désagrégation du système scolaire</p><p>* Féminisme : la nouvelle génération</p><p>* Apprendre à vivre avec l’incertitude</p><p><strong>Chloé Hermary fait partie de mes belles rencontres</strong> de l’année 2020. Nous ne nous sommes vues que sur Zoom, mais je ressens néanmoins une proximité avec elle, sa personne, son projet et ses valeurs. Il y a un peu plus d’un an, elle a créé <a target="_blank" href="https://adatechschool.fr/">Ada Tech School</a>, une “<em>école de code féministe</em>”, dont <a target="_blank" href="https://adatechschool.fr/mission/">le manifeste</a> est explicite :</p><p><strong><em>Aujourd’hui, en France, seulement 10% des élèves des formations Tech et informatiques sont des femmes : les stéréotypes genrés et culturels autour du code sont encore lourds.</em></strong></p><p><em>Ada Tech School est une école de programmation pensée pour les femmes, mais ouverte à toutes et à tous. Nous avons pour mission de créer l’espace et l’environnement propices à l’orientation de nouveaux talents vers les métiers du code, et particulièrement des jeunes femmes. Notre pédagogie favorise la collaboration, l’émancipation et la confiance en ses capacités à faire. Nous sommes en faveur d’une technologie créative, plus humaine et plus féminine.</em></p><p>C’est pendant ses études que Chloé s’est passionnée pour la pédagogie (notamment <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dagogie_Montessori">celle de Montessori</a>). Elle décide après ses études d’en faire son projet entrepreneurial et de combiner les pédagogies alternatives et le féminisme. Sans être spécialiste d’informatique, elle a vite compris que, puisque c’est avec le code que se construit le monde de demain, il faudrait que son apprentissage soit plus féministe et inclusif :</p><p><em>Nous sommes face à un grave problème. A la sortie du lycée, c’est catastrophique, elles sont une très grande minorité présentes dans les filières Tech, avec 10% des effectifs. En reconversion, elles sont un peu plus nombreuses. Mais encore faut-il qu’elles fassent leur formation jusqu’au bout. Beaucoup décrochent en cours ou une fois en poste. Dans un milieu très majoritairement masculin, les femmes n’ont pas toujours les codes et ne se sentent pas à l’aise. Elles sont même victimes de harcèlement. </em>(<a target="_blank" href="https://chut.media/portraits/chloe-hermary-informatique-est-historiquement-un-secteur-feminin/">Entretien à </a><a target="_blank" href="https://chut.media/portraits/chloe-hermary-informatique-est-historiquement-un-secteur-feminin/"><em>Chut</em></a>)</p><p>Avec Chloé, nous parlons de féminisme, de son parcours, de l’histoire (féminine) de l’informatique, de l’école qu’elle a créée et aussi d’Ada Lovelace. Et puis, comme nous sommes passées toutes deux par l’école HEC (à quinze ans d’intervalle), nous comparons nos expériences de sexisme à HEC. Hélas, pas grand-chose n’a changé. (<em>Mediapart</em> a récemment publié une enquête sur le sujet, intitulée “<a target="_blank" href="https://www.mediapart.fr/journal/france/060120/humiliations-sexuelles-homophobie-sexisme-voyage-au-sein-des-grandes-ecoles-de-commerce-francaises?onglet=full">Humiliations sexuelles, homophobie, sexisme: voyage au sein des grandes écoles de commerce françaises</a>”). Mais cette expérience-là l’a sans doute aidée à forger son école féministe…</p><p><strong>Écoutez le podcast ci-dessus</strong> 🎧👆, partagez-le et faites-nous savoir votre avis !</p><p><strong>Il se peut que</strong> la crise et la transition provoquent une désagrégation du système scolaire pour mieux l’ouvrir à l’innovation. Autrement dit, ces quatre éléments constitutifs du système scolaire pourraient être séparés. Avec Nicolas, nous avons discuté dans ce podcast l’avenir de chacune des missions actuelles du système scolaire… et imaginé comment ces missions pourraient être re-combinées différemment.</p><p><em>En voulant à tout prix que cette période de pandémie ne soit qu’un événement “exceptionnel” qui ne remet pas en question le système dans sa globalité, on passe à côté de la transition numérique de l’éducation nationale. Valoriser les expérimentations et les initiatives sur le terrain, investir dans des équipements à la hauteur, créer une école en ligne de haut niveau qui pourrait bénéficier à des enfants qui font l’école à la maison n’importe où en France (une “Khan Academy” à la française qui serait mieux que le CNED !), et concevoir l’école “normale” comme une expérience hybride (en ligne et sur place) … voilà quelques-unes des idées qui auraient pu être creusées pendant cette période.</em></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-dsagrgation-du-systme-scolaire"><strong>La désagrégation du système scolaire</strong></a><strong> </strong>🏫 <strong> </strong>(conversation entre Nicolas et moi)—<em>réservé aux abonnés.</em></p><p><strong>Rebecca Amsellem</strong> est entrepreneuse et féministe. Avec sa newsletter <a target="_blank" href="https://lesglorieuses.fr/?v=11aedd0e4327">Les Glorieuses</a>, elle a mis ses qualités entrepreneuriales au service du féminisme. On lui doit le mouvement associé au hashtag <a target="_blank" href="https://lesglorieuses.fr/communique-de-presse-5novembre16h47/?v=11aedd0e4327">#5novembre16h47</a>, né en 2016 pour sensibiliser les Français aux inégalités salariales. Elle en a eu l’idée après avoir observé la <a target="_blank" href="https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/10/25/20002-20161025ARTFIG00313--14h38-les-islandaises-se-mettent-en-greve-contre-les-inegalites-salariales.php">“grève” des femmes islandaises de 2016</a>, qui sont massivement descendues dans les rues pour protester contre les inégalités salariales. </p><p>Dans ce podcast, Rebecca parle de son parcours, de la création des Glorieuses, des inégalités de revenus entre hommes et femmes, et ce qu’on pourrait faire pour y remédier. Nous parlons aussi des inégalités de patrimoine. À ce propos, elle nous recommande le livre <a target="_blank" href="https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_genre_du_capital-9782348044380.html"><em>Le genre du capital</em></a> de Céline Bessière et Sibylle Gollac, où l’on peut lire :</p><p><em>Il faut regarder ce qui se passe dans les familles, qui accumulent et transmettent le capital économique afin de consolider leur position sociale d’une génération à la suivante. Conjointes et conjoints, frères et soeurs, pères et mères n’occupent pas les mêmes positions dans les stratégies familiales de reproduction, et n’en tirent pas les mêmes bénéfices.</em></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/fminisme-la-nouvelle-gnration"><strong>Féminisme : la nouvelle génération</strong></a> 💪 (conversation avec Rebecca Amsellem)<em>—accessible à tous.</em></p><p><strong>Le concept d’incertitude</strong> est sur toutes les lèvres. Il passionne les stratèges comme les éducateurs. Il s’applique dans différents domaines<strong> : </strong>la gastronomie, l’entreprise, la finance, l’éducation et la société en général. Et il nous incite à repenser nos manières de faire héritées de l’économie de masse du siècle dernier et basées sur les processus fiables, prévisibles et réplicables.</p><p>Récemment, j’ai découvert les travaux d’un professeur en stratégie du nom de Vaughn Tan, qui vient de publier un livre fascinant, <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Uncertainty-Mindset-Innovation-Insights-Frontiers/dp/023119689X/"><em>The Uncertainty Mindset</em></a><em>. </em>Dans son livre, Vaughn Tan explique les leçons à tirer de l’innovation dans les cuisines des grands chefs. Aujourd’hui, il faut innover pour survivre. Or l’innovation, c’est l’incertitude permanente. C’est donc un “esprit d’incertitude” dont on a besoin :</p><p><em>L’innovation est par nature vraiment incertaine. Avec le travail d’innovation, vous ne savez pas ce que vous cherchez jusqu’à ce que vous le trouviez ou le créiez. L’incertitude, c’est inévitable quand vous cherchez à faire quelque chose qui n’a jamais été fait ou imaginé auparavant</em>. (…) <em>Un management efficace de l’innovation implique la formation de personnes et d’équipes désireuses et capables d’arrêter de faire ce qu’elles font bien pour chercher à développer autre chose</em>. (<em>The Uncertainty Mindset</em>)</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-vivre-avec-lincertitude"><strong>Apprendre à vivre avec l’incertitude</strong></a><strong> </strong>😵 (conversation entre Nicolas et moi)—<em> accessible à tous.</em></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/-une-cole-de-code-fministe</link><guid isPermaLink="false">substack:post:19487528</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 24 Nov 2020 21:02:39 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/19487528/1ac3e23e32c52c69f18636a6f5758332.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3515</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/19487528/6eb1f6cc62923742292bfd20dc32883b.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Commerce de détail et différences culturelles]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré au commerce de détail et aux différences culturelles. </strong>Nicolas et moi nous demandons pourquoi, dans une économie mondialisée, le commerce de détail diffère à ce point d’un pays à l’autre</p><p><strong>Certes, il existe des enseignes de grande distribution</strong> qui sont présentes dans plusieurs pays. Pourtant, malgré la mondialisation, le <em>retail</em> reste un univers très fragmenté, tant il reflète les différences culturelles d’un pays à un autre. La plupart des géants de la grande distribution restent des acteurs (essentiellement) locaux.</p><p>Ceux qui ont tenté de conquérir un marché étranger se sont souvent cassé les dents devant les difficultés. Pour se lancer dans un nouveau pays, il faut partir de zéro : les chaînes d’approvisionnement doivent être construites localement ; et les consommateurs n’ont pas les mêmes habitudes de consommation et aspirations.</p><p>Face à des marchés occidentaux de plus en plus saturés et aux exigences toujours plus pressantes de consommateurs rendus plus exigeants depuis la révolution numérique,  certains acteurs regardent avec envie du côté des marchés émergents. Mais dans le <em>retail</em>, la mondialisation est particulièrement difficile pour les grandes entreprises. </p><p>Par exemple, les fabuleuses opportunités qui accompagnent la montée en puissance des classes moyennes chinoises et indiennes ne sont pas facilement accessibles aux géants occidentaux. Même à l’intérieur de l’Europe, les différences culturelles sont si importantes qu’elles rendent titanesque le défi de l’internationalisation. </p><p>Nicolas et moi discutons du sujet de la fragmentation du <em>retail</em> autour de deux exemples : celui de Walmart aux États-Unis et d’Aldi en Allemagne. À travers le récit de l’histoire de Walmart et de l’histoire de son échec en Allemagne, on comprend pourquoi la grande distribution est liée à la géographie, à l’histoire et à la culture.</p><p>Quant à l’histoire d’Aldi, elle dit beaucoup de choses sur la culture allemande. La réussite d’Aldi en Grande-Bretagne, en France ou même aux États-Unis est le fruit d’une bonne compréhension de la fragmentation, et de la stratification des marchés. Cela fait d’Aldi l’une des rares enseignes à avoir une empreinte internationale forte.</p><p>De quelle manière la crise actuelle accélère-t-elle cette fragmentation ? En matière de <em>retail</em>, quels sont les gagnants et les perdants de cette crise ? Quels sont les liens entre Walmart et Amazon ? Nicolas et moi tentons de répondre à ces questions, ainsi qu’à beaucoup d’autres encore.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/commerce-de-dtail-et-diffrences-culturelles</link><guid isPermaLink="false">substack:post:19485014</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 24 Nov 2020 05:30:51 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/19485014/1cf6cf95a91477fdd0ae7fe75e7a7f76.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2890</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/19485014/9b70a01815d9c94d6379e1f86b36c28f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'apparition (libératrice) des cheveux gris]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>Je ne suis pas seule à ressentir cela</strong> : cette année nous a fait vieillir de plusieurs années d’un coup. Cela a été comme un coup d’accélérateur du vieillissement : un peu comme les photos <a target="_blank" href="https://www.dailymail.co.uk/news/article-3397156/Thank-goodness-s-one-Startling-pictures-presidency-aged-Obama-State-Union.html">avant / après de la présidence de Barack Obama</a>, mais en seulement huit mois. C’est aussi pour cela que notre <a target="_blank" href="https://www.scienceshumaines.com/la-perception-du-temps-en-confinement_fr_42237.html">perception du temps est si distordue</a>. Il y a un avant et un après, et un présent qui s’étire. </p><p>La <em>canitie</em> (un joli mot latin pour désigner le blanchiment des cheveux) en est l’un des symptômes les plus visibles. Non seulement, nous avons gagné en cheveux blancs, mais en plus, ils sont plus apparents que jamais. Pendant chaque confinement cette année, les salons de coiffure ont fermé. En conséquence, de nombreuses femmes habituées à se teindre les cheveux ont laissé tomber : elles assument désormais leurs cheveux blancs.</p><p><strong>Assumer ses cheveux blancs, c’est un mouvement qui n’est pas nouveau.</strong> En France, la journaliste Sophie Fontanel en avait fait, en 2017, le sujet d’un livre remarqué, <a target="_blank" href="https://livre.fnac.com/a10624006/Sophie-Fontanel-Une-apparition"><em>Une Apparition</em></a> : <em>“Et enfin, à cinquante-trois ans, j’ai entrepris d’apparaître.” </em>Un soir d’été, elle a décidé d’arrêter de se teindre les cheveux et de regarder pousser ses cheveux blancs. Puis elle en a fait une sorte de journal romancé et manifeste d’affirmation de la beauté de l’âge. Pour elle, la société n’attendait qu’un petit signal pour découvrir la puissance et la beauté des cheveux blancs.Depuis plusieurs années, des stars, des journalistes et des autrices remarquables en ont fait un sujet de revendication. Assumer ses cheveux blancs, c’est politique. C’est affirmer la puissance de l’âge. C’est aussi <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans">rejeter l’invisibilisation des femmes</a> à partir d’un certain âge, et cette idée que l’âge ne sied qu’aux hommes. Évidemment, c’est politique aussi parce que le pouvoir est davantage entre les mains des hommes aux tempes grisonnantes que des femmes aux cheveux gris. </p><p><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/leadership-crise-gorilles"><strong>Comme chez les gorilles</strong></a><strong>, les cheveux gris confèrent du pouvoir aux “dos argentés” mâles alors qu’ils ont tendance à mettre les femelles socialement au rebut. </strong>Pire, les cheveux blancs chez les femmes peuvent même faire peur : ils convoquent la figure ancestrale de la sorcière, dont la puissance est profondément subversive. <a target="_blank" href="https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Sorci__res-9782355221224.html"><em>Sorcières</em></a> de Mona Chollet, l’un des essais les plus vendus de l’année 2019, a rendu ce sujet <em>mainstream</em>. (Les cheveux blancs restent encore tabou aux yeux de certains hommes aussi : Donald Trump se <a target="_blank" href="https://meaww.com/donald-trump-gray-hair-causes-stir-at-first-speech-since-election-loss-internet-says-doofus-old-slow">teint les cheveux</a>, par exemple, et nombre d’hommes dans son entourage, un peu comme à la Cour, se sentent <a target="_blank" href="https://www.esquire.com/style/grooming/a34742580/rudy-giuliani-hair-dye-melting-press-conference/">obligés de faire de même</a>.)</p><p>Mais jusqu’à cette année, assumer ses cheveux blancs, cela comportait encore une certaine radicalité. C’était un acte militant. Pour beaucoup de femmes qui ne sont ni stars, ni puissantes, ni particulièrement militantes, teindre ses cheveux, c’était l’option par défaut dans un monde qui reste âgiste et sexiste. Teindre ses cheveux, c’était se donner plus de chances d’obtenir ou de garder un emploi, de ne pas faire de vagues, et de rester un objet de désir.</p><p><strong>L’année 2020 marque donc un tournant. </strong>Ce qui était un acte militant est en passe de devenir quelque chose de parfaitement normal. De nombreuses femmes, dont je suis, n’ont pas arrêté de se teindre les cheveux par acte de militantisme, mais simplement par flemme ou manque d’accès à un salon de coiffure. </p><p>Après plusieurs mois, elles s’habituent aux cheveux gris, et se disent : <em>“Est-ce que cela vaut la peine de me mettre des produits chimiques sur la tête et de salir ma salle de bain, ou de dépenser plus de 100 euros dans un salon pour une teinture ?” </em>Alors que les crises sanitaire et économique font des ravages, la teinte des cheveux semble quelque peu futile. Et puis, comme Sophie Fontanel, Mona Chollet, ou <a target="_blank" href="https://www.annekreamer.com/going-gray">Anne Kreamer</a> avant elles, certaines se (re)découvrent au naturel et finissent par embrasser le mouvement “<a target="_blank" href="https://www.annekreamer.com/going-gray">Going Gray</a>”.</p><p>Aux États-Unis comme en Europe, on ne compte plus les comptes Instagram (comme <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/grombre/?hl=en">@grombre</a>) qui ont gagné des dizaines de milliers de <em>followers</em> cette année. Le “Going Gray” devient un phénomène de société massif, comme le déclin du maquillage (<em>Le Parisien</em> se demandait cet été, <em>“</em><a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/societe/le-confinement-a-t-il-tue-le-maquillage-01-07-2020-8345142.php"><em>Le confinement a-t-il tué le maquillage ?</em></a><em>”</em>) et <a target="_blank" href="http://www.slate.fr/story/192384/confinement-fin-soutien-gorge-armatures-confort-seins-poitrine">le désamour vis-à-vis des soutiens-gorge à armature</a>. </p><p>À cet égard, la tumultueuse année 2020 semble marquer une certaine libération des corps. Alors que la récession frappe durement les femmes (<em>“</em><a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/p/2020-a-she-cession"><em>Shecession</em></a><em>”</em>), que les <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2020/06/24/coronavirus-la-crise-a-conforte-la-place-desequilibree-des-femmes-dans-les-medias_6044058_3236.html">médias donnent peu la parole aux femmes expertes</a>, que <a target="_blank" href="https://www.bcg.com/fr-fr/press/9october2020-inclusion-lgbtq-en-entreprise">l’homophobie fait encore des ravages</a>, il y a donc aussi quelques tendances plus positives qui signalent un changement de société. Demain, les femmes grisonnantes représenteront la catégorie démographique dominante dans notre société. Pour vivre heureuses, elles n’auront plus besoin de se cacher.</p><p>Quelques contenus <em>Nouveau Départ</em> sur des sujets liés :</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-007-crise-du-cinma-et-changement">🎥 007 : crise du cinéma et changement de société</a> <strong>(</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-villes-aussi-devraient-tre-fministes-625">Les villes aussi devraient être féministes</a> (conversation avec Leslie Kern)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott">"The New Long Life", de Andrew J. Scott et Lynda Gratton</a> <strong>(</strong>Note de lecture)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-banalit-domestique-notre-salut">La banalité domestique : notre salut ?</a> (Édito)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/normes-vestimentaires-et-mancipation">Normes vestimentaires et émancipation</a> <strong>(</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans">Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</a> (conversation avec Sophie Dancourt)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause">La fabrique de la ménopause</a> <strong>(</strong>Note de lecture)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-rcession-et-les-femmes">La récession et les femmes</a> <strong>(</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><strong>🏬 Commerce de détail et différences culturelles</strong></p><p><em>Mardi 24 novembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur combien le commerce de détail diffère d’un pays à l’autre. </strong>Certaines enseignes de grande distribution sont présentes dans plusieurs pays. Pourtant, malgré la mondialisation, le commerce de détail reste un univers très fragmenté, tant il reflète les différences culturelles d’un pays à un autre. Nicolas et moi discutons ce sujet autour de deux exemples : Walmart (États-Unis) et Aldi (Allemagne).</p><p>👩🏼‍💻 Une école de code féministe</p><p><em>Mercredi 25 novembre </em>| <strong>Interview de Chloé Hermary, fondatrice d’Ada Tech School. </strong>Il y a aujourd’hui trop peu de femmes qui codent. Pourtant, l’histoire de l’informatique compte des figures féminines essentielles, dont Ada Lovelace (la fille de Lord Byron, le grand poète anglais) dont on dit qu’elle est à l’origine du premier programme informatique. Quand elle a créé son école de code féministe, Chloé Hermary a choisi de rendre hommage à Ada et toutes ces femmes oubliées. Chloé nous parle de son parcours, de féminisme, de son école et de ses projets. </p><p>✊ Après la pandémie, la mobilisation des patients ?</p><p><em>Jeudi 26 novembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧  sur la mobilisation des patients et son impact potentiel sur le système de santé. </strong>Les patients connectés entre eux grâce à Internet sont un moteur puissant de transformation du système de santé. À cet égard, la pandémie de Covid-19 fait écho à ce qui s’est produit dans les années 1980 et 1990 avec l’épidémie de sida. Les “<em>long haulers</em>”, ces patients qui souffrent pendant des mois de fatigue chronique ou ont des séquelles neurologiques, s’organisent entre eux et font avancer les soins et la prise de conscience.  </p><p><strong>🤔 Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></p><p>Au printemps dernier, il nous a semblé que la France entière se convertissait au télétravail. Depuis le début de ce nouveau confinement, en revanche, beaucoup de travailleurs français continuent de se rendre au bureau. Comment l’expliquer ? En quoi sommes-nous différents des autres pays ? Notre résistance face au télétravail est-elle un handicap ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-france-rsiste-tant-au"><strong>Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>🇮🇳 L’Inde contemporaine au prisme de ses milliardaires</p><p>Nicolas a rencontré James, ancien correspondant du <em>Financial Times</em> à Mumbai, l’année dernière à Singapour, où il vit avec sa famille. Plus récemment, il a proposé à James que nous l’interviewions sur le livre qu’il a publié en 2018 sur l’Inde contemporaine et ses milliardaires. Nous avons en ligne un extrait de cette conversation – et la <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-linde-contemporaine-au-prisme-de">version intégrale</a> est accessible pour nos abonnés.</p><p>👉 Lisez <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-linde-contemporaine-au-prisme-de-218"><strong>L’Inde contemporaine au prisme de ses milliardaires</strong></a><strong> (</strong>conversation avec James Crabtree)—<em>accessible à tous</em>. [<a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-linde-contemporaine-au-prisme-de">Version intégrale pour nos abonnés.</a>]</p><p>🤷‍♂️ La gauche et la droite : que signifient-elles aujourd'hui ?</p><p>Depuis qu’Emmanuel Macron a imposé le balancement du fameux “en même temps”, plus personne ne s’y retrouve sur l’échiquier politique : que signifie être de gauche ou de droite aujourd’hui ? Laetitia et moi revenons aux origines de la pensée politique pour remettre ce vieux clivage en perspective, avec des détails sur la situation aux États-Unis et en Europe.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-gauche-et-la-droite-que-signifient"><strong>La gauche et la droite : que signifient-elles aujourd’hui ?</strong></a><strong> (</strong>conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/lapparition-libratrice-des-cheveux</link><guid isPermaLink="false">substack:post:19485039</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 23 Nov 2020 05:30:08 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/19485039/4f2ddead4d7b8fc3b3eb518d45284343.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>306</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/19485039/9f4471eae65ed0dc1f45ef1938de3755.jpg"/></item><item><title><![CDATA[🤷‍♂️ La gauche et la droite : que signifient-elles aujourd'hui ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre deuxième podcast “À deux voix” 🎧  de la semaine est consacré à l’évolution du clivage gauche-droite dans la période récente. </strong>Nicolas et moi faisons un peu d’histoire et quelques comparaisons internationales pour mettre ce clivage en perspective. </p><p><strong>Depuis qu’Emmanuel Macron</strong> a imposé le balancement du fameux <em>“en même temps”</em>, plus personne ne s’y retrouve sur l’échiquier politique : que signifie être de gauche ou de droite aujourd’hui ? Est-ce que cela veut encore dire quelque chose ? D’où vient ce clivage et comment a-t-il évolué ? </p><p>Les périodes de transition sont toujours caractérisées par des changements sur l’échiquier politique. Les questions sur ce que signifie <em>“être de droite”</em> ou <em>“être de gauche”</em> ne sont elles-mêmes pas nouvelles dans l’histoire. La période actuelle ne fait pas exception : le changement de paradigme techno-économique s’accompagne d’une recomposition du paysage politique.</p><p>À l’origine, la droite et la gauche renvoient à la disposition des partis dans l’Assemblée nationale en France à partir de 1789. Les royalistes et tous les courants qui soutenaient le roi se sont placés à droite, tandis que tous ceux qui s'opposaient à lui se sont placés à gauche. Le clivage est né de là.</p><p>Le sens de la droite et de la gauche a vite évolué dans l’histoire. On a employé les mots pour désigner des courants politiques par rapport au degré d’adhésion au régime en place. Par exemple, la gauche de l’époque après la révolution (les libéraux et les républicains) s’est déplacée à droite au fur et à mesure de l’apparition de nouveaux mouvements.</p><p>De chaque côté, une tension paradoxale reflète l’évolution de rapports de force et les changements de coalition. À droite, c’est la tension entre la liberté et l’ordre qui est un moteur de transformation. À gauche, c’est la tension entre l’égalité et l’insoumission à l’ordre qui joue ce rôle. </p><p>Avec Nicolas, nous discutons du cadre d’analyse du grand universitaire américain <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Louis_Hartz">Louis Hartz</a> autour de l’importance de la tradition libérale pour expliquer les différences entre les paysages politiques américain et européen. Pour lui, c’est l’opposition entre les libéraux et les conservateurs (les <em>whigs</em> et les <em>tories</em>) qui est fondamentale.</p><p>Mais l’époque de Louis Hartz est déjà lointaine. Ce cadre est-il encore pertinent aujourd’hui ? De quelle manière peut-il nous aider à comprendre le paysage politique actuel, et son évolution, notamment aux États-Unis ?</p><p>Nous revenons sur l’histoire de ce vieux clivage pour mieux le mettre en perspective, avec des détails sur la situation aux États-Unis et en Europe. René Rémond, Louis Hartz, Carlota Perez ou encore George Lakoff sont quelques-uns des penseurs que nous évoquons dans cette conversation pour brosser le tableau d’un clivage politique en recomposition, en Europe comme aux États-Unis…</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/-la-gauche-et-la-droite-que-signifient</link><guid isPermaLink="false">substack:post:18868409</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 19 Nov 2020 05:30:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/18868409/7e9990715741e305d8aaa9942cd75327.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3135</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/18868409/839f693c037eacf96a385fde2a8bc1b2.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Pourquoi la France résiste tant au télétravail]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧  de la semaine est (à nouveau) consacré au télétravail en France. </strong>Et nous posons cette question : pourquoi les entreprises françaises résistent-elles tellement plus au télétravail que celles de nombreux autres pays ? Pourquoi a-t-on fait retourner tant de salariés au bureau qui auraient pu continuer à travailler de chez eux ? </p><p><strong>Pourquoi les salariés français sont-ils davantage retournés au bureau que les Américains, les Britanniques ou les Danois ?</strong> Alors que la pandémie a repris de plus belle cet automne, on s’interroge sur ce qu’on aurait pu faire de mieux pour éviter d’en arriver à un second confinement. Naturellement, le retour massif au bureau fait partie de ces comportements qui suscitent des interrogations.</p><p>On peut mettre en avant des spécificités culturelles françaises qui expliquent notre culture du présentéisme. Les repas jouent un rôle plus important dans la vie professionnelle. La confiance se construit davantage de manière <em>affective </em>(grâce à des moments intimes partagés) que <em>cognitive </em>(autour des tâches de travail)<em>.</em> La communication requiert en France plus de contexte car on y injecte du second degré, de l’ironie. Le statut et la hiérarchie jouent un rôle plus important et se satisfont moins de l’horizontalité du télétravail.</p><p>Mais c’est aussi que de nombreuses entreprises n’ont pas mené les transformations numérique et managériale qui étaient nécessaires, et que l’on ne fait pas facilement confiance aux salariés que l’on ne peut pas surveiller. C’est comme cela que l’on peut expliquer l’écart important qui existe entre le sentiment des salariés et celui de leurs managers. Les premiers souhaiteraient plus de flexibilité dans la définition des horaires et du lieu de travail ; les seconds préfèrent l’unité de temps et de lieu.</p><p><strong>Le leadership à la française est plus hiérarchique que celui des pays d’Europe du Nord.</strong> Il existe une distance importante entre un manager et ses “subordonnés”. Il n’est pas bien vu de communiquer directement avec son “n+2” sans l’aval de son “n+1”. Les symboles du pouvoir et autres caractéristiques statutaires restent très présents dans la vie de bureau en France. Or le télétravail a tendance à les gommer…</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/pourquoi-la-france-rsiste-tant-au</link><guid isPermaLink="false">substack:post:18868589</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 17 Nov 2020 05:32:56 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/18868589/7e72d2190243d98560859a57096fec3e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2717</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/18868589/02cc38c1802507fd0e19ad98f3f88cb2.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La Chine (et l'Asie) prennent-elles le large ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>L’une des dimensions de la transition en cours, accélérée par la pandémie, c’est la redistribution des cartes de la puissance à l’échelle globale.</strong> Nous quittons un monde dominé par les États-Unis à travers un réseau d’alliances et de partenariats qui va de l’Europe au Japon en passant par le Moyen-Orient, l’Inde et même la Chine elle-même (eh oui !)… à un nouveau monde où nous avons beaucoup plus de mal à deviner qui fait la course en tête et qui prend du retard.</p><p>Il y a deux ans encore, tout un groupe d’auteurs et de commentateurs, fascinés par la démonstration de puissance de la Chine en matière technologique, prédisait que celle-ci était en passe de dépasser les États-Unis. Deux ans après, toutefois, la situation est plus nuancée. L’Amérique se porte, certes, plus mal que jamais. Mais la Chine elle-même rencontre des obstacles sur de nombreux fronts : les relations internationales, mais aussi son économie, son système financier et même son système politique.</p><p>Pour se faire une idée plus précise du nouvel équilibre, il faut donc y regarder d’un peu plus près et identifier les signaux faibles. Quelles sont les tendances émergentes qui nous révèlent les positions futures des grandes puissances mondiales ? </p><p><strong>Du côté des États-Unis, la situation n’est guère brillante. </strong>La victoire de Joe Biden face à Donald Trump est désormais claire et presque consensuelle, mais le nouveau président aura besoin de temps et du soutien de ses compatriotes pour réparer les innombrables dégâts infligés par l’administration Trump. Biden a promis que l’Amérique redeviendrait partie à l’accord de Paris sur le climat et serait plus attentionnée dans sa relation avec ses alliés européens. Rien ne semble définitivement perdu, donc, mais il y a encore beaucoup de travail à faire.</p><p>Du côté de la Chine, en revanche, la situation est plus claire : celle-ci est déjà repartie de l’avant. Elle a été touchée la première par la pandémie, mais elle est aussi l’un des pays qui a réagi le plus tôt et le plus efficacement, avec une vie quotidienne presque revenue à la normale. De ce fait, la croissance économique est déjà repartie en Chine, ce qui fait de cet immense marché le moteur de l’économie mondiale.</p><p>Par ailleurs, la Chine semble se normaliser en adoptant un modèle de développement tiré par la demande intérieure. Xi Jinping a exprimé l’idée que les inégalités étaient devenues excessives en Chine et qu’il fallait mettre en place des institutions pour mieux distribuer les fruits de la croissance, comme une protection sociale digne de ce nom et une politique de la concurrence proche des canons occidentaux.</p><p>La Chine fait par ailleurs montre d’une grande dextérité dans l’exploitation des faiblesses américaines. Il y a quelques jours, le monde entier a été subjugué par la signature d’un accord de libre-échange entre tous les pays de la zone Asie-Pacifique. Aux termes de cette négociation lancée à l’initiative de Pékin, toute la zone Asie-Pacifique va pouvoir optimiser l’organisation des chaînes de production, notamment dans l’industrie, et redoubler d’efforts dans ses exportations de bien manufacturés vers les marchés occidentaux. Emmenée par la Chine, l’Asie rappelle, s’il en était besoin, qu’elle entend bien demeurer l’usine du monde.</p><p>Il reste des problèmes, bien sûr. Les tensions géopolitiques n’ont pas disparu entre la Chine et le Japon, la Chine et l’Inde, la Chine et l’Australie. La démographie chinoise, dont le dynamisme a été cassé par la terrible politique de l’enfant unique, va compliquer les perspectives de croissance à long terme. Et le système financier chinois, dit-on, est au bord de la rupture – victime de sa dépendance excessive aux largesses des banques nationales possédées par l’État chinois.</p><p><strong>Quelles options s’offrent à l’Europe dans ce contexte ?</strong> Nous pourrions miser sur notre alliance historique avec les États-Unis et compter sur Joe Biden pour nous aider à refocaliser notre attention vers l’Ouest. C’est sans compter, toutefois, sur la distance qui s’est creusée ces quatre dernières années et le fait qu’un nouveau président républicain peut à tout moment (peut-être dès 2024 ?) défaire ce que Joe Biden aura tant bien que mal tenté de raccommoder après avoir battu Donald Trump sur le fil.</p><p>Une autre option serait de nous tourner plus vers l’Asie. Paradoxalement, c’est plus facile si Trump quitte la scène : les gouvernements européens ne seront plus sommés, comme ils l’ont été pendant quatre ans, de choisir leur camp entre les États-Unis et la Chine. C’est aussi logique si nous prenons conscience de notre dépendance économique et géopolitique à l’Asie. Après tout, l’Asie et l’Europe forment ensemble cet immense continent, l’<em>Eurasie</em>, dont la continuité territoriale dénote une communauté d’intérêts en matière de commerce et de sécurité. </p><p>Nous publierons d’ailleurs bientôt la transcription d’un entretien réalisé par Laetitia avec l’ancien ministre portugais Bruno Maçães, dans lequel celui-ci évoque ses réflexions sur l’Eurasie, détaillées dans un <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Dawn-Eurasia-Trail-World-Order/dp/0241309255">ouvrage paru en 2018</a>. Et ce mercredi, nous mettrons en ligne (pour nos abonnés), la transcription de l’interview avec James Crabtree, auteur d’un ouvrage passionnant (<a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-billionaire-raj-de-james-crabtree"><em>The Billionaire Raj</em></a>) sur l’Inde contemporaine, ses milliardaires et ce que ces derniers nous révèlent sur leur pays.</p><p>À bientôt pour aller plus loin sur <em>Nouveau Départ </em>!</p><p><strong>🤔 Pourquoi la France résiste tant au télétravail</strong></p><p><em>Mardi 17 novembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur le second (deuxième ?) confinement et les réticences face au télétravail. </strong>Au printemps dernier, il nous a semblé que la France entière se convertissait au télétravail. Depuis le début de ce nouveau confinement, en revanche, beaucoup de travailleurs français continuent de se rendre au bureau. Comment l’expliquer ? En quoi sommes-nous différents des autres pays ? Notre résistance face au télétravail est-elle un handicap ?</p><p>🇮🇳 L’Inde contemporaine au prisme de ses milliardaires</p><p><em>Mercredi 18 novembre </em>| <strong>Interview de James Crabtree, auteur de l’ouvrage </strong><strong><em>The Billionaire Raj</em></strong><strong>. </strong>J’ai rencontré James, ancien correspondant du <em>Financial Times</em> à Mumbai, l’année dernière à Singapour, où il vit avec sa famille. Plus récemment, j’ai proposé à James que Laetitia l’interview sur le livre qu’il a publié en 2018 sur l’Inde contemporaine et ses milliardaires. Nous mettrons en ligne un extrait de cette conversation – et la version intégrale sera accessible pour nos abonnés.</p><p>🤷‍♂️ La gauche et la droite : que signifient-elles aujourd'hui ?</p><p><em>Jeudi 19 novembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur l’évolution du clivage gauche-droite dans la période récente. </strong>Depuis qu’Emmanuel Macron a imposé le balancement du fameux “en même temps”, plus personne ne s’y retrouve sur l’échiquier politique : que signifie être de gauche ou de droite aujourd’hui ? Laetitia et moi revenons aux origines de la pensée politique pour remettre ce vieux clivage en perspective, avec des détails sur la situation aux États-Unis et en Europe.</p><p><strong>🇺🇸 Que va devenir Donald Trump ?</strong></p><p><strong>C’est certain désormais : Joe Biden va succéder à Donald Trump au mois de janvier. </strong>Mais la démocratie américaine n’est pas tirée d’affaire pour autant. Biden pourra-t-il gouverner comme il l’entend ? La société américaine va-t-elle succomber à la violence ? Et surtout, que va devenir Donald Trump une fois qu’il aura admis sa défaite et quitté la Maison Blanche ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-que-va-devenir-donald-trump-"><strong>🇺🇸 Que va devenir Donald Trump ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>🚪 Interview : Pascal Chazal</p><p>Pascal est un vétéran du secteur de la construction et un pionnier de la construction dite “hors site”. Il nous explique comment cette approche plus industrielle permet de construire plus de bâtiments de meilleure qualité et pour beaucoup moins cher, le tout en réouvrant des usines et en créant des emplois. Le secteur de la construction peut-il changer de paradigme ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/construire-plus-mieux-et-moins-cher"><strong>Construire plus, mieux et moins cher</strong></a> (conversation avec Pascal Chazal)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>🎥 007 : crise du cinéma et changement de société</p><p><strong>Sean Connery, le premier James Bond, vient de mourir. </strong>Quant au dernier, Daniel Craig, il n’en finit pas de ne pas sortir. (« Mourir peut attendre » devait sortir en avril 2020).  L’année de l’assassinat de George Floyd, des mouvements Black Lives Matter et de la « Shecession » est aussi l’année d’une crise existentielle du cinéma.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-007-crise-du-cinma-et-changement"><strong>🎥 007 : crise du cinéma et changement de société</strong></a> (conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-chine-et-lasie-prennent-elles</link><guid isPermaLink="false">substack:post:18869073</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 16 Nov 2020 05:30:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/18869073/f93b4f7d77e95836b1d826e639233aa0.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>332</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/18869073/007e1ecd6a0e937ddcb5a1c5a57f6962.jpg"/></item><item><title><![CDATA[🎥 007 : crise du cinéma et changement de société]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧  de la semaine est consacré à quelques réflexions sur l’industrie cinématographique dans un monde en transition. </strong>Pour ces réflexions, Nicolas et moi sommes partis de l’actualité de la saga 007…</p><p><strong>L’actualité de la saga 007 est riche ces temps-ci ! </strong>Sean Connery, le premier James Bond  au cinéma vient de mourir. En parallèle, le célèbre identifiant « 007 » sera transmis par Bond à Nomi, une agente incarnée par Lashana Lynch, comédienne britannique de 32 ans qui va endosser le rôle titre de la saga. Quant au dernier opus, <em>Mourir peut attendre</em>, avec Daniel Craig, il n’en finit pas d’attendre de sortir (le film aurait dû sortir en avril 2020). Qu’est-ce que tout cela nous dit de la transition dans le monde du cinéma ? Beaucoup de choses.</p><p>L’annonce que le nouveau 007 serait <em>une</em> 007 noire pourrait passer pour une anecdote sans importance dans un monde ravagé par la pandémie où les élections américaines ont dominé l’actualité. Pourtant cette annonce est une révolution dans le monde de l’<em>entertainment</em>. En effet, l’année de l’assassinat de George Floyd, des mouvements Black Lives Matter et de la « Shecession » est aussi l’année d’une crise existentielle du cinéma.</p><p>La sortie sans cesse repoussée du dernier Bond, au budget de 250 millions de dollars, symbolise la crise  du cinéma. C’est tout le modèle traditionnel du cinéma, déjà mis à mal par Netflix et des nouveaux usages, qui est menacé par la pandémie. Aux États-Unis, les salles de cinéma ferment et la transition s’accélère.</p><p>En plus d’être menacé par la crise sanitaire, le cinéma traditionnel traverse aussi une crise culturelle profonde. Accusé de sexisme (après tout, #metoo a commencé avec le cinéma) et de racisme, le cinéma semble ringardisé par le monde des séries où les histoires et les personnages sont plus diversifiés qu’au cinéma et où davantage de productions passent le « test de Bechdel ».</p><p><em>Le test de Bechdel vise à mettre en évidence la sur-représentation des protagonistes masculins (ou la sous-représentation de personnages féminins) dans une œuvre de fiction. Il repose sur trois critères :</em></p><p>* <em>Il doit y avoir au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre ;</em></p><p>* <em>qui parlent ensemble ;</em></p><p>* <em>et qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme.</em></p><p><em>Si l’œuvre vérifie ces trois critères, le test est dit réussi.</em></p><p>Bonne écoute ! Partagez et réagissez 🤗</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/-007-crise-du-cinma-et-changement</link><guid isPermaLink="false">substack:post:18514171</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 12 Nov 2020 05:30:56 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/18514171/2805832c419952fc1873fc8f32bdce65.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2965</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/18514171/ec8e057e770dfec7321db6ca1343298f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Construire plus, mieux et moins cher]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque mercredi, <em>Nouveau Départ</em> vous propose un entretien avec une personnalité éclairante. C’est au format audio 👆🎧 et/ou écrit, accessible à tous et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* <strong>Pascal Chazal sur le futur de la construction</strong></p><p>* Faut-il louer ou acheter ?</p><p>* Les villes après la pandémie</p><p>* Rien n’arrête l’urbanisation</p><p><strong>Je connais Pascal depuis </strong>l’époque où The Family a travaillé avec lui sur un projet entrepreneurial dans le secteur de la construction, en 2014. À l’époque où Pascal nous avait approchés pour la première fois, il nous avait révélé un secret fascinant :</p><p><em>La construction n’est pas une industrie mais un secteur dominé par des artisans qui n'appliquent aucune des recettes qui font une industrie : il n'y a presque pas de standardisation et un niveau trop faible de division du travail. En l’absence d’une approche industrielle de la production, il est impossible de générer des rendements d'échelle croissants dans la construction, ce qui explique pourquoi la productivité est faible dans ce secteur, les logements coûtent de plus en plus cher, leur qualité va décroissant et les conditions de travail sur les chantiers se dégradent continument – ce qui provoque une crise de recrutement dans le secteur.</em></p><p>Pascal a découvert ce secret car il est un pionnier de la construction préfabriquée à ossature bois. Sa vision est que l’approche de préfabrication déjà pratiquée sur ce segment minuscule permettrait de résoudre plusieurs problèmes d’un coup : construire plus, mieux et moins cher tout en réouvrant des usines et en créant de nombreux emplois pour des travailleurs peu qualifiés sur l’ensemble du territoire.</p><p>Avant cela, il faut toutefois relever deux défis : l’évangélisation et l’éducation. Après la période où nous avons travaillé ensemble, Pascal s’est rendu compte que nous n'avions même pas de nom en français pour décrire la construction préfabriquée de façon avenante. Il a finalement opté pour le terme <em>“hors-site”</em> et a décidé de pousser le concept vers un public plus large. Il a lancé un magazine appelé <a target="_blank" href="https://hors-site.com/"><em>Hors Site</em></a>, qui est publié depuis 2016, une école appelée <a target="_blank" href="https://www.campushors-site.com/">Campus Hors Site</a> et une activité de conseil pour aider les industriels à mieux travailler avec les professionnels de la construction.</p><p><strong>Écoutez le podcast ci-dessus</strong> 🎧👆, partagez-le et faites-nous savoir votre avis !</p><p><strong>La pandémie a des conséquences multiples sur l’immobilier, et notamment le marché du logement.</strong> Avec la généralisation du télétravail pour plus d’un tiers des actifs (la proportion est variable selon les pays), les logements chers et exigus au centre des grandes villes deviennent moins attractifs, tandis que les logements plus spacieux à la périphérie des villes attirent toutes les convoitises. Certaines petites villes deviennent des villes “Zoom” : elles ont gagné de nombreux habitants depuis plusieurs mois. Davantage de foyers recherchent un bureau dans leur logement, qui (re)devient pleinement un espace productif.</p><p>Nous avons tous entendu depuis toujours qu’il valait mieux acheter son logement plutôt que le louer à un autre. La dépense d’un loyer serait un “gaspillage” que l’on ferait mieux d’investir en devenant propriétaire du logement qu’on occupe. Mais est-ce forcément vrai ? Pas vraiment… En fait, les professionnels de la finance signalent au contraire que le logement qu’on occupe ne représente pas toujours un bon investissement, tant s’en faut.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter"><strong>Immobilier : faut-il louer ou acheter ? 🤔</strong></a><strong> </strong>(conversation entre Laetitia et moi)—<em>réservé aux abonnés.</em></p><p><strong>La crise actuelle frappe</strong> durement les grandes villes. Le virus a fait des ravages dans des villes denses comme New York (où l’on a déploré plus de 35 000 décès du Covid-19 cette année). La crise sanitaire a mis à l’arrêt de nombreuses activités qui font la vivacité des villes : les théâtres, la vie culturelle, les restaurants… Et les grandes villes pourraient souffrir de la chute de leurs revenus pendant des années.</p><p>Comme l’explique <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Geoffrey_West">Geoffrey West</a>, ancien président de l'<a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_de_Santa_Fe">Institut de Santa Fe</a> et chef de file dans l'établissement d'un modèle scientifique des villes, les villes doivent être appréhendées comme des organismes vivants. Les villes ne meurent pas (sauf catastrophe naturelle exceptionnelle), à la différence des entreprises. La raison principale en est que les villes attirent les marginaux et les excentriques, tandis que les entreprises finissent toujours par rejeter ces personnes.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-villes-aprs-la-pandmie"><strong>Les villes après la pandémie</strong></a><strong> </strong>(conversation entre Laetitia et moi)<em>—accessible à tous</em>.</p><p><strong>Dans cette discussion sur</strong> l’immobilier et l’avenir des villes, Robin Rivaton bat en brèche un certain nombre d’idées qui ont tendance à s’imposer un peu trop vite dans cette période de crise et, en particulier, de distanciation sociale. Bien sûr, le contexte de la pandémie nous oblige à quitter les villes ou à moins occuper l’espace urbain dont nous parlait, dans une autre interview, <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/covid-19-les-bureaux-et-la-ville">l’urbaniste Camille Rabineau</a>.</p><p>Toutefois, comme nous l’explique Robin, il est probable que l’urbanisation reprenne très vite l’avantage. L’intérêt, pour les ménages comme pour les entreprises, d’être localisé dans les grandes métropoles reste plus grand que jamais. Nous pourrions donc reprendre très vite nos habitudes de vie urbaine, moyennant quelques ajustements dans nos modes de vie et dans la façon de concevoir les bâtiments et l’espace urbain. <em>In fine</em>, l’avantage ira aux pays qui savent concilier le nouveau contexte de la transition post-COVID-19 et les exigences de la vie dans des métropoles de plus en plus denses.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/covid-19-et-urbanisation-continuerons"><strong>COVID-19 et urbanisation : continuerons-nous d'habiter dans les villes ?</strong></a> (conversation avec Robin Rivaton)<em>—accessible à tous.</em></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/construire-plus-mieux-et-moins-cher</link><guid isPermaLink="false">substack:post:18413052</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 11 Nov 2020 05:30:31 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/18413052/52e8d64e8bae64ab2ba84e83628b5544.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3066</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/18413052/5075fb4514282551e05408397ce7f193.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Stacey Abrams, super-héroïne de la démocratie américaine]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p><strong>Depuis samedi, c’est officiel : </strong>Joe Biden sera le 46e président des États-Unis, et Kamala Harris, la première femme vice-présidente de l’histoire. Face à une nouvelle de cette ampleur, on négligerait (presque) de s’intéresser encore aux résultats de chaque État et aux dynamiques qui ont contribué à la victoire de Biden. </p><p>Il y a pourtant un État du « Sud profond » du pays, la Géorgie, sur lequel je voudrais me pencher dans cet Édito, tant ce qui s’y passe est historique et emblématique. Une femme en particulier y a joué un rôle considérable pour la démocratie américaine. Cette super-héroïne américaine s’appelle Stacey Abrams.</p><p>En Géorgie, un État qui compte 10 millions d’habitants et 16 grands électeurs, on n’a pas encore compté tous les bulletins. Mais pour la première fois depuis plus de 25 ans (l’élection de Bill Clinton en 1992), il semble qu’on y ait voté en majorité pour le candidat démocrate. Joe Biden a quelques milliers de voix d’avance sur Donald Trump.</p><p>Pourquoi est-ce important ? Parce que ce qui se joue en Géorgie illustre l’un des problèmes majeurs de la démocratie américaine : la privation du droit de vote de nombreux Noirs américains. Interdiction de vote concernant les personnes ayant été incarcérées, tests pour s’inscrire sur les listes électorales, critères fiscaux, « purges » des listes pour soi-disant empêcher les fraudes… les obstacles opposés aux citoyens noirs qui souhaitent voter ne sont pas nouveaux.</p><p>En Géorgie, comme d’autres des <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats_conf%C3%A9d%C3%A9r%C3%A9s_d%27Am%C3%A9rique">États « confédérés »</a> qui ont voulu faire sécession des États-Unis pour maintenir leur mode de vie fondé sur l’esclavage, il n’y a toujours pas vraiment de démocratie pour une partie des Américains. S’il y avait l’égalité d’accès au vote, le poids des démocrates serait bien supérieur. Les Républicains au pouvoir dans ces Etats n’ont de cesse de tout faire pour supprimer des électeurs.</p><p>Depuis les années 1960, de nombreuses mesures ont été prises au niveau fédéral pour limiter ces privations de droits dans les États du Sud. Mais jusqu’ici, il reste un décalage démocratique qui explique pourquoi un État comme la Floride n’a pas basculé dans le camp démocrate en 2020, contrairement à ce que les sondages annonçaient. Ce n’est pas tant que ces sondages ne reflètent pas les intentions réelles des votants, c’est surtout que beaucoup de ces votants ont été empêchés de voter.</p><p>Étant donné la défaite des démocrates en Floride, c’est d’autant plus remarquable que la Géorgie fasse exception et devienne le centre de l’échiquier politique américain cette année. Les changements démographiques et culturels, le rôle d’une ville comme Atlanta devenue progressiste alors qu’elle était autrefois le centre de gravité du camp sudiste dans la guerre de sécession, et surtout le succès d’activistes comme Stacey Abrams apportent de l’espoir pour l’avenir de la démocratie américaine.</p><p>Stacey Abrams est une femme politique qui a été cheffe de la minorité démocrate à la Chambre des représentants de Géorgie entre 2011 et 2017. (Elle est aussi écrivaine : elle a publié plusieurs romans sous le nom de plume de Selena Montgomery, dont le dernier en 2009.) En 2018, elle était la candidate démocrate au poste de gouverneur de Géorgie et aurait pu devenir la première femme noire gouverneur. Elle a perdu de peu face à son opposant républicain (Brian Kemp). S’il n’y avait pas eu de suppression des électeurs, elle aurait gagné.</p><p>Depuis 2018, dans le cadre de l’association <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Fair_Fight_Action">Fair Fight Action</a>, créée pour lutter contre les pratiques racistes qui sabotent la démocratie américaine, elle milite sans relâche pour encourager le vote des Afro-Américains. En 2020, l’année où le mouvement Black Lives Matter est devenu <em>mainstream</em>, Stacey Abrams est devenue une super-héroïne de la démocratie américaine. De nombreux <a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2020/11/06/us/politics/stacey-abrams-georgia.html">médias saluent aujourd’hui le rôle fondamental qu’elle a joué</a> dans le succès de Biden en Géorgie.</p><p>Pour Andra Gillespie, professeur de sciences politiques <a target="_blank" href="https://abcnews.go.com/Politics/eyes-stacey-abrams-joe-biden-passes-donald-trump/story?id=74039207">interviewée par </a><a target="_blank" href="https://abcnews.go.com/Politics/eyes-stacey-abrams-joe-biden-passes-donald-trump/story?id=74039207"><em>ABC News</em></a>, Abrams “<em>a eu la clairvoyance de comprendre les changements démographiques et créer l’infrastructure organisationnelle qui ferait gagner les démocrates, en enregistrant et mobilisant de nouveaux électeurs</em>”.  Grâce à son travail acharné et son charisme remarquable, des dizaines de milliers de nouveaux électeurs ont pu voter et faire la différence.</p><p>Icône de l’activisme noir et féministe, Stacey Abrams est l’une de ces figures politiques qui inspirent des vocations. La représentante <a target="_blank" href="https://twitter.com/PramilaJayapal?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1324189554497085440%7Ctwgr%5Eshare_3&#38;ref_url=https%3A%2F%2Fabcnews.go.com%2FPolitics%2Feyes-stacey-abrams-joe-biden-passes-donald-trump%2Fstory%3Fid%3D74039207">Pramila Jayapal a déclaré sur Twitter</a> :</p><p><em>Quoi qu'il arrive en Géorgie, tout le monde devrait se mettre à genoux et remercier les femmes noires fortes comme l'intrépide @StaceyAbrams et tous ceux qui s'en vont sans reconnaissance.</em></p><p>Et elle ne cache pas ses ambitions pour plus tard : peut-être un jour la présidence !</p><p>Le futur président américain sera certes un homme (blanc), mais ce sont de nombreuses femmes « de la diversité » — Kamala Harris, Alexandria Ocasio-Cortez, Ayanna Pressley, Ilhan Omar et Stacey Abrams — qui assurent un avenir à la démocratie américaine. L’une de ces femmes pourrait même devenir un jour la première Présidente des États-Unis.</p><p>Pour finir, je vous mets au défi de trouver Stacey Adams dans ce remix de <em>Avengers: Endgame</em> 💪🏿 🤪</p><p>🇺🇸 Que va devenir Donald Trump ?</p><p><em>Mardi 10 novembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧  sur l’issue de l’élection présidentielle aux États-Unis. </strong>C’est certain désormais : Joe Biden va succéder à Donald Trump au mois de janvier. Mais la démocratie américaine n’est pas tirée d’affaire pour autant. Biden pourra-t-il gouverner comme il l’entend ? La société américaine va-t-elle succomber à la violence ? Et surtout, que va devenir Donald Trump une fois qu’il aura admis sa défaite et quitté la Maison Blanche ?</p><p>🚪 Interview : Pascal Chazal</p><p><em>Mercredi 11 novembre </em>| <strong>Interview de Pascal Chazal 🎧, président et fondateur du groupe </strong><a target="_blank" href="https://hors-site.com/"><strong>Hors Site</strong></a><strong>. </strong>Pascal est un vétéran du secteur de la construction et un pionnier de la construction dite “hors site”. Il nous explique comment cette approche plus industrielle permet de construire plus de bâtiments de meilleure qualité et pour beaucoup moins cher, le tout en réouvrant des usines et en créant des emplois. Le secteur de la construction peut-il changer de paradigme ?<strong> </strong></p><p>🎥  007 : crise du cinéma et changement de société </p><p><em>Jeudi 12 novembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧  sur le symbole de la transmission par James Bond de l’identifiant « 007 » à une femme noire. </strong>Sean Connery, le premier James Bond, vient de mourir. Quant au dernier, Daniel Craig, il n’en finit pas de ne pas sortir. (« Mourir peut attendre » devait sortir en avril 2020).  L’année de l’assassinat de George Floyd, des mouvements Black Lives Matter et de la « Shecession » est aussi l’année d’une crise existentielle du cinéma. </p><p><strong>🤔 Faut-il louer ou acheter ?</strong></p><p><strong>Les ménages ont à faire des arbitrages sur le marché du logement. </strong>Nous avons tous entendu qu’il valait mieux acheter son logement plutôt que le louer à un autre. En même temps, les professionnels de la finance nous signalent que le logement qu’on occupe n’est pas toujours un bon investissement, tant s’en faut. Comment ces arbitrages vont-ils évoluer dans la transition en cours ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <strong> </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter"><strong>Immobilier : faut-il louer ou acheter ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><strong>🌇 Vers des villes plus féministes</strong></p><p>Voici la première interview traduite issue des podcasts en anglais de notre site <em>Building Bridges</em>. Nous vous proposons un extrait au format écrit. Une transcription complète traduite en français est accessible pour nos abonnés. Nous inaugurons cette série, désormais en alternance avec nos interviews de personnalités francophones, avec la géographe Leslie Kern, autrice du livre <em>Feminist City</em>.</p><p>👉 Écoutez <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-villes-aussi-devraient-tre-fministes-625"><strong>Les villes aussi devraient être féministes</strong></a><strong> </strong>(interview de Leslie Kern)—<em>accessible à tous</em>.</p><p><strong>🇺🇸 Vers une victoire de Joe Biden</strong></p><p>Dans cet épisode enregistré jeudi matin, nous parlions des derniers résultats qui dessinaient déjà une nette victoire de Joe Biden. Le parallèle avec la situation en Floride il y a 20 ans a été fait de manière abusive. Malgré un soulagement évident, les démocrates sont déçus de ne pas regagner le Sénat, et de ne pas faire une score plus écrasant…</p><p>👉 Écoutez 🎧  <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-vers-une-victoire-de-joe-biden-"><strong>Vers une victoire de Joe Biden 🇺🇸</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/stacey-abrams-super-hrone-de-la-dmocratie</link><guid isPermaLink="false">substack:post:18136295</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 09 Nov 2020 05:30:50 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/18136295/682051f67cbb9586c316926d583f0d81.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>325</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/18136295/52f9664cb6cf55e3aad5bb8040d1a63c.jpg"/></item><item><title><![CDATA[🤔 Immobilier : faut-il louer ou acheter ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧  de la semaine est consacré au marché immobilier</strong>, et aux arbitrages auxquels les ménages sont confrontés en particulier sur le marché du logement.</p><p><strong>La pandémie a des conséquences multiples sur l’immobilier, et notamment le marché du logement.</strong> Avec la généralisation du télétravail pour plus d’un tiers des actifs (la proportion est variable selon les pays), les logements chers et exigus au centre des grandes villes deviennent moins attractifs, tandis que les logements plus spacieux à la périphérie des villes attirent toutes les convoitises. Certaines petites villes deviennent des villes “Zoom” : elles ont gagné de nombreux habitants depuis plusieurs mois. Davantage de foyers recherchent un bureau dans leur logement, qui (re)devient pleinement un espace productif.</p><p>De plus, la faiblesse (ou absence) du tourisme dans les grandes villes comme Paris, New York ou Londres a poussé de nombreux propriétaires qui avaient mis un logement en location sur Airbnb à louer ces logements sur le marché locatif traditionnel. L’offre de logements sur le marché locatif a donc fortement augmenté dans certaines villes. Au même moment, les choses changent aussi du côté de la demande. Avec la crise, certains acquéreurs repoussent l’achat qu’ils avaient prévu de faire. D’autres doivent même y renoncer. Beaucoup préfèrent la souplesse de la location dans un contexte d’incertitude.</p><p>Du point de vue macro-économique, le ratio “propriétaires occupant leur logement” / locataires est intéressant car il n’est pas sans conséquences sur la mobilité de la population et la fluidité du marché de l’emploi. Là où il y a beaucoup de propriétaires (en Roumanie, par exemple, ce ratio est de 95%), il peut y avoir des frictions qui empêchent les travailleurs de bouger rapidement d’un emploi à l’autre. Aux États-Unis, où ce ratio est de 65%, la mobilité géographique n’a jamais été aussi basse depuis qu’on la mesure. Les pays les plus riches et les plus développés ont tendance à avoir davantage de locataires que de propriétaires occupant leur logement (en Suisse, par exemple, la plupart des gens sont locataires du logement qu’ils occupent).</p><p>Nous avons tous entendu depuis toujours qu’il valait mieux acheter son logement plutôt que le louer à un autre. La dépense d’un loyer serait un “gaspillage” que l’on ferait mieux d’investir en devenant propriétaire du logement qu’on occupe. Mais est-ce forcément vrai ? Pas vraiment… En fait, les professionnels de la finance signalent au contraire que le logement qu’on occupe ne représente pas toujours un bon investissement, tant s’en faut. </p><p>Comment ces arbitrages vont-ils évoluer dans la transition en cours ? Nicolas et moi discutons de tout cela en détails dans cet épisode “À deux voix”. Nous évoquons également la crise, la gestion financière d’un foyer, les transformations culturelles et leur impact sur les arbitrages en matière de logement, ainsi que le <em>nudge </em>(ce qui nous pousse à adopter un certain comportement plutôt qu’un autre).</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p><p></p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/-immobilier-faut-il-louer-ou-acheter</link><guid isPermaLink="false">substack:post:17014495</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 03 Nov 2020 05:30:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/17014495/079004f8912958f2285a85883ef58d3e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3206</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/17014495/ee2ce4a9008163e1a0aac1d3da220959.jpg"/></item><item><title><![CDATA["The New Long Life", de Andrew J. Scott et Lynda Gratton]]></title><description><![CDATA[<p><strong>L’allongement de la vie et la transition démographique marquent une révolution dans notre rapport au travail et à la “carrière”</strong>, comme Nicolas et moi en avons parlé dans ce <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-faire-carrire-aujourdhui">podcast “A deux voix” : Qu’est-ce “faire carrière” aujourd’hui ?</a></p><p>La vie en trois phases (formation, travail, puis retraite) était la norme dans le paradigme fordiste. Elle associait une “phase” à chaque âge de la vie. Les carrières étaient linéaires et l’âge chronologique était déterminant.</p><p>Après la dernière révolution technologique et grâce à une longévité inédite dans l’histoire humaine, les institutions de cet époque-là, pensées pour soutenir la vie active en trois phases (l’école, les syndicats, la sécurité sociale, les systèmes de retraite), volent en éclat. Il en va de même pour toutes les idées concernant l’âge.</p><p><strong>Dans leur livre précédent, </strong><a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/en/articles/the-100-year-life-living-and-working-in-an-age-of-longevity-by-lynda-gratton-and-andrew-scott"><strong><em>The 100-Year Life: Living and Working in an Age of Longevity</em></strong></a><strong><em> </em></strong><strong>(2016), Gratton et Scott évoquaient déjà ce à quoi l’avenir du travail pourrait ressembler dans un contexte de vie (beaucoup) plus longue</strong>. Dans un livre publié cette année, les deux auteurs poursuivent cette réflexion entamée dans <em>The 100-Year Life</em>.</p><p>L’une des idées les plus remarquables du livre, c’est que <em>“l’âge est malléable”</em> et que nous devrions cesser de nous focaliser sur l’âge chronologique pour regarder plutôt l’âge biologique et l’âge subjectif. Après tout, l’âge chronologique (indiqué sur nos actes de naissance) est une “invention” des bureaucraties modernes. D’ailleurs, avant le XXe siècle, on ne fêtait pas les anniversaires ! Ce qui comptait, c’était la validité de la personne et son rôle dans la communauté.</p><p><em>L’âge est malléable</em>. Comme le révèlent les travaux les plus récents des neurologues, notre cerveau a une plasticité surprenante. Quand votre cerveau est-il au mieux de sa forme ? Eh bien, cela dépend de ce que vous essayez de faire. C’est probablement à la fin de l'adolescence que vous serez le plus rapide en calcul mental. Mais c’est dans la trentaine que votre mémoire à court terme atteint son maximum. Quant à votre compréhension sociale et culturelle, elle ne sera à son apogée qu’une, deux ou trois décennies plus tard !</p><p>Ces descriptions ne s'appliquent pas à tout le monde, bien sûr. Il existe des très grandes variations au sein même des “classes” d'âge. Ce qu’il faut savoir, c’est que la stimulation constante de votre cerveau contribuera à en maintenir la plasticité et la performance. Comme l’écrivent Andrew Scott et Lynda Gratton :</p><p><em>La vraie raison pour laquelle vous ne pouvez pas apprendre de nouveaux tours à un vieux chien, ce n'est pas parce que le chien est devenu vieux, mais parce qu'il a cessé d’apprendre continuellement de nouveaux tours.</em></p><p><strong>Andrew J. Scott est professeur d'économie à la London Business School et chercheur consultant au Center on Longevity de l'université de Stanford</strong>. Lynda Gratton, elle, est professeure de gestion à la même London Business School, et psychologue de formation. À eux deux, ils abordent le sujet de la longévité sous toutes ses coutures. C’est en effet un phénomène qui intéresse autant les neurologues et les médecins que les économistes, les sociologues et les philosophes. C’est pour cela qu’ils ont souhaité aborder ce thème en mêlant plusieurs disciplines.</p><p>Les experts et les politiques ont tendance à ne regarder le vieillissement que comme un fardeau et un “problème”. Les systèmes de retraite ne seront plus soutenables, dit-on, si le ratio actifs / inactifs atteint un certain seuil. C'est pourquoi, disent-ils, il faut augmenter l'âge de la retraite. À quelques exceptions, les gouvernements comme les employeurs agissent comme s’il ne fallait rien changer à la vie en trois phases, seulement l’ajuster ici ou là, par exemple, en allongeant la deuxième phase. </p><p>Pour Gratton et Scott, ce sont en réalité toutes les institutions et les catégories qu’il s’agit de voir autrement ! L’âge n’est pas un “fardeau”, c’est un cadeau, pourvu qu’on le regarde autrement. Par exemple, il est indispensable de remodeler l'éducation pour en faire un processus qui dure toute la vie plutôt qu'un service que l’on ne consomme qu'à l'adolescence. </p><p>De plus, les employeurs doivent mieux comprendre la valeur des travailleurs plus âgés. Un management qui sait tirer le meilleur parti des différentes générations est fait de souplesse et d’empathie : on ne devrait pas être obligé de prendre de plus en plus de responsabilités à mesure que l’on vieillit, on vous offre des opportunités de mobilité horizontale pour continuer à vous stimuler, et il est possible de s’arrêter un temps pour s’occuper d’un parent ou d’un enfant, sans voir sa carrière pénalisée.</p><p><strong>Pour mieux dénoncer les stéréotypes associés aux générations (</strong><strong><em>baby-boomers</em></strong><strong>, </strong><strong><em>millennials</em></strong><strong>, </strong><strong><em>etc</em></strong><strong>.), les auteurs s’appuient sur les travaux des chercheurs sur la longévité. </strong>Ils montrent notamment que les travailleurs âgés font souvent preuve d'une “<em>intelligence cristallisée</em>" grâce à laquelle <em>"les informations, les connaissances, la sagesse et les stratégies s'accumulent au fil du temps"</em>.</p><p>Mais il est tout aussi important que les individus eux-mêmes fassent preuve d’innovation et deviennent des “pionniers” de la vie multi-phases, pour mieux imaginer leur vie autrement en investissant dans la formation continue, en réfléchissant au travail qu'ils pourraient faire par la suite et en restant en contact avec les jeunes.</p><p>Faisant valoir que <em>"actuellement, trop de politiques d'entreprise sont incompatibles avec l'épanouissement humain"</em>, Gratton et Scott proposent un nouveau modèle d'entreprise qui invite les employeurs et les gouvernements à favoriser un environnement de travail plus tolérant à l'égard des parcours professionnels longs et non linéaires, et à assurer un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. C’est un élément essentiel pour les travailleurs comme les chefs d'entreprise qui cherchent à s'adapter à un monde en transition.</p><p>Le sujet nous tient à coeur. C’est pourquoi il occupe en place centrale dans la grille de <em>Nouveau Départ</em>. J’ai récemment interviewé le professeur Andrew Scott dans le cadre de <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><em>Building Bridges</em></a>. Nous enverrons bientôt à nos abonnés une transcription en français de cette interview. À suivre…</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/the-new-long-life-de-andrew-j-scott</link><guid isPermaLink="false">substack:post:14957743</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 02 Nov 2020 08:44:19 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/14957743/0e5426218d2b4a83116e8fea502b473b.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>399</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/14957743/d41ff2c98cc493faf703268ee1c2250c.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Un assistant personnel face à la pandémie]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p>L’“Édito” de cette semaine porte sur la reprise du confinement, annoncée il y a quelques jours par les pouvoirs publics, et sur comment l’application TousAntiCovid pourrait devenir notre assistant personnel à tous dans ce contexte difficile.</p><p><strong>Lorsque l’idée d’un</strong> nouveau confinement est devenue officielle, nous nous sommes tous dits que cela signifiait aussi le retour des fameuses attestations de déplacement dérogatoire. Quant à moi, comme je travaille dans l’économie numérique, je me suis en plus dit la chose suivante :</p><p><em>Peut-être, cette fois-ci, les attestations devront-elles obligatoirement être remplies depuis l’application </em><a target="_blank" href="https://bonjour.stopcovid.gouv.fr/"><em>TousAntiCovid</em></a><em> (ex-StopCovid) : il n’y a pas meilleure manière d’inciter la majorité des Français à télécharger et installer cette application !</em></p><p>Malheureusement, ce n’est pas ce qui s’est passé. Il semble possible d’établir une attestation depuis l’application une fois que celle-ci est installée. En revanche, cette installation n’est <em>pas</em> un préalable, ce qui veut dire que les gens les plus pressés et les plus paresseux ne prendront pas la peine de s’intéresser à TousAntiCovid. Ceux-là (dont je suis, je l’avoue) se contenteront de remplir des attestations au fil de l’eau, sans jamais sauter le pas et rentrer dans cette démarche collective de santé publique que constitue le suivi des interactions sociales et la détection des cas d’exposition potentielle à une personne contaminée.</p><p><strong>Or les choses auraient pu se passer autrement. </strong>Si ce chantier avait été confié à un entrepreneur plutôt qu’à un consortium d’organismes publics dirigé par l’INRIA, voilà le raisonnement qui aurait été tenu :</p><p>* Le suivi des interactions sociales permet de collecter des données utiles à la lutte contre la pandémie, mais cela ne crée pas suffisamment de valeur tangible et immédiate pour une personne donnée pour que celle-ci prenne la peine de télécharger l’application.</p><p>* Il faut donc identifier un outil dont cette personne a besoin sans délai et conditionner l’utilisation de cet outil service au téléchargement de l’application. De cette façon, l’application sera installée par un nombre croissant d’utilisateurs.</p><p>* Au bout d’un moment, le nombre de ces utilisateurs sera suffisamment élevé pour que la collecte de données à l’échelle de l’ensemble des utilisateurs connectés en réseau crée de la valeur pour chacun d’entre eux. Il deviendra alors possible de rendre d’autres services d’encore plus grande valeur.</p><p>Cette approche porte même un nom, suggéré il y a plusieurs années par l’investisseur américain Chris Dixon (de la société de capital-risque Andreessen Horowitz) : <em>come for the tool, stay for the network</em> – <em>“Venez pour l’outil, restez pour le réseau”</em>.</p><p>Un outil simple qui rend un service immédiat et simplifie la vie des utilisateurs est une raison suffisante d’installer l’application : ainsi de l’établissement d’une attestation, dont chacun doit se munir s’il désire quitter son domicile en période de confinement. Ensuite, l’utilisation de cet outil à haute fréquence et à grande échelle permet d’apprendre à mieux connaître les utilisateurs et à les connecter les uns aux autres en réseau, ce qui permet de développer une infinité d’autres services et d’inciter ainsi les uns et les autres à continuer à utiliser l’application sur le long terme.</p><p>Imaginons un instant ce que serait TousAntiCovid si tous les Français l’utilisaient au quotidien (en tout cas ceux qui possèdent un smartphone). La collecte de données de façon régulière et systématique permettrait de rendre beaucoup de services en plus du suivi des contacts :</p><p>* La mise en relation sans délai avec un professionnel de santé en cas d’apparition de symptômes, pour déterminer s’il est temps d’aller faire un test puis de s’isoler.</p><p>* L’orientation vers un centre pour s’y faire tester, avec une heure précise de rendez-vous de façon à réduire l’attente au strict minimum – et à recevoir ensuite le résultat du test directement dans l’application.</p><p>* La géolocalisation pour connaître instantanément les règles de confinement à l’endroit où on se trouve à un moment donné – plus besoin d’aller se renseigner sur un site Web impersonnel où la coexistence de plusieurs règles contradictoires inspire plus de défiance qu’autre chose.</p><p>* L’information en temps réel sur les commerces situés à proximité, pour savoir s’ils sont ouverts ou fermés dans cette période de confinement et s’il y a des précautions particulières à prendre pour les clients.</p><p>La liste des services susceptibles d’être rendus par l’intermédiaire de cette application est potentiellement infinie. La seule condition pour les rendre possible, c’est qu’elle soit utilisée par des dizaines de millions de personnes. À cette échelle (mais pas avant), elle pourra devenir plus qu’une simple application de santé publique : une sorte d’<em>assistant personnel</em> voué à la simplification de la vie quotidienne des Français dans cette période de pandémie où tout le monde est perdu face à l’incertitude.</p><p><strong>Pourquoi en sommes-nous encore loin ?</strong> Deux raisons essentiellement. La première, c’est l’idée que les Français refusent légitimement d’être surveillés par l’intermédiaire de cette application. Or on peut prévenir une telle dérive en mettant en place un système de protection de la vie privée, supervisé par la CNIL (dont, pour mémoire, j’ai été membre de 2014 à 2016). La seconde raison est encore plus navrante : il est probable que personne n’a pensé à cette approche <em>come for the tool, stay for the network</em>, puisque cette application a été conçue par des chercheurs et hauts fonctionnaires (dont la culture est celle de la production de masse) plutôt que par des entrepreneurs (qui sont obsédés par l’expérience individuelle proposée aux utilisateurs).</p><p><strong>Il n’est pas trop tard pour changer de braquet et rendre TousAntiCovid obligatoire dans les faits</strong>, avec un système d’incitations adaptés – pas pour surveiller les Français, mais pour leur simplifier leur vie dans cette période difficile pendant laquelle les difficultés économiques et personnelles vont aller croissant.</p><p>🤔 <strong>Faut-il louer ou acheter ?</strong></p><p><em>Mardi 3 novembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur les arbitrages auxquels sont confrontés les ménages sur le marché du logement. </strong>Nous avons tous entendu depuis toujours qu’il valait mieux acheter son logement plutôt que le louer à un autre. En même temps, les professionnels de la finance nous signalent que le logement qu’on occupe n’est pas toujours un bon investissement, tant s’en faut. Comment ces arbitrages vont-ils évoluer dans la transition en cours ?</p><p>🌇 Vers des villes plus féministes</p><p><em>Mercredi 4 novembre </em>| <strong>Interview de Leslie Kern par Laetitia. </strong>Nous lançons cette semaine la syndication des podcasts en anglais issus de notre site <em>Building Bridges</em>. L’idée est de vous proposer un extrait au format écrit, ainsi qu’une transcription complète traduite en français accessible pour nos abonnés. Nous inaugurons cette série, désormais en alternance avec nos interviews de personnalités francophones, avec la géographe Leslie Kern, auteur du livre <em>Feminist City</em>.</p><p>🇺🇸 Trump ou Biden ?</p><p><em>Jeudi 5 novembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur le résultat de l’élection présidentielle américaine. </strong>Difficile d’échapper à cette actualité la semaine prochaine ! Mais difficile d’en parler avant d’être certain de l’issue de cette élection. Contrairement à nos habitudes, nous enregistrerons ce podcast à la dernière minute pour pouvoir disposer de tous les résultats – et, on l’espère, d’un vainqueur clairement désigné. Abonnez-vous pour découvrir notre conversation jeudi !</p><p><strong>👔 Qu’est-ce que “faire carrière” aujourd’hui ?</strong></p><p>Les plans de licenciement se multiplient dans les grandes entreprises. La transition démographique signifie des vies actives plus longues. La transition numérique transforme les métiers. C’est la notion même de carrière qui est bouleversée. Que veut dire “faire carrière” dans un contexte de changement de paradigme ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quest-ce-que-faire-carrire-aujourdhui"><strong>Qu’est-ce que “faire carrière” aujourd’hui ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><strong>🌐 Tout sur </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> (2/2)</strong></p><p><em>Nouveau Départ</em> a six mois déjà 🎉 Pour l’occasion, nous avons réalisé des interviews croisées sur deux semaines. La semaine précédente, j’avais interviewé Laetitia. La semaine dernière, c’est elle qui m’a interviewé sur mon travail, The Family, ma newsletter <a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/"><em>European Straits</em></a><em> </em>et bien d’autres choses. Nous avons notamment parlé de productivité et de comment écrire plus et mieux !</p><p>👉 Écoutez 🎧  <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-tout-sur-nouveau-dpart-22"><strong>🌐 Tout sur </strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-tout-sur-nouveau-dpart-22"><strong><em>Nouveau Départ</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-tout-sur-nouveau-dpart-22"><strong> (2/2)</strong></a> (interview de moi par Laetitia)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>🇺🇸 <strong>Comprendre la géographie électorale américaine</strong></p><p>On parle beaucoup des nombreux sondages qui donnent Joe Biden largement gagnant face à Donald Trump. On parle moins, en revanche, du système compliqué du “collège électoral” et de la façon dont le vote dans les différents États pourrait faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Nous y revenions il y a quelques jours, à moins d’une semaine de l’élection !</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-la-gographie-lectorale-amricaine"><strong>Comprendre la géographie électorale américaine 🇺🇸</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/un-assistant-personnel-face-la-pandmie</link><guid isPermaLink="false">substack:post:16828030</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 02 Nov 2020 05:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/16828030/88610e54ce23eb05f8b7389164ce0800.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>332</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/16828030/6ed5665b8149df43cf002f16c94e7897.jpg"/></item><item><title><![CDATA[🌐 Tout sur Nouveau Départ (2/2)]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine de célébration des <strong>6 mois d’existence de </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong> 🎂 se termine ce mercredi par une interview de Nicolas par moi-même.</p><p>🎁 <strong>Pendant quelques heures encore (jusqu’à minuit ce soir !) vous pouvez profiter d’un tarif exceptionnel sur l’abonnement annuel à </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong>. Profitez vite de l’offre spéciale “6 mois de <em>Nouveau Départ</em>” à <strong>-25%</strong> : l’abonnement annuel est à 112,50€/an, au lieu de 150€/an 🎉</p><p>Deux mercredis de suite, nous avons réalisé des interviews croisées : la semaine dernière, c’est Nicolas qui m’a interviewée : <strong>🌐 </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-tout-sur-nouveau-dpart-12"><strong>Tout sur Nouveau Départ (1/2)</strong></a> à propos de la programmation à venir et de mes projets.</p><p>Cette semaine, je renvoie ces questions à Nicolas, qui raconte son travail à The Family, l’impact de la crise sur les startups du portefeuille de The Family, son travail d’écriture, ses newsletters et la genèse de <em>Nouveau Départ</em>.</p><p><strong>Dans notre conversation, Nicolas raconte l’histoire des 7 ans de The Family, et comment son rôle et son travail ont évolué au fil des années.</strong> Créée en 2013, The Family a joué un rôle crucial dans “l’écosystème” des startups parisien. Aujourd’hui sans aucun bureau physique, 100% en ligne, The Family peut avoir des ambitions encore plus internationales… mais doit aussi être en concurrence avec des acteurs du monde entier.</p><p>Nicolas écrit depuis des années. Formé à la rigueur de l’écriture dans sa carrière dans l’administration (particulièrement à l’Inspection des Finances), il a fait de l’écrit sa plus grand force. En 2015, il a même commencé à faire de l’anglais sa langue par défaut : un défi de taille. Quel est son secret pour continuer à progresser à l’écrit ? Écrire absolument tous les jours, dans les conditions les plus inconfortables possibles !</p><p>Nicolas partage quelques conseils de productivité et fait le récit de la genèse de <em>Nouveau Départ</em>. Il parle aussi de ses newsletters, et de notre déménagement en Bavière cette année, de ces projets à venir et de sa vision de l’éducation. Interviewer son associé et conjoint, c’est un exercice riche d’enseignements auquel nous n’aurions pas pensé sans <em>Nouveau Départ. </em>Nous le recommandons 😜</p><p>En 6 mois, <em>Nouveau Départ </em>a beaucoup grandi. Vous êtes déjà près de 2 350 à vous être inscrits sur notre liste de diffusion ! Pour aller plus loin, nous avons besoin de votre soutien 🚀  </p><p>Ce média est financé exclusivement par vos abonnements (nous n’avons ni sponsor ni recettes publicitaires). Participez activement au développement de notre média. Rejoignez la communauté <em>Nouveau Départ</em> en vous abonnant 🤗</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/-tout-sur-nouveau-dpart-22</link><guid isPermaLink="false">substack:post:14956625</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 28 Oct 2020 05:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/14956625/81511ea66c761377428a2973812c3fba.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3464</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/14956625/c2af4a53ae4fdfe16da6a5995da965c8.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Qu'est-ce que "faire carrière" aujourd'hui ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧  de la semaine</strong> est consacré à la notion de carrière aujourd’hui. Pourquoi sommes-nous toujours plus nombreux à rejeter le concept de “carrière” <strong>👔 </strong>? Que révèle ce rejet des transitions que nous vivons ?</p><p><strong>Qu’est-ce qu’une “carrière” au juste ? </strong>Étonnamment, on utilise le même mot pour désigner plus ou moins la même chose dans de nombreuses langues : <em>carrière</em>, <em>career</em>, <em>Karriere</em>, <em>carrera</em>, <em>carriera</em>… Le mot vient de l’italien (<em>carriera</em>). Il désignait à l’origine un chemin de chars. C’était l’espace délimité permettant la course du cheval. À partir du XVIIe siècle, on s’est mis à l’utiliser de manière métaphorique pour désigner l’espace temps (bien délimité aussi) durant lequel un travailleur exerce sa profession. </p><p>L’étymologie indique trois choses intéressantes sur la notion de carrière : </p><p>* La carrière s’inscrit dans un cadre bien délimité que l’on doit accepter ; </p><p>* Le travail, c’est un peu comme une course de chevaux dont le but est de finir en tête ;</p><p>* L’espace-temps dans lequel on est actif est fondamentalement linéaire : on y progresse dans une seule direction. </p><p>Alors que les plans de licenciement se multiplient dans les grandes entreprises, que la transition démographique se traduit par des vies (actives) plus longues, et que la révolution numérique transforme les métiers, le paradigme fordiste de la carrière est de plus en plus mis à mal. Il nous faut des nouveaux concepts et des nouvelles institutions pour soutenir et accompagner le travail.</p><p>Que veut dire “faire carrière” dans ce contexte de changement de paradigme ? Découvrez notre conversation “À deux voix” sur le sujet !</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/quest-ce-que-faire-carrire-aujourdhui</link><guid isPermaLink="false">substack:post:14361763</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 27 Oct 2020 05:30:06 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/14361763/c311ae063a237c4025f77a4ecd23972c.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2922</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/14361763/293631a1b39c1fba9e029780c09cfbf5.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La santé ou l’économie : faut-il choisir ? ]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p>L’“Édito” de cette semaine parle des arbitrages en temps de pandémie. L’idée qu’il y aurait un choix à faire entre la santé des individus et celle de l’économie est fallacieuse.</p><p><strong>Depuis le confinement, de</strong> nombreux commentateurs ont pris l’habitude de mettre en balance la gestion de la crise sanitaire et celle de la crise économique. Il y aurait, dit-on, des arbitrages à faire entre des points de croissance et des “points” de contagion. Chaque mesure restrictive mise en place pour limiter la propagation (fermeture d’établissements, couvre-feu, confinement…) devrait se payer en terme de PIB. Mais est-ce vraiment si simple ?</p><p>En réalité, <strong>il n’existe pas, à l’échelle des pays, de corrélation évidente entre la dureté de la gestion de la crise sanitaire et la vigueur de l’économie</strong>. D’autres facteurs jouent un rôle plus important : la qualité du système de santé, la confiance de la population, la transition numérique des entreprises, la part de l’économie informelle ou encore le degré de dépendance de l’économie nationale vis-à-vis des autres pays. Certains pays plus laxistes du point de vue de la gestion sanitaire subissent néanmoins la crise économique de plein fouet. </p><p>Par exemple, la Suède n’a pas, contrairement aux autres pays scandinaves (Danemark, Finlande, Norvège), confiné sa population. Les restaurants sont constamment restés ouverts. Le masque n’y est pas obligatoire. Il n’y a pas de couvre-feu. Malgré cela, <a target="_blank" href="https://www.businessinsider.com/coronavirus-sweden-gdp-falls-8pc-in-q2-worse-nordic-neighbors-2020-8?r=DE&#38;IR=T">au second trimestre 2020, le PIB suédois a chuté de 8,6%</a>, alors qu’il n’a chuté “que” de 7,4% au Danemark et 3,2% en Finlande. <a target="_blank" href="https://www.statista.com/statistics/1113834/cumulative-coronavirus-deaths-in-the-nordics/">Laisser mourir les personnes âgées dans les maisons de retraite</a> (il y a eu six fois plus de décès que dans les autres pays scandinaves), cela n’a visiblement pas “payé” en points de croissance !</p><p>Au printemps, Donald Trump fustigeait, au nom de l’économie américaine, les gouverneurs des Etats qui avaient mis en place les mesures de confinement les plus strictes. <em>“Laissez les Américains manger au restaurant, aller dans les salles de sport et au cinéma</em>”, disaient alors les Républicains. Depuis plusieurs mois, même si la plupart des Etats ont levé les restrictions, et l’essentiel des restaurants, salles de cinéma ou parcs d’attraction peuvent accueillir des clients plus ou moins normalement, leur activité ne reprend pas. La demande est au point mort. Les faillites se multiplient.</p><p>Tant que les restrictions étaient en place, cela s’accompagnait souvent de dispositifs d’aide aux acteurs concernés. La fermeture des restaurants, des parcs d’attraction, des salles de spectacle ou des clubs de sport provoquaient une chute de l’offre qui expliquait clairement la baisse de l’activité économique. Depuis que ces restrictions ont été levées, la plupart des dispositifs d’aide ont également disparu. Et c’est désormais un problème de demande qui explique la catastrophe économique. Ce n’est pas parce qu’on a le droit de consommer librement qu’on va consommer forcément.</p><p>Disneyland a ré-ouvert en Floride, mais à cause de la hausse du nombre de cas de Covid dans l’Etat, les quelques optimistes qui avaient fait des réservations annulent en masse. Les touristes étrangers ne sont pas là. La demande intérieure est d’autant plus faible que les Américains sont inquiets et que beaucoup sont au chômage. Sans que des mesures restrictives ne soient en cause, Disneyland a décidé de réduire les horaires d’ouverture des parcs et de <a target="_blank" href="https://www.cnbc.com/2020/09/29/disney-to-layoff-28000-employees-as-coronavirus-slams-theme-park-business.html">licencier 28 000 employés, faute de visiteurs</a>.</p><p>Il en va de même des salles de sport qui sont nombreuses à mettre la clef sous la porte, et des salles de cinéma. En septembre, les salles de cinéma étaient ouvertes dans 44 États sur 50. Warner Bros a alors fait le pari de sortir le film <em>Tenet</em> de Christopher Nolan avec l’espoir d’en faire un <em>blockbuster</em> sans la concurrence d’autres grosses productions dans les salles. Le film est sorti dans près de 3 000 salles américaines, mais <a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2020/09/15/business/media/tenet-movie-theaters-coronavirus.html">(presque) personne n’est allé le voir</a>. Les studios hollywoodiens en ont conclu qu’il valait mieux reculer la sortie de leurs films les plus coûteux (parmi lesquels le dernier <em>James Bond</em> et le nouveau <em>Wonder Woman</em>). </p><p>Inquiets du fait de la propagation du virus et de leur situation économique, les Américains sont d’autant moins retournés dans les salles qu’on n’y montrait pas assez de films susceptibles de leur faire quitter leur canapé domestique. Du coup, la chaîne Cineworld a déjà fermé 536 salles de cinéma à travers le pays, et le groupe AMC, qui gère le plus grand nombre de multiplexes aux Etats-Unis, a annoncé qu’il serait à court de trésorerie d’ici la fin de l’année 2020.</p><p>Dans l’ensemble, face à une pandémie qu’on ne contrôle plus, et une incertitude qui nous dépasse, la défiance, la peur, ou la simple prudence incitent de nombreux consommateurs à rester chez eux et à garder leur portefeuille fermé. En voyant les courbes affolantes de la propagation, une part significative de la population renonce d’elle-même à aller au restaurant. Tant que nous n’aurons pas de maîtrise de la situation sanitaire, les points de croissance ne peuvent pas être “sauvés”.</p><p>Penser qu’il existe, à ce stade, un arbitrage à faire entre l’économie et la santé, c’est donc fallacieux, exactement comme l’est la mise en balance de l’économie et de la planète faite par certains médias (et par les entreprises les plus polluantes). Il n’y a pas de choix à faire entre l’économie et la santé des individus, comme il n’y en a pas entre l’économie et la santé de la planète – car sans la bonne santé (des individus et de la planète), il n’y a pas d’économie solide.</p><p>Aujourd’hui, les seuls arbitrages qui méritent d’être considérés sont entre la santé des uns et la santé des autres. Il semble presque absurde, à ce stade, de parler des dangers “économiques” d’un éventuel reconfinement. En revanche, il est pertinent de s’interroger sur les dangers d’un reconfinement pour la santé mentale et physique des personnes isolées et des personnes précaires, et toutes les manières de mieux les protéger.</p><p>👔<strong> Qu’est-ce que “faire carrière” aujourd’hui ?</strong></p><p><em>Mardi 27 octobre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la notion de “carrière” aujourd’hui. </strong>Alors que les plans de licenciement se multiplient dans les grandes entreprises, que la transition démographique se traduit par des vies actives plus longues, et que la révolution numérique transforme les métiers, c’est la notion même de carrière qui est bouleversée. Que veut dire “faire carrière” dans un contexte de changement de paradigme ?</p><p><strong>🌐 Tout sur </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> (2/2)</strong></p><p><em>Mercredi 28 octobre</em> |<strong> Interview 🎧 de Nicolas par moi. </strong><em>Nouveau Départ</em> a six mois déjà 🎉 Pour l’occasion, nous avons réalisé des interviews croisées sur deux semaines. La semaine dernière, c’est moi qui était interviewée par Nicolas. Cette semaine, c’est moi qui ai interviewé Nicolas sur son travail, The Family, sa newsletter <a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/"><em>European Straits</em></a><em> </em>et bien d’autres choses. J’ai même cherché à lui faire partager les secrets de sa légendaire productivité ! </p><p>🇺🇸 <strong>Comprendre la géographie électorale américaine</strong></p><p><em>Jeudi 29 octobre</em> |<strong> Podcast “À deux voix” 🎧 sur la géographie électorale aux États-Unis et son impact sur les élections de la semaine prochaine. </strong>On parle beaucoup des nombreux sondages qui donnent Joe Biden largement gagnant face à Donald Trump. On parle moins, en revanche, du système compliqué du “collège électoral” et de la façon dont le vote dans les différents États pourrait faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Nous y reviendrons à moins d’une semaine de l’élection !</p><p>Durant cette semaine “anniversaire”, nous vous proposons l’abonnement annuel à <em>Nouveau Départ</em> à -25% 🎉 Profitez-en vite : notre offre promotionnelle ne dure plus que quelques jours !</p><p><strong>🇬🇧 Brexit : enfin, le dénouement ?</strong></p><p>L’histoire du Brexit est interminable. Il y a 4 ans et demi, quand le référendum a créé la surprise, le contexte était bien différent de ce qu’il est aujourd’hui. Le Brexit s’inscrivait dans la promesse de “<em>Global Britain</em>” et “<em>Take Back Control</em>”. L’incurie du gouvernement pendant la crise sanitaire prouve la vacuité de cette promesse.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-brexit-enfin-le-dnouement-"><strong>Brexit : enfin, le dénouement ?</strong></a><strong> 🇬🇧 </strong>(conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><strong>🌐 Tout sur </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> (1/2)</strong></p><p>Pour les six mois de <em>Nouveau Départ</em>, nous réalisons une interview croisée sur deux semaines. La semaine dernière, Nicolas m'a interviewée à propos de <em>Nouveau Départ</em>, de <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><em>Building Bridges</em></a><em> </em>et de mon travail. Entre autres choses, nous avons parlé des nouveaux modèles de médias et du choix de vivre en Allemagne…</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-tout-sur-nouveau-dpart-12"><strong>Tout sur </strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-tout-sur-nouveau-dpart-12"><strong><em>Nouveau Départ</em></strong></a> <strong>🌐</strong> (interview de moi par Nicolas)<em>—accessible à tous</em>.</p><p><strong>❓ Ask Us Anything #2</strong></p><p>Quels sont les profils les plus recherchés par les recruteurs ? Quels secteurs sortent renforcés de la crise ? Que doivent faire les métropoles pour redevenir attrayantes ? Comment attirer à nouveau les travailleurs au bureau ? Comment mieux intégrer le travail à notre vie quotidienne, notamment à la maison ? Quels obstacles rencontrent les femmes sur le marché du travail ? ... Nicolas et moi avons répondu aux questions de nos abonnés dans ce deuxième épisode de “Ask Us Anything”. </p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/askusanything-pisode-2"><strong>Ask Us Anything (épisode 2)❓</strong></a>(conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>). </p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-sant-ou-lconomie-faut-il-choisir</link><guid isPermaLink="false">substack:post:14277752</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 26 Oct 2020 05:30:43 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/14277752/7385f3ca4e37c15f1e75ad6f75327e75.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>364</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/14277752/f1cc12abd1ac02974882e788fcafdd36.jpg"/></item><item><title><![CDATA[🌐 Tout sur Nouveau Départ (1/2)]]></title><description><![CDATA[<p>Cette semaine et la semaine prochaine, nous faisons une pause dans notre format habituel de l’interview du mercredi car <strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> fête ses 6 mois d’existence</strong> 🎂 </p><p>🎁 <strong>À cette occasion, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à la semaine prochaine, nous vous proposons un tarif exceptionnel pour l’abonnement annuel à </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong>. Profitez vite de notre offre spéciale “6 mois de <em>Nouveau Départ</em>” à <strong>-25%</strong> : l’abonnement annuel vous est proposé cette semaine à 112,50€/an, au lieu de 150€/an 🎉</p><p>Par ailleurs, aujourd’hui puis mercredi prochain, nous vous proposons deux interviews croisées : cette semaine, j’interviewe Laetitia à propos de <em>Nouveau Départ</em>, de la programmation à venir et de ses projets du moment. Mercredi prochain, c’est elle qui me posera des questions à son tour !</p><p>Dans notre conversation, Laetitia nous explique qu’elle va publier dans les tous prochains jours le premier numéro du <strong>podcast </strong><a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><strong><em>Building Bridges</em></strong></a><strong><em> </em></strong><strong>(en anglais)</strong> où elle interviewe des personnalités non francophones. Une version française de ces interviews sera proposée un mercredi sur deux à nos abonnés <em>Nouveau Départ</em> à partir du mois de novembre, en alternance avec l’interview d’une personnalité en français.</p><p>Parmi les personnalités que Laetitia a déjà interviewées pour <em>Building Bridges</em>, il y a :</p><p>* <strong>Leslie Kern</strong>, l’autrice canadienne de <em>Feminist City</em> (dont voici <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/feminist-city-de-leslie-kern">notre “Note de lecture”</a>) ;</p><p>* <strong>James Crabtree</strong>, journaliste au <em>Financial Times</em> à qui on doit <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-billionaire-raj-de-james-crabtree">l’excellent </a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-billionaire-raj-de-james-crabtree"><em>The Billionaire Raj</em></a> sur l’Inde contemporaine ;</p><p>* <strong>Andrew Scott</strong>, un économiste britannique spécialiste de la longévité et des questions démographiques ;</p><p>* <strong>Vaughn Tan</strong>, l’auteur de <em>The Uncertainty Mindset</em> dont nous parlons dans <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-vivre-avec-lincertitude">ce podcast “À deux voix” sur l’incertitude</a> ;</p><p>* <strong>Bruno Maçães</strong>, un ancien ministre portugais, auteur du récent <em>History Has Begun</em> sur les États-Unis aujourd’hui.</p><p>Dans ce podcast, Laetitia raconte les interviews qu’elle a réalisées et pourquoi elle veut partager le fruit de ces rencontres avec nos abonnés <em>Nouveau Départ</em>. Au cours des prochaines semaines, elle ajoutera à cette liste une interview de l’économiste Mariana Mazzucato et une de l’entrepreneuse et autrice Hilary Cottam.</p><p>En 6 mois, <em>Nouveau Départ </em>a bien grandi. Vous êtes déjà plus de 2 300 à vous être inscrits sur notre liste de diffusion ! Pour continuer (et aller plus loin encore), nous avons besoin de votre soutien 🚀</p><p>Ce média est financé exclusivement par vos abonnements (pas par des sponsors ni des recettes publicitaires). Rejoignez cette semaine la communauté <em>Nouveau Départ </em>et participez activement au développement de notre média 🤗</p><p><strong>🎧 </strong>Au passage, pour découvrir l’histoire de la genèse de <em>Nouveau Départ</em>, vous pouvez également écouter <a target="_blank" href="https://zevillage.net/podcasts/1-laetitia-vitaud-et-nicolas-colin-et-la-transformation-du-travail/">ce podcast de Zevillage réalisé par Xavier de Mazenod</a> qui nous a interviewés tous les deux sur les transformations du travail.</p><p><strong>👉 </strong><a target="_blank" href="https://zevillage.net/podcasts/1-laetitia-vitaud-et-nicolas-colin-et-la-transformation-du-travail/"><strong>Laetitia Vitaud et Nicolas Colin et la transformation du travail</strong></a><strong> </strong></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/-tout-sur-nouveau-dpart-12</link><guid isPermaLink="false">substack:post:13554352</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 21 Oct 2020 04:30:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/13554352/56757e36ccc0b6cff61576d67626d513.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3264</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/13554352/7981cdad0e1b0bb163553f949a16f9fb.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La banalité domestique : notre salut ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p>L’“Édito” de cette semaine parle de deuil et de leadership. Et si notre salut se trouvait dans la banalité domestique ?</p><p><strong>Les mots me manquent dans cette période terrifiante.</strong> Face aux actes indicibles, rien de tel que le silence. Face au chaos géopolitique, à l’effondrement de l’économie, aux menaces sur les libertés individuelles, aux risques de guerres, au repli sur soi et à la haine, je me demande quels mots sont à la hauteur. C’est bien embêtant quand on a fait son métier de coucher des mots sur le papier. Où que l’on regarde, les mots que l’on entend et que l’on lit sont tirés du champ lexical de la guerre. Qu’il s’agisse de pandémie, d’économie, de politique, de culture ou de nature, il n’est plus question que de belligérance, de combat, d’armes, de blessures et de mort. </p><p>Ces mots-là me fatiguent et m’abattent davantage. Si c’est ça l’écriture aujourd’hui, alors je n’ai pas envie de prendre la plume. J’aurais plutôt envie de passer l’aspirateur ou la serpillière, de faire un gâteau, de pétrir un pain et de m’occuper de ma famille. Et si la banalité de la sphère domestique, qui n’est jamais représentée dans les livres d’histoire (où l’on ne parle que de guerres), était notre salut ? Est-ce un hasard si dans la période actuelle, les mots qui conviennent le mieux sont ceux qui évoquent la banalité domestique ?</p><p><em>“Restez chez vous”</em>, <a target="_blank" href="https://www.bfmtv.com/international/restez-chez-vous-angela-merkel-appelle-les-allemands-a-eviter-la-propagation-du-covid-19_AD-202010170098.html">a dit Angela Merkel</a> dans un discours à la nation. <em>"Ce que sera l'hiver, ce que sera notre Noël, sera décidé dans les jours et les semaines à venir"</em>, a-t-elle ajouté. Il y a peu, elle parlait d’ouvrir les fenêtres et de l’importance d’une bonne aération des espaces privés et publics, car <em>"</em><a target="_blank" href="https://www.bfmtv.com/international/allemagne-le-gouvernement-ajoute-l-aeration-aux-gestes-barrieres-contre-le-covid-19_AN-202010050099.html"><em>c'est l'une des solutions les moins chères et les plus efficaces</em></a><em>"</em>. Tant de banalité domestique ! L’archétype de la “bonne ménagère” serait-il l’avenir du leadership ? </p><p>Jacinda Ardern, qui vient de <a target="_blank" href="https://www.bbc.com/news/world-asia-54565381">remporter à nouveau les élections en Nouvelle-Zélande</a>, en partie pour sa bonne gestion “ménagère” de la pandémie, offre, elle aussi, une nouvelle <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=ruDJp64prhc">définition non belliqueuse du leadership</a> : "<em>Il faut du courage et de la force pour être empathique, et je suis très fière d'être un leader empathique et compatissant. J'essaie de tracer un chemin différent, et cela attirera les critiques, mais je ne peux être fidèle qu'à moi-même et à la forme de leadership en laquelle je crois</em>". </p><p><strong>C’est toujours avec le plus grand mépris que l’on parle de la “ménagère”.</strong> Les annonceurs publicitaires ne la voient que comme une proie stupide dont il s’agit de vider le portefeuille. Les historiens l’ignorent totalement ou bien lui accordent une place insignifiante. Parfois, on l’associe à une forme de lâcheté : se réfugier dans la sphère domestique quand le monde est en guerre, c’est ne pas avoir le courage de se battre. Mais rien n’est plus faux. Panser les blessures et nourrir les vivants, il faut bien continuer à le faire. </p><p><em>“Tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut aider Maman à faire la vaisselle.”</em> Dans la période actuelle, c’est comme si Maman devenait la vraie héroïne de l’histoire. Merkel incarne cet archétype (bien que n’ayant pas d’enfants). Elle a fait l’histoire en étant constamment sous-estimée en politique, sous-estimée parce qu’elle a tout de la ménagère. Pourtant, elle incarne les valeurs du <em>“monde libre”</em> comme aucun autre dirigeant politique aujourd’hui. Elle a vécu la dictature de la RDA ; elle sait ce qu’est l’absence de liberté. </p><p>C’est vers elle ou Jacinda Ardern que j’ai le plus envie de me tourner, parce que je suis en deuil. Il y a environ 50 ans, la psychiatre <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Elisabeth_K%C3%BCbler-Ross">Elisabeth Kübler-Ross</a> a conçu le modèle des cinq étapes du deuil. La première phase est celle du déni, où les émotions semblent absentes. La seconde est celle de la colère. La troisième est une phase de <em>“marchandage”</em> faite de négociations et de chantages. La quatrième, c’est une longue dépression dont on a l’impression qu’on ne sortira pas. La cinquième, enfin, c’est l’acceptation de la perte, après laquelle on réorganise sa vie en fonction de cette perte. La tristesse ne disparaît pas, mais on vit avec, on peut même la faire cohabiter avec de la joie.</p><p>Souvent, ces phases ne se suivent pas de manière linéaire. Il ne s’agit pas forcément de passer par toutes ces étapes dans cet ordre-là. Il arrive qu’on fasse des retours en arrière avant de pouvoir recommencer à avancer. Mais sans l’acceptation, on ne peut pas se reconstruire. D’une certaine manière, la ménagère, c’est l’héroïne de la dernière phase du deuil, celle qui permet la reconstruction, la continuité et la liberté d’action. Je ne sais pas si on arrivera collectivement à cette phase-là, mais je comprends pourquoi je ressens le besoin d’une autre forme de leadership. </p><p><em>Sur ce, je vais aller faire la vaisselle et pendre le linge pour sauver le monde...</em></p><p>🇬🇧<strong> Brexit : enfin, le dénouement ?</strong></p><p><em>Mardi 20 octobre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur le Royaume-Uni et l’imminence d’un Brexit “No Deal” sans accord avec l’Union européenne. </strong>L’histoire du Brexit est interminable. Il y a 4 ans et demi, quand le référendum a créé la surprise, le contexte était bien différent de ce qu’il est aujourd’hui. Le Brexit s’inscrivait dans la promesse de “<em>Global Britain</em>” et “<em>Take Back Control</em>”. L’incurie du gouvernement pendant la crise sanitaire prouve la vacuité de cette promesse.</p><p>🌐 Tout sur <em>Nouveau Départ</em> (1/2)</p><p><em>Mercredi 21 octobre</em> | <strong>Interview 🎧  de moi par Nicolas. </strong><em>Nouveau Départ</em> a six mois déjà 🎉<strong> </strong>Pour l’occasion, nous réalisons une interview croisée sur deux semaines. Cette semaine, Nicolas m'a interviewée à propos de <em>Nouveau Départ</em>, de <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><em>Building Bridges</em></a><em> </em>et de mon travail. La semaine prochaine, je l’interviewerai sur son actualité et son travail. Entre la première et la seconde interview, nous vous proposerons une offre promotionnelle exceptionnelle sur l’abonnement annuel à <em>Nouveau Départ</em>.</p><p>❓ Ask Us Anything #2  </p><p><em>Jeudi 22 octobre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧  pour répondre aux questions de nos abonnés. </strong>Lors du <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/askusanything-pisode-1">premier épisode “Ask Us Anything”</a>, nous n’avons pu répondre qu’à un peu plus de la moitié des questions qui nous ont été posées par nos abonné.e.s. Avec ce deuxième épisode, nous répondons à toutes les autres, notamment toutes celles qui concernent le futur du travail post-pandémie…</p><p><strong>🧪 Les secrets pour faire grandir des startups</strong></p><p>Beaucoup de pays, de villes et de territoires cherchent à faire grandir leur version de la Silicon Valley. Mais peu nombreux sont ceux qui savent quelles ressources rassembler et mélanger pour créer un écosystème entrepreneurial digne de ce nom. Dans cette conversation, Nicolas et moi discutons du livre de Brad Feld et Ian Hathaway <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Startup-Community-Way-Entrepreneurial-Ecosystem/dp/1119613604"><em>The Startup Community Way</em></a><em>.</em></p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-secrets-pour-faire-grandir-des"><strong>Les secrets pour faire grandir des startups 🧪</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>🏳️‍🌈 Relancer une marque puissante : <em>Têtu</em></p><p>La communauté gay française a longtemps eu son magazine : <em>Têtu</em>, fondé en 1995 par Didier Lestrade et Pascal Loubet. Mais après une longue période de difficultés économiques, celui-ci a mis la clef sous la porte en 2018… avant d’être repris par un groupe d’investisseurs rassemblés par Albin Serviant et de renouer avec la rentabilité. Nicolas a interviewé Albin pour <em>Nouveau Départ</em> !</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/relancer-une-marque-puissante-ttu"><strong>Relancer une marque puissante : </strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/relancer-une-marque-puissante-ttu"><strong><em>Têtu</em></strong></a> 🏳️‍🌈 (conversation avec Albin Serviant)<em>—accessible à tous</em>.</p><p>😨 Apprendre à vivre avec l’incertitude</p><p>Le concept d’incertitude semble omniprésent. Il s’applique dans différents domaines : la gastronomie, l’entreprise, la finance, l’éducation et la société en général. Il y a peu, j’ai découvert le travail de Vaughn Tan, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Uncertainty-Mindset-Innovation-Insights-Frontiers/dp/023119689X/"><em>The Uncertainty Mindset</em></a>. Nous discutons dans ce podcast des leçons à tirer des cuisines des grands chefs, et de l’importance du concept d’incertitude dans l’économie d’aujourd’hui.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-vivre-avec-lincertitude"><strong>Apprendre à vivre avec l’incertitude</strong></a><strong> </strong>😨<strong> </strong>(conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-banalit-domestique-notre-salut</link><guid isPermaLink="false">substack:post:13282003</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 19 Oct 2020 04:30:39 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/13282003/cbc19d0e9559aafb99293e98c6348c6f.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>295</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/13282003/8ef1fe00220ce5ca9be97e370bdfe66e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Apprendre à vivre avec l’incertitude]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine</strong>, enregistré pour la première fois à distance,<strong> </strong>est consacré à l’éducation et la stratégie dans un monde d’incertitude. Comment pouvons-nous apprendre à vivre avec l’incertitude ?</p><p><strong>L’année 2020 nous pousse</strong> à poursuivre ou transformer notre activité et notre vie de famille dans un contexte d’incertitude extrême. Pourrons-nous nous déplacer normalement dans deux mois ? Faut-il organiser un événement programmé en mai 2021 à distance ? À quelle sauce serons-nous “mangés” économiquement parlant dans six mois ? Quand nous aurons tourné la page de la crise sanitaire, aurons-nous d’autres surprises liées au réchauffement climatique ou aux tensions géopolitiques ?</p><p>Le concept d’incertitude est sur toutes les lèvres. Il passionne les stratèges comme les éducateurs. Il s’applique dans différents domaines<strong> : </strong>la gastronomie, l’entreprise, la finance, l’éducation et la société en général. Et il nous incite à repenser nos manières de faire héritées de l’économie de masse du siècle dernier et basées sur les processus fiables, prévisibles et réplicables. </p><p>Récemment, Laetitia a découvert les travaux d’un professeur en stratégie du nom de Vaughn Tan, qui vient de publier un livre fascinant, <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Uncertainty-Mindset-Innovation-Insights-Frontiers/dp/023119689X/"><em>The Uncertainty Mindset</em></a><em>. </em>Elle mettra en ligne prochainement un interview de lui réalisé pour <a target="_blank" href="https://buildingbridges.substack.com/"><em>Building Bridges</em></a><em> </em>(dont nous publierons la transcription en français pour nos abonnés <em>Nouveau Départ</em>).</p><p>Dans son livre, Vaughn Tan explique les leçons à tirer de l’innovation dans les cuisines des grands chefs. Aujourd’hui, il faut innover pour survivre. Or l’innovation, c’est l’incertitude permanente. C’est donc un “esprit d’incertitude” dont on a besoin : </p><p><em>“L’innovation est par nature vraiment incertaine. Avec le travail d’innovation, vous ne savez pas ce que vous cherchez jusqu’à ce que vous le trouviez ou le créiez. L’incertitude, c’est inévitable quand vous cherchez à faire quelque chose qui n’a jamais été fait ou imaginé auparavant</em>.” </p><p>“<em>Un management efficace de l’innovation implique la formation de personnes et d’équipes désireuses et capables d’arrêter de faire ce qu’elles font bien pour chercher à développer autre chose</em>.” (<em>The Uncertainty Mindset</em>)</p><p>Laetitia vient aussi de publier cet article pour <em>Welcome to the Jungle</em>, intitulé “<a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/lecons-innovation-gastronomie">Ce que les chefs étoilés peuvent vous apprendre sur l'innovation</a>” :</p><p>Alors que Vaughn Tan explore les leçons que les managers et les innovateurs peuvent tirer des meilleurs chefs du monde et de leurs équipes talentueuses, il défend l’idée d’un changement de paradigme managérial. Dans l’ancien paradigme, il fallait donner à chaque travailleur un rôle fixe et clairement défini. En revanche, <strong>dans un monde d’incertitude, les rôles doivent être ouverts et changeants dans une équipe conçue pour l’innovation</strong>. Chacun.e doit être capable d’apprendre constamment les un.e.s des autres et l’esprit d’incertitude doit imprégner et influencer la manière dont le travail est organisé.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/apprendre-vivre-avec-lincertitude</link><guid isPermaLink="false">substack:post:11154438</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Thu, 15 Oct 2020 04:30:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/11154438/1eee6326af14924c5be38254721b3aa0.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3080</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/11154438/7d2197502703b2377b692d7749c28bff.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Relancer une marque puissante : Têtu]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque mercredi, <em>Nouveau Départ</em> vous propose un entretien avec une personnalité éclairante. C’est au format audio 👆🎧, accessible à tous et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* <strong>Albin Serviant sur la relance de </strong><strong><em>Têtu</em></strong></p><p>* Peut-on s’habiller comme on veut ?</p><p>* Féminisme : la nouvelle génération</p><p>* La Cour suprême des États-Unis</p><p><strong>J’ai rencontré Albin</strong>, entrepreneur et investisseur, lorsque nous habitions tous les deux Londres qu’il y animait French Founders, une association d’entrepreneurs français au Royaume-Uni. Nous nous sommes ensuite revus plusieurs fois à l’époque où il bouclait un tour de table pour reprendre un titre légendaire, <em>Têtu</em>, et le réinventer pour en faire une plateforme vouée à la promotion de la diversité et de l’inclusion.</p><p>Albin et moi échangeons sur son parcours, de PepsiCo au monde des startups, sur l’histoire de <em>Têtu</em>, ce que veut dire reprendre une entreprise “à la barre”, comment lui et son équipe ont rendu <em>Têtu</em> rentable en faisant monter en gamme le magazine, en optant pour le modèle de l’abonnement de soutien et en diversifiant la marque dans plusieurs directions : un festival annuel, un forum pour promouvoir la diversité et l’inclusion en entreprise, et un message décidément positif.</p><p><em>Têtu </em>fête ses 25 ans cette année, c’est le moment d’écouter ma conversation avec Albin en cliquant sur le <strong>lien vers le podcast en tête de cet article</strong> 👆 </p><p><strong>Il y a quelques</strong> temps, Jean-Michel Blanquer a <a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/politique/la-tenue-republicaine-de-blanquer-divise-au-gouvernement-21-09-2020-8389056.php">créé la polémique</a> en parlant des vêtements dans les établissements scolaires et des règlements les concernant : « <em>L'école n'est pas un lieu comme les autres, ce n'est pas comme si vous allez à la plage ou en boîte de nuit. Chacun peut comprendre qu’on vient habillé d’une façon républicaine</em> » a-t-il expliqué à la radio. Mais que signifie « <em>d’une façon républicaine</em> » ?</p><p>L’expression n’a pas manqué de faire réagir et Laetitia et moi avons souhaité revenir sur la question de l’émancipation dans l’histoire des normes vestimentaires. Laetitia parlons de vêtements, de nudité et de culture, et arrivons à la conclusion que le vêtement est le terrain de toutes les guerres culturelles. Pour l’occasion, Laetitia a  également rédigé une <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-robe-une-histoire-culturelle">“Note de lecture” sur l’ouvrage </a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-robe-une-histoire-culturelle"><em>La Robe : Une histoire culturelle—Du Moyen Âge à aujourd’hui</em></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-robe-une-histoire-culturelle"> de Georges Vigarello (2017)</a>.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/normes-vestimentaires-et-mancipation"><strong>Normes vestimentaires et émancipation</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé à nos abonnés.</em></p><p><strong>Rebecca Amsellem</strong> est entrepreneuse et féministe. Avec sa newsletter <a target="_blank" href="https://lesglorieuses.fr/?v=11aedd0e4327">Les Glorieuses</a>, elle a mis ses qualités entrepreneuriales au service du féminisme. On lui doit aussi le mouvement associé au hashtag <a target="_blank" href="https://lesglorieuses.fr/communique-de-presse-5novembre16h47/?v=11aedd0e4327">#5novembre16h47</a>, né en 2016 pour sensibiliser les Français aux inégalités salariales. Elle en a eu l’idée après avoir observé la <a target="_blank" href="https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/10/25/20002-20161025ARTFIG00313--14h38-les-islandaises-se-mettent-en-greve-contre-les-inegalites-salariales.php">“grève” des femmes islandaises de 2016</a>, qui sont massivement descendues dans les rues pour protester contre les inégalités salariales. <em>“Pourquoi ne ferions-nous pas la même chose en France ?”</em>, s’est-elle alors demandé.</p><p>Dans ce podcast mis en ligne il y a quelques semaines, Rebecca parle à Laetitia de son parcours, de la création des Glorieuses, des inégalités de revenus entre hommes et femmes, et ce qu’on pourrait faire pour y remédier. Nous parlons aussi de politique et de symboles. Pour elle, en politique, l’écart entre le discours et la réalité n’a probablement jamais été aussi grand.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/fminisme-la-nouvelle-gnration"><strong>Féminisme : la nouvelle génération</strong></a> (conversation avec Rebecca Amsellem)<em>—accessible à tous</em>.</p><p><strong>L’actualité politique aux</strong> États-Unis est dominée par l’audition de la juge Amy Coney Barrett, que Trump souhaite nommer à la Cour suprême à trois semaines d’une élection présidentielle qu’il a de grandes chances de perdre. </p><p>Si cette nomination est confirmée par le Sénat, elle pourrait donner aux conservateurs une majorité solide pendant plusieurs décennies et bloquer les velléités de réformes progressistes d’un Congrès dominé par les démocrates. En effet, la Cour a le pouvoir de <em>judicial review</em>, ce qui signifie qu’elle peut valider ou invalider les lois votées par le Congrès. Cela pourrait également provoquer le démantèlement complet de la réforme du système de santé passée sous l’administration Obama (<em>Affordable Care Act</em>) et faire reculer les droits des personnes LGBT.</p><p>Dans ce podcast “À deux voix”, Laetitia et moi rappelons ce qu’est la Cour suprême des États-Unis, qui sont les juges, quelle est son histoire et quels sont ses pouvoirs. C’est toujours avec un grand plaisir que nous reprenons ces sujets que nous avions déjà traités “à deux voix” dans les cours que donnions ensemble à Sciences-Po il y a maintenant plus de dix ans ❤️</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-cour-suprme-dans-lhistoire-"><strong>La Cour suprême dans l'histoire 🇺🇸</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé à nos abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-secrets-pour-faire-grandir-des"><strong>Les secrets pour faire grandir des startups</strong></a><strong> 🧪 </strong> (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/gare-aux-entreprises-zombies-"><strong>Gare aux entreprises zombies !</strong></a> 🧟‍♀️ (“Édito” par moi)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/normes-vestimentaires-et-mancipation"><strong>Normes vestimentaires et émancipation</strong></a> 💪 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-robe-une-histoire-culturelle"><strong>La robe. Une histoire culturelle</strong></a> 👗 (“Note de lecture” par Laetitia)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/entreprendre-en-afrique"><strong>Entreprendre en Afrique</strong></a> 💻 (conversation avec Serge Boupda)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/30-ans-dunit-allemande-"><strong>30 ans d'unité allemande</strong></a><strong> </strong>🇩🇪 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/dfendons-linstruction-domicile"><strong>Défendons l’instruction à domicile</strong></a><strong> </strong>✋ (“Édito” par Laetitia)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/askusanything-pisode-1"><strong>#AskUsAnything (épisode 1)</strong></a><strong> ❓ </strong>(conversation entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-bourse-va-bien-quand"><strong>Pourquoi la bourse va bien quand tout va mal</strong></a> 📈 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/makers-and-takers-de-rana-foroohar"><strong><em>Makers & Takers</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/makers-and-takers-de-rana-foroohar"><strong>, de Rana Foroohar</strong></a> 💰 (“Note de lecture” par moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/relancer-une-marque-puissante-ttu</link><guid isPermaLink="false">substack:post:10649914</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 14 Oct 2020 04:30:42 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/10649914/4151638f481566d67e95d2de651458fc.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3609</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/10649914/03e7c34e9736a026efdee635953c7368.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Gare aux entreprises zombies !]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p>L’“Édito” de cette semaine parle de la conjoncture économique (qui est catastrophique) et de la multiplication préoccupante des entreprises zombies.</p><p><strong>Le déferlement du COVID-19</strong> sur l’économie mondiale a provoqué un déploiement massif d’argent public auprès des entreprises comme des ménages. Combinées à une politique monétaire accommodante, des mesures comme les prêts garantis par l’État ou encore l’assouplissement du recours au chômage partiel ont permis à de nombreuses entreprises de garder la tête hors de l’eau en dépit d’une situation macroéconomique catastrophique. Pour mémoire, le PIB de la France devrait se contracter d’environ 10 à 12% cette année. Cette situation, infiniment plus désastreuse qu’après la crise financière de 2008, va forcément laisser des traces dans toutes les dimensions – économiques, sociales et politiques.</p><p>Depuis le début de l’été, en particulier, les économistes examinent l’état de l’économie et s’interrogent sur la forme de la reprise. Aux États-Unis, ce sont les lettres de l’alphabet qui sont utilisées pour illustrer ce débat. On a parlé d’abord parlé de “reprise en V” (<em>V-shaped recovery</em>) pour signifier que la pandémie n’était qu’une sorte de trou d’air et que l’économie allait vite retrouver son état normal.</p><p>Depuis une date plus récente, cependant, un consensus a commencé de se former sur l’idée d’une “reprise en K” (<em>K-shaped recovery</em>), c’est-à-dire une reprise marquée par une divergence radicale entre deux groupes d’entreprises (d’où le recours au ‘K’ et à ses deux barres latérales : l’une qui monte et l’autre qui descend) : d’un côté, ceux qui ont encaissé le choc et se portent désormais mieux que jamais ; de l’autre, ceux dont le maintien en activité dépend de la pérennité des aides de l’État. Tant que celui-ci apporte aides, subventions, accès à du crédit peu cher et exemptions fiscales, tout va bien. Mais il y a tout lieu de penser que quand ces aides s’arrêteront, nombreuses sont les entreprises qui mordront instantanément la poussière et disparaîtront.</p><p>Les économistes ont une image pour évoquer ces entreprises : ils les appellent les <em>“entreprises zombies”</em> 🧟‍♀️ Aujourd’hui, elles tiennent encore debout et poursuivent tant bien que mal leur activité ; mais en réalité, elles sont déjà mortes et cela se verra instantanément le jour où l’État cessera de les soutenir – parce qu’il n’y aura plus d’argent dans les caisses, parce que les taux d’intérêt seront repartis à la hausse, ou encore, tout simplement, parce qu’il n’est pas sain de soutenir éternellement des entreprises incapables de faire croître leur activité et de générer des bénéfices.</p><p>La situation paraît encore plus critique si l’on considère les différentes régions du monde. Les pays qui ont réussi à contenir la pandémie sont déjà engagés sur un chemin de reprise économique : c’est le cas de la Chine, foyer initial de l’épidémie, de ses principaux partenaires commerciaux en Asie, ainsi que de l’Allemagne, le bon élève en Europe. En revanche, les notes de conjoncture prédisent un nouveau ralentissement sans précédent de l’économie dans les pays qui font face à une nouvelle vague de contaminations, comme l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Brésil et le Mexique.</p><p>La situation macroéconomique défavorable va d’autant plus compliquer le jeu pour les entreprises qui cherchent à se relancer, gonflant ainsi au passage les rangs de cette armée de zombies dans différents secteurs de l’économie. Dans une note alarmante mise en ligne il y a une dizaine de jours, l’assureur Allianz prédit une <a target="_blank" href="https://www.allianz.com/en/economic_research/publications/specials_fmo/2020_09_24_scenarios.html">augmentation de 31% des faillites d’entreprises en 2021 par rapport à cette année !</a> Même les zombies ne vivent pas éternellement, et cela va finir par se voir dans l’année qui vient – non sans conséquences désastreuses sur le marché du travail et les finances publiques. Après tout, plus les entreprises ferment, plus les travailleurs perdent leur emploi, plus les dépenses de l’assurance chômage augmentent, contribuant à gonfler un endettement public déjà sans précédent dans l’histoire.</p><p>Comment empêcher que cette armée de zombies emporte l’économie par le fond ? Difficile de sauver des entreprises qui n’ont pas la productivité nécessaire pour survivre au choc d’une pandémie mal maîtrisée. Soutenir ces entreprises au nom du maintien de l’emploi (et dans l’idée que l’économie va repartir bientôt…) coûte cher et ne sauvera pas des organisations qui sont de toutes façons condamnées. En revanche, on peut faciliter et hâter la transition pour les travailleurs en passe de perdre leur emploi, en soutenant ces individus plutôt que leurs emplois actuels – et en facilitant l’émergence d’entreprises nouvelles et à fort potentiel de croissance grâce à une politique industrielle adaptée.</p><p><strong>🧪 Les secrets pour faire grandir des startups</strong></p><p><em>Mardi 13 octobre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧  sur les écosystèmes entrepreneuriaux. </strong>Beaucoup de pays, de villes et de territoires cherchent à faire grandir leur version de la Silicon Valley. En même temps, peu nombreux sont ceux qui savent quelles ressources rassembler et mélanger pour créer un écosystème entrepreneurial digne de ce nom. Dans cette conversation, Laetitia et moi discutons du livre de Brad Feld et Ian Hathaway <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Startup-Community-Way-Entrepreneurial-Ecosystem/dp/1119613604"><em>The Startup Community Way</em></a><em>.</em></p><p>🏳️‍🌈 Relancer une marque puissante : <em>Têtu</em></p><p><em>Mercredi 14 octobre</em> | <strong>Interview 🎧  d’</strong><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/albinserviant?originalSubdomain=fr"><strong>Albin Serviant</strong></a><strong> sur la reprise du légendaire magazine </strong><a target="_blank" href="https://tetu.com/"><strong><em>Têtu</em></strong></a><strong>. </strong>La communauté gay française a longtemps eu son magazine : <em>Têtu</em>, fondé en 1995 par Didier Lestrade et Pascal Loubet. Mais après une longue période de difficultés économiques, celui-ci a mis la clef sous la porte en 2018… avant d’être repris par un groupe d’investisseurs rassemblés par Albin et de renouer avec la rentabilité. Nous en discutons, Albin et moi, dans une interview à ne pas manquer !</p><p>😨 Apprendre à vivre avec l’incertitude</p><p><em>Jeudi 15 octobre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur le concept d’incertitude et comment il s’applique dans différents domaines : </strong>la gastronomie, l’entreprise, la finance, l’éducation et la société en général. Il y a peu, Laetitia a en effet découvert le travail de Vaughn Tan, auteur de <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Uncertainty-Mindset-Innovation-Insights-Frontiers/dp/023119689X/"><em>The Uncertainty Mindset</em></a>. Elle nous explique les leçons à tirer de l’innovation dans les cuisines des grands chefs, et nous échangeons sur l’importance du concept d’incertitude dans l’économie d’aujourd’hui.</p><p><strong>🇩🇪 30 ans d’unité allemande</strong></p><p>Économiquement, culturellement et politiquement, l’Est et l’Ouest de l’Allemagne restent différents. Après 30 ans, on porte aujourd’hui sur le processus qui a abouti à l’unité allemande un regard plus nuancé qu’en 1990, quand on voulait tout effacer et oublier de la RDA. Nicolas et moi parlons dans ce podcast des histoires familiales qui nous amènent en Allemagne cette année.</p><p>👉 Écoutez 🎧  <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/30-ans-dunit-allemande-"><strong>30 ans d'unité allemande 🇩🇪</strong></a> (conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p>💻 Entreprendre en Afrique</p><p>Serge Boupda est le cofondateur de Diool, une entreprise de paiements sur téléphone mobile qui grandit depuis le Cameroun, son pays d’origine. Serge et Nicolas se connaissent depuis longtemps car Diool fait partie du portefeuille de The Family. Ils échangent sur les startups dans les services financiers, l’entrepreneuriat en Afrique et l’avenir de l’Afrique en général.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/entreprendre-en-afrique"><strong>Entreprendre en Afrique</strong></a> (conversation avec Serge Boupda)<em>—accessible à tous</em>.</p><p>👚 Normes vestimentaires et émancipation</p><p>Nous réagissons aux débats sur les “tenues républicaines” à l’école qui a lieu en France en même temps que le sujet du voile ne cesse de causer des controverses. Dans les deux cas, les normes vestimentaires concernent les femmes. Ces normes s’assouplissent dans la société, mais non sans heurt : le vêtement est le terrain de toutes les guerres culturelles.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/normes-vestimentaires-et-mancipation"><strong>Normes vestimentaires et émancipation</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix”)—<em>réservé à nos abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/gare-aux-entreprises-zombies-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:9507469</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 12 Oct 2020 04:30:31 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/9507469/a909a9e4a7506be92131350bfdedfe0e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>284</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/9507469/f2d6fb7e471a438a221b8a48db3972e7.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Normes vestimentaires et émancipation]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine </strong>est consacré au sujet des normes vestimentaires et de l’émancipation des individus dans la société française. </p><p>En parlant de <em>« </em><a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/politique/s-habiller-d-une-facon-republicaine-mais-que-voulait-dire-jean-michel-blanquer-21-09-2020-8388810.php"><em>tenues républicaines</em></a><em> »</em> à l’école, le ministre de l’Éducation nationale a suscité l’ire des féministes, pour qui les jugements et restrictions concernant les normes vestimentaires — qu’il s’agisse du voile ou des <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/10/06/le-crop-top-de-thomas-edison-a-zac-efron-en-passant-par-flashdance_6054910_4500055.html"><em>crop tops</em></a>— visent toujours spécifiquement les femmes <strong>👚 </strong>et touchent profondément à leur émancipation.</p><p><strong>Il y a quelques</strong> jours, Jean-Michel Blanquer a <a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/politique/la-tenue-republicaine-de-blanquer-divise-au-gouvernement-21-09-2020-8389056.php">créé la polémique</a> en parlant des vêtements dans les établissements scolaires et des règlements les concernant : « <em>L'école n'est pas un lieu comme les autres, ce n'est pas comme si vous allez à la plage ou en boîte de nuit. Chacun peut comprendre qu’on vient habillé  d’une façon républicaine</em> » a-t-il expliqué à la radio. Mais que signifie « <em>d’une façon républicaine</em> » ? L’expression n’a pas manqué de faire réagir Rebecca Amsellem qui a écrit <a target="_blank" href="https://lesglorieuses.fr/100-tenues/?v=11aedd0e4327#">dans sa newsletter </a><a target="_blank" href="https://lesglorieuses.fr/100-tenues/?v=11aedd0e4327#"><em>Les Glorieuses</em></a><em> :</em></p><p><em>Nous pouvons maintenant répondre à la fameuse question </em>« un t-shirt Batman c’est républicain ou pas ? »<em> Oui, un t-shirt Batman peut-être considéré comme « une tenue républicaine » dès lors qu’il est porté par un garçon. Mais s’il est porté par une fille, cela dépend. S’il est trop court, c’est non. S’il est trop long, c’est non. S’il est trop transparent, c’est également non. Et si le design du t-shirt fait que ce dernier lui couvre les cheveux, c’est complètement non, </em>« parce qu’on est en France MADAME »<em>. En somme, tout ce qui est porté par un garçon et qui ne peut pas être qualifié de </em>« féminin »<em> est considéré dans notre société comme une tenue républicaine. Tout ce qui est porté par une fille, eh bien </em><strong><em>cela dépend de la réaction des hommes qui la verront</em></strong><em>.</em></p><p>🎧 À ce sujet, réécoutez ma conversation avec Rebecca il y a quelques semaines 👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/fminisme-la-nouvelle-gnration"><strong>Féminisme : la nouvelle génération</strong></a> ✊</p><p><strong>Tout cela a créé la polémique au sein même du gouvernement.</strong> Élisabeth Moreno, la ministre déléguée à l'égalité femmes-hommes, s’est empressée de <a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/politique/la-tenue-republicaine-de-blanquer-divise-au-gouvernement-21-09-2020-8389056.php">dire au </a><a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/politique/la-tenue-republicaine-de-blanquer-divise-au-gouvernement-21-09-2020-8389056.php"><em>Parisien</em></a><a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/politique/la-tenue-republicaine-de-blanquer-divise-au-gouvernement-21-09-2020-8389056.php"> que</a> :  « <em>En France, chacun est libre de s'habiller comme il le veut. Les femmes ont mis des siècles à pouvoir s'affranchir de codes vestimentaires. Cette liberté conquise de haute lutte n'a pas de prix. C'est aussi un enjeu d'éducation des jeunes garçons, du rapport qu'ils entretiennent aux jeunes filles et lié aux valeurs de respect.</em> »</p><p>Nicolas et moi réagissons à ces débats dans cet épisode “À deux voix” dans lequel nous parlons des normes vestimentaires, de nudité et de culture, et arrivons à la conclusion que le vêtement est le terrain de toutes les guerres culturelles. Pour l’occasion, nous avons également rédigé une <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-robe-une-histoire-culturelle">“Note de lecture” sur l’ouvrage </a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-robe-une-histoire-culturelle"><em>La Robe : Une histoire culturelle—Du Moyen Âge à aujourd’hui</em></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-robe-une-histoire-culturelle"> de Georges Vigarello (2017)</a>.</p><p>Et si le vêtement était bien moins superficiel qu’il n’y paraît ? C’est parce que le vêtement est si parlant sur la culture, et notamment, sur les rôles assignés aux femmes et aux hommes dans une société, qu’historiens et sociologues s’y intéressent autant. Corsets, chaussures inconfortables, jupes ou robes ont souvent empêché les femmes d’êtres libres de leurs mouvements. Les corsets dans l’Europe du XIXe siècle ou la coutume des pieds bandés en Chine offraient même la garantie qu’elles n’iraient nulle part. </p><p>Quand on regarde se succéder les modes vestimentaires au fil des décennies, on voit les vêtements devenir tantôt amples et confortables, tantôt rigides et contraignants, et on ne peut s’empêcher de constater en parallèle que les vêtements plus souples accompagnent souvent une certaine libéralisation des moeurs. Les vêtements des femmes ouvrières pendant la seconde guerre mondiale ne ressemblent en rien à ceux qu’elles ont porté en bonnes ménagères des années 1950, par exemple. </p><p>Pourtant, associer systématiquement l’amplitude d’un vêtement avec le pouvoir du corps qui le porte serait trop simpliste. L’histoire montre que les vêtements les plus contraignants ont parfois été détournés comme symboles de pouvoir. Le talon aiguille en est un exemple emblématique, comme le corset, que l’on retrouve dans l’univers des sado-masochistes.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/normes-vestimentaires-et-mancipation</link><guid isPermaLink="false">substack:post:8073564</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 08 Oct 2020 04:30:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/8073564/0679cf3392ab731ccff2ec3a70aa1676.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2855</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/8073564/63e7ca854a5d68e9dc736aebfaf0c20d.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La robe. Une histoire culturelle]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Et si le vêtement était bien moins superficiel qu’il n’y paraît ? </strong>C’est parce que le vêtement est si parlant sur la culture, notamment les rôles assignés aux femmes et aux hommes dans une société, qu’historiens et sociologues s’y intéressent autant. Corsets, chaussures inconfortables, jupes ou robes ont souvent empêché les femmes d’êtres libres de leurs mouvements. Les corsets dans l’Europe du XIXe siècle ou la coutume des pieds bandés en Chine offraient même la garantie qu’elles n’iraient nulle part. </p><p><strong>Quand on regarde se succéder les modes vestimentaires au fil des décennies, on voit les vêtements devenir tantôt amples et confortables, tantôt rigides et contraignants</strong>, et on ne peut s’empêcher de constater en parallèle que les vêtements plus souples accompagnent souvent une certaine libéralisation des moeurs. Les vêtements des femmes ouvrières pendant la seconde guerre mondiale ne ressemblent en rien à ceux qu’elles ont porté en bonnes ménagères des années 1950, par exemple. </p><p>Pourtant, associer systématiquement l’amplitude d’un vêtement avec le pouvoir du corps qui le porte serait trop simpliste. L’histoire montre que les vêtements les plus contraignants ont parfois été détournés comme symboles de pouvoir. Le talon aiguille en est un exemple emblématique, comme le corset, que l’on retrouve dans l’univers des sado-masochistes.</p><p><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Vigarello">Georges Vigarello</a> est l’historien français qui s’est le plus intéressé aux vêtements, représentations du corps et pratiques corporelles. Avant de devenir directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, il a même fait une thèse sur « Le corps redressé, culture et pédagogie » en 1977, dans la décennie où les féministes ont brûlé leurs soutien-gorges identifiés comme symboles de l’oppression des femmes.</p><p>Dans un livre de 2017 consacré à la robe dans l’histoire, du Moyen Âge à nos jours,  <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Robe-Une-histoire-culturelle-aujourdhui/dp/2021354415/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&#38;dchild=1&#38;keywords=la+robe+vigarello&#38;qid=1601990040&#38;sr=8-1"><em>La robe. Une histoire culturelle</em></a>, il raconte l’émancipation (et l’oppression) des femmes à travers les péripéties de ce vêtement. « <em>La robe épouse une vision du monde</em> », un monde longtemps dominé par les hommes. Pendant des siècles, la robe a coupé le corps des femmes en deux, avec le haut du corps sublimé, comme « installé sur un piédestal » (corset et armatures), et les jambes cachées sous une abondance de tissus et empêchées de se déplacer librement. </p><p>Le fait même qu’il était considéré comme indécent de voir les jambes des femmes en dit long sur le tabou de la mobilité physique : le vêtement était évidemment un moyen de contrôle des corps. Il est frappant de voir qu’au XIXe siècle, les vêtements des hommes dévoilaient toujours plus les jambes pour en « <em>souligner la liberté</em> » tandis que les femmes de la bourgeoisie urbaine devaient avoir la taille marquée grâce à un corset qui causait d’innombrables problèmes de santé, dont l’évanouissement n’est qu’un exemple. </p><p>Structure « implacable » qui pousse le corps féminin vers une « anatomie artificielle », le corset « dresse » les femmes. Vigarello évoque le célèbre récit de cette autopsie d’une femme de cour faite par le chirurgien Ambroise Paré : «<em> pour vouloir montrer avoir le corps beau et grêle, elle se faisait serrer de sorte que je trouvai les fausses cotes chevauchant les unes par-dessus les autres qui faisaient que son estomac étant pressé ne pouvait s’étendre pour contenir la viande, et après avoir mangé et bu, était contrainte de le rejeter, et le corps n’étant nourri devint maigre</em> ». Tout un programme !</p><p>Le vêtement féminin devait être « <em>esthétique</em> » tandis que le vêtement masculin devait être « <em>fonctionnel</em> ». Mais les Lumières puis la révolution apportent un peu de liberté aux corps des femmes. On s’intéresse de plus en plus à ce qui se porte alors en Angleterre. Et le goût anglais « <em>pour la campagne, le plein air, la simplicité</em> » assouplit les vêtements (dont ceux qu’aimaient porter Marie-Antoinette au Petit Trianon, loin des contraintes et artifices de la Cour). </p><p>Si l’on en croit l’histoire des vêtements, les femmes auraient pu gagner de nouveaux droits politiques au XVIIIe siècle ! A la révolution, la robe fluide, légère, simplement marquée par un lacet sous les seins imite les robes des premières démocraties grecques. « <em>La déclaration des droits correspond à une nouvelle liberté de mouvement, de corps, de même que la loi sur le divorce de 1792 devient l’aboutissement d’une logique de l’égalité.</em> » Pour Olympe de Gouges, les femmes « <em>doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics.</em> » L’occasion est ratée : la Convention renvoie vite les femmes à la sphère domestique.</p><p>L’histoire de la robe est une histoire passionnante, notamment quand le pantalon commence à lui faire concurrence et <em>« concrétise une exigence d’aisance et de disponibilité. »</em> Les débats d’aujourd’hui sur les <em>« tenues républicaines »</em> à l’école s’inscrivent eux-aussi dans cette histoire du vêtement, qui cristallise à lui-seul les attentes culturelles vis-à-vis des femmes. Vigarello n’en parle pas dans son livre, mais on comprend en le lisant que ce qui se joue-là, c’est encore et toujours une histoire d’oppression ou d’émancipation.</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-robe-une-histoire-culturelle</link><guid isPermaLink="false">substack:post:7747596</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 07 Oct 2020 23:48:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/7747596/7027d0e090d4339f1259dad850b805e5.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>329</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/7747596/e74e437a9cc1ba9044c2e18e975e28f2.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Entreprendre en Afrique]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque mercredi, <em>Nouveau Départ</em> vous propose un entretien avec une personnalité éclairante. C’est au format audio 👆🎧, accessible à tous et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* <strong>Serge Boupda sur l’entrepreneuriat en Afrique</strong></p><p>* Nos réponses aux questions de nos abonnés</p><p>* Immigration : changer de perspective</p><p>* L’Afrique, les médias et les ‘role models’</p><p><strong>Serge est le cofondateur</strong> de Diool, une entreprise de paiements sur téléphone mobile qui grandit depuis le Cameroun, son pays d’origine. Je connais Serge depuis longtemps car Diool fait partie du portefeuille de The Family. En particulier, depuis plusieurs années, il est l’un de mes interlocuteurs privilégiés pour échanger sur le développement de l’économie des pays d’Afrique et comment les choses se passent pour les entrepreneurs là-bas.</p><p>Nous parlons de tout cela dans cette conversation, ainsi que du secteur des paiements et des contraintes réglementaires qu’il impose aux entrepreneurs, de la diversité des écosystèmes en Afrique, des relations entre l’Europe et l’Afrique dans l’économie numérique, de l’impact de la pandémie de COVID-19 et de beaucoup d’autres choses…</p><p>🎧 <strong>Écoutez ma conversation avec Serge</strong>, qui nous parle depuis Douala au Cameroun. Envoyez-moi aussi vos réactions et questions, ainsi que des idées d’interlocuteurs pour en apprendre plus sur l’Afrique et mieux comprendre là où elle va ! </p><p><strong>La semaine dernière, nous avons collecté une première série de questions auprès de vous, nos abonnés, pour une émission pilote #AskUsAnything</strong>. Pendant une heure, Laetitia et moi répondons à des questions sur des sujets qui vont de l’entrepreneuriat à la crise sanitaire en passant par la solitude, la presse généraliste, la façon dont nous travaillons et bien d’autres choses.</p><p><strong>Voici la liste des questions couvertes dans cet épisode :</strong></p><p>💻<em> N’y a-t-il pas une contradiction entre l’idée de l’entrée dans l’âge entrepreneurial et la raréfaction des créations d’entreprise ?</em></p><p>🗞<em> Y a-t-il un avenir pour les journaux généralistes qui paraissent dans des langues autres que l’anglais ?</em></p><p>📚 <em>Que pensons-nous de l’ouvrage </em>Le Nouveau désordre numérique<em> d’Olivier Babeau ?</em></p><p>😢<em> Y a-t-il une aggravation de l’isolement social des individus ? Et si oui, comment y remédier ?</em></p><p>🖊<em> Comment Laetitia et moi organisons notre production de contenu au quotidien ?</em></p><p>⚖️<em> Comment choisissons-nous les sujets couverts dans </em>Nouveau Départ<em> ?</em></p><p>🚀<em> Quelle est l’ambition de </em>Nouveau Départ<em> à un horizon de 2-3 ans ?</em></p><p>💰<em> Peut-on pratiquer un capital-risque pour des entreprises plus durables ?</em></p><p>🦠<em> Où en est-on des discussions sur l’immunité de groupe comme remède à la pandémie ?</em></p><p>🇨🇳<em> Où en sont les discussions sur les conditions de l’apparition du COVID-19 à Wuhan en Chine ?</em></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/askusanything-pisode-1"><strong>#AskUsAnything (épisode 1)</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé à nos abonnés.</em></p><p><strong>La question migratoire est au coeur de nos relations avec l’Afrique.</strong> La diaspora africaine en France est notre principal lien avec le continent. En sens inverse, les Français qui émigrent en Afrique sont, peut-être, notre chance de faire grandir des entreprises numériques françaises sur un continent dont la dynamique de développement ne va faire que s’accélérer dans les années et décennies à venir, comme je l’ai écrit (en anglais) dans mon article <a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/p/is-africa-the-future-of-european">Is Africa the Future of European Tech?</a></p><p>Le problème, c’est que l’immigration n’a plus bonne presse depuis longtemps. Or pourrons-nous continuer longtemps dans la surenchère autour des questions d’immigration ? Tous les pays occidentaux ne cessent de serrer la vis sur cette question depuis plus de 40 ans. On traumatise des personnes qui ont pourtant tous les titres pour séjourner dans nos pays développés. On crée des distinctions artificielles – et contre-productives – entre l’immigration qualifiée et l’immigration non-qualifiée. On laisse se développer une xénophobie qui débouche systématiquement sur des explosions de colère et un affaiblissement de nos institutions.</p><p>Laetitia et moi vous proposons une mise en perspective pour tenter, ensemble, d’y voir plus clair sur ces questions brûlantes et complexes que soulèvent l’immigration. Il est d’autant plus urgent de s’y préparer que les flux migratoires ne vont faire que s’accélérer dans les années qui viennent, notamment du fait du <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-choses-vont-enfin-bouger-sur">réchauffement climatique</a>. Écoutez, partagez et réagissez à ce podcast 🎧 !</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/immigration-changer-de-perspective"><strong>Immigration : changer de perspective</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé à nos abonnés.</em></p><p><strong>Tonjé Bakang, originaire du Cameroun comme Serge, est un</strong> producteur et entrepreneur que nous avons rencontré il y a des années, dans le cadre de The Family. Il a fondé le média <a target="_blank" href="https://medium.com/startup-begins/dans-les-coulisses-de-laventure-afrostream-2bdcc74a58a9">Afrostream</a>, dans lequel le prestigieux <a target="_blank" href="https://www.ycombinator.com/">Y Combinator</a> a investi en 2015. Entre les États-Unis et l’Afrique, Tonjé a beaucoup voyagé pendant les années où il a développé des partenariats pour produire ou diffuser des contenus afros sur son média Afrostream. Malgré de nombreux fans, le “Netflix afro” n’a malheureusement pas pu lever suffisamment de fonds, et Tonjé a jeté l’éponge en 2017.</p><p>Entre 2017 et la pandémie de Covid-19, Tonjé a voyagé encore plus, a exploré l’Afrique, accompagné des entrepreneurs, s’est investi dans l’éducation en Afrique et est toujours aussi convaincu de l’importance des <em>role models </em>pour tous ceux qui sont invisibles dans les médias traditionnels.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/lafrique-les-mdias-et-les-role-models"><strong>L'Afrique, les médias et les 'role models'</strong></a> (conversation avec Tonjé Bakang)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/30-ans-dunit-allemande-"><strong>30 ans d'unité allemande</strong></a><strong> </strong>🇩🇪<strong> </strong>(conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/dfendons-linstruction-domicile"><strong>Défendons l’instruction à domicile</strong></a><strong> </strong>✋ (“Édito” par Laetitia)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/askusanything-pisode-1"><strong>#AskUsAnything (épisode 1)</strong></a><strong> ❓ </strong>(conversation entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-bourse-va-bien-quand"><strong>Pourquoi la bourse va bien quand tout va mal</strong></a> 📈 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/makers-and-takers-de-rana-foroohar"><strong><em>Makers & Takers</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/makers-and-takers-de-rana-foroohar"><strong>, de Rana Foroohar</strong></a> 💰 (“Note de lecture” par moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/entrepreneurs-sur-quel-navire-embarquer"><strong>Entrepreneurs : sur quel navire embarquer ?</strong></a> ⛵️ (conversation avec Erika Batista)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/rflexions-sur-la-pandmie-en-france"><strong>Réflexions sur la pandémie en France</strong></a> 🦠 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-les-leons-venues-dailleurs"><strong>Pandémie : les leçons venues d’ailleurs</strong></a> 🌐 (“Édito” par moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sommes-nous-condamns-aux-files-dattente"><strong>Sommes-nous condamnés aux files d'attente ?</strong></a> 😫 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—accessible à tous.</em></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/entreprendre-en-afrique</link><guid isPermaLink="false">substack:post:7790633</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 07 Oct 2020 04:30:04 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/7790633/fa164368d7ae4a249719bc9ecd4c271c.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3352</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/7790633/4803a01e83f486b12898f5a5bff4a551.jpg"/></item><item><title><![CDATA[30 ans d'unité allemande 🇩🇪]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine </strong>est consacré au 30ème anniversaire de la réunification allemande, célébré le 3 octobre dernier (jour où ce podcast a été enregistré). </p><p>Nicolas et moi partageons nos regards et histoires personnels à propos d’un tournant dont nous gardons des souvenirs impérissables : lui, du fait d’un oncle allemand communiste en Bavière ; et moi, de mon histoire familiale.</p><p><strong>La RDA a vécu 40 ans mais cela fait déjà 30 ans qu’elle n’est plus. </strong>Ce qui est fascinant avec ce 30ème anniversaire, c’est à quel point on pose aujourd’hui, à l’ouest comme à l’est, un regard plus nuancé sur le processus de la réunification. Il n’est plus tabou de parler de culture et d’identité de RDA de manière plus positive, ni de critiquer la manière dont l’absorption des <em>Länder</em> de l’Est s’est faite par la RFA.</p><p>Lors des premières années de célébration, les souvenirs de la répression, de la censure, de la surveillance de la <em>Stasi</em> et de la grisaille générale étaient encore trop forts. Mais à partir du début des années 2000, on a vu apparaître des expressions “acceptables” de <em>Ostalgie</em> (la nostalgie de l’Est). Dans cette veine, le film <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Good_Bye,_Lenin!"><em>Good Bye, Lenin !</em></a><em>, </em>réalisé par Wolfgang Becker (2003), a rencontré un succès considérable (y compris en France).</p><p>30 ans après, la morosité économique et le chômage à l’Est nourrissent encore le ressentiment et la montée du populisme. Ils expliquent le grand succès de l’AFD (<em>Alternative für Deutschland</em>) dans les <em>Länder</em> de l’Est. Pourtant, on peut aussi juger le processus d’unification étonnamment réussi. Ce sont <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/02/reunification-allemande-la-revitalisation-economique-de-l-ensemble-du-territoire-est-allemand_6054469_3232.html">72% des Allemands qui considèrent favorablement la réunification</a> aujourd’hui.</p><p>Nicolas et moi revenons sur le processus qui a mené à la réunification et la manière dont elle s’est faite. Les choix politiques et symboliques qui ont alors été faits, comme la parité du Mark est-allemand, ont eu des effets délétères sur le tissu industriel. Confrontées à la concurrence mondiale (et surtout ouest-allemande), les entreprises d’État de l’ex-RDA n’ont pas réussi à survivre plus de quelques mois.</p><p>En 1990, le PIB par tête était moitié moins élevé à l’Est qu’à l’Ouest. Or le renchérissement des salaires est-allemands dus à la réforme monétaire rendait la vie plus difficile aux travailleurs est-allemands qu’aux travailleurs tchèques ou polonais. La <em>Treuhand, </em>l’organisme en charge du volet économique de la réunification, privatisait des pans entiers de l’économie est-allemande, l’entraînant dans une crise d’adaptation insurmontable. Le chômage de masse a alors fait son apparition.</p><p>Où en sommes-nous aujourd’hui ? Écoutez notre conversation pour le découvrir ! Écoutez aussi ce premier podcast '“À deux voix” 🎧 que nous consacrions à l’Allemagne en juillet 👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-forces-et-faiblesses-de-lallemagne"><strong>Les forces et faiblesses de l'Allemagne</strong></a><strong> 🇩🇪</strong></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/30-ans-dunit-allemande-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:7446774</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 06 Oct 2020 04:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/7446774/fbeaebd89eae30f994514c19bb7b1491.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3040</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/7446774/ae238465e5d42001d5db091b266dce21.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Défendons l’instruction à domicile]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p>L’“Édito” de cette semaine parle (à nouveau) d’éducation et est écrit en réaction à l’annonce faite par Macron de sa volonté de faire interdire l’instruction à domicile. </p><p><strong>Il y a quelques</strong> jours, parmi une série de mesures destinées à combattre le <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/02/lutte-contre-les-separatismes-l-instruction-scolaire-a-domicile-sera-strictement-limitee-a-annonce-macron_6054520_3224.html"><em>“séparatisme”</em></a><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/02/lutte-contre-les-separatismes-l-instruction-scolaire-a-domicile-sera-strictement-limitee-a-annonce-macron_6054520_3224.html"> islamiste</a>, Macron a annoncé qu’il était question que <em>“l’instruction à domicile”</em> soit désormais interdite, sauf pour raison médicale. Rapidement, des milliers de familles, mais aussi éducateurs et startups, qui innovent en matière d’éducation pour offrir plus d’autonomie et de personnalisation aux élèves se sont insurgés contre cette mesure liberticide. </p><p>L’instruction à domicile représente une sorte de laboratoire d’innovation pour repenser l’éducation à <em>“</em><a target="_blank" href="https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/economie-et-finance/un-contrat-social-pour-l-age-entrepreneurial_9782738151070.php"><em>l’âge entrepreneurial</em></a><em>”</em>. Les milliers d’enfants et adolescents qui en font l’expérience viennent souvent de milieux <a target="_blank" href="http://www.etreetdevenir.com/EED.fr.html#Accueil">plutôt plus favorisés et éduqués que la moyenne</a>. Les outils, méthodes et principes ainsi imaginés par un petit nombre d’individus positionnés à la frontière de l’innovation pourraient servir demain la masse d’élèves moins privilégiés.</p><p>La fin de l’instruction à domicile est d’autant plus malvenue que la période de pandémie révèle les <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-incohrences-de-la-rentre-scolaire">difficultés de l’Éducation nationale</a> en matière de transition numérique. Alors que de nombreuses classes doivent fermer à nouveau à cause d’un virus dont on ne verra pas la fin de sitôt, <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/rflexions-sur-la-pandmie-en-france">même en faisant la politique de l’autruche</a>, on annonce qu’il n’y aura plus moyen d’échapper à l’obligation d’aller en classe (sans masque pour les moins de 11 ans), et qu’il n’y a donc pas d’innovation à l’horizon.</p><p>L’école perd en attractivité</p><p>Plus l’école perd en attractivité et plus il existe des alternatives, plus il devient nécessaire d’en rendre la fréquentation obligatoire. (Si les cinémas pouvaient en faire autant, ils ne manqueraient pas de le faire.)  C’est un peu comme ces entreprises en déclin qui se mettent à interdire le travail à distance pour <em>“renforcer l’esprit d’équipe”</em>. C’est ce qu’avait fait Marissa Mayer, <a target="_blank" href="https://www.huffingtonpost.fr/lisa-belkin/interdiction-teletravail-yahoo_b_2756946.html">la CEO de Yahoo, en 2013</a>. Mais cela n’a pas sauvé Yahoo. Si les gens ne travaillaient plus bien, ce n’était pas à cause du télétravail mais parce qu’ils étaient à bord d’un navire en train de faire naufrage.</p><p>L’école française n’est pas à la hauteur de la transition numérique. Les outils numériques qu’on utilise sont d’un autre âge. On n’équipe pas les enseignants, qui doivent tout financer de leur poche. L’école n’a pas quitté le paradigme de l’économie de masse. Elle continue de se focaliser sur l’idée de délivrer le même service standardisé à tous, mais en plus elle le fait de moins en moins bien.</p><p>Quelle égalité devant le service public ?</p><p>Le service standardisé d’autrefois a permis une démocratisation de l’enseignement et l’ascension sociale d’un grand nombre de Français. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Depuis vingt ans, l’enquête PISA de l’OCDE révèle des résultats de plus en plus mauvais pour la France, et en particulier, des inégalités tristement élevées. <em>“Les élèves français de milieux sociaux économique défavorisés sont cinq fois plus nombreux que ceux des milieux favorisés à ne pas atteindre le niveau minimal de lecture. C’est l’un des scores les plus élevés de l’OCDE”</em>, <a target="_blank" href="https://www.francetvinfo.fr/societe/education/classement-pisa/classement-pisa-la-france-championne-des-inegalites-scolaires_3729247.html">explique le secrétaire général de l’OCDE</a>. </p><p>L’égalité devant le service public n’est plus qu’un mensonge. En réalité, l’école d’aujourd’hui rend de moins en moins bien un service conçu pour le monde du XXe siècle. Face à cela, les parents doivent ruser avec la carte scolaire pour échapper comme ils peuvent aux ghettos où se concentrent la pauvreté et l’isolement social. Si radicalisation religieuse il y a, c’est dans ces ghettos qu’elle se forge.</p><p>Il faudrait changer de paradigme</p><p>Prétendre vouloir faire passer tout le monde sous la même toise au nom de l’intégration et de la lutte contre les “séparatismes” est donc bien hypocrite. Mais c’est aussi empêcher un changement de paradigme aujourd’hui nécessaire – d’une économie de masse à une économie numérique, plus artisanale, pour laquelle l’instruction à domicile peut devenir un laboratoire, indispensable à la découverte de nouveaux modèles et de nouvelles approches. Comme je l’ai écrit <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-incohrences-de-la-rentre-scolaire">dans un Édito précédent</a> :</p><p>Le modèle de services égaux, standardisés et centralisés est incompatible avec notre âge numérique, qui requiert “itérations”, expérimentations et innovations sur le terrain. Ce n’est pas de “soldats” interchangeables dont l’Education nationale a besoin, c’est de relations humaines singulières. Comme l’explique Hilary Cottam dans un livre superbe intitulé <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Radical-Help-relationships-between-revolutionise-ebook/dp/B077QGQRKJ"><em>Radical Help</em></a>, <em>“les relations humaines sont la ressource la plus précieuse dont nous disposons”</em>.</p><p><a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/relations-humaines-et-artisanat-le-futur-des-services-publics-6308e4b91ccb">À propos de son livre, j’ai écrit</a> : <em>“L’offre de services de proximité telle qu’elle est structurée aujourd’hui minimise l’importance des relations singulières entre individus. Le modèle fordiste et sa recherche des gains de productivité par l’organisation scientifique du travail ont façonné la manière dont on a structuré toutes les activités au XXe siècle, dans le secteur public comme dans le secteur privé.”</em></p><p>Il faut dire que les parents (et souvent les enfants) éprouvent parfois le besoin d’échapper à l’école. Le mal-être à l’école est un mal en croissance, du côté des élèves (à cause du harcèlement, par exemple) comme des professeurs, qui se voient accorder de moins en moins d’autonomie dans l’exercice de leur métier. Cherche-t-on aussi à empêcher les “séparatismes” enseignants ?</p><p>Faute d’innovation, un déclin inéluctable</p><p>Le résultat, c’est que l’école est également <a target="_blank" href="https://www.la-croix.com/Famille/Education/Concours-enseignants-sont-passes-candidats-2019-11-27-1201063065">de moins en moins attirante pour les enseignants</a> : année après année, on a de plus en plus de mal à les recruter et on doit recruter des enseignants à 4/20 de moyenne au CAPES en mathématiques, mais aussi recruter plus de vacataires. <em>“Cela commence à ressembler à une hémorragie. Année après année, le nombre d’inscrits aux concours enseignants tend à se réduire. Et les chiffres de la session 2020 sont particulièrement préoccupants”</em> (<em>La Croix</em>, “<a target="_blank" href="https://www.la-croix.com/Famille/Education/Concours-enseignants-sont-passes-candidats-2019-11-27-1201063065">Concours enseignants, où sont passés les candidats ?</a>”).</p><p>Enfin, les enfants auraient besoin d’apprendre sur les autres cultures plutôt que de se voir forcés de passer sous une toise unique. Mais l’école française n’aime pas les différences culturelles. Par exemple, l’enseignement des langues étrangères y est particulièrement indigent. </p><p>C’est pour toutes ces raisons que les freins qui sont mis aujourd’hui au développement de systèmes alternatifs et à l’innovation en matière d’éducation sont affligeants.</p><p>L’éducation est un sujet qui nous passionne à <em>Nouveau Départ</em>. Allez découvrir quelques-uns des autres contenus que nous avons réalisés sur ces sujets :</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-incohrences-de-la-rentre-scolaire"><strong>Les incohérences de la rentrée scolaire</strong></a><strong>—</strong><em>accessible à tous.</em></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-dsagrgation-du-systme-scolaire"><strong>La désagrégation du système scolaire</strong></a><strong>—</strong><em>réservé aux abonnés.</em></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ducation-domicile-une-nouvelle-frontire-c29"><strong>Éducation à domicile : une nouvelle frontière ?</strong></a><strong>—</strong><em>réservé aux abonnés.</em></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/apprendre-sans-aller-lcole-leons"><strong>Apprendre sans aller à l'école</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Elsa Cohen)<strong>—</strong><em>accessible à tous.</em></p><p><strong>❓ Nous vous l’annoncions ces derniers jours : nous avons collecté une première série de questions auprès de nos abonnés pour une </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/askusanything-pisode-1"><strong>émission pilote #AskUsAnything</strong></a>. </p><p>Pendant une heure, Nicolas et moi répondons aux questions soumises par les uns et les autres, sur des sujets qui vont de l’entrepreneuriat à la crise sanitaire en passant par la solitude, la presse généraliste, la façon dont nous travaillons pour produire <em>Nouveau Départ </em>et bien d’autres choses encore.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/askusanything-pisode-1"><strong>#AskUsAnything (épisode 1)</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🇩🇪<strong> 30 ans d’unité allemande </strong></p><p><em>Mardi 6 octobre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 à l’occasion du trentième anniversaire de la réunification allemande. </strong>Économiquement, culturellement et politiquement, l’Est et l’Ouest de l’Allemagne restent différents. Après 30 ans, on porte aujourd’hui sur le processus qui a abouti à l’unité allemande un regard plus nuancé qu’en 1990, quand on voulait tout effacer et oublier de la RDA. Nicolas et moi parlons dans ce podcast des histoires familiales qui nous amènent en Allemagne cette année.</p><p>💻 Entreprendre en Afrique</p><p><em>Mercredi 7 octobre</em> | <strong>Interview 🎧 de </strong><a target="_blank" href="https://twitter.com/sboupda?lang=en"><strong>Serge Boupda</strong></a><strong> sur son expérience d’entrepreneur dans les paiements en Afrique. </strong>Serge est le cofondateur de Diool, une entreprise de paiements sur téléphone mobile qui grandit depuis le Cameroun, son pays d’origine. Serge et Nicolas se connaissent depuis longtemps car Diool fait partie du portefeuille de The Family. Ils échangent sur les startups dans les services financiers, l’entrepreneuriat en Afrique et l’avenir de l’Afrique en général.</p><p>👚 Normes vestimentaires et émancipation</p><p><em>Jeudi 8 octobre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur le rôle des normes vestimentaires dans l’émancipation des individus. </strong>Nous réagissons aux débats sur les “tenues républicaines” à l’école qui a lieu en France en même temps que le sujet du voile ne cesse de causer des controverses. Dans les deux cas, les normes vestimentaires concernent les femmes. Ces normes s’assouplissent dans la société, mais non sans heurt : le vêtement est le terrain de toutes les guerres culturelles. </p><p><strong>🇫🇷 Réflexions sur la pandémie en France</strong></p><p>La situation sanitaire est mauvaise en France. Cela présente un contraste incompréhensible avec la façon dont d’autres pays, en Asie mais aussi en Europe, ont réussi à contrer la dissémination du COVID-19 au sein de leur population. Comment expliquer tous les biais dont nous sommes victimes ? Avons-nous une chance de retourner la situation ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/rflexions-sur-la-pandmie-en-france"><strong>Réflexions sur la pandémie en France</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p><strong>⛵️ Entrepreneurs : sur quel navire embarquer ?</strong></p><p>Après avoir été la première salariée de The Family, Erika Batista est maintenant <em>general manager</em> d’<a target="_blank" href="https://www.beondeck.com/">On Deck</a> pour l’Europe.<strong> </strong>Collègue de longue date de Nicolas, Erika s’entretient avec lui. Ils discutent de son parcours, sa vision de différentes parties du monde et ses nouvelles fonctions au sein d’On Deck, où elle aide les entrepreneurs européens à préparer leur prochaine expédition.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/entrepreneurs-sur-quel-navire-embarquer"><strong>Entrepreneurs : sur quel navire embarquer ?</strong></a><em>—accessible à tous.</em></p><p><strong>📈 Pourquoi la bourse va bien quand tout va mal</strong></p><p>Comment expliquer la décorrélation apparente des marchés d’actions avec l’économie réelle ?<strong> </strong>On l’entend depuis plus de dix ans : le cours des actions en bourse semble ne jamais cesser de monter, quel que soit l’état de l’économie en général, du marché du travail en particulier. La transition numérique est-elle l’explication ? Ou bien d’autres raisons liées à l’évolution du fonctionnement des marchés financiers ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pourquoi-la-bourse-va-bien-quand"><strong>Pourquoi la bourse va bien quand tout va mal</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/dfendons-linstruction-domicile</link><guid isPermaLink="false">substack:post:6899893</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 05 Oct 2020 04:30:45 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/6899893/9b156a8068cc1f003027292b06a5f7a4.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>393</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/6899893/66b2664148e25391d1d5bca777fd7ac1.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Pourquoi la bourse va bien quand tout va mal]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine </strong>est consacré à la déconnexion croissante entre les marchés d’actions (qui vont bien) et l’économie (qui va mal). </p><p>Alors que le PIB chute, que le chômage monte, que des vagues de faillites sont annoncées dans les mois à venir, comment expliquer que la Bourse se porte toujours aussi bien ? <strong>📈 </strong></p><p><strong>Au XXe siècle, la santé des marchés financiers était présentée comme un indicateur de la santé de l’économie. </strong>Suivre les cours de la Bourse, c’était prendre la température de l’économie dans son ensemble. </p><p>Mais depuis une dizaine d’années, et tout particulièrement depuis la crise du COVID-19, cela n’est visiblement plus le cas. Il y a bien eu quelques frémissements en mars quand on a parlé de confinement pour la première fois, mais très vite, les marchés financiers ont affiché une santé indécente… faisant fi des fondamentaux de l’économie.</p><p>Le cours des actions semble ne jamais cesser de monter. Pourquoi ? La transition numérique est-elle la seule explication ? Ou bien y a-t-il d’autres raisons liées à l’évolution du fonctionnement des marchés financiers ? </p><p><strong>Nicolas et moi évoquons le “trop plein” d’argent (</strong><a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Global_saving_glut"><strong><em>global saving glut</em></strong></a><strong>) sur les marchés et ses causes systémiques</strong>, la baisse du nombre d’entreprises cotées, la baisse des taux d’intérêt, le rôle des fonds de pension américains et la croissance du <a target="_blank" href="https://www.investopedia.com/terms/p/passiveinvesting.asp#:~:text=Passive%20investing%20is%20an%20investment,over%20a%20long%20time%20horizon."><em>passive investing</em></a> pour expliquer cette situation.</p><p>Quand les rendements de <em>tous</em> les placements sont plus bas que jamais, les marchés d’actions deviennent d’un coup plus attrayants. C’est ce qui se produit dans le contexte actuel, avec des marchés obligataires qui peinent à attirer qui que ce soit.</p><p>Par ailleurs, la décorrélation entre la Bourse et l’économie est de plus en plus discutée dans le contexte américain (même si elle concerne toutes les bourses du monde). Comme l’explique <a target="_blank" href="https://fivethirtyeight.com/features/the-economy-is-a-mess-so-why-isnt-the-stock-market/">cet article (en anglais) de </a><a target="_blank" href="https://fivethirtyeight.com/features/the-economy-is-a-mess-so-why-isnt-the-stock-market/"><em>FiveThirtyEight</em></a><em> :</em></p><p><em>La bourse n'est pas l'économie. En général, cela signifie simplement que les fluctuations des marchés peuvent n'avoir que peu ou pas de conséquences réelles sur les fondamentaux de l'économie. Ou qu'il existe de nombreux facteurs structurels importants qui font que les perspectives des marchés diffèrent de la façon dont les citoyens ordinaires perçoivent la santé économique globale du pays.</em></p><p><em>En période de COVID-19, le marché boursier ne peut pas être plus dissocié de la situation économique générale des États-Unis. Bien que l'indice S&P 500 ait fortement chuté en mars, le coronavirus ayant paralysé de larges pans de l'économie, il avait déjà récupéré la quasi-totalité de ses pertes dès la première semaine de juin - avant de redescendre et de rebondir rapidement une nouvelle fois.</em></p><p>📚 Pour aller plus loin sur ce sujet, ne manquez pas la <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/makers-and-takers-de-rana-foroohar"><strong>“Note de lecture” de Nicolas sur l’ouvrage </strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/makers-and-takers-de-rana-foroohar"><strong><em>Makers & Takers</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/makers-and-takers-de-rana-foroohar"><strong> de Rana Foroohar</strong></a> 👇</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/pourquoi-la-bourse-va-bien-quand</link><guid isPermaLink="false">substack:post:5489973</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 01 Oct 2020 04:31:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/5489973/3b80f4e465cdbdee5082e2dfd74daabf.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2997</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/5489973/c5c6b330a451a45fc0e4766c076fdc6b.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Entrepreneurs : sur quel navire embarquer ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque mercredi, <em>Nouveau Départ</em> vous propose un entretien avec une personnalité éclairante. C’est au format audio 👆🎧, accessible à tous et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p><strong>À l’agenda aujourd’hui 👇</strong></p><p>* <strong>Erika Batista nous fait découvrir </strong><a target="_blank" href="https://www.beondeck.com/"><strong>On Deck</strong></a></p><p>* Lutte contre le réchauffement climatique : enfin du progrès ?</p><p>* Comment gérer une équipe disséminée dans le monde entier</p><p>* L’économie de la passion : une nouvelle frontière</p><p><a target="_blank" href="https://twitter.com/ErikaBatista"><strong>Erika</strong></a><strong>, ancienne collègue (et même toute première salariée de ma société The Family) a travaillé à mes côtés pendant sept ans.</strong> Au début de cette année, juste avant que le COVID-19 transforme notre vie dans toutes ses dimensions, elle a décidé de passer à autre chose, d’explorer de nouveaux horizons et de réfléchir au coup d’après. Après quelques mois, elle a rejoint <a target="_blank" href="https://www.beondeck.com/">On Deck</a>, une entreprise fondée quelques années plus tôt à San Francisco par notre ami commun <a target="_blank" href="https://twitter.com/eriktorenberg">Erik Torenberg</a> (par ailleurs associé de Village Global, une société de capital-risque qui investit dans le monde entier).</p><p>On Deck est un programme conçu pour les entrepreneurs et créateurs qui souhaitent prendre le temps de bien choisir leur nouveau projet. Nous avons tous été confrontés dans le passé à ces périodes de transition, si particulières. Nous savons que la meilleure manière d’en tirer parti, c’est de mettre notre vie professionnelle en pause, de prendre le temps de réfléchir, de rencontrer autant de gens que possible, de tester des nouvelles idées. On Deck a été conçue comme le cadre idéal pour faire tout cela – et bien plus : s’immerger dans une communauté mondiale d’entrepreneurs et créateurs qui réfléchissent collectivement à leur prochain projet !</p><p>Erika, qui a développé au fil des années un immense réseau dans le monde des startups en Europe et aux États-Unis, connaissait l’équipe de On Deck depuis longtemps. En quittant The Family, elle s’est donc logiquement intéressée à leur programme. Mais ensuite, dans le contexte du confinement, les choses ont été plus vite et plus loin que prévu : elle n’a pas seulement suivi le programme de On Deck – elle a rejoint l’entreprise en tant que directrice pour toute l’Europe !</p><p>Dans notre conversation, Erika et moi échangeons sur son parcours, son expatriation de la République dominicaine à la France en passant par les Pays-Bas et l’Allemagne, ses années à The Family, sa nouvelle mission au sein de On Deck et le regard qu’elle porte aujourd’hui sur l’Europe, la France, les États-Unis, la Silicon Valley et le monde en général 🎧 Écoutez, partagez, réagissez 🤗</p><p><strong>L’un des chantiers qui passionne le plus les entrepreneurs ces temps-ci, c’est la lutte contre le réchauffement climatique.</strong> Ça tombe bien, Laetitia et moi en avons fait le thème de l’une de nos conversations “À deux voix”, disponible en podcast pour tous nos abonnés. Nous y évoquons en particulier :</p><p>* <em>Les conditions dans lesquelles les entrepreneurs peuvent faire la différence</em>. Il leur faut pouvoir accéder à des actifs technologiques, être soutenu par des investisseurs ambitieux et pouvoir valoriser leur entreprise <em>via</em> une introduction en bourse ou une acquisition. Ces conditions n’étaient pas réunies en matière de lutte contre le réchauffement climatique il y a 15 ans. Peut-être le sont-elles aujourd’hui ? Certains signes le suggère, comme <a target="_blank" href="https://www.axios.com/chris-sacca-clean-energy-venture-capital-dde84900-5b80-4443-b662-1f2f8cdfa809.html">ici aux États-Unis</a> ou <a target="_blank" href="https://medium.com/@palebluedotvc/launching-a-climate-fund-5a06299aed09">là en Europe</a>.</p><p>* <em>Le rôle des normes et des réglementations dans l’innovation et la croissance économique</em>. On a trop souvent tendance à opposer les normes environnementales et la croissance. La réalité, c’est que les normes stimulent au contraire l’innovation, en tout cas de la part des entreprises les plus dynamiques et les plus tournées vers l’avenir. Voyez à ce sujet mon article de juillet 2017 (en anglais) <a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/p/climate-change-and-the-competitiveness-17-06-07">Climate Change and the Competitiveness of Nations</a>.</p><p>* <em>La direction que devrait adopter la croissance économique en Europe si nous voulons triompher du réchauffement climatique</em> et, en même temps, créer énormément de richesse et d’emplois ! La référence en la matière, ce sont les travaux de l’économiste Carlota Perez sur la <em>“croissance verte intelligente”</em>. Nous en disons plus dans le podcast mais si vous voulez aller plus loin voyez cet article : <a target="_blank" href="https://beyondthetechrevolution.com/wp-content/uploads/2014/10/BTTR_WP_2017-1.pdf">Is Smart Green Growth the Solution? Lessons from History</a> (avril 2017).</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-choses-vont-enfin-bouger-sur"><strong>Climat : enfin du progrès ?</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé à nos abonnés.</em></p><p><strong>L’une des dimensions de la transition en cours, c’est la banalisation du travail à distance.</strong> Pour les entreprises, il s’agit d’une transformation radicale de leur approche du marché du travail. À partir du moment où il n’existe plus d’unité de lieu entre l’entreprise et les personnes qu’elle emploie, tout change. Les collaborateurs sont libres de s’installer où ils veulent et vont avoir tendance à chercher une amélioration de leur cadre de vie. Les employeurs, de leur côté, prennent conscience du fait qu’ils peuvent faire affaire avec des collaborateurs de talent indépendamment de la contrainte de proximité. Désormais, il est possible de constituer une équipe répartie sur les cinq continents, et d’en manager tous les membres à distance !</p><p>Deel, une entreprise cofondée par Alex Bouaziz, aide les employeurs, quel que soit leur pays d’établissement, à embaucher et manager n’importe qui, quel que soit son pays de résidence. Dans cette interview, Alex nous explique toutes les difficultés de ce modèle encore mal compris, mais aussi ce qu’il met en place pour faciliter les choses. Nous abordons également la question du futur du travail dans un monde où le travail distribué devient la norme, ainsi que l’expérience singulière d’Alex, qui vit lui-même entre Israël et la France mais a levé des fonds pour accélérer sa croissance auprès de l’un des plus prestigieux investisseurs en capital-risque dans la Silicon Valley : Andreessen Horowitz. Écoutez en cliquant sur le lien ci-dessous !</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-march-du-travail-sans-frontires"><strong>Un marché du travail sans frontières ?</strong></a>(interview avec Alex Bouaziz)<em>—accessible à tous.</em></p><p><strong>Comme en écho à notre échange avec Erika, la </strong><strong><em>passion economy</em></strong><strong> fait beaucoup parler d’elle depuis l’an dernier</strong>. La société de capital-risque Andreessen Horowitz (par <a target="_blank" href="https://a16z.com/2019/10/08/passion-economy/">la voix de Li Jin</a>) a publié de nombreux contenus sur le sujet. La startup Substack (dont nous utilisons la plateforme pour <em>Nouveau Départ</em>) est fondée sur l’idée que le monde des médias se transforme grâce à la <em>passion economy</em>.</p><p>La <em>passion economy</em>, c’est aussi le titre d’un ouvrage de Adam Davidson, <em>The Passion Economy: The New Rules for Thriving in the Twenty-First Century </em>(2019) (voir mon article “<a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/les-8-regles-de-la-passion-economy-selon-davidson">Les 8 règles de la Passion Economy selon Davidson</a>”). Le journaliste américain y explique que notre économie se transforme et que individus et entreprises doivent lâcher la course à la grande taille et aux économies d’échelle de la production de masse pour offrir à leurs clients intimité et personnalisation.</p><p>Laetitia suis sceptique quant à l’utilisation du mot “passion” pour parler d’une économie qui s’éloigne des modèles de l’économie de masse du XXe siècle. L’idée selon laquelle chacun doit “suivre sa passion” et “trouver sa voie” est anxiogène, et sans doute aussi élitiste, car elle laisse penser qu’il faudrait qu’il y ait un génie en chacun de nous. Mais en fait, ce qui est le plus intéressant dans le concept de la <em>passion economy</em>, c’est tout ce qu’implique la fin du paradigme de l’économie de masse. (C’est aussi le sujet du livre de Laetitia <a target="_blank" href="https://calmann-levy.fr/livre/du-labeur-louvrage-9782702165591"><em>Du Labeur à l’ouvrage. L’artisanat est l’avenir du travail</em></a>, Calmann-Lévy, 2019).</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit"><strong>Économie de la passion : mythe ou réalité ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “à deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/rflexions-sur-la-pandmie-en-france"><strong>Réflexions sur la pandémie en France</strong></a> 🦠 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-les-leons-venues-dailleurs"><strong>Pandémie : les leçons venues d’ailleurs</strong></a> 🌐 (“Édito” par moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sommes-nous-condamns-aux-files-dattente"><strong>Sommes-nous condamnés aux files d'attente ?</strong></a> 😫 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-documentaire-sur-le-futur-du-travail"><strong>Un documentaire sur le futur du travail</strong></a> 🔮 (conversation avec Samuel Durand)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-cour-suprme-dans-lhistoire-"><strong>La Cour suprême dans l'histoire</strong></a><strong> 🇺🇸 </strong>(conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/too-close-to-call-de-jeffrey-toobin"><strong><em>Too close to call</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/too-close-to-call-de-jeffrey-toobin"><strong>, de Jeffrey Toobin</strong></a><strong> 🇺🇸 </strong>(note de lecture par Laetitia)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-fminisme-cest-pour-les-hommes"><strong>Le féminisme, c'est pour les hommes</strong></a><strong> </strong>♂️(“Édito” par Laetitia)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-nouvelle-politique-de-la-concurrence"><strong>La nouvelle politique de la concurrence</strong></a>📱 (conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-futur-de-la-garde-denfants"><strong>Le futur de la garde d'enfants</strong></a><strong> </strong>👶 (conversation avec Maïmonatou Mar)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-que-se-passe-t-il-en-inde-"><strong>Que se passe-t-il en Inde ?</strong></a><strong> 🇮🇳 </strong>(conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/entrepreneurs-sur-quel-navire-embarquer</link><guid isPermaLink="false">substack:post:5387161</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 30 Sep 2020 04:30:51 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/5387161/db29d6270289705fbc1c2f75effc477e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2708</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/5387161/3281b637752cd9573de128b7d958fa04.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Pandémie : les leçons venues d'ailleurs]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p>Voici le sixième “Édito” de cette nouvelle saison, sur tout ce que la France fait plutôt mal en matière de lutte contre la pandémie, et tout ce que d’autres pays font mieux que nous – et dont nous pourrions nous inspirer 🇫🇷</p><p><strong>À Taiwan, la vie a repris son cours comme avant. </strong>Tout le monde porte désormais un masque, mais le changement est à peine perceptible puisque cette pratique était déjà largement répandue suite à la pandémie de SRAS en 2003. Après avoir mis en oeuvre des mesures de confinement particulièrement sévères au mois de mars, les pouvoirs publics de Taiwan ont <a target="_blank" href="https://logicmag.io/care/inside-the-paradise-bubble/">progressivement desserré la contrainte</a> – un peu comme la France depuis le 11 mai dernier, date du début du déconfinement progressif.</p><p>Il y a cependant une différence de taille entre nos deux pays. À Taiwan, pays de 23 millions d’habitants (soit un tiers environ de la population française), le nombre de nouveaux cas déclarés oscille depuis le début du mois d’août entre <em>1 et 2 seulement chaque jour </em>(vous avez bien lu). En France, en revanche, l’épidémie est repartie à la hausse depuis le début du mois d’août et nous enregistrons ces temps-ci environ 15 000 nouveaux cas supplémentaires de COVID-19 déclarés chaque jour. </p><p>Comment expliquer une telle différence entre, d’une part, plusieurs pays qui, tel Taiwan, ont triomphé de la pandémie et, d’autre part, la France, qui semblait avoir le virus sous contrôle au printemps dernier, mais qui a vu la situation déraper à nouveau ces dernières semaines ? Laetitia et moi avons passé en revue les mesures prises par différents pays depuis le mois de mars et identifié différentes bonnes pratiques dont nous pourrions nous inspirer ici en France. Voici trois exemples.</p><p>Un contrôle strict des entrées sur le territoire</p><p><strong>Nous avons tous lu</strong> les récits de personnes ayant voyagé depuis des pays où la prévalence du COVID-19 est élevée vers des pays où les procédures de contrôle à l’arrivée sont particulièrement strictes, comme <a target="_blank" href="https://threadreaderapp.com/thread/1261131205841350656.html">Hong Kong</a>, <a target="_blank" href="https://logicmag.io/care/inside-the-paradise-bubble/">Taiwan</a> ou <a target="_blank" href="https://www.reuters.com/article/us-health-coronavirus-singapore-wearable/singapore-to-make-travellers-wear-electronic-tags-to-enforce-quarantine-idUSKBN24Z0D9">Singapour</a>. L’idée, dans ces pays, n’est pas de mettre certains pays sur liste noire et d’interdire complètement l’entrée à leurs ressortissants. En revanche, les mesures de précaution sont différenciées suivant la provenance, avec dans la plupart des cas un test obligatoire à l’arrivée, un confinement strict dans l’attente des résultats du test et, en cas d’incertitude, l’obligation de rester à demeure pendant la période d’incubation de 14 jours – le tout contrôlé grâce à la géolocalisation du <em>smartphone</em>.</p><p><strong>Des tests pratiqués à grande échelle et partout</strong></p><p><strong>Laetitia et moi en</strong> parlions il y a quelques jours dans <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sommes-nous-condamns-aux-files-dattente">notre podcast “À deux voix” 🎧consacré aux files d’attente</a> : la raison pour laquelle les Français ne sont pas assez testés, c’est que le prix à payer pour ce faire est beaucoup trop lourd. On parle d’heures d’attente dans un laboratoire d’analyse – et, désormais, d’une ordonnance de son médecin qu’il faut impérativement présenter pour pouvoir être testé – ce qui veut dire encore plus d’attente pour obtenir cette ordonnance au préalable ! (Sauf, bien sûr, pour ceux qui ont des médecins dans leur réseau de relations…)</p><p>Dans d’autres pays, à l’inverse, le recours massif et fréquent aux tests a été considéré comme la seule manière de détecter les cas de COVID-19 le plus tôt possible. Les campagnes de test les plus impressionnantes (sur le lieu de travail, dans les centres commerciaux, à l’entrée des immeubles) ont été conduites dans des pays en voie de développement, <a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/may/01/testing-vietnam-contained-coronavirus">comme le Vietnam</a>, où 800 personnes ont été testées en moyenne pour chaque nouveau cas déclaré. (Pour information, cela reviendrait à <em>tester 12 millions de Français chaque jour</em> ces temps-ci 😮)</p><p>Il faut dire que les pays comme le Vietnam ont une incitation à agir de la sorte : compte tenu du faible taux d’équipement médical, le recours aux tests est le seul moyen de prévenir un engorgement des rares hôpitaux en état d’accueillir des patients atteints du COVID-19.</p><p>Un recours avisé aux technologies numériques</p><p><strong>On a beaucoup lu</strong> sur la façon dont différent pays ont déployé des applications pour aider la population à prendre plus de précautions. L’application déployée par les pouvoirs publics à Singapour, en particulier, a <a target="_blank" href="https://www.ft.com/content/ca4e0db0-6aaa-11ea-800d-da70cff6e4d3">impressionné le monde entier</a> : elle a permis d’isoler très tôt les personnes ayant été en contact avec une personne contaminée et de prévenir ainsi la multiplication de nouveaux cas – en tout cas, jusqu’à ce que le virus se dissémine à nouveau <a target="_blank" href="https://www.bbc.com/news/world-asia-54082861">dans les dortoirs insalubres où sont hébergés des travailleurs immigrés peu considérés</a> et restés en marge du système.</p><p>La France, comme souvent, a cherché à se distinguer et en a payé le prix. Elle a exclu d’emblée l’idée d’une application dont l’usage serait obligatoire pour toute la population. Elle a refusé d’utiliser les <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/09/02/covid-19-apple-et-google-proposent-un-kit-cles-en-main-de-suivi-et-de-notification-en-cas-d-exposition-potentielle_6050761_4408996.html">briques logicielles mises au point par Apple et Google</a>, préférant confier à l’INRIA le développement d’une solution nationale <em>ad hoc</em>. Surtout, elle a pris le temps de délibérations interminables dans de multiples réunions de plusieurs dizaines de personnes à haut niveau, plutôt que de déployer en urgence une solution destiné à être améliorée par itérations successives.</p><p>Le résultat, c’est que la fameuse application <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/StopCovid">StopCovid</a> a été mise à disposition des Français sur le tard, à un moment où le sentiment d’urgence avait largement disparu. Son usage a été rendu facultatif, au point que même des membres du Gouvernement (et <a target="_blank" href="https://www.europe1.fr/sante/castex-avoue-ne-pas-avoir-telecharge-stop-covid-il-fallait-dire-la-verite-reconnait-un-de-ses-conseillers-3994581">le Premier ministre lui-même</a>) ont admis ne pas l’avoir installé sur leur <em>smartphone</em>. Et tout cela s’est fait dans des réunions à huis clos, probablement dominées par des guerres de chapelle – <a target="_blank" href="https://logicmag.io/care/inside-the-paradise-bubble/">contrairement à Taiwan</a>, où l’application utilisée pour contrer la pandémie a été conçue et déployée en partenariat avec des communautés de développeurs qui ont ainsi prêté main-forte aux pouvoirs publics, mais aussi garanti que la vie privée des citoyens serait protégée dans la mesure du possible.</p><p>Pourquoi pas chez nous ?</p><p><strong>Nous en parlerons dans</strong> notre épisode “À deux voix” à venir demain (mardi 29 septembre). La France est victime non seulement de son <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-la-france-du-0-ou-1">incapacité à moduler sa réponse entre le “0” du confinement total et le “1” de l’abandon de toute précaution</a>. Elle est aussi victime, comme beaucoup d’autres pays occidentaux, de biais cognitifs tels que le biais de l’autruche (nous préférons ignorer les mauvaises nouvelles) ou celui dit de <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Probl%C3%A8me_de_l%27%C3%A9chiquier_de_Sissa"><em>“l’échiquier de Sissa”</em></a> (nous sommes incapables de prendre la mesure de la progression exponentielle de la pandémie lorsque le nombre de nouveaux cas repart à la hausse). À cela s’ajoute le biais de normalité (nous avons tous l’impression que tout le monde a repris une vie normale, donc pourquoi pas nous ?) et le biais de confiance (nous sommes tous certains que nos proches prennent les précautions qui s’imposent).</p><p>Voici le résultat (comparez avec la courbe de Taiwan ci-dessus) :</p><p><strong>Pour aller plus loin, abonnez-vous et écoutez notre conversation “À deux voix” demain </strong>, dans laquelle Laetitia détaillera tous ces biais qui nous empêchent de réussir aussi bien que Taiwan ou d’autres pays comme l’Allemagne, l’Italie, le Japon 🤗</p><p><strong>À propos d’abonnement, Laetitia et moi voulons tester un nouveau format à l’attention de nos abonnés : lundi prochain, nous consacrerons une émission spéciale de notre podcast “À deux voix” à répondre à des questions posées par les uns et les autres.</strong> Si vous êtes de ceux-là, envoyez-moi simplement votre question en répondant à ce message. Si vous n’êtes pas encore abonné, sautez le pas en profitant de cette opération spéciale : 15% de réduction sur l’abonnement annuel à <em>Nouveau Départ</em> !</p><p>🇫🇷 Réflexions sur la pandémie en France</p><p><em>Mardi 29 septembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la situation sanitaire en France et les réflexions que cela nous inspire. </strong>Comme je l’écris ci-dessus, cette situation n’est pas brillante et présente un contraste incompréhensible avec la façon dont d’autres pays, en Asie mais aussi en Europe, ont réussi à contrer la dissémination du COVID-19 au sein de leur population. Comment expliquer tous les biais dont nous sommes victimes ? Avons-nous une chance de retourner la situation ?</p><p>⛵️ Entrepreneurs : sur quel navire embarquer ?</p><p><em>Mercredi 30 septembre</em> | <strong>Interview 🎧 d’Erika Batista, </strong><strong><em>general manager</em></strong><strong> d’</strong><a target="_blank" href="https://www.beondeck.com/"><strong>On Deck</strong></a><strong> pour l’Europe. </strong>Erika est une amie de longue date et a longtemps été ma collègue, étant la première employée de l’histoire de ma société The Family (de 2013 à il y a quelques mois). Dans cet entretien, nous revenons sur son parcours, sa vision de différentes parties du monde et ses nouvelles fonctions au sein d’On Deck, où elle aide les entrepreneurs européens à préparer leur prochaine expédition. </p><p>📈 Pourquoi la bourse va bien quand tout va mal</p><p><em>Jeudi 1er octobre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur les marchés d’actions et leur décorrélation apparente d’avec l’économie réelle. </strong>On l’entend depuis plus de dix ans : le cours des actions en bourse semble ne jamais cesser de monter, quel que soit l’état de l’économie en général, du marché du travail en particulier. Comment expliquer cette déconnexion ? La transition numérique est-elle l’explication ? Ou bien d’autres raisons liées à l’évolution du fonctionnement des marchés financiers ?</p><p><em>Pour ne rien manquer de ces contenus, abonnez-vous si ce n’est déjà fait </em>👇</p><p><strong>⚖️ La Cour suprême dans l’histoire</strong></p><p>De nombreux Américains angoissent à l’idée qu’un successeur (conservateur) soit nommé avant le début du prochain mandat présidentiel. La Cour suprême pourrait aussi jouer un rôle déterminant dans cette année électorale. Avec Laetitia, nous rappelons les enjeux institutionnels et historiques qui permettent de mieux comprendre la politique américaine 🇺🇸</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-cour-suprme-dans-lhistoire-"><strong>La Cour suprême dans l’histoire</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🎥 Un documentaire sur le futur du travail</p><p>Quand il n’était encore qu’étudiant en école de commerce, Samuel Durand a choisi de faire un tour du monde du monde du futur du travail plutôt que de faire un stage à la Défense. Ça a donné “<a target="_blank" href="https://www.going-freelance.com/">Going Freelance</a>”. Depuis quelques mois, il travaille à la réalisation d’un <a target="_blank" href="https://www.going-freelance.com/documentary">documentaire</a> et part à la rencontre de ceux qui inventent les nouveaux modèles du travail. Il interviewé Laetitia dans le cadre de son documentaire. Elle lui retourne ses questions dans cet entretien 😈</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-documentaire-sur-le-futur-du-travail"><strong>Un documentaire sur le futur du travail</strong></a><em>—accessible à tous.</em></p><p>😤<strong> Sommes-nous condamnés aux files d’attente ?</strong></p><p>Alors que la France vient de battre un record en nombre de contaminations quotidiennes au COVID-19 (13 500 en 24 heures), on promet de réaliser plus de tests. Mais les laboratoires représentent un goulot d’étranglement, et les files d’attente s’allongent. Nous en profitons pour discuter des files d’attente en général, de transition numérique, de culture, de services publics et des files d’attente riches en “bonne” friction (oui, cela existe 😜).</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/sommes-nous-condamns-aux-files-dattente"><strong>Sommes-nous condamnés aux files d’attente ?</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/pandmie-les-leons-venues-dailleurs</link><guid isPermaLink="false">substack:post:4884480</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 28 Sep 2020 04:30:10 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/4884480/c483ff8743175b5bac95b4687ee40121.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>477</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/4884480/530c6d1c4b4552e7bddc0fe6432f5699.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Sommes-nous condamnés aux files d'attente ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine </strong>est consacré au sujet des files d’attente. En période de pandémie, pourquoi les files d’attente devant les laboratoires sont-elles si importantes en France ? Sommes-nous donc éternellement condamnés aux files d’attente ? <strong>😤</strong></p><p><strong>La France connaît un rebond épidémique important. </strong>Au même moment, les files d’attente pour effectuer des tests de dépistage du COVID-19 représentent une friction, un goulot d’étranglement et une source de contagion qu’il vaudrait mieux éviter pour obtenir des résultats tangibles dans la lutte contre la pandémie. Impossible d’atteindre le nombre de tests promis dans ces conditions !</p><p>Avec des files d’attente interminables devant les laboratoires, et des résultats qui mettent beaucoup de temps à arriver, <a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/paris-75/covid-19-les-gros-rates-du-depistage-en-ile-de-france-18-09-2020-8387508.php">pour </a><a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/paris-75/covid-19-les-gros-rates-du-depistage-en-ile-de-france-18-09-2020-8387508.php"><em>Le Parisien</em></a>, <em>“la grande campagne de dépistage du Covid-19 vire au fiasco.” </em>Certains laboratoires <a target="_blank" href="https://www.europe1.fr/sante/covid-19-comment-des-laboratoires-font-payer-pour-un-resultat-plus-rapide-aux-tests-pcr-3992128">en profitent pour faire payer pour obtenir des résultats plus rapides</a> (pratique illégale en France).</p><p>Pourquoi doit-on toujours “faire la queue” ? Le sujet est moins anecdotique qu’il n’y paraît car il touche à la transition numérique, la culture, ou encore l’organisation historique des services publics et privés dans le paradigme de l’économie de masse. Les files d’attente étaient alors indispensables car elles rendaient possible une démocratisation des services.</p><p>Mais alors que le smartphone est devenu omniprésent dans notre société (plus de 90% des Français en sont équipés), de nombreuses tâches de saisie autrefois effectuées à un guichet devant lequel il fallait faire la queue (par exemple, acheter un billet de train) sont désormais effectuées directement par l’utilisateur sur son smartphone. Et notre tolérance pour les files d’attente a diminué en même temps que nous nous sommes habitués à voir nos besoins immédiatement satisfaits sur les applications numériques.</p><p>Rite initiatique, acte de soumission, ou pratique positive, la file d’attente revêt aussi une dimension éminemment culturelle. En France, comme au Japon, par exemple, la file d’attente relève d’une “bonne friction” qui nous fait “mériter” les bonnes choses. D’ailleurs, en matière de gastronomie, un repas qu’il ne faudrait pas attendre n’aurait pas de valeur. Une boulangerie vide ne doit pas avoir de bon pain…</p><p>Nicolas a souvent écrit sur le sujet des files d’attente, en particulier dans le cadre de l’expérience de l’aéroport. Les discussions sur les files d’attente portaient alors sur la question de la lutte contre le terrorisme, avec ce paradoxe que les files d’attente à vocation sécuritaire n’augmentent pas les sécurité des passagers. </p><p>On a parlé à propos des mesures mises en place après le 11 septembre 2001 de “<a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Security_theater">comédie sécuritaire</a>”. Le concept a été introduit par l’auteur américain Bruce Schneier dans son livre <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Beyond_Fear:_Thinking_Sensibly_about_Security_in_an_Uncertain_World&#38;action=edit&#38;redlink=1"><em>Beyond Fear: Thinking Sensibly about Security in an Uncertain World</em></a> pour parler des mesures de sécurité destinées à donner au public une impression de sécurité sans pour autant améliorer la sécurité réelle. </p><p>Dans un article consacré à Air France, publié il y a 5 ans (<a target="_blank" href="https://salon.thefamily.co/air-france-la-renaissance-par-l-innovation-75c01aa1abd7">Air France : la renaissance par l’innovation ?</a>), Nicolas a écrit :</p><p>Une fois arrivé à l’aéroport, aviez-vous réalisé qu’<strong>on fait jusqu’à 7 (sept) fois la queue</strong> successivement ? Une première fois pour enregistrer et déposer ses bagages ; une deuxième pour parvenir au point de contrôle ; une troisième pour passer les portiques de sécurité ; une quatrième pour présenter son billet au comptoir d’embarquement ; une cinquième, le cas échéant, pour monter dans le bus qui nous emmène jusqu’à l’avion ; une sixième pour monter dans l’avion ; une septième, enfin, dans l’allée centrale pour pouvoir arriver jusqu’à son siège et enfin s’installer.</p><p>Faire la queue, c’est l’horreur. Plus personne ne supporte ça, surtout quand il n’y a pas de <em>wifi</em>, que la batterie de son <em>smartphone</em> est vide, qu’on a une mauvaise circulation sanguine. C’est encore plus l’horreur avec des enfants en bas âge (scénario testé pour vous). Et enfin, c’est humiliant : on ne se sent pas traité comme des clients, mais comme un troupeau de bovins traîné de <em>checkpoint</em> en <em>checkpoint.</em></p><p>En 2020, les files d’attente dans les aéroports pourraient devenir de l’histoire ancienne… Écoutez notre conversation pour en savoir plus 🎧</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/sommes-nous-condamns-aux-files-dattente</link><guid isPermaLink="false">substack:post:3853829</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 24 Sep 2020 04:30:06 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/3853829/642f3d73c1ec4a846f3f5bb2fed0225c.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2881</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/3853829/e49f32bc834bc4ce8282860245a09817.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Un documentaire sur le futur du travail]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque mercredi, <em>Nouveau Départ</em> vous propose un entretien avec une personnalité éclairante. C’est au format audio 👆🎧, accessible à tous et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p>À l’agenda aujourd’hui 👇</p><p>* <strong>Un documentaire sur le futur du travail</strong></p><p>* Économie de la passion : mythe ou réalité ?</p><p>* Le temps de travail et la crise</p><p>* Entreprendre sans permission</p><p><a target="_blank" href="https://www.going-freelance.com/"><strong>Samuel Durand</strong></a><strong> “explore” le futur du travail depuis plusieurs années. </strong>Quand il n’était encore qu’étudiant en école de commerce, il a choisi de faire un tour du monde du monde du futur du travail plutôt qu’un stage dans une tour à la Défense. C’est ce qui a donné le projet “<a target="_blank" href="https://www.going-freelance.com/">Going Freelance</a>”, dans le cadre duquel Samuel et moi nous sommes rencontrés à Londres l’an dernier. </p><p>Ensuite, il a poursuivi cette activité d’exploration avec une newsletter sur <em>Substack,</em> le <a target="_blank" href="https://billetdufutur.substack.com/">Billet du futur</a>, et commencé à donner des conférences en entreprise à propos de son expérience “Going Freelance”, et des bonnes manières d’intégrer les talents en freelance. C’est un peu comme si lui et moi étions devenus des “collègues” du futur du travail 😉</p><p>Quand il s’est demandé comment il pouvait aller plus loin, il s’est dit <em>“Et pourquoi pas </em><a target="_blank" href="https://www.going-freelance.com/documentary"><em>un documentaire</em></a><em> ?”</em> <strong>🎥</strong> et s’est alors plongé dans le monde inconnu de la réalisation audiovisuelle pour en comprendre les secrets. Il s’est entouré d’une équipe de production talentueuse, a regardé plein de beaux documentaires, et passé des mois à construire la trame et le casting de son futur documentaire.</p><p>Juste avant la pandémie, il était prévu que ce documentaire soit mondial (Asie, États-Unis…). Les contraintes liées à la pandémie ont poussé Samuel à transformer son projet d’origine pour en faire un projet désormais plus européen. Il a donc réalisé sa première journée de tournage en Normandie 🐄 🌳 chez Nicolas et moi (la <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=C78TUDv8-58">petite vidéo </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=C78TUDv8-58"><em>backstage</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=C78TUDv8-58"> du documentaire </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=C78TUDv8-58"><em>Work in Progress</em></a> montre le “siège” de <em>Nouveau Départ), </em>puis d’autres en France, et la plus récente journée de tournage à Barcelone, avec <a target="_blank" href="https://www.ceciliatham.com/">l’inspirante Cecilia Tham</a>, fondatrice des espaces MOB. </p><p>Samuel fait dans cet entretien quelques révélations sur ce que pourraient être les prochaines étapes de son documentaire… Ces changements inattendus ont-ils finalement poussé le projet de Sam à devenir meilleur encore ? En tout cas, nous avons beaucoup discuté de <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/p/the-uncertainty-mindset-and-the-future">cet “esprit d’incertitude”</a> qui favorise l’innovation. </p><p>Voici 4 documentaires ou vidéos que Samuel recommande :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.arte.tv/fr/videos/083305-001-A/travail-salaire-profit-travail/">Travail, salaire, profit</a> (Arte).</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.imdb.com/title/tt3810760/">Minimalism: A Documentary About the Important Things</a> (Netflix)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.netflix.com/title/80116922">Inside the toughest Prisons</a> (Netflix)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=vU4r6NWKbn8">4 Youtubers parlent de parentalité</a> (YouTube)</p><p>La <em>passion economy</em> fait<strong> </strong>beaucoup parler d’elle depuis l’an dernier. La firme de capital-risque Andreessen Horowitz (par <a target="_blank" href="https://a16z.com/2019/10/08/passion-economy/">la voix de Li Jin</a>) a publié de nombreux contenus sur le sujet (car c’est l’une de leurs thèses d’investissement). La startup Substack (dont nous utilisons la plateforme pour <em>Nouveau Départ</em>) est fondée sur l’idée que le monde des médias se transforme grâce à la <em>passion economy</em>.</p><p>La <em>passion economy</em>, c’est aussi le titre d’un ouvrage de Adam Davidson, <em>The Passion Economy: The New Rules for Thriving in the Twenty-First Century </em>(2019) (voir mon article “<a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/les-8-regles-de-la-passion-economy-selon-davidson">Les 8 règles de la Passion Economy selon Davidson</a>”). Le journaliste américain y explique que notre économie se transforme et que individus et entreprises doivent lâcher la course à la grande taille et aux économies d’échelle de la production de masse pour offrir à leurs clients intimité et personnalisation. </p><p>Je suis sceptique quant à l’utilisation du mot “passion” pour parler d’une économie qui s’éloigne des modèles de l’économie de masse du XXe siècle. L’idée selon laquelle chacun doit “suivre sa passion” et “trouver sa voie” est anxiogène, et sans doute aussi élitiste, car elle laisse penser qu’il faudrait qu’il y ait un génie en chacun de nous. Mais en fait, ce qui est le plus intéressant dans le concept de la <em>passion economy</em>, c’est tout ce qu’implique la fin du paradigme de l’économie de masse. (C’est aussi le sujet de mon livre <a target="_blank" href="https://calmann-levy.fr/livre/du-labeur-louvrage-9782702165591"><em>Du Labeur à l’ouvrage. L’artisanat est l’avenir du travail</em></a>, Calmann-Lévy, 2019). </p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit"><strong>Économie de la passion : mythe ou réalité ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “à deux voix” avec Nicolas)<em>—accessible à tous.</em></p><p>Les débats sur le temps de travail restent imprégnés de la vision de l’époque industrielle, quand il fallait faire tourner les usines à plein régime pour rentabiliser des immobilisations coûteuses. En effet, ce modèle des trois-huit et de la pointeuse a largement été répliqué dans le monde des services, en particulier dans le travail de bureau.</p><p>Pourtant, aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreux, privilégiés et moins privilégiés à échapper à cette définition “industrielle” du temps de travail : travailleurs indépendants, freelances et créatifs affranchis des trois-huit, cadres supérieurs pour qui le surtravail est un signe de pouvoir, prestataires de services en horaires décalés (certains ont le plus grand mal à se faire payer des heures supplémentaires), travailleurs pauvres qui subissent des temps partiels non choisis (n’ont pas assez de travail)…</p><p>La question du temps de travail révèle un certain nombre des transitions que nous vivons. La mesure de la productivité et le rapport au temps de travail dans un contexte d’ubiquité des outils de travail et de communication deviennent problématiques. Ne faudrait-il pas inventer de nouveaux indicateurs ? À certains égards, n’assiste-t-on pas à un retour au paradigme artisanal où la pointeuse n’existe pas ? </p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-temps-de-travail-et-la-crise"><strong>Le temps de travail et la crise</strong></a><strong> </strong>(conversation “à deux voix” avec Nicolas)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><strong>Hugo Amsellem est entrepreneur. Pendant sept ans il a travaillé à The Family (dont Nicolas est l’un des co-fondateurs). </strong>Il a notamment dirigé le bureau berlinois de The Family et découvert l’écosystème tech de la capitale allemande. Dans cet entretien, il parle de son parcours, de ce qui l’a amené à entreprendre dans la musique, son expérience à Berlin et ses impressions de l’Allemagne.</p><p>Il parle aussi de l’économie de la passion et de son podcast au titre évocateur de <em>Sans permission</em>, pour montrer tout <em>“ce qu'internet change pour la nouvelle génération de créateurs”</em>. Voilà ce que dit <a target="_blank" href="https://www.sanspermission.com/manifesto">le manifesto de ce podcast</a> :</p><p><em>Il y a juste 10 ans de ça, pour accéder à une audience, il fallait passer par un cycle d'hyper sélection ou une personne avait le pouvoir de décider qui avait le droit de parler au public ou pas. Puis un jour internet est arrivé, et d'un coup n'importe qui peut mettre n'importe quoi en ligne. (…) Tout ça est possible parce qu'on vit dans un monde sans permission. On a plus besoin de suivre des chemins balisés pour faire une différence dans la vie des gens et cette nouvelle réalité sans permission est la chose la plus puissante que notre génération puisse réaliser.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-cour-suprme-dans-lhistoire-"><strong>La Cour suprême dans l'histoire</strong></a><strong> 🇺🇸 </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/too-close-to-call-de-jeffrey-toobin"><strong>"Too close to call", de Jeffrey Toobin</strong></a><strong> 🇺🇸 </strong>(note de lecture par moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-fminisme-cest-pour-les-hommes"><strong>Le féminisme, c'est pour les hommes</strong></a><strong> </strong>♂️(“Édito” par moi)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-nouvelle-politique-de-la-concurrence"><strong>La nouvelle politique de la concurrence</strong></a><strong> </strong>📱 (conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-futur-de-la-garde-denfants"><strong>Le futur de la garde d'enfants</strong></a><strong> </strong>🚼 (conversation avec Maïmonatou Mar)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-que-se-passe-t-il-en-inde-"><strong>Que se passe-t-il en Inde ?</strong></a><strong> 🇮🇳 </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-billionaire-raj-de-james-crabtree"><strong><em>The Billionaire Raj</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-billionaire-raj-de-james-crabtree"><strong>, de James Crabtree</strong></a><strong> 🇮🇳 </strong>(note de lecture par moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-la-france-du-0-ou-1"><strong>Pandémie : la France du '0' ou '1'</strong></a><strong> 🇫🇷 </strong>(“Édito” par Nicolas)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-retour-de-la-planification"><strong>Le retour de la planification</strong></a><strong> 🗺 </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-wise-men-de-walter-isaacson-and"><strong><em>The Wise Men</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-wise-men-de-walter-isaacson-and"><strong>, de Walter Isaacson & Evan Thomas</strong></a><strong> 🇺🇸 </strong>(note de lecture par Nicolas)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-entrepreneur-franais-en-allemagne"><strong>Un entrepreneur français en Allemagne</strong></a><strong> </strong>🇩🇪 (conversation avec Vincent Huguet)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</strong></a><strong> </strong>💻 (conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/un-documentaire-sur-le-futur-du-travail</link><guid isPermaLink="false">substack:post:3583175</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 23 Sep 2020 04:30:05 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/3583175/87f40d76ba78838bf59e5377889d962e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3284</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/3583175/f668c01b287cfeb9f325ff03963639cc.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le féminisme, c'est pour les hommes]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p>Voici le cinquième “Édito” de cette nouvelle saison, sur la bonne manière de faire avancer les causes féministes, suivant l’exemple de la juge américaine Ruth Bader Ginsburg, décédée vendredi dernier.</p><p><strong>Le décès de la juge à la Cour Suprême américaine Ruth Bader Ginsburg provoque un tremblement de terre en cette année électorale. </strong>Doyenne de la Cour, “RBG” écrivait l’histoire judiciaire américaine avec ses opinions dissidentes. Dans une Cour majoritairement conservatrice, elle était un “phare” pour les progressistes. Atteinte d’un cancer du pancréas, dont de récentes métastases la condamnaient désormais, RBG est morte dans l’angoisse que Trump nomme son successeur avant que ne soit élu un nouveau président. Si cela se produit, la Cour aura en effet une écrasante majorité conservatrice pour les décennies à venir. </p><p>Pour une majorité du pays, l’angoisse ne s’arrête pas là. La Cour Suprême pourrait également jouer un rôle dans la prochaine élection, comme elle l’a déjà fait en 2000 quand elle a ordonné l’arrêt du recomptage des voix dans l’État de Floride et donné la victoire au candidat républicain George W. Bush. Il devient de plus en plus probable que les résultats du vote de cette année seront contestés en novembre et feront l’objet de batailles judiciaires que la Cour suprême pourrait être amenée à arbitrer. Sans RBG, il devient plus probable que la Cour soutiendra Trump dans ces litiges.</p><p><strong>C’est pourquoi Nicolas et moi allons consacrer notre premier podcast “à deux voix” au sujet de la Cour suprême des États-Unis</strong>. Nous voulons rappeler à nos abonnés les enjeux institutionnels et historiques qui permettent de mieux comprendre la politique américaine. C’est  sur ces sujets que nous avions fait nos premiers “À deux voix” dans les cours que donnions ensemble à Sciences-Po il y a maintenant plus de dix ans. (A l’époque, nous n’aurions pas imaginé faire des podcasts !)</p><p>Mais ce n’est pas le tremblement de terre politique de 2020 qui est le sujet de mon édito de cette semaine. Je voudrais ici mettre l’accent sur la stratégie et l’intelligence qui furent celles de RBG dans ses combats féministes et tous ses combats pour l’égalité. Ce n’est pas pour rien que RBG était une icône féministe. Avant de devenir la deuxième femme juge à la Cour suprême (nommée par Bill Clinton en 1993), elle a plaidé en tant qu’avocate six affaires devant la Cour suprême, parmi lesquelles elle a remporté cinq victoires.</p><p>Avant elle, Thurgood Marshall, héros des droits civiques, avocat de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People), avait gagné ses galons de grand juriste en plaidant l’affaire <em>Brown v. Board of Education</em> (interdisant la ségrégation raciale dans les écoles) devant la Cour suprême. Il est ensuite devenu le premier juge noir membre de la haute juridiction, nommé par Lyndon Johnson dans les années 1960. Le parcours de RBG est similaire. Elle a d’abord fréquenté la Cour suprême comme avocate, pour faire avancer la cause de l’égalité, avant de devenir juge puis d’être nommée à la Cour suprême par Bill Clinton.</p><p>Comment RBG a-t-elle pu être victorieuse cinq fois sur six à une époque où il n’y avait pas de femme à la Cour et où l’écrasante majorité des juges (et des hommes de pouvoir en général) <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/collections/welcome-for-pros-fr/biais-cognitifs-rh/articles/biais-deni-sexisme">ne reconnaissaient pas l’existence des discriminations</a> contre les femmes (ou bien ne les voyaient pas comme un problème) ? Son intelligence stratégique et  tactique consistait en ce qu’on pourrait appeler une “ruse empathique”. Face à des hommes qui n’avaient jamais fait l’effort de se mettre dans la peau de l’<em>autre</em>, Ginsburg a fait du féminisme une affaire d’hommes. Et c’est comme cela qu’elle les a convaincus. </p><p>En 1973, par exemple, dans l’affaire <a target="_blank" href="https://www.oyez.org/cases/1972/71-1694"><em>Frontiero v. Richardson</em></a>, elle a représenté une femme lieutenante de l’armée de l’air à qui il avait été interdit de réclamer une allocation pour personne à charge pour son mari. La loi fédérale prévoyait que les épouses des militaires deviennent automatiquement des personnes à charge. Mais on refusait aux hommes le “privilège” de dépendre de leur femme ! Ginsburg a obtenu gain de cause : les critères de qualification différents pour la dépendance des époux et des épouses dans l’armée représentent une discrimination.</p><p>En 1975, dans l’affaire <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Weinberger_v._Wiesenfeld"><em>Weinberger v. Wiesenfeld</em></a>, elle a défendu un homme qui s’était vu refuser des prestations sociales suite au décès de sa femme en couches, car les aides qu’il demandait étaient accordées aux veuves, mais pas aux veufs. Avec cette affaire, elle a à nouveau fait valoir l’idée que les attitudes rigides concernant les rôles genrés nuisaient à tout le monde (pas seulement aux femmes). Les juges se sont montrés plus réceptifs aux plaignants de leur propre sexe qu’ils ne l’auraient été avec des personnes du “deuxième sexe”.</p><p>Ginsburg était non seulement une immense juriste et une championne de la cause de l’égalité, elle était aussi une fine stratège qui comprenait la psychologie des personnes en position dominante. La grande leçon de ses succès est que <strong>la meilleure façon de faire progresser les droits des femmes, c’est de défendre les hommes et leur droit à l’égalité de traitement devant la loi</strong>. </p><p>Dans un monde idéal, les personnes de pouvoir seraient des personnes diverses reflétant la population, et des personnes qui n’auraient pas besoin de “ruse empathique” car capables de faire l’effort de se mettre dans la peau de l’autre. Au lieu de cela, RBG a dû mener des campagnes d’éducation à l’empathie pour faire comprendre les enjeux d’égalité. Comme elle l’a dit elle-même dans <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/RBG_(film)">un documentaire</a> consacré à sa vie, <em>“je me voyais comme une sorte d’institutrice de maternelle (...) parce que les juges ne pensaient pas que la discrimination sexuelle existait.”</em></p><p>La leçon de Ginsburg reste (hélas) d’une grande actualité aujourd’hui. La “ruse empathique” reste souvent nécessaire et peut être un bon moyen de faire avancer les causes féministes. C’est sans doute pour cela que les sujets comme l’allongement du congé paternité sont si populaires aujourd’hui. Défendre le droit des hommes à être des bons pères, à s’arrêter de travailler pour s’occuper d’un nourrisson, à être pères dans des couples de même sexe, à obtenir la garde des enfants en cas de divorce, c’est être féministe. <em>Le féminisme, au fond, c’est fait pour les hommes.</em></p><p>⚖️<strong> La Cour suprême dans l’histoire</strong></p><p><em>Mardi 22 septembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la Cour suprême américaine et les péripéties politiques suite au décès de Ruth Bader Ginsburg. </strong>De nombreux Américains angoissent à l’idée qu’un successeur (conservateur) soit nommé avant le début du prochain mandat présidentiel. La Cour suprême pourrait aussi jouer un rôle déterminant dans cette année électorale. Avec Nicolas, nous rappelons les enjeux institutionnels et historiques qui permettent de mieux comprendre la politique américaine 🇺🇸</p><p>🎥 Un documentaire sur le futur du travail</p><p><em>Mercredi 23 septembre</em> | <strong>Interview 🎧 de Samuel Durand, “explorateur” du futur du travail. </strong>Quand il n’était encore qu’étudiant en école de commerce, Samuel a choisi de faire un tour du monde du monde du futur du travail plutôt que de faire un stage à la Défense. Ça a donné “<a target="_blank" href="https://www.going-freelance.com/">Going Freelance</a>”. Depuis quelques mois, il travaille à la réalisation d’un <a target="_blank" href="https://www.going-freelance.com/documentary">documentaire</a> et part à la rencontre de ceux qui inventent les nouveaux modèles du travail. Il m’a interviewée dans le cadre de son documentaire. Je lui retourne ses questions dans cet entretien 😈</p><p>😤<strong> Sommes-nous condamnés aux files d’attente ?</strong></p><p><em>Jeudi 24 septembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur le sujet des files d’attente. </strong>Alors que la France vient de battre un record en nombre de contaminations quotidiennes au COVID-19 (13 500 en 24 heures), on promet de réaliser plus de tests. Mais les laboratoires représentent un goulot d’étranglement, et les files d’attente s’allongent. Nous en profitons pour discuter des files d’attente en général, de transition numérique, de culture, de services publics et des files d’attente riches en “bonne” friction (oui, cela existe 😜).</p><p><em>Pour ne rien manquer de ces contenus, abonnez-vous si ce n’est déjà fait </em>👇</p><p><strong>🇮🇳 Que se passe-t-il en Inde ?</strong></p><p>Les Français connaissent mal l’Inde, un pays certes gigantesque et important sur la scène internationale, mais qui est souvent éclipsé par la Chine voisine. Or l’Inde, en plus de traverser une crise sanitaire et économique gravissime, est en train d’accélérer sa transition et de faire émerger des grandes entreprises numériques. Il était temps qu’on y consacre un podcast “à deux voix” !</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-que-se-passe-t-il-en-inde-"><strong>Que se passe-t-il en Inde ?</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>👉 Lisez ou écoutez 🎧 aussi <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-billionaire-raj-de-james-crabtree">notre “Note de lecture” sur </a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-billionaire-raj-de-james-crabtree"><strong>"The Billionaire Raj", de James Crabtree 🇮🇳</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🧒 Le futur de la garde d’enfants</p><p>La pandémie à révélé l’importance des travailleurs “essentiels” ou du “back office” (pour reprendre <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quelle-reconnaissance-pour-les-travailleurs-cf9">l’expression de Denis Maillard</a>) qui nous rendent ces services de proximité indispensables au bon fonctionnement de l’économie. Parmi eux, les nounous qui gardent nos enfants sont à la fois familières et méconnues. Laetitia en parle avec Maïmonatou Mar, fondatrice de l’association <a target="_blank" href="https://gribouilli.fr/">Gribouilli</a>.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-futur-de-la-garde-denfants"><strong>Le futur de la garde d’enfants</strong></a><em>—accessible à tous.</em></p><p><strong>🇪🇺🇺🇸 La nouvelle politique de la concurrence</strong></p><p>On parle sans cesse de “réguler” voire “démanteler” les géants numériques américains. Mais avant de tirer des conclusions hâtives, il est important de revenir sur l’histoire de l’<em>antitrust</em> et de mieux comprendre ses objectifs. Avec Laetitia, nous échangeons sur les grands précédents de l’histoire du droit de la concurrence et les leçons à tirer pour l’avenir.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-nouvelle-politique-de-la-concurrence"><strong>La nouvelle politique de la concurrence</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-fminisme-cest-pour-les-hommes</link><guid isPermaLink="false">substack:post:3058831</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 21 Sep 2020 04:30:03 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/3058831/e7baf93b3e2c30701f49f88bf6e64048.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>371</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/3058831/7f1db185575ad6f473f863dc2b49986e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le futur de la garde d'enfants]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque mercredi, <em>Nouveau Départ</em> vous propose un entretien avec une personnalité éclairante. C’est au format audio 👆🎧, accessible à tous et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p>À l’agenda aujourd’hui 👇</p><p>* <strong>Le futur de la garde d’enfants</strong></p><p>* La récession et les femmes</p><p>* Quelle reconnaissance pour les travailleurs du "back office" ?</p><p>* Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</p><p><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/ma%C3%AFmonatou-mar-phd-a5392036?originalSubdomain=fr"><strong>Maïmonatou Mar</strong></a><strong> a fondé l’association </strong><a target="_blank" href="https://gribouilli.fr/"><strong>Gribouilli</strong></a><strong> en famille avec sa mère et sa soeur, </strong>pour aider les professionnelles de la petite enfance, auxiliaires parentales ou assistantes maternelles, à mieux valoriser leurs compétences et faire évoluer leur carrière avec le soutien d’une communauté organisée. </p><p>Parmi les presque deux millions de travailleurs à domicile en France (essentiellement, travailleuses pour être plus précis), les “nounous” ont tout à gagner à faire partie de collectifs pour valoriser leurs compétences professionnelles. La période de la pandémie a mis leur sécurité (sanitaire et économique) à rude épreuve, en même temps qu’elle a révélé à des millions de Français à quel point ces services étaient indispensables au fonctionnement de l’économie dans son ensemble.</p><p><strong>Nous avions déjà reçu Maïmonatou à </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> pour parler des transitions du secteur de la garde d’enfants. </strong>Nous avons voulu la recevoir à nouveau pour parler de son parcours exceptionnel, et du chemin parcouru par son association. Maïmonatou a un PhD de chimie, a travaillé dans la Silicon Valley, mais a choisi de mettre ses compétences au service d’une communauté engagée (qui commence par sa famille). </p><p>Depuis notre dernier entretien, Maïmonatou a multiplié les interviews (dont certaines sont visibles sur la <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC_MC-SmD4hqnLz2gXvbW1Fw/playlists?view_as=subscriber">chaîne Youtube de Gribouilli</a>, et <a target="_blank" href="https://www.dailymotion.com/video/x7v4l9f?start=1120">une sur la chaîne BSmart</a>). Elle a également été sélectionnée parmi une cohorte de jeunes leaders européens <a target="_blank" href="https://www.obama.org/updates/obama-foundation-announces-leaders-europe/">par la fondation Obama</a> !</p><p>Dans ce podcast, elle nous raconte sa vie et ses choix, nous décrit le secteur des “nounous” et sa sociologie, les grands enjeux auxquels ce secteur fait face et les combats qu’elle mène avec Gribouilli. La “garde d’enfants” n’a rien d’un sujet anecdotique. C’est l’un des plus premiers sujets de société quand on s’intéresse aux inégalités entre femmes et hommes sur le marché du travail. C’est un sujet complexe qui intéresse autant les territoires <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/pulse/mes-5-temps-forts-de-la-conf%25C3%25A9rence-care-future-gribouilli-nadia-hamou/?trackingId=obVkuLrHRZK6mtgp1CobPA%3D%3D">que les entreprises</a> — car pour pouvoir travailler, il faut faire garder ses enfants.</p><p>Maïmonatou et moi abordons aussi le futur du travail dans son ensemble, sa distribution territoriale et les problèmes de logement qui l’accompagnent, le sujet de l’immigration et la division internationale du travail. La pandémie a révélé l’importance des travailleurs “essentiels” du “back office” (pour reprendre <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quelle-reconnaissance-pour-les-travailleurs-cf9">l’expression de Denis Maillard</a>). Personne ne les défend mieux que Maïmonatou !  </p><p><strong>Dans cet épisode de</strong> notre série “À deux voix”, Nicolas et moi parlons de l’impact de la crise actuelle sur les inégalités entre les femmes et les hommes. Nous discutons du poids des services de proximité (et en particulier du <em>care</em>) dans ce que les Américains ont déjà surnommé la ‘<em>shecession’</em> (une récession qui touche particulièrement les femmes).</p><p>Même lorsqu’elles ne perdent pas leur emploi, de nombreuses femmes voient leur carrière mise en péril par les contraintes domestiques qui retrouvent une place plus grande pendant la pandémie. Faute de pouvoir externaliser l’essentiel des tâches domestiques (y compris, surtout, l’éducation des jeunes enfants), de nombreuses femmes sont au chômage partiel. D’autres doivent se contenter de travailler à mi-temps. Une partie des services domestiques passent ainsi dans l’économie non-marchande et enlèvent de nombreuses femmes actives à leur activité marchande.</p><p>Enfin, le télétravail, dix fois plus fréquent qu’avant la pandémie, n’est pas vécu de la même manière par les femmes et les hommes, car le travail à domicile reproduit les inégalités du foyer. Les femmes se retrouvent moins disponibles que leurs homologues masculins. Elles disposent moins souvent d’une <em>“chambre à elles”</em>.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-rcession-et-les-femmes"><strong>La récession et les femmes</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>Denis Maillard est l'un des meilleurs experts sur le sujet du travail et du dialogue social. Il a publié de nombreux livres, dont le dernier, <a target="_blank" href="https://www.babelio.com/livres/Maillard-Une-colere-francaise/1134949"><em>Une Colère française</em></a> (2019), évoque la crise des gilets jaunes et ses causes, parmi lesquelles le déclin rapide des corps intermédiaires (dont les syndicats). </p><p><em>Dans ce véritable “nouveau monde”, les conflits ne disparaissent pas, mais ils revêtent des formes beaucoup plus directes (...). Un colère française, à cheval entre un mouvement de citoyens, de consommateurs, de contribuables et de travailleurs ; l'ensemble de ces termes étant presque synonymes pour les révoltés.</em></p><p>Écoutez cette conversation pour mieux comprendre le secteur des services de proximité et le climat actuel marqué par la montée de la défiance entre les citoyens et leurs dirigeants. </p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quelle-reconnaissance-pour-les-travailleurs-cf9"><strong>Quelle reconnaissance pour les travailleurs du "back office" ?</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Denis Maillard)<em>—accessible à tous. </em></p><p><strong>La période actuelle est</strong> propice à des interrogations multiples sur l’avenir du travail, le management et les inégalités entre les travailleurs. La montée du télétravail favorisée par la pandémie contribue-t-elle à accroître ces inégalités ? De plus en plus, les salariés des entreprises sont dans des situations hybrides : certains sont au bureau (ou sur site), d’autres à domicile ou ailleurs. </p><p>Quand tout le monde n’est pas dans un même espace pour partager des rituels et une machine à café, comment fait-on pour développer une culture inclusive ? Nous ne sommes pas égaux face au télétravail. Les personnes qui ont la charge d’enfants en bas âge voient le bureau comme un refuge où on peut échapper aux corvées domestiques et se concentrer sur son travail.</p><p>Mais le télétravail s’accompagne néanmoins d’opportunités nouvelles d’inclure les catégories d’actifs pour lesquels la vie de bureau, les déplacements et le présentéisme sont insoutenables. Le télétravail est notamment un facteur d’inclusion professionnelle pour les personnes handicapées.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-que-se-passe-t-il-en-inde-"><strong>Que se passe-t-il en Inde ?</strong></a><strong> 🇮🇳 </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-billionaire-raj-de-james-crabtree"><strong><em>The Billionaire Raj</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-billionaire-raj-de-james-crabtree"><strong>, de James Crabtree</strong></a><strong> 🇮🇳 </strong>(note de lecture par moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pandmie-la-france-du-0-ou-1"><strong>Pandémie : la France du '0' ou '1'</strong></a><strong> 🇫🇷 </strong>(“Édito” par Nicolas)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-retour-de-la-planification"><strong>Le retour de la planification</strong></a><strong> 🗺 </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-wise-men-de-walter-isaacson-and"><strong><em>The Wise Men</em></strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-wise-men-de-walter-isaacson-and"><strong>, de Walter Isaacson & Evan Thomas</strong></a><strong> 🇺🇸 </strong>(note de lecture par Nicolas)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-entrepreneur-franais-en-allemagne"><strong>Un entrepreneur français en Allemagne</strong></a><strong> </strong>🇩🇪 (conversation avec Vincent Huguet)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</strong></a>💻 (conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/aprs-david-graeber-o-sont-les-anarchistes"><strong>Après David Graeber, où sont les anarchistes ?</strong></a>✊ (“Édito” par moi)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-universits-amricaines-le-bout-de"><strong>Universités américaines : le bout de la piste ?</strong></a><strong> 🇺🇸 </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/fminisme-la-nouvelle-gnration"><strong>Féminisme : la nouvelle génération</strong></a><strong> </strong>💪🏿 (conversation avec Rebecca Amsellem)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-villes-aprs-la-pandmie"><strong>Les villes après la pandémie</strong></a> 🌆 (conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/feminist-city-de-leslie-kern"><strong>"Feminist City", de Leslie Kern</strong></a>🌆 (note de lecture par moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><strong>Lire des biographies pour changer de vie ?</strong> Nous sommes partenaires de <a target="_blank" href="https://fr.ulule.com/longue-vue/">Longue Vue</a>, qui vient de lancer <a target="_blank" href="https://fr.ulule.com/longue-vue/">une campagne remarquée sur Ulule</a>. Longue Vue, c’est 1 biographie hors du commun livrée chez vous chaque mois, avec un club privé, des événements et plein d’avantages (dont des abonnements à <em>Nouveau Départ</em> 🤗). À suivre ! 🚀</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-futur-de-la-garde-denfants</link><guid isPermaLink="false">substack:post:1553169</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 16 Sep 2020 04:30:49 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/1553169/c272fd16c739eece22db7963f6fdb2f5.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3713</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/1553169/798dcac1e09e1b68cd4b462f49f9458b.jpg"/></item><item><title><![CDATA["The Billionaire Raj", de James Crabtree 🇮🇳]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Pendant près d’un siècle avant son indépendance en 1947, l'Inde a été soumise au système de gouvernance britannique connu sous le nom de </strong><strong><em>Raj</em></strong> (c’est un mot sanskrit signifiant “royaume” ou “domination”). Puis, de l’indépendance jusqu’au début des années 1990, le pays a été sous la coupe d’une économie planifiée, le <em>“Raj de la licence”</em>, dont les exigences réglementaires strictes visaient à protéger le pays de la concurrence étrangère pour l’aider à se développer. Enfin, depuis 1991, l’Inde serait sous l’emprise d’un nouveau régime, le <em>“Raj des milliardaires”</em>.</p><p><strong>Après avoir été à la merci des administrateurs de l’Empire</strong>, des maharadjahs choisis par les Britanniques, puis des petits bureaucrates, l’Inde est désormais sous la coupe des super-riches, explique <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/James_Crabtree">James Crabtree</a>, ancien chef de bureau du <em>Financial Times</em> à Mumbai, qui a passé plusieurs années à suivre les feuilletons économiques indiens dont les super-riches sont devenus les principaux héros. </p><p>Alors que l’Inde ne comptait que deux milliardaires dans les années 1990, elle en compte plus de 100 aujourd’hui. À bien des égards, l’Inde n’est pas sans rappeler, selon Crabtree, l’oligarchie russe. D’ailleurs, on a surnommé ces milliardaires indiens les <em>“</em><a target="_blank" href="https://www.urbandictionary.com/define.php?term=Bollygarch"><em>Bollygarches</em></a><em>”</em>. Et le <em>“capitalisme de copinage”</em> (<em>crony capitalism</em>), c’est-à-dire la collusion entre les élites politiques et le monde des affaires qui veut s’approprier les ressources publiques, gangrène le pays.</p><p>Comme l’écrit James Crabtree, <em>“l'ancien système indien de planification centrale et de contrôle de l'État a créé un terrain fertile pour la corruption, obligeant les citoyens et les entreprises à payer une myriade de pots-de-vin pour les services publics de base. Pourtant, ces problèmes de corruption étaient insignifiants par rapport à ceux qui sont apparus pendant les années 2000. Des actifs rares valant des milliards dans des secteurs comme les télécommunications et l’extraction minière ont été offerts à de grands magnats, dans une série de scandales connus sous le nom de ‘saison des escroqueries’. Des pots-de-vin géants ont permis à des entreprises d'acquérir des terrains, de contourner les règles environnementales ou de remporter des contrats d'infrastructure”</em>.</p><p><strong>L’auteur dresse en particulier un portrait passionnant des titans de la politique et de l’industrie qui façonnent le pays dans cette période de changements radicaux.</strong> De nombreuses pages sont consacrées à la figure de Narendra Modi, vainqueur de la plus large élection de l’histoire mondiale. Figure controversée, Modi a cultivé l’image d’un homme qui veut mettre fin à la corruption. Mais s’il a pris quelques mesures aux effets peu convaincants, cela s’est fait au prix d’une montée inquiétante du nationalisme et d’une tendance autoritaire dont les millions de Musulmans (particulièrement au Kashmir) sont aujourd’hui les victimes. </p><p>Parmi les milliardaires (affreux mais hauts en couleurs) décrits dans <em>The Billionaire Raj</em>, la figure la plus incontournable du livre est Mukesh Ambani, le président de Reliance Industries et aujourd’hui champion du numérique indien. Avec le géant <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Jio">Jio</a>, qu’on appelle en France le <em>“Free indien”</em>, Mukesh Ambani contrôle aujourd’hui l’internet mobile en Inde. (Il a récemment convaincu Facebook et Google d’entrer à son capital.) </p><p>La saga de la famille Ambani passionne les Indiens depuis déjà 20 ans. Lorsque le patriarche, Dhirubhai Ambani est décédé, il a laissé le conglomérat (Reliance Industries) à ses deux fils, Mukesh et Anil. Après plusieurs années de luttes fratricides, c’est Mukesh qui a gagné et Anil n’a échappé que de peu à la faillite personnelle. Mukesh Ambani est en 2020 l’homme le plus riche d’Asie (plus riche que Jack Ma !). Et Reliance Industries est la société indienne avec la plus forte valorisation.</p><p><strong>L'une des nations les plus inégalitaires de la planète peut-elle devenir la prochaine superpuissance ? </strong>C’est la grande question que l’on retient de ce livre. L'essor économique spectaculaire du pays a poussé les inégalités à de nouveaux extrêmes. Bien qu’il y ait aujourd’hui une classe moyenne dans les grandes villes, des millions de personnes restent encore prisonnières des bidonvilles et la corruption reste endémique. Les réformateurs se battent pour arracher la nation à ces démons, mais la plus grande démocratie au monde se classe au-dessus des États-Unis, du Brésil et même de la Russie du point de vue des inégalités. (Seule l'Afrique du Sud fait pire.)</p><p>La pandémie de COVID-19 et la crise économique qui l’accompagne frappent particulièrement durement les pays les plus inégalitaires du monde (l’Inde, les États-Unis, le Brésil, ou encore la Russie). Elles révèlent et amplifient les faiblesses d’un pays : l’insuffisance des services de santé, les inégalités femmes / hommes, la taille de l’économie informelle, la pauvreté… Crabtree a écrit son livre en 2018, avant la crise actuelle, mais il permet de mieux comprendre la catastrophe indienne en 2020. Pour un avenir “<em>plus démocratique et plus libéral</em>”, l’Inde doit “<em>mener à bien sa transition</em>”, trouver “<em>une ère progressiste qui lui est propre</em>” et laisser derrière elle “<em>le péril des inégalités et du capitalisme de copinage</em>”. </p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/the-billionaire-raj-de-james-crabtree</link><guid isPermaLink="false">substack:post:1894387</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 14 Sep 2020 21:50:59 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/1894387/adc813bae69074648f5fd95c648f469e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>330</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/1894387/f3e5999a84834af23bf214b63e5ca3cb.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Pandémie : la France du '0' ou '1']]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque lundi nous vous envoyons un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p>Voici le quatrième “Édito” de cette nouvelle saison, sur le <em>“centralisme”</em> à la française et les problèmes qu’il cause dans la lutte contre la pandémie.</p><p><strong>La France n’a pas vaincu la pandémie, tant s’en faut.</strong> Elle se distingue même par l’ampleur de la nouvelle vague observée depuis la fin du mois d’août : elle a enregistré 93 000 nouveaux cas depuis le 1er septembre, contre 30 000 pour le Royaume-Uni et moins de 16 000 pour l’Allemagne.</p><p>Comble de l’humiliation, un nombre croissant de pays européens constatent que la lutte contre la pandémie marque le pas en France et inscrivent notre pays sur la liste des pays à problèmes. Il est désormais impossible, par exemple, de se rendre en Allemagne sans la preuve d’un test négatif. En cas de doute, les voyageurs venus de France sont astreints à un confinement pendant deux semaines.</p><p><strong>Comment expliquer cette anomalie française ?</strong> Nombreux sont ceux qui pensent que c’est notre culture “gauloise” de l’indiscipline qui explique ce redémarrage de la pandémie. La société française serait incapable de se mettre en bon ordre et d’adopter les bonnes pratiques exigées par la situation actuelle.</p><p>Une autre hypothèse, toutefois, est que l’origine de ce problème français réside dans notre tradition administrative. Dans son <a target="_blank" href="https://www.fayard.fr/sciences-humaines/tresor-historique-de-letat-en-france-9782213028354"><em>Trésor historique de l’État en France</em></a>, l’historien du droit Pierre Legendre parle du <em>“centralisme”</em>, cet <em>“état d’esprit qui résiste à tous les efforts de casse”</em> et constitue un trait d’union de l’Ancien Régime à nos jours en passant par la Révolution et l’Empire.</p><p>Il faut dire qu’au début de la pandémie, nous étions nombreux à voir dans ce centralisme un atout. L’administration française, fermement dirigée depuis Paris, semblait avoir la réactivité et une emprise suffisante sur le territoire pour pouvoir mettre en oeuvre sans tarder les mesures nécessaires pour contenir la propagation du virus. Les préfets, représentants de l’État dans les départements, étaient réputés avoir en main les outils pour adapter la réponse aux particularités d’un territoire à l’autre.</p><p>La limite de cette approche, malheureusement, c’est qu’elle ne fonctionne que dans un contexte bien précis. Elle fait certes merveille dans les périodes de crise aiguë, comme c’était le cas dans les premières semaines de la pandémie. Elle échoue sur toute la ligne, en revanche, lorsqu’il s’agit d’adopter une approche différenciée et itérative dans la phase actuelle, qui devrait être marquée par un retour plus progressif à la normale.</p><p>En d’autres termes, l’administration française excelle lorsqu’il s’agit d’appuyer sur un bouton qui, tel un transistor, nous permet de passer d’un état à un autre :<strong> ‘1’ lorsque les choses fonctionnent comme à la normale, ‘0’ lorsque tout s’arrête.</strong> En revanche, lorsqu’il s’agit de passer par des états intermédiaires entre ‘0’ et ‘1’, il n’y a plus personne sur le pont – et cela se voit.</p><p>Premier problème : il n’existe pas de communication directe entre l’État et les citoyens. Lorsque nous avions le sentiment d’être collectivement confrontés à une menace mortelle, les citoyens prêtaient attention au discours des dirigeants. Mais aujourd’hui, l’attention est retombée. Les prises de parole solennelles sont devenues répétitives et ronronnantes. Les individus ont refermé ce canal de communication de masse qui les lasse et se sont remis à vaquer à leurs occupations quotidiennes.</p><p>Second problème : l’information déchaînée ! Dans son livre <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Revolt-Public-Crisis-Authority-Millennium/dp/B07K6Z8FXB"><em>The Revolt of the Public</em></a>, l’ancien analyste de la CIA Martin Gurri explique à quel point la dissémination des informations sape la crédibilité des figures d’autorité. Hier, les normes régissant notre vie quotidienne étaient assénées d’en haut et s’imposaient à tous sans beaucoup de discussions. Aujourd’hui, elles résonnent et s’entrechoquent dans le même espace d’interactions en réseau, et nous pouvons donc tous en constater l’incohérence.</p><p>Par exemple, chacun est tenu (à juste titre) de <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pour-ne-rien-changer-mettez-un-masque">porter un masque partout et en toutes circonstances</a> – sauf, bien sûr, pour prendre son repas dans des restaurants bondés (qui, au passage, sont <a target="_blank" href="https://fortune.com/2020/09/11/covid-restaurant-dining-cdc-report/">devenus les lieux les plus à risque selon une étude de la CDC américaine</a>) 🤔 Ou encore, chacun est invité à se faire tester dès les premiers symptômes – mais les tests ne sont disponibles qu’après avoir patienté plusieurs heures dans la salle d’attente d’un laboratoire d’analyse pris d’assaut, où, à n’en pas douter, le virus se dissémine à toute vitesse puisque les personnes dans la file présentent toutes des symptômes ! <em>Or qui peut faire confiance aux autorités quand les règles sont si incohérentes et leur mise en oeuvre si brouillonne ?</em></p><p><strong>Nous payons aussi notre approche trop binaire – notre incapacité à placer le curseur dans d’autres positions que ‘0’ ou ‘1’.</strong> Le confinement des premières semaines a été si strict qu’après plusieurs mois de maintien à domicile (équivalent des privations qu’on s’inflige lorsqu’on suit un régime alimentaire), le relâchement n’est que plus fort. Depuis le début de l’été, nombreux sont ceux qui cherchent à compenser en multipliant les voyages, les réunions de travail, les soirées entre amis, les interactions sociales. Cela se voit, en particulier, sur <a target="_blank" href="https://citymapper.com/cmi">l’index de la mobilité urbaine constamment mis à jour par la startup britannique CityMapper</a>. Tandis que la mobilité est encore réduite (le 13 septembre au soir) dans des villes comme Tokyo (7%), New York (32%), Milan (52%) ou Londres (56%), les grandes villes françaises ont quasiment toutes renoué avec le niveau de mobilité d’avant la pandémie : 92% à Paris et 97% à Lyon !</p><p>À cela s’ajoute, enfin, le fait que notre sensibilité à la communication s’émousse avec le temps. Les premiers cas de morts du COVID-19 s’incarnaient dans des récits individuels racontés par des médias attirés par la nouveauté du phénomène. Aujourd’hui, nous n’entendons que des séquences de chiffres qui se suivent et se ressemblent. Nous ne prêtons plus attention à l’inquiétude des professionnels de santé, au chagrin des familles, aux vies détruites, aux messages d’alerte des patients pour qui la maladie est devenue chronique et qui <a target="_blank" href="https://www.theatlantic.com/health/archive/2020/08/long-haulers-covid-19-recognition-support-groups-symptoms/615382/">continuent de souffrir des mois durant</a>.</p><p><strong>La solution serait d’apprendre à gérer les étapes intermédiaires entre le ‘0’ du confinement total et le ‘1’ du retour à la normale</strong> : édicter des règles simples et cohérentes ; rendre les tests disponibles plus rapidement ; prévenir les attroupements et les files d’attentes ; délimiter les zones à risque de façon plus dynamique ; retracer les interactions avec des personnes potentiellement contagieuses ; surtout, mettre en place un canal de communication directe personnalisée entre les autorités et les citoyens. Rien ne dit que cette approche différenciée et innovante est incompatible avec le <em>“centralisme”</em> dont parle Pierre Legendre.</p><p>Malheureusement, adopter cette approche suppose de sortir de la routine administrative qui consiste à faire passer tout le monde sous la même toise sans prêter attention aux situations individuelles. Pour nos dirigeants et ceux qui exécutent leurs ordres, il ne s’agit rien moins que d’un changement de paradigme et d’un grand saut dans l’inconnu. Nous en sommes capables. Pourquoi pas eux ?</p><p><em>Abonnez-vous à </em>Nouveau Départ <em>pour suivre nos discussions sur ce monde d’après </em>👇</p><p>🇮🇳<strong> Que se passe-t-il en Inde ?</strong></p><p><em>Mardi 15 septembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur l’Inde, sa réaction face à la pandémie, sa vie politique et sa transition numérique. </strong>Les Français connaissent mal l’Inde, un pays certes gigantesque et important sur la scène internationale, mais qui est souvent éclipsé par la Chine voisine. Or l’Inde, en plus de traverser une crise sanitaire et économique gravissime, est en train d’accélérer sa transition et de faire émerger des grandes entreprises numériques. Il est temps d’en parler !</p><p>🧒 Le futur de la garde d’enfants</p><p><em>Mercredi 16 septembre</em> | <strong>Interview 🎧 de </strong><a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/ma%C3%AFmonatou-mar-phd-a5392036?originalSubdomain=fr"><strong>Maïmonatou Mar</strong></a><strong> sur le futur de la garde d’enfants. </strong>La pandémie à révélé l’importance des travailleurs “essentiels” ou du “back office” (pour reprendre <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quelle-reconnaissance-pour-les-travailleurs-cf9">l’expression de Denis Maillard</a>) qui nous rendent ces services de proximité indispensables au bon fonctionnement de l’économie. Parmi eux, les nounous qui gardent nos enfants sont à la fois familières et méconnues. Laetitia en parle avec Maïmonatou, fondatrice de l’association <a target="_blank" href="https://gribouilli.fr/">Gribouilli</a>.</p><p><strong>🇪🇺🇺🇸 La nouvelle politique de la concurrence</strong></p><p><em>Jeudi 17 septembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur les grandes entreprises numériques et la concurrence. </strong>On parle sans cesse de “réguler” voire “démanteler” les géants numériques américains. Mais avant de tirer des conclusions hâtives, il est important de revenir sur l’histoire de l’<em>antitrust</em> et de mieux comprendre ses objectifs. Avec Laetitia, nous échangeons sur les grands précédents de l’histoire du droit de la concurrence et les leçons à tirer pour l’avenir.</p><p><em>Pour ne rien manquer de ces contenus, abonnez-vous si ce n’est déjà fait </em>👇</p><p><strong>💻 Télétravail, menace ou opportunité pour l’inclusion ?</strong></p><p>Nous avons été nombreux, dans le petit monde des entrepreneurs, à nous réjouir du développement fulgurant du télétravail. Il est temps, maintenant, de l’analyser avec plus de nuances : tout le monde n’a pas la chance de pouvoir télétravailler ; d’autres, en revanche, peuvent saisir le télétravail comme une opportunité d’inclusion.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail, menace ou opportunité pour l’inclusion ?</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>🇩🇪 Un entrepreneur français en Allemagne</p><p>Malt, une plateforme qui rapproche les entreprises et les travailleurs en freelance, cherche à se développer sur plusieurs marchés européens. L’Allemagne, en particulier, est si stratégique que Vincent, fondateur de Malt, a décidé de s’y installer en famille ! Lui et moi échangeons sur son expérience.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-entrepreneur-franais-en-allemagne"><strong>Un entrepreneur français en Allemagne</strong></a><strong> 🇩🇪</strong><em>—accessible à tous.</em></p><p>🏭<strong> Le retour de la planification</strong></p><p>Au sortir (?) de la pandémie, les pouvoirs publics ne se sont pas contentés d’annoncer l’allocation de 100 millards d’euros à la relance de l’économie. Ils ont aussi mis en place un nouveau Haut-Commissariat général au Plan, dirigé par… François Bayrou. Autant dire que ça nous inspire un certain… scepticisme 😩</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-retour-de-la-planification"><strong>Le retour de la planification</strong></a> 🔮—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>👉 Lire 📚 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-wise-men-de-walter-isaacson-and"><strong>Note de lecture sur </strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/the-wise-men-de-walter-isaacson-and"><strong><em>The Wise Men</em></strong></a><strong><em>,</em></strong> de Walter Isaacson et Evan Thomas.</p><p><em>Pour ne rien manquer de ces contenus, abonnez-vous si ce n’est déjà fait </em>👇</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/pandmie-la-france-du-0-ou-1</link><guid isPermaLink="false">substack:post:1822127</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 14 Sep 2020 04:30:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/1822127/14f5c9ba8e058c68e8b00a831547e1c4.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>456</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/1822127/d07ac288c2d0baa7d50b0c3c1105ac51.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Un entrepreneur français en Allemagne]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque mercredi, <em>Nouveau Départ</em> vous propose un entretien avec une personnalité éclairante. C’est au format audio 👆🎧, accessible à tous et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p>À l’agenda aujourd’hui 👇</p><p>* <strong>Un entrepreneur français en Allemagne </strong></p><p>* Les forces et faiblesses de l'Allemagne</p><p>* Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</p><p>* La grande fragmentation : comment s'y préparer ?</p><p>* Les villes après la pandémie</p><p><strong>Vincent Huguet est CEO et cofondateur de </strong><a target="_blank" href="https://www.malt.fr/"><strong>Malt</strong></a><strong>, la plus grande plateforme </strong>européenne pour mettre en relation les freelances et les entreprises. Je connais Vincent depuis des années et ai collaboré avec Malt sur <a target="_blank" href="https://news.malt.com/wp-content/uploads/2018/03/Se-transformer-avec-les-freelances-%C3%A9tude-Malt.pdf">plusieurs études</a> (et publications) depuis 2017.</p><p>Malt a été créée en 2013 sur l’idée qu’il était difficile pour un entrepreneur de trouver des développeurs et autres talents pour des missions ponctuelles, et qu’il y avait quelque chose à faire pour aider les entreprises à trouver des freelances (et les freelances à trouver des missions). Depuis, des dizaines de milliers de freelances et des milliers d’entreprises (petites et grandes) ont pris l’habitude d’utiliser la plateforme.</p><p>En sept ans, l’entreprise Malt a connu plusieurs phases. Comme l’explique Vincent, le recrutement et la gestion des ressources humaines sont aujourd’hui le sujet principal pour une entreprise de cette taille. Depuis deux ans, le grand sujet, c’est aussi l’internationalisation de la plateforme. Devenir “européen” ne va pas de soi car chaque marché du travail est différent. </p><p>Malt s’est lancée en Espagne il y a trois ans. Mais le plus gros morceau en Europe, c’est l’Allemagne. Ce marché est si stratégique que Vincent a décidé de s’y installer en famille. Depuis un an, il habite à Munich et travaille à construire son équipe localement, et à y construire des relations commerciales dans le tissu commercial (dense) des entreprises du <em>Mittelstand</em>.</p><p>Avec Vincent, nous discutons de son expérience allemande, des différences culturelles, de l’impact de la pandémie sur le travail et sa géographie, de ce qu’il perçoit déjà du marché allemand et ses spécificités, de la fragmentation en Europe, des villes et de l’éducation des enfants dans un monde d’incertitudes, et de bien d’autres choses encore. J’espère que vous aurez plaisir à écouter notre conversation !</p><p><strong>Dans cet épisode de notre série “À deux voix”, Nicolas et moi parlons de l’Allemagne</strong>, de son économie, de ses forces et de ses faiblesses dans un monde en transition. Le sujet nous tient d’autant plus à coeur que nous nous apprêtons à nous y installer pour plusieurs années (et à y retrouver une partie de notre famille) 🇩🇪</p><p><strong>L’Allemagne réveille toutes les jalousies </strong>et tous les complexes d’infériorité des Français depuis que l’on sait que le pays s’en sort nettement mieux que ses voisins européens. Le pays a mieux anticipé la crise sanitaire, mieux équipé les personnels de santé, et enregistré moins de décès du Covid-19 que l’Italie, la France, ou l’Espagne – le tout avec un confinement moins long et moins strict que ces pays. Pour couronner le tout, la <a target="_blank" href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/l-economie-allemande-devrait-connaitre-une-reprise-a-partir-de-l-ete-20200623">reprise économique annoncée</a> sera également meilleure (ou plutôt moins mauvaise) que prévu.</p><p>Tout cela nourrit un sport national français bien connu : les sempiternelles comparaisons avec notre voisin d’outre-Rhin et les tentatives d’importer le(s) “modèle(s) allemand(s)”. Pourtant, ces comparaisons présentent de nombreuses limites, bien que nos deux pays soient de taille comparable. Par exemple, on aurait tort de chercher à imiter les réformes Schröder (<a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9formes_Hartz">réformes Hartz</a>) du début des années 2000. Hélas, de Sarkozy à Macron, en passant par Hollande, tous nos présidents sont obsédés par ces réformes du marché du travail, même 20 ans après…</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-forces-et-faiblesses-de-lallemagne"><strong>Les forces et faiblesses de l'Allemagne</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>Un autre podcast “À deux voix”, mis en ligne hier,<strong> </strong>est consacré au télétravail et aux menaces et opportunités du point de vue de l’<em>inclusion</em>. Dans le petit monde des entrepreneurs, nous avons été nombreux à nous réjouir du développement fulgurant du télétravail. Mais Nicolas et moi tentons ici de l’analyser avec plus de nuances.</p><p>Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir télétravailler. Il pourrait même se développer une fracture profonde entre ceux qui travaillent où ils veulent et les autres. En revanche, on pourrait aussi saisir le télétravail comme une opportunité pour mieux inclure ceux qui, jusqu’ici, sont restés cantonnés à la marge du marché du travail.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><strong>Dans cet épisode de notre série “À deux voix”, Nicolas et moi parlons de la </strong><strong><em>“démondialisation” </em></strong><strong>et de ses conséquences pour les individus. </strong>Comment se préparer à un monde plus fragmenté ?</p><p>Les États-Unis se désengagent du commerce international et le Royaume-Uni vote pour le Brexit : tels sont les deux grands symboles de ce mouvement de “<em>grande fragmentation”</em> qui amène nos économies à se <em>“démondialiser”</em>. La pandémie a accéléré ce repli sur soi des économies nationales… et des familles. On a fermé les frontières, et nous avons tous compris qu’il fallait que nous comptions davantage sur nous-mêmes.</p><p>Nous sommes convaincus de l’importance de la communication inter-culturelle dans un monde où les conflits pourraient devenir plus nombreux. Pour la démonstration, nous nous appuyons sur le livre <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/manager-equipes-multiculturelles-erin-meyer/"><em>La carte des différences culturelles</em></a><a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/manager-equipes-multiculturelles-erin-meyer/"> d’Erin Meyer</a>.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grande-fragmentation-comment-sy"><strong>La grande fragmentation : comment s’y préparer ?</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—accessible à tous.</em></p><p><strong>Ce podcast “À deux voix” est consacré à l’avenir des villes 🌆</strong> Comment la pandémie et la crise économique affectent-elles la géographie du travail et la vivacité urbaine ? De nombreux débats font rage dans cette période de pandémie à propos du “déclin” de certaines villes comme New York ou San Francisco.</p><p>Alors que le télétravail se banalise dans les entreprises, on commence à se demander ce que cela pourrait changer à la géographie du travail. À San Francisco, où les géants numérique prolongent le télétravail jusqu’en 2021 et certaines entreprises envisagent de le pérenniser au-delà, les départs sont déjà massifs. Certains s’installent ailleurs en Californie, d’autres dans le Colorado ou l’Arizona, où les loyers sont moins élevés.</p><p>Mais la pandémie ne transforme pas la géographie du travail de manière aussi brutale qu’on pourrait le penser. Le futur du travail est fait en grande partie de ce que Nicolas et moi appelons les <em>“services de proximité”</em>. Ces derniers se développent là où il y a une densité de population suffisante, et là où des effets de réseaux sont possibles…</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-villes-aprs-la-pandmie"><strong>Les villes après la pandémie</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour"><strong>Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?</strong></a><strong> </strong>💻 (conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/aprs-david-graeber-o-sont-les-anarchistes"><strong>Après David Graeber, où sont les anarchistes ?</strong></a><strong> </strong>✊ (“Édito” par moi)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-universits-amricaines-le-bout-de"><strong>Universités américaines : le bout de la piste ?</strong></a><strong> 🇺🇸 </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/fminisme-la-nouvelle-gnration"><strong>Féminisme : la nouvelle génération</strong></a><strong> </strong>💪🏿 (conversation avec Rebecca Amsellem)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-villes-aprs-la-pandmie"><strong>Les villes après la pandémie</strong></a> 🌆 (conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/feminist-city-de-leslie-kern"><strong>"Feminist City", de Leslie Kern</strong></a>🌆 (note de lecture par moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pour-ne-rien-changer-mettez-un-masque"><strong>Pour ne rien changer, mettez un masque</strong></a>😷 (“Édito” par Nicolas)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/comprendre-le-rgime-chinois"><strong>Comprendre le régime chinois</strong></a><strong> 🇨🇳 </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-the-party-de-richard-mcgregor"><strong>"The Party", de Richard McGregor</strong></a><strong> 🇨🇳 </strong>(note de lecture par Nicolas)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>  <em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/un-entrepreneur-franais-en-allemagne</link><guid isPermaLink="false">substack:post:1532496</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 09 Sep 2020 04:30:40 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/1532496/749e682021bb9f5be2a1d155252c2c85.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3507</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/1532496/54fb4c8b0230cae8a55b6553380358ad.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Télétravail, menace ou opportunité pour l'inclusion ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine </strong>est consacré au télétravail et aux menaces et opportunités du point de vue de l’<em>inclusion</em>. Dans le petit monde des entrepreneurs, nous avons été nombreux à nous réjouir du développement fulgurant du télétravail. Mais Nicolas et moi tentons ici de l’analyser avec plus de nuances. </p><p>Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir télétravailler. Il pourrait même se développer une fracture profonde entre ceux qui travaillent où ils veulent et les autres. En revanche, on pourrait aussi saisir le télétravail comme une opportunité pour mieux inclure ceux qui, jusqu’ici, sont restés cantonnés à la marge du marché du travail.</p><p><strong>La période actuelle est</strong> propice à des interrogations multiples sur l’avenir du travail, le management et les inégalités entre les travailleurs. La montée du télétravail favorisée par la pandémie contribue-t-elle à accroître ces inégalités ? </p><p>De plus en plus, les salariés des entreprises sont dans des situations hybrides : certains sont au bureau (ou sur site), d’autres à domicile ou ailleurs. Ce qui se banalise, c’est surtout une plus grande distribution des équipes.</p><p>L’inclusion, c’est la capacité de l’organisation à intégrer des profils divers et leur permettre de donner le meilleur d’eux-mêmes. Quand tout le monde n’est pas dans un même espace pour partager des rituels et une machine à café, comment fait-on pour développer une culture inclusive ?  </p><p>Nous l’avons déjà évoqué dans cet épisode “À deux voix” intitulé <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-rcession-et-les-femmes">“La récession et les femmes”</a>, nous ne sommes pas égaux face au télétravail. Les personnes qui ont la charge d’enfants en bas âge voient le bureau comme un refuge où on peut échapper aux corvées domestiques et se concentrer sur son travail.</p><p>Mais le télétravail s’accompagne aussi d’opportunités nouvelles d’inclure les catégories d’actifs pour lesquels la vie de bureau, les déplacements et le présentéisme sont insoutenables. Le télétravail est notamment un facteur d’inclusion professionnelle pour les personnes handicapées.</p><p>Et ne perdons pas de vue que ce qui sert les personnes handicapées est bon pour tout le monde ! <a target="_blank" href="https://medium.com/willbe-group/handicap-et-num%C3%A9rique-plus-dautonomie-pour-tous-47edfdde8118">Comme le disait Seymour Papert</a>, professeur au MIT et inventeur du langage LOGO, <em>“nous sommes tous en situation de handicap — certains un peu plus que d’autres.” </em>En France, on a trop tendance à n’appréhender le sujet du handicap que sous l’angle des obligations légales. On passe donc souvent à côté des opportunités d’inclusion que recèlent le numérique et le télétravail.</p><p><strong>Pour aller plus loin, vous pouvez aller écouter les podcasts suivants </strong>🎧</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quel-avenir-pour-la-silicon-valley">Quel avenir pour la Silicon Valley ?</a> (“À deux voix”)</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-villes-aprs-la-pandmie">Les villes après la pandémie</a> (“À deux voix”)</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-rcession-et-les-femmes">La récession et les femmes</a> (“À deux voix”)</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-march-du-travail-sans-frontires">Un marché du travail sans frontières ?</a> (Interview d’Alex Bouaziz)</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quitter-paris-pour-la-province-">Quitter Paris pour la province</a> (Interview d’Aurore Thibaud)</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-nouveau-management-rvl-par-la">Le nouveau management, révélé par la crise</a> (“À deux voix”)</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/tltravail-menace-ou-opportunit-pour</link><guid isPermaLink="false">substack:post:1396359</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 08 Sep 2020 04:30:38 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/1396359/43b6f4c4f284ca2919f8501438727297.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2824</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/1396359/db1df7bb9c43b97b8ee7fc431915b937.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Après David Graeber, où sont les anarchistes ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong><em>C</em>haque lundi nous vous envoyons désormais un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente.</p><p>Voici le troisième “Édito” de cette nouvelle saison, en forme d’hommage à l’anthropologue David Graeber, décédé il y a quelques jours. </p><p><strong>David Graeber, l’anthropologue brillant et provocateur à qui on doit le concept des </strong><strong><em>b******t jobs</em></strong><strong>, est mort la semaine dernière</strong>. Son décès a suscité en France une vague d’émotion peu habituelle pour un intellectuel étranger (Graeber était américain, diplômé de Yale, exilé depuis quinze ans au Royaume-Uni, où il enseignait à la London School of Economics). La raison de cette émotion, que je partage, c’est que Graeber remplissait un rôle indispensable que trop peu d’intellectuels français remplissent aujourd’hui : celui de <em>l’anarchiste</em>.</p><p>Avec une érudition hors pair et une intelligence implacable, David Graeber n’a eu de cesse de révéler les structures du pouvoir, les manières dont elles se perpétuent et les mécanismes de domination qu’elles entretiennent. Ses analyses sur l’histoire de la dette, la bureaucratie, la nature de l’argent, ou encore la “valeur” du travail, servent à contester la légitimité du pouvoir en place. Il pointait du doigt la ploutocratie comme le patriarcat. Figure tutélaire du mouvement <em>Occupy Wall Street</em> en 2011, il a donné sa voix, sur la place publique, à la contestation du pouvoir financier.</p><p>Il y a une forme de paradoxe dans la popularité de David Graeber. Ses <em>b******t jobs</em>, par exemple, sont devenus <em>mainstream,</em> mais on les a appauvris en les réduisant au malaise de ceux qui s’ennuient au bureau et à la “quête de sens” des travailleurs. La popularité édulcore la radicalité. Ceux qui dominent s’approprient ces idées pour mieux en neutraliser la puissance contestataire – comme le monde de la publicité et l’entreprise se sont approprié les symboles des mouvements contestataires des années 1970 pour mieux les “recycler” (<em>greenwashing</em>, <em>social washing</em>…).</p><p>Mais cette popularité est également le signe que Graeber satisfaisait notre besoin irrépressible de dénoncer un pouvoir illégitime, de dire “merde”, et de choquer les “légitimistes”, ceux qui ne voient pas les mécanismes de domination dans la société et ceux qui défendent activement le <em>statu quo</em>. L’intellectuel anarchiste est un poil à gratter, fait pour provoquer des irritations et des démangeaisons chez les uns, et de la <em>Schadenfreude</em> chez les autres (la joie qu’on éprouve quand, à la lecture, on imagine les démangeaisons des premiers).</p><p>David Graeber me manquera d’autant plus qu’il poussait l’anarchisme jusqu’au féminisme. Or l’histoire de l’anarchisme français ne brille pas par son féminisme. En tant que Français, on peut tirer une certaine fierté d’avoir Pierre-Joseph Proudhon et <em>“la propriété, c’est le vol”</em> en héritage. Mais Proudhon était <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Joseph_Proudhon#Proudhon_et_les_femmes">misogyne même pour son époque</a>. Pour ce qui était de la famille et du foyer, Proudhon était absolument “légitimiste”. Pour lui, la place légitime des femmes n’était pas à l’usine mais à la maison. Convaincu de l’infériorité naturelle des femmes, il les pensait incapables de produire des idées. </p><p>Les analyses de Graeber étaient, elles, profondément féministes. Ce féminisme est l’une des choses à côté desquelles sont passés beaucoup des hommages qui lui ont été rendus ces derniers jours. Sa théorie des <em>b******t jobs</em> en est une bonne illustration. Elle révèle une division sexuelle du travail qui réserve les métiers du soin (santé, éducation) ou de l’entretien (ménage) aux femmes, mais refuse de les valoriser. Elle questionne, par exemple, la vision que nous avons de la “vocation” des enseignants ou des soignants dont la récompense essentielle est censée se trouver <em>au-delà</em> des conditions d’exercice de leur travail. </p><p>Bien sûr, les analyses de Graeber, sur le féminisme ou les <em>b******t jobs</em>, ne sont aucunement des systèmes parfaits. Elles présentent de nombreuses limites. Mais elles sont un poil à gratter dont l’effet est de questionner les structures de notre société, de cultiver notre esprit critique et d’engendrer de nouvelles formes de contestation. Alors que la France, comme d’autres pays de l’OCDE, voit se creuser les inégalités de richesse et alors que les mécanisme de reproduction sociale se renforcent, on a plus que jamais besoin de Graeber et de tous les anarchistes qui voudront prendre sa suite. </p><p>💻 Télétravail, menace ou opportunité pour l’inclusion ?</p><p><em>Jeudi 10 septembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur le télétravail et l’inclusion. </strong>Nous avons été nombreux, dans le petit monde des entrepreneurs, à nous réjouir du développement fulgurant du télétravail. Il est temps, maintenant, de l’analyser avec plus de nuances : tout le monde n’a pas la chance de pouvoir télétravailler ; d’autres, en revanche, peuvent saisir le télétravail comme une opportunité d’inclusion.</p><p>🇩🇪 Un entrepreneur français en Allemagne</p><p><em>Mercredi 9 septembre</em> | <strong>Interview 🎧 de Vincent Huguet sur le développement d’une startup française en Allemagne. </strong>Malt, une plateforme qui rapproche les entreprises et les travailleurs en freelance, cherche à se développer sur plusieurs marchés européens. L’Allemagne, en particulier, est si stratégique que Vincent, fondateur de Malt, a décidé de s’y installer en famille ! Lui et moi échangeons sur son expérience.</p><p>🏭<strong> Le retour de la planification</strong></p><p><em>Jeudi 10 septembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la politique industrielle. </strong>Au sortir (?) de la pandémie, les pouvoirs publics ne se sont pas contentés d’annoncer l’allocation de 100 millards d’euros à la relance de l’économie. Ils ont aussi mis en place un nouveau Haut-Commissariat général au Plan, dirigé par… François Bayrou. Autant dire que ça nous inspire un certain… scepticisme 😩</p><p><em>Pour ne rien manquer de ces contenus, abonnez-vous si ce n’est déjà fait </em>👇</p><p><strong>🏙 Les villes après la pandémie</strong></p><p>On lit, notamment dans la presse américaine, des gros titres alarmistes sur le déclin à venir de New York ou l’exode massif des habitants de San Francisco. Dans notre podcast “À deux voix”, Nicolas et moi apportons des nuances à cette vision et rappelons une loi universelle révélée par l’Histoire : les villes ne meurent jamais !</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-dsagrgation-du-systme-scolaire"><strong>Les villes après la pandémie</strong></a><strong> 🏙</strong>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p><strong>✊ Féminisme : la nouvelle generation</strong></p><p>À partir du <a target="_blank" href="https://lesglorieuses.fr/communique-de-presse-5novembre16h47/?v=11aedd0e4327">#5novembre16h47</a>, les femmes travaillent gratuitement. Le mouvement à l’origine de ce hashtag est né il y a quatre ans pour sensibiliser l’opinion publique aux inégalités salariales. Derrière ce projet, <a target="_blank" href="https://start.lesechos.fr/innovations-startups/tech-futur/qui-est-rebecca-amsellem-lentrepreneuse-a-lorigine-du-5novembre16h47-1174881">Rebecca Amsellem</a>, une entrepreneuse féministe, fondatrice des <em>Glorieuses</em>. Au fil de cette interview, Laetitia dresse le portrait d’une activiste qui a fait du féminisme son métier.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/fminisme-la-nouvelle-gnration"><strong>Féminisme : la nouvelle génération</strong></a><strong> ✊</strong><em>—accessible à tous.</em> </p><p><strong>🇺🇸 Universités américaines : le bout de la piste ?</strong></p><p>Nous sommes tous vaguement familiers des spécificités du système universitaire américain : concentration des ressources et du prestige dans quelques établissements mondialement connus ; endettement massif des étudiants pour accéder à l’enseignement supérieur ; importance de la vie sur le campus. Que restera-t-il de tout ça après la pandémie ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-universits-amricaines-le-bout-de"><strong>Universités américaines : le bout de la piste ?</strong></a><strong> 🇺🇸</strong>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/les-b******t-jobs-ou-le-labeur-%C3%A0-son-paroxysme-bd1289eac06">Les « b******t jobs » ou le labeur à son paroxysme</a> (<em>Medium</em>, 2019).</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/le-travail-et-la-valeur-un-grand-malentendu-fbab99bf49c">Le travail et la valeur : un grand malentendu</a> (<em>Medium</em>, 2019).</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/des-sorci%C3%A8res-aux-femmes-de-m%C3%A9nage-le-futur-du-travail-au-f%C3%A9minin-89ad7f82685c">Des sorcières aux femmes de ménage : le futur du travail au féminin</a> (<em>Medium</em>, 2019).</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.welcometothejungle.com/fr/articles/b******t-jobs-a-theory-de-david-graeber">B******t Jobs, la théorie de David Graeber</a> (<em>Welcome to the Jungle</em>, 2019).</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/switch-collective/b******t-jobs-alors-toi-aussi-128ca533bcc8">B******t Jobs : est-ce que ça te concerne ?</a> (<em>Medium</em>, 2016).</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quelle-reconnaissance-pour-les-travailleurs-cf9">Quelle reconnaissance pour les travailleurs du “back office”</a> (entretien avec Denis Maillard, 2019).</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Suivez notre média sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Et suivez-nous tous les deux sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/aprs-david-graeber-o-sont-les-anarchistes</link><guid isPermaLink="false">substack:post:1320152</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 07 Sep 2020 04:30:31 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/1320152/74b7366ba1a8951379cfe66e67c960bb.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>249</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/1320152/57a02078d78fbef019acce3513564a12.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Féminisme : la nouvelle génération]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Chaque mercredi, <em>Nouveau Départ</em> vous propose un entretien avec une personnalité éclairante. C’est au format audio 👆🎧, accessible à tous et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p>À l’agenda aujourd’hui 👇</p><p>* <strong>Rebecca Amsellem nous parle du féminisme aujourd’hui</strong></p><p>* La récession et les femmes</p><p>* Femmes et argent : pourquoi ce tabou ?</p><p>* Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias</p><p><strong>Rebecca Amsellem</strong> est entrepreneuse et féministe. Avec sa newsletter <a target="_blank" href="https://lesglorieuses.fr/?v=11aedd0e4327">Les Glorieuses</a>, elle a mis ses qualités entrepreneuriales au service du féminisme. On lui doit aussi le mouvement associé au hashtag <a target="_blank" href="https://lesglorieuses.fr/communique-de-presse-5novembre16h47/?v=11aedd0e4327">#5novembre16h47</a>, né en 2016 pour sensibiliser les Français aux inégalités salariales. Elle en a eu l’idée après avoir observé la <a target="_blank" href="https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/10/25/20002-20161025ARTFIG00313--14h38-les-islandaises-se-mettent-en-greve-contre-les-inegalites-salariales.php">“grève” des femmes islandaises de 2016</a>, qui sont massivement descendues dans les rues pour protester contre les inégalités salariales. <em>“Pourquoi ne ferions-nous pas la même chose en France ?”</em>, s’est-elle alors demandé.</p><p>Dans ce podcast, Rebecca parle de son parcours, de la création des Glorieuses, des inégalités de revenus entre hommes et femmes, et ce qu’on pourrait faire pour y remédier. Nous parlons aussi de politique et de symboles. Pour elle, en politique, l’écart entre le discours et la réalité n’a probablement jamais été aussi grand.</p><p>Nous parlons aussi des inégalités de patrimoine. À ce propos, elle nous recommande le livre <a target="_blank" href="https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_genre_du_capital-9782348044380.html"><em>Le genre du capital</em></a> de Céline Bessière et Sibylle Gollac, où l’on peut lire qu’<em>“il faut regarder ce qui se passe dans les familles, qui accumulent et transmettent le capital économique afin de consolider leur position sociale d’une génération à la suivante. Conjointes et conjoints, frères et soeurs, pères et mères n’occupent pas les mêmes positions dans les stratégies familiales de reproduction, et n’en tirent pas les mêmes bénéfices.” </em>(Ce livre donnera certainement lieu à une “note de lecture” Nouveau Départ prochainement !)</p><p>Rebecca incarne, avec plusieurs femmes de sa génération, le renouveau du féminisme français, et son énergie d’activiste est contagieuse ! C’est un féminisme qui s’éloigne de l’universalisme à la française traditionnel, qui est plus ouvert sur les différences, plus critique sur ces mouvements historiques qui ont longtemps exclu certaines femmes des “acquis” du féminisme (en particulier, les femmes racisées).</p><p><strong>Dans cet épisode de</strong> notre série “À deux voix”,  Nicolas et moi parlons de l’impact de la crise actuelle sur les inégalités entre les femmes et les hommes. Nous discutons du poids des services de proximité (et en particulier du <em>care</em>) dans ce que les Américains ont déjà surnommé la ‘<em>shecession’</em> (une récession qui touche particulièrement les femmes).</p><p>Même lorsqu’elles ne perdent pas leur emploi, de nombreuses femmes voient leur carrière mise en péril par les contraintes domestiques qui retrouvent une place plus grande pendant la pandémie. Faute de pouvoir externaliser l’essentiel des tâches domestiques (y compris, surtout, l’éducation des jeunes enfants), de nombreuses femmes sont au chômage partiel. D’autres doivent se contenter de travailler à mi-temps. Une partie des services domestiques passent ainsi dans l’économie non-marchande et enlèvent de nombreuses femmes actives à leur activité marchande.</p><p>Enfin, le télétravail, dix fois plus fréquent qu’avant la pandémie, n’est pas vécu de la même manière par les femmes et les hommes, car le travail à domicile reproduit les inégalités du foyer. Les femmes se retrouvent moins disponibles que leurs homologues masculins. Elles disposent moins souvent d’une <em>“chambre à elles”</em>.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-rcession-et-les-femmes"><strong>La récession et les femmes</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><strong>Émilie Bellet, entrepreneure et</strong> conférencière basée à Londres, s’est donné pour mission, avec <a target="_blank" href="https://www.vestpod.com/">Vestpod</a>, de démocratiser les outils (et méthodes) de la gestion de fortune, en particulier pour les femmes. Le tabou qui demeure sur les sujets liés à l’argent tout particulièrement les femmes.</p><p>En France, cela ne fait que 55 ans que les femmes ont le droit d’ouvrir un compte en banque (et seulement 100 ans qu’elles peuvent disposer de leur salaire). L’histoire de l’autonomisation des femmes en finance n’en est qu’à ses débuts. Émilie voudrait l’accélérer un peu.</p><p>L’an dernier, elle a publié au Royaume-Uni un livre sur la gestion des finances personnelles à destination des <em>millennials (</em><a target="_blank" href="https://www.vestpod.com/book"><em>You’re Not Broke You’re Pre-Rich: How to Streamline Your Finances, Stay in Control of Your Bank Balance and Have More £££</em></a><em>). </em>Son livre est un best-seller et Émilie enchaîne les conférences depuis des mois.</p><p>Dans de podcast, Émilie et moi parlons du monde de la finance, de la crise de 2008, du tabou de l’argent, des différences culturelles entre la France et le Royaume-Uni, de l’impact du confinement sur les finances personnelles, de l’impact de la publication d’un livre sur un projet entrepreneurial, et de bien d’autres choses encore.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-et-argent-pourquoi-ce-tabou"><strong>Femmes et argent : pourquoi ce tabou ?</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Émilie Bellet)<em>—accessible à tous.</em></p><p><strong>Sophie Dancourt est journaliste</strong>. Elle a fondé le média <a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/manifeste/"><em>J’ai Piscine Avec Simone</em></a><em>,</em> qui donne de la visibilité aux femmes de 50 ans. Dans ce podcast, nous parlons des médias, de féminisme et de cette génération de femmes devenues invisibles dans les médias.</p><p>La sous-représentation des femmes (y compris celles de 50 ans) ne s’arrête pas au monde du divertissement. Elle concerne aussi le monde de l’information. <strong>La crise sanitaire semble avoir accentué la sous-représentation des femmes dans les médias</strong>. Comme le montrent <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2020/06/24/coronavirus-la-crise-a-conforte-la-place-desequilibree-des-femmes-dans-les-medias_6044058_3236.html">deux études du CSA et de l’INA</a>, <em>“la crise du coronavirus a montré que les journalistes de télévision et de radio privilégient encore largement les hommes lorsqu’ils ont besoin d’une parole experte”</em>. Les femmes sont interrogées <em>“en tant qu’infirmières ou mères de famille, mais très peu en tant qu’expertes”.</em></p><p>Pour Sophie Dancourt, féministe engagée, c’est l’univers médiatique dans son ensemble qui rend les femmes de 50 ans particulièrement peu visibles. C’est à partir de ce constat, et face à un âgisme rampant, qu’elle a décidé de créer <a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/manifeste/"><em>J’ai Piscine Avec Simone</em></a><em>, </em>un média <em>“qui engage la génération des femmes de 45/65 ans”</em> :</p><p><strong><em>Simone </em></strong><em>c’est le nom des femmes qui nous inspirent </em><strong><em>(Veil, de Beauvoir) </em></strong><em>avec lesquelles on a envie de plonger dans le grand bain de notre deuxième vie. En France, elles sont 10 millions et pourtant elles disparaissent des écrans radars. Aux injonctions sociétales pesantes,</em><strong><em> J’ai Piscine Avec Simone </em></strong><em>répond par un parler vrai…</em></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans"><strong>Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Sophie Dancourt)<em>—accessible à tous.</em></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause"><strong>La fabrique de la ménopause</strong></a><strong> </strong>(note de lecture)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-villes-aprs-la-pandmie"><strong>Les villes après la pandémie</strong></a> 🌆 (conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/feminist-city-de-leslie-kern"><strong>"Feminist City", de Leslie Kern</strong></a><strong> </strong>🌆 (note de lecture par moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pour-ne-rien-changer-mettez-un-masque"><strong>Pour ne rien changer, mettez un masque</strong></a><strong> </strong>😷 (“Édito” par Nicolas)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/comprendre-le-rgime-chinois"><strong>Comprendre le régime chinois</strong></a><strong> 🇨🇳 </strong>(conversation “À deux voix” entre Nicolas et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-the-party-de-richard-mcgregor"><strong>"The Party", de Richard McGregor</strong></a><strong> 🇨🇳 </strong>(note de lecture par Nicolas)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/demain-tous-travailleurs-des-plateformes"><strong>Demain, tous travailleurs des plateformes ?</strong></a>📱 (conversation avec Odile Chagny)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-dsagrgation-du-systme-scolaire"><strong>La désagrégation du système scolaire</strong></a> 🤯 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-incohrences-de-la-rentre-scolaire"><strong>Les incohérences de la rentrée scolaire</strong></a> 🏫 (“Édito” par Laetitia)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/kamala-harris-entre-dans-lhistoire"><strong>Kamala Harris entre dans l'Histoire</strong></a> 🇺🇸 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/fminisme-la-nouvelle-gnration</link><guid isPermaLink="false">substack:post:923385</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 01 Sep 2020 11:42:38 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/923385/661ce4c723a71b048449c498c5c62b7e.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3711</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/923385/6db1d0dadf6cc6b377985250f82a226e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les villes après la pandémie]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine </strong>est consacré à l’avenir des villes 🌆 Comment la pandémie et la crise économique affectent-elles la géographie du travail et la vivacité urbaine ? De nombreux débats font rage dans cette période de pandémie à propos du “déclin” de certaines villes comme New York ou San Francisco. </p><p>Les sujets d’urbanisme nous passionnent, Nicolas et moi, et plusieurs podcasts <em>Nouveau Départ</em> y sont déjà consacrés. Dans cet épisode, nous mêlons deux de nos sujets préférés — le futur du travail et l’avenir des villes — pour discuter des transformations de l’économie urbaine et de la vie en ville.</p><p><strong>La crise actuelle frappe</strong> durement les grandes villes. Le virus a fait des ravages dans des villes denses comme New York (où l’on a déploré plus de 35 000 décès du Covid-19 cette année). La crise sanitaire a mis à l’arrêt de nombreuses activités qui font la vivacité des villes : les théâtres, la vie culturelle, les restaurants… Et les grandes villes pourraient souffrir de la chute de leurs revenus pendant des années. </p><p>Alors que le télétravail se banalise dans les entreprises, on commence à se demander ce que cela pourrait changer à la géographie du travail. À San Francisco, où les géants numérique prolongent le télétravail jusqu’en 2021 et certaines entreprises envisagent de le pérenniser au-delà, les départs sont déjà massifs. Certains s’installent ailleurs en Californie, d’autres dans le Colorado ou l’Arizona, où les loyers sont moins élevés.</p><p>Mais la pandémie ne transforme pas la géographie du travail de manière aussi brutale qu’on pourrait le penser. Le futur du travail est fait en grande partie de ce que Nicolas et moi appelons les “services de proximité”. Ces derniers se développent là où il y a une densité de population suffisante, et là où des effets de réseaux sont possibles. <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/repenser-la-ville-pour-lartisanat-dff628784c99">Le sujet occupe une place centrale</a> dans nos livres respectifs (<a target="_blank" href="https://calmann-levy.fr/livre/du-labeur-louvrage-9782702165591"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a> et <a target="_blank" href="https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/economie-et-finance/un-contrat-social-pour-l-age-entrepreneurial_9782738151070.php"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a>).</p><p>Les villes qui semblent les plus affectées par la crise actuelle sont celles où l’équilibre entre les “classes créatives” (ingénieurs, cadres et créatifs de l’économie numérique) et les travailleurs des services de proximité était déjà mis à mal par des prix de l’immobilier insoutenables. C’est là où les effets délétères de la <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gentrification">gentrification</a> ont créé des déséquilibres que la pandémie a accéléré une transition nécessaire. Pour expliquer cela, Nicolas et moi évoquons les “trois phases” de la gentrification et le “point de bascule” à partir duquel un déséquilibre doit être corrigé.</p><p>👉 À propos des travailleurs des services de proximité, écoutez notre entretien avec Denis Maillard : <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quelle-reconnaissance-pour-les-travailleurs-cf9"><strong>Quelle reconnaissance pour les travailleurs du "back office" ?</strong></a><strong> </strong>🎧</p><p>La pandémie révèle certains déséquilibres urbains. Elle accélère (à la marge) certains mouvements qui avaient commencé avant la crise. On observe aussi une redistribution entre villes, où certaines, plus petites, tirent leur épingle du jeu. Mais les grandes villes, tels des organismes vivants, évoluent et se transforment plus qu’elles ne “déclinent”.</p><p>Comme l’explique <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Geoffrey_West">Geoffrey West</a>, ancien président de l'<a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_de_Santa_Fe">Institut de Santa Fe</a> et chef de file dans l'établissement d'un modèle scientifique des villes, les villes doivent être appréhendées comme des organismes vivants. Les villes ne meurent pas (sauf catastrophe naturelle exceptionnelle), à la différence des entreprises. La raison principale en est que les villes attirent les marginaux et les excentriques, tandis que les entreprises finissent toujours par rejeter ces personnes. De ce fait, les villes ont une résilience que les entreprises n’ont pas.</p><p><a target="_blank" href="http://www.francispisani.net/2019/03/bienvenue-dans-l-urbanocene-ou-les-secrets-de-la-dynamique-des-villes.html"><em>Bien des caractéristiques des villes évoquent la vie</em></a><em>. Elles sont en constante évolution, s’adaptent, évoluent, grandissent sous différentes formes. D’une certaine façon elles se reproduisent. Il est clair qu’elles métabolisent dans le sens où elles utilisent énergie et ressources, notamment en termes de croissance. Elles ont donc beaucoup de points en commun avec les organismes.</em></p><p><em>Mais les villes sont le lieu d’interactions entre les êtres humains, d’échanges d’informations. Nous faisons tous partie d’un immense réseau social sur lequel nous construisons quelque chose de plus grand. Elles sont l’endroit à partir duquel le comportement collectif mène à de nouvelles inventions, à de nouvelles idées et crée de la richesse. Cela n’arrive pas dans la biologie à moins que l’on utilise une période extraordinairement longue. </em></p><p><strong>Quelques interviews récentes pour aller plus loin sur la question urbaine :</strong></p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/covid-19-et-urbanisation-continuerons"><strong>COVID-19 et urbanisation : continuerons-nous d'habiter dans les villes ?</strong></a><strong> </strong>🎧 (conversation avec Robin Rivaton)<em>—accessible à tous</em>.</p><p>👉 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/covid-19-les-bureaux-et-la-ville"><strong>Covid-19 : les bureaux et la ville du futur</strong></a><strong> </strong>🎧 (conversation avec Camille Rabineau)<em>—accessible à tous</em>.</p><p><strong>Enfin, pour les femmes et l’activisme féministe, les villes présentent des avantages uniques que la pandémie n’aura pas anéantis</strong>. La “ville féministe”, c’est le sujet du livre d’une chercheuse canadienne, Leslie Kern, à propos duquel j’ai rédigé la “Note de lecture” de cette semaine : <em>Feminist City</em>.</p><p>Faciliter <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/01/le-souci-de-l-autre-un-retour-de-l-ethique-du-care_6038332_3232.html">le </a><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/01/le-souci-de-l-autre-un-retour-de-l-ethique-du-care_6038332_3232.html"><em>care</em></a>, (marchand et non marchand), c’est un élément essentiel de ce qui constitue une "ville féministe". Cela concerne tant les transports publics — et la possibilité de prendre les transports en commun avec une poussette — que les services de garde d'enfants, l’offre scolaire et médicale, et la politique du logement.</p><p>En outre, l’existence de logements abordables permet aux travailleuses du <em>care</em> de se loger à proximité des lieux où elles doivent travailler (ce qui est de plus en plus difficile dans les très grandes villes où les prix du logement ont explosé). Cela permet aussi d’avoir des quartiers où les usages sont multiples et mixtes. </p><p>Comme le <em>care</em> n’est pas seulement professionnel, les familles dépendent aussi de réseaux d’entraide (amis, famille) pour la garde de leurs enfants ou le soin aux personnes âgées. Des réseaux de solidarité sont souvent facilités, là où la densité urbaine est importante et les transports en commun de qualité. </p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-villes-aprs-la-pandmie</link><guid isPermaLink="false">substack:post:921424</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 01 Sep 2020 04:30:47 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/921424/9448856ed66af8c50b7a7a96de91c0f9.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3249</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/921424/ad43acbd022dbf2c7150644875d04620.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Pour ne rien changer, mettez un masque ]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong><em>C</em>haque lundi nous vous envoyons désormais un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente. Voici le deuxième “Édito” de cette nouvelle saison, consacré au port du masque – nécessaire mais pas suffisant !</p><p><strong>La presse a </strong><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/04/06/port-du-masque-l-executif-amorce-un-virage-a-180-degres_6035698_823448.html"><strong>documenté en détail</strong></a><strong> l’évolution du discours officiel au sujet du port du masque depuis le mois de mars dernier</strong>. Au tout début de la pandémie, on nous expliquait que porter un masque était inutile et qu’il ne servait à rien de se précipiter pour s’en procurer. Comme l’expliquait Sibeth Ndiaye, à l’époque porte-parole du Gouvernement, “<em>il n’y a pas besoin de masque quand on respecte la distance de protection vis-à-vis des autres.”</em></p><p>On sait maintenant les motifs de cette recommandation à côté de la plaque. Bien sûr, il y avait de l’ignorance, compréhensible face à cette maladie inédite, le COVID-19, et ses modes de transmission. Mais il y avait aussi une part de mensonge pour faire en sorte que les stocks de masques, insuffisants, ne soient pas pris d’assaut par le grand public. Comme l’a avoué depuis un conseiller de l’exécutif, <em>“la politique de masques a été ajustée à nos capacités”.</em></p><p>Aujourd’hui, le discours a changé du tout au tout. Le port du masque est prescrit en toute circonstance – dans les transports publics et les commerces, évidemment, mais aussi, désormais, sur le lieu de travail et même dans les rues des villes les plus denses, comme Paris et Marseille. Même si des nuances et des tempéraments ont été apportés <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/08/30/masque-obligatoire-en-entreprise-elisabeth-borne-evoque-des-exceptions-de-bon-sens_6050393_3234.html">ici et là</a>, le message est désormais univoque. La vie reprend son cours comme avant la pandémie, à une seule chose près : tout le monde doit désormais porter un masque.</p><p><strong>Le port un masque est une bonne pratique, </strong><a target="_blank" href="https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-le-masque-une-singularite-culturelle-en-asie_3951163.html"><strong>révélée par plusieurs pays d’Asie qui l’ont banalisée avec succès suite à l’épidémie de SRAS en 2003</strong></a>. Mais qu’est-ce que cette conversion tardive de notre Gouvernement au port du masque nous dit sur la réponse politique à la pandémie ? Pour moi, cela révèle avant tout deux choses : l’insincérité de nos dirigeants, source d’une crise de confiance, et le refus de saisir cette crise du COVID-19 comme l’opportunité d’accélérer la transition en cours.</p><p>L’insincérité, d’abord, avec cette impression qu’on ne nous dit jamais tout. Il ne s’agit pas forcément de malice. Lorsque les pouvoirs publics suggéraient de ne pas porter de masque il y a quelques mois, c’était plus probablement le résultat d’une volonté farouche de rassurer le grand public. Puisque les masques n’étaient de toutes façons pas disponibles en quantité suffisante, il ne servait à rien d’annoncer que tout le monde devait en porter : cela n’aurait fait qu’ajouter à la panique ambiante. Nos dirigeants ont donc adapté leur propos pour se persuader eux-mêmes que tout irait bien, même sans masques.</p><p>Le prix à payer, malheureusement, pour ces approximations avec la vérité, c’est une crise de confiance désormais durable. Nous ne sommes plus à l’époque où la “version officielle” des choses pouvait être assénée dans un univers médiatique resserré autour de quelques organisations faisant autorité. Désormais, comme l’a écrit l’ancien analyste de la CIA Martin Gurri dans son livre <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Revolt-Public-Crisis-Authority-Millennium/dp/B07K6Z8FXB"><em>The Revolt of the Public</em></a> (Stripe Press, 2018, non traduit), l’information peut être produite, commentée, relayée et vérifiée par tout un chacun. Tout message émis par nos dirigeants est donc voué à être instantanément débattu, mis en doute, moqué, contredit par des milliers d’individus connectés les uns aux autres en réseau. La seule manière de préserver la confiance dans ce context, c’est de redoubler d’efforts dans la transparence et la sincérité – et nous en sommes loin !</p><p><strong>Le revirement sur les masques révèle aussi notre incapacité collective à saisir la crise (la pandémie) comme une opportunité d’accélérer la transition en cours (vers une économie plus numérique).</strong></p><p>La période de confinement aurait pu nous aider à prendre conscience, par exemple, qu’un nouvel équilibre est possible, dans beaucoup d’entreprises, entre le travail à distance et le travail au bureau. Le problème, c’est qu’engager cette transition heurte trop de préjugés et bouscule trop d’habitudes. Les managers redoutent de se retrouver sans personne à manager. Les financiers sont inquiets à l’idée de découvrir que des investissements récents dans d’immenses surfaces d’immobilier de bureau ont été faits en pure perte. Certains salariés appréhendent de se retrouver coincés chez eux dans des conditions qui rendent le travail impossible. Les restaurateurs des quartiers d’affaires redoutent la disparition de leur clientèle. </p><p>Les pouvoirs publics, quant à eux, sont trop heureux de rentrer dans la danse du retour à la normale. En plus de se rassurer eux-mêmes, ils rassurent également ainsi les managers dans les entreprises et les dirigeants de secteurs comme le tourisme ou le cinéma. Après tout, il y a une solution pour que tout rentre dans l’ordre et que l’économie reparte : il suffit que tout le monde porte un masque !</p><p>La réalité, évidemment, est moins reluisante. La consigne de porter un masque risque d’être ignorée dans beaucoup de cas. Le virus pourrait se disséminer à nouveau, faute de mise à niveau des pratiques dans tous les secteurs. Face à une potentielle nouvelle vague de cas de COVID-19, les pouvoirs publics seront à nouveau tentés de s’arranger avec la vérité pour tenter de rassurer la population (et eux-mêmes) à court terme. Les masques sont donc le cache-misère de notre paralysie collective face à la transition.</p><p>Pire encore : un cercle vicieux est à l’oeuvre. Une proportion non négligeable de la population est déjà consciente que les choses doivent changer de façon radicale. Quand ils entendent le Gouvernement dire que non, que les masques permettent de revenir à notre vie d’avant, avec juste quelques précautions à la marge, ils sentent bien que quelque chose cloche. La prochaine fois que les pouvoirs publics feront des annonces et recommanderont des bonnes pratiques, ils se heurteront donc à encore plus de défiance, qui rendra encore plus difficile d’engager la transition !</p><p><strong>C’est pourquoi Laetitia et moi avons à coeur d’expliquer sans relâche cette crise et cette transition</strong>. Vous aussi pouvez participer à cet effort en vous abonnant à <em>Nouveau Départ</em>, si ce n’est déjà fait, et en rejoignant notre communauté d’entrepreneurs, professionnels et citoyens engagés.</p><p>🏙 Les villes après la pandémie </p><p><em>Mardi 1er septembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur l’avenir des villes au sortir de cette période de confinement. </strong>On lit, notamment dans la presse américaine, des gros titres alarmistes sur le déclin à venir de New York ou l’exode massif des habitants de San Francisco. Dans notre conversation “À deux voix”, Laetitia et moi apportons des nuances à cette vision des choses et rappelons une loi universelle révélée par l’Histoire : les villes ne meurent jamais !</p><p>✊ Féminisme : la nouvelle generation</p><p><em>Mercredi 2 septembre</em> | <strong>Interview 🎧 sur le renouveau du féminisme avec Rebecca Amsellem</strong>. À partir du <a target="_blank" href="https://lesglorieuses.fr/communique-de-presse-5novembre16h47/?v=11aedd0e4327">#5novembre16h47</a> les femmes travaillent gratuitement. Le mouvement à l’origine de ce hashtag est né il y a quatre ans pour sensibiliser l’opinion publique aux inégalités salariales. Derrière ce projet, <a target="_blank" href="https://start.lesechos.fr/innovations-startups/tech-futur/qui-est-rebecca-amsellem-lentrepreneuse-a-lorigine-du-5novembre16h47-1174881">Rebecca Amsellem</a>, une entrepreneuse féministe, fondatrice des <em>Glorieuses</em>. Au fil de cette interview, Laetitia dresse le portrait d’une activiste qui a fait du féminisme son métier.</p><p>🇺🇸 Universités américaines : le bout de la piste ?</p><p><em>Jeudi 3 septembre</em> | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur l’enseignement supérieur aux États-Unis à l’épreuve de la pandémie. </strong>Nous sommes tous vaguement familiers des spécificités du système universitaire américain : concentration des ressources et du prestige dans quelques établissements mondialement connus ; endettement massif des étudiants pour accéder à l’enseignement supérieur ; importance de la vie sur le campus. Que restera-t-il de tout ça après la pandémie ?</p><p>Pour ne rien manquer de ces contenus, abonnez-vous si ce n’est déjà fait 👇</p><p><strong>La désagrégation du système scolaire</strong></p><p>Alors que les écoles pourraient fermer à nouveau, il est urgent de réfléchir à l’avenir du système scolaire. Pour cela, rien de mieux que de se pencher sur son histoire et de réaliser que la mission de l’Éducation nationale est composite : c’est ce que Laetitia et moi avons fait dans notre podcast “À deux voix” mardi dernier.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-dsagrgation-du-systme-scolaire"><strong>La désagrégation du système scolaire 🏫</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Demain, tous travailleurs des plateformes ?</p><p><a target="_blank" href="https://twitter.com/OdileChagny">Odile Chagny</a> est économiste et spécialisée dans l’économie des plateformes. Elle a échangé avec moi sur la difficulté à réconcilier cette approche du travail avec notre contrat social inspiré par le modèle du travail à l’usine et ébauche les pistes d’innovation institutionnelle pour sortir de ce conflit par le haut.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/demain-tous-travailleurs-des-plateformes"><strong>Demain, tous travailleurs des plateformes </strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/demain-tous-travailleurs-des-plateformes">? 🤔</a>—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Comprendre le régime chinois</p><p>Nous sentons que les choses bougent à toute vitesse entre la Chine et l’Occident, qui cherche à moins dépendre de l’économie chinoise. Alors que les commentateurs deviennent de plus en plus critiques vis-à-vis du régime de Xi Jinping, il est urgent de se pencher sur ses origines historiques, culturelles et politiques.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/comprendre-le-rgime-chinois"><strong>Comprendre le régime chinois 🇨🇳</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Suivez notre média<em> </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/pour-ne-rien-changer-mettez-un-masque</link><guid isPermaLink="false">substack:post:919455</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 31 Aug 2020 04:30:42 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/919455/f970b3ad54a9e64fc07cfcac895454a1.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>363</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/919455/fb87a877300977ce28954658c43a3e0a.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Comprendre le régime chinois]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine </strong>est consacré à la République populaire de Chine 🇨🇳<strong> </strong>Nous sentons tous que les choses bougent à toute vitesse entre la Chine et l’Occident. C’est le moment que Nicolas et moi avons choisi pour nous pencher sur le régime chinois et tenter de mieux le comprendre.</p><p>Alors que nous vivons une sorte de “guerre froide”, les États-Unis et, dans une moindre mesure, les pays européens cherchent à devenir de moins en moins dépendants de l’économie chinoise.</p><p>Ce processus s’accompagne d’une moindre censure médiatique pour ce qui est de critiquer le régime chinois. La répression à Hong Kong semble avoir ouvert les yeux de certains Occidentaux. De nombreux médias américains, si réticents hier à dénoncer la Chine de peur de faire du mal aux intérêts américains en Chine, deviennent aujourd’hui ouvertement critiques vis-à-vis du régime de Xi Jinping. </p><p>Plus que jamais, il est important de mieux comprendre la nature de ce régime et de se pencher sur ses origines historiques, culturelles et politiques. Depuis environ cinq ans, Nicolas fait de nombreuses lectures sur la Chine, rencontre des experts et y a séjourné plusieurs fois. </p><p>Il parle de <em>“dissonance cognitive”</em> à propos de sa relation avec ce pays : d’un côté, on parle de l’ouverture de la Chine, de son développement économique et de ses entreprises numériques ; de l’autre, on parle de répression, de surveillance et de régime autoritaire. </p><p>Mais cette <em>“dissonance”</em> n’existe qu’à nos yeux d’Occidentaux. Du point de vue du Parti communiste chinois, tout est parfaitement cohérent, au contraire. Pour commencer à comprendre le régime chinois, il faut d’abord saisir le rôle et le fonctionnement du PCC dans la société et l’économie chinoises. C’est le sujet du livre <em>The Party</em> de Richard McGregor, à propos duquel Nicolas a rédigé <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-the-party-de-richard-mcgregor">la Note de lecture de cette semaine</a>.</p><p><em>L’omniprésence du Parti dans toutes les sphères de la société est aussi une manière, pour Pékin, d’être averti de ce qui se passe dans le pays. Pour un régime autoritaire comme celui de Pékin, cette “sensibilité” à tout ce qui se passe est absolument vitale. Comme les Chinois ne peuvent pas exprimer ce qu’ils pensent en participant à des élections, il est important de se mettre à leur écoute d’une autre manière – en l’occurrence, en multipliant les points de contact et en faisant remonter ces “notes d’ambiance” qui permettent à Pékin de savoir à tout instant comment va le pays et quel est l’état d’esprit de ses habitants. Pour survivre et grandir, le Parti a besoin de stabilité et celle-ci ne peut pas être imposée par la force : il faut allier une amélioration continue du niveau de vie (d’où l’importance de la stratégie de développement économique) et une capacité à savoir ce qui se passe sur le terrain et comment les Chinois se sentent au quotidien.</em></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/comprendre-le-rgime-chinois</link><guid isPermaLink="false">substack:post:899920</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Thu, 27 Aug 2020 04:30:55 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/899920/6849f42a502f389db8087f4df84ccda1.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/899920/7d1920db2db764bd81f5fae8b65c33b1.jpg"/></item><item><title><![CDATA[🇨🇳 "The Party", de Richard McGregor]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Nous autres Occidentaux pensons que pour en savoir plus sur la vie politique d’un pays et ceux qui le dirigent, il suffit de lire les journaux</strong> et quelques livres consacrés à l’actualité. Cette approche, malheureusement, n’est pas possible en Chine. Celle-ci n’est pas une démocratie (elle ne fait même pas semblant de l’être, contrairement à beaucoup d’autres pays soumis à un régime autoritaire). Et la liberté de la presse n’y a pas cours : aucun journaliste en Chine ne se risque à consacrer une ligne au dessous des cartes du régime, de peur d’être confronté à la censure, voire à la prison.</p><p>Dans ce contexte de manque de visibilité totale, des livres comme <em>The Party</em>, écrit par le journaliste australien Richard McGregor en 2010 (c’est-à-dire avant l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping), sont particulièrement précieux.</p><p>Le livre de McGregor, aujourd’hui <em>Senior Fellow</em> au Lowy Institute, sort du lot pour deux raisons :</p><p>* D’une part, il ne s’agit pas d’un livre sur la Chine en général, comme c’est trop souvent le cas des ouvrages publiés en France sur le sujet, mais bien d’un livre consacré au Parti communiste chinois – ou, plus exactement, comme le sous-titre l’indique, au <em>“monde secret des dirigeants communistes chinois”</em>.</p><p>* D’autre part, McGregor a passé huit ans à sillonner la Chine et à rencontrer des cadres du Parti en tant que correspondant local du prestigieux quotidien britannique <em>The Financial Times</em>. McGregor allie ainsi l’expérience du terrain avec la rigueur et la clarté d’expression caractéristique de son employeur et de la grande tradition journalistique anglo-saxonne.</p><p>Une immense organisation</p><p><strong>La première chose à retenir de l’ouvrage, c’est l’importance du Parti communiste comme point d’entrée pour comprendre la Chine</strong>. On présente souvent Xi Jinping comme <em>“le président de la République populaire de Chine”</em>. Mais ceux qui connaissent bien la Chine rappellent volontiers que la fonction la plus importante de Xi est celle de <em>“secrétaire général du Parti communiste”</em>. Car, en Chine, le Parti prime sur l’Etat, et la politique locale est beaucoup mieux décryptée au prisme du Parti et de ses cadres qu’à celui de l’administration et de ceux qui la dirigent.</p><p>Une deuxième chose importante, c’est que le Parti est une immense organisation. On dit qu’il compte plus de 80 millions de membres (un adulte sur 12), qui ont des responsabilités d’encadrement ou animent la vie du Parti à tous les échelons et dans toutes les dimensions de la société chinoise : dans l’administration, bien sûr (à Pékin, dans les provinces, mais aussi dans les villes et villages de tout le pays), mais aussi dans les universités et même les entreprises ! En Chine, toute organisation est tenue d’accueillir en son sein une cellule du Parti, qui constitue une sorte d’organigramme miroir. Tout dirigeant, qu’il soit du secteur public ou du secteur privé, a un correspondant direct au sein du Parti !</p><p>Le fait que le Parti se ramifie ainsi au plus profond de la société chinoise est souvent perçu comme une manière de contrôler la société. C’est par ce biais, évidemment, que les dirigeants communistes scrutent le comportement des uns et des autres et vérifient la conformité à la ligne du Parti.</p><p>Ce que nous comprenons moins bien, c’est que l’omniprésence du Parti dans toutes les sphères de la société est aussi une manière, pour Pékin, d’être averti de ce qui se passe dans le pays. Pour un régime autoritaire comme celui de Pékin, cette “sensibilité” à tout ce qui se passe est absolument vitale. Comme les Chinois ne peuvent pas exprimer ce qu’ils pensent en participant à des élections, il est important de se mettre à leur écoute d’une autre manière – en l’occurrence, en multipliant les points de contact et en faisant remonter ces “notes d’ambiance” qui permettent à Pékin de savoir à tout instant comment va le pays et quel est l’état d’esprit de ses habitants. Pour survivre et grandir, le Parti a besoin de stabilité et celle-ci ne peut pas être imposée par la force : il faut allier une amélioration continue du niveau de vie (d’où l’importance de la stratégie de développement économique) et une capacité à savoir ce qui se passe sur le terrain et comment les Chinois se sentent au quotidien.</p><p>Le déroulement des carrières au sein du Parti</p><p><strong>Une autre contribution majeure de l’ouvrage de McGregor est la façon minutieuse dont il décrit le déroulement des carrières au sein du Parti communiste chinois</strong>. Une autre erreur de perspective que font beaucoup d’Occidentaux lorsqu’ils observent la Chine, c’est de penser que tout y est gouverné d’une main de fer depuis Pékin. La réalité est beaucoup plus nuancée. Chaque dirigeant du Parti, à tous les échelons, est à peu près le maître dans son royaume. Le mandat que lui donne le Parti est univoque : il faut faire remonter des informations et préserver à tout prix la stabilité. Si les prix montent trop vite, si les emplois sont trop rares ou si la corruption est trop visible, cela contribue à dégrader l’image du Parti auprès des citoyens. Le dirigeant local va alors faire l’objet d’évaluations négatives : sa carrière va stagner et, si on découvre des malversations, il risque fort de finir sa vie en prison. </p><p>A l’inverse, un dirigeant local va accéder à de plus hautes responsabilités – et, au passage, enrichir sa famille – s’il obtient les résultats qu’on attend de lui : une augmentation du niveau de vie dans sa ville ou sa province, pas trop de mécontentements et de manifestations de citoyens en colère, pas de corruption et d’enrichissement personnel étalés au grand jour. Tous les dirigeants connus du Parti, à commencer par Xi Jinping lui-même, ont couru ce marathon : leur carrière a débuté à la tête d’une cellule locale au fin fond des campagnes, puis ils ont pris du grade jusqu’à diriger le Parti à l’échelle d’une ville, d’une province, d’un ministère… avant de finalement rejoindre le Comité central à Pékin.</p><p>Un parallèle avec l’administration française ?</p><p>À bien des égards, la carrière des cadres du Parti n’est pas sans rappeler celle des préfets en France (la corruption et l’enrichissement en plus) : on commence jeune dans une sous-préfecture ; on prend du grade pendant des décennies ; les meilleurs finissent à la tête d’une préfecture de région ou d’une grande administration à Paris ; à toutes les étapes, les performances sont scrutées par une équipe spécialisée chargée d’évaluer les capacités et de recommander les promotions.</p><p>En cela, le Parti emprunte beaucoup à la tradition administrative chinoise : celle des fameux “mandarins” de la Chine impériale. Ce n’est pas un hasard si tout cela nous est familier à nous Français : notre administration et notre système de promotion des dirigeants en son sein ont été façonnés par Napoléon qui s’inspirait directement du modèle administratif chinois !</p><p>Une raison de plus de lire <em>The Party</em> par Richard McGregor 🇫🇷</p> <br/><br/>This is a public episode. 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C’est au format audio 👆🎧, accessible à tous et complété par une mise en perspective ci-dessous.</p><p>À l’agenda aujourd’hui 👇</p><p>* Odile Chagny nous explique l’économie des plateformes</p><p>* Le travail indépendant est-il la nouvelle frontière ?</p><p>* L’économie de la passion ne tient pas (toujours) ses promesses</p><p>* Les travailleurs essentiels sont dans les services de proximité</p><p><strong>Odile est économiste et cofondatrice de </strong><a target="_blank" href="https://www.sharersandworkers.net/"><strong>Sharers & Workers</strong></a>, un groupe d’experts et d’acteurs engagés qui réfléchissent à l’alignement des intérêts entre les travailleurs des plateformes et les entreprises qui opèrent ces plateformes.</p><p>Son travail l’amène au contact des uns et des autres et lui permet de nous offrir une perspective unique sur cet univers encore mal connu, les problèmes qui empêchent son développement depuis plusieurs années, mais aussi la manière dont les différentes parties prenantes pourraient sortir de cette période d’incertitude et de conflit par le haut. Dans ce podcast, elle et moi abordons tous ces sujets qu’elle a par ailleurs traités dans un ouvrage <a target="_blank" href="https://editionsdufaubourg.fr/livre/desuberiser-reprendre-le-controle"><em>Désubériser</em></a>, paru aux Éditions du Faubourg au mois de mai :</p><p><em>La crise du Covid-19 a montré à quel point chauffeurs VTC et livreurs sont exposés aux risques et peu protégés par la loi, sur les plans sanitaire, économique et social. Ils ne sont pas salariés et n'ont donc pas de droit de retrait, ils ne bénéficient pas non plus des actions de prévention et de protection de la santé que les employeurs sont normalement tenus de mener. Ils sont également très exposés et très peu protégés face au risque économique : l'activité des chauffeurs VTC, notamment, s'est effondrée pendant la crise et leur situation est souvent très difficile.</em></p><p><em>Désubériser ne veut pas dire retourner en arrière, mais adapter les règles pour tenir compte de la nouvelle donne introduite par le numérique, en veillant à ce que celles-ci s'appliquent à tous les acteurs d'un même secteur. Mais surtout, le problème de fond de ces plateformes est qu'elles se positionnent sur des segments trop peu créateurs de valeur, ce qui les conduit à faire du dumping social un élément déterminant de la rentabilité de leur modèle économique. La variable d'ajustement ne doit pas être le social...mais le service !</em></p><p><em>“Désubériser” doit donc s'entendre ici dans un sens positif : faciliter la transition de ces plateformes vers un modèle plus riche en services, en valorisant leur réseau d'utilisateurs et les données qu'il permet d'exploiter.</em></p><p>🎧 Écoutez le podcast en cliquant dans le <em>player </em>ci-dessus 👆, ou bien en le téléchargeant dans votre application préférée !</p><p><strong>Un autre univers qui</strong> permet de mieux comprendre la transition dans le monde du travail, c’est celui des travailleurs indépendants. Non, bien sûr, que nous soyons tous voués à quitter le monde du salariat pour nous mettre à notre compte : les salariés seront probablement toujours la majorité dans la population active ! Mais dans notre économie de plus en plus numérique, qui se caractérise par des vagues d’innovations plus fréquentes et une grande instabilité à tous les niveaux, même les travailleurs salariés seront demain confrontés à des problèmes jusqu’ici propres aux indépendants.</p><p>C’est pour cette raison qu’il faut s’intéresser de près à l’innovation institutionnelle dans le monde des indépendants — ce que nous avons fait à l’occasion d’une conversation avec Hind Elidrissi, fondatrice de la société WeMind et du nouveau syndicat Indépendants.co. Hind nous explique en détail les risques et les problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs indépendants, les solutions mises en place pour les aider à s’assurer, à se financer et à se loger, et les progrès qui seraient nécessaires sur le front institutionnel pour que l’instabilité caractéristique du monde des indépendants ne soit pas synonyme de précarité.</p><p><strong>Aller plus loin 👇</strong></p><p><strong>🎧 </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-indpendants-et-le-futur-de-la"><strong>Les indépendants et le futur de la protection sociale</strong></a><strong> </strong>(conversation avec Hind Elidrissi)</p><p>🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-france-lpreuve-de-sa-protection"><strong>La France à l’épreuve de sa protection sociale</strong></a> (conversation avec Bruno Palier)</p><p><strong>La </strong><strong><em>passion economy, </em></strong><strong>littéralement </strong>“économie de la passion” fait beaucoup parler d’elle depuis l’an dernier, entre <a target="_blank" href="https://a16z.com/2019/10/08/passion-economy/">les articles de Li Jin</a>, ancienne de la société de capital-risque Andreessen Horowitz, et le livre d’Adam Davidson <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Passion-Economy-Thriving-Twenty-First-Century/dp/1473683653"><em>The Passion Economy: The New Rules for Thriving in the Twenty-First Century</em></a><em> </em>(2019).</p><p>Dans notre conversation “À deux voix” mise en ligne au mois de juillet, Laetitia partageait son <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit">scepticisme quant à l’utilisation du mot “passion”</a> :</p><p><em>L’idée selon laquelle chacun doit </em>“suivre sa passion”<em> et </em>“trouver sa voie”<em> est anxiogène, et sans doute aussi élitiste, car elle laisse penser qu’il faudrait qu’il y ait un Picasso ou un Jimi Hendrix en chacun de nous. En réalité, l’idée la plus intéressante derrière le concept de la </em>passion economy<em>, c’est ce qu’implique la fin du paradigme de l’économie de masse : on doit apprendre à offrir quelque chose de différent pour sortir du lot.</em></p><p><strong>Aller plus loin 👇</strong></p><p><strong>🎧 </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit"><strong>Économie de la passion : mythe ou réalité ?</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)</p><p>🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/entreprendre-sans-permission"><strong>Entreprendre sans permission</strong></a> (conversation avec Hugo Amsellem)</p><p>🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pour-switcher-demain-cest-aujourdhui"><strong>Se préparer pour mieux switcher</strong></a> (conversation avec Clara Delétraz)</p><p><strong>La crise actuelle met en lumière</strong> comme jamais les travailleurs modestes (<em>“du livreur à la caissière”</em>) qui sont, avec les soignants, ceux qui risquent leur vie pour maintenir les services essentiels pendant cette crise.</p><p>Ces travailleurs représentent le <em>“back office”</em> de notre société. Quel sort les attend dans la société d'après la crise ? Que faire pour que la reconnaissance dont ils bénéficient aujourd'hui laisse des traces positives au-delà de la crise actuelle ? </p><p>Nous avons interviewé <a target="_blank" href="https://twitter.com/maillardenis">Denis Maillard</a> au sujet de la crise du COVID-19 (<a target="_blank" href="https://twitter.com/maillardenis/status/1240602093347618818?s=20">dont il a lui-même été victime !</a>) et ses conséquences sur le travail, la valorisation des travailleurs, l'évolution du dialogue social, et les Gilets jaunes...</p><p><strong>Aller plus loin 👇</strong></p><p>🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quelle-reconnaissance-pour-les-travailleurs-cf9"><strong>Quelle reconnaissance pour les travailleurs du “back office” ?</strong></a> (conversation avec Denis Maillard)</p><p><strong>🎧 </strong><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-dsagrgation-du-systme-scolaire"><strong>La désagrégation du système scolaire</strong></a><strong> </strong>(conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)</p><p>🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-rcession-et-les-femmes"><strong>La récession et les femmes</strong></a> (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-dsagrgation-du-systme-scolaire"><strong>La désagrégation du système scolaire</strong></a> 🤯 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-incohrences-de-la-rentre-scolaire"><strong>Les incohérences de la rentrée scolaire</strong></a> 🏫 (“Édito” par Laetitia)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/kamala-harris-entre-dans-lhistoire"><strong>Kamala Harris entre dans l'Histoire</strong></a> 🇺🇸 (conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans"><strong>Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</strong></a> 👩🏼‍💻 (conversation avec Sophie Dancourt)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause"><strong>La fabrique de la ménopause</strong></a> 🧪 (note de lecture par Laetitia)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tour-du-monde-de-la-transition"><strong>Le tour du monde de la transition</strong></a> 🌐 (“Récap d’été” par Laetitia)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/un-march-du-travail-sans-frontires"><strong>Un marché du travail sans frontières ?</strong></a> 🛂 (conversation avec Alex Bouaziz)<em>—accessible à tous.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tout-ce-quon-sait-sur-le-covid-19"><strong>Tout ce qu'on sait sur le COVID-19</strong></a> 🦠 (conversation avec le Dr Jean-David Zeitoun)<em>—accessible à tous.</em></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/demain-tous-travailleurs-des-plateformes</link><guid isPermaLink="false">substack:post:895249</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 26 Aug 2020 04:30:33 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/895249/a91111ac6c347721cfae8204d1d0e120.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3762</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/895249/fa0c2e62d8a46c50f3197b55b5553a6e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les incohérences de la rentrée scolaire]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong><em>Nouveau Départ</em> fait peau neuve en prévision de la rentrée, avec une nouvelle identité graphique et beaucoup d’autres choses en préparation !</p><p>En particulier, chaque lundi nous vous enverrons désormais un “Édito” au format écrit 📝👇 <em>ET</em> audio 🎧☝️, pour à la fois mettre la semaine à venir en perspective et rappeler les contenus mis en ligne la semaine précédente. Voici le premier “Édito” de cette nouvelle saison, logiquement consacré à la rentrée scolaire !</p><p><strong>À une semaine de</strong> la rentrée scolaire, le nombre de cas de COVID-19 augmente de manière alarmante en France. Alors que les <em>clusters</em> se multiplient, les inquiétudes sur la “rentrée” sont nombreuses. Jusqu’à récemment, on a choisi d’ignorer les signes alarmants d’une reprise de l’épidémie et <a target="_blank" href="https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/rentree-scolaire-lequation-tres-compliquee-de-jean-michel-blanquer-face-a-la-reprise-de-lepidemie-1233558#utm_source=newsletter&#38;utm_medium=email&#38;utm_campaign=nl_lec_18h-20200819">continué d’affirmer que la rentrée se ferait partout “normalement”</a>. Puis on a voulu rassurer en imposant le port obligatoire du masque pour les enfants de plus de 11 ans… sans être par ailleurs en mesure d’assurer des bonnes conditions de sécurité et de distanciation physique pour l’ensemble des élèves comme pour les enseignants. </p><p>Pour beaucoup de parents, l’incertitude sur les conditions scolaires est source d’angoisse. Certains se doutent bien que des classes ou des écoles seront forcées de fermer cet automne (si ce n’est pas toutes les classes et les écoles !), mais on espère que cela n’arrivera qu’aux autres. De nombreuses mères (et quelques pères) dont les carrières professionnelles seront en péril s’il faut encore garder les enfants à la maison préfèrent aujourd’hui fermer les yeux sur les signes alarmants de la reprise de l’épidémie.</p><p>Par ailleurs, la pandémie rend visibles les archaïsmes et difficultés du système scolaire français. Totalement centralisé et standardisé, ce système conçu pour l’économie de masse de l’âge industriel ne permet pas les expérimentations locales et décourage les initiatives des enseignants. Il écrase les singularités et brise l’ambition des uns et des autres. Il est surtout peu adapté à la période de pandémie que nous vivons.</p><p>Ce sont ainsi quelques 12 millions (!!) d’élèves d’un coup qui feront leur rentrée le même jour et dont les parents feront leurs courses scolaires dans les mêmes magasins les jours qui précèdent — un rite de passage si français où les parents montrent leur soumission au système en allant à la chasse au cahier à spirales à grands carreaux avec son protège-cahier violet transparent-pas-opaque, les pochettes de la bonne couleur et le crayon avec la bonne mine. Même s’ils seront nombreux à faire leurs courses en ligne et à éviter les transports en commun, on peut aisément imaginer que les bains de foule seront inévitables.  Les mouvements de population massifs requis par un système si centralisé ne pourront qu’accélérer la propagation du virus. Celle-ci provoquera à son tour des décisions radicales “massives” (fermetures d’écoles) qui pénaliseront davantage de familles.</p><p>A l’inverse, chez nos voisins allemands, le système fédéral donne la responsabilité du système scolaire aux <em>Länder.</em> Il n’y a donc pas <em>une</em> rentrée scolaire, il y en a plusieurs : autant qu’il y a de <em>Länder</em> !Comme ces rentrées s’étalent entre début août et début septembre, il est possible de tirer les leçons des rentrées qui ont eu lieu dans un <em>Land</em> voisin quelques semaines plus tôt et d’ajuster la sienne en fonction. Dans toute l’Allemagne, on suit les <em>clusters </em>avec attention pour lancer des campagnes de tests là où c’est nécessaire.</p><p>Pour comprendre l’organisation de notre système scolaire, il faut remonter dans l’histoire. La centralisation et la standardisation caractéristiques de notre système scolaire hérité de la IIIe République ont permis de démocratiser l’instruction. Elles étaient parfaitement adaptées à l’âge industriel qui valorisait la conformité et la fiabilité. L’activité économique et la richesse étaient mieux réparties sur le territoire et les chances de réussite mieux partagées. L’égalité d’accès devant le service public s’accompagnait d’une mobilité sociale ascendante. </p><p>Aujourd’hui, les syndicats enseignants affirment vouloir défendre encore ces valeurs qui ont fait la force de l’école obligatoire de Jules Ferry, mais on y voit surtout une grande hypocrisie. Tous les trois ans depuis deux décennies, l’enquête PISA de l’OCDE révèle des résultats de plus en plus mauvais pour la France. Si la moyenne des résultats n’est pas si basse, en revanche les inégalités sont catastrophiquement élevées. <em>“Les élèves français de milieux sociaux économique défavorisés sont cinq fois plus nombreux que ceux des milieux favorisés à ne pas atteindre le niveau minimal de lecture. C’est l’un des scores les plus élevés de l’OCDE”</em>, <a target="_blank" href="https://www.francetvinfo.fr/societe/education/classement-pisa/classement-pisa-la-france-championne-des-inegalites-scolaires_3729247.html">explique le secrétaire général de l’OCDE</a>. L’égalité de service public n’est plus qu’un mirage. </p><p>Le modèle de services “égaux”, standardisés et centralisés est également incompatible avec notre âge numérique, qui requiert “itérations”, expérimentations et innovations sur le terrain. Ce n’est pas de “soldats” interchangeables dont l’Education nationale a besoin, c’est de relations humaines singulières. Comme l’explique Hilary Cottam dans un livre superbe intitulé <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Radical-Help-relationships-between-revolutionise-ebook/dp/B077QGQRKJ"><em>Radical Help</em></a>, <em>“les relations humaines sont la ressource la plus précieuse dont nous disposons”</em>. <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/relations-humaines-et-artisanat-le-futur-des-services-publics-6308e4b91ccb">À propos de son livre, j’ai écrit</a> : <em>“L’offre de services de proximité telle qu’elle est structurée aujourd’hui minimise l’importance des relations singulières entre individus. Le modèle fordiste et sa recherche des gains de productivité par l’organisation scientifique du travail ont façonné la manière dont on a structuré toutes les activités au XXe siècle, dans le secteur public comme dans le secteur privé.”</em></p><p>Parmi les enseignant.e.s de l’Education nationale, il y a des personnes dévouées et talentueuses qui ont redoublé d’imagination pour faire cours quand les écoles étaient fermées. Certains se sont mis à utiliser WhatsApp et <a target="_blank" href="https://www.liberation.fr/checknews/2020/03/27/les-enseignants-peuvent-ils-faire-cours-sur-discord-pendant-le-confinement_1783162">Discord (une application de </a><a target="_blank" href="https://www.liberation.fr/checknews/2020/03/27/les-enseignants-peuvent-ils-faire-cours-sur-discord-pendant-le-confinement_1783162"><em>gamers</em></a><a target="_blank" href="https://www.liberation.fr/checknews/2020/03/27/les-enseignants-peuvent-ils-faire-cours-sur-discord-pendant-le-confinement_1783162">)</a> et ont revu de fond en comble leur manière d’enseigner. Leurs initiatives ont été tolérées par l’institution, mais jamais encouragées ou valorisées. </p><p>Par ailleurs, les moyens mis à disposition des enseignants sont dérisoires : aucune formation, aucun équipement fourni, aucun abonnement à des logiciels, ni cours en ligne dignes de ce nom. C’est avec leurs deniers personnels que les enseignants français, <a target="_blank" href="http://geographiesenmouvement.blogs.liberation.fr/2019/09/03/france-allemagne-le-grand-ecart-des-salaires-des-profs/">deux fois moins bien rémunérés que leurs homologues allemands</a>, ont pu assurer la continuité pédagogique. Les “ENT” (espaces numériques de travail) de l’Education nationale, en plus d’avoir un design sorti tout droit de la fin des années 1990, <a target="_blank" href="https://www.numerama.com/politique/611438-coronavirus-les-sites-scolaires-tombent-face-a-laffluence.html">n’ont pas tenu la charge</a>.</p><p>En voulant à tout prix que cette période de pandémie ne soit qu’un événement “exceptionnel” qui ne remet pas en question le système dans sa globalité, on passe à côté de l’occasion d’opérer la transition numérique de l’éducation nationale. Valoriser les expérimentations et les initiatives sur le terrain, investir dans des équipements à la hauteur, créer une école en ligne de haut niveau qui pourrait bénéficier à des enfants qui font l’école à la maison n’importe où en France (une “Khan Academy” à la française qui serait mieux que le CNED !), et concevoir l’école “normale” comme une expérience hybride (en ligne et sur place) … voilà quelques-unes des idées qui auraient pu être creusées pendant cette période.</p><p>La standardisation et la centralisation de l’éducation sont deux des éléments qui contribuent à rendre le métier d’enseignant si peu attractif aujourd’hui. C’est aussi ce qui nous empêche de mettre l’école au niveau des défis d’aujourd’hui. Pour cela, il faudrait accepter d’utiliser des mots qui sont devenus tabous lorsqu’on parle des enseignants : artisanat, autonomie, ambition, singularité, élite… On sait produire une “élite” chez les élèves. Mais c’est d’un élitisme enseignant dont on aurait besoin pour relever les défis du numérique et de la pandémie.</p><p><strong>Abonnez-vous à </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> pour poursuivre la discussion sur la transition numérique de l’éducation</strong> – en particulier dans le cadre d’un épisode de notre podcast “A deux voix”, que nous mettrons en ligne demain et où Nicolas et moi échangeons sur le futur du système éducatif.</p><p><strong>La désagrégation du système scolaire</strong></p><p>Mardi 25 août | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la désagrégation du système scolaire. </strong>Alors que les écoles pourraient fermer à nouveau du fait de la pandémie, il est urgent de réfléchir à l’avenir du système scolaire. Pour cela, rien de mieux que de se pencher sur son histoire et de réaliser que la mission de l’Éducation nationale est composite : nous avons agrégé plusieurs éléments au fil du temps, de la garde d’enfants à la délivrance des diplômes. Il se peut que la crise et la transition provoquent une désagrégation de ce système pour mieux l’ouvrir à l’innovation.</p><p>Demain, tous travailleurs des plateformes ?</p><p>Mercredi 26 août | <strong>Interview 🎧 sur l’économie des plateformes et la mise au point d’un contrat social adapté à cette nouvelle forme de travail. </strong><a target="_blank" href="https://twitter.com/OdileChagny">Odile Chagny</a> est économiste et spécialisée dans l’économie des plateformes. Elle échange avec Nicolas sur la difficulté à réconcilier cette approche du travail avec notre contrat social inspiré par le modèle du travail à l’usine et ébauche les pistes d’innovation institutionnelle, en particulier dans le monde syndical, qui pourraient nous permettre de sortir de ce conflit par le haut.</p><p>Comprendre le régime chinois</p><p>Jeudi 27 août | <strong>Podcast “À deux voix” 🎧 sur la République populaire de Chine 🇨🇳 </strong>Nous sentons tous que les choses bougent à toute vitesse entre la Chine et l’Occident. Les États-Unis et, dans une moindre mesure, les pays européens cherchent à moins dépendre de l’économie chinoise. Ce faisant, les commentateurs deviennent de plus en plus critiques vis-à-vis du régime de Xi Jinping. Il devient donc urgent de mieux comprendre la nature de ce régime et de se pencher sur ses origines historiques, culturelles et politiques.</p><p>Pour ne rien manquer de ces contenus, abonnez-vous si ce n’est déjà fait 👇</p><p>Tout savoir sur Kamala Harris 🇺🇸</p><p>La semaine dernière, Nicolas et moi avons repris notre série de podcast “À deux voix” après deux semaines de vacances 😎 Alors que vient de se terminer la convention démocrate, nous avons choisi de consacrer cet épisode à l’actualité américaine : la nomination de Kamala Harris comme colistière de Joe Biden 🇺🇸</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/kamala-harris-entre-dans-lhistoire"><strong>Kamala Harris rentre dans l’Histoire 👫</strong></a>—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Où sont les femmes cinquantenaires ? 🤔</p><p><em>L’interview de la semaine dernière était avec Sophie Dancourt, </em>fondatrice du média <a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/manifeste/"><em>J’ai Piscine Avec Simone</em></a><em>,</em> qui donne de la visibilité aux femmes de 50 ans. Nous avons parlé des médias, de féminisme et de cette génération de femmes devenues invisibles dans les médias 🎧</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans"><strong>Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?</strong></a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans"> 👩🏼‍💻</a>—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Nouvelle série : les notes de lecture 🤓</p><p>Nicolas et moi vous proposons un nouveau type de contenus : des <em>“Notes de lecture”</em>, sous la forme d’articles courts sur des ouvrages qui éclairent un aspect de la crise et la transition. Ce premier épisode est consacré à <a target="_blank" href="https://www.cnrseditions.fr/catalogue/sciences-politiques-et-sociologie/la-fabrique-de-la-menopause/"><em>La Fabrique de la ménopause</em></a> de Cécile Charlap (CNRS Éditions, 2019).</p><p>👉 Lire <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause"><strong>La fabrique de la ménopause 📚</strong></a>—<em>réservé aux abonnés.</em></p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Pour vous abonner à notre chaîne YouTube, <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">c’est par ici</a>. Suivez <em>Nouveau Départ </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-incohrences-de-la-rentre-scolaire</link><guid isPermaLink="false">substack:post:887650</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 24 Aug 2020 04:30:51 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/887650/dd501245c95c9039ee0647b58193c41b.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>403</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/887650/bf126c89049a202e29e33c257237311e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Femmes de 50 ans : invisibles dans les médias ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong><em>Nouveau Départ</em> fait peau neuve en prévision de la rentrée, avec une nouvelle identité graphique et beaucoup d’autres choses en préparation ! Cette semaine, Nicolas et moi vous proposons un entretien avec Sophie Dancourt, journaliste, fondatrice du média <a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/manifeste/"><em>J’ai Piscine Avec Simone</em></a><em>,</em> qui donne de la visibilité aux femmes de 50 ans. Nous avons parlé des médias, de féminisme et de cette génération de femmes devenues invisibles dans les médias 🎧</p><p><strong>Passionnée de cinéma depuis toujours, </strong>j’ai très tôt été sensibilisée à la sous-représentation des femmes dans les films, en particulier à la rareté des premiers rôles féminins âgés de plus de 40 ans. Je me souviens avoir été frappée par le fait que les stars masculines pouvaient vieillir à l’écran (Clint Eastwood ou Tom Cruise) mais leurs partenaires féminines, elles, étaient de plus en plus jeunes. Il y a presque vingt ans déjà, un documentaire réalisé par Rosanna Arquette faisait la lumière sur la “disparition” des actrices de plus de 40 ans au cinéma : <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_la_recherche_de_Debra_Winger"><em>À la recherche de Debra Winger</em></a>.</p><p>La sous-représentation des femmes (y compris celles de 50 ans) ne s’arrête pas au monde du divertissement. Elle concerne aussi le monde de l’information. <strong>La crise sanitaire semble avoir accentué la sous-représentation des femmes dans les médias</strong>. Comme le montrent <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2020/06/24/coronavirus-la-crise-a-conforte-la-place-desequilibree-des-femmes-dans-les-medias_6044058_3236.html">deux études du CSA et de l’INA</a>, <em>“la crise du coronavirus a montré que les journalistes de télévision et de radio privilégient encore largement les hommes lorsqu’ils ont besoin d’une parole experte”</em>. Les femmes sont interrogées <em>“en tant qu’infirmières ou mères de famille, mais très peu en tant qu’expertes”.</em></p><p>Pour Sophie Dancourt, féministe engagée, c’est l’univers médiatique dans son ensemble qui rend les femmes de 50 ans particulièrement peu visibles. C’est à partir de ce constat, et face à un âgisme rampant, qu’elle a décidé de créer <a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/manifeste/"><em>J’ai Piscine Avec Simone</em></a><em>, </em>un média <em>“qui engage la génération des femmes de 45/65 ans”</em> :</p><p><strong>Simone </strong>c’est le nom des femmes qui nous inspirent <strong>(Veil, de Beauvoir) </strong>avec lesquelles on a envie de plonger dans le grand bain de notre deuxième vie. En France, elles sont 10 millions et pourtant elles disparaissent des écrans radars. Aux injonctions sociétales pesantes,<strong><em> J’ai Piscine Avec Simone</em></strong><strong> </strong>répond par un parler vrai…</p><p>Les publicitaires restent obnubilés par <em>“la ménagère de moins de 50 ans”.</em> Mais du point de vue démographique et économique, ce segment a largement perdu de sa pertinence. Comment expliquer ce décalage entre la réalité démographique et les représentations dans les médias et la publicité ? D’après Sophie Dancourt, il y a des explications culturelles, notamment les représentations sociales autour de la ménopause.</p><p>Sur son conseil, j’ai lu l’ouvrage <em>La fabrique de la ménopause</em> de la sociologue Cécile Charlap, et je vous envoie vers ce premier épisode de la série “Notes de lecture”, réservée à nos abonnés<em>,</em> pour en lire une <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopausehttps://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause">synthèse efficace</a> 👇</p><p>Si ce n’est déjà fait, abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/cadeau-un-podcast-deux-voix-">conservations “À deux voix” que Laetitia et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine</a> 🎧 Reprise dès demain avec un <strong>épisode spécial sur Kamala Harris, la candidate démocrate à la vice-présidence des États-Unis</strong> 🇺🇸</p><p>Nous vous souhaitons une excellente écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/">Le média </a><a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/"><em>J’ai Piscine Avec Simone</em></a><em>, </em>et notamment <a target="_blank" href="https://www.jaipiscineavecsimone.com/kamala-harris-attise-le-vocabulaire-sexiste-et-raciste-de-ses-detracteurs/">cet article sur le choix de Kamala Harris par Joe Biden</a>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause">Note de lecture de </a><a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-fabrique-de-la-mnopause"><em>Nouveau Départ</em></a> à propos de l’ouvrage <em>La fabrique de la ménopause</em> de Cécile Charlap (CNRS Éditions, 2019)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/dmographie-et-croissance-conomique">Démographie et croissance économique : c'est compliqué !</a> '(“À deux voix”, juin 2020)<em>—réservé aux abonnés.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2020/06/24/coronavirus-la-crise-a-conforte-la-place-desequilibree-des-femmes-dans-les-medias_6044058_3236.html">La crise sanitaire a accentué la sous-représentation des femmes dans les médias</a> (<em>Le Monde</em>, 24 juin 2020).</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.instagram.com/menopause.stories/?hl=fr">Les “Ménopause Stories” de Sophie Kune</a>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/m%C3%A9nopause-le-grand-m%C3%A9chant-tabou/id1516773838?i=1000476768954">“Ménopause : le grand méchant tabou”</a>, un épisode du <a target="_blank" href="https://fr.ulule.com/vieille-cest-a-quelle-heure-le-podcast/">podcast “Vieilles ? C’est à quelle heure ?”</a>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>, sa <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">chaîne YouTube</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/femmes-de-50-ans-invisibles-dans</link><guid isPermaLink="false">substack:post:779521</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 19 Aug 2020 04:30:44 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/779521/ed852bcfcca846cccb77655eafd99bb2.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3146</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/779521/f289bb5788511da1d9c9d7c1bf581ff4.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Un marché du travail sans frontières ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! Cette</strong> semaine, Laetitia et moi vous proposons un entretien avec Alex Bouaziz, co-fondateur de <a target="_blank" href="https://www.letsdeel.com/">Deel</a>, une entreprise qui facilite les relations entre les entreprises et leurs collaborateurs qui résident dans des pays étrangers.</p><p><strong>L’une des dimensions</strong> de la transition en cours, c’est la banalisation du travail à distance. Pour les entreprises, il s’agit d’une transformation radicale de leur approche du marché du travail. À partir du moment où il n’existe plus d’unité de lieu entre l’entreprise et les personnes qu’elle emploie, tout change. Les collaborateurs sont libres de s’installer où ils veulent et vont avoir tendance à chercher une amélioration de leur cadre de vie. Les employeurs, de leur côté, prennent conscience du fait qu’ils peuvent faire affaire avec des collaborateurs de talent indépendamment de la contrainte de proximité. Désormais, il est possible de constituer une équipe répartie sur les cinq continents, et d’en manager tous les membres à distance !</p><p>Mais est-ce vraiment le cas ? La réalité, que connaissent beaucoup d’entreprises pionnières en matière de travail à distance, c’est que les frictions ont tendance à se multiplier. Quel est la forme contractuelle la plus adaptée si l’on veut recruter un collaborateur qui réside dans un autre pays ? Si l’on décide de signer un contrat de travail, quelle va être la juridiction compétente ? De quels prélèvements obligatoires l’entreprise est-elle redevable ? À quel régime fiscal va être soumise la rémunération ? Et quels vont être les droits du travailleur en matière de protection sociale ?</p><p>Jusqu’à une date récente, beaucoup de startups qui faisaient le choix de recruter des collaborateurs de talent dans d’autres pays restaient dans le flou – parfois au prix de déconvenues ! Mais à partir du moment où la pandémie de COVID-19 accélère la transition vers le modèle des “équipes distribuées”, il devient urgent de poser les questions qui fâchent, et de se tourner vers des professionnels qui peuvent aider les employeurs à se mettre en conformité avec le droit des différents pays concernés.</p><p>C’est la proposition de valeur de Deel : aider les employeurs, quel que soit leur pays d’établissement, à embaucher et manager n’importe qui, quel que soit son pays de résidence. Dans cette interview, Alex nous explique toutes les difficultés de ce modèle encore mal compris, mais aussi ce qu’il met en place pour faciliter les choses. Nous abordons également la question du futur du travail dans un monde où le travail distribué devient la norme, ainsi que l’expérience singulière d’Alex, qui vit lui-même entre Israël et la France mais a levé des fonds pour accélérer sa croissance auprès de l’un des plus prestigieux investisseurs en capital-risque dans la Silicon Valley : Andreessen Horowitz. Nous vous souhaitons une excellente écoute !</p><p>Si ce n’est déjà fait, abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/cadeau-un-podcast-deux-voix-">conservations “À deux voix” que Laetitia et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine</a> (reprise après le 15 août) 🚀</p><p>Nous vous souhaitons une excellente écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>, sa <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">chaîne YouTube</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/un-march-du-travail-sans-frontires</link><guid isPermaLink="false">substack:post:838522</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 12 Aug 2020 04:30:47 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/838522/239c39786f045999df7d6969b33fdf77.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3189</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/838522/906bb116481006fb7fccc8d591f40cfd.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Tout ce qu'on sait sur le COVID-19]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! Cette</strong> semaine, Laetitia et moi vous proposons un entretien avec notre ami Jean-David Zeitoun, docteur en médecine, docteur en épidémiologie clinique et entrepreneur. Jean-David répond à toutes mes questions sur la pandémie de COVID-19, la nature de cette maladie, l’impact sur le système hospitalier, la réponse des pouvoirs publics dans le monde entier, les futurs traitements et les futurs vaccin</p><p><strong>Je connais Jean-David</strong> depuis plusieurs années : praticien de la médecine, à la fois à l’hôpital et dans son cabinet en ville, il est aussi un chercheur spécialisé en épidémiologie clinique, un interlocuteur précieux sur les questions d’innovation dans le système de santé, et un entrepreneur, cofondateur d’<a target="_blank" href="https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/inato-leve-12-6-millions-d-euros-pour-aider-a-realiser-les-essais-cliniques-838652.html">Inato</a>, une startup spécialisée dans la mise en relation entre les laboratoires pharmaceutiques et les établissements de santé pour la conduite d’essais cliniques sur des traitements et des vaccins.</p><p>Depuis plusieurs mois, Laetitia et moi multiplions les angles de vue sur cette période de crise et de transition dans laquelle nous a plongés la pandémie de COVID-19. Nous recevons parfois des spécialistes des questions de santé, comme <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/personnel-mdical-et-relation-avec">Lavinia Ionita</a>, médecin spécialisée dans la gestion du stress, ou <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/informer-sur-la-pandmie">Nicolas Granatino</a>, qui nous parlait la semaine dernière de sa newsletter <a target="_blank" href="https://cronyclecovid19.substack.com/"><em>Corona Daily</em></a>, dans laquelle il informe quotidiennement des milliers de lecteurs du monde entier sur la pandémie.</p><p>Aujourd’hui, en forme de synthèse pour cette première interview de la pause estivale, Jean-David et moi avons une conversation polyvalente sur la pandémie dans toutes ses dimensions : </p><p>* Comment les professionnels de santé comme Jean-David ont-ils vécu cette pandémie de l’intérieur ? L’ont-ils vue arriver avant les autres ?</p><p>* Quel est l’impact de la pandémie sur notre système hospitalier ? Même si les hôpitaux n’ont pas été débordés comme on l’a longtemps craint, combien de temps faudra-t-il pour revenir à la normale ?</p><p>* Qu’est-ce que ce virus, quelle est la nature de la maladie qu’il provoque, quels sont exactement ses effets sur notre santé ?</p><p>* Que pouvons-nous attendre de la recherche clinique s’agissant de la mise au point d’éventuels traitements et d’un éventuel vaccin ?</p><p>* Qu’est-ce qu’Inato, la société cofondée par Jean-David, et comment celle-ci se positionne-t-elle dans un système de santé radicalement transformé ?</p><p>* Que penser de la manière dont les différents pays du monde ont réagi face à la pandémie ? Qui sont les bons et les mauvais élèves ?</p><p>* Enfin, comment adapter le système de santé et la formation des médecins pour l’après-COVID-19 ? </p><p>Écoutez cette conversation éclairante et indispensable dans la période actuelle. Et, si ce n’est déjà fait, abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/cadeau-un-podcast-deux-voix-">conservations “À deux voix” que Laetitia et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine</a> (reprise après le 15 août) 🚀</p><p>Nous vous souhaitons une excellente écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>, sa <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">chaîne YouTube</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/tout-ce-quon-sait-sur-le-covid-19</link><guid isPermaLink="false">substack:post:814173</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 05 Aug 2020 04:30:54 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/814173/5db0b9d6dda54b2c18fee72e43839ae4.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/814173/36d5a6e329be0fe52871d94d5e1b06fa.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Informer sur la pandémie]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! Cette</strong> semaine, Laetitia et moi vous proposons un entretien avec Nicolas Granatino, financier et chercheur français établi à Londres, qui est aussi l’éditeur d’une <em>newsletter</em> quasi-quotidienne d’information sur l’état de la pandémie dans le monde : <a target="_blank" href="https://cronyclecovid19.substack.com/"><em>Corona Daily</em></a> (en anglais 🇬🇧).</p><p><strong>Au tout début de la période de confinement, </strong>je passais quasiment des nuits entières à consulter Twitter pour m’informer sur la pandémie : Quel était ce mystérieux virus exactement ? Que savions-nous sur sa transmission ? Quels étaient les risques pour les personnes contractant le COVID-19 ? Comment les différents pays du monde réagissaient-ils face à cette menace ? Que devions-nous faire, moi, Laetitia et nos deux enfants, pour nous mettre à l’abri et passer cette période sans encombre ?</p><p>Un jour, j’ai écrit un tweet disant que je n’en pouvais plus d’avoir à aller moi-même à la pêche aux informations dans cet océan qu’est Twitter et j’ai demandé à la cantonade s’il n’existait pas quelque part une source permettant d’accéder à des informations fiables au quotidien sur la pandémie dans le monde. Notre ami Azeem Azhar, qui lui-même publie une <em>newsletter</em> très lue dans le monde du numérique (<a target="_blank" href="https://www.exponentialview.co/"><em>Exponential View</em></a>), m’a alors signalé <a target="_blank" href="https://cronyclecovid19.substack.com/"><em>Corona Daily</em></a>, une publication quotidienne et rigoureuse recensant toutes les données et les informations pertinentes sur la pandémie – dans toutes ses dimensions : sanitaire, scientifique, économique, sociale et politique.</p><p>Depuis, Laetitia et moi consultons chaque jour <em>Corona Daily</em> pour essayer de nous faire notre propre opinion. Par ailleurs, Laetitia connaissait déjà Nicolas Granatino, l’éditeur de <em>Corona Daily</em>, via Azeem. Considérant que Nicolas est français, nous avons pris conscience qu’il serait passionnant de l’inviter sur <em>Nouveau Départ</em> pour faire le point sur cette pandémie et tenter d’éclairer un public francophone qui, il faut bien le dire, n’a pas accès à autant d’informations que les anglo-saxons.</p><p>Dans cette interview, Nicolas et moi revenons sur plusieurs sujets : son parcours personnel, de la finance à une thèse doctorat en biologie soutenue sur le tard à l’université d’Oxford ; comment et pourquoi il s’est lancé dans la publication quasi-quotidienne de <em>Corona Daily</em> ; les outils qu’il utilise, en particulier <a target="_blank" href="https://www.cronycle.com/">Cronycle</a>, inspiré des modèles de collaboration dans le monde académique ; le regard qu’il porte sur les différents pays du monde et leur action face à la pandémie ; la difficulté à informer sur la pandémie dans un contexte de cacophonie et de défiance généralisée ; enfin, ce qu’il a appris sur le virus lui-même et les recherches scientifiques qui, un jour, pourraient permettre de découvrir des traitements, voire un vaccin. </p><p>Écoutez cette conversation éclairante et indispensable dans la période actuelle – et, si ce n’est déjà fait, abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/cadeau-un-podcast-deux-voix-">conservations “À deux voix” que Laetitiaa et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine</a> 🚀</p><p>Nous vous souhaitons une excellence écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>, sa <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">chaîne YouTube</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/informer-sur-la-pandmie</link><guid isPermaLink="false">substack:post:782623</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 29 Jul 2020 04:30:46 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/782623/e72484be6cea9347d5dd0c6d80cab6f0.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3402</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/782623/1131a745342e2026b7dab058603f6218.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le temps de travail et la crise. La pandémie dans le monde. Le capital-risque pour les nuls.]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! Merci de faire</strong> partie de la communauté <em>Nouveau Départ</em> ! Chaque lundi, nous envoyons un message pour partager avec vous l’“Édito” de la semaine et faire le point sur les émissions récentes et à venir.</p><p>Écoutez 👆🎧 ou regardez 👇📺 mon “Édito” pour mieux découvrir ces émissions de la semaine passée et à venir. N’oubliez pas que pour accéder aux émissions “À deux voix”, il vous faut être <a target="_blank" href="http://nouveaudepart.substack.com/subscribe">abonné.e à </a><a target="_blank" href="http://nouveaudepart.substack.com/subscribe"><em>Nouveau Départ</em></a>! À très bientôt 🤗</p><p><strong>Le temps de travail et la crise</strong></p><p>Mardi 28 juillet | <strong>Émission “À deux voix” sur le temps de travail dans un contexte de crise économique. </strong>Faut-il travailler plus longtemps pour sortir de la crise ? Ou au contraire donner plus de place aux loisirs et à l’équilibre des temps de vie ? Ce débat est imprégné d’une vision industrielle du temps de travail, dont de plus en plus de travailleurs s’écartent aujourd’hui— les indépendants, les créatifs, les prestataires ou ceux qui subissent un temps partiel non choisi. Mais la question du temps de travail reste intéressante pour tout ce qu’elle révèle des transitions en cours (conversation entre Nicolas et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Covid-19 : bilan de la pandémie </p><p>Mercredi 29 juillet | <strong>Interview sur le bilan de plusieurs mois de pandémie de COVID-19 dans le monde, et ce qu’on peut attendre de la période à venir. </strong>Nicolas Granatino est financier et entrepreneur (il a créé <a target="_blank" href="https://www.cronycle.com/">l’outil Cronycle</a>). Au début de la pandémie, il a lancé la meilleure <a target="_blank" href="https://cronyclecovid19.substack.com/"><em>newsletter</em></a><a target="_blank" href="https://cronyclecovid19.substack.com/"> de </a><a target="_blank" href="https://cronyclecovid19.substack.com/"><em>curation</em></a><a target="_blank" href="https://cronyclecovid19.substack.com/"> sur le coronavirus</a> et ses conséquences, où il est question de l’évolution de la pandémie, du virus et de la recherche médicale, des comparaisons internationales, ainsi que de la dimension politique et géopolitique et de la crise économique (conversation entre Nicolas Colin et Nicolas Granatino)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Le capital-risque “pour les nuls”</p><p>Vendredi 31 juillet | <strong>Émission “À deux voix” sur l’histoire et le fonctionnement du capital-risque. </strong> Le financement des entreprises à l’âge numérique est différent de ce qu’il était à l’âge industriel, et le capital-risque (“<em>venture capital</em>” en anglais) est devenu un pilier essentiel de la nouvelle économie. On aurait tort de ne pas s’y intéresser tant l’importance du capital-risque est croissante et cet univers-là a besoin de plus de diversité. Nous parlons de l’origine du capital-risque (le monde de la chasse à la baleine), de l’histoire de la Silicon Valley, et pourquoi ce modèle de financement est pertinent (conversation entre Nicolas et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Pour ne rien manquer de ces contenus, abonnez-vous si ce n’est déjà fait 👇</p><p><strong>Les États-Unis face au COVID-19</strong></p><p><em>Le premier podcast “À deux voix” était consacré aux difficultés que rencontrent les États-Unis dans leurs efforts pour contenir la pandémie de COVID-19.</em><strong> </strong>Cela s’explique par de nombreux facteurs tels que l’imperfection du système de santé, les problèmes de santé publique qui préexistent à la pandémie, les spécificités du système fédéral et l’incompétence (voire la corruption) de l’administration Trump (conversation entre Laetitia et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/tats-unis-et-coronavirus-la-dfaite"><strong>États-Unis et coronavirus : la défaite annoncée</strong></a> 👬—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Le switch en temps de crise</p><p><em>Notre interview de la semaine dernière était avec Clara Delétraz, co-fondatrice de </em><a target="_blank" href="https://www.switchcollective.com/"><em>Switch Collective</em></a><em> avec Béatrice Moulin. </em>Dans cette interview, nous parlons des parcours professionnels et des aspirations des individus dans une économie plus entrepreneuriale, ainsi que de l’impact de la crise actuelle sur les transitions professionnelles, et sur le modèle de l’entreprise Switch Collective—<em>accessible à tous</em>.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/pour-switcher-demain-cest-aujourdhui"><strong>Se préparer aujourd'hui pour mieux switcher demain</strong></a> 👩‍💻—<em>accessible à tous</em>.</p><p>La récession et les femmes</p><p><em>Le second podcast “À deux voix” de la semaine dernière était consacré aux femmes dans la crise et dans la transition.</em> Un phénomène peu observé et peu commenté, c’est le fait que les femmes sont beaucoup plus exposées que les hommes aux conséquences de la crise actuelle—qu’elles travaillent dans les services de proximité mis à l’arrêt par le confinement ou qu’elles travaillent à domicile encombrées et dérangées par les tâches domestiques (conversation entre Nicolas et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-rcession-et-les-femmes"><strong>La récession et les femmes</strong></a> 👬—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>☀️ <em>Du 1 au 15 août, les newsletters </em>Nouveau Départ<em> auront un format d’été. Vous recevrez des newsletters thématiques pour vous permettre de découvrir (ou redécouvrir) tous les contenus que nous avons créés depuis le début (avril 2020)</em> 🏖️</p><p>À partir de la troisième semaine d’août, en revanche, nous reprendrons le format habituel (deux podcasts “à deux voix” et une interview hebdomadaire). Et en septembre, il y aura des nouveautés 😎</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Pour vous abonner à notre chaîne YouTube, <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">c’est par ici</a>. Suivez <em>Nouveau Départ </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Et suivez-nous sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-temps-de-travail-et-la-crise-le</link><guid isPermaLink="false">substack:post:772663</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 27 Jul 2020 04:30:40 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/772663/66b4e64b99499d98ebc456594b9caab2.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>411</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/772663/2d8734d7918f0172cfab738d614914fe.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Se préparer pour mieux switcher]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! Cette</strong> semaine, Nicolas et moi vous proposons un entretien avec <a target="_blank" href="https://fr.linkedin.com/in/clara-del%C3%A9traz-0570694">Clara Delétraz</a>, co-fondatrice de Switch Collective, “<a target="_blank" href="https://www.switchcollective.com/#lart-de-se-reinventer">l’école pour inventer le travail de demain</a>”. Nous y discutons des transitions professionnelles, de comment s’y préparer, et aussi (encore) de la “passion economy”.</p><p><strong>Je suis particulièrement heureuse d’interviewer Clara Delétraz </strong>pour <em>Nouveau Départ. </em>C’est avec Clara et Béatrice Moulin, la co-fondatrice de Switch, que j’ai commencé en 2015 à <a target="_blank" href="https://medium.com/switch-collective/la-mal%C3%A9diction-de-l%C3%A9onard-de-vinci-et-le-futur-du-travail-cbd9a739d10e">écrire sur le futur du travail</a>. Cela fait donc plusieurs années déjà que nous échangeons avec passion sur le travail de demain, et tout particulièrement le mal-être au travail, la “quête de sens”, et les transitions professionnelles.</p><p>Avec le programme “<a target="_blank" href="https://www.switchcollective.com/prochains-departs">Fais le bilan</a>”, lancé il y a plus de 4 ans déjà, Switch Collective a déjà “formé” plus de 5 000 élèves qui ont entre 20 et 60 ans. À presque 5 ans, Switch est une startup qui a déjà vécu plusieurs phases et pivots. La pandémie de 2020 est-elle un moment décisif pour Switch ? Comment tirer le maximum <em>online</em> quand on a l’habitude d’organiser des formations pour réunir les gens physiquement ?</p><p>Par ailleurs, la crise que nous traversons accélère un certain nombre de mutations : la transition numérique, les transformations du management, notre manière de consommer, mais aussi de nous former. Elle accélère aussi nos questionnements et inquiétudes sur notre avenir professionnel, et la quête de sens. </p><p>Le confinement, en particulier, a été à l’origine de beaucoup de question sur le sens et la valeur au travail : parmi les travailleurs “essentiels”, on trouve les moins rémunérés (c’était le sujet discuté dans cette interview avec Denis Maillard : “<a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quelle-reconnaissance-pour-les-travailleurs">Quelle reconnaissance pour les travailleurs du "back office"?</a><strong>”) </strong></p><p>À quelle sauce cette crise nous mangera-t-elle ? Est-ce même prudent de songer maintenant à quitter un poste stable alors que le taux de chômage se fait menaçant ? Eh bien, oui, c’est maintenant qu’il faut y songer, même quand on préfère rester à son poste et ne pas faire de grand saut. </p><p>Si vous attendez <a target="_blank" href="https://start.lesechos.fr/travailler-mieux/metiers-reconversion/non-le-bon-moment-pour-se-reconvertir-nexiste-pas-1210031">le moment parfait</a> pour vous reconvertir, il ne viendra jamais. D’un autre côté, tout quitter du jour au lendemain n’est pas non plus l’attitude idéale. Une reconversion ça se prépare, d'autant plus dans ce contexte.</p><p>Nous poursuivons également cette réflexion sur “l’économie de la passion” commencée avec <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit">ce “À deux voix”</a> intitulé “<a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit"><strong>Économie de la passion : mythe ou réalité ?</strong></a><strong>” </strong>🎧, puis avec <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/entreprendre-sans-permission">l’interview d’Hugo Amsellem</a> la semaine dernière.</p><p>Écoutez la conversation que nous avons eue avec Clara sur le “switch”, la crise et le futur du travail – et, si ce n’est déjà fait, abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/cadeau-un-podcast-deux-voix-">conservations “À deux voix” que Nicolas et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine</a> 🚀</p><p>Nous vous souhaitons une excellence écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>, sa <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">chaîne YouTube</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/pour-switcher-demain-cest-aujourdhui</link><guid isPermaLink="false">substack:post:728004</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 22 Jul 2020 04:30:02 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/728004/755b36de49566fe36f9f6dfb525d5734.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3448</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/728004/9ad96d48f0c4681811898d0f687cbf72.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les États-Unis face au COVID-19. Le switch en temps de crise. La récession et les femmes.]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! Merci de faire</strong> partie de la communauté <em>Nouveau Départ</em> ! Chaque lundi, nous envoyons un message pour partager avec vous l’“Édito” de la semaine (aux formats vidéo 📺 et podcast 🎙) et faire le point sur les émissions récentes et à venir.</p><p>Regardez 👇 (ou écoutez 👆🎧) mon “Édito” pour mieux découvrir ces émissions de la semaine passée et à venir. N’oubliez pas que pour accéder aux émissions “À deux voix”, il vous faut être <a target="_blank" href="http://nouveaudepart.substack.com/subscribe">abonné.e à </a><a target="_blank" href="http://nouveaudepart.substack.com/subscribe"><em>Nouveau Départ</em></a><em> </em>! À très bientôt 🤗</p><p><strong>Les États-Unis face au COVID-19</strong></p><p> Mardi 21 juillet | <strong>Émission “À deux voix” sur les difficultés que rencontrent les États-Unis dans leurs efforts pour contenir la pandémie de COVID-19. </strong>Cela s’explique par de nombreux facteurs tels que l’imperfection du système de santé, les problèmes de santé publique qui préexistent à la pandémie, les spécificités du système fédéral et l’incompétence (voire la corruption) de l’administration Trump<strong> </strong>(conversation entre Laetitia et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Le switch en temps de crise</p><p>Mercredi 22 juillet | <strong>Interview sur les parcours professionnels et les aspirations des individus dans une économie de plus en plus entrepreneuriale. </strong><a target="_blank" href="https://www.switchcollective.com/">Switch Collective</a> est une entreprise qui accompagne les travailleurs dans leur réflexion sur leur avenir et les aide à se reconvertir dans de nouveaux métiers plus en phase avec leurs aspirations—un sujet qui ne va faire que monter dans la transition<strong> </strong>(conversation avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/clara-del%C3%A9traz-0570694?originalSubdomain=fr">Clara Delétraz</a>, co-fondatrice de Switch Collective)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>La récession et les femmes</p><p>Vendredi 24 juillet | <strong>Émission “À deux voix” sur les femmes dans la crise et dans la transition.</strong> Un phénomène peu observé et peu commenté, c’est le fait que les femmes sont beaucoup plus exposées que les hommes aux conséquences de la crise actuelle—qu’elles travaillent dans les services de proximité mis à l’arrêt par le confinement ou qu’elles travaillent à domicile encombrées et dérangées par les tâches domestiques (conversation entre Laetitia et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Pour ne rien manquer de ces contenus, abonnez-vous si ce n’est déjà fait 👇</p><p><strong>À quoi servent les nouveaux ministres ?</strong></p><p><em>Dans notre premier podcast “À deux voix” de la semaine dernière, Laetitia et moi avons discuté du nouveau gouvernement </em>: un casting qui nous a déçus et qui dénote une sorte de renoncement, de la part d’Emmanuel Macron, à positionner la France à l’avant-garde de la transition en cours. Nous échangeons sur le vrai rôle des ministres dans l’administration aujourd’hui et passons en revue les différentes personnalités.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/-quoi-servent-les-nouveaux-ministres"><strong>À quoi servent les nouveaux ministres ?</strong></a> 👬—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Entreprendre sans permission</p><p><em>Notre interview de la semaine dernière était avec Hugo Amsellem, ancien collègue de The Family et producteur du podcast </em><a target="_blank" href="https://www.sanspermission.com/">Sans Permission</a>. Hugo parle à Laetitia de l’Allemagne (où il a ouvert le bureau berlinois de The Family), de son parcours entrepreneurial et de comment les créateurs utilisent Internet pour entreprendre. Une perspective indispensable sur <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit">l’économie de la passion</a> ! </p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/entreprendre-sans-permission"><strong>Entreprendre sans permission</strong></a> 💁🏻‍♂️—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Les forces et faiblesses de l’Allemagne</p><p><em>Le second podcast “À deux voix” de la semaine dernière était consacré à l’Allemagne</em>, son positionnement économique depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, les conséquences que ses dirigeants en tirent en termes de politique économique – et le complexe d’infériorité que tout cela nous inspire à nous Français.<em> </em>Allons-nous bientôt cesser d’imiter les Allemands ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/les-forces-et-faiblesses-de-lallemagne"><strong>Les forces et faiblesses de l’Allemagne</strong></a> 👬—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Pour vous abonner à notre chaîne YouTube, <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">c’est par ici</a>. Suivez <em>Nouveau Départ </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Et suivez-nous sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-tats-unis-face-au-covid-19-le</link><guid isPermaLink="false">substack:post:735748</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 20 Jul 2020 04:30:33 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/735748/9a003c3da95c5ab7f73f5206f4fe52eb.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>535</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/735748/cdaa84d567950c6223543f4805c6af8f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Entreprendre sans permission]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! Cette</strong> semaine, Nicolas et moi vous proposons un entretien avec <a target="_blank" href="https://salon.thefamily.co/@HugoAmsellem">Hugo Amsellem</a>, entrepreneur, ancien <em>director</em> à The Family et créateur du podcast <a target="_blank" href="https://www.sanspermission.com/"><em>Sans Permission</em></a>. Dans cet entretien, Hugo nous parle de son parcours, de son expérience en Allemagne et de l’économie de la passion.</p><p><strong>Hugo Amsellem a travaillé sept ans à The Family, dont Nicolas est l’un des co-fondateurs. </strong>Ces dernières années, il y a notamment dirigé le bureau berlinois et découvert l’écosystème tech de la capitale allemande. Avant cela, il avait lancé plusieurs projets entrepreneuriaux dans le monde de la musique. </p><p>Hugo dit n’avoir pas l’habitude de parler de lui, mais dans cet entretien, il nous raconte tout son parcours, ce qui l’a amené à entreprendre dans la musique, ce qu’il a fait à The Family, son expérience à Berlin et ses impressions de l’Allemagne. </p><p>Il parle aussi de ses idées à propos de l’économie de la passion, à propos de laquelle Nicolas et moi avons enregistré cette conversation “À deux voix” récemment : <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit"><strong>Économie de la passion : mythe ou réalité ?</strong></a><strong> </strong>🎧 Hugo nous parle tout particulièrement de son podcast, au titre prometteur de <em>Sans permission</em>, pour montrer tout <em>“ce qu'internet change pour la nouvelle génération de créateurs”</em>. </p><p>Voilà ce que dit <a target="_blank" href="https://www.sanspermission.com/manifesto">le manifesto de ce podcast</a> :</p><p><em>Il y a juste 10 ans de ça, pour accéder à une audience, il fallait passer par un cycle d'hyper sélection ou une personne avait le pouvoir de décider qui avait le droit de parler au public ou pas. Puis un jour internet est arrivé, et d'un coup n'importe qui peut mettre n'importe quoi en ligne. La curation n'est plus faite par une seule personne, mais par le public qui vote avec son temps en fonction de ce qu'il aime ou pas. Et ça se passe partout !</em></p><p><strong><em>Les artistes</em></strong><em> font des millions de vues sur YouTube sans labels, les YouTubers bâtissent des empires médias sans la télé et les Startupers créent des produits globaux sans investisseurs. Tout ça est possible parce qu'on vit dans un monde sans permission. On a plus besoin de suivre des chemins balisés pour faire une différence dans la vie des gens et cette nouvelle réalité sans permission est la chose la plus puissante que notre génération puisse réaliser.</em></p><p>Écoutez cette interview stimulante avec un entrepreneur passionné – et, si ce n’est déjà fait, abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/cadeau-un-podcast-deux-voix-">conservations “À deux voix” que Nicolas et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine</a> 🚀</p><p>Nous vous souhaitons une excellence écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘</p><p>* <a target="_blank" href="https://salon.thefamily.co/@HugoAmsellem">Les articles d’Hugo sur </a><a target="_blank" href="https://salon.thefamily.co/@HugoAmsellem"><em>Medium</em></a>, à propos de l’entrepreneuriat, de l’écosystème allemand et de Berlin.</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.sanspermission.com/manifesto">Le manifesto de </a><a target="_blank" href="https://www.sanspermission.com/manifesto"><em>Sans permission</em></a>.</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/03/04/sans-permission-un-nouveau-podcast-passerelle-vers-l-univers-des-youtubeurs_6031816_3246.html">Cet article du </a><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/03/04/sans-permission-un-nouveau-podcast-passerelle-vers-l-univers-des-youtubeurs_6031816_3246.html"><em>Monde </em></a><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/03/04/sans-permission-un-nouveau-podcast-passerelle-vers-l-univers-des-youtubeurs_6031816_3246.html">sur le podcast </a><a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/03/04/sans-permission-un-nouveau-podcast-passerelle-vers-l-univers-des-youtubeurs_6031816_3246.html"><em>Sans permission</em></a>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>, sa <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">chaîne YouTube</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/entreprendre-sans-permission</link><guid isPermaLink="false">substack:post:691454</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 15 Jul 2020 04:31:10 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/691454/27b1d4dd08648e0d9f8949fe78fd1088.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3160</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/691454/3178cc1fec57f46f31dec88467eedfa4.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le gouvernement Castex. Les forces et faiblesses de l'Allemagne. La 'passion economy'.]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! Merci de faire</strong> partie de la communauté <em>Nouveau Départ</em> ! Chaque lundi, nous envoyons un message pour partager avec vous l’“Édito” de la semaine (aux formats vidéo 📺 et podcast 🎙) et faire le point sur les émissions récentes et à venir.</p><p>Regardez 👇 (ou écoutez 👆🎧) mon “Édito” pour mieux découvrir ces émissions de la semaine passée et à venir. N’oubliez pas que pour accéder aux émissions “À deux voix”, il vous faut être <a target="_blank" href="http://nouveaudepart.substack.com/subscribe">abonné.e à </a><a target="_blank" href="http://nouveaudepart.substack.com/subscribe"><em>Nouveau Départ</em></a><em> </em>! À très bientôt 🤗</p><p><strong>Le nouveau gouvernement</strong></p><p>Demain, mardi 14 juillet | <strong>Émission “À deux voix” sur le nouveau gouvernement de Jean Castex,</strong> les messages politiques derrière ces nominations, et ce qu’elles nous inspirent – nos réflexions sur les ministres, les cabinets ministériels, et la courroie de transmission entre le pouvoir politique et l’administration (conversation entre Nicolas et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>L’entrepreneuriat “Sans permission”</p><p>Mercredi 15 juillet | <strong>Interview sur l’entrepreneuriat “sans permission” et l’économie de la passion : </strong><a target="_blank" href="https://salon.thefamily.co/@HugoAmsellem">Hugo Amsellem</a> est un ancien <em>director</em> à The Family. Il en a dirigé le bureau allemand à Berlin ces dernières années, et il a récemment créé le podcast “<a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/03/04/sans-permission-un-nouveau-podcast-passerelle-vers-l-univers-des-youtubeurs_6031816_3246.html">Sans permissio</a>n”—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Les forces et faiblesses de l’Allemagne</p><p>Vendredi 17 juillet | <strong>Émission “À deux voix” sur les forces et les faiblesses de l’économie allemande dans cette période de transition : </strong>l’Allemagne a bien géré la crise sanitaire et semble même souffrir moins que prévu économiquement. Quelles sont les forces et les faiblesses de l’économie allemande ? Peut-on imiter en France les politiques qui fonctionnent bien pour l’Allemagne ? (conversation entre Nicolas et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Pour ne rien manquer de ces contenus, abonnez-vous si ce n’est déjà fait 👇</p><p><strong>Les élites en France</strong></p><p><em>Dans notre podcast “À deux voix”, Nicolas et moi avons discuté de la sociologie des élites françaises</em> : nous prenons pour prétexte la nomination du nouveau Premier ministre français, Jean Castex, pour discuter de la sociologie des élites. Que dit cette nomination de la sociologie des élites politiques de notre pays ? Quel rôle jouent les grands corps de l’État ? Et l’ENA ?</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ce-que-castex-nous-dit-de-la-sociologie"><strong>Ce que Castex nous dit de la sociologie des élites françaises</strong></a> 👬—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Paris et la province</p><p><em>Notre interview de la semaine dernière était avec Aurore Thibaud, entrepreneuse basée à Limoges, dans le Limousin. </em>Aurore s’est donnée pour mission, avec son agence <a target="_blank" href="https://www.laou.fr/">Laou</a>, d’aider les entreprises de province à recruter ces talents informatiques aujourd’hui concentrés à Paris et en Île-de-France. Elle parle de mobilité géographique, d’opportunités dans les territoires, et bat en brèche les préjugés qu’ont les Parisiens sur le “province”.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quitter-paris-pour-la-province-"><strong>Quitter Paris pour la province</strong></a> 👩🏻‍💼—<em>accessible à tous</em>.</p><p>Le renouveau artisanal</p><p><em>Le second podcast “À deux voix” était sur la passion economy et l’avenir du travail. </em>Le concept de <em>passion economy</em> nous vient de la Silicon Valley et est très en vogue depuis un an. Que recouvre-t-il ? Le terme de “passion” est-il approprié ? Finalement, on y a trouvé des similitudes avec les idées que j’ai développées sur <a target="_blank" href="https://calmann-levy.fr/livre/du-labeur-louvrage-9782702165591">l’artisanat comme avenir du travail</a>.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit"><strong>Économie de la passion : mythe ou réalité ?</strong></a> 👬—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Pour vous abonner à notre chaîne YouTube, <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">c’est par ici</a>. Suivez <em>Nouveau Départ </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Et suivez-nous sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-gouvernement-castex-les-forces</link><guid isPermaLink="false">substack:post:687787</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 13 Jul 2020 04:30:45 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/687787/72d579c6c26910b988fefd82b9171f40.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>618</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/687787/d77d9c2cc4b4dc8ce3482a90d858efcc.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Économie de la passion : mythe ou réalité ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong><em>Chers abonnés,</em></strong></p><p>Dans ce nouvel épisode de notre série “À deux voix”, faite de conversations entre Nicolas et moi, nous discutons de “l’économie de la passion” (<em>passion economy</em>, en anglais). Ce concept nous vient de la Silicon Valley, mais le terme de passion est-il approprié ? Et puis de quoi parle-t-on, au juste ?</p><p><strong>La </strong><strong><em>passion economy</em></strong><strong> fait </strong>beaucoup parler d’elle depuis l’an dernier. Récemment, la firme de capital-risque Andreessen Horowitz (par <a target="_blank" href="https://a16z.com/2019/10/08/passion-economy/">la voix de Li Jin</a>) a publié de nombreux contenus sur le sujet car c’est l’une de leurs thèses d’investissement. La startup Substack (dont nous utilisons la plateforme pour <em>Nouveau Départ</em>) est entièrement fondée sur l’idée que le monde des médias se transforme grâce à la <em>passion economy</em> et Andreessen Horowitz n’a pas manqué d’investir dans Substack.</p><p>La <em>passion economy</em>, c’est aussi le titre d’un livre passionnant écrit par Adam Davidson : <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Passion-Economy-Thriving-Twenty-First-Century/dp/1473683653"><em>The Passion Economy: The New Rules for Thriving in the Twenty-First Century</em></a><em> </em>(2019). Le journaliste américain (créateur d’un podcast qui s’appelle <a target="_blank" href="https://www.npr.org/sections/money/"><em>Planet Money</em></a>) y décrit une économie qui se transforme et dans laquelle les individus et les entreprises doivent lâcher la course à la grande taille et aux économies d’échelle de la production de masse pour offrir à leurs clients intimité et personnalisation. Dans un monde mondialisé où on peut automatiser de plus en plus de tâches, on ne peut plus guère espérer offrir à ses clients des produits moins chers que la concurrence.</p><p>Je suis sceptique quant à l’utilisation du mot “passion” pour parler d’une économie qui s’éloigne des modèles de l’économie de masse du XXe siècle. L’idée selon laquelle chacun doit “suivre sa passion” et “trouver sa voie” est anxiogène, et sans doute aussi élitiste, car elle laisse penser qu’il faudrait qu’il y ait un Picasso ou un Jimi Hendrix en chacun de nous. En réalité, l’idée la plus intéressante derrière le concept de la <em>passion economy</em>, c’est ce qu’implique la fin du paradigme de l’économie de masse : on doit apprendre à offrir quelque chose de différent pour sortir du lot.</p><p>À bien des égards, cela rejoint les idées que j’ai développées dans <a target="_blank" href="https://calmann-levy.fr/livre/du-labeur-louvrage-9782702165591"><em>Du Labeur à l’ouvrage. L’artisanat est l’avenir du travail</em></a> (Calmann-Lévy, 2019), et c’est de tout cela dont nous discutons avec Nicolas dans cet épisode de notre podcast “À deux voix”.</p><p><em>Le monde du travail que nous a légué le XXe siècle est en crise.</em></p><p><em>Pendant près d’un siècle, il s’est organisé autour d’un contrat par lequel l’employeur garantissait un salaire, une relative sécurité de l’emploi et un statut social au travailleur. En échange, ce dernier consentait à une certaine forme d’aliénation. C’était le monde du labeur.</em></p><p><em>Aujourd’hui, cependant, ce monde se désagrège  : les salaires stagnent, les parcours professionnels deviennent chaotiques et l’on s’y ennuie de plus en plus.</em></p><p><em>Heureusement, un nouveau monde est en train d'émerger, celui de l’ouvrage. On y réinvestit les valeurs longtemps négligées de l’artisanat  : indépendance du travailleur, maîtrise de son temps et de ses tâches, attention aux besoins de l’utilisateur final… et incertitude quant à l’avenir. On y voit apparaître de nouvelles manières d’être au travail. On y réévalue les métiers naguère méprisés du quotidien, bouleversant les hiérarchies et interrogeant les assignations traditionnelles de genre.</em></p><p><strong>Écoutez, partagez et réagissez à ce podcast 🎧 !</strong></p><p>Merci à tous et à bientôt 🤗</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> encore, allez lire les articles de ma <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du">collection </a><a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du"><em>Du Labeur à l’ouvrage</em></a><a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du"> sur Medium</a>, parmi lesquels :</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/les-b******t-jobs-ou-le-labeur-%C3%A0-son-paroxysme-bd1289eac06">Les « b******t jobs » ou le labeur à son paroxysme</a></p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/le-futur-du-travail-appartient-aux-personnes-multi-potentielles-a854765eaedb">Le futur du travail appartient aux personnes multi-potentielles</a></p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/le-travail-et-la-valeur-un-grand-malentendu-fbab99bf49c">Le travail et la valeur : un grand malentendu</a></p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/la-red%C3%A9couverte-de-lartisanat-d4d9ff1aff27">La redécouverte de l’artisanat</a></p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/des-sorci%C3%A8res-aux-femmes-de-m%C3%A9nage-le-futur-du-travail-au-f%C3%A9minin-89ad7f82685c">Des sorcières aux femmes de ménage : le futur du travail au féminin</a></p><p>Vous pouvez également allez lire :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.ladn.eu/media-mutants/case-study-media/interview-adam-davidson-economie-passion/">Une interview d’Adam Davidson dans </a><a target="_blank" href="https://www.ladn.eu/media-mutants/case-study-media/interview-adam-davidson-economie-passion/"><em>L’ADN</em></a><em>.</em></p><p>* <a target="_blank" href="https://www.getplanet.eu/newsletters/transformer-ses-hobbies-en-un-business-economie-de-la-passion#:~:text=Dans%20l&#39;%C3%A9conomie%20de%20la,sur%20des%20plateformes%20moins%20rigides.">Une newsletter </a><a target="_blank" href="https://www.getplanet.eu/newsletters/transformer-ses-hobbies-en-un-business-economie-de-la-passion#:~:text=Dans%20l&#39;%C3%A9conomie%20de%20la,sur%20des%20plateformes%20moins%20rigides."><em>Planet</em></a><a target="_blank" href="https://www.getplanet.eu/newsletters/transformer-ses-hobbies-en-un-business-economie-de-la-passion#:~:text=Dans%20l&#39;%C3%A9conomie%20de%20la,sur%20des%20plateformes%20moins%20rigides."> sur le sujet de la </a><a target="_blank" href="https://www.getplanet.eu/newsletters/transformer-ses-hobbies-en-un-business-economie-de-la-passion#:~:text=Dans%20l&#39;%C3%A9conomie%20de%20la,sur%20des%20plateformes%20moins%20rigides."><em>passion economy</em></a>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/conomie-de-la-passion-mythe-ou-ralit</link><guid isPermaLink="false">substack:post:668849</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Fri, 10 Jul 2020 04:30:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/668849/17f45e7c723a8dbb2d7909f549321890.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3078</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/668849/4acabda6c42a3610345d7b081c4a554d.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Quitter Paris pour la province]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! Cette</strong> semaine, Laetitia et moi vous proposons un entretien avec <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/aurore-thibaud-a173022b">Aurore Thibaud</a>, entrepreneure basée à Limoges, dans le Limousin, qui s’est donnée pour mission, avec son agence <a target="_blank" href="https://www.laou.fr/">Laou</a>, d’aider les entreprises de province à recruter ces talents informatiques aujourd’hui concentrés à Paris et en Île-de-France.</p><p><strong>Aurore nous a été présentée par un ami commun, </strong><a target="_blank" href="https://emmanuelbismuth.com/"><strong>Emmanuel Bismuth</strong></a><strong>. </strong>Comme elle me l’explique dans l’interview, son entreprise Laou est née de sa volonté de revenir sur les terres de son enfance, le Limousin – et de son idée d’essayer de convaincre d’autres travailleurs établis en Île-de-France de sauter le pas à leur tour.</p><p>Une telle décision n’est, en réalité, pas si difficile à prendre. Quitter Paris, pour tous ces cadres surmené.e.s, ça veut dire renouer avec une qualité de vie qu’ils n’ont souvent pu apprécier qu’avant de rentrer dans la vie active. Ils ont ensuite cru devoir faire une croix dessus en rejoignant leur premier employeur en Île-de-France et en s’installant avec leur famille dans les appartements minuscules de l’agglomération parisienne. Mais grâce à Aurore, ils réalisent qu’il est possible de vivre cette expérience à nouveau.</p><p>Il existe néanmoins des obstacles et beaucoup d’interrogations : Retrouverai-je une vie sociale en province ? Y a-t-il une vie culturelle digne de ce nom ? Mon/ma conjoint.e pourra-t-il/elle trouver un emploi lui/elle aussi ? Et si je ne m’épanouis pas dans mon travail, sera-t-il possible de changer et de trouver un autre emploi sans déménager à plusieurs centaines de kilomètres de là et chambouler ma vie à nouveau ?</p><p>C’est toute la valeur ajoutée de Laou que de proposer l’accompagnement pour prendre ce type de décision dans les meilleurs conditions possibles. Nombreuses sont les entreprises en province qui cherchent à recruter des talents et se trouvent confrontées à une pénurie. En même temps la crise du COVID-19 n’a fait que banaliser cette idée d’un “exode rural à l’envers” : quitter les foyers d’infection que sont les métropoles denses pour aller s’installer là où l’herbe est plus verte et le virus moins menaçant. </p><p>Nous abordons tous ces sujets avec Aurore rapprochés par une passion commune pour ces questions cruciales pour notre économie aujourd’hui : le développement des territoires, la dissémination des emplois, l’amélioration de la qualité de vie.</p><p>Écoutez cette interview stimulante avec une entrepreneure engagée – et abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/cadeau-un-podcast-deux-voix-">conservations “À deux voix” que Laetitia et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine</a> 🚀</p><p>Nous vous souhaitons une excellence écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘 </p><p>* L’étude que j’ai réalisée en 2014 sur le développement des territoires et les startups avec The Family : <a target="_blank" href="https://www.dropbox.com/s/n155jutp2eqb0un/TheFamily_Territoires.pdf?dl=0">La transition numérique au coeur des territoires</a> (en partenariat avec le Groupe Caisse des dépôts).</p><p>* Une note rédigée à la même époque par Laurent Davezies et Thierry Pech pour le <em>think tank</em> Terra Nova : <a target="_blank" href="https://www.evernote.com/l/AOw3r0l9tfNLsJ9mmFlbmDcjzP2jD6g3jDw">La nouvelle question territoriale</a> (2014).</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>, sa <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">chaîne YouTube</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/quitter-paris-pour-la-province-</link><guid isPermaLink="false">substack:post:648174</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 08 Jul 2020 04:30:33 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/648174/aa3855294cd17eb5c686ef9bfeea7df1.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/648174/c2125582cbb69444d798425fcfbc9480.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Un nouveau Premier ministre. L'économie de la passion. Quitter Paris pour la province.]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! Merci de faire</strong> partie de la communauté <em>Nouveau Départ</em> ! Chaque lundi, nous envoyons un message pour partager avec vous l’“Édito” de la semaine (aux formats vidéo 📺 et podcast 🎙) et faire le point sur les émissions récentes et à venir.</p><p>Regardez 👇 (ou écoutez 👆🎧) mon “Édito” pour mieux découvrir ces émissions passées et à venir. N’oubliez pas que pour accéder aux émissions “À deux voix”, il vous faut être abonné.e à <em>Nouveau Départ </em>! À très bientôt 🤗</p><p><strong>Voici les émissions que nous mettrons en ligne cette semaine :</strong></p><p>* Demain, mardi 7 juillet | <strong>Émission “À deux voix” sur la sociologie des élites en France</strong>, dans le contexte de la nomination de Jean Castex à Matignon (conversation entre Laetitia et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>* Mercredi 8 juillet | <strong>Interview sur les déçus de l’Île-de-France et le renouveau des territoires : </strong>la crise du COVID-19 va-t-elle accélérer l’exode de Paris vers la province ? (avec <a target="_blank" href="https://twitter.com/thibaudaurore?lang=en">Aurore Thibaud</a>, fondatrice de <a target="_blank" href="https://www.laou.fr/">Laou</a>)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>* Vendredi 10 juillet | <strong>Émission “À deux voix” sur l’</strong><strong><em>“économie de la passion”</em></strong><strong> : </strong>pouvons-nous tourner le dos à l’économie de masse et faire de notre passion un source de revenus ? (conversation entre Laetitia et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Pour ne rien manquer de tout ça, il vous faut vous abonner si ce n’est déjà fait 😉</p><p><strong>RAPPEL | Ce dont nous avons discuté la semaine dernière dans </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong><strong> :</strong></p><p><em>Dans notre podcast “À deux voix”, Laetitia et moi avons discuté d’immigration</em> : la décision récente de Donald Trump de fermer complètement les frontières aux travailleurs immigrés, la distinction fallacieuse entre immigration qualifiée et non-qualifiée, l’importance de redéfinir les termes de ce débat qui n’en finit pas.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/immigration-changer-de-perspective"><strong>Immigration : changer de perspective</strong></a> 👬—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p><em>Notre interview de la semaine était avec Émilie Bellet, entrepreneuse française établie à Londres</em>, fondatrice de Vestpod, une newsletter conçue pour aider les femmes à mieux gérer leur argent et auteure de <em>You’re Not Broke, You’re Pre-Rich</em>. La discussion porte sur les femmes et l’argent, l’entrepreneuriat pendant la crise, la complémentarité entre les livres et les startups et bien d’autres choses.</p><p>👉 Écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/femmes-et-argent-pourquoi-ce-tabou"><strong>Femmes et argent : pourquoi ce tabou ?</strong></a> 👩🏻‍💼—<em>accessible à tous</em>.</p><p><em>Le second podcast “À deux voix” était sur la Silicon Valley et les grandes entreprises numériques. </em>Ces dernières n’en finissent pas de grandir et de prospérer, et la crise n’a fait qu’accélérer cette tendance. Mais elles se heurtent aussi à de plus en plus d’obstacles d’ordre géopolitique, politique et même culturel.</p><p>👉 Pour mieux comprendre la Silicon Valley de l’intérieur, écoutez 🎧 <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/quel-avenir-pour-la-silicon-valley"><strong>Quel avenir pour la Silicon Valley ?</strong></a> 👬—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Pour vous abonner à notre chaîne YouTube, <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">c’est par ici</a>. Suivez <em>Nouveau Départ </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Et suivez-nous sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/un-nouveau-premier-ministre-lconomie</link><guid isPermaLink="false">substack:post:636224</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Mon, 06 Jul 2020 04:31:56 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/636224/7201b5840a342b8be4568e7cdc544f51.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>693</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/636224/cdaa84d567950c6223543f4805c6af8f.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Quel avenir pour la Silicon Valley ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong><em>Chers abonnés,</em></strong></p><p>Aujourd’hui, dans ce nouvel épisode de notre série “À deux voix”, faite de conversations entre Nicolas et moi, nous parlons de la Silicon Valley. L’ère de la domination sans partage de la Silicon Valley touche-t-elle à sa fin ? Quel sera l’impact de l’année 2020 pour les géants numériques ? </p><p><strong>Nicolas étudie la Silicon Valley depuis près de dix ans. </strong>Quant à moi, j’ai travaillé dans une entreprise qui en est issue et ai vécu une ‘expérience Silicon Valley’ en tant qu’employée. Cela faisait déjà plusieurs semaines que nous envisagions de consacrer un épisode de notre podcast “À deux voix” à ce sujet en particulier.</p><p>Pour la Silicon Valley, l’année 2020 est décisive à bien des égards. D’un côté, la pandémie et le confinement semblent accélérer (ou révéler) une transition numérique qui renforce les géants de la Silicon Valley. On n’a jamais autant regardé Netflix, ni autant eu recours à Amazon que pendant la période de confinement. La transformation de nos usages fait la part belle aux entreprises numériques.</p><p>Mais d’un autre côté, l’année 2020 marque un retour de bâton sans précédent contre les géants de la Silicon Valley. Certains, comme Facebook, sont accusés de complicité avec Donald Trump. La période semble consolider la vision de ces entreprises comme le <em>“nouvel empire du mal”</em>. Accusées de nourrir le racisme, de reproduire le sexisme, et d’alimenter un <em>“</em><a target="_blank" href="https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-jeudi-07-mars-2019"><em>capitalisme de surveillance</em></a><em>”</em> délétère, les grandes entreprises numériques sont au coeur des guerres culturelles américaines. </p><p>À cela s’ajoutent une multitude d’autres problèmes. <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/la-grande-fragmentation-comment-sy">La fragmentation du monde</a> et la montée en puissance de la Chine ont fait perdre à certaines de ses entreprises une partie de leurs ambitions de conquête du monde. Devront-elles se replier exclusivement sur le marché américain et abandonner l’Asie et le reste du monde ? </p><p>Pour illustrer notre conversation sur l’avenir de la Silicon Valley, nous passons en revue le sort des 5 grands géants que sont Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft. Pour certains d’entre eux, la situation est loin d’être favorable.</p><p>Nicolas et moi vous proposons une mise en perspective pour appréhender le sujet de l’avenir de la Silicon Valley sous plusieurs angles, y compris celui des éventuelles opportunités en Europe. Écoutez, partagez et réagissez à ce podcast 🎧 !</p><p>Merci encore et à bientôt 🤗</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Pour vous abonner à notre chaîne YouTube, <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">c’est par ici</a>. Suivez <em>Nouveau Départ </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Et suivez-nous sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/quel-avenir-pour-la-silicon-valley</link><guid isPermaLink="false">substack:post:621025</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Fri, 03 Jul 2020 04:30:35 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/621025/075d02467c3229c1072825cde0d90e80.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3269</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/621025/6858eb8aafe14967dd2ed2d038e1d92e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Femmes et argent : pourquoi ce tabou ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! Cette</strong> semaine, Nicolas et moi vous proposons un entretien avec Émilie Bellet, entrepreneure et conférencière basée à Londres, qui s’est donnée pour mission, avec <a target="_blank" href="https://www.vestpod.com/">Vestpod</a>, de démocratiser les outils (et méthodes) de la gestion de fortune, en particulier pour les femmes. Le tabou qui demeure sur les sujets liés à l’argent pénalisent les femmes tout particulièrement.</p><p><strong>J’ai rencontré Émilie à Londres</strong> alors qu’elle venait de lancer <a target="_blank" href="https://www.vestpod.com/">sa newsletter Vestpod</a> avec l’idée qu’il fallait “empouvoirer” les femmes financièrement. Après une carrière dans la finance — Émilie travaillait chez Lehman Brothers au moment de la crise de 2008 — elle a pris conscience du décalage entre les femmes et les hommes en matière de gestion des finances personnelles. </p><p>Les femmes négocient moins et investissent moins que leurs homologues masculins. Ces inégalités s’accumulent et s’amplifient aussi parce que le tabou de l’argent est encore plus fort parmi les femmes. Il faut dire aussi que les banques et les conseillers s’adressent moins aux femmes, et que le sexisme y est encore courant.</p><p>En France, cela ne fait que 55 ans que les femmes ont le droit d’ouvrir un compte en banque (et seulement 100 ans qu’elles peuvent disposer de leur salaire). L’histoire de l’autonomisation des femmes en finance n’en est qu’à ses débuts. Émilie voudrait l’accélérer un peu. </p><p>L’an dernier, elle a publié au Royaume-Uni un livre sur la gestion des finances personnelles à destination des <em>millennials (</em><a target="_blank" href="https://www.vestpod.com/book"><em>You’re Not Broke You’re Pre-Rich: How to Streamline Your Finances, Stay in Control of Your Bank Balance and Have More £££</em></a><em>). </em>Son livre est un best-seller et Émilie enchaîne les conférences depuis des mois.</p><p>Dans cet entretien, Émilie et moi parlons du monde de la finance, de la crise de 2008, du tabou de l’argent, des différences culturelles entre la France et le Royaume-Uni, de l’impact du confinement sur les finances personnelles, de l’impact de la publication d’un livre sur un projet entrepreneurial, et de bien d’autres choses encore.</p><p>Écoutez cette interview stimulante avec une entrepreneure déterminée – et abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des conservations “À deux voix” que Nicolas et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine 🚀</p><p>Nous vous souhaitons une excellence écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘 Faites-nous des retours si vous souhaitez que nous approfondissions le sujet avec Emilie dans les prochains mois !</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>, sa <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">chaîne YouTube</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/femmes-et-argent-pourquoi-ce-tabou</link><guid isPermaLink="false">substack:post:608478</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 01 Jul 2020 04:30:56 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/608478/99716083450ce242b1202ab23192cc76.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3407</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/608478/07b66ce3ee05c1b3d1d1175ec0b4a64e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Trump ferme les frontières à tous les étrangers]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour ! Merci de faire</strong> partie de la communauté <em>Nouveau Départ</em> ! Chaque lundi, nous envoyons un message pour partager avec vous l’“Édito” de la semaine (aux formats vidéo 👇📺 et podcast 👆🎙) et faire le point sur les émissions à venir. </p><p><strong>Le 22 juin dernier, Trump</strong> a passé un décret pour suspendre jusqu’à nouvel ordre les programmes de visas pour les travailleurs qualifiés et les travailleurs saisonniers. En 2020, aucun visa ni aucune “carte verte” ne sera délivrée aux Etats-Unis. Les chefs d’entreprise ont exprimé leurs inquiétudes. Mais en cette année électorale, Trump poursuit ce qui a fait la recette de son succès en 2016 : le protectionnisme et la xénophobie, avec le message “<em>America First</em>”.</p><p>Alors que le chômage est élevé et que la crise sanitaire semble loin de prendre fin, il pourrait sembler presque “raisonnable” de mettre un coup d’arrêt à l’immigration. Pourtant, les décisions récentes de Trump ne s’expliquent en rien par la situation actuelle. Il aimerait qu’elles ne soient pas temporaires. La crise est utilisée comme un prétexte pour poursuivre ce qu’il a commencé dès son arrivée au pouvoir.</p><p>En 2017, Trump avait d’abord interdit d’entrée les voyageurs de certains pays musulmans. Puis il a durci la criminalisation des migrants latinos, séparant avec violence les enfants de leurs parents. Les images de très jeunes enfants en larmes et en cage ont fortement choqué l’opinion publique du monde entier. Les Nations unies ont officiellement condamné cette politique.</p><p>Mais il y a cette année une sorte de rupture. Jusqu’ici, Trump avait fait une distinction (artificielle) entre les immigrés qualifiés et les non qualifiés. Pour lui, les premiers devaient continuer d’être accueillis à bras ouverts. Avec la suspension, cette année, des visas H-1B, ce sont les travailleurs qualifiés qui ne pourront plus venir. Pour les entreprises de la Silicon Valley, ce sont des dizaines de milliers d’ingénieurs qui feront défaut – empêchant ainsi le développement de leur activité.</p><p>Regardez 👇📺 (ou écoutez 👆🎧) mon “Édito” pour mieux comprendre cette mise en perspective. Nous approfondirons ce sujet dès demain dans un épisode de notre émission  “À deux voix” ! Pour en profiter, il faut être abonné.e à <em>Nouveau Départ </em>!</p><p>Voici les émissions que nous mettrons en ligne cette semaine :</p><p>* Demain, mardi 30 juin | <strong>Émission “À deux voix” sur l’immigration</strong> (conversation entre Nicolas et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>* Mercredi 1er juillet | <strong>Interview sur les femmes et la finance</strong> (conversation avec <a target="_blank" href="https://twitter.com/emilieldn?lang=en">Émilie Bellet</a>, fondatrice de <a target="_blank" href="https://www.vestpod.com/about">Vestpod</a>)—<em>accessible à tous</em>.</p><p>* Vendredi 3 juillet | <strong>Émission “À deux voix” sur la Silicon Valley et les grandes entreprises numériques</strong> (conversation entre Nicolas et moi)—<em>réservé aux abonnés</em>.</p><p>Pour ne rien manquer de tout ça, il vous faut vous abonner si ce n’est déjà fait 😉</p><p><strong>Envoyez-nous du </strong><strong><em>feedback</em></strong><strong> en répondant à ce mail ! </strong><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Pour vous abonner à notre chaîne YouTube, <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">c’est par ici</a>. Suivez <em>Nouveau Départ </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Et suivez-nous sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/trump-ferme-les-frontires-tous-les</link><guid isPermaLink="false">substack:post:599989</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Mon, 29 Jun 2020 04:30:01 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/599989/5edf1d604d45c722465ec017638f25d6.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>611</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/599989/d77d9c2cc4b4dc8ce3482a90d858efcc.jpg"/></item><item><title><![CDATA[COVID-19 et urbanisation : continuerons-nous d'habiter dans les villes ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! Cette</strong> semaine, Laetitia et moi vous proposons un entretien avec Robin Rivaton, essayiste, spécialiste de l’innovation dans l’immobilier et investisseur au sein de la société de capital-risque IdInvest.</p><p><strong>Je connais Robin depuis</strong> longtemps. Je l’ai toujours connu passionné par les discussions d’intérêt général, le cheminement de la France dans l’économie numérique, et plus particulièrement toutes les questions touchant à quelques secteurs particulièrement critiques dans cette période de transition : l’immobilier, la construction et, plus généralement, les villes de demain.</p><p>Dans cette discussion sur l’immobilier et l’avenir des villes, Robin bat en brèche un certain nombre d’idées qui ont tendance à s’imposer un peu trop vite dans cette période de crise et, en particulier, de distanciation sociale. Bien sûr, le contexte de la pandémie nous oblige à quitter les villes ou à moins occuper l’espace urbain dont nous parlait, il y a quelques semaines, <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/covid-19-les-bureaux-et-la-ville">l’urbaniste Camille Rabineau</a>.</p><p>Toutefois, comme nous l’explique Robin, il est probable que l’urbanisation reprenne très vite l’avantage. L’intérêt, pour les ménages comme pour les entreprises, d’être localisé dans les grandes métropoles reste plus grand que jamais. Nous pourrions donc reprendre très vite nos habitudes de vie urbaine, moyennant quelques ajustements dans nos modes de vie et dans la façon de concevoir les bâtiments et l’espace urbain. <em>In fine</em>, l’avantage ira aux pays qui savent concilier le nouveau contexte de la transition post-COVID-19 et les exigences de la vie dans des métropoles de plus en plus denses.</p><p>Écoutez cette interview passionnante pour vous faire votre opinion – et abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des conservations “À deux voix” que Laetitia et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine ❤️</p><p>Nous vous souhaitons une excellence écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.evernote.com/l/AOx_PQlnOLdL87uZhSmEXnT_DCdAX0g-UkA">L'innovation non-technologique, volet oublié de la politique industrielle (Robin Rivaton</a>, <em>Le Monde</em>, octobre 2013)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.evernote.com/l/AOwl4r2D3glFObyhzWI-V0U7DiVoqLDbhAk">Plus de 65 ans : ils vont le faire payer cher à la société</a> (Robin Rivaton, <em>L’Opinion</em>, juillet 2015)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.evernote.com/l/AOxlOKTDk1lOb6Ftt3icSqvp7mEQML5JMq0">L’actif épargne-logement : concilier mobilité et propriété</a> (Pierre-François Gouiffès, Fondation pour l’innovation politique, février 2017)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.evernote.com/l/AOy7hQI4sPxCr5rrDuYfa_5k2my-EFCvBsM">Industrie : les dynamiques profondes derrière les mégafusions</a> (Robin Rivaton, <em>Les Échos</em>, août 2018)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/ville-pour-tous-Robin-Rivaton/dp/B07JK2C156"><em>La ville pour tous</em></a> (Robin Rivaton, Éditions de L’Observatoire, avril 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.evernote.com/l/AOwvap1qdH1LSrZ4hG6TAZzeB0wgJg9Rkao">Dans les métropoles, la propriété est désormais réservée à une niche de la population</a> (Robin Rivaton, <em>L’Opinion</em>, juillet 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Limmobilier-demain-Estech-disruption-maturit%C3%A9/dp/2100791257/"><em>L'immobilier demain</em></a> (2ème édition—Robin Rivaton, Dunod, février 2020)</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>, sa <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">chaîne YouTube</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514 (extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/covid-19-et-urbanisation-continuerons</link><guid isPermaLink="false">substack:post:580484</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 24 Jun 2020 04:30:57 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/580484/5b46bba0578efb06e03ef28305589ba6.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2500</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/580484/d02d880fa6df0e7fba45cd40fc7ab466.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La grande fragmentation : comment s'y préparer ?]]></title><description><![CDATA[<p><strong><em>Chers abonnés,</em></strong></p><p>Aujourd’hui, dans ce nouvel épisode de notre série “À deux voix”, faite de conversations entre Nicolas et moi, nous parlons de la <em>“démondialisation” </em>et de ses conséquences pour les individus. Comment se préparer à un monde plus fragmenté ?</p><p><strong>Les États-Unis se désengagent du commerce international et le Royaume-Uni vote pour le Brexit : </strong>tels sont les deux grands symboles de ce mouvement de “<em>grande fragmentation”</em> qui amène nos économies à se <em>“démondialiser”</em>. La pandémie a accéléré ce repli sur soi des économies nationales… et des familles. On a fermé les frontières, et nous avons tous compris qu’il fallait que nous comptions davantage sur nous-mêmes.</p><p>Cette fragmentation, nous l’avons subie, Nicolas et moi, dans notre vie personnelle. Arrivés à Londres en 2015, nous n’avons vécu qu’une seule année là-bas sans l’épée de Damoclès du Brexit. Les quatre autres années ont été dominées par le Brexit, les crises politiques, les débats incessants, les menaces multiples, et le sentiment que nous n’étions pas les bienvenus dans <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-royaume-uni-grand-perdant-de-la">une île qui veut se replier sur elle-même</a>.</p><p>Pourtant, nous ne cesserons pas de miser sur le développement de nos capacités (les nôtres et celles de nos enfants) à naviguer entre les cultures, à maîtriser plusieurs langues avec rigueur et exigence, à nous confronter à l’altérité des points de vue différents. Alors que le monde se fragmente, que les barrières culturelles, linguistiques, administratives et économiques deviennent de plus en plus grandes, il devient encore plus important de savoir les enjamber.</p><p>Dans cette discussion “À deux voix”, nous parlons de l’importance de la communication inter-culturelle dans un monde où les conflits pourraient devenir plus nombreux. Pour cela, nous nous appuyons sur le livre <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/manager-equipes-multiculturelles-erin-meyer/"><em>La carte des différences culturelles</em></a><a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/manager-equipes-multiculturelles-erin-meyer/"> d’Erin Meyer</a>, professeure à l’INSEAD :</p><p><em>Lorsque vous nagez dans la culture qui est la vôtre, comme un poisson nage dans l’océan, il est souvent difficile, voire impossible, de voir cette culture. Les personnes qui ont passé toute leur vie dans une seule culture ont tendance à ne voir que les différences régionales ou individuelles. Ils en viennent souvent à la conclusion que leur pays n’a pas de culture nationale caractéristique. </em></p><p><em>Si vous appréhendez chaque interaction humaine avec l’idée que la culture ne compte pas, vous allez toujours, par défaut, regarder les autres à travers le prisme de votre propre culture et vous méprendre sur leurs intentions. </em>(Erin Meyer)</p><p>Erin Meyer étudie les relations et la communication interculturelles depuis des années. Elle aide les managers à se préparer à diriger des équipes ou à s’expatrier dans un pays de culture différente. Son livre <em>La carte des différences culturelles</em>, paru en français <a target="_blank" href="https://www.diateino.com/fr/118-la-carte-des-differences-culturelles.html">chez Diateino</a><strong><em> </em></strong>distingue 8 critères pour cartographier les cultures du monde, que nous discutons dans cet épisode “À deux voix” :</p><p>* <strong>Communication</strong> : implicite ou explicite ? Dans certaines cultures (comme au Japon), il faut connaître le contexte pour comprendre le message. Dans d’autres (comme aux Etats-Unis), tout est exprimé explicitement.</p><p>* <strong>Évaluation</strong> : <em>feedback</em> négatif direct ou indirect ? Les Français et les Allemands n’ont pas besoin d’enrober leurs critiques de phrases positives. Les Asiatiques, en revanche, ne peuvent pas recevoir ces critiques si directement.</p><p>* <strong>Persuasion</strong> : théorie ou applications d’abord ? Pour convaincre les autres (et être convaincus), les Français et les Allemands préfèrent commencer par la théorie, le contexte… et finir par les applications concrètes. Pas les Américains.</p><p>* <strong>Leadership</strong> : hiérarchique ou égalitaire ? Les Européens du nord n’ont nul besoin de la permission de leur N+1 pour s’adresser directement à leur N+2. D’ailleurs, ils ont moins de niveaux hiérarchiques que les Français.</p><p>* <strong>Décision</strong> : consensuelle ou prise au sommet ? Les Japonais prennent leurs décisions de manière consensuelle, tandis que chez les Américains, on décide en haut, et, en bas, on exécute sans discuter.</p><p>* <strong>Confiance</strong> : la tête ou le coeur ? Chez les Français (et surtout, les Chinois), la confiance se construit autour de repas partagés (de préférence, avec de l’alcool), alors que chez les Allemands, elle passe avant tout par la relation de travail. </p><p>* <strong>Désaccord</strong> : confrontation ou pas ? Dans les cultures non-confrontationnelles (Japon, ou Royaume-Uni, par exemples), les désaccords et les débats ouverts sont perçus comme dangereux pour l’harmonie du groupe.</p><p>* <strong>Horaires et perception du temps </strong>: temps linéaire ou temps flexible ? Notre perception du temps est ancrée dans la culture. Par exemple, la Suisse, l’Allemagne ou le Japon ont une vision linéaire du temps. </p><p>Écoutez ce podcast et envoyez-nous vos réactions soit ici en commentaire, soit par mail ! Merci encore et à très vite 🤗</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Pour vous abonner à notre chaîne YouTube, <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">c’est par ici</a>. Suivez <em>Nouveau Départ </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-grande-fragmentation-comment-sy</link><guid isPermaLink="false">substack:post:577695</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 23 Jun 2020 04:30:36 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/577695/4a74ff014b00e9003e292c68b4c4395b.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2998</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/577695/8cd8fd115b200a4fda159b0b56f80102.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La France à l'épreuve de sa protection sociale]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! Cette</strong> semaine, Laetitia et moi vous proposons un entretien avec Bruno Palier, professeur à Sciences Po, directeur au recherche au CNRS et spécialiste des systèmes de protection sociale – et de leur réforme 😉</p><p><strong>Bruno est un</strong> <strong>ami </strong>de longue date, avec qui j’entretiens un dialogue sur les sujets de protection sociale depuis 2007. En particulier, nous avons écrit ensemble un article (en anglais) <a target="_blank" href="https://www.foreignaffairs.com/articles/2015-06-16/next-safety-net">dans la prestigieuse revue </a><a target="_blank" href="https://www.foreignaffairs.com/articles/2015-06-16/next-safety-net"><em>Foreign Affairs</em></a><a target="_blank" href="https://www.foreignaffairs.com/articles/2015-06-16/next-safety-net"> en 2015</a>, qui a déclenché la réflexion ayant abouti à la publication de mon dernier livre <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/contrat-social-pour-l%C3%A2ge-entrepreneurial/dp/2738151078"><em>Un contrat social pour l’âge entrepreneurial</em></a><em> </em>(paru aux Éditions Odile Jacob en février dernier).</p><p>Dans cette interview, Bruno rappelle la fonction sociale, politique et économique des systèmes de protection sociale. Il explique aussi que chaque pays réforme sa protection sociale à sa manière et au service de ses intérêts : en Allemagne, il s’agit de soutenir une économie industrielle entièrement tournée vers l’export ; au Royaume-Uni, l’enjeu est plutôt de consolider la contribution décisive de la finance au développement de l’économie nationale – un positionnement qui explique jusqu’au Brexit !</p><p>En France, la question est (comme d’habitude) plus compliquée. En théorie, la France devrait tout miser sur le soutien à la demande intérieure, car c’est cette dernière qui tire la croissance économique dans notre pays. Malheureusement, nous souffrons depuis les années 1980 d’un complexe d’infériorité vis-à-vis de nos voisins allemands et britanniques : aux premiers, nous envions leur capacité incomparable à baisser le coût du travail ; aux seconds, nous empruntons l’idée qu’il faut libéraliser à tout va pour exporter toujours plus de services dans le monde entier.</p><p>La réalité, comme Bruno nous le rappelle, est que la France doit prendre conscience de sa singularité et mettre en oeuvre des décisions politiques adaptées, en particulier sur les questions de protection sociale. Le sujet est d’autant plus brûlant que la pandémie de COVID-19 met nos systèmes de protection sociale au pied du mur – au point que l’inspiration pour des réformes futures pourraient se trouver moins en Europe que dans des pays d’Asie de l’Est comme Taiwan ou la Corée du Sud.</p><p>Écoutez cette discussion passionnante dans laquelle vous apprendrez autant sur la France et son positionnement dans l’économie mondiale que sur la protection sociale elle-même. Bonne écoute 🎧🤗</p><p>* <a target="_blank" href="http://repid.com/Trois-lecons-sur-l-Etat-providence.html">Trois leçons sur l’État-providence</a> (extrait—Gøsta Esping-Andersen et Bruno Palier, La République des Idées, 2008)</p><p>* <a target="_blank" href="http://tnova.fr/notes/construire-un-avenir-de-qualite-pour-toutes-et-tous">Construire un avenir de qualité pour toutes et tous</a> (Bruno Palier, Terra Nova, février 2012)</p><p>* <a target="_blank" href="https://salon.thefamily.co/pour-une-protection-sociale-en-phase-avec-l-%C3%A9conomie-num%C3%A9rique-efad69b088b7">Une protection sociale en phase avec l’économie numérique</a> (Nicolas, The Family, mars 2015)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.evernote.com/l/AOwN06QqyCZGEoJ71byf-N8VC_yAtgQX_oo">Quelle protection sociale pour demain ?</a> (Bruno Palier, CPAM du Hainaut, juin 2015)</p><p>* <a target="_blank" href="http://francestrategie1727.fr/wp-content/uploads/2016/02/pour-une-strategie-inclusive-de-montee-en-qualite-bruno-palier.pdf">Pour une stratégie inclusive de montée en qualité de l’économie et de la société française</a> (Bruno Palier, France Stratégie, avril 2016)</p><p>* <a target="_blank" href="http://www.sciencespo.fr/liepp/sites/sciencespo.fr.liepp/files/Investissement%20social-quelle%20strat%C3%A9gie%20pour%20la%20France.pdf"><em>L’investissement social : quelle stratégie pour la France ?</em></a><em> </em>(Bruno Palier (dir.), La Documentation française, novembre 2017)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/06/05/christophe-lannelongue-l-evince-du-grand-est-ne-perd-pas-le-nord_6041911_4500055.html">Christophe Lannelongue, l’évincé du Grand-Est ne perd pas le nord</a> (Laurent Telo, <em>Le Monde</em>, juin 2020)</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514 (extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-france-lpreuve-de-sa-protection</link><guid isPermaLink="false">substack:post:558922</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 17 Jun 2020 04:30:52 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/558922/ca2f0c66a0cc18280cdd7b823f58d82b.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3117</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/558922/f8f93d485edd76aed75faea74ef3d1a8.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Faire grandir les talents après la crise]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Cette semaine, </strong><strong><em>Nouveau Départ</em></strong> vous propose un entretien avec Jeremy Clédat, cofondateur de Welcome to the Jungle et co-auteur, avec Laetitia, de l’ouvrage <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Welcome-jungle-innovantes-recruter-talents/dp/2311407732"><em>100 idées pour recruter des talents et les faire grandir</em></a>, récemment publié aux éditions Vuibert.</p><p><strong>Jeremy, après une première</strong> carrière dans le monde du capital-investissement, a décidé de se focaliser sur le monde du travail et de tenter d’y résoudre un problème qui lui semblait incompréhensible. Comme il me l’a expliqué lors de notre entretien,</p><p><em>On optimise la recherche et l’appariement dans de nombreux domaines : trouver une destination pour ses vacances, rencontrer son futur conjoint. Mais il y a quelques années encore, chercher un emploi était une expérience pénible à la fois pour les employeurs et pour les candidats. Nous avons cherché une solution à ce problème.</em> </p><p>La conviction de Jeremy, qui a inspiré la création de Welcome to the Jungle, c’est que, côté travailleur, on peut être heureux dans son travail et que, côté employeur, il est possible d’aider ses salariés à grandir et à s’épanouir. Mais pour cela, il y a du travail à faire des deux côtés, en particulier celui des employeurs : mieux faire connaître leur entreprise, être plus transparent des candidats qui se présentent à leurs entretiens d’embauche, éviter les malentendus, aligner les intérêts des uns et des autres.</p><p>Ça tombe bien : depuis quelques années, l’innovation bat son plein dans tous ces domaines. Des entreprises de toutes sortes, vieilles entreprises industrielles comme jeunes startups, expérimentent de nouvelles pratiques dans leur approche du management et découvrent des manières inédites de réconcilier les employeurs avec les travailleurs – au moment de la recherche d’emploi, qui est un temps pour faire connaissance et vérifier qu’on est fait l’un pour l’autre, et une fois le contrat de travail signé, alors que le défi est de travailler ensemble dans la durée et, si possible, dans une atmosphère faite de bonne entente et de soutien mutuel.</p><p>Le livre co-écrit par Laetitia et Jeremy nous révèle 100 bonnes pratiques expérimentées par des entreprises du monde entier. À l’origine de ce projet, il y a la passion de Laetitia pour l’innovation dans le monde du travail, mais aussi la vision originale de Jeremy sur ce que les employeurs et les salariés peuvent accomplir ensemble. </p><p>Découvrez cette vision en écoutant le podcast ci-dessous – et envoyez-nous vos questions et commentaires !</p><p>* Notre conversation “À deux voix” sur <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/le-nouveau-management-rvl-par-la">Le nouveau management, révélé par la crise</a> (Laetitia et moi, <em>Nouveau Départ</em>, mai 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/pratique-rh-livre-transformation-welcome-to-the-jungle/">« Plus que jamais, le contexte est favorable au renouveau des pratiques RH »</a> (Héloïse de Montety, <em>Welcome to the Jungle</em>, mai 2020)</p><p>* Le livre <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/100-idees-innovantes-pour-recruter-des-talents-et-les-faire-grandir/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a><em> </em>(Jeremy Clédat et Laetitia Vitaud, éditions Vuibert, mai 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.forbes.fr/entrepreneurs/bertrand-uzeel-et-jeremy-cledat-freres-de-la-jungle/?cn-reloaded=1">Bertrand Uzeel Et Jérémy Clédat, Frères De La Jungle</a> (Maurice Midena, <em>Forbes France</em>, avril 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/travail-d-hier-economie-d-aujourd-hui-quand-le-teletravail-revele-ses-failles_2125358.html">Travail d'hier, économie d'aujourd'hui, quand le télétravail révèle les failles du management</a> (Laetitia, “Sommes Toutes”, <em>L’Express</em>, mai 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://usbeketrica.com/article/a-quoi-ressemblera-travail-apres-confinement">À quoi ressemblera le travail après le confinement ?</a> (Lila Meghraoua, <em>Usbek & Rica</em>, mars 2020)</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi tous les deux sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/faire-grandir-les-talents-aprs-la</link><guid isPermaLink="false">substack:post:538091</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 10 Jun 2020 04:30:49 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/538091/2cdfeb57565fd23307f9b247baf80d9f.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/538091/c1e8cddd5779dcbc28fe505d7b89ebf4.jpg"/></item><item><title><![CDATA[COVID-19 et gestion du stress]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Lavinia Ionita est médecin</strong> et entrepreneure. Elle a fondé <a target="_blank" href="https://www.akesio.com/">Akesio</a> pour aider les individus et les entreprises à s’attaquer au stress. Depuis le début de la pandémie, Lavinia se démène : elle a même lancé une application pour aider le personnel médical à faire le triage des patients potentiellement infectés par le coronavirus.</p><p><strong>Lavinia et moi avons</strong> parlé de plusieurs sujets : la pandémie, le stress, la relation entre le personnel soignant et les patients, les infirmières, et le burn-out du personnel soignant. Mobilisés dans les services de réanimation pour tenter de sauver les malades de COVID-19, ces professionnels ont été soumis à une énorme pression. Beaucoup ont vu plus de personnes mourir que pendant plusieurs années de carrière. Certains, traumatisés, souffrent du syndrome post-traumatique, comme en temps de guerre.</p><p>Avant d’être médecin, Lavinia a aussi été infirmière et elle nous parle de la division des tâches qui s’est faite historiquement entre les médecins et les infirmières. Quand le médecin s’occupe de “savoir”, l’infirmière fait le lit parfaitement… et s’occupe du travail émotionnel. </p><p>Enfin, nous avons parlé de tous ces domaines de la médecine qui seront “disruptés” à l’avenir et comment la crise pourrait accélérer les transformations en cours.</p><p>* <a target="_blank" href="https://plumeswithattitude.substack.com/p/nayons-pas-peur-des-mots">N’ayons pas peur des mots</a> (Benjamin Perrin, <em>Plumes with Attitudes</em>, entretien avec le Docteur Lavinia Ionita, 30 avril 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/willbe-group/le-stress-cest-quoi-au-juste-f9588e098dd8">Le stress, c’est quoi, au juste ?</a> (Laetitia, <em>Medium</em>, 20 mai 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/stress-interview-medecin/">À l’origine, le stress était censé nous sauver la vie. Aujourd’hui, il nous rend malade</a> (Laetitia, <em>Welcome to the Jungle</em>, septembre 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=GOQfD7yHOc4">La gestion du stress et le futur de la médecine avec Lavinia Ionita</a> (Gregory Puy, <em>Podcast Vlan</em>, septembre 2018)</p><p>* <a target="_blank" href="https://laetitiaatwork.substack.com/p/nurses-in-the-spotlight-a-bit-of">Nurses in the spotlight. A bit of history</a> (Laetitia, <em>Laetitia@Work</em>, avril 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/des-sorci%C3%A8res-aux-femmes-de-m%C3%A9nage-le-futur-du-travail-au-f%C3%A9minin-89ad7f82685c">Des sorcières aux femmes de ménage : le futur du travail au féminin</a> (Laetitia, <em>Medium</em>, juillet 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.akesio.com/blog">Blog de la société Akesio</a>, fondée par Lavinia.</p><p><strong>Envoyez-nous du </strong><strong><em>feedback</em></strong><strong> en répondant à ce mail ! </strong><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous tous les deux sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/personnel-mdical-et-relation-avec</link><guid isPermaLink="false">substack:post:512100</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Wed, 03 Jun 2020 04:30:40 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/512100/f32fdab3b196b900c3975f61d9067ae2.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/512100/81e19901802d6abb0c4962fb1d7d7edb.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les économistes nous fatiguent]]></title><description><![CDATA[<p><strong><em>Vous faites partie des abonnés à </em></strong><strong>Nouveau Départ</strong><strong><em>.</em></strong><em> Merci infiniment pour votre confiance et votre soutien ! Sans vous, nous ne pourrions pas faire tout ça.</em></p><p>Aujourd’hui, nous vous proposons une deuxième édition de notre série “À deux voix”, faite de conversations entre Nicolas et moi. Ce format nous permet d’analyser certains sujets avec deux points de vue complémentaires, et aussi de produire ainsi des podcasts plus vivants. Nous comptons sur vos retours pour affiner le format et trouver petit à petit la meilleure manière de mêler nos deux voix !</p><p><strong>Il y a quelques</strong> jours, l’Élysée a annoncé le lancement d’une commission d’économistes, menée par Jean Tirole et Olivier Blanchard, qui doit rendre un rapport en décembre prochain pour aider la France à surmonter les défis d’aujourd’hui et préparer la relance du <em>“monde d’après”</em>. Nicolas et moi n’avons pu retenir un bâillement à la lecture de cette nouvelle. Seulement des économistes ! Qui plus est, des économistes des années 1990 ! Pour préparer l’avenir ?</p><p>Nous avons donc eu une discussion sur l’économie et les économistes et pourquoi nous pensons que la science économique est probablement désormais une discipline dépassée… du moins si l’on ne tient pas compte du travail des économistes des courants hétérodoxes. Dans cette transition, c’est d’entrepreneurs, d’innovateurs et d’historiens dont nous aurions besoin – et de plus de femmes ?</p><p>Écoutez et envoyez-nous vos réactions soit ici en commentaire, soit par mail ! Merci encore et à très bientôt 🤗</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.lefigaro.fr/conjoncture/un-nouveau-comite-d-economistes-va-conseiller-l-elysee-20200528">Un nouveau comité d'économistes va conseiller l'Élysée</a> (Anne de Guigné, <em>Le Figaro</em>, 28 mai 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/p/nicolas-colin-whats-wrong-with-france-19-05-22">Reflections on Economics</a> (Nicolas Colin, <em>European Straits</em>, mai 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Deng-Xiaoping-Transformation-China-Vogel/dp/0674725867"><em>Deng Xiaoping and the Transformation of China</em></a> (Ezra Vogel, Harvard University Press, octobre 2013—interview en <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=9YkFSAe8r6g">vidéo ici</a>)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.forbes.com/sites/avivahwittenbergcox/2020/05/31/5-economists-redefining-everything--oh-yes-and-theyre-women/#2aa3e9ec714a">5 Economists Redefining Everything... Oh Yes, And They're Women</a> (Avivah Wittenberg-Fox, <em>Forbes</em>, 31 mai 2020) </p><p>* <a target="_blank" href="https://lavamedia.be/fr/leconomiste-qui-fait-trembler-le-monde/">L'économiste qui fait trembler le monde</a> (Michael Roberts, <em>Lava Media</em>, 16 décembre 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/le-travail-et-la-valeur-un-grand-malentendu-fbab99bf49c">Le travail et la valeur : un grand malentendu</a> (Laetitia, <em>Medium</em>, 15 août 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/le-travail-au-prisme-du-f%C3%A9minisme-n%C3%A9o-marxiste-7158c36ddcc5">Le travail au prisme du féminisme néo-marxiste</a> (Laetitia, <em>Medium</em>, 18 juillet 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/L%C3%89tat-entrepreneur-finir-lopposition-public/dp/221371214X/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&#38;crid=2X09YPRGPSOH9&#38;dchild=1&#38;keywords=l%27etat+entrepreneur&#38;qid=1591039038&#38;sprefix=l%27etat+entre%2Caps%2C456&#38;sr=8-1"><em>L'État entrepreneur : pour en finir avec l'opposition public-privé</em></a><em> (</em>Mariana Mazzucato, Fayard, à paraître le 16 septembre 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="http://www.slate.fr/story/175518/diner-adam-smith-economie-feminisme-liberalisme-essai">Devinez quelle main invisible préparait le dîner d'Adam Smith</a> (Thomas Messias, <em>Slate</em>, 23 avril 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.leconomiste.eu/decryptage-economie/657-richard-thaler-un-prix-nobel-d-economie-mal-eleve.html">Richard Thaler, un prix Nobel d'économie mal élevé</a> (Alexandre Delaigue, <em>L'Économiste</em>, 4 septembre 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://plus.lapresse.ca/screens/c73a4730-7dfd-44a7-a63a-5109992d0852__7C___0.html">L'économie est-elle sexiste ?</a> (Marie-Claude Lortie, <em>La Presse</em>, 25 mars 2019)</p><p><strong>Envoyez-nous du </strong><strong><em>feedback</em></strong><strong> en répondant à ce mail ! </strong><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-conomistes-nous-fatiguent</link><guid isPermaLink="false">substack:post:509135</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 02 Jun 2020 04:30:57 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/509135/cafaa001c04a192ad1e35a071f7e531d.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3201</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/509135/1ab2e22722eae6930e9e360cbf697160.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les indépendants et le futur de la protection sociale]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! </strong>Dans l’interview d’aujourd’hui, nous recevons Hind Elidrissi, entrepreneuse et militante, avec qui nous avons parlé des travailleurs indépendants et du futur de la protection sociale.</p><p><strong>Hind a travaillé plus</strong> de 10 ans chez Axa. Elle a ensuite fondé <a target="_blank" href="https://www.wemind.io/">Wemind</a>, une startup dans l’assurance qui a pour ambition d’offrir aux indépendants tous les avantages du salariat (complémentaire santé, comité d’entreprise, garantie logement…). Et elle a lancé cette année <a target="_blank" href="https://www.independants.co/">Indépendants.co</a>, le “néo-syndicat des travailleurs indépendants”, qui invite à mettre sur la table la question de la protection sociale des indépendants, pendant la crise et au-delà.</p><p>Hind maîtrise parfaitement les enjeux de l’assurance et de la protection sociale, dont elle parle de manière éclairante (on se sent devenir plus intelligent quand on l’écoute !). La Sécurité sociale héritée de l’immédiat après-guerre a été construite pour une société où le salariat était la norme, et les indépendants avaient du patrimoine (un fonds de commerce, par exemple). Mais aujourd’hui, de nombreux indépendants sont dans la même situation que les salariés, la protection sociale en moins.</p><p>Une crise économique d’ampleur, comme celle que nous vivons aujourd’hui, est l’occasion de remettre à plat nos institutions. Pour Hind, la situation du chômage massif dans le cadre d’une catastrophe comme le COVID-19 pourrait être le point de départ d’une grande consultation puis de l’ouverture d’un grand chantier d’innovation institutionnelle. Notre période requiert un <em>New Deal</em> pour les indépendants !</p><p><strong>Envoyez-nous du </strong><strong><em>feedback</em></strong><strong> en répondant à ce mail ! </strong><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. Suivez <em>Nouveau Départ </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/les-indpendants-et-le-futur-de-la</link><guid isPermaLink="false">substack:post:495968</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Fri, 29 May 2020 06:12:25 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/495968/8f7fb66210576215ddd82facee80cf04.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3678</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/495968/f735e2c9d7c89f09327352602251c4ea.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Le nouveau management, révélé par la crise]]></title><description><![CDATA[<p><strong><em>Nos podcasts “À deux voix” sont normalement réservés à nos abonnés</em></strong><strong>. </strong>Nous avons décidé de rendre celui-ci accessible à tous ! Bonne écoute 🎧</p><p><strong>Aujourd’hui, nous expérimentons un</strong> nouveau format pour le média <em>Nouveau Départ</em> : une conversation “À deux voix” entre Laetitia et moi. Nous aimerions faire de <em>“À deux voix”</em> un format récurrent. Cela nous permettrait d’analyser certains sujets avec deux points de vue complémentaires, et aussi de produire ainsi des podcasts plus vivants. Nous comptons sur vos retours pour affiner le format et trouver petit à petit la meilleure manière de mêler nos deux voix !</p><p>Ce 27 mai 2020, c’est aussi le jour de sortie du nouveau livre de Laetitia, <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/100-idees-innovantes-pour-recruter-des-talents-et-les-faire-grandir/"><em>100 idées innovantes pour recruter des talents et les faire grandir</em></a><em> </em>chez Vuibert. Elle l’a écrit avec Jeremy Clédat, CEO de Welcome to the Jungle. Les '“100 idées”, c’était l’idée de Jeremy, et ç’a été un parcours de presque deux ans entre le moment où il a parlé de ce projet à Laetitia et la publication du livre. Donc, forcément, nous avions envie de partager cela avec vous, nos abonnés 😊 </p><p>La sortie de ce livre a été le prétexte de cette conversation à deux voix que nous avons eue avec Laetitia. Nous avons parlé des grandes transformations du monde du travail, de transition numérique, et notamment, de cette idée que l’interne et l’externe se brouille toujours plus dans les organisations. Nous avons parlé de congé paternité, mais aussi d’environnement de travail, de télétravail forcé, des nouvelles pratiques de travail qui deviennent <em>mainstream, </em>et de communication. Nous abordons ces sujets avec notre point de vue personnel.</p><p>J’espère que cette conversation vous plaira ! En guise d’amuse-bouche, vous pouvez commencer par cet extrait du livre, consacré au sujet de la marque employeur 👇</p><p><strong>Votre marque employeur appartient à vos salariés</strong></p><p><strong>La réputation a plus</strong> d’importance que jamais, elle peut même inciter un chercheur d’emploi à postuler ou non chez vous. Selon une étude de Randstad, 86 % des salariés ne travailleraient, ni ne resteraient, dans une entreprise ayant une réputation déplorable auprès d’anciens collaborateurs ou du public en général. Une marque employeur positive facilite la rétention du personnel, avec un taux de rotation inférieur de 28 %. De même, lorsque la marque est présumée « bonne », les personnes qui se portent candidates sont 50 % plus qualifiées.</p><p>Votre marque employeur – c’est-à-dire votre réputation en tant qu’employeur – dépend autant (voire davantage) de la manière dont les salariés vous perçoivent, que de votre capacité à « vendre » votre entreprise aux candidats potentiels par le biais d’un récit motivant. À bien des égards, la gestion de la marque employeur obéit plus à une démarche ascendante que descendante. LinkedIn cite plusieurs personnes interrogées dans le cadre de son rapport sur les tendances des talents (<em>Talent Trends Report</em>) : « Mettez-moi en relation avec des gens qui connaissent les choses de l’intérieur – il vaut mieux prendre ses informations à la source », a déclaré une personne. Une autre a ajouté : « Je voudrais entendre les arguments positifs et négatifs de la bouche des membres du personnel qui sont de vrais professionnels – pas le discours enjoliveur du PDG ou du marketing. De vrais gens. Des postes réels. »</p><p>Mais au lieu de vous lamenter sur cette perte de contrôle, vous devriez vous en féliciter : préoccupez-vous d’abord de vos salariés et ils prendront soin de votre image à votre place. Ils vous aideront à recruter les meilleurs – leurs recommandations augmenteront la qualité de votre recrutement. Ils veilleront à votre présence sur les médias sociaux (LinkedIn, par exemple), et raconteront des histoires positives sur votre entreprise à qui voudra les entendre (Glassdoor, Quora).</p><p>Voici trois exemples d’entreprises qui ont profité de la perception positive de leurs salariés à leur égard pour bâtir une marque employeur forte :</p><p>* Eventbrite a créé une page sur son site afin d’orienter directement les chercheurs d’emploi vers son équipe de recrutement, avec des biographies des recruteurs authentiques, amusantes et qui leur parlent. La page précise que : « L’entretien devrait constituer le point de départ d’une grande conversation. Nous croyons au respect, à la transparence et aux réponses rapides. » Chaque recruteur et chaque salarié sont invités à incarner les valeurs de l’entreprise à leur manière et à inspirer aux candidats le désir de rejoindre l’équipe.</p><p>* Anheuser-Busch InBev transforme ses salariés en ambassadeurs de sa marque employeur en les aidant à valoriser leur propre marque employé. Des sessions de deux heures sur la gestion de leur marque personnelle sont organisées, au cours desquelles ils apprennent à améliorer leur profil en ligne et à rendre leur candidature plus attrayante pour un employeur. Ils apprennent au besoin comment rédiger des billets de blog et partager leur expertise professionnelle. C’est une façon d’attirer leurs pairs du même secteur chez leur employeur. Les intérêts des salariés (améliorer leur présence en ligne) coïncident avec ceux de l’entreprise (disposer d’ambassadeurs plus efficaces.)</p><p>* World Vision a organisé un concours de photographie au cours duquel ses salariés devaient rassembler des photos d’équipe. La couleur orange, qui est la signature de l’entreprise, est censée unifier la marque sur les différents sites. On a demandé aux employés de partager les photos de leur équipe dans le cadre d’un concours baptisé « Orange, heureux de former une équipe ensemble ? ». Ils devaient présenter des photos comportant un élément de couleur orange, créant ainsi une cohérence dans la marque et un aspect unifié pour les pages carrières. Ces photos avaient en outre une touche d’authenticité qu’on ne trouve pas sur celles que les professionnels réalisent pour les sites. Le hashtag de l’entreprise permet de renouveler constamment l’affichage des photos et transforme ainsi le processus en une démarche réellement ascendante.</p><p>* Ebook <em>Welcome to the Jungle</em> <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/ebooks/manager-equipes-disperseees/">Comment manager des équipes dispersées</a>, décembre 2019.</p><p>* <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/zero-sale-con-rh/">Connaissez-vous la règle du « zéro-sale-con » ?</a>, <em>Welcome to the Jungle</em>, mai 2020.</p><p>*  <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/trois-buddies-buffer/">Culture et collaboration à distance : connaissez-vous le système des « 3 buddies » de Buffer ?</a>, <em>Welcome to the Jungle</em>, mai 2020.</p><p>* Édito <em>Nouveau Départ</em> : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=Tf2exVIbczs">La sphère domestique, nouvelle frontière du travail</a>, avril 2020.</p><p>* Pour commander le livre, <a target="_blank" href="https://www.vuibert.fr/ouvrage/9782311407730-welcome-jungle">c’est ici</a>.</p><p><strong>Envoyez-nous du </strong><strong><em>feedback</em></strong><strong> en répondant à ce mail ! </strong><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/le-nouveau-management-rvl-par-la</link><guid isPermaLink="false">substack:post:490611</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Wed, 27 May 2020 04:30:33 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/490611/ddaf28f7b96479b13b77ccad5f7236eb.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2535</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/490611/b9e7e5ae3d92b5d99baff481423ccbb0.jpg"/></item><item><title><![CDATA[L'Afrique, les médias et les 'role models']]></title><description><![CDATA[<p><strong>Tonjé Bakang est un</strong> producteur et entrepreneur que j’ai rencontré il y a des années, dans le cadre de The Family. Actuellement <em>Director</em> à temps partiel à <a target="_blank" href="https://www.thefamily.co/team">The Family</a>, il a fondé le média <a target="_blank" href="https://medium.com/startup-begins/dans-les-coulisses-de-laventure-afrostream-2bdcc74a58a9">Afrostream</a>, incubé en 2015 dans la Silicon Valley par le prestigieux <a target="_blank" href="https://www.ycombinator.com/">Y Combinator</a>. Entre les États-Unis et l’Afrique, Tonjé a beaucoup voyagé pendant les années où il a développé des partenariats pour produire ou diffuser des contenus afros sur son média Afrostream. Malgré de nombreux fans, le “Netflix afro” n’a malheureusement pas pu lever suffisamment de fonds, et Tonjé a jeté l’éponge en 2017.</p><p>Entre 2017 et la pandémie de Covid-19, Tonjé a voyagé encore plus, a exploré l’Afrique, accompagné des entrepreneurs, s’est investi dans l’éducation en Afrique et est toujours aussi convaincu de l’importance des <em>role models </em>pour tous ceux qui sont invisibles dans les médias traditionnels. </p><p>Nos interviews sont accessibles à tous, mais l’essentiel du contenu de <em>Nouveau Départ</em>, en particulier nos podcasts “À deux voix”, dans lesquels nous mettons l’actualité en perspective, est réservé à notre communauté d’abonnés 🤗</p><p><strong>J’ai trouvé l’interview</strong> avec Tonjé très stimulante. Vous trouverez ci-dessous une transcription (synthèse) écrite, mais je vous encourage à écouter le <em>podcast</em> quand même, pour capter un peu de l’énergie de Tonjé !</p><p><strong>N.D. : Tu as fondé le média Afrostream que tu as fermé il y a deux ans. Peux-tu nous parler de tout ce que tu fais aujourd’hui ? En particulier pendant la pandémie ?</strong></p><p>T.B. : D’abord, quelques mots sur Afrostream. C’était un média en ligne dédié aux fictions et documentaires afros, c’est-à-dire africains ou produits par la diaspora africaine en Europe, ou encore afro-américains et caribéens. Ce qui était assez unique dans le lancement de cette plateforme en 2014, c’était déjà le streaming de contenus à la demande (il faut se souvenir que Netflix n’était pas encore présente en France cette année-là). Il y avait aussi, évidemment, l’idée de créer une plateforme autour d’une thématique forte qui répondait à un besoin de visibilité et de reconnaissance d’une population souvent maintenue à la marge, et qui a du mal à se reconnaître dans le contenu qu’elle regarde, surtout quand elle est en minorité dans un territoire. </p><p>C’était aussi pertinent pour l’Afrique parce que les filières de production audiovisuelle en Afrique souffrent d’un problème de financement. Les chaînes locales n’ont souvent ni les moyens ni la volonté de développer du contenu ambitieux. Pour moi, l’idée était de créer une communauté mondiale de fans de contenus afros pour permettre, localement, le financement de contenus <em>premium</em>, par exemple en Côte d’Ivoire, au Nigeria, ou encore à l’île Maurice. </p><p>Malheureusement, cette aventure a dû s’arrêter. Après avoir levé 4 millions de dollars auprès d’investisseurs de la Silicon Valley, d’Hollywood et, à la marge, en France, et malgré une croissance exponentielle après le lancement d’Afrostream, on a dû tout arrêter. Le coût d’acquisition du contenu était bien supérieur à notre financement et aux revenus générés par les abonnements. </p><p>Mais en effet, il reste des traces de tout cela. Dans <a target="_blank" href="https://medium.com/startup-begins/dans-les-coulisses-de-laventure-afrostream-2bdcc74a58a9">une lettre ouverte sur les coulisses</a> de cette aventure, j’ai partagé toutes les leçons que j’en ai tirées, notamment tous les chiffres-clés et les enseignements concernant les médias. C’était aussi une aventure entrepreneuriale qui a inspiré beaucoup de gens. C’était donc important pour moi de maîtriser mon histoire, de ne pas laisser les autres raconter cette histoire à ma place. C’est cela qui pourra aider d’autres entrepreneurs à aller plus loin. </p><p>Ce texte, je l’ai partagé en septembre 2017, et pendant des mois, ça a été l’un des textes les plus lus sur la plateforme <em>Medium</em>. Pourquoi ? Probablement, parce que c’était l’une des rares fois où un homme noir, africain, pouvait partager publiquement sa vulnérabilité. Déjà, c’est rare pour qui que ce soit de partager sa vulnérabilité, mais pour un homme noir, ça l’est sans doute davantage. On s’auto-censure dans l’expression de nos sentiments. Cette lettre ouverte a été comme un séisme aux États-Unis, en France, mais aussi en Afrique. Mon parcours, c’est celui d’un entrepreneur qui a échoué, mais qui s’en est sorti par le haut.</p><p>Depuis, je cherche un équilibre entre ma vie d’entrepreneur et toutes mes autres activités. Je ne veux plus vivre cette vie trépidante aux dépens de ma vie sociale et de ma santé mentale. J’ai pris beaucoup de recul par rapport à la toxicité de l’environnement <em>startup</em> qui encourage à ne dormir que 4 heures par jour. Et je ne souhaite plus me dévouer à un seul projet. On peut se consacrer à des projets multiples sans pour autant se disperser. En ce moment, je suis co-fondateur de trois projets. Je ne m’interdis pas d’explorer des champs multiples qui correspondent à différentes facettes de ma personnalité.</p><p>En résumé, je suis toujours entrepreneur, mais je ne suis plus dévoué à un seul projet, et je ne cherche plus autant la visibilité. Cela ne me dérange pas d’être davantage dans l’ombre. Depuis la crise du COVID-19, je fais beaucoup de mentorat à distance (<em>via</em> Zoom). J’ai même créé mon <a target="_blank" href="https://www.tonje-bakang.com/">site internet perso</a> à cet effet. Ce <em>mentoring</em>, je le faisais déjà dans le cadre de The Family, où je suis <em>part-time director</em>. On a beau avoir regardé des centaines d’heures de vidéos sur YouTube, quand on est seul face à ses propres difficultés entrepreneuriales, y a rien de mieux qu’un mentor.</p><p>Pour aller plus loin, je me suis dit que je pouvais rendre ce service à des entrepreneurs qui ne sont pas déjà dans le réseau de The Family. Ça a rapidement marché très fort. Il y a une telle demande autour de l’éducation. Par ailleurs, j’ai également lancé des<em> live masterclasses </em>où je m’occupe de 20 porteurs de projets simultanément sur Zoom, à qui je présente toutes les erreurs que font les débutants. J’ai toujours été passionné par l’éducation. Le confinement aura été pour moi une belle occasion de concrétiser cette passion en m’appropriant des outils numériques pour maîtriser toute la chaîne de valeur et créer des choses par moi-même.</p><p><strong>Ton histoire est une sorte de mise en abyme d’un sujet qui te tient à coeur, c’est le sujet des </strong><strong><em>‘role models’</em></strong><strong>. Il y a des gens qui sont invisibles dans les médias, et le fait de les rendre visibles, ça change tout. Toi tu es un </strong><strong><em>role model</em></strong><strong>, justement. Est-ce que ça joue un rôle dans ton activité ? Quelle place a l’Afrique dans tes activités virtuelles d’aujourd’hui ?</strong></p><p>Ce qui est fascinant, c’est qu’en osant prendre la plume, en osant être visible, notamment au sein de The Family, à une position où il y a très peu de personnes non blanches, tout d’un coup, ça donne un signal très fort aux entrepreneurs et entrepreneuses qui ne font pas partie de la population dominante locale blanche. Naturellement, ces entrepreneurs et entrepreneuses se disent que, en plus de mes compétences entrepreneuriales, je suis passé par des choses par lesquelles ils sont en train de passer. Il y a des non-dits, des regards, des choses que ces personnes ont subis et que je peux comprendre rapidement. Et donc naturellement, pour ces personnes, je deviens un allié. </p><p>Qu’importe qu’ils partagent mon origine sociale ou ethnique, le fait de faire partie d’une population qui a été renvoyée à la marge fait la différence. Les gens qui viennent me voir aujourd’hui, quand ils sont français, sont d’origine asiatique, d’Afrique du Nord, d’Afrique sub-saharienne, ou encore sont des femmes. On est loin du profil du jeune homme blanc qui a fait une école de commerce. Non que je ne puisse pas soutenir ce type d’entrepreneurs : je pourrais tout à fait être un mentor pour eux. Mais ce ne sont pas les entrepreneurs de cette catégorie qui viennent me voir. Quand ceux-là viennent à moi, c’est pour solliciter mon expertise en matière de médias.</p><p>Pour ce qui concerne l’Afrique, juste après Afrostream, j’ai rejoint une université en Afrique qui s’appelle <a target="_blank" href="https://www.alueducation.com/">The African Leadership University</a> (qui a un campus au Rwanda, un à l’île Maurice et un au Kenya). J’ai créé pour eux un programme d’entrepreneuriat pour les étudiants. Ce qui était génial, c’est qu’il y avait des étudiants de toute l’Afrique  – du Maroc, de Gambie, du Nigeria, d’Afrique du Sud… C’était fascinant d’interagir avec une telle diversité culturelle. Je garde un lien très fort avec l’Afrique, <em>via</em> tous ces jeunes talents avec lesquels je reste connecté.</p><p>Ensuite, je suis devenu le <em>brand ambassador</em> de l’un des programmes de Mastercard en Afrique, qui vise à financer les programmes d’entrepreneurs de moins de 22 ans. Le fait d’apporter de l’éducation entrepreneuriale à des jeunes Africains est l’un des grands défis de la décennie pour le continent, car il faut pouvoir créer de l’emploi pour tous ces jeunes. Cette expérience a été très importante dans mon exploration de l’Afrique. À l’époque où j’allais en Afrique pour Afrostream, j’allais principalement dans trois pays : le Nigéria, source intarissable de contenus avec leur industrie surnommée “Nollywood” ;  la Côté d’Ivoire, car beaucoup de choses se développent autour de l’audiovisuel à Abidjan ; et en Afrique du Sud, pour des grands événements à Johannesburg et parce que c’est un grand marché. Je n’avais pas le temps d’aller dans plus de pays. J’avais des grosses lacunes en matière de connaissance du continent africain, que j’ai en grande partie comblées grâce à mes expériences ultérieures (African Leadership University et Mastercard).</p><p>Je vois beaucoup d’opportunités. Ces entrepreneurs m’aident à les saisir. Je n’aime pas dire que je les aide...</p><p><strong>Tu es un “connecteur” plutôt que quelqu’un qui aide. Est-ce que ce mot te convient ?</strong></p><p>Oui, tout à fait. <em>“Aider”,</em> c’est un mot trop connoté en ce qui concerne l’Afrique. Ici, on parle de business et d’opportunités qui concernent tant les Africains que ceux qui investissent dans les initiatives entrepreneuriales en Afrique.</p><p>Pour finir de répondre à ta question, le fait d’exister, le fait d’avoir une voix est un symbole essentiel. On sait qu’on trouvera en moi une oreille attentive qui ne sera pas dans le jugement et dans les préjugés. C’est sûrement pour ça que dans les profils d’entrepreneurs que j’attire, il y a une sur-représentation des minorités.</p><p>La question qu’il faut se poser, c’est plutôt pourquoi il n’y a pas plus d’entrepreneurs hommes blancs qui viennent me voir. Est-ce que, parce que je suis noir, ils ne se reconnaissent pas en moi ?</p><p><strong>Bonne question. On retrouve la même en ce qui concerne les femmes et les hommes. Pourquoi les femmes ne mentorent-elles presque que des femmes alors que les hommes mentorent des hommes et des femmes ?</strong></p><p><strong>Entre ton travail à la African Leadership University et avec le programme Mastercard, tu as acquis une bonne vision globale de ce qui se passe en matière d’entrepreneuriat en Afrique. Quels sont les pays où ça bouge le plus ?</strong></p><p>De façon incontestable, c’est au Nigéria que ça décolle le plus vite. C’est là qu’on voit l’activité la plus intense. Ça s’explique par sa population — près de 200 millions d’habitants, et sa mégapole, Lagos, qui a environ 20 millions d’habitants, ainsi que des traits culturels. Les Nigérians ont un sens du business aigu, qu’on appelle le <em>hustle</em>. Il y a des secteurs tech très porteurs au Nigéria, notamment les services financiers, autour de la question, <em>“Comment permettre une meilleure circulation de l’argent ?”</em>. Il existe d’innombrables défis concernant la circulation monétaire sur tout le continent africain. La circulation des biens aussi. </p><p>En fait, pour résumer, il y a trois gros sujets en Afrique. Le premier, c’est le déplacement des marchandises, des personnes et de l’argent. Ce sont d’énormes opportunités de business pour ceux qui sont prêts à trouver des solutions. Le deuxième, c’est la santé : dans le monde post-confinement, beaucoup d’innovations vont être financées dans la santé à différents niveaux. Et enfin, il y a l’éducation, en particulier professionnelle : quelles sont les compétences dont le monde aura besoin demain, et comment les proposer rapidement ? </p><p>On pourrait étendre cette réflexion à la France et à l’Europe. Cette année, on risque de voir arriver des plans sociaux massifs partout en Europe. Une grande partie des travailleurs au chômage vont devoir se réinventer, redéfinir leur expertise, dans un monde où il faut être à l’aise avec le numérique. L’Europe n’a finalement pas beaucoup plus d’avantages compétitifs que les pays émergents dans ces domaines-là. Ça risque d’être compliqué. Il y aura urgence à se réinventer vite.</p><p>Dans l’ensemble, ce confinement a accéléré un changement de fond, un tsunami au niveau de l’éducation. L’école va devoir se réinventer. Il y a des choses qu’on n’apprend pas au lycée mais dont on a besoin dans un monde post-COVID-19. La crise va rebattre les cartes. L’éducation va jouer un rôle déterminant pour préparer les générations à venir parce que la concurrence va s’intensifier.</p><p><strong>Quelles sont les compétences dont on aura besoin demain ?</strong></p><p>Tout ce qui est analyse de données va être essentiel. Dans les industries comme le commerce de détail, le tourisme, l’éducation, on observe une accélération de la disruption.</p><p>Il faut bien noter que la fin du confinement, ça n’est pas la fin de la crise du COVID-19. Le vaccin créé le plus rapidement dans l’histoire des vaccins, ça a été fait en 4 ans ! Ce n’est pas parce qu’on en a besoin qu’un vaccin va être développé rapidement. Pendant peut-être quatre ans, nous allons vivre avec cette peur du coronavirus. Il n’y aura donc pas de retour à la normale. Il faudra réinventer la normalité. Et le numérique va jouer un grand rôle. On aura besoin d’employés pour résoudre des problèmes, accompagner la transition numérique. On aura plus besoin de stratèges que d’exécutants.</p><p><strong>Le fameux </strong><strong><em>hustle</em></strong><strong> nigérian n’est-il pas LA compétence-clé de demain ?</strong></p><p>C’est ce dont on a besoin. Avec une capacité d’analyser les problèmes et les solutions. Ce <em>hustle</em> est quelque chose qu’on doit apprendre à développer dès le lycée. Comment renforcer l’esprit entrepreneurial à tous les niveaux ? C’est le grand enjeu de l’éducation, surtout dans un monde où il faudra créer son propre emploi.</p><p><strong>Il y a une autre dimension dont on risque fort d’avoir besoin demain, c’est celle de raconter des histoires (Netflix n’a jamais été autant regardé que depuis le début du confinement). Si Afrostream existait encore, il y aurait du monde pour regarder ses programmes ! Quel regard tu as sur le </strong><strong><em>storytelling</em></strong><strong> et le monde des médias en général, dans un monde où, crise sanitaire oblige, on bouge moins ?</strong></p><p>Je suis toujours très impliqué dan le monde des médias. Je suis producteur et je fais du développement de films et séries télévisées avec des producteurs britanniques et américains, avec ce prisme de raconter des histoires de minorités, quel que soit le type de minorité. Tu l’auras compris, c’est ma passion, c’est ce qui me fait vibrer. Je trouve que cette crise du covid est une opportunité de recommencer, de redémarrer la machine. Il y a une prise de conscience globale dans l’industrie, qu’il faut raconter les histoires différemment. Pour des producteurs comme moi, c’est une occasion formidable de sortir tous nos projets des tiroirs. Il y a une vraie demande des diffuseurs.</p><p>Je suis persuadé qu’il y a deux types de contenus qui vont s’en sortir : des contenus <em>premium</em>, de type <em>Game of Thrones,</em> où l’on continuera à mettre des dizaines de millions de dollars par épisode – et là, malgré les contraintes sanitaires, l’argent investi fait qu’on arrivera à délivrer. De l’autre côté, on va trouver de plus en plus de contenus avec une valeur de production très faible, mais où l’accent va être mis sur ce qui est dit. Ce contenu-là, s’il est pertinent, pourra avoir une audience aussi importante que <em>Game of Thrones</em>, même s’il est produit avec des <em>smartphones</em> et Zoom ! Par contre, ce qui est au milieu risque de disparaître – ce qui est assez cher à produire, mais moyennement pertinent. Les annonceurs feront souvent le choix de mettre plein de petits chèques sur plein de petites productions avec des valeurs de production basses, mais qui visent des niches et ont de l’impact. </p><p>Ce changement est déjà à l’oeuvre. Les annonceurs commencent à redistribuer leur budget. Ça va être compliqué pour les chaînes de la TNT et les chaînes du câble qui ne sont pas assez innovantes. C’est vraiment lié à l’audience. Qui regarde la télé en semaine ? Des personnes âgées. C’est difficile de construire un business d’avenir sur une audience vieillissante. La transition s’accélère.</p><p><strong>Dans les </strong><strong><em>Game of Thrones</em></strong><strong> d’aujourd’hui et de demain, est-ce que la visibilité des invisibles (minorités, femmes) s’améliore ? Est-ce qu’on a moins de stéréotypes dans les histoires qu’on raconte ?</strong></p><p>Ce qui est le plus important, c’est qui raconte l’histoire. Tu peux me mettre un personnage noir dans un film, si l’histoire est toujours racontée par les mêmes, ça restera limité. Ça restera toujours le point de vue d’un dominant. Aujourd’hui, l’enjeu à Hollywood, c’est comment on fait pour avoir plus de diversité (et je sais que ce mot fait saigner des oreilles en France) dans des postes de pouvoir derrière la caméra. Comment fait-on pour que les producteurs, distributeurs, directeurs de collections soient aussi issus de la diversité ? Comment fait-on en sorte de soutenir des producteurs qui ont un regard différent, lié à ce qu’ils sont ? </p><p>Il faut plus de réalisateurs différents. Par exemple, pendant longtemps les personnages noirs dans les films étaient très mal éclairés. Il a fallu des années pour que les professionnels de la télé sachent bien maquiller Rama Yade. Elle a fini par se maquiller elle-même ! C’est une série de prises de conscience. La question de la représentation est très importante, mais elle doit se faire devant et derrière la caméra. En général, quand c’est derrière la caméra, ça accélère et ajuste ce qui se passe devant. </p><p>Je n’ai aucune envie que se perpétue la tradition du film français où Marianne, la petite bourgeoise française, héberge Aminata, qui est soit une prostituée, soit une réfugiée, soit une enfant des rues africaine, dont Marianne sera la sauveuse. Ce n’est pas l’histoire de Aminata qui s’en sort parce qu’elle est intelligente, c’est l’histoire de Marianne, la sauveuse. Ce truc du <em>White Savior</em>, y en a marre ! Et le pire, c’est que les producteurs vous en parlent comme d’un truc formidable : <em>“Regardez, on a fait ce film-là, et pourtant, la communauté n’est pas venue voir le film”</em>. Bah oui, c’est évident, pourquoi on n’est pas venu voir le film ! Vous faites un film qui prône le fait qu’on a besoin d’un sauveur. Je n’ai pas envie de voir ça.</p><p><strong>Le succès d’un film comme </strong><strong><em>Black Panther</em></strong><strong> prouve-t-il que les Américains ont compris quelque chose que les Français n’ont pas encore compris ?</strong></p><p>Je tiens à préciser que les Américains n’ont pas <em>“compris”</em> grand chose. Là-bas, comme ici, on assiste à une lutte perpétuelle des minorités pour exister. Quand tu connais un peu les coulisses de <em>Black Panther</em>, tu t’aperçois que, dans les contrats, on a voulu arnaquer les comédiens. C’est toujours rude ! Aujourd’hui, on a des histoires qui représentent un peu mieux la diversité aux Etats-Unis, parce qu’on a un peu plus de scénaristes issus de ces minorités, de producteurs, de cadres dans les <em>networks. </em>Le numérique a aussi permis de prouver qu’il y a une grosse appétence du public pour ce contenu-là, que ce n’est pas grave si au début, c’est un contenu de niche parce que très vite ça se dissémine partout. Mais ça a été au prix de combats.</p><p>Si on ramène ça à la France, déjà quand on dit “homme blanc”, ça choque. Je suis un homme noir, je dois pouvoir le dire. Comment peux-tu avoir un débat quand on ne peut même pas dire les choses ? Je suis en colère contre France Télévision. Je ne sais même pas pourquoi je paie une redevance. Que font-ils pour moi ? Ils renforcent des stéréotypes. Et parfois, les pires sont ceux qui se pensent très humanistes, très de gauche, très ouverts. Ils vous bloquent de façon inconsciente mais ne pensent pas être en droit d’être critiqués. Quand on a une conversation avec eux, et qu’on leur demande pourquoi ils n’en font pas plus, pourquoi les minorités ne sont pas plus visibles, ils vont dire, <em>“Nous, on ne voit pas les couleurs”</em>, <em>“Pour nous, c’est l’histoire qui l’emporte”.</em></p><p>Mais c’est bizarre : quand c’est <em>“l’histoire qui l’emporte”</em>, les personnages noirs sont toujours dans des positions de fragilité ou d’infériorité. On attend le juge, on attend le héros, mais c’est toujours l’homme blanc qu’on attend. Quand vous dites ça, ça les choque ! Parfois, ils vous disent qu’on ne trouve pas les gens de minorités dans les castings. C’est faux ! On les trouve quand il s’agit de faire des publicités qui les ciblent !</p><p><strong>Une dernière question : quelles sont les fictions du moment que tu aurais envie de nous recommander ?</strong></p><p>* <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Westworld_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)"><em>Westworld</em></a> sur HBO, une série qui nous questionne sur le futur et la relation avec l’IA.</p><p>* <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Succession_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)"><em>Succession</em></a>, aussi sur HBO, une série qui raconte les rivalités rocambolesques au sein d’une famille qui possède un grand conglomérat américain. On y apprend plein de choses sur l’entrepreneuriat, le <em>business</em> et le milieu des médias ! Et la façon dont l’ego peut faire et défaire des business.</p><p>* <a target="_blank" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Self_Made_(miniseries)"><em>Self Made</em></a> sur Netflix, l’histoire de la première femme entrepreneure millionnaire aux États-Unis, qui a créé un <em>business</em> pour les cheveux des Noires.</p><p>* <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Unorthodox"><em>Unorthodox</em></a>, aussi sur Netflix, une plongée dans l’univers des Juifs orthodoxes de Brooklyn.</p><p>J’encourage tout le monde à s’intéresser à l’autre, à sortir de sa bulle. On sort de sa bulle dans le cas des deux dernières séries que j’ai citées. C’est en regardant l’autre qu’on créé des opportunités d’échange (et de <em>business</em>). Dans un monde qui se ferme, la compréhension de l’autre, c’est une extraordinaire opportunité.</p><p><strong>Voici quelques articles pour</strong> aller plus loin :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.tonje-bakang.com/">Tonjé Bakang</a> (site Internet de Tonjé)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/may/21/africa-coronavirus-successes-innovation-europe-us?utm_source=pocket&#38;utm_medium=email&#38;utm_campaign=pockethits">Why are Africa’s coronavirus successes being overlooked</a><a target="_blank" href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/may/21/africa-coronavirus-successes-innovation-europe-us?utm_source=pocket&#38;utm_medium=email&#38;utm_campaign=pockethits"><em>?</em></a> (Afua Hirsh, <em>The Guardian</em>, 21 mai 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.koudetat.co/episodes/s-autoriser-a-se-re-programmer-i-koudetat-x-tonje-bakang">S'autoriser à se re-programmer</a> (<em>podcast</em>—Valentin Richard avec Tonjé Bakang, Koudetat, février 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://europeanstraits.substack.com/p/is-africa-the-future-of-european">Is Africa the Future of European Tech?</a> (Nicolas, <em>European Straits</em>, December 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/startup-begins/dans-les-coulisses-de-laventure-afrostream-2bdcc74a58a9">Dans les coulisses de l’aventure Afrostream</a> (Tonjé Bakang, <em>Medium</em>, septembre 2017)</p><p><strong>Si vous souhaitez accéder</strong> à nos futures publications, en particulier nos podcasts “À deux voix”, dans lesquels Nicolas et moi mettons l’actualité de la crise et de la transition en perspective, abonnez-vous !</p><p><strong>Envoyez-nous du </strong><strong><em>feedback</em></strong><strong> en répondant à ce mail ! </strong><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/lafrique-les-mdias-et-les-role-models</link><guid isPermaLink="false">substack:post:485943</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Tue, 26 May 2020 04:30:48 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/485943/4c0ef3b0315edf3d05457e34c0ddd8f3.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3357</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/485943/7c782abaa8e406a0034572a69bf15bb9.jpg"/></item><item><title><![CDATA[La Chine dans le monde après le COVID-19]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Bonjour à tous ! Cette</strong> semaine, Laetitia et moi vous proposons un entretien avec la géographe Alisée Pornet, consacré à la Chine et son repositionnement dans le contexte de la pandémie de COVID-19.</p><p><strong>Alisée Pornet est agrégée de géographie et travaille aujourd’hui dans l’aide au développement. </strong>Depuis plusieurs années, elle a fait de la Chine sa spécialité. Elle s’intéresse plus particulièrement à la façon dont Pékin contribue au développement des pays d’Asie et d’Afrique à travers le titanesque chantier de la <a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_route_de_la_soie"><em>“Nouvelle route de la soie”</em></a>—cet assemblage hétéroclite d’infrastructures physiques et numériques censées mieux relier la Chine, notamment la partie occidentale du pays, au reste du monde.</p><p>Dans cet entretien, Alisée nous aide à mieux comprendre la façon dont Pékin aborde sa relation au reste du monde, l’ambition qui l’anime depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012 et l’impact que pourrait avoir la pandémie de COVID-19 sur les intérêts commerciaux et stratégiques de la Chine.</p><p>L’effet de la pandémie sur le positionnement stratégique de la Chine est ambivalent. D’un côté, la diplomatie chinoise commet maladresse sur maladresse, ce qui contribue à inspirer de la défiance à de nombreux pays du monde, <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/covid-19-leons-de-la-chine-et-dasie">comme nous l’expliquait dans une autre interview François Godement</a>, conseiller de l’Institut Montaigne pour l’Asie. De l’autre, la pandémie contribue à fragmenter le monde indépendamment des choix diplomatiques faits par les uns et les autres, ce qui contribue à resserrer les liens entre des pays qui ont des intérêts, notamment commerciaux, en commun.</p><p>Dans ce contexte, malgré les déconvenues, le chantier de la <em>“Nouvelle route de la soie” </em>est appelé à se poursuivre et, peut-être, à s’intensifier, contribuant à rapprocher la Chine de ses voisins en Asie de l’Est, en Asie centrale, en Afrique – et peut-être, un jour, en Europe. Pour comprendre ces dynamiques que la pandémie ne fait qu’accélérer, Alisée nous rappelle leur contexte historique et culturel et nous guide dans les méandres de l’aide au développement à l’échelle globale.</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.geochina.fr/atlas.html"><em>Geochina</em></a> (Thierry Sanjuan, actualité des recherches sur la Chine,dans les domaines des études urbaines et de la géopolitique)</p><p>* <a target="_blank" href="https://soundcloud.com/nouvelles-ecoutes/la-poudre-episode-72-anne-cheng">La Poudre - Épisode 72</a> avec Anne Cheng, <a target="_blank" href="https://www.college-de-france.fr/site/anne-cheng/index.htm">titulaire de la chaire « Histoire intellectuelle de la Chine » au Collège de France</a> (podcast—Lauren Bastide, <em>Nouvelles Écoutes, </em>avril 2020).</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-avec-la-chine-il-faut-maintenir-le-contact-explique-cette-chercheuse_fr_5e9d7eafc5b682f0346e4aed">Coronavirus: "Avec la Chine, il faut maintenir le contact" explique Agatha Kratz</a> (Astrid de Villaines, <em>Huffington Post</em>, avril 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200212-%C3%A9pid%C3%A9mie-coronavirus-fragilise-%C3%A9conomie-mondiale">L'épidémie de coronavirus fragilise l’économie mondiale</a>, avec Agatha Kratz (Anne Cantener, <em>RFI</em>, février 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.afd.fr/fr/actualites/chine-les-nouvelles-routes-de-la-soie-sur-le-chemin-du-developpement-durable-0">Chine : Les “Nouvelles routes de la soie” sur le chemin du développement durable</a> (Agence française de développement, novembre 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/le-rattrapage-technologique-comme-outil-de-la-puissance-chinoise">La puissance chinoise: de l'imitation à l'innovation</a> (Alisée Pornet, <em>France Culture</em>, novembre 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2019-3-page-117.html#">De l’atelier à la R&D : le rattrapage technologique comme outil de la puissance chinoise</a> (Alisée Pornet, <em>Revue internationale et stratégique</em>, mars 2019)</p><p>* <a target="_blank" href="https://podtail.com/en/podcast/les-savantes/anne-cheng-sinologue/">Anne Cheng, sinologue</a> (podcast—Laurent Bastide, “Les Savantes”, <em>France Inter</em>, juillet 2018)</p><p>Si vous souhaitez accéder à nos futures publications, en particulier nos podcasts “À deux voix” dans lesquels Laetitia et moi mettons l’actualité de la crise et de la transition en perspective, abonnez-vous !</p><p><strong>Envoyez-nous du </strong><strong><em>feedback</em></strong><strong> en répondant à ce mail ! </strong><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>. 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If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/la-chine-dans-le-monde-aprs-le-covid</link><guid isPermaLink="false">substack:post:467406</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Tue, 19 May 2020 04:30:39 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/467406/65172c3db578c371d6fa4bdf2ae6ecba.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2611</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/467406/e77115d50a5425674c9d12cae4bade0e.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Les bureaux et la ville du futur]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Je suis très heureuse</strong> de vous proposer aujourd’hui l’interview de <a target="_blank" href="https://www.comundi.fr/formateurs/7829-rabineau-camille.html">Camille Rabineau</a> sur la transformation des espaces publics — bureaux, espaces commerciaux, espaces publics urbains. Urbaniste de formation, Camille a lancé une activité de conseil pour aider les entreprises dans l’aménagement de leurs espaces. Elle en connaît un rayon sur la ville et les bureaux !</p><p>Dans cette interview (disponible en podcast 🎧👆 et à l’écrit 📝👇), Camille livre son analyse (captivante) de ce que seront demain les bureaux et les espaces commerciaux, ainsi que ses craintes concernant une ville “Covid-free” où l’on ne ferait plus que “circuler”. Elle rappelle qu’une “super-ville”, c’est une ville où on peut flâner et échanger, pas seulement un <em>hub</em> où l’on passe pour aller d’un point A à un point B !</p><p>C’est aussi la première interview disponible directement en vidéo ET podcast. La qualité de l’image et du son est bonne, mais il y a dans l’enregistrement quelques petits moments  de coupures car notre connexion n’était pas parfaite… Ne nous en tenez pas rigueur. Cela ne gâche pas grand chose. Je ne saurai trop vous encourager à écouter ou regarder cette interview ! Le texte ci-dessous n’est pas la retranscription de notre interview. C’est un texte en plus, avec des éléments différents du podcast.</p><p><strong>Nouveau Départ : Dé-confinement, distanciation sociale et espaces de travail : quelle pourrait être demain la place du bureau dans l'ensemble des espaces de travail ? A quoi pourrait ressembler un bureau compatible avec les contraintes d'une pandémie ?</strong></p><p>C.R. : À mon sens, il y a une nécessité d’appréhender les temporalités différentes, ce n’est pas simple parce que dans la phase de rupture dans laquelle on est, le très court terme est déjà très incertain. En France, il y a un premier horizon, c’est le 11-12 mai, mais on est en train de se rendre compte que c’est un faux horizon, et qu’appliqué au bureau, le retour n’est pas pour tout de suite… Le mot d’ordre semble être « vous pourrez revenir, mais ne venez pas », ou « sur la base du volontariat ». Donc dans ce premier temps, déjà on ne revient pas au bureau, et si on y revient, chacun va parer au plus urgent, bricoler. On va enlever des chaises, on va tourner le mobilier pour que les salariés ne soient plus face à face ou côte à côte, on va poser des protections en plexiglas, on va faire venir seulement une petite partie des salariés... </p><p>Sauf que, à un moment, il faudra passer à l’étape suivante, revenir à une forme de normalité, qui ne sera jamais vraiment plus comme avant, c’est-à-dire, tirer les leçons de la crise. La question de la place du bureau est alors triple. </p><p>* <strong>La première question, c’est pourquoi revenir si je peux travailler ailleurs ?</strong> Oui, il y aura de la lassitude et sans doute, pour certains, un rejet au télétravail à domicile (1 télétravailleur sur 2 souhaiterait changer d’employeur, selon une récente enquête Welcome to the jungle). Mais quand même il y a cette conscience très largement partagée que c’est possible. D’autant plus que la proximité sort revalorisée de cette période. Ce qu’on peut voir émerger, c’est une « chaîne du bureau », avec une gradation de lieux de travail du plus intime au plus « corporate » : on télétravaillera chez soi, mais aussi pourquoi pas chez un voisin, un ami, un collègue. On ira en coworking dans son quartier.</p><p>* <strong>La deuxième question, c’est une fois que je suis au bureau, comment en tirer profit tout en respectant la distanciation physique ?</strong> L'approche « hygiéniste » est nécessaire mais passe à côté d’une chose : demain, si on revient sur site, c’est pour se voir, pour sentir de nouveau cette appartenance au collectif, cette culture qui repose beaucoup sur le partage de temps ensemble en présentiel comme développé dans l’ouvrage <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/the-culture-code-the-secrets-of-highly-successful-groups-de-daniel-coyle-1/"><em>The Culture Code</em></a><a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/the-culture-code-the-secrets-of-highly-successful-groups-de-daniel-coyle-1/"> de Daniel Coyle</a>. Il va donc falloir trouver des aménagements qui favorisent l’interaction et l’échange et son en même temps précautionneux, respectueux de la situation sanitaire. Il y a un gros travail à mener sur les endroits où on se rassemble et les formats de réunion. </p><p>* <strong>La troisième question, c’est celle de l’utilité sociale du bureau</strong>, le coût d’opportunité de ces ensembles immobiliers, qui sont de vraies forteresses et qui sont totalement fermées depuis bientôt deux mois. Déserts, ils montrent qu’ils sont subsidiaires. Alors que la responsabilité sociétale, « l’impact » des entreprises est sur toutes les lèvres, on ne peut plus passer outre la responsabilité sociétale de l’immobilier d’entreprise. Il faut donc penser mutualisation, ouverture, mise à profit de ces mètres carrés privatifs pour les habitants, les usagers du quartier.. ce n'est pas si fantaisiste, certains sièges sociaux ont déjà adopté cette approche, comme les célèbres Magasins Généraux pour BETC à Pantin ou le futur <a target="_blank" href="https://www.lemoniteur.fr/article/la-garenne-colombes-le-siege-d-engie-s-organisera-autour-d-un-parc-de-2-ha.2075264">siège mondial d’Engie prévu à La Garenne-Colombes</a>.</p><p><strong>N.D. : Tu faisais il y a peu une défense des </strong><strong><em>open spaces</em></strong><strong>, critiqués et mal-aimés. C'est plus difficile de les défendre dans un contexte de pandémie. Quel avenir pour les </strong><strong><em>open spaces</em></strong><strong> ?</strong></p><p>Le cas des <em>open spaces</em> est passionnant. C’est un terme qui aujourd’hui renvoie à bien d’autres choses que ce qu’il est vraiment, il renvoie à tous les excès managériaux qui ont pu se développer ces dernières décennies. Il inspire des titres de livres, des articles qui en fait parlent de tout sauf d’aménagement et d’usages, ou alors très peu.</p><p>Une chose est vraie, c’est que l’<em>open space</em> est mal aimé, aussi parce qu’il est méconnu, <a target="_blank" href="https://www.actineo.fr/article/barometre-actineo-sociovision-2019">66% des salariés du tertiaires travaillent en bureau fermé individuel ou à plusieurs</a>, selon le dernier baromètre Actineo. La situation actuelle semble aggraver son cas. Il faut donc s’attendre à encore plus d’opposition en interne autour des projets de passage en <em>open space</em>. On devra mettre les bouchées doubles pour expliquer, écouter les demandes des salariés, et accompagner.</p><p>Qu’est-ce qui pose vraiment problème avec l’open space ? La densité, et le conflit d’usages, les deux générant des nuisances, du bruit, du passage, et maintenant des risques sanitaires. C’est vrai que dans un open space classique, vous avez votre bureau en espace ouvert, vous voulez vous concentrer et le voisin passe des appels toute la journée, c’est catastrophique. Mais c’est un défaut qu’on sait corriger avec le principe d’aménagement selon les usages, c’est-à-dire un lieu de travail qui propose une grande variété d’espaces, notamment des espaces alternatifs au plateau ouvert, où on va pouvoir aller s’abriter, des ambiances différentes pour répondre aux besoins de travail qui sont très différents. Les salariés jonglent entre ces espaces dans la journée. Le Leesman Institut l’a montré : ce type d’aménagement là remplit <a target="_blank" href="https://www.leesmanindex.com/The_Rise_and_Rise_of_Activity_Based_Working_Research_book.pdf">des taux de satisfaction pour les salariés plus élevés</a> que le bureau fermé et l’open space sur de nombreux usages.  </p><p>Un open space peu dense, « structuré » où on utilise des éléments pour délimiter l’espace, où l’on crée des interiorités, remplira mieux les contraintes de distanciation sociale que des petits bureaux fermés partagés à quatre. Sans parler du <em>flex office</em>, lui aussi très mal aimé mais qui peut être bien adapté aux contraintes sanitaires, plus facile à nettoyer, plus souple.</p><p>Autre élément : si on vient au bureau c’est pour se voir ! Comment expliquer à des gens qui savent désormais que travailler depuis chez eux (ou ailleurs) c’est possible qu’ils doivent venir dans l’entreprise pour se ré-enfermer dans une case et faire des visio avec le collègue du bureau d’à côté ?<a target="_blank" href="https://www.hbs.edu/faculty/Pages/item.aspx?num=54899"> Les travaux de Turban et Bernstein</a> ont fait beaucoup de bruit : ce sont des chercheurs de Harvard qui ont essayé d’établir une corrélation entre le passage en <em>open space</em> et la diminution des communications en face à face. C’est une contribution importante au débat parce qu’il est vrai que le discours utilisant la collaboration comme justification de l’<em>open space</em> peut être excessif. Mais pour moi il y a des angles morts, et notamment le fait qu’une communication digitale, reste une communication -on le voit bien en ce moment- et que le basculement vers plus de communication intermédiée peut être le reflet justement du changement d’habitudes et d’adaptation à de nouvelles règles de vie.</p><p>Je préfère donc l’approche d’un <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Social-Physics-Spread-Lessons-Science/dp/B01DLJA5VK">Alex Pentland du MIT qui étudie « la physique sociale »</a>, c’est-à-dire l’ensemble des interactions qui prennent place sur le lieu de travail, et qui a d’ailleurs démontré le caractère central des interactions en face à face, réciproques et informelles dans la prise de décision en entreprise.</p><p><strong>N.D. : Dans l'histoire, les pandémies redessinent parfois les villes. En 1850, une épidémie de choléra à Londres a abouti à la création des systèmes d'égouts. Aujourd'hui, quel pourrait être l'impact sur les villes de Covid-19 ?</strong></p><p>Depuis le tournant des années 2000, on a assisté, et c’est vrai dans les villes de toutes tailles, à un mouvement de renaissance ou même de naissance de l’espace public, de reconquête sur la ville, par rapport aux Trente glorieuses pensées pour la voiture. C’est le mouvement d'aménagement des <em>waterfronts</em>, de fluidification urbaine, de conversion des parkings en places à vivre, <em>etc.</em> Il y a des cas très célèbres, comme Barcelone, mais ça s’est vu partout dans le monde. En France, on pense aux quais du Rhône à Lyon, aux quais à Bordeaux, à l’île de Nantes, aux berges de Seine, les places, plus récemment aux réflexions sur le périphérique.</p><p>Revitaliser l’espace public urbain a de multiples bénéfices : cela stimule l’attractivité économique, c’est favorable pour la cohésion sociale, la sécurité, la santé mentale et physique des habitants. Ces lieux jouent aussi un rôle démocratique. Comme le dit Brent Toderian, un urbaniste canadien, “<strong><em>Good cities know that cities are for people not just cars, great cities know that cities are places to live and linger not just move through</em></strong><em>”(ici cité par </em><a target="_blank" href="https://medium.com/we-research-and-expriment-with-how-the-sharing/why-cities-rediscover-play-8cc5be5e15d6">Sharing Lab</a><em>.)</em></p><p>Avec le Covid, on peut craindre que la vision hygiéniste de la ville reprenne le dessus et mette en péril le mouvement d’affirmation des espaces publics. La crise sanitaire remet la grammaire de la ville vivante remise en question. Le risque, c’est d’avoir une ville où on se côtoie sans se rencontrer, sans se voir. Ce qui me frappe en ce moment, quand on parle d’espace public, on ne parle plus que des manières de « circuler », « traverser », et pas des manières d’ « habiter » la ville. La voiture pourrait en sortir renforcée. Faire une ville vivante, c’est s’efforcer d’avoir une ville inclusive, car quand la vie se replie sur la sphère privée alors les inégalités sont encore plus douloureuses.</p><p>Notre vision de la santé semble restreinte aujourd’hui. Elle est dictée par la pénurie de places dans les hôpitaux. Mais accéder à des parcs, à des lieux pour se dépenser, jouer quand on est un enfant, ou tout simplement voir du monde, ce sont des besoins primaires de santé aussi. On a sans doute manqué, en France, de créativité en la matière. Par exemple, <a target="_blank" href="https://www.lepoint.fr/monde/deconfinement-vilnius-va-devenir-une-terrasse-de-cafe-geante-29-04-2020-2373505_24.php">à Vilnius, les cafés et restaurants peuvent rouvrir</a> en empiétant sur l’espace public pour respecter la distanciation sociale. L’ONG Project for Public Spaces s’est penchée sur le sujet et révèle <a target="_blank" href="https://www.pps.org/article/you-asked-we-answered-how-can-public-space-managers-help-fight-covid-19">qu’avec quelques aménagements, et un peu de bon sens</a>, du mobilier en moins pour décourager les présences trop longues, de l’affichage, on peut maintenir les parcs ouverts.</p><p><strong>N.D. : L'espace bureau n'est pas le seul concerné. On parle beaucoup des espaces commerciaux aussi. Aux Etats-Unis, la disparition des </strong><strong><em>shopping malls</em></strong><strong> est accélérée. A quoi pourrait ressembler l'espace commercial de demain ? Aura-t-il encore une raison d'être ?</strong></p><p>Les <em>shopping malls</em> sont une émanation de la ville pensée pour la voiture. Mais je pense qu'ils n’ont pas dit leur dernier mot. La grande distribution est un secteur qui sort renforcé de la crise, tout comme la livraison à domicile par Internet. C’est surtout le petit commerce qui est mis à mal. D’abord, la situation américaine est différente : ils ont six fois plus de mètres carrés de shopping malls par habitant, selon l’architecte Ellen Dunham Jones. Pour les centres commerciaux urbains, le secteur se prépare depuis longtemps à enrayer son déclin (qui est plus lent qu’aux Etats-Unis), les grands groupes font beaucoup d’efforts pour proposer de nouvelles expériences « phygitales », pour proposer une offre diversifiée, avec plus de loisirs, de restaurants…</p><p>Les zones commerciales sont aussi un lieu de sociabilité. Le journaliste Jean-Laurent Cassely a fait des <a target="_blank" href="http://www.slate.fr/story/159751/commerce-restauration-buffalo-grill-fast-casual-franchise-france-centre-ville-peripherie">papiers passionnants sur les chaînes franchisées</a> de restauration qu’on ne trouve que dans les zones commerciales et qui mettent le paquet en marketing pour proposer une offre de qualité, de l’évasion… il décrit avec finesse tout ce paysage urbain-là.          </p><p>Par ailleurs, les friches sont en général un vrai casse-tête : il y a des coûts très lourds de dépollution, de démolition. Vides, ces zones-là ne vont pas se transformer en réserves naturelles du jour au lendemain. Si on regarde les usines fermées, dans beaucoup de territoires, ce sont de vrais fardeaux. La requalification est longue. Personne ne veut payer. C’est un peu comme le confinement, c’est facile de fermer, beaucoup moins de rouvrir !</p><p>Comme souvent, la solution passera sûrement par la diversification de la programmation de ces lieux, peut-être avec des services publics, plus d’espaces verts, des services et expériences gratuites. Bref, tout ce qui pourra donner une nouvelle vie à ces lieux pour qu’ils soient moins des temples de la consommation, en décalage avec notre époque. C’était d’ailleurs la version originelle du créateur du <em>mall</em>, Victor Gruen. En fait, ce qui menace sûrement le plus les centres commerciaux ce sera les difficultés des locataires à s’acquitter de leurs loyers.</p><p><strong>N.D. : On prévoit que 68% de la population mondiale résidera en ville en 2050 (contre 55% aujourd'hui). Mais il y a malgré cela un mouvement de rejet de la ville qui s'incarne dans des nouvelles formes de nomadisme. Quel est ton regard sur un éventuel regain de nomadisme ? Quels pourraient être les freins ?</strong></p><p>S’il y a une valeur qui sort grande gagnante du confinement, c’est la proximité. Je préfère parler de proximité que de démobilité, qui peut être considérée comme punitive, au regard des immenses fractures territoriales. Le premier enjeu, si on veut aborder un éventuel rejet des grandes villes, c’est de combler ces inégalités. Il y a un socle de services, de ressources de base qu’il faut définir et qui doivent être accessibles partout à pied, c’est la fameuse ville des 15 minutes de Carlos Moreno..</p><p>C’est vrai que cette redécouverte de la proximité peut entraîner un nouveau regard de populations très urbaines sur les petites villes. Mais ce rejet des grandes villes avait déjà commencé avant la crise. En France, il concernait surtout Paris. 80% des cadres franciliens souhaitaient quitter Paris, selon une étude Cadremploi de 2019. À l’issue de cette crise, il y aura sûrement des passages à l’acte, sans doute d’abord chez les professions indépendantes, ceux pour qui c’est plus facile à faire que pour un couple de salariés d’entreprises.</p><p>Au passage, on peut noter que cela ne s’accompagne pas forcément de comportements vertueux du point de vue de l’environnement. On accepte en effet souvent de faire davantage de kilomètres avec sa voiture. Il ne faudrait pas oublier que <a target="_blank" href="https://www.citylab.com/perspective/2020/04/coronavirus-urban-density-nyc-safe-city-public-health/610471/">la densité urbaine est protectrice aussi</a>. Habiter une grande ville, c’est avoir accès à une bonne offre de soin, à un CHU très compétent, à un bon réseau de transports collectifs qui engendrera moins de mortalité sur la route. S’il y a du monde dans les rues, c’est plus rassurant quand vous rentrez tard le soir. Je me souviens avoir eu la chance rencontrer l’architecte Françoise-Hélène Jourda, précurseur de l’architecture durable en France, qui disait que la taille idéale d’une agglomération c’est entre 1 et 2 millions, comme Lyon. C’est suffisant pour rassembler tous les facteurs d’attractivité et de bien-être, mais pas encore assez pour avoir toutes les externalités négatives qui vont avec la grosse métropole.</p><p>Quant au digital nomadisme, c'est un idéal, un mode de vie, plutôt attaché au milieu du freelancing et entrepreneurial, une sorte de summum de liberté. Mais je pense que la grande mobilité sera impactée à long terme par cette crise, où l’aviation civile est quasiment à l’arrêt. Notamment parce que les entreprises se rendent compte que cela ne vaut plus le coup de faire des heures de TGV ou d’avion pour une réunion. </p><p>Voici quelques ressources pour compléter cette interview passionnante :</p><p>* Le blog de Camille : <a target="_blank" href="https://commeontravaille.fr/blog/">« Comme on travaille »</a></p><p>* Notre édito Nouveau Départ <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=UHu3ASccSXE&#38;t=4s">Covid-19 et mobilité en ville</a>, qui confirme le fait qu’on s’intéresse plus à la mobilité.</p><p>* <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/the-culture-code-the-secrets-of-highly-successful-groups-de-daniel-coyle-1/">Article « must-read » sur </a><a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/the-culture-code-the-secrets-of-highly-successful-groups-de-daniel-coyle-1/"><em>The Culture Code</em></a> de Daniel Coyle, mentionné dans l’interview.</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/repenser-la-ville-pour-lartisanat-dff628784c99">Repenser la ville pour l’artisanat</a> », mon article publié sur <em>Medium</em> à propos de Jane Jacobs, philosophe de l’urbanisme.</p><p>* <a target="_blank" href="https://medium.com/willbe-group/ville-et-commerce-quest-ce-qui-fait-la-vitalit%C3%A9-urbaine-3d44cb948bf6">Ville et commerce : qu’est-ce qui fait la vitalité urbaine ?</a>, Laetitia Vitaud, <em>Medium</em>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/covid-19-les-bureaux-et-la-ville</link><guid isPermaLink="false">substack:post:438729</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Fri, 08 May 2020 05:30:30 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/438729/a35b2ffad2ec9ff6010e98b94985a69f.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>2946</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/438729/8e6d61ce7346996c5b40d9633c975105.jpg"/></item><item><title><![CDATA[COVID-19 : leçons de la Chine et d'Asie de l'Est]]></title><description><![CDATA[<p><a target="_blank" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Godement"><strong>François Godement</strong></a><strong> est historien</strong>, spécialiste de la Chine et des relations internationales en Asie de l’Est, professeur à Sciences-Po et conseiller à l’Institut Montaigne. Il y a quelques jours, il a publié avec l’Institut Montaigne un rapport intitulé <a target="_blank" href="https://www.institutmontaigne.org/publications/covid-19-lasie-orientale-face-la-pandemie">Covid-19 : l’Asie orientale face à la pandémie</a>, co-écrit avec Mathieu Duchâtel et Viviana Zhu, où les auteurs proposent un panorama détaillé des outils de politiques publiques auxquels la Chine, la Corée du Sud, Hong Kong, le Japon, Singapour et Taiwan ont eu recours pour lutter contre la pandémie. </p><p>Dans l’interview qu’il a accordée à <em>Nouveau Départ</em>, François livre une analyse précise, passionnante et glaçante des origines de l’épidémie en Chine, et des leçons qu’on aurait déjà pu en tirer plus d’un mois avant le début du confinement français. Il complète sa critique de la gestion française par une explication de ce qui a fait le succès de la gestion de la crise sanitaire par les pays d’Asie du Sud Est. Et il note au passage que les discours contre les masques au début de l’épidémie en France sont une faute que nous aurions dû éviter.</p><p>Les mesures prises par les gouvernements de pays comme la Corée du Sud, Hong Kong ou Singapour sont aujourd’hui citées en exemples, mais la possibilité d’une deuxième vague ne les épargne pas non plus. S’il n’y a pas de recette miracle, en revanche, pour François, l’importance accordée dans ces pays à des mesures ciblées et au suivi des patients semblent faire leurs preuves. L’un des éléments qui fait le succès des politiques de ces pays, le traçage des individus, trouve en Europe des freins culturels a priori insurmontables.</p><p>Écoutez cette conversation qui reste plus éclairante que jamais dans le contexte actuel de tensions qui montent entre la Chine et l’Occident.</p><p>Et, si ce n’est déjà fait, abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/cadeau-un-podcast-deux-voix-">conservations “À deux voix” que Laetitia et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine</a> (reprise après le 15 août) 🚀</p><p>Nous vous souhaitons une excellence écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong>, commencez par consulter les travaux conduits par François dans le contexte (récent) de la crise du COVID-19 :</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.institutmontaigne.org/publications/covid-19-lasie-orientale-face-la-pandemie">Covid-19 : l’Asie orientale face à la pandémie</a> (Mathieu Duchâtel, François Godement et Viviana Zhu, Institut Montaigne, avril 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.la-croix.com/Monde/Coronavirus-Chine-veut-faire-oublier-quelle-lorigine-pandemie-2020-03-24-1201085752">Coronavirus : « La Chine veut faire oublier qu’elle est à l’origine de la pandémie »</a> (François Godement, <em>La Croix</em>, mars 2020)</p><p>* <a target="_blank" href="https://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/Chine-reecrit-deja-lhistoire-coronavirus-Wuhan-2020-03-09-1201082887">La Chine réécrit déjà l’histoire du coronavirus de Wuhan</a> (Dorian Malovic, <em>La Croix</em>, mars 2020)</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a>, sa <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/channel/UC3CjYYzSaj8zmpylsKBdcdA">chaîne YouTube</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/covid-19-leons-de-la-chine-et-dasie-543</link><guid isPermaLink="false">substack:post:815834</guid><dc:creator><![CDATA[Nicolas Colin]]></dc:creator><pubDate>Tue, 05 May 2020 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/815834/10ee2d6aeabdd504dab21099a71ef043.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Nicolas Colin</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3429</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/815834/c3a94d5ba506501945bf1ed3564448f7.jpg"/></item><item><title><![CDATA[Apprendre sans aller à l'école]]></title><description><![CDATA[<p><strong>Nicolas vous en parlait</strong> il y a deux semaines dans son <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ducation-domicile-une-nouvelle-frontire">“Grand angle” consacré à l’éducation à domicile</a> : la crise du COVID-19 va bousculer nos habitudes en matière d’éducation et bouleverser notre rapport au système scolaire.</p><p><strong>Pour mieux comprendre de quoi sera fait, il faut nous tourner vers ceux qui n’ont pas attendu le COVID-19 pour s’affranchir du système</strong> et explorer d’autres voies en matière d’éducation – les parents bien sûr, mais aussi les élèves eux-mêmes.</p><p>Parmi ces pionniers, Nicolas et moi suivons depuis longtemps Elsa Cohen, auteure du livre <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Hack-ton-bac-guide-r%C3%A9ussir/dp/B07TJKCKCQ/"><em>Hack ton Bac</em></a> et fondatrice de l’<a target="_blank" href="https://www.hacktonbac.com/">entreprise éponyme</a>, qui soutient les lycéens souhaitant passer leur bac tout en menant à bien d’autres projets.</p><p><strong>J’ai beaucoup apprécié l’échange avec Elsa</strong>, avec qui nous avons abordé d’innombrables sujets : comment elle traverse la période de confinement ; qu’est-ce qui l’a amenée à quitter le lycée et passer son bac à distance ; pourquoi les enfants et adolescents se sentent de plus en plus mal à l’école ; qu’est-ce que ça fait de créer son entreprise dès l’âge de 18 ans ; que lui inspire l’annulation du bac cette année du fait de la pandémie de COVID-19 et de l’impératif de distanciation sociale ; et quelles leçons nous pouvons tirer de son expérience quels que soient notre âge et nos aspirations.</p><p>Ces leçons, on pourrait les résumer à ces deux idées :</p><p>* Le système scolaire ne développe pas l’autonomie des élèves, or c’est ce qui est le plus important dans l’apprentissage !</p><p>* Le malaise que certains adolescents éprouvent à l’école n’est pas très loin du malaise lié au fait d'apparier systématiquement un âge et un stade de la vie. Être mis dans une case, cela devient de plus en plus insupportable à tout âge – c'est pour ça que des concepts comme <em>“quinquados”</em> sont tant à la mode.</p><p><strong>Finalement, Elsa et moi avons compris ensemble que le malaise qu’elle a ressenti au lycée est le malaise que nous ressentons tous dans notre vie organisée si rigidement en trois phases</strong> (l’éducation, la vie active, la retraite) 🤔</p><p><strong>Voici quelques ressources utiles pour compléter cette interview :</strong></p><p>* Le livre d’Elsa, <em>Hack ton Bac</em>, paru en 2019 : <a target="_blank" href="https://www.amazon.fr/Hack-ton-bac-guide-r%C3%A9ussir/dp/B07TJKCKCQ">disponible sur Amazon</a>.</p><p>* Le “Grand angle” de Nicolas sur <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/ducation-domicile-une-nouvelle-frontire">l’éducation à domicile comme nouvelle frontière</a>.</p><p>* Mon <em>must-read</em> sur le livre <em>The 100-Year Life</em>, qui éclaire les mutations de la formation et des parcours professionnels alors que la longévité augmente : <a target="_blank" href="https://recruiters.welcometothejungle.com/articles/une-vie-de-100-ans-vivre-et-travailler-a-l-ere-de-la-longevite-de-lynda-gratton-et-andrew-scott/">Une vie de 100 ans : vivre et travailler à l’ère de la longévité de Lynda Gratton et Andrew Scott</a> (Welcome to the Jungle).</p><p>* Mon article sur John Ruskin : <a target="_blank" href="https://medium.com/du-labeur-%C3%A0-louvrage-l-artisanat-est-le-futur-du/le-futur-du-travail-appartient-aux-personnes-multi-potentielles-a854765eaedb">Le futur du travail appartient aux personnes multi-potentielles</a> (<em>Medium</em>, août 2019).</p><p>* Mon article sur <a target="_blank" href="https://medium.com/switch-collective/le-triomphe-des-amateurs-77d520217ed3">Le triomphe des amateurs ?</a> (Switch Collective, août 2016).</p><p>* Un autre sur <a target="_blank" href="https://medium.com/switch-collective/la-mal%C3%A9diction-de-l%C3%A9onard-de-vinci-et-le-futur-du-travail-cbd9a739d10e">La fin du siècle des experts : l’avènement des Léonards</a> (Switch Collective, juin 2016).</p><p>* Enfin, si vous n’êtes pas convaincu(e) que le message d’Elsa s’applique à tous les âges : <a target="_blank" href="https://medium.com/switch-collective/comment-switcher-apr%C3%A8s-40-ans-3f26356da8c6">Comment switcher après 40 ans ?</a> (Switch Collective, juillet 2016)</p><p>Si vous souhaitez accéder à toutes nos futures publications, en particulier nos podcasts “À deux voix” et nos “Notes de lecture”, abonnez-vous !</p><p><strong>Envoyez-nous du </strong><strong><em>feedback</em></strong><strong> en répondant à ce mail !</strong> Suivez <em>Nouveau Départ </em>sur Twitter ici : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. 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Cette</strong> semaine, Nicolas et moi vous proposons un entretien avec notre ami Denis Maillard sur ceux qu’il appelle les travailleurs du “back office”  👆📻 </p><p><strong>La crise actuelle met en lumière</strong> comme jamais les travailleurs modestes (<em>“du livreur à la caissière”</em>) qui sont, avec les soignants, ceux qui risquent leur vie pour maintenir les services essentiels pendant cette crise.</p><p>Ces travailleurs représentent le <em>“back office”</em> de notre société. Quel sort les attend dans la société d'après la crise ? Que faire pour que la reconnaissance dont ils bénéficient aujourd'hui laisse des traces positives au-delà de la crise actuelle ? </p><p>Nous avons interviewé <a target="_blank" href="https://twitter.com/maillardenis">Denis Maillard</a> au sujet de la crise du COVID-19 (<a target="_blank" href="https://twitter.com/maillardenis/status/1240602093347618818?s=20">dont il a lui-même été victime !</a>) et ses conséquences sur le travail, la valorisation des travailleurs, l'évolution du dialogue social, et les Gilets jaunes...</p><p>Denis est l'un des meilleurs experts sur le sujet du travail et du dialogue social. Il a publié de nombreux livres, dont le dernier, <a target="_blank" href="https://www.babelio.com/livres/Maillard-Une-colere-francaise/1134949"><em>Une Colère française</em></a> (2019), évoque la crise des gilets jaunes et ses causes, dont la première est le déclin rapide des corps intermédiaires (dont les syndicats). <em>« Dans ce véritable “nouveau monde”, les conflits ne disparaissent pas, mais ils revêtent des formes beaucoup plus directes (...). Un colère française, à cheval entre un mouvement de citoyens, de consommateurs, de contribuables et de travailleurs ; l'ensemble de ces termes étant presque synonymes pour les révoltés. »</em></p><p>Écoutez cette conversation pour mieux comprendre le secteur des services de proximité et le climat actuel marqué par la montée de la défiance entre les citoyens et leurs dirigeants. Et, si ce n’est déjà fait, abonnez-vous à <em>Nouveau Départ</em> pour poursuivre la discussion dans le cadre des <a target="_blank" href="https://nouveaudepart.substack.com/p/cadeau-un-podcast-deux-voix-">conservations “À deux voix” que Laetitia et moi offrons à nos abonnés deux fois par semaine</a> 🚀</p><p>Nous vous souhaitons une excellente écoute 🎧 Réagissez et partagez ! 😘</p><p><strong>Pour aller plus loin</strong> encore, après avoir écouté cette interview, allez aussi lire  la note remarquable que Denis a rédigée pour la Fondation Jean Jaurès : <a target="_blank" href="https://jean-jaures.org/nos-productions/l-improbable-reconnaissance-du-back-office-de-la-societe">L'improbable reconnaissance du “back office” de la société</a>.</p><p><em>Nouveau Départ </em>a sa <a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/company/media-nouveau-depart/">page LinkedIn</a> et son compte Twitter : <a target="_blank" href="https://twitter.com/_NouveauDepart_">@_NouveauDepart_</a>. Suivez-nous aussi individuellement sur LinkedIn (<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/laetitia-vitaud-1058ba82/">Laetitia</a> &<a target="_blank" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-colin-the-family/"> Nicolas</a>) et sur Twitter (<a target="_blank" href="https://twitter.com/Nicolas_Colin">Nicolas</a> &<a target="_blank" href="https://twitter.com/Vitolae"> Laetitia</a>).</p><p>(Générique : <a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE">Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque </a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"><em>Miroirs</em></a><a target="_blank" href="https://www.youtube.com/watch?v=uNBGNMyZcJE"> de Jonas Vitaud</a>, NoMadMusic.)</p> <br/><br/>This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit <a href="https://www.nouveaudepart.co?utm_medium=podcast&#38;utm_campaign=CTA_1">www.nouveaudepart.co</a>]]></description><link>https://www.nouveaudepart.co/p/quelle-reconnaissance-pour-les-travailleurs-cf9</link><guid isPermaLink="false">substack:post:815893</guid><dc:creator><![CDATA[Laëtitia Vitaud]]></dc:creator><pubDate>Fri, 24 Apr 2020 04:30:00 GMT</pubDate><enclosure url="https://api.substack.com/feed/podcast/815893/38628276b90abbbae1f026dd40d74c5b.mp3" length="33333333" type="audio/mpeg"/><itunes:author>Laëtitia Vitaud</itunes:author><itunes:explicit>No</itunes:explicit><itunes:duration>3521</itunes:duration><itunes:image href="https://substackcdn.com/feed/podcast/36821/post/815893/96104c9c37ac07dddc9f8279f7f5579f.jpg"/></item></channel></rss>